Spring list

Je crois que j’aime toutes les saisons, sans exception. Chacune pour des raisons bien précises, et quand revient le printemps, celles-ci me paraissent d’une évidente évidence… Tout est tellement plus léger, au printemps, non? Le soleil reparaît, les tenues se délestent de quelques couches et les couleurs, comme le ciel, s’éclaircissent. Les doigts de pieds dévoilent timidement des ongles peints dans des chaussures légèrement ouvertes mais pas trop. Les vélos semblent se multiplier dans les rues, et les gens arborent un sourire plein d’espoir et de sérénité. C’est parti pour quelques mois de soleil et d’apéros en terrasses, de balades champêtres et d’activités outdoor, semblent-ils se dire tous. Pour savourer avec vous cette saison bourgeonnante, je voulais vous faire partager mes petits « kiffs » du printemps, des habitudes qui reviennent à cette saison ou des petits gestes qui me font me sentir, pleinement, au printemps.

Alors voilà,  en images, ce que j’apprécie le plus au retour des beaux jours …

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prendre mon petit-déjeuner au soleil, quand l’air est encore un peu frais, et regarder la ville se réveiller

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déjeuner d’une salade et avoir l’impression de ne donner que des choses saines à manger à mon corps (et oublier les bières descendues la veille accompagnées de ce plateau de fromages et charcuteries… ^_^)

 

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ressortir mes robes aux imprimés printaniers

 

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profiter du soleil matinal le dimanche pour faire des grands brunchs avec les copains

 

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savourer les dernières sessions de snowboard de la saison, avant de ranger les planches jusqu’à l’hiver prochain. Et rider au soleil, on en le dit pas assez, mais : quel pied !

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faire des randos et des pique-niques dans la forêt, mais avoir moins froid qu’en automne

 

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 et cueillir d’énormes bouquets de coucous, à la couleur si printanière, et qui me rappellent mes escapades d’enfant, dans les prés jaunes de ces fleurs, avec mon petit frère…

 

Voilà mes petits bonheurs de la saison. Un mix de bonne chère, de copains, de nature, de soleil et de fleurs, en somme. Rien de bien compliqué, mais une recette gagnante à tous les coups (en tous cas, pour moi, ça fonctionne chaque année… ^-^)

Et vous, quels sont vos petits plaisirs et habitudes du printemps ?

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Yellow

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Depuis quelques mois, je me suis prise de passion pour la couleur jaune. Oui, certaines vouent un culte aux chaussures, d’autres aux films de Woody Allen, eh bien moi c’est à la couleur la plus discrète de la palette chromatique. Alors, oui, sans doute que cet amour pour le jaune trouve une part de son origine dans LA MODE et que la présence marquée de cette couleur dans les pages des magazines n’est pas innocente dans mon envie de mettre du soleil partout. Mais bon, je sais aussi que ce besoin de jaune n’est pas uniquement dù au bourrage de crâne que je m’inflige (si je n’avais pas envie de lire Elle, je ne l’achèterais pas et puis c’est tout…), mais provient aussi de mon envie de mettre des couleurs (beaucoup de couleurs, de préférence des couleurs éclatantes et vitaminées) un peu partout dans mon quotidien. Ainsi, la déco de mon appart est parsemée de touches de turquoise et de jaune. C’est sûr qu’il est désormais plus facile de trouver des pièces de cette couleur, alors je ne me plains pas de ce succès que connait ma couleur chouchoute. Et c’est bien dans les rayons de chez Monoprix que j’ai trouvé mon doudou jaune, un de mes vêtements favoris de la saison dernière : un pull en angora POUSSIN.

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Alors, vous allez me dire : est-ce vraiment d’actualité, de parler d’un PULL très CHAUD en ANGORA ?

Certes, aujourd’hui j’ai passé la journée à trottiner en sandales, MAIS…

… mais il y a deux jours j’ai porté mon pull en angora jaune. Eh oui. Et des boots en cuir. Parce qu’il y a deux jours, le temps était digne d’un mois de février. Alors, en terme d’actualité, mon billet sur le pull jaune n’est-il pas tout à fait approprié??

Bon, on papote on papote, mais ce dont j’avais envie, avant tout, c’était de vous montrer ce pull en action. Car, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il y a des tas de façons de porter un pull duveteux couleur canari. Et je n’ai pas encore fait le tour de toutes ces variantes, croyez moi ! Du coup, c’est un vrai plaisir d’avoir cette pièce improbable dans mon dressing, car il me donne l’impression de découvrir plein de nouvelles tenues super chouettes, sans avoir besoin de passer par la case shopping !

Je vous laisse juger par vous-même :

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Bon, vous l’avez compris, ce pull, j’aime l’associer à une chemise, qu’elle soit en denim, à motifs improbable (des… pilules multicolores?) ou à carreaux bûcheron. Et j’y ajoute souvent un gros collier coloré, aussi. Au cas où. Faudrait pas passer inaperçue non plus, vous comprenez ?…

Alors, la pièce jaune flashy, c’est plutôt Oh Yeah ou No Way pour vous?

Madame Irma

Madame Irma, c’est comme ça que m’a appelée, toute la journée, ma collègue, la fois où je suis venue avec mon foulard enroulé autour de la tête. Bon, je ne lis pas encore l’avenir dans une boule de cristal, mais je peux d’ores et déjà vous annoncer que cette nouvelle coiffe va souvent apparaître sur mes photos les temps prochains, ça c’est sûr ! Avec un rouge à lèvres assorti, cette explosion de couleurs ravive n’importe quelle tenue, chic ou décontractée, sobre ou ethnique, en un tour de main (et trois tours de tête ^_^)

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Et vous, avez-vous succombé à la tendance #foularddanslescheveux qui bat son plein ces derniers temps ?

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Un week-end à Lyon

Je suis lyonnaise d’adoption depuis trois ans, et vous l’avez peut-être compris, j’adore cette ville. Je ne m’imagine pas vivre ailleurs en France, et après avoir essayé d’autres jolies villes je sais que c’est dans celle-ci que j’ai envie de poser mes valises. Lyon est grande, belle, verte, et idéalement située, proche des montagnes et de régions sportives et estivales (Drôme, Ardèche…). Les gens qui n’ont jamais visité Lyon ne la voient souvent que comme un carrefour pollué et un passage obligé lorsqu’on se rend en stations de ski ou sur la côte Méditerranée. Et quand ils s’y rendent pour la première fois, ils sont alors surpris de découvrir une grande citée dominée par deux collines et traversée par deux fleuves, une ville où l’aménagement du territoire se préoccupe depuis longtemps des questions d’environnement et prône une ville végétalisée, une ville qui a été la première en France à développer le système de vélos en libre-service (et oui !) et qui abrite l’un des plus grands parcs de France. L’architecture n’est pas en reste, et les quartiers de Lyon rivalisent de beauté avec leur style Haussmannien et leurs couleurs vives. Des monuments tels que l’Abbaye de Fourvière, la Cathédrale Saint-Jean ou l’Hotel-Dieu sont admirables et reçoivent des milliers de visiteurs chaque année. Enfin, côté culture, Lyon propose de nombreux événements et un grand nombre de festivals réputés : les Nuits de Fourvière, les Nuits Sonores, la Fête des Lumières, les Quais du Polar… pour ne citer qu’eux.

A chaque fois que des amis ou de la famille viennent nous rendre visite, on a très envie de leur faire découvrir toute la beauté de notre ville, et à force d’organiser ces petites visites plusieurs fois dans l’année, on a mis au point un tour de la ville plutôt bien rôdé. Je me suis dit que cela pourrait peut-être vous intéresser, si vous envisagez de passer un week-end (ou plus) dans ma jolie ville de cœur, d’avoir un itinéraire déjà balisé ou au moins de repérer les incontournables de la belle Lugdunum.

Je vous propose donc un tour  »clé en main » étalé sur deux jours, avec des options à moduler selon vos envies et les conditions de votre séjour. J’espère que cela vous plaira (les adresses exactes des lieux cités sont regroupées à la fin de ce billet).

 

SAMEDI

 

Si vous souhaitez bruncher, réservez une table à la Place des Sens, dans le 6ème arrondissement. La cuisine y est originale, équilibrée et savoureuse. Les formules du brunch sont variées, délicieuses et copieuses.

Une fois que vous avez pris des forces, montez la colline de Fourvière pour vous rendre à l’Abbaye de Fourvière et aux ruines gallo-romaines. Vous pouvez monter à pied (pour les plus sportifs ou les plus courageux) ou en funiculaire. La vue depuis Fourvière est magnifique, elle embrasse tout Lyon et, par temps clair, on peut même voir le Mont Blanc ! Les ruines gallo-romaines, elles, sont les vestiges incroyablement bien conservées d’un théâtre antique. L’endroit est calme, apaisant, démesuré. De nombreux concerts y ont lieu en été, et la scène a vu jouer des artistes renommés tels que Björk, Ben Harper, Alela Diane, Rodrigo y Gabriela…

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Vous pouvez descendre la colline en funiculaire mais je vous conseille de faire ce chemin à pieds, par les jardins puis par les dédales d’escaliers vertigineux (où a lieu l’une des courses les plus connues – et les plus difficiles – de Lyon : la Lyon Urban Trail).

Arrivés dans le Vieux Lyon (5ème arrondissement), prenez le temps de flâner dans les rues pavées et devant les jolies vitrines (en hiver, l’ambiance est magique, et en été elle est féérique et enivrante).

Les terrasses des restaurants font souvent envie mais n’oubliez pas que vous êtes dans LE quartier touristique de Lyon, et que ce n’est pas forcément là que vous pourrez apprécier la gastronomie de la ville. Par contre, guettez les plaques sur les grosses portes d’immeuble, afin de repérer les traboules, l’une des spécialités (non culinaire ^-^) de la ville : les immeubles sont traversés par des passages qui relient les rues parallèles entre elles. Il y a donc tout un dédale de passages par les cours d’immeubles. Certaines traboules sont ouvertes au public, et indiquées par des plaques sur les portes principales.

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Avant de quitter le Vieux Lyon, arrêtez vous pour déguster une des meilleurs glaces de la ville chez Nardone. Puis prenez une des passerelles pour traverser la Saône et rejoindre la Presqu’Ile.

Si vous êtes des acharnés du shopping, prenez le temps de faire un peu de lèche-vitrines  »rue de la Ré » ( = rue de la République), puis dans les pentes de Croix-Rousse pour des boutiques plus originales et vintage (1er arrondissement). Montez à Croix-Rousse pour admirer la vue depuis le Gros Caillou, et vous balader dans les petites rues de ce quartier au charme de village.

Si vous avez respecté ce programme, il est sans doute l’heure de l’apéro et je vous conseille de vous arrêter au Dikkenek (grand choix de bières, service super sympa, et on peut picorer des planches de fromages et de charcuterie). Si vous prévoyez une soirée plus calme, vous pouvez dîner dans l’un des nombreux petits restos charmants et originaux de la colline, avant de redescendre vers la Presqu’Ile et profiter des lumières de la ville, sur les quais du Rhône.

 

DIMANCHE

 

Si vous voulez vous imprégner de l’ambiance de Lyon, rendez vous au marché quai Augagneur (quais du Rhône, 3ème/7ème arrondissements) ou quai Saint-Antoine (quais de Saône, 2ème arrondissement), vous ravitailler pour un brunch ou un pique-nique.

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Une fois que vous aurez fair le tour du marché, arrêtez vous à l’un des troquets dont la terrasse jouxte les étals, pour y boire un café, lire le journal, ou déguster quelques huîtres en profitant du soleil matinal et des reflets du soleil sur le fleuve.

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A pieds, en roller ou en vélos (location de Velov’ un peu partout dans la ville) empruntez les berges aménagées des quais du Rhône pour rejoindre le Parc de la Tête d’Or. Arrivés là-bas, faites un tour par le zoo puis installez-vous sur l’une des grandes pelouses pour pique-niquer et faire une sieste au soleil.

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A partir du parc, rejoignez l’étrange Cité Internationale, sorte de quartier un peu futuriste qui me fait penser au roman de George Orwell, 1984. Là, le Musée d’Art Contemporain ravira sûrement les amateurs (l’expo actuelle sur les bikers a l’ait vraiment chouette).

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Retrouver les quais en fin d’après-midi pour boire une bière sur les péniches, très appréciées par les Lyonnais, et admirer le coucher de soleil sur la Presqu’Ile. Ma péniche favorite ? Le Star Ferry, ouvert exclusivement aux beaux jours (et souvent prix d’assauts par les Lyonnais), où le choix de bières est très large et les burgers vraiment délicieux.

 

AUTRES OPTIONS

 

Vous n’êtes pas rassasiés ? Vous restez une troisième journée ? Voici d’autres options de visite :

Le matin, prenez le beau tramway (T1 direction Debourg) ou la navette fluviale quais de Saône (prix d’un billet de métro) et rendez vous à Confluence, le nouveau quartier de Lyon, construit autour d’une marina magnifique et d’un grand et beau centre commercial (on y trouve un Kusmi et un Muji, entre autres).

Si vous êtes d’humeur plutôt gourmande, faites un tour aux fameuses Halles Paul Bocuse, dans le 3ème arrondissement. Vos sens seront enivrés par les fumets de charcuterie, les effluves de fruits de mer, les parfums des pâtisseries, et les milles couleurs de tous ces mets délicats et raffinés dont les étals débordent dans cet antre de la bonne chère. Escale obligatoire aux Délices des Sens : n’importe quel gâteau fera l’affaire, tout y est démentiel.

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Vous pouvez organiser un pique-nique aux bords du Rhône, mais du côté du parc de la Feyssine cette fois, beaucoup plus sauvage et moins fréquenté que le Parc de la Tête d’Or. En vélo, les sentiers de la Feyssine sont facilement accessibles, et on peut même y faire des barbecues !

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En fin d’après-midi, allez boire un verre sur la terrasse sans chichis du Court Circuit, dans le 7ème. Ce bar se situe dans un quartier assez populaire de Lyon, où l’ambiance vivante et éclectique est vraiment sympa. La terrasse du bar est installée à côté d’un des jardins collectifs de la ville, et offre un cadre original et bucolique en plein centre urbain. Des concerts et autres manifestations de quartier y sont régulièrement organisés.

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Carnets d’adresse :

Place des Sens

Restaurant brunch

5 place Edgar Quinet

Lyon 6

Nardone glacier

3 place Ennemond Fousseret

Lyon 5 (et Lyon 1)

Le Dikkenek

Bar à bières

3 rue d’Austerlitz

Lyon 4 (Croix-Rousse)

Péniche Star Ferry

Quai Augagneur

Lyon 3

Centre commercial Confluence

112 cours Charlemagne

Lyon 2

Halles Paul Bocuse

102 cours Lafayette

Lyon 3

Le Court-Circuit

Café bar

13 rue Jangot

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Connaissez-vous déjà Lyon ? Ce programme vous donne-t’il envie d’y passer quelques jours ?

Ma semaine en images #25

Ces derniers jours, j’ai profité de ma nouvelle cuisine et j’ai énormément cuisiné. Mais comme je prévois de vous parler plus en détails de cet aspect culinaire de ma vie, je garde les photos pour plus tard, et c’est donc un tout petit billet que je vous propose aujourd’hui. Mais peu importe car l’important, comme on dit, ce n’est pas la quantité…

Alors voilà, mes petits plaisirs ces jours-ci restent assez simples… Ballades, douceurs, un bon livre et un peu d’exercice, voilà pour résumer  »ma semaine en images » :

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Quel plaisir de lézarder de plus en plus tard, le soir, au soleil. Après l’école, lorsque je ne surveille pas la garderie ni ne donne un cours à ma petite étudiante, j’enfourche mon vélo direction : le Parc de la Tête d’Or. Là, mon programme varie : soit j’essaie tranquillement de faire quelques petites foulées, reprenant très, très, très doucement la course à pied. Soit, je flâne le nez au vent et m’arrête devant chaque lilas en fleurs que je croise sur mon passage. Soit, je me cale le dos contre un tronc d’arbre, dans l’herbe, et me plonge dans ma lecture du moment. Quelle que soit l’option choisie, j’en reviens toujours sereine et heureuse. Un véritable sas de décompression après une journée de travail.

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Même si j’effectue tous mes déplacements en vélo, pour aller travailler ou me rendre à mes cours, à la kiné etc… le week-end, je n’en suis pas lassée, et je le prends avec plaisir pour faire de longues ballades le long de l’eau. Dimanche dernier, nous avons profité du soleil pour aller voir et essayer la nouvelle passerelle qui vient d’être posée sur le Rhône, reliant la Cité Internationale à Caluire, et offrant de nouveaux chemins de promenade le long des berges encore peu fréquentées de cette rive là du fleuve. C’était une après-midi superbe, il faisait beau et bon, la végétation était partout florissante, on se serait presque cru au mois de mai ! Plus on avançait, et plus les chemins devenaient déserts, j’avais l’impression d’être en pleine campagne alors qu’on était à quelques minutes du centre-ville de Lyon ! Ca et là, des groupes de gens terminaient de manger les grillades faites au feu de bois, dans la nature, d’autres promenaient leurs chiens, d’autres pêchaient, et certains encore musardaient, allongés dans l’herbe, au soleil. Enfin, cerise sur le gâteau, j’ai pu effectuer 17km sans trop souffrir, et cette reprise de l’activité me fait un bien fou au moral.

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Faire le marché le dimanche matin reste un plaisir toute l’année, mais le marché au soleil, on ne peut pas dire, c’est quand même le meilleur. Les gens ont un sourire jusqu’aux oreilles, les terrasses alentours sont fourmillantes d’allées et venues de personnes au panier rempli, satisfaite d’avoir fait leurs petites emplettes, ou au panier encore vide, qu’il tarde de remplir de bonnes choses. Les étals de légumes se colorent de nouvelles teintes printanières, les courges ont disparu et à la place des poignées et des poignées de pousses d’épinards couvrent les planches de bois des primeurs. L’odeur du poulet qui rôtit est toujours aussi alléchante mais on l’imagine accompagné de tomates et de mozzarella fraîche, de basilic, et alors ces saveurs revenues nous font saliver davantage. Les marchands de fleurs semblent avoir changé la déco, une explosion de couleurs habillent désormais leurs étals, et les renoncules, les anémones, les tulipes font leur retour pour mon plus grand plaisir. Dimanche, en rentrant du marché, c’est bien une salade de tomates, basilic, et Mozzarella di Buffala que nous avons dégustée, et sur la table trônait ce magnifique bouquet d’anémones chatoyantes. Quelques gazouillis d’oiseaux, les rayons du soleil sur le balcon… il ne m’en fallait pas plus pour me croire en vacances. Ou, mieux : enfin au printemps.

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Le petit-déjeuner reste, je crois, mon repas préféré de la journée, et peut-être même le moment que j’aime le plus, même sans prendre en considération le repas qu’il comprend… ! J’aime ces heures où la page vierge de la journée à venir se présente tranquillement à moi, c’est le temps de tous les possibles. J’aime aussi les odeurs qui l’accompagnent, souvent : le café qui coule et embaume tout l’appartement, le miel et le beurre salé, l’orange pelée… Souvent, je prépare une douceur que je savourerai pour ce repas si particulier : des scones, du granola, ou un gâteau. J’ai remarqué que je me réveille de bien meilleure humeur lorsque je sais qu’un petit déjeuner gourmand m’attend. La semaine dernière, c’est un banana bread qui m’a accueillie au réveil. Préparé la veille, moelleux et humide à souhait, il était délicieux avec une tasse de café, sucré mais pas trop, consistant mais pas lourd… Et puis surtout, le banana bread, c’est ce qui constituait nos breakfasts australiens lors de notre étape à Sydney, l’été dernier. Son apport calorique, ses bons ingrédients et ce petit côté « nourriture saine » étaient parfaits pour commencer sur le pouce nos journées de visite, de marche, à travers la grande ville de Sydney, le long de ses plages ou dans les forêts attenantes. Alors, ces petites bouchées de cake à la banane m’ont replongée, chaque matin, dans mes souvenirs de voyage, un peu nostalgiques mais tellement agréables et réconfortants. Imaginez, tous les jours avant d’aller travailler, je revivais quelques minutes notre escapade à l’autre bout du monde. J’ai voyagé depuis mon salon, et bizarrement, ça m’aidait à me motiver pour bien attaquer ma journée !

La recette du banana bread ? Chez Victoria, comme d’habitude. Ma référence ès-douceurs saines 🙂

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Même si j’ai retrouvé une plus grande activité physique que celle de ces huit derniers mois, ma jambe n’est toujours que partiellement remise, et je continue de la ménager. Je prends mieux conscience, désormais, que notre façon de nous chausser peut influencer sur les différents petits maux du quotidien. Exit le plat, je ne porte presque plus mes Converses, ni cette paire de low-boots que j’adore mais dont la semelle est trop fine. Par contre, je gambade allègrement en running quasiment sept jours sur sept, et les Nike Free Run que j’ai achetées à Los Angeles l’été dernier sont devenues ma paire de chaussures chouchoute ces derniers temps. Rien de plus confortable pour aller flâner dans les magasins, faire du shopping avec mes copines, rien de plus douillet pour enchainer 6 heures debout au travail, des trajets en vélo, des rendez-vous à droite et à gauche, rien de plus amorti pour assurer une journée de promenade en ville, avec ce que cela comporte de montées (Fourvière), de pavés, de sentiers… C’est simple, je les porte avec tout, tout le temps. Et, si au départ j’avais peur de trouver difficilement comment les assortir, aujourd’hui je suis conquise par leurs couleurs vitaminées qui apportent une touche décalée et pleine de gaité à des tenues parfois plus sobres (j’ai dit « parfois »…^-^).

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Bon, et puis, je voulais ne pas trop parler cuisine aujourd’hui, mais je vous laisse malgré tout avec une photo de mon nouveau livre de chevet, ouvrage dont on entend assez parler en ce moment : Green, Glam et Gourmande.
Je n’ai lu que les premières pages et n’ai encore testé aucune recette, mais j’ai hâte hâte hâte de m’y mettre, je suis déjà conquise par sa présentation, sa couverture douce, ses couleurs, ses typos… Je ne m’attendais pas à ce que l’objet, en soi, soit si beau. Je suis ravie, d’autant plus que je sais déjà que le contenu, lui, va m’enchanter. Je vous en reparle dès que j’ai un peu approfondi ma lecture!

Et vous, alors, ces belles journées printanières, elles vous inspirent quoi ? Plus de sport ? Plus de repas sains et équilibrés ? Plus de… shopping ??

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits

 

Ce que le yoga m’a apporté

Ma baisse de régime au niveau de ma pratique sportive aura eu certains bénéfices : outre le fait que je ménage un peu mes muscles et mes articulations en mettant entre parenthèse ma pratique du running, je me suis concentrée sur d’autres activités, physiques ou non. Parmi ces dernières, il y a bien sûr, le yoga. Etant donné que cette occupation prend une place certaine dans mon emploi du temps actuel et dans mes préoccupations « spirituelles », j’ai envie de vous en parler un petit peu plus par ici. J’espère que ce billet vous intéressera et donnera envie de se lancer à certaines d’entre vous !

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Le yoga, cela fait maintenant 3 ans que je le fréquente de loin en loin ou plus assidûment. Lorsque j’étais à la recherche d’activités sportives délassantes, d’exutoires physiques, le yoga me paraissait trop calme et trop éloigné de ce que je désirais faire faire à mon corps. Mais quand on souffre de blessures liées au sport, ou quand on est un peu réfractaire aux pratiques physiques plus intensives, le yoga s’impose comme la discipline salutaire par excellence. Aujourd’hui, je sais que le yoga n’est pas seulement réservé aux calmes, aux mamies gymnastes ou aux danseuses sur la touche (parce-que blessées). Compromis idéal entre un travail autour du corps (par l’enchainement des postures) et un bien-être mental auquel d’autres pratiques plus « cardio » nous donnent aussi accès (l’effet « je me vide la tête » du défoulement physique est comparable à l’étape « méditation » d’une séance de yoga), cette activité mériterait de faire partie de notre routine à tous, tant elle est riche et diverse.

Comment se déroule une séance- type de yoga ?

La durée d’une séance de yoga est d’une heure et demi en moyenne. Très souvent, elle s’articule de la façon suivante :

  • après une courte méditation, échauffement doux allongé ou assis
  • enchaînements de postures debout
  • enchaînements de postures assises et couchées
  • postures d’équilibre (si le type de yoga concerné en propose)
  • méditation

Les bienfaits du yoga

Les bienfaits du yoga sont connus et reconnus, aussi ne vais-je pas vous les énumérer. A la place, j’ai envie de vous raconter ce que ça a changé pour moi, concrètement.

Avant tout, il faut que je vous avoue un truc : je suis la fille la moins souple de la planète. Vous vous souvenez quand, petites, dans la cour de l’école, les filles s’entraînent à faire des « ponts », en basculant leurs épaules, leur bras vers l’arrière, en cambrant le dos et en se laissant descendre vers le sol, bien stables sur leurs pieds ancrés au sol ? Eh bien, ça, je n’ai JAMAIS été capable de le faire. Je me contentais de regarder ces Linda et ces Charlotte avec beaucoup d’envie, encore échaudée par la chute qu’une vaine tentative avait provoquée… Mes profs d’EPS étaient toujours sciés de constater que je ne pouvais pas effectuer les étirements comme le faisait le reste du groupe, et ma prof de danse me casait systématiquement à quelques centimètres du rideau de la scène, au fond derrière la troupe de danseuses (quand on vit ça ado, pas la peine de vous dire à quel point ça laisse des traces au niveau de l’estime de soi. Mais cela est une autre histoire). Lorsque j’ai commencé le yoga, je n’avais pas beaucoup d’espoir quant à un possible assouplissement d’un corps que je connaissais si rigide, si inflexible… Et puis, finalement, here we are : plus le temps passe, plus ma pratique s’approfondit, et plus je suis capable de tordre mes membres et de mouvoir mon corps comme je n’aurais jamais cru pouvoir le faire. Le pont ? Je parviens à le faire quelques fois, et lorsque je n’y arrive pas, tant pis, je ne force pas, je me dis que ce n’est simplement pas le bon jour, ou les bonnes conditions… sans culpabiliser. Lorsque je m’échauffe ou m’étire, je peux toucher mes pieds avec les mains, et même les attraper. La posture du cygne, qui demande une grande ouverture au niveau des hanches, me plaît beaucoup et me fait du bien, et je suis sûre qu’un jour je serai capable de faire le fameux grand écart qui me faisait rêver gamine.

L’assouplissement est donc réel, et le yoga nous fait gagner, indéniablement, en grâce. Un jour, Sophie Marceau a dit, dans une interview au Elle, que pour elle une femme belle n’était pas un visage sans rides, ou une silhouette mince et élancée. Tout résidait, selon elle, dans la démarche gracieuse, dans les gestes souples et déliés, qui donnaient prestance et présence charismatique à une femme. Et lorsque j’ai lu ça, j’ai eu le déclic. La beauté tient rarement à des critères bien définis, et on tombe bien plus souvent sous le charme de quelqu’un dont l’harmonie, l’aura nous magnétise.

Le yoga m’a donc apporté un peu de ça, un peu de souplesse et peut-être même de… grâce ? Ce sont les muscles profonds qui travaillent lors des postures, ainsi les membres du corps paraissent plus fins, plus allongés, et la silhouette plus galbée.

Les bienfaits sur le mental sont incontestables aussi. Avant, le moment du coucher était un cauchemar pour moi : mal au dos, oppression du sternum, paupières tressaillantes, insomnies, jambes sans repos … J’avais bien besoin d’une solution pour apaiser mes angoisses liées au sommeil, et contre-balancer mon coté très  »speed » et nerveux. Depuis que je fais du yoga, je sens mon corps moins  »électrique », mes muscles moins tendus, je fronce moins les sourcils, et m’apaise plus rapidement. Je n’ai presque plus aucun problème pour m’endormir, et lorsque je me sens parfois un peu nerveuse (veille de rentrée, par exemple), j’applique les techniques de respiration qu’on pratique en cours de yoga.

Cela peut paraître un peu trop évident, un peu trop facile, je sais. Mais c’est indéniable : j’ai constaté que lorsque, parfois, je ne fais pas de yoga pendant une longue période (disons, quinze jours), je recommence à avoir du mal à trouver le sommeil, je me sens plus nerveuse et excitée au moment du coucher, et surtout, je perds vite patience et suis plus facilement irritable au boulot.

Le côté zen du yoga n’est pas un mythe, j’en suis convaincue. Souvent, je suis stupéfaite de constater à quel point je peux être anxieuse et impatiente et nerveuse certains jours, puis devenir la douceur et le calme incarnés (un vrai petit bouddha) lorsque ma pratique du yoga se fait plus régulière. Mon objectif serait de trouver un équilibre dans tout ça, pour éviter ces phases « avec » et « sans », cet aspect « Docteur Jeckyll et Mister Hyde »… Plus le temps passe, et plus l’écart décroit entre ces deux extrêmes. J’ai bon espoir de n’être plus que patience et sagesse à force de pratique 🙂

Le dernier point important est sûrement l’aspect spirituel et la capacité  »restauratrice » ou  »reconstituante » du yoga. Là, on a peut-être plus affaire au domaine des croyances, me direz-vous. En tous cas, j’aime à croire que le yoga est capable de guérir et de réparer. J’avais lu quelque part une phrase qui m’avait beaucoup plue, et en substance cela disait : le yoga peut aider à guérir de certaines blessures, et celles qu’il ne peut soigner, il nous aide à les accepter. Il y a une dimension affective très forte dans la pratique du yoga, et parfois, lors d’une séance, il peut arriver que l’on dénoue certaines tensions, que l’on défasse certains nœuds émotionnels de manière si inattendue ou si intense qu’on en pleure. Ca m’est déjà arrivé. C’est déjà arrivé à tout un tas de yogis d’après ce que j’ai pu entendre. C’est normal, c’est physique, et c’est ça qui me paraît le plus incroyable. Cette connexion si intense entre le corps et l’esprit que le déblocage émotionnel entraine une réaction physique (des larmes). On lâche tout, on se libère, on laisse partir.
Il existe même des formes de yoga spécifiques pour guérir. Ou du moins pour aller mieux. Les mercredis soirs, j’assiste à un cours de restorative yoga, littéralement : yoga reconstituant. Ces séances sont très douces, très lentes, il s’agit de rester longuement dans des postures censées libérer les tensions, évacuer notre stress et nos angoisses, agir sur nos déséquilibres physiques et mentaux. En gros, on purifie tout, on dénoue, on décompresse tous ces points et ces nœuds qui nous oppressent, quitte à craquer parfois. Je ressors de ces séances dans un état de sérénité proche de la béatitude. Et j’aime à croire qu’elles m’aideront à récupérer de ma blessure musculaire…

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Voilà. Je voulais vous parler de mon expérience par rapport au yoga et à ses bienfaits que j’ai pu éprouver, témoigner de ce qu’il m’a apportée. J’aurais pu aussi enfoncer le clou en évoquant les abdos qui sont apparus depuis que je pratique régulièrement, ou mes bras qui ont vu se dessiner des biceps et triceps longs, fins et toniques à force de  »chien tête en bas », de  »bébé cobra » et autres planches… mais ce billet commence à devenir un peu trop long, aussi garde-je la suite pour une prochaine fois :-).

J’espère que cela vous a plu et a répondu à certaines questions que vous auriez pu vous poser ? Vous laisseriez-vous tenter par cette activité ? Qu’est-ce qui vous plairait dans le yoga ? Ou au contraire, vous empêcherez de sauter le pas d’une séance de découverte ?

A bientôt !

 source images : ici et ici