Ma semaine en images #28

L’école est fermée depuis dix jours, je savoure ces journées libres en faisant très peu de choses, en prenant mon temps, en profitant de mes amis et en bouquinant. #bonheur

Je partage avec vous ces petits moments du quotidien, simples mais qui, bout à bout, me font réaliser que la vie est plutôt très douce en ce moment…

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La semaine qui précède les vacances de la Toussaint, c’est toujours pareil : beaucoup de travail, et des piles de copies à trier pour ranger dans les classeur des élèves. Alors je mobilise Robinson et nos deux tables, le coin repas est réquisitionné, et durant plusieurs heures (oui oui), on trie par nom et par dates. Laborieux. Rassurez-vous, à partir du 2ème trimestre, ce sont les enfants qui rangent.
Et puis bon, tout ce bardas, c’est quand même l’augure d’une bonne nouvelle : les vacances sont là!!!!

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Qui dit automne dit réassort de potimarrons et autres courges oranges/jaunes/beiges. J’aime les cucurbitacées, c’est dit. Cette fois-ci, j’ai testé une recette sucrée (ça change des soupes et des purées) : un gâteau au potimarron. Et bien, figurez-vous que c’était un régal. C’est le genre de gâteau, moelleux et humide, qui tient plusieurs jours et qui peut donc constituer plusieurs portions de petits-déjeuner. Avec un peu de confiture de ma maman, et accompagné d’un thé légèrement épicé, c’était une tuerie, je me suis régalée. Si cela vous intéresse, je pourrai publier la recette ici!

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Les quais du Rhône revêtent eux aussi leurs robes d’automne, pour le plaisir des yeux.

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L’un de mes plaisirs de saison : les balades en forêt. J’ai profité de la venue de mes parents pour organiser une escapade hors de Lyon et les emmener découvrir la région alentour, magnifique de diversité. On est allés marcher à Saint-Romain Aux Monts d’Or, on a pique-niqué sur la mousse et les feuilles mortes, nourri les ânes, ramassé des branches pour ma classe, grimpé et dévalé les sentiers serpentant entre les arbres… avant de rentrer accueillir mes amies et nous retrouver tous autour d’un grand repas convivial. Comme j’aime ces moments spéciaux, entourée de ceux que j’aime…

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Les températures encore douces me permettent de sortir en jupette et collants fins, et de revêtir l’un de mes combos favoris : un peu de rouge, des rayures marines, et un imprimé léopard. Ou comment accueillir l’automne en gardant un pied dans la belle saison.

IMG_0136Malgré l’avis peu favorable de l’amie qui me l’a prêté, j’ai lu ce livre et j’ai adoré. Je me méfie pourtant des « prix » et autres romans qui font beaucoup parler d’eux lors des rentrées littéraires. Cependant, ce bouquin m’intriguait depuis sa sortie, et je ne regrette pas de lui avoir laissé sa chance. L’histoire est poignante, fluide, la pluralité des narrateurs apporte rythme et singularité, et le sujet est traité avec assez d’originalité. Ce que j’ai le plus aimé, c’est la complexité des caractères, que l’on croit cerner rapidement mais qui ne cessent de se développer et de se nuancer, empêchant le lecteur d’être trop sûr du dénouement qu’il pressent et de son empathie pour les personnages.

Il me reste quelques jours pour profiter des vacances, et je compte bien les passer comme les précédents : quelques heures de nage à la piscine, des balades en vélo le long du Rhône, des bouffes arrosées de bon vin avec les copains, et le géniallissime roman de JK Rowling à savourer par ci par là. Ce sont les vacances de la Toussaint les plus joyeuses et rassénérantes de ma vie je crois!

Et vous, comment accueillez-vous l’automne de votre côté? Profitez-vous du climat de mi-saison pour voyager? Ou au contraire, pour rester bien au chaud à la maison, et cuisiner tranquillement?

A très bientôt!

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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Un dressing de maîtresse #3

Aujourd’hui, je dois vous avouer quelque chose : j’ai une légère obsession pour les collections de la marque Heimstone.

Alors oui, je trouve que les vêtements d’Alix Petit sont ridiculement, excessivement, chers, et je ne suis pas trop fan de l’aspect « secte fashion » associé à cette marque. Quand on voit sur Instagram les hashtags en rapport avec Heimstone,ça fait un peu flipper. C’est en partie l’une des raisons qui m’ont fait déserter ce réseau social : parfois, les gens vivent vraiment en dehors des réalités…

Malgré le fait que certaines modeuses se soient emparées de la marque, et malgré le côté hyper-ellitiste des prix et du riquiqui nombre d’articles proposés à la vente (je les soupçonne de, volontairement, ne produire leurs vêtements qu’en quantité limitée, afin que toutes les pièces finissent par être sold out et du coup, encore plus désirables… Mais bon, je ne vais pas faire mon économiste de comptoir, tout le monde connaît la loi de l’offre et de la demande…), même si je trouve leurs campagnes souvent superficielles et snobes, eh bien… je ne peux pas m’empêcher d’adorer leurs fringues.

L’année dernière, j’étais devenue complètement obsédée par ces bottines :

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Le prix absolument ubuesque m’avait d’abord fait rire et abandonner, mais sans pour autant me les faire sortir de la tête. Evidemment, elles ont vite été sold out, et là, mon envie s’est transformée en besoin (oui, la mode peut rendre sauvage). Lorsque la marque a été réapprovisionnée, et que les beautés sont réapparues sur l’eshop, un ou deux mois plus tard, mon cerveau a court-circuité, j’ai cliqué comme une démente, et me suis offert le plus beau des cadeaux de Noël ever (enfin, non, le plus beau cadeau de Noël que j’ai jamais reçu, c’était la maison Playmobil… Long time ago…)

Depuis, j’avais déserté Instagram (et donc fuit les innombrables tentations… Tous ces comptes de filles aux looks parfaits, mais hors de prix… impossible de rester sage en étant abonnée) et n’étais plus allée sur l’eshop de Heimstone. J’aurais d’ailleurs pu laisser filer l’info ; mais non, comme une fatalité, comme une drogue, Heimstone s’est rappelé à moi (et à mon pauvre petit porte-monnaie de maîtresse d’école pas très riche…) : le 15 octobre 2015, Heimstone devait sortir une collection en collaboration avec Monoprix. Ce qui signifiait donc : petits prix en perspéctive.

J’avais tout noté dans mon agenda, pris mes dispositions pour avoir mon après-midi de libre (un mercredi, heureusement…) (j’ai juste refusé tout rendez-vous, copines, kiné, et décalé tous mes impératifs, pour avoir le temps nécessaire à une razzia en bonne et due forme).
Depuis un mois et demi, j’économisais pour n’avoir aucun regret, aucun remord, aucun scrupule le jour J.

La veille, l’inspiration subite : je me connecte sur le site de Monop’ pour voir à quoi va ressembler la collection : et là, Alléluia, les ventes en ligne proposaient déjà les pièces Heimstone qui ne devaient sortir que le lendemain en magasin. J’ai rempli mon panier, et grand bien m’en a pris. Le jour J, au grand Monoprix de Lyon, ils avaient presque toutes les pièces de la collab’ avec Heimstone, mais pas ce merveilleux, magnifique pull que j’avais commandé la veille, heureusement. (en bas à gauche sur l’image ) :

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Bref, tout ça pour vous dire quoi, en fait ? Ben… pas grand-chose… Pour vous présenter mes nouveaux amours ? Pour vous dire que je suis folle lorsqu’il s’agit d’imprimé léopard ou zèbre, et encore plus lorsqu’ils sont associés à ma couleur favorite, le turquoise. Tout ça pour vous dire qu’on peut être instit’ ET ne pas s’habiller en Quechua (mais on en avait déjà parlé). Tout ça pour vous dire que je n’aime pas Instagram, mais peut-être parce que ça me renvoie à mes propres obsessions, à mes propres défauts, et mes propres envies… et on n’a jamais envie de se confronter à ce genre de portrait peu glorieux de nous mêmes, n’est-ce pas? Tout ça pour vous dire aussi que j’adore ce mix d’imprimés qui peut faire mal aux yeux quand on n’est pas habitués. Aztèque et léopard, bleu nuit et bleu turquoise… Ben oui, et alors? Tout ça pour rien, tout ça pour ça…

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Rassurez-moi, vous aussi vous avez des obsessions ridicules et complètement incomprises par votre entourage ??!

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Ma semaine en images #27

L’automne est bel et bien là, j’ai ressorti ma grosse écharpe qui me permet de rester bien au chaud dans mes robes sans collants ou dans mon léger perfecto. Le chapeau noir a remplacé celui couleur sable, et les jours de grand vent il empêche ma nouvelle coupe toute courte de se transformer en pelage de chaton ébouriffé. J’ai osé mettre des chaussettes argentées dans mes sabots, et j’ai associé ça avec un pantalon droit, rouge à carreaux. À l’école, personne n’a rien dit, j’en ai déduit que ce n’était pas si bizarre…
Je rêvais de voir ce fameux film tourné pendant douze ans, et je n’ai pas été déçue, un petit bijou, comme je les aime. Et une B.O. parfaite (à base d’Arcade Fire, de Cat Power, des Black Keys ou encore de Bob Dylan…). Les semaines filent, rythmées par les récrés et les sorties à la piscine, et se terminent toutes de la même manière : le dimanche avec les copains, jusqu’à l’heure d’aller se coucher. Être ensemble, dévorer des pizzas, rire et se rassurer, sembler être les membres d’une même famille.
J’aime bien l’automne.

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NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

Lectures #61

Au mois d’août, contrairement aux autres années, je n’ai lu que deux livres, et un seul au mois de septembre… Piètre palmarès pour quelqu’un qui se dit passionnée de lecture! La faute au manque de temps et à la rentrée, la faute à des vacances trop intenses, trop vivantes… je ne vais pas me plaindre. Je suis quand même fière car le mois de septembre, aussi chargé qu’il a pu être à cause du boulot à l’école, m’a suffit pour lire mon second roman d’Alexandre Dumas : Les trois Mousquetaires. Et en terme de qualité, je n’ai lu que trois ouvrages, mais tous m’ont emportée, conquise, je me suis régalée! Et c’est bien ça le plus important, non?

Je vous propose une petite review de ces livres, pour vous donner envie, ou non, de vous y plonger à votre tour.

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Quand j’étais Jane Eyre, Sheila Kohler

Dans le calme et la pénombre, au chevet de son père qui vient de se faire opérer des yeux, Charlotte Brontë écrit, se remémore sa vie, la transfigure. Elle devient Jane Eyre dans la rage et la fièvre, et prend toutes les revanches : sur ce père, pasteur rigide, désormais à sa merci, sur les souffrances de son enfance marquée par la mort de sa mère et de deux sœurs aînées, sur sa passion malheureuse pour un professeur de français à Bruxelles, sur son désespoir face à son frère rongé par l’alcool et la drogue, sur le refus des éditeurs qui retournent systématiquement aux trois sœurs Brontë leurs premiers romans, envoyés sous pseudonyme.
Sheila Kohler se glisse dans la tête de Charlotte Brontë et de son entourage afin de décrire les méandres de la création. Sans se départir du style cristallin de ses précédents ouvrages, elles restitue avec finesse le climat qui a donné naissance aux œuvres des sœurs Brontë : Jane Eyre, bien sûr, mais aussi Les Hauts de Hurlevent et Agnes Grey, trois joyaux de la littérature anglaise.

Ce roman, dès que je l’ai vu en librairie, j’ai eu envie de le lire. La sobriété de la couverture, l’hommage à l’une de mes héroïnes favorites, l’aspect « fiction biographique »… tout m’a plu! Et sa lecture n’a pas déçu mes attentes. Je n’ai eu aucun mal à me plonger dans l’Angleterre du 19ème siècle, dans les ruelles de Londres, dans la campagne de la fratrie Brontë. Je ne sais pas si l’éclairage « psycho-affectif » que ce roman apporte à l’écriture de Charlotte Brontë est véridique ou non, mais finalement peu importe, j’ai apprécié le parti que prend l’auteur pour raconter un épisode de la vie de cette fabuleuse écrivain qu’était Charlotte Brontë, épisode mystérieux qu’aucun biographe ne sait vraiment éclaircir.
Ce que j’ai aimé, aussi, dans ce roman, c’est la présence des soeurs de Charlotte, notamment Emily, l’auteur de mon roman préféré : Les Hauts de Hurlevent. Quel plaisir de la voir apparaître au détour des pages, là dans le salon, ici dans la lande, promenant son chien, dépensant sont énergie débordante en longues balades humides et revigorantes. Aussi volontaire, aussi fonceuse, aussi déterminée que je me l’étais imaginée à la lecture de son chef-d’oeuvre.
Bref, une lecture agréable, un roman qui se dévore rapidement, avec un bon thé fumant et un plaid sur les genoux. Le temps qu’il fait aujourd’hui, typiquement, s’accorderait à merveille avec ce bouquin!

Mon chien stupide, John Fante

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse.

C’est un billet de ma copine Aloÿse qui m’a donné envie de lire ce livre. J’aime beaucoup la littérature américaine, et j’apprécie toujours de lire un bon roman un peu barré, un peu trashouille, dans la veine d’un Nick Hornby ou d’un gentil Bret Easton Ellis. Mon chien stupide est drôle, un peu cynique, et californien. What else, n’est-ce pas? J’ai lu ce roman en deux temps trois mouvements, tellement l’écriture est fluide et dépouillée de fioritures. C’est simple et efficace. Et drôle. Mais ça je l’ai déjà dit.

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Les trois Mousquetaires, Alexandre Dumas

Est-il nécessaire de résumer un tel chef d’oeuvre à la renommée incontestée ? Oui, allez, juste pour le plaisir de se remémorer les péripéties de nos quatre mousquetaires, voici la quatrième de couverture :

Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne. – Victor Hugo. –
Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur. – Sainte-Beuve. –
Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Age. – Roger Nimier. –
Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition. – Kleber Haedens.

Après avoir adoré, il y a un an (deux?), découvrir Alexandre Dumas et son Comte de Monte-Cristo, j’avais très envie de renouveler l’expérience. Sur les forums dédiés au genre de littérature que j’affectionne, Les Trois Mousquetaires rencontre un franc succès et c’est donc de manière évidente que ce roman s’est imposé à moi pour prolonger ma découverte de ce grand auteur.
En deux mots comme en mille, j’ai A-DO-RÉ ce livre. Passées les premières pages, toujours un peu laborieuses chez les classiques du 19ème, on entre aisément dans les aventures haletantes des trois mousquetaires et de leur nouvel ami, D’Artagnan. On s’attache à Athos et au mystère qui l’entoure, on lève les yeux au ciel aux simagrées du pataud Porthos, on sourit aux pieux mensonges du torturé Aramis… et on ne peut pas ne pas succomber au charisme dévastateur du vilain cardinal.
Les Trois Mousquetaires est un gros roman de 800 pages, et je pensais mettre bien plus d’un mois pour en venir à bout, mais ce livre se lit tellement facilement, tellement rapidement, que les 800 pages défilent sans qu’on s’en aperçoive! On est happé par l’histoire jusqu’à l’extrême fin de celle-ci, et l’empathie envers les personnages que Dumas parvient à créer par son écriture fait qu’on a envie, hâte même, de retrouver les héros du roman jour après jour. Je dois même avouer avoir eu un petit pincement au coeur une fois ce gros bouquin définitivement refermé…

Pour résumer, trois lectures, trois coups de coeur que je vous recommande vivement.

Quant à moi, je retourne à mon petit bouquin « transitoire » en attendant la sortie en poche, le 15 octobre prochain, d’un des derniers romans de JK Rowling… Je m’en réjouis d’avance, croyez moi… Hâte de me plonger dans ce livre là!