Let’s talk about hair baby

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Cette histoire de coiffeur, cela faisait des semaines, des mois même que j’y pensais. Je laisse pousser mes cheveux depuis mon année de seconde, c’est-à-dire depuis plus de 10 ans ! A l’époque, je rêvais d’avoir une crinière longue et épaisse, des cheveux en bonne santé, brillants… Sauf que la nature ne nous donne pas toujours ce qu’on veut, n’est-ce pas? Alors, pendant 10 ans, j’ai entretenu à grands renforts de shampoings miracles et de crèmes hors de prix, des cheveux certes longs, mais surtout fins, et constamment abîmés. Et qui dit cheveux fins dit no volume. J’ai bien essayé de changer un peu de tête au cours de ces 10 années, mais sans jamais envisager la case « ciseaux », simplement en nuançant la couleur de ma tignasse. De châtain, je suis devenue brune, un marron presque noir lors de mon année à Dublin. Et puis des balayages successifs qui m’ont rendue de plus en plus blonde. Le summum a du être atteint l’été dernier, après un mois de soleil à Tahiti puis dans les déserts californiens. Depuis mon retour de voyage, je laissais mes cheveux vivoter, tellement concentrée sur ma blessure à la jambe et mon envie de reprendre le sport que le reste de mon apparence importait relativement peu.
Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, d’un coup, d’un seul, j’ai ressenti un gros besoin de changement. Un genre de burn out capillaire. Un « non mais là, il faut VRAIMENT faire quelque chose ma fille… », c’était au mois de janvier (nouvelle année, nouvelle tête ?). Bien sûr, au départ, je n’envisageais qu’un petit changement : éclaircir encore un peu ma couleur, ou refaire une bonne grosse frange seventies. J’ai pris rendez-vous chez un excellent coiffeur, recommandé par une copine qui était ressorti de son salon ravie et surtout canon. Habituellement, je vais toujours chez MON coiffeur, lorsque je rentre voir ma famille en Lorraine. Jamais d’exceptions, j’ai eu trop de mauvaises surprises avant de tomber sur la perle rare qui comprenait ce que « balayage californien » voulait dire (non, un balayage californien ne doit pas ressembler à l’alternance marron et blond de mèches épaisses comme des touches de piano) (true story). Cette fois-ci, j’ai eu un bon pressentiment, je me suis dit qu’une petite infidélité à Julien (c’est mon coiffeur messin) ne serait pas dramatique. J’ai donc pris un rendez-vous. Pour fin janvier. Et puis je l’ai annulé.
Acte manqué, sans doute.
(God ! On parle de cheveux, je suis irrécupérable…)
Je n’avais pas eu assez de temps pour véritablement déterminer ce que j’allais lui demander. J’ai donc fixé un autre rendez-vous, pour le mois de février.
Là, j’ai réfléchi. Qu’allais-je demander ? Une frange ? Un blond encore plus blond ?
En voyant les photos de Timai, et en lisant les envies capillaires de Fanny, l’idée du blond platine s’est insidieusement fait un chemin en moi… Blond platine… blond-blanc… blond nordique… Est-ce que ça allait le faire, avec mes sourcils foncés ? Mes pointes sèches ?

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 Timai

Finalement, j’ai compris qu’envisager cette option radicale n’était qu’une étape de ma réflexion. A partir du moment où je projettais un changement si important, tout devenait possible. J’ai mis de côté l’idée de la frange, du balayage par-dessus la dizaine de balayages que j’avais déjà fait, et j’ai commencé à songer à une transformation plus sérieuse. Raser la moitié de mon crâne, couper, couper, couper, foncer, faire une mini-frange un peu punk… Tout était envisageable.
Pour vous donner une idée de mon état d’esprit à ce moment là, voici les photos que je compulsais dans mes dossiers « coiffeurs » ou mon tableau « hair » sur Pinterest :

Les petits changements

– une grosse frange :

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– des longueurs ondulés, et/ou une légère variante dans la couleur :

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foncer un peu…

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 … ou éclaircir encore

– on ne touche à rien mais on change radicalement la couleur :

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Les gros changements :
– on coupe ! :

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– la petite frange de punkette :

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version pixie

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version carré flou

A ce stade de ma « réflexion », je réalisais que le changement risquait d’être un peu trop radical pour que je puisse l’assumer en 24h… Au boulot, je veux dire. Car, prof des écoles, c’est un métier où l’on est tout le temps en contact avec tout un tas de personnes, et toujours un peu en représentation… surtout en maternelle. Je peux assumer plein de choses, mais je m’imaginais avec la moitié de la tête rasée, ou avec une mini-frange platine, et je me disais : le regard des gens risque d’être lourd, seras-tu capable de le soutenir tout en assumant un changement auquel tu ne seras pas encore habituée ?
La réponse est : non. J’avais envie de m’accorder du temps, de savourer d’abord en solo ce nouveau moi, avant de le présenter aux autres, de le déballer et de le livrer aux regards et aux jugements de l’extérieur. Je m’en moque, que les gens trouvent ça joli ou non. Mais j’avais envie de pouvoir profiter un peu, m’accoutumer, avant d’être obligée de m’exposer de manière trop… brutale.
(Vous devez me prendre pour une folle… Cent-dix lignes de blabla psychanalytique pour parler de cheveux… Une vraie dingue!)
J’ai donc appelé le salon une nouvelle fois, pour décaler encore le rendez-vous. Une date en plein milieu des vacances, mi-mars. Comme ça, j’avais quelques jours pour m’habituer à mes nouveaux cheveux avant de reprendre le chemin de l’école et d’affronter les remarques relatives au changement. (Oui, j’ai complètement exagéré le truc, seules mes ATSEM et collègues ont remarqué, aucun parent d’élève n’a émis le moindre commentaire, et mes élèves, qui me semblaient être les juges les plus cruels, n’ont absolument rien capté… ^^)
Le jour J, je ne savais toujours pas quoi demander à Guillaume. (Guillaume, c’est l’homme aux doigts de fée qui commence à faire parler de lui dans le 6ème arrondissement, apparemment… A suivre !) Dans ma tête, j’avais un petit scénario tout prêt :
– Bonjour monsieur le coiffeur, je veux un nouveau look pour une nouvelle vie. Faites ce que vous voulez vous avez carte blanche.
– Très bien mademoiselle. J’enlève tous les miroirs, et je vous fais LA coupe qui vous ira troooooop bien, qui correspond à votre forme de visage mais surtout à votre personnalité. Vous serez enfin VOUS !
– Let’s do it !

Et c’est exactement comme ça que ça s’est passé. Ou presque. On a gardé les miroirs…
Je n’ai rien demandé à Guillaume. Je lui ai dit :  » je veux changer. J’ai les cheveux longs depuis dix ans, pas de volume, et à cause de mon job (et de ma peur des poux) je fais la plupart du temps un chignon ou une tresse… Finalement, j’ai les cheveux longs mais je n’en profite même pas… »
Guillaume m’a expliqué ce qu’il avait saisi de ma personnalité lorsque j’étais entrée dans le salon, que j’avais l’air d’être volontaire, déterminée, et de ne pas trop cacher mes sentiments. Ses intuitions étaient bonnes, et je me suis sentie entre de bonnes mains.
Il m’a dit que je me cachais derrière ces longs cheveux, que le blond ne m’allait pas, que le long affaissait ma silhouette… Il n’arrêtait pas de s’excuser d’être si franc, si cash, et moi je jubilais, ne pouvant retenir un sourire-banane plein d’espoir et d’enthousiasme.
Guillaume a fait venir tout un tas de spécialistes, coloristes, etc, pour leur demander leur avis. C’était vraiment comme à la télé. Chacun y allait de son petit commentaire, et surtout, entre deux avis, j’avais droit à des remarques adorables. Les minutes passaient et déjà, sans même être passée par la case shampoing ou coupe ou couleur, je me sentais mieux, plus jolie. (efficace, non?)…
Finalement, Guillaume n’a pas coupé aussi court que ce à quoi je pensais. Je voulais un vrai changement, radical, il m’a proposé une nouvelle coupe, actuelle, vive et moderne. Il m’a dit de profiter déjà quelques mois de cette nouvelle longueur, aux épaules, de ma nouvelle couleur. Et puis, après, de revenir pour couper encore plus court. Je lui fais confiance, je sais que ce sera réussi aussi.
Au final, je suis ressortie avec un carré long, plongeant, et une couleur plus foncée, un marron chaud. Guillaume m’a montré comment donner du volume et un aspect froissé aux longueurs, et je me retrouve avec un « wavy bob », en somme. Voici exactement à quoi cela ressemble (imaginez-le dans des tonalités plus cacao):

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J’ai essayé de prendre quelques photos, mais mon envie de rester encore un peu anonyme m’oblige à cacher mon visage et rend ces clichés beaucoup moins parlants que ce que je souhaiterais… Allez, petit jeu : à vous de vous imaginer le résultat final, à partir de tous les éléments incomplets que je vous ai donnés. Rassemblez-les, mixez le tout, vous obtiendrez à peu de chose près ce wavy bob que Guillaume m’a fait !
😉

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NB : exceptées les 4 dernières (non libres de droits), les photos proviennent
toutes de mon Pinterest où vous pouvez retrouver les liens d’origine pour chacune d’elles.

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Une réflexion sur “Let’s talk about hair baby

  1. Hello !
    Je suis contente de te voir arriver sur wordpress (non pas que ton autre blog me plaisait moins, mais comme ça je suis sure de ne rater aucun de tes nouveaux articles ! 🙂
    Ta coupe a l’air top ! J’aimerais avoir un coiffeur comme ça, mais je n’en connais pas à Paris et comme j’ai les cheveux bouclé si c’est raté c’est difficilement rattrapable 🙂

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