Little pieces of happiness

Je ne sais pas si c’est le printemps qui fait ça, mais ces dernières semaines je me sens vraiment bien. Juste, bien. Pourtant, rien n’a fondamentalement changé, mes journées sont toujours les mêmes, pas de nouveauté au niveau du travail, je dois toujours prendre ce satané bus bondé pour m’y rendre, mes élèves ne sont pas plus mignons que d’habitude… Je n’ai pas non plus opéré de grands changements dans mon quotidien hors-école, pas de nouvelle pratique sportive ou de loisir créatif exceptionnel, pas de perspective de grand voyage excitant à l’horizon ou de projet de travaux et d’aménagement qui pourraient me porter et faire que le temps passe à toute vitesse… Rien de tout ça… Donc oui, c’est peut-être le retour du soleil qui explique cette bonne humeur permanente.

Et puis peut-être aussi, ce besoin de prendre le temps que je ressentais depuis un moment, mais que j’avais du mal à appliquer. C’est marrant, quand on attend un enfant, les gens n’arrêtent pas de vous dire : « Ouh la la! Profitez des derniers mois avant l’arrivée du bébé, après vous n’aurez plus le temps de rien! » Évidemment, on le sait bien que notre vie va être chamboulée et qu’il va falloir adapter notre rythme et nos habitudes. Mais finalement, ce changement qui se profile, ce n’est pas si mal, car il m’a donné une bonne excuse pour faire ce que j’aurais du faire depuis longtemps : prendre le temps, et écouter mes envies. Bon, j’ai toujours plus ou moins suivi mes envies, bien sûr. Mais malgré cela, parfois, on s’impose des contraintes, on accepte des jougs quotidiens, qui paraissent insignifiants mais qui, à la longue, pèsent lourd et ne nous donnent pas un sentiment d’épanouissement total. Cela ne vous paraît-il pas familier ?

Je réalise que depuis quelques mois, je fais beaucoup plus de choses « inutiles ». Des trucs qui, auparavant, me faisaient envie certes, mais pour lesquels je n’avais pas le temps, ou -pire- qui me donnaient l’impression de perdre mon temps. Alors je les mettais de côté, pour plus tard, pour « quand j’aurai le temps ». Que je n’avais jamais… L’histoire sans fin quoi.

Tout à l’heure je me promenais et laissais vagabonder mes pensées, et je me suis rendue compte de cela, de ce bien-être actuel, du au soleil, oui, au printemps, et peut-être aussi aux hormones. Mais pas que. J’en suis convaincue. Et mentalement, j’ai listé toutes les petites choses futiles ou inutiles (en tous cas, pas essentielles) que je prenais enfin le temps de faire, et qui me rendaient heureuse. Et j’ai eu envie de le partager avec vous. Dans ma tête, j’appelle ces « moments » ou ces « actions » mes Little pieces of happiness. Comme des petits bonbons colorés que je dégusterais lentement de temps en temps, lorsque le ciel est trop gris ou le JT trop déprimant. Vous voyez ? Voici donc ces Little pieces of hapiness qui ont changé ma vie et apporté beaucoup de soleil et de sérénité dans mon quotidien dernièrement :

– faire des siestes. THE perte de temps par excellence, pensais-je. Et j’avais tort. Avant, je n’aimais pas dormir, que ce soit la nuit ou à un autre moment. J’avais vraiment l’impression de gaspiller de précieuses heures, que ma vie filait et qu’il valait mieux en profiter à chaque instant plutôt que de dormir bêtement. Je suis bien revenue sur ces principes, croyez-moi! Aujourd’hui, je considère le repos comme une sorte de source de jouvence, un art délicat et raffiné aussi savoureux qu’un poisson fin et frais, qu’un vin soyeux, qu’un parfum subtil, léger et complexe. Bref, dormir, c’est mieux que la meilleure des crèmes anti-rides et que tous les bistouris du monde, on le sait. Depuis quelques mois, je m’accorde une sieste presque quotidiennement. De 40 minutes à une heure, voire plus le week-end. J’ai laissé tomber la sieste dans le canapé, trop inconfortable, et je n’ai aucun scrupule à me déshabiller au milieu de l’après-midi pour me glisser sous la couette, dans mon lit tout frais. Les volets grands ouverts, la fenêtre aussi, je somnole en écoutant les bruits de mon quartier et en me laissant bercer par le petit vent frais et les rayons du soleil, quand il y en a. Je crois que c’est l’une des choses que je préfère au monde, désormais. La sieste… quel bonheur…

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– prendre soin de mes plantes vertes. Avant, j’avais déjà des plantes, mais jamais le temps de les arroser. Je faisais ça une fois toutes les 2 semaines, et heureusement que j’avais des spécimens assez résistants ! Maintenant, il m’arrive même d’être encore dans le bus en rentrant de l’école, et de me réjouir en me disant que, youpi, dès que je rentre, j’enlève mes baskets, je goûte, et je remplis mon arrosoir pour faire tranquillement le tour de mes plantations. Je sais qu’il me faut remplir l’arrosoir environ quatre ou cinq fois pour arroser toutes les plantes. C’est du temps, oui, et c’est pour cela qu’avant, je zappais. Aujourd’hui, je fais durer le plaisir. Je verse l’eau doucement dans la terre, je cherche le meilleur endroit pour introduire le bec de l’arrosoir lorsque la plante est touffue, je remue un peu la terre des bacs qui sont sur le balcon et qui se font parfois malmenés par le vent, j’ôte une par une les feuilles séchées… C’est relaxant. Et voir tout ce vert proliférer autour de moi, ça me fait un bien fou. Il paraît que cela peut véritablement agir sur le moral des gens (et je l’avais constaté lors de mon voyage au Costa Rica, tout ce vert partout était extrêmement apaisant, les gens sont beaucoup plus relax…)

– marcher. Alors, oui, je marche toute la journée, pour bosser, faire mes courses, me déplacer d’un point A à un point B (l’avantage, quand on vit en ville, de pouvoir tout faire à pied et de ne plus avoir besoin de voiture). Mais là, je parle de marcher, vraiment. De considérer la marche comme activité sportive à part entière.
J’ai vraiment attrapé le virus de la randonnée lors de notre voyage Nouvelle-Zélande/Californie, et depuis Robinson et moi marchons beaucoup, dès que l’on peut. Nos voyages sont en grande partie centrés sur les randonnées, et on essaie aussi de profiter de tous les paysages magnifiques qu’offre la région Rhône-Alpes. Mais je n’ai pas l’occasion de partir en montagne ou, tout du moins, à la campagne, tous les week-ends. Alors depuis quelques mois, je prends mon vélo et je vais au Parc de la Tête d’Or, à côté de chez moi. Je gare mon vélo, et c’est parti pour deux heures et 9 kilomètres de marche, au milieu des arbres et des cactus, à côté des runneurs et des familles qui se promènent. Robinson me demande souvent si je ne me lasse pas, à force de faire le même tour du parc. Mais non, je ne m’ennuie pas. C’était déjà ce même tour que je faisais lorsque je faisais de la course à pieds. Je regarde les fleurs, le lilas, les petits panneaux des cactus, je traverse la serre, j’observe les plates-bandes de succulentes, je m’approche des maisons à abeilles et les regarde voleter et s’affairer. J’observe les gens que je croise, les pressés, les sportifs, les bavardes, les solitaires, les enfants… Et puis je laisse vagabonder mon esprit, je ne réfléchis à rien mais me laisse traverser par ce flux de pensées, comme on nous apprend à le faire au yoga. Je respire, mes jambes sont en mode automatique, et mes yeux grands ouverts. Non, je ne me lasse pas, au contraire. Et ça me fait un bien fou.

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– partir plus tôt à un RDV pour être sûre d’être à l’heure. Alors ça, c’est vraiment une nouveauté pour moi. Avant, je voulais profiter de mon temps au maximum, aussi je calculais à quel moment partir pour arriver pile poil à l’heure sans avoir perdu une minute avant pour faire autre chose… La plupart du temps, je me retrouvais à mal anticiper et donc à courir pour ne pas être en retard. Je déteste être en retard. Maintenant, je prends le temps d’arriver plus tôt, et donc je perds mon temps effectivement, car j’attends… Mais est-ce si grave ? Finalement, je me suis aperçue que non. Je préfère le calme de l’attente, plutôt que le stress de la course contre la montre. J’ai toujours un livre dans mon sac, et j’essaie de ne plus considérer ce temps d’attente comme une perte de temps, mais comme un temps pour moi, calme et tranquille, une bulle dans ma journée que j’accepte avec reconnaissance.

– accepter d’être en retard. Cf point précédent. Lorsque je ne parviens pas à appliquer ma nouvelle technique (partir plus tôt pour ne pas courir), et bien je persiste à ne pas vouloir me stresser, et je me dis : tant pis, je serai en retard, il n’y a pas mort d’homme. Je refuse de laisser le stress m’envahir, je le chasse hors de moi, vraiment. Et je réfléchis calmement et de manière pratique à toutes les conséquences de mon retard ; j’ai 5 minutes de retard chez le kiné ? Je m’excuserai, et ma séance sera écourtée de 5 minutes, pas de quoi fouetter un chat. J’arrive à 8h15 à l’école car le bus traîne, alors que j’avais prévu d’y être pour 8h. Pas grave, je ferai en 5 minutes ce qui est prioritaire (écrire les devoirs au tableau par exemple), et le reste attendra, mes élèves patienteront 5 minutes aussi. On n’est pas pressés…
Bon, honnêtement, depuis que j’applique le point précédent, cela m’arrive moins souvent d’être en retard… et donc de devoir mettre ces derniers conseils en pratique.

– me coucher quand je suis fatiguée. Et ne pas me dire : non, il n’est que 21h30, je ne peux décemment pas aller dormir si tôt, j’avais dit 23h max… Vouloir à tout prix profiter du temps, encore une fois, quitte à tirer sur la corde pour exploiter ma soirée un maximum alors que je tombe de fatigue et qu’une nuit de 10h serait la bienvenue… Voilà l’erreur que je répétais encore et encore. Mais c’est normal, lorsqu’on travaille toute la journée, le soir on a envie de prendre du temps pour soi, pour son mec, pour cocooner, pour faire des trucs qui nous plaisent comme lire, aller sur internet, regarder une série, discuter… Et ce temps si précieux, on n’a pas envie qu’il soit fugace, on veut lui donner la place que son importance, sa préciosité lui confèrent, on veut donc lui donner du temps. Sauf que, parfois, il faut savoir abdiquer : nos journées ne sont pas extensibles, et nos soirées ne peuvent pas être à la fois du temps pour soi, du temps pour l’autre, du temps pour les autres… Alors j’ai accepté de reléguer des choses à plus tard, de repousser au week-end, aux vacances. J’ai compris que nos soirées, avec Robinson, ne pouvaient pas se composer uniquement de dîners d’exception, de grandes discussions et de visionnage intensif de séries, tous les jours. Mais est-ce que cela fait que ce n’est pas du bon temps malgré tout ?  Faut-il que j’ai le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’utile pour que ma soirée me semble réussie ? On en revient toujours à ces notions d’utilité et de rentabilité du temps, n’est-ce pas…?

– manger quand j’ai faim. Ne plus subir le diktat du « 3 repas par jour, à heures fixes », impossible à appliquer dans ma vie aux horaires modulables, aux alternances de périodes intensives et réglées comme du papier à musique, et de périodes plus cools avec grasses matinées et grands repas partagés. J’écoute mes envies et les messages que m’envoie mon corps. S’il est 14h et que je n’ai toujours pas faim, tant pis, je ne vais pas m’attabler devant une assiette  complète céréales/légumes/protéines… je mangerai plus tard. Si j’ai faim à 10h, je mange. Un fruit, un biscuit, ou un yaourt… Même chose à 16h. Ou à 18h. Ce n’est pas du grignotage, car je ne cède pas à des impulsions ou à la gourmandise. J’essaie juste d’écouter les signaux de mon corps. Si j’ai mangé une pomme ou un morceau de fromage avec du pain à 18h, j’aurai forcément moins faim à 20h pour le dîner, alors j’adapterai la quantité de nourriture dans mon assiette. En gros, sur l’ensemble d’une journée, mes apports nutritifs sont les mêmes qu’avant, ils sont juste répartis différemment, d’une manière plus en lien avec mes besoins, avec un rythme naturel… Je ne peux pas vous dire que je n’ai pas pris de poids, ce serait mentir puisque, hum hum, je suis enceinte ! Bien sur que je grossis, heureusement ! Mais à presque 6 mois de grossesse, je n’ai pris que 3,5 kilos, et uniquement au niveau du ventre. Mes cuisses, mes bras n’ont pas bougé. En clair, ce changement de rythme alimentaire n’a pas provoqué de prise de poids ou un stockage de graisses. Je pense qu’il est assez sain et équilibré, et plutôt logique. Encore une contrainte levée et une nouvelle habitude plus en lien avec mon rythme naturel. Etre à l’écoute, encore et toujours…

– ne pas culpabiliser de ne pas voir tous mes amis, toutes les semaines. Impossible de toute façon. Les journées sont trop courtes, les amis nombreux, et mon besoin de passer un peu de temps seule est à prendre en compte aussi. Je sais aujourd’hui qu’on est tous comme ça, on a nos périodes, des cycles où l’on sort beaucoup, où l’on est très sociables, et d’autres on l’on a besoin de se recentrer. Et la base, dans les relations entre amis, est bien de comprendre et d’accepter cela, non ? Ne pas en tenir rigueur… C’est ce que je fais avec mes amies. Parfois, ma copine C. n’appelle pas pendant 10 jours, ou on ne se voit pas pendant 3 semaines. Mais on sait qu’on est là l’une pour l’autre, qu’on pense l’une à l’autre… pourtant, on culpabilise de ne pas s’accorder trop de temps. Aujourd’hui, j’essaie de rappeler à C. que non, ce n’est vraiment pas grave si elle disparaît de la circulation pendant quinze jours, que je sais qu’elle est occupée, et que je sais aussi que malgré cela elle pense à moi et a plein de choses à me raconter. On sait qu’on partagera un moment privilégié plus tard, et on essaie de ne pas s’imposer de contraintes, trop toxiques dans les relations sociales. Eh bien franchement, cela fait un bien fou, cette liberté de ne pas dépendre de l’autre ou de sentir l’autre redevable envers nous… C’était tout bête, au fond ; il suffisait qu’on en parle une bonne fois pour toutes, et qu’on se rende compte qu’aucune de nous ne tient rigueur à l’autre de ne pas être sa priorité. Et ça paraît tellement évident…

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– accepter que je ne suis pas une maîtresse d’école parfaite, ni une amie parfaite, ni une housewife parfaite. Oui, il y a du retard dans les lessives et la cuisine est un peu en bazar, le programme de CE1 ne sera pas terminé à la fin de l’année, et parfois je n’ai pas envie de sortir boire un verre. Pas grave. Les gens comprennent et ne brisent pas une amitié pour cela (dire qu’avant, je craignais que si…), les élèves sont heureux de venir à l’école et ne se sentent pas brusqués ni stressés car j’essaie de respecter leur rythme et leurs besoins, et honnêtement si la 5ème paire de draps et la douzième serviette doivent attendre une petite semaine avant de rejoindre leurs copines fraiches et propres dans le placard, who cares ?…

– ne rien faire. Écouter la ville en bas de mon balcon, les oiseaux qui chantent (coucou je suis Blanche-Neige ^-^), regarder une photo au mur ou l’Aloe qui laisse pendre ses grandes feuilles.

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Juste, prendre le temps. Ne plus courir. Ne plus culpabiliser. Accepter. S’écouter.

Si vous êtes un peu comme moi, cette liste vous donnera peut-être une raison, à vous aussi, d’arrêter de ne plus avoir le temps ? Et si vous appliquez déjà cette pratique de la lenteur, alors peut-être pourriez-vous partager avec nous la liste des petites choses qui vous rendent heureuses au quotidien ?

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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20 réflexions sur “Little pieces of happiness

  1. En fait, je me retrouve dans vraiment beaucoup de choses que tu faisais avant : j’ai souvent envie de siestes mais je ne le fais presque jamais, j’achète souvent des petites plantes et je les abandonne au fur et à mesure, je pars toujours au dernier moment, mais je déteste être en retard, je me couche toujours tard, je culpabilise quand je ne vois pas certains de mes amis pendant un moment, je refuse rarement une soirée, et j’ai du mal à accepter de ne rien faire !!!
    Il m’arrive souvent de ne rien faire, mais alors en me couchant j’ai l’impression d’avoir perdu du temps, de ne pas en avoir assez profité, que ce temps n’était pas « rentable » comme tu dis. Et j’ai bien conscience que je me fais du mal de penser comme ça : à la place, je pourrais soit accepter pleinement, soit profiter de ces moments-là pour me coucher plus tôt par exemple…Mais je galère à bousculer ces habitudes et j’espère qu’avec le temps j’apprendrai à m’écouter plus comme tu as appris à le faire ! Parallèlement, je me libère assez facilement du temps pour moi alors qu’il n’y en aurait pas vraiment!
    En tout cas la sérénité dans laquelle tu sembles vivre maintenant, motive à réfléchir à tout ça, et à travailler dessus. (ou peut-être juste à lâcher prise ?)
    Bonne soirée et merci pour cet article 🙂

    • Merci à toi, Myriam, pour ton commentaire! Je crois qu’on est un peu tous pareil, notre génération et notre société sont speed et il faut s’adapter à cette vie à 100 à l’heure, c’est difficile de résister sans se sentir « hors système ». La pression est forte, la pression sociale, la pression au travail… mais c’est tellement bon de s’arrêter un peu. Quand je l’oublie, une petite phrase me revient et me rappelle qu’il ne faut pas courir après sa vie : à Metz, sur une place avec un cadran solaire, est écrit en gros « Passant, prend le temps, sinon il te prendra ». Cette phrase m’a toujours parlée, et elle résonne de plus en plus en moi. C’est tellement vrai.
      Mais tu as conscience de tout ça et c’est déjà un pas énorme, maintenant que tu le sais tu vas aussi pouvoir plus facilement lâcher prise sur de toutes petites choses. C’est progressif, et pour moi ça ne s’est pas fait d’un coup. C’est un travail de fourmi, de pleine conscience, mais qui n’est pas décourageant car on se rend vite compte des bienfaits de « prendre son temps »… J’espère que tu trouveras ton équilibre là-dedans alors. Et surtout, que tu nous en reparleras si c’est le cas!
      Bonne soirée, bon (looong) week-end! Bise

  2. Merci pour ton article plein de sagesse. Je crois qu’on passe toutes par là, des moments speed et d’autres plus calmes. Moi, j’aime avoir du temps à moi, passer du temps avec mon Prince Charmant, savourer mon infusion du soir avec du chocolat, aller me promener à la plage, faire le geek sur les blogs et découvrir des univers différents, faire des gâteaux, voir de belles choses…J’aime ne rien faire quand je travaille et profitez de chaque instant après. On me dit que j’exagère, que je n’en fait qu’à ma tête, mais j’aime bien faire mon « petit ours » passer des moments seule….Je crois que le plus important c’est de se libérer du regard de la société, faire des choses pour soi qui nous plaisent, et tant pis si passer une heure à flâner ce n’est pas « productif ». La question est: Est-ce que cela me rend heureux? alors si oui, il faut le faire! Bonne soirée et merci pour tes articles zen et relaxants!

    • C’est exactement ça! Et tu emploies plein de termes que j’aurais voulu mettre dans mon article justement! Cette pression qu’on a de devoir être « productifs », le regard de la société (que j’appelle « pression sociale »), et la question cruciale de savoir ce qui, finalement, nous enrichit fondamentalement. J’aime bien ton expression de « faire ton petit ours », j’ai aussi la mienne pour parler de cela, quand je n’ai pas trop envie d’être sociable et que j’ai une période de recentrage, je dis à mes amis que « je fais ma sauvage ». Ça les fait rire mais maintenant ils me connaissent bien et comprennent ce besoin, qu’on a tous à différents niveaux et dans différentes proportions, finalement.
      Merci pour ton commentaire en tous cas! Bon week-end prolongé !

  3. Ton article est vraiment apaisant et permet de faire le point sur ce que l’on doit faire pour soi et non sur ce que l’on s’impose de faire pour les autres. Notre corps est notre premier ami, il faut d’abord apprendre à l’écouter 🙂
    Belle journée à toi,
    Namasté

    • Merci pour ta visite ici et ton commentaire Califorlouna! On dirait que tu appliques aussi ces principes, non?
      😉
      Et tu as bien raison, notre corps n’est pas notre ennemi et surtout on ne va en avoir qu’un seul pour toute une vie, il faut en prendre soin et ne pas trop le malmener… je suis entièrement d’accord avec cela et j’essaie d’y penser chaque jour. L’indulgence envers son corps, encore un vaste sujet d’inspiration n’est-ce pas?
      ** Namasté **

  4. J’aime beaucoup cet article. C’est exactement tout ce que j’ai appris notamment avec le yoga (mais pas uniquement) et que j’essaye aussi de mettre en pratique. A Paris, c’est plus difficile je trouve car on est plus loin de la campagne, entre autres, mais c’est possible. J’arrête de culpabiliser parce que je n’ai pas le temps de tout faire. J’ai arrêté de stresser parce que je vais être 5 min en retard (d’ailleurs je ne supporte physiquement plus les gens qui stressent à cause de ça et qui génèrent une quantité de négatif incroyable – genre : mon père). La marche à pied, c’est du yoga. Les plantes, c’est du yoga. Cuisiner aussi. Somnoler aussi.
    Bref, tu as tout compris ! 🙂

    • J’adore ton commentaire!!! Mais c’est tellement ça ! Le yoga est partout en fait, c’est vraiment une façon de voir les choses, une philosophie de vie, et pas seulement une pratique sur un tapis. C’est pour ça que j’aime tellement le yoga, ça m’a ouverte à cette nouvelle perspective, ça m’a rendue plus sensible à mon rythme et au besoin que j’ai de m’écouter, de respirer, de me poser.
      Mais tu as raison, en ville de manière générale, ce n’est pas facile. Un exemple encore à l’instant. Je sors de mon cours de yoga justement, toute zen, tranquille, je rentre chez moi à vélo mais comme je suis enceinte et qu’à Lyon les voitures me font peur (et que j’ai eu un accident de vélo l’année dernière, justement), je fais gaffe et roule doucement, une seule main sur le guidon, l’autre sur mon ventre. Et bien une passante que j’ai, sans le vouloir, obligée à ralentir lorsqu’elle traversait, m’a lancée un « sois pas pressée surtout, hein! », toute vénère. Et sans me regarder, en plus, non, car elle pianotait sur son smartphone. La citadine stressée et pressée dans toute sa splendeur. Et ça m’a mise hors de moi, ce qui m’a encore plus énervée car je n’ai pas envie de me prendre la tête mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Pourtant, je sais au fond que c’est elle qui avait tort et que sa remarque aurait du glisser sur moi… Mais bon, je ne suis pas encore un bouddha, ça viendra, 😉
      En tous cas, je sais bien que toi et moi on partage cette vision des choses et c’est une des facettes qui me plait aussi dans notre amitié!
      coeur avec les mains
      😀

  5. Ah Sophie !! J’aime toujours autant te lire … j’ai l’impression que tu traduis à chaque fois ce que je ressens mais que je n’arrive pas à (m’)expliquer !
    Trop cool ! J’adore !

    Merci encore pour ce blog, que j’aime lire avant de me coucher, ou pdt la pause de révision de partiels, ou avant la sieste (OUI, vive la sieste ! ) … bref, j’adore Zadig !!

    Bonne soirée, et je te tiens au courant prochainement de ma note en PPE 😉 Des bises !

    • Merci merci merci merci Mélou, qu’est-ce que ça fait chaud au coeur de lire ce genre de message! Je suis tellement contente de partager tout cela avec vous et que ça vous parle aussi!
      Bises, et oui!!! Je veux savoir ce que ces PPE ont donné!!

  6.  » accepter que je ne suis pas une maîtresse d’école parfaite »
    Dur dur quand on est dans l’enseignement et qu’on s’y dédie corps et âme ! Dur dur aussi de ne pas stresser avec ce métier 😉 Mais c’est une bonne prise de conscience, tu as raison.
    J’aime cet article, il donne envie de prendre le temps, de profiter. Et le printemps, ça met de bonne humeur en plus !

    Comment se passe ta grossesse? 🙂 J’espère que tu es le plus zen possible, je pense que c’est mieux pour bébé.

    Bisous

    • Oui mais tu verras avec le temps on prend du recul sur ce boulot et on comprend qu’on ne peut pas faire de miracle, juste faire ce qu’on peut, et que c’est déjà énorme.
      Ma grossesse se passe SUPER BIEN, je suis très très relax et je pense comme toi que c’est très important pour le bébé, qui ressent tout ce que je vis. J’ai vraiment envie d’un bébé cool et zen et pas d’an angoissé comme moi ah ah… C’est bien, du coup, car ça me motive encore plus à prendre mon temps, à ne pas stresser, car je le fais pour lui et pour moi…
      Merci pour ton message Eléonore!! Bon week-end bisous!

  7. Super article !! Cela fait 5 ans que je te suis et vraiment j’adore ta façon de voir la vie et de changer les choses en fonction de ce que tu ressens. Bravo !

  8. L’ennui quand je garde un article « à commenter pour plus tard » c’est que je ne retrouve jamais entièrement tout ce que j’avais à en dire. Bref. Comme tu l’as dit en commentaire chez moi, nos réflexions se font écho, et je vais tâcher de glaner un peu de ta sagesse pour trouver, peu à peu, l’apaisement.

    Et je t’embrasse ❤

  9. Elle est très intéressante cette note et me plaît beaucoup ❤
    Moi aussi, j'aime bien prendre mon temps. Tu vois, il y a quelques années, je me disais que j'aimerais bien vivre à Paris par exemple, et bien, maintenant, ça serait hors de question. Les parisiens pressés dans le métro qui pestent parce que tu ne vas pas assez vite dans les escalators avec ta grosse valise me mettent hors de moi par exemple (ça sent le vécu n'est-ce pas ?!).
    Darcy m'a initié au plaisir de la sieste du dimanche après-midi, et cette petite pause d'une vingtaine de minutes est devenue indispensable maintenant 😉
    Et puis, ne pas se mettre trop de pression, j'essaye d'appliquer ça chaque jour (et j'apprends chaque jour que ce n'est pas si facile)

    • Oui, lâcher prise… c’est essentiel.
      Et ce que tu dis sur Paris, juste : complètement d’accord!!!! Je ne pourrais jamais vivre là bas, trop de stress, les gens sont trop pressés, tout va trop vite, personne ne sourit… J’adore y flâner en touriste, mais si cela était mon quotidien je serais malheureuse comme une pierre!!!

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