Lectures #61

Au mois d’août, contrairement aux autres années, je n’ai lu que deux livres, et un seul au mois de septembre… Piètre palmarès pour quelqu’un qui se dit passionnée de lecture! La faute au manque de temps et à la rentrée, la faute à des vacances trop intenses, trop vivantes… je ne vais pas me plaindre. Je suis quand même fière car le mois de septembre, aussi chargé qu’il a pu être à cause du boulot à l’école, m’a suffit pour lire mon second roman d’Alexandre Dumas : Les trois Mousquetaires. Et en terme de qualité, je n’ai lu que trois ouvrages, mais tous m’ont emportée, conquise, je me suis régalée! Et c’est bien ça le plus important, non?

Je vous propose une petite review de ces livres, pour vous donner envie, ou non, de vous y plonger à votre tour.

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Quand j’étais Jane Eyre, Sheila Kohler

Dans le calme et la pénombre, au chevet de son père qui vient de se faire opérer des yeux, Charlotte Brontë écrit, se remémore sa vie, la transfigure. Elle devient Jane Eyre dans la rage et la fièvre, et prend toutes les revanches : sur ce père, pasteur rigide, désormais à sa merci, sur les souffrances de son enfance marquée par la mort de sa mère et de deux sœurs aînées, sur sa passion malheureuse pour un professeur de français à Bruxelles, sur son désespoir face à son frère rongé par l’alcool et la drogue, sur le refus des éditeurs qui retournent systématiquement aux trois sœurs Brontë leurs premiers romans, envoyés sous pseudonyme.
Sheila Kohler se glisse dans la tête de Charlotte Brontë et de son entourage afin de décrire les méandres de la création. Sans se départir du style cristallin de ses précédents ouvrages, elles restitue avec finesse le climat qui a donné naissance aux œuvres des sœurs Brontë : Jane Eyre, bien sûr, mais aussi Les Hauts de Hurlevent et Agnes Grey, trois joyaux de la littérature anglaise.

Ce roman, dès que je l’ai vu en librairie, j’ai eu envie de le lire. La sobriété de la couverture, l’hommage à l’une de mes héroïnes favorites, l’aspect « fiction biographique »… tout m’a plu! Et sa lecture n’a pas déçu mes attentes. Je n’ai eu aucun mal à me plonger dans l’Angleterre du 19ème siècle, dans les ruelles de Londres, dans la campagne de la fratrie Brontë. Je ne sais pas si l’éclairage « psycho-affectif » que ce roman apporte à l’écriture de Charlotte Brontë est véridique ou non, mais finalement peu importe, j’ai apprécié le parti que prend l’auteur pour raconter un épisode de la vie de cette fabuleuse écrivain qu’était Charlotte Brontë, épisode mystérieux qu’aucun biographe ne sait vraiment éclaircir.
Ce que j’ai aimé, aussi, dans ce roman, c’est la présence des soeurs de Charlotte, notamment Emily, l’auteur de mon roman préféré : Les Hauts de Hurlevent. Quel plaisir de la voir apparaître au détour des pages, là dans le salon, ici dans la lande, promenant son chien, dépensant sont énergie débordante en longues balades humides et revigorantes. Aussi volontaire, aussi fonceuse, aussi déterminée que je me l’étais imaginée à la lecture de son chef-d’oeuvre.
Bref, une lecture agréable, un roman qui se dévore rapidement, avec un bon thé fumant et un plaid sur les genoux. Le temps qu’il fait aujourd’hui, typiquement, s’accorderait à merveille avec ce bouquin!

Mon chien stupide, John Fante

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse.

C’est un billet de ma copine Aloÿse qui m’a donné envie de lire ce livre. J’aime beaucoup la littérature américaine, et j’apprécie toujours de lire un bon roman un peu barré, un peu trashouille, dans la veine d’un Nick Hornby ou d’un gentil Bret Easton Ellis. Mon chien stupide est drôle, un peu cynique, et californien. What else, n’est-ce pas? J’ai lu ce roman en deux temps trois mouvements, tellement l’écriture est fluide et dépouillée de fioritures. C’est simple et efficace. Et drôle. Mais ça je l’ai déjà dit.

9782253008880

Les trois Mousquetaires, Alexandre Dumas

Est-il nécessaire de résumer un tel chef d’oeuvre à la renommée incontestée ? Oui, allez, juste pour le plaisir de se remémorer les péripéties de nos quatre mousquetaires, voici la quatrième de couverture :

Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne. – Victor Hugo. –
Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur. – Sainte-Beuve. –
Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Age. – Roger Nimier. –
Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition. – Kleber Haedens.

Après avoir adoré, il y a un an (deux?), découvrir Alexandre Dumas et son Comte de Monte-Cristo, j’avais très envie de renouveler l’expérience. Sur les forums dédiés au genre de littérature que j’affectionne, Les Trois Mousquetaires rencontre un franc succès et c’est donc de manière évidente que ce roman s’est imposé à moi pour prolonger ma découverte de ce grand auteur.
En deux mots comme en mille, j’ai A-DO-RÉ ce livre. Passées les premières pages, toujours un peu laborieuses chez les classiques du 19ème, on entre aisément dans les aventures haletantes des trois mousquetaires et de leur nouvel ami, D’Artagnan. On s’attache à Athos et au mystère qui l’entoure, on lève les yeux au ciel aux simagrées du pataud Porthos, on sourit aux pieux mensonges du torturé Aramis… et on ne peut pas ne pas succomber au charisme dévastateur du vilain cardinal.
Les Trois Mousquetaires est un gros roman de 800 pages, et je pensais mettre bien plus d’un mois pour en venir à bout, mais ce livre se lit tellement facilement, tellement rapidement, que les 800 pages défilent sans qu’on s’en aperçoive! On est happé par l’histoire jusqu’à l’extrême fin de celle-ci, et l’empathie envers les personnages que Dumas parvient à créer par son écriture fait qu’on a envie, hâte même, de retrouver les héros du roman jour après jour. Je dois même avouer avoir eu un petit pincement au coeur une fois ce gros bouquin définitivement refermé…

Pour résumer, trois lectures, trois coups de coeur que je vous recommande vivement.

Quant à moi, je retourne à mon petit bouquin « transitoire » en attendant la sortie en poche, le 15 octobre prochain, d’un des derniers romans de JK Rowling… Je m’en réjouis d’avance, croyez moi… Hâte de me plonger dans ce livre là!

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4 réflexions sur “Lectures #61

  1. J’ai « Les Trois Mousquetaires » ans ma PAL depuis des lustres et je n’ai jamais osé l’ouvrir, vu son volume, mais il faudrait vraiment que je m’y mette.
    Moi aussi, j’ai repéré « Quand j’étais Jane Eyre » dès sa sortie en librairie, étant une immense fan du roman original de Charlotte Brontë, je suis sur liste d’attente pour l’obtenir auprès de ma bibliothèque.

  2. Il me semblait bien que tu avais lu « Les trois mousquetaires » il y a quelque temps ^^. Je viens de l’emprunter à la médiathèque. J’ai relu ta critique pour m’encourager à l’ouvrir vu sa taille… 🙂

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