Trente jours de yoga

IMG_1182Je l’avais évoqué dans quelques uns de mes « Sunday Morning », mais je voulais y consacrer un billet à part entière : ma pratique actuelle du yoga, alors que je vis le dernier trimestre de ma grossesse.

Comme je vous l’avais dit, j’ai arrêté toutes mes activités sportives depuis le 6ème mois, et le début des contractions à répétitions. Toutes, sauf le yoga prénatal, qui est au contraire recommandé pour préparer au mieux l’accouchement.

Cette pratique adaptée du yoga m’a donc permis de continuer à bouger un peu, et à garder une certaine « discipline » mentale ; quand on est sportive, je crois finalement qu’il est très dur de renoncer, quelle que soit la raison ou l’objet du renoncement. Bon, évidemment, si le médecin m’avait imposée l’immobilité totale, l’alitement et tutti quanti, je l’aurais écouté. Mais étant donné que ça n’a pas été le cas… qui ne dit mot consent, comme on dit, non? J’ai pris ça pour un « ok, va pour le yoga », de sa part ^^

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L’idée

En congé depuis début juin, je n’avais pas pour autant l’intention d’arrêter de fréquenter mon studio de yoga et mon cours de prénatal du jeudi soir. Sauf que, à force de rdv médicaux, de spectacle d’école (je suis quand même allée voir jouer mes élèves au théâtre, après tout le travail que ça nous avait demandé je ne pouvais pas rater ça!!!), de séjours en Lorraine et de canicule… eh bien, je n’ai pas eu l’occasion de mettre un orteil à mon cours de yoga depuis un mois. Et ces absences, les ayant plus ou moins anticipées, j’ai décidé de les contourner en me mettant à pratiquer à la maison, toute seule. Après 3 ans de yoga, me suis-je dit, je suis capable de préparer un enchainement (en m’inspirant largement de celui que l’on fait en cours), et de gérer le déroulement de la séquence en me basant sur ma respiration. Ces années de cours en collectif m’ont permis d’avoir les bases nécessaires à une pratique individuelle, et il était temps que je me lance. Car en vérité, cela faisait un moment que j’avais envie de faire du yoga seule, chez moi, mais je ne trouvais jamais la motivation ou le courage de sauter le pas. L’impossibilité de me rendre au studio et la nécessité de continuer à bouger et à préparer mon corps à l’accouchement ont été les déclencheurs ; l’achat d’un vrai tapis de yoga, quelques semaines auparavant, a facilité le processus.

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En pratique

J’ai d’abord commencé par suivre un cours en vidéo, sur internet. Une séance très chouette, assez spirituelle, en français, et orientée « prénatal ». Il existe des tonnes et des tonnes de vidéos de séances de yoga. Il y en a pour tous les goûts, tous les cas de figures, toutes les langues, et toutes les motivations : de la séance de cinq minutes au vrai cours d’une heure trente, du vinyasa au hatha yoga, du prénatal au « dynamic flow », du débutant au confirmé… vous avez l’embarras du choix. Pour être sûre de ne pas faire une posture déconseillée à mon « état », j’ai préféré ne pas prendre de risques et me limiter aux vidéos réservées aux femmes enceintes. Mais ces vidéos sont aussi tout à fait adaptées aux débutants : leur rythme lent et doux est vraiment conseillé pour quelqu’un qui commence et n’est pas familier avec les différents enchainements et postures. De plus, l’accent est mis sur la respiration, ce que l’on a souvent tendance à négliger au début de la pratique, alors que c’est là le fondement même des enchainements : un geste -> une respiration. Le prénatal prend bien le temps de poser le souffle et chaque mouvement est lié à une inspire ou une expire.

Après cette première tentative de yoga en solo, enthousiasmée et riche de temps libre, je me suis dit que ce serait chouette d’essayer de pratiquer un petit peu, chaque jour. Pas forcément une heure et demie de yoga quotidien, non ! Mais y consacrer un petit moment tous les jours, comme une pause un peu sacrée dans la journée… J’ai cherché d’autres vidéos, histoire d’avoir une « banque de données » dans laquelle piocher pour changer régulièrement d’enchaînement et ne pas me lasser. Et je me suis promis de ne rien m’imposer, de ne pas me forcer, et de suivre mes envies : si un jour, je n’avais pas le temps, ou l’énergie, ou l’envie de pratiquer, pas de culpabilité, je ne m’engageais à rien, envers personne. Le seul objectif de tout cela était : me faire du bien. Et pas me replonger dans les affres des comportements extrêmes…

C’est ainsi que je me suis retrouvée à faire des séances quotidiennes de yoga, souvent le soir, sur mon balcon. Et puis j’ai passé 10 jours à Metz chez mes parents, où j’ai pu installer mon tapis dans une des chambres d’amis, que j’ai transformée en salle de yoga : bougies, coussins, et vue sur les arbres. Là, je me suis mise à pratiquer matin et soir. Des routines assez douces le matin, à jeûn, pour m’étirer, me dérouiller sans forcer, et des rituels « dynamiques » (tout est relatif : on reste dans du prénatal…) en fin de journée. Prenant confiance et me sentant de plus en plus à l’aise dans ma pratique, j’ai fini par sortir mon tapis et par m’offrir de merveilleuses séances outdoor, dans le jardin, au milieu des fleurs et des arbres, au soleil couchant. Faire du yoga en pleine nature, accompagnée par le bruissement des insectes, le vent dans les feuilles, les ombres des arbres qui se balancent… c’est puissant et divinement apaisant. Le mot qui m’est le plus revenu à l’esprit lors de ces séances était : grateful. (Le Jean-Claude Van Damm qui sommeille en moi ne s’arrête jamais : même pendant une séance de yoga, je ne peux pas m’empêcher de parler franglais, c’est terrible…!) Je me sentais vraiment reconnaissante d’être là, et d’avoir la chance de savourer ces séances de yoga dans un cadre aussi beau et calme.

Au bout d’une semaine de séances quotidiennes, et de prises de notes hors du tapis, j’avais fini par me concocter une séquence entière, personnalisée et adaptée à la grossesse. Un prélude autour de la respiration, des étirements au sol, des salutations au soleil, quelques enchainements debout, des postures d’équilibre et d’ouverture, et un retour au calme au sol, avant un temps de relaxation en savasanah. Le tout d’une durée d »une heure et quart environ.
Faire une séance sans guide, sans voix pour rappeler notre esprit qui vagabonde, ou pour compter les respirations, ce n’est pas toujours évident. Mais c’est un exercice très enrichissant. Je me suis rendue compte que je me concentrais beaucoup moins qu’en cours, où la voix de notre prof de yoga parvient à contenir le flot de nos pensées à la manière d’un chien de berger qui court de part et d’autre du troupeau pour le garder serré, homogène. J’ai aussi réalisé que je m’éparpillais plus facilement lors des séquences au sol, les étirements et les exercices de respiration, que lors des salutations au soleil ou des enchainements debout, plus dynamiques. Je sais dorénavant quels sont les points que j’ai à approfondir pour enrichir ma pratique et la développer.

Lors de la canicule, la semaine dernière, je n’ai pas pu être aussi assidue : assommée par la chaleur, et surtout craignant un accouchement prématuré, j’ai mis en pratique la promesse que je m’étais faite : pas de culpabilité. Il y a eu deux ou trois jours sans yoga, mais sans regret car c’était vraiment impossible de bouger par cette chaleur. Cela n’aurait pas servi à grand-chose, sinon à prendre des risques inutiles.

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Ce que ça m’a apportée

Aujourd’hui, cela fait officiellement un mois que j’ai commencé cette pratique quotidienne. Le moment idéal pour un bilan, en somme.
Tout d’abord, c’est incroyable de constater à quel point on peut vite progresser, même si on l’a lu et entendu maintes et maintes fois. Je ne suis pas particulièrement souple (ahem, euphémisme), mais je vois bien que je suis capable d’aller bien plus loin qu’avant dans certaines postures. Les muscles, quotidiennement sollicités, s’allongent et s’assouplissent. Il y a même certaines postures que je n’aimais pas trop (le chien tête en bas par exemple) qui ont fini par trouver de l’intérêt à mes yeux, et même que j’ai fini par apprécier, en en ressentant les bienfaits dans différentes parties de mon corps, enfin capable de me concentrer sur l’une d’entre elles sans avoir l’impression de passer cette posture dans la force…
Ensuite, je dois avouer que je suis particulièrement zen ces derniers temps. Bon, cela est sans doute du au fait que je ne travaille plus, clairement. Les soucis et le stress du boulot en moins, il est bien plus facile de relativiser et de prendre les choses avec calme et sérénité, on est bien d’accord ! Mais n’empêche, faire un focus sur sa respiration pendant plus d’une heure, chaque jour, aide à apaiser l’esprit, et la philosophie du yoga encourage à plus de bienveillance et de tolérance, ce qui est d’une grande aide dans les petits désagréments et impatiences du quotidien. Une contrariété ? Ok, je respire calmement, je relativise, je cherche une solution, je ne m’énerve pas. Si ce n’est rien de grave, alors je laisse couler. Enfin, cette pratique quotidienne me rassure pour la prochaine étape de la grossesse qui m’attend : l’accouchement. Plus cela approche, plus les choses deviennent réelles. D’autant que les rendez-vous médicaux se multiplient, avec théorie, pratique et anecdotes qui concrétisent l’échéance. Et honnêtement, pas facile de rester zen à l’idée de ce qui m’attend. Même si je fais confiance au destin, à mon bébé, et à mes capacités de femme, et que je suis sûre que tout se passera bien. N’empêche, j’ai envie de tout faire pour que tout se passe au mieux, et le plus sereinement possible. Je rêve d’un accouchement physiologique, sans péridurale, je rêve d’habiter assez puissamment mon corps pour pouvoir ressentir et gérer toutes les étapes de l’accouchement, et que le bébé vive ce passage traumatisant d’un univers à un autre avec le moins de chocs possible. Mais je n’en suis pas encore à ce degré de maitrise et de sérénité. Alors je me dis qu’un bassin souple, une bonne respiration contrôlée, et une conscience un peu plus aiguisée de mes muscles et des différentes parties de mon corps seront déjà de bons atouts pour nous aider au mieux à passer cette étape.
Pour finir, j’imagine que cette pratique quotidienne doit être un bienfait pour le bébé aussi. Je n’en sais rien, au fond, mais je me dis qu’être dans le ventre d’une maman tranquille, heureuse et zen doit sans doute être bénéfique pour lui. Je ne sais pas s’il sera un petit bouddha, ou si malgré tout il me ressemblera et sera une pile électrique, hyperactif et débordant d’enthousiasme… mais je me dis qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté, et vivre une grossesse paisible et épanouie me semble être un bon début. Non ?

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Conclusion

Tant que je le peux, je vais continuer cette pratique quotidienne. Cela me rend zen, m’aide à mieux respirer, à faire plus de place pour le bébé, me rend plus souple et plus musclée (même si ce n’était pas l’objectif de base de cette résolution). Le yoga a aussi de grands bénéfices au niveau de la digestion et de la circulation sanguine. Or, quand on est enceinte (mais pas que), ces deux systèmes organiques sont souvent mis à mal. Depuis que je fais du yoga tous les jours, j’ai l’impression de mieux réguler mon appétit – bien que je ne sois pas sûre que ce soit lié… La chaleur joue peut-être un rôle dans la diminution de mon envie de manger – et ma prise de poids lié à la grossesse est vraiment limitée… Pourtant, je mange tout ce qui me fait envie sans aucune restriction. Faire du yoga permet de mieux prendre conscience de son corps et développe le besoin d’en prendre soin, cela est peut-être lié : inconsciemment, mon organisme régule, gère les dépenses caloriques, et en parallèle, les muscles sont travaillés, bandés, assouplis, permettant au corps de rester tonique et fin ? Est-ce là l’explication ?
Je ne sais pas, mais je pense que tout est lié. Je vis une grosses extrêmement sereine et agréable, Robinson est heureux que tout aille bien et que je ne sois pas exécrable (sautes d’humeur, hormones, tout ça…), et on est intimement persuadés que, bouddha ou pas, notre bébé sera un bébé heureux car ces neuf mois passés dans mon ventre auront été d’une infinie douceur pour nous trois.

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Voilà pour mon « challenge » qui n’en était pas un. Avez-vous déjà tenté ce genre de petit défi personnel ? Avez-vous envie de vous lancer, ne serait-ce qu’à raison de dix minutes par jour ?
Si c’est le cas, voici quelques vidéos qui pourraient vous intéresser :

-> le challenge « 30 jours de yoga » d’Adriene, en anglais, très frais et dynamique :

-> une vidéo consacrée aux futures mamans mais parfaite aussi pour les débutants car le rythme très lent et le travail de respiration qui y sont mis en avant permettent de bien prendre ses marques avant d’approfondir sa pratique :

-> enfin, une série de courtes vidéos très chouettes, en anglais et orientées prénatal, avec une graduation entre la 1ère et le dernière vidéo qui vous permettra d’adapter votre pratique à votre état du moment, vos envies de la journée, votre fatigue et votre humeur… :

Namasté !

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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13 réflexions sur “Trente jours de yoga

  1. l’idée me tente bien, je n’ai jamais fait de yoga mais la vidéo que tu as posté me semble accessible. Une heure par jour ça me parait difficile à réaliser, surtout pendant le boulot, mais peut etre plusieurs fois par semaine? je vais essayer de me lancer puisque je suis en vacances à partir d’aujourd’hui, et on verra si ça me plait et si j’arrive à garder le rythme quand je reprendrais le travail.

    • Hello,
      super que ça te tente!
      Dans le vrai « 30 days yoga challenge », c’est plutôt 10 ou 20 minutes par jour, pas plus car c’est trop, et personne n’a, véritablement, le temps de se prendre plus d’une heure chaque jour…
      Si cela t’intéresse, tu peux lire les 3 billets consacrés à ce sujet sur le blog du Hibou Yogi, je mettrai le lien direct dimanche, dans mon sunday morning!
      Bonnes vacances alors !! Enjoy.

  2. C’est super d’avoir fait ça.
    Tu peux être contente de toi. C’est mon rêve, avoir une vraie heure de yoga quotidienne… pas juste une ou deux par semaine.
    Là je commence à initier monsieur, c’est génial d’avoir quelqu’un avec qui en faire.

    • Alors là chapeau, parce que j’essaie de motiver E. depuis des lustres, et il est parfaitement convaincu des bienfaits qu’il pourrait tirer d’une pratique d’une yoga, mais ce n’est jamais le bon moment pour commencer, il a toujours une excuse ^-^ Et il me répète qu’il n’est pas assez souple pour ça, ce qui a le don de m’énerver puisque, non, on le sait bien, pas besoin d’être souple pour faire du yoga!! (et heureusement car sinon je ne pourrais pas en faire!)
      C’est génial que tu fasses ça avec A., et qu’il soit assez ouvert pour se laisser entrainer là dedans!!

  3. Penses-tu qu’il soit possible de commencer enceinte alors qu’on n’en a jamais fait avant ? Je suis à la recherche de ce type d’activités « zen » mais il n’y en a pas par chez moi :-/

    • Je pense qu’on peut parfaitement commencer le yoga en étant enceinte, MAIS dans un cours de prénatal, avec un prof expérimenté. Sinon, je ne m’aventurerai pas à me lancer seule, sans connaître le principe de base de synchronisation de la respiration et des mouvements. J’aurais peur que tu te blesses, ou forces trop et que les bénéfices du yoga se transforment en blessures et risques. Donc si tu peux trouver une asso ou un studio qui propose un cours de prénatal, ce serait l’idéal. Après, tu as droit à 8 séances de préparation à l’accouchement, remboursées par la sécurité sociale, et parmi les différentes préparations il y a haptonomie, gym douce ou yoga aussi, plutôt qu’une préparation traditionnelle… Tu peux peut-être trouver des séances de yoga en cherchant de ce côté là, auprès d’une sage-femme spécialisée ?

      • Merci beaucoup pour ta réponse ! (et désolée pour le doublon, je croyais que le commentaire n’était pas passé)
        C’est ce qu’il me semblait aussi (commencer avec un prof, pas seule) et je crois que ça me tente beaucoup. Je vais me renseigner :).

  4. Je souhaitais t’envoyer un mail pour un peu plus de précisions mais je ne trouve pas d’adresse, alors je passe par les commentaires : penses-tu qu’il soit possible de se mettre au yoga enceinte alors qu’on n’en a jamais fait avant ? Je suis à la recherche de ce type d’activité « zen » mais n’ai aucune « offre » par chez moi… :-/

    • Hello,
      pour me contacter effectivement il faut d’abord passer par les commentaires. Veux tu que je te recontacte par mail ? J’ai répondu à ta question dans le commentaire précédent, mais si tu veux plus d’infos (même si je ne suis pas spécialiste et que mes connaissances dans le domaine sont assez limitées) dis le moi je t’enverrai mon adresse mail.

  5. Bonsoir,
    J’ai découvert par hasard ton blog il y a deux ou trois mois maintenant. J’ai ressenti dans ce « journal » une démarche douce et sincère. J’apprécie la simplicité (dans le sens sérénité) et en même temps la grande ouverture des articles et c’est toujours avec plaisir que je parcoure les nouveaux billets. Je suis en ce moment dans une drôle de période où, du haut de mes 31 ans, je reconsidère beaucoup de valeurs et de certitudes. En prenant le temps, en s’interrogeant, de nouveaux horizons s’ouvrent. Ecrire un blog en fait partie pour de multiples raisons. J’ai cru comprendre que tu avais commencé le tien il y a quelques années maintenant et j’aurais aimé pouvoir échanger avec toi à ce sujet.
    Euh… à la relire, ma proposition fait assez sérieuse (c’est à cause de la présentation du contexte) mais je l’aborde de manière bien plus légère qu’il n’y parait :o)
    Je te souhaite un joli mois d’été avant la fameuse arrivée.
    A bientôt

    • Bonjour Odette,

      pas de souci je serai ravie d’échanger sur ce sujet avec toi ! Veux tu que je te contacte par mail perso ou continuer simplement par commentaires?

      Bonne journée! Bise et bienvenue ici !!

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