Be green, be proud – part 2

(si vous souhaitez lire la première partie, c’est ici) (j’en profite pour vous remercier pour l’accueil que vous avez fait au premier article sur le thème et pour vos encouragements. Vous êtes au top !! )

Après la prise de conscience, retour à la réalité

Lorsque je suis rentrée de ce voyage, donc, j’ai du reprendre ma vie là où je l’avais laissée seulement deux petits mois auparavant, deux petits mois qui me parurent être un million d’années, tellement je n’étais plus la même. Mes envies avaient changé, et je n’arrivais plus à faire l’autruche. Je me souviens très bien, pendant des mois j’ai été incapable de me vernir les ongles, dégoutée par ce simple acte d’utiliser un produit hyper chimique, dont la production, le conditionnement et l’utilisation étaient inévitablement tout sauf écologiques. J’ai connu une période un peu extrême et ça a été difficile de me réadapter la vie « normale ». Partout je ne voyais que gaspillage des ressources, et les comportements de masse me rendaient hystérique. J’ai eu un grand passage à vide à ce moment là et il m’a fallu une réelle période d’ajustement pour retrouver un certain équilibre dans ma vie.

Mais fatalement, une seule problématique tournait en boucle dans mon cerveau : comment faire pour que nos comportements de consommateurs changent ?? Comment faire prendre conscience aux gens de l’impact de leurs gestes, aussi anodins semblent-ils être ?

Finalement, la réponse aux questions de société que nous nous posons est toujours la même : la seule arme dont nous disposons est l’éducation. Et, imaginez un peu la chance que j’ai, moi qui désirais si ardemment pouvoir changer les choses, de faire le métier d’enseignante !!! Alors j’ai essayé, depuis, d’utiliser mon job pour sensibiliser les jeunes générations. Je ne parviendrai peut-être qu’à convaincre un seul enfant dans toute ma carrière, en l’aidant à développer une vraie conscience écologique… et si c’est le cas, j’aurais déjà réussi mon pari, j’aurais déjà oeuvré pour la planète, à ma toute petite échelle.

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A l’école

Dans ma classe, on recycle tous les papiers, on ne gaspille rien, j’imprime et photocopie tout en recto-verso, on compte les photocopies, on récupère les feuilles de brouillon des parents-cadres qui consomment des ramettes et des ramettes de papier pour rien (mon mec fait partie de ceux là, et j’ai beau le houspiller, dans son service ils continuent d’imprimer bêtement leurs emails et d’utiliser une feuille entière pour imprimer 3 chiffres… Grrrrr!!) (mais, encore une fois, je n’ai pas fait cela pour rien, car depuis quelques mois il me rapporte toutes les feuilles imprimées au recto afin que je les réutilise en classe comme papier brouillon)… Ce sont des petits gestes répétés au quotidien et que j’espère ancrer durablement dans le comportement de mes élèves. Petite fierté numéro 1.

A la maison – le tri des déchets

Et puis l’année dernière je réfléchissais à nos déchets, parce que c’est typiquement le sujet pour lequel on peut facilement faire l’autruche. On met tout à la poubelle, on jette sa poubelle dans le vide-ordure de son immeuble ou bien dans la grande poubelle verte de sa maison, les éboueurs passent et hop, fini on n’en parle plus. J’ai finalement pris mon courage à deux mains pour lever le petit mouchoir que j’avais osé sur le sujet et j’ai imposé à mon esprit de se répéter plusieurs fois tout le cycle « de vie » des déchets.
Bon, ok, une fois que mon cerveau a eu bien imprimé que tout finit par être brûlé et donc à créer du CO2 qui dégomme notre couche d’ozone, je n’ai plus pu garder mes oeillères et faire celle qui ne savait pas. Et, comme d’habitude, comme je suis un peu extrême, il a fallu que je fasse quelque chose pour compenser.
Déjà, le tri a toujours fait partie de nos habitudes, c’est complètement automatique de ne pas jeter dans la même poubelle les canettes / plastiques / boîtes de conserve / cartons et le reste… au point que, dans la rue, j’ai du mal à jeter un emballage dans une poubelle publique, alors qu’il devrait être recyclé… (du coup, je le mets dans ma poche et je le jette chez moi ^-^)…

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Aller un peu plus loin – le compost

Et puis petit à petit, l’idée de jeter à la poubelle nos épluchures de légumes a commencé à me turlupiner. Je voyais les épluchures de carottes qui ne demandaient qu’à pourrir gentiment pour retrouver leur état organique premier, mais qui fatalement, dans la poubelle, avait comme destinée de grossir le monticule de déchets à brûler récoltés par les éboueurs… Et ça me rendait malade.
Alors je suis devenue incapable de jeter mes épluchures… ! J’ai donc commencé à les mettre dans un seau sur notre balcon. Ainsi, sans vraiment le décider, nous nous sommes lancés dans le compost urbain. Petite fierté numéro 2.

Et puis cet été, je discutais avec mes parents de mon désir d’installer un bac de compost dans le jardin collectif de notre immeuble, et je m’étonnais qu’eux mêmes, avec leur grande maison et leur grand jardin, leur amour du jardinage, leurs racines campagnardes, ne fassent pas de compost et jettent leurs déchets organiques à la poubelle. Mon père était même très réticent sur le sujet ! A cela, une raison :  il avait, par le passé, essayé de faire un compost dans un bac composteur, mais à sa sauce et sans véritablement respecter les règles de base du compost (il y mettait des kilos d’herbe coupée, ne retournait pas le contenu du bac, ne mettait pas de matière sèche, jetait certains déchets qu’il ne faut pas mélanger au compost…). L’échec de cette première tentative l’avait découragé et dégouté. A plusieurs reprises, j’ai mis le sujet sur le tapis, argumentant encore et encore, face au non catégorique de mon père. Jusqu’à ce qu’un jour, au téléphone, ma mère me glisse d’un air entendu : « ah, au fait, papa a fait un compost derrière le potager… « . J’étais vraiment contente et fière d’avoir insisté assez pour le faire changer d’avis. Petite fierté numéro 3.

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(le composteur collectif, dans un jardin partagé de notre quartier, où l’on dépose notre sac de compost tous les samedis matins)

Qu’est-ce que je peux faire si je veux être éco-responsable au quotidien sans trop me prendre la tête ?

Acheter en vrac, avoir toujours sur soi des grands sacs pour ne pas acheter / gaspiller de sacs plastiques, acheter local et bio dans la mesure du possible, manger des fruits et légumes de saison, manger très peu de viande et jamais des trucs en barquette achetés en grandes surfaces, ne pas gaspiller la nourriture et mettre les restes en tupperware pour les repas suivants, acheter sur le Bon Coin plutôt que neuf (électroménager, vêtements pour bébé, jeux, livres, meubles… on passe systématiquement par ce site avant d’aller en magasin et on est rarement déçus ! ), ne plus acheter de conneries en plastique et de vêtements pas chers et « jetables » – réfléchir à ce dont on a besoin, ce qui nous ferait vraiment plaisir, ce qu’on gardera dans le temps… ne pas manger dans des enseignes telles que MacDo et compagnie, éviter les grandes marques/grandes filiales sans éthique ni engagement, se déplacer en vélo/transports en commun, réfléchir à son impact écologique et à l’empreinte carbone de chacun de nos actes…  autant de petits gestes qui nous sont devenus évidents au quotidien. Ils sont aujourd’hui devenus naturels mais sont le fruit de notre réflexion et de notre désir de nous impliquer un peu plus dans la préservation de notre environnement. C’est tout bête, tout simple, et on n’y pense plus car c’est devenu « normal » (et tant mieux. C’est ce côté « réflexe » que je souhaiterais plus que tout inculquer à mes élèves), et surtout c’est à la portée de tout le monde. D’ailleurs,  on s’est aperçus qu’acheter notre nourriture au marché en bas de chez nous et manger local nous coûte moins cher que lorsque nous achetions nos aliments au supermarché du quartier ou chez Grand Frais (bien sûr, si on faisait nos courses à Lidl cela serait encore moins cher, c’est vrai. Mais les légumes/fruits de cette enseigne proviennent rarement de France…).

Alors voilà, compost, tri des déchets, recyclage, consommation réfléchie et responsable… ce ne sont que de toutes petites actions, mais au quotidien elles me permettent d’appliquer des principes qui me paraissent fondamentaux, et elles m’apportent aussi une certaine fierté – même s’il y a tellement plus à faire, encore : nous avons réussi à changer nos comportements pour être plus en accord avec nos idéaux, et cela nous rend fiers et nous donne envie de continuer et d’en parler autour de nous, afin d’encourager le plus grand nombre à réfléchir à la question environnementale (si ce n’est pas déjà fait, bien sûr – car malgré tout, de plus en plus de monde se sent concerné par le sujet, heureusement).

Bien sûr, il nous reste du chemin à parcourir, il nous faut encore améliorer plein de choses dans notre quotidien : notre consommation de manière générale, nous achetons encore trop de choses avec pleins d’emballages, trop de plastique… nos virées chez Zara et H&M… et puis, mine de rien, les voyages que l’on rêve de faire et qui ont une empreinte carbone ÉNORMISSIME… Bref, il nous reste beaucoup de travail si l’on souhaite vivre en accord total avec nos principes. Mais pas la peine de se mettre la pression non plus, comme pour tout, il est préférable de faire un petit peu et s’y tenir régulièrement sur la durée, que de vouloir déplacer des montagnes et abandonner en chemin par découragement face à l’ampleur de l’objectif, non ?

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Nous continuons donc de réfléchir à nos comportements et à notre impact sur la planète. Notre voyage au Costa Rica a participé à cette réflexion et nous a donné encore un peu plus de grain à moudre (pays de l’éco-tourisme, et lieu d’implantation de la Earth University, entre autres). Avoir un enfant, indéniablement, lève encore un peu plus le voile sur ces grandes questions, car on se demande forcément quel monde nous allons laisser aux générations futures ; je regarde Little, je l’imagine grandir, devenir adulte, avec un métier, des rêves, rencontrer une femme et fonder une famille… les contours du monde qui se dessinent en décor derrière ces projections dans le futur me font un peu flipper, alors plutôt que de mettre le problème dans un coin et d’essayer de l’oublier, je veux faire partie de la dynamique à l’oeuvre pour changer les choses. Et vous ?
Dites-moi ce que vous inspire ce sujet, et si vous vous sentez concerné(e)s par cela. Avez-vous des conseils à partager ? Des échecs/découragements à confier ? Des petites satisfactions qui vous rendent fiers/fières vous aussi ?

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32 réflexions sur “Be green, be proud – part 2

  1. Bonjour,

    Ton sujet me parle énormément, car j’ai eu cette prise de conscience écologique en partant de lectures: « Zéro déchet » de Béa Johnson, « Faut-il manger les animaux » de Jonathan Safran Foer et « Vivre plus lentement, un nouvel art de vivre ». Ces 3 livres ont été une révélation puisque désormais mon ami et moi-même sommes devenus végétaliens (petit à petit bien sûr) et sommes beaucoup plus responsables par rapport aux déchets: j’utilise des cotons à démaquiller lavables, on achète en vrac, je refuse tout échantillon et sac en magasin, je crée mes produits ménagers … je pense comme tu le dis, que ces petits gestes comptent si on est plusieurs à les faire. En plus, en tant qu’instit’ je pense qu’on peut transmettre ces comportements facilement…

    Voilà, je suis ravie d’avoir lu ces billets, bonne continuation,

    Cajou

    • Bravo pour tous ces petits gestes, tu peux déjà être bien fiers de vous!
      Les modes d’alimentation sont un sujet qui me passionnent mais j’avoue que mon entourage est hyper réticent sur le sujet (en gros, je suis en train de basculer doucement vers le végétarisme voire végétalisme, et c’est assez épineux comme sujet!).
      Les 2 premiers livres dont tu parles sont sur ma PAL, le 3ème je ne connais pas mais je note! Merci!!
      Bonne continuation à toi et merci d’être passée par ici!

  2. coucou,
    bon forcément ça me parle, c’est le but de mon blog depuis 9 ans. Je ne sais pas ce qui m’a fait entrer dans la conscience green, mon hypersensibilité peut-être … Toujours est-il que j’ai commencé avec les cosmétiques vers l’âge de 25 ans, puis les fringues, puis les déchets et là, je me tourne de plus en plus vers un mode de vie minimaliste. Je ne supporte plus de voir le nombre de déchets que peuvent générer nos achats et notre mode de vie. J’ai trouvé des groupes sur facebook très sympa, plein d’entraide pour un mode de vie zéro déchet (nous avons un compost, achetons en vrac, faisons beaucoup de choses nous-mêmes …), j’ai lu le livre de Béa Johnson (que j’ai à la maison), je m’en inspire. Je suis en train de lire « vivre sans argent », j’ai une passion pour Pierre Rabhi et la sobriété heureuse, j’ai lu des témoignages de vie simple sur un livre génial http://citoyennemodel.hautetfort.com/archive/2015/02/25/la-simplicite-volontaire-en-portraits-5566474.html qui me questionne beaucoup. Je vais mon chemin mais il me plaît beaucoup. J’ai aussi adhéré au mouvement des colibris (ils font actuellement un mooc sur les oasis, en gros l’autonomie), j’ai financé le film demain, je fais ma part. Pour mes proches, j’ai arrêté de vouloir les convaincre à tout prix, mais mes parents (pas du tout dans cette démarche) sont allés voir « demain », ça les interpelle mais ils ont des difficultés à passer à l’acte. Je lis kaizen, j’écoute « CO2 mon amour », ça me donne plein d’idées pour persévérer. Dans les prochaines années, j’aimerais m’engager dans l’associatif mais j’hésite encore car je n’ai plus forcément envie de participer à la vie citoyenne pour un tas de raisons. En tout cas, si tu veux me contacter par mail sur le sujet, c’est avec grand plaisir.

    • Wahou c’est GÉ-NIAL!!!! IMPRESSIONNANT. Tu es très motivante en tous cas, et on te sent passionnée.
      Bravo pour le film ! Le mooc sur les oasis m’intrigue, je ne sais pas pourquoi j’ai cet espèce d’idéal de l’autonomie (le mythe de la vie sauvage et de l’ermite, sûrement…)
      Je garde tes coordonnées car effectivement j’aimerais beaucoup échanger avec toi!! Merci pour ton passage par ici!

  3. Argl, tu poses de bonnes questions. J’y réfléchis depuis longtemps car mes parents, qui se disent écolos, ont aussi des comportements aberrants (même s’ils compostent depuis 30 ans au moins 😉 ) et on s’engueule pas mal à ce sujet (j’essaye de leur faire prendre conscience que vivre en ville = pas de voiture = mieux !)
    Hier j’étais ravie de lire cet article dans le Monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/02/16/tres-mauvaise-eleve-paris-se-lance-vers-le-zero-dechet_4866125_3244.html
    Parce que c’est clair qu’à Paris, on est nullissimes dans le tri et la réduction des déchets. Ca fait longtemps que j’utilise des sacs en tissu pour mes courses, mais là je veux aller plus loin et je vais m’acheter des sacs pour le vrac du magasin bio. Après, il y a toute une quantité de déchets incompressibles à mon sens, malheureusement. J’aimerais avoir un composteur à dispo (on a largement la place dans l’immense cour de mon immeuble) car je vois bien que ma poubelle est composée à au moins 60% de déchets organiques.
    Je suis passée aux cotons lavables pour le démaquillage, je ne trouve pas ça fabuleux contrairement à tout le monde mais au moins, c’est plus « durable ». Idem pour le shampooing solide (ça je trouve ça fabuleux, sauf le Lamazuna qui est nul ET cher). En revanche je refuse d’aller jusqu’à la mooncup et consorts : je suis contre la culpabilisation des femmes pour des causes écologiques. Qu’on ne me parle pas mooncups et couches lavables, on n’est plus en 1950 et dieu merci ! Là s’arrête ma bonne conscience écolo…

    • c’est marrant pour la mooncup car je suis féministe (et je le revendique haut et fort) mais je n’ai jamais perçu la mooncup comme étant une culpabilisation de la femme. Je l’ai portée et j’ai adoré car il y a bien moins d’inconvénients qu’avec le tampon (que je ne supporte pas et merci les matériaux plein de produits chimiques qu’on se fout dans le vagin) ou les serviettes jetables. Et c’est tellement confortable que j’avais beaucoup moins de difficultés à accepter la période de règles. De la même manière, j’ai utilisé des couches lavables pour mes enfants et les arguments féministes me faisaient bien rire sur le fait que c’était un retour en arrière pour les femmes : euh mon mari a deux bras, deux jambes alors il change aussi bien que moi nos enfants avec des couches lavables et c’est fou, il les mettait même dans la machine pour les laver ! Pour moi, ce n’est pas le produit écolo qui est à blâmer mais ce qu’on y met derrière.

      • Merci pour tes éclaircissements. Dans le fond je suis d’accord avec toi même si je n’ai jamais sauté le pas de la mooncup et des couches lavables. Mais je ne considère pas cela comme allant à l’encontre des idées féministes. Et quand bien même ça le serait, je me sens plus écologiste que féministe (oh mon dieu j’ai osé le dire…!!), bien évidemment il n’y a pas à assujettir l’un à l’autre ni à choisir un camp, on peut être les 2 (et heureusement), mais ma conscience écologique est trop vive pour ne pas faire le poids. Donc. Les mooncups. D’un côté j’aimerais essayer, d’un autre je ne me sens pas encore prête. En même temps ça me rend dingue de voir tout ce qu’on utilise comme tapons et serviettes quand on a nos règles, c’est vrai.
        Les couches lavables, c’est plus pour le côté pratique que je n’y ai pas recouru, et pourtant je m’étais posée la question. Je me souviens même m’être dit que, pour notre tout petit nourrisson, tant pis on s’en passerait (trop de nouveautés à gérer en même temps, je voulais du pratique et rapide) mais qu’une fois qu’il aurait un peu grandi et qu’on aurait pris notre rythme j’y reviendrai. Or, c’est le cas aujourd’hui… Je vais donc me pencher sur la question !

    • Merci pour le lien vers l’article du monde! Et oui, tu as raison, il faut moi aussi que je me fasse des petits sacs tissu pour le vrac!
      Les déchets organiques c’est ce qui m’a fait le plus souffrir, voir tout cela finir à la poubelle avec le reste je ne pouvais plus! Tu peux faire installer un composteur dans ton immeuble, pour cela il faut que tu motives un ou deux autres résidents et vous présentez votre projet lors d’une réunion du syndic. Les assos de composteurs urbains sont là pour aider les particuliers à faire ce genre de démarches, ils viennent ensuite installer le bac et les outils, et hop, toi et tes voisins engagés dans le projet vous gérez votre petit composteur et réutilisez l’engrais pour le jardin ou le filez à la ville/ aux voisins pour leurs pots de fleurs.
      Pour ce qui est du débat féministes/mooncup et couches lavables, comme je le disais plus haut je ne pense pas que cela soit nécessairement à opposer, pour moi on peut être féministe et écolo mais surtout, je ne culpabiliserais jamais de tout faire pour que mon comportement (avec tout ce que ça implique d’événements incontrôlables et « injustes » (dans le sens où on ne choisit pas de naître femme et d’avoir ses règles)) soit le plus respectueux de la nature possible. Imagine, si on revendiquait cette égalité dans d’autres événements « incontrôlables » de nos vies : je suis en couple, on veut un enfant, en tant que femme je suis donc vouée à être enceinte, mais par esprit féministe et dans une volonté d’égalité homme/femme je vais continuer à boire/fumer alors que j’attends un bébé (c’est trop injuste que moi, je doive arrêter de boire, alors que mon mec, lui, peut continuer. Pourquoi c’est pas lui qui porte l’enfant d’abord?!). Je schématise grossièrement ^-^mais c’est juste pour faire passer l’idée, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire…? Voilà, les femmes ont leurs règles, c’est une fatalité et on ne peut rien y changer, dans tous les cas il faut utiliser quelque chose pour récupérer les menstruations durant cette période. Donc soit je suis écolo et j’accepte la mooncup, soit je ne le suis pas (comme tu le dis : là s’arrête ta conscience écolo) et je ne l’utilise pas. Mais à mes yeux, pas de culpabilisation de la femme, juste de l’individu et de son comportement face à l’environnement 😉
      Bref, on a le droit de ne pas être d’accord, pour une fois ^-^ je t’aime quand même ma Mona 😉
      Je note aussi tes références de shampoing solide, alors ça faut vraiment que je m’y intéresse je n’ai jamais essayé !!! Lequel trouves tu fabuleux, du coup??

  4. Et pour en rajouter une couche, perso, je n’ai pas mis les pieds dans un fast food depuis quelque chose comme 7 ou 8 ans (et avant, c’était une fois par an, merci l’éducation parentale), et j’ai toujours cuisiné moi-même. Le plus loin que j’aille en plats tout prêts, c’est une pizza sodebo une fois l’an et des soupes royco de temps en temps (de plus en plus rarement). Trop la folie ! 😉

    • Ah ah.
      Moi non plus je ne vais jamais dans les fast-foods, et pourtant mon père nous y emmenait tous les mercredis midi quand on était petits, ça a duré des années ce rituel (genre, 10 ans tu vois?). Malgré cela, notre éducation était quand même tournée vers un mode d’alimentation hyper sain à base de légumes à la vapeur de d’huile d’olive (merci les racines italiennes). Et comme j’adore cuisiné, les petits plats tout prêts j’évite (exception faite pour la période post-accouchement où tu es en mode survie et si tu veux te nourrir tu acceptes n’importe quoi, genre un big mac et des crêpes Picard ou ce genre de choses…!!)

  5. C’est intéressant cette note. 🙂

    Je suis sans doute bien moins engagée que beaucoup : je ne pourrais pas devenir végétarienne totalement, je n’en ai pas du tout envie de toute façon même si je mange de la viande peut-être deux ou trois fois par semaine, je n’ai aucune envie de fabriquer mes produits ménagers par exemple.

    Néanmoins, je partage beaucoup de ce que que tu dis et ces gestes me paraissent tout simplement être du bon sens en fait. Notamment manger des fruits et des légumes de saison (ça me fait hurler quand je vois des tomates en hiver dans les rayons, l’autre jour j’ai même vu des fraises au supermarché…), acheter des produits frais et essayer d’acheter local le plus possible, bannir les plats préparés, aller au marché, ne pas aller dans les fast-food (ou exceptionnellement) etc. Je crois que c’est aussi une question d’éducation (enfant, je ne suis jamais allée chez McDo par exemple, la 1ère fois je crois que j’étais au collège et c’était avec des copines ^^). Tu as tellement raison de vouloir transmettre tous ces gestes sains et intelligents à tes élèves et à Little.

    Le passage sur le tri des déchets m’a fait sourire car ici, le tri est vraiment très développé et encadré ! On trie tout et au final on s’y est vite habitués ! On a installé plusieurs caisses et on trie verre / plastique / conserves / papiers / cartons / déchets organiques qu’on va jeter dans les containers publics prévus à cet effet puis un sac poubelle avec le reste. Ici, pour chaque sac poubelle de tout ce qui ne se trie pas, tu dois coller une étiquette payante (en gros 10 étiquettes = une 30aine d’euros) mais il n’y a pas comme, en France, de taxes d’ordures ménagères et je trouve ça au final beaucoup plus juste car tu payes au regard de ta consommation.

    Pour les vêtements, j’essaye de faire attention aussi, depuis plus d’un an maintenant, j’achète moins mais mieux. Je n’achète jamais rien chez H&M notamment parce qu’en plus, je n’aime pas leurs fringues, que je trouve mal coupées et de très mauvaise qualité (en même temps, une jupe à moins de 10 euros…). Mais c’est difficile je trouve d’avoir des informations sur les modes de production des marques et aussi les conditions de travail des salariés. Il y a encore beaucoup d’opacité à ce sujet là quand même et parfois, on a pas toujours le temps (ni l’envie) de réfléchir vraiment à tout ça.

    Sinon, je rejoins Mona sur les couches lavables et les mooncup, non à la culpabilisation de la femme pour des motifs écologiques !

    • Exactement, c’est du bon sens à la base, mais ça s’est tellement perdu! Pour ce qui est du tri et des ordures ménagères, on est vraiment en retard en France ! De même, il devrait y avoir des composteurs partout, cela devrait être ramassé par la collectivité, réutilisé dans les parcs et jardins publics…!
      Je suis d’accord avec le fait qu’il est difficile de savoir à quoi correspond ce qu’on achète en matière de vêtements, qui fait quoi, quelle est l’éthique de telle ou telle marque. Et puis c’est si cher…

  6. Intéressant cette article, et je suis d’accord, il faut commencer chacun a son échelle. Je trouve ça génial ce que tu fais avec tes élèves aussi.
    Perso je ramène les papiers du bureau (après avoir utilise le verso) pour notre poêle a bois…
    Sinon je donne toutes mes fringues encore mettables et je fais du shopping dans les magasins de 2e mains (c’est plus développé ici). Je fais aussi mon propre spray pour le ménage (vinaigre, bicarbonate de soda, HE), mais par contre j’achète produit vaisselle et lessive, mais bio.
    Je suis aussi passée au soin du corps et du visage bio.
    Le plus grand pas a été pour moi de faire un jardin! Et cette année, je vais tout faire pour maximiser mon composte qui pourrait être plus efficace je l’avoue.

    • Ahhh, faire un potager, mon rêve !! Même si je sais bien qu’on ne pourrait pas vivre uniquement de notre production, n’empêche j’adorerais avoir mon carré de légumes et inculquer cela à Little ! Tu vas planter quoi?

      • Je ne sais pas trop encore, j’avais au moins un vingtaine de légumes différents l’année dernière 🙂 Du coup on n’achète rien tout l’été mais c’est vrai que ce n’est pas assez pour tout l’année

  7. Je m’intéresse également de plus en plus à tout ça et encore plus avec les enfants. Ici, nous avons un composteur au fond du jardin et on tri. De plus, nos poubelles sont pesées au poids donc on réfléchit à deux fois avant de jeter n’importe quoi. J’essaye de consommer local et de saison, d’ailleurs je me suis inscrite dans une  » ruche qui dit oui  » et je vais réessayer de faire un jardin cette année. J’utilise des cotons lavables pour me démaquiller. Ce n’est pas grand chose mais j’essaye de faire comme je peux. Ici pas question de devenir végétarien ( mon mari est agriculteur donc mange beaucoup de viande, et c’est lui qui la produit donc on sait d’où elle vient ! ). Merci pour tes articles 😊 ( j’ai cherché ton instagram mais impossible de le trouver 😞)

    • (mon IG : za_dig)
      C’est génial que vous ayez un composteur!!
      Les poubelles pesées, je ne comprends pas qu’on n’y soit pas encore passé de manière systématique et généralisée, c’est déjà un truc qui se fait dans plein de pays !! Tu vis où ?
      Les cotons lavables pour se démaquiller je fais ça aussi et franchement je trouve ça plus doux que le coton jetable !

  8. Bravo pour tout ce que tu as fait, ce que tu fais et ce que tu veux faire. Comme le disait Gandhi, « Si tu veux changer le monde, commence par toi-même ». Cela a toujours été une de mes citations préférées. Tu l’as parfaitement mise en pratique. 😉

  9. Deuxième partie aussi intéressante que la première!

    Les gestes écolos qui tu présentent font parti de mon quotidien de campagnarde depuis toujours (merci maman !) Et aujourd’hui c’est malheureusement montré comme des actes à revendiquer (même si c’est tres important d’en parler je trouve juste cela tellement triste que ce soit pas ça la « normalité ») et à re-développer alors que cela fait juste deux générations que ces gestes sont perdus (à l’échelle de l’humanité c’est rien !). Bon évidemment en deux générations on a réussi à tout chambouler (on vient de me dire que le Franz Joseph Glacier a reculé de moitié depuis mon passage… en 2011… que c’est triste).
    Bref, jadore ton approche et la façon dont tu la présentes ici : le cheminement en toi grâce à vos voyages et pas juste la dernière mode (même si cette dernière mode est ARCHI-positive 😉 ).
    Cette lecture a été très intéressant et je suis heureuse d’apprendre qu’il y a des composteurs collectifs en ville 😀
    Bonne journée 😀
    Cyrielle

    • Merci Cyrielle ! Tu as tout à fait raison quand tu dis que c’étaient des comportements naturelles qui ont disparu progressivement et qu’on essaie de réintroduire aujourd’hui, quand on y pense c’est quand même dingue, le monde marche à l’envers!! Et comme toi je suis ravie que cela devienne une mode, car effectivement il vaut mieux cela que la mode de la consommation à outrance et du tout jetable…
      Ce que tu dis sur le FJ Glacier me fait de la peine, cet endroit m’a tellement impressionnée et marquée…!!!!

  10. Merci pour cet article vraiment très intéressant.
    Certaines choses dont tu parles sont aussi devenues des habitudes pour moi : je trie mes déchets naturellement, je vais à la déchèterie au lieu de bourrer les poubelles de ma résidence (comme je le vois souvent) et j’aimerai acquérir un composteur (j’y pense vraiment sérieusement).
    Je n’achète presque plus de produits ménagers (ou alors ils sont bio) déjà parce que j’ai toujours eu horreur des senteurs industrielles (je ne mets jamais de diffuseur, je me demande vraiment ce qu’on y respire) et parce que je préfère utiliser du vinaigre blanc. Je m’en sers pour presque tout (à la place de l’assouplissant, pour laver le sol, pour nettoyer mon four etc…).
    J’essaie d’ailleurs d’en parler autour de moi pour acheter moins et mieux. Je n’en suis pas encore à ton niveau à réfléchir à l’empreinte carbone de mes déplacements mais en tout cas je suis fière de faire ce genre de petites choses à mon niveau !

    • Et tu peux être fière ! Tu vois, malgré toutes mes réflexions sur le sujet, je ne me suis pas encore penchée sur l’histoire des produits d’entretien, et pourtant j’en ai du vinaigre blanc ! Alors grâce à toi, je vais l’utiliser à la place de mon produit pour le sol pour commencer. Moi aussi je réfléchis à un composteur, tu as un jardin ? Le compost avec des vers composteurs m’intrigue beaucoup et j’ai eu une « mini formation » sur le sujet, j’hésite à sauter le pas…

      • Oui pour le sol ça nettoie très bien et ensuite si tu veux que ça sente bon, tu peux mettre quelques gouttes d’huile essentielle (et entre nous, le vinaigre blanc ça coûte tellement moins cher…). Je suis contente que tu essayes !
        J’ai un jardin en effet et en plus après ton message je me suis renseignée et j’ai vu que la communauté de communes dans laquelle je vivais remboursais une partie de l’achat d’un composteur. Je trouve ça vraiment chouette ! Du coup je vais me renseigner pour en prendre un qui ne coûte pas une fortune mais suffisamment bien pour avoir du résultat !

  11. Mission réussie, après avoir lu ton article, je viens de m’inscrire au compostage de ville de mon quartier. J’y pensais depuis quelques mois sans avoir pris la peine de me renseigner vraiment, c’est chose faite. Tes articles m’ont boosté, merci 😉

    Ce sont des questions qui me font beaucoup réfléchir. Je suis loin d’être un modèle, mais j’essaie à mon échelle de faire des petites choses, de réduire mon impact. Une partie est « automatique » pour moi, puisque mes parents ont toujours trié, amené les gros déchets à la déchèterie, composté, utilisé les verso des feuilles, cuisiné de saison etc. Je perpétue donc ! J’utilise un minimum de produits cosmétiques, je revends ou je donne mes vêtements, etc…
    Mais il me reste encore à utiliser moins la voiture (je change de lieux de stages comme de chemises et on m’envoie partout dans la région, avec des horaires assez spéciales ; c’est un peu difficile de se défaire de la voiture. Vivement le poste stable…)
    Et l’autre point noir, ce sont les emballages. J’en jette encore beaucoup trop à mon goût et j’aimerais bien changer ça..

    C’est génial d’inculquer ces valeurs et ces habitudes à tes élèves, même si, comme ça a déjà été dit, c’est dommage que ce ne soient pas des réflexes..

    • Oh la la you made my day !!!! Tu ne peux pas savoir comme ça m’a fait plaisir de lire ça !
      Entièrement d’accord avec toi concernant les emballages, c’est l’enfer je ne sais pas comment réduire ça moi non plus (et pourtant j’achète déjà beaucoup de choses en vrac!!)

  12. Je suis consciente de l’importance de faire attention à l’écologie. Je trie mes déchets, je suis passée aux cotons démaquillants nettoyables, à la cup (mais pas que pour des raisons écolo), j’achète des produits français (chez Liddle justement). Des petites choses au final, mais je me dis que c’est toujours mieux que rien.
    J’essaye de mettre en place le recyclage dans mon école mais je me bas un peu contre des moulins à vent.
    Si tu as d’autres astuces à mettre en place dans la vie de tous les jours, je suis preneuse !

  13. C’est dimanche, je ne travaille pas alors j’en profite pour commenter tes articles même si je suis très en retard. Merci pour ces 2 articles très complets.
    La France est très en retard pour la gestion des déchets. Je ne sais pas si tu as vu le reportage sur San Francisco et sa volonté ZERO déchets. Je trouve dingue qu’une grande ville comme SF arrive à mettre en place ce projet mais qu’à Montpellier par exemple, le tri reste plus que problématique. L’état du local poubelles de ma résidence me désespère.
    Sur le plan personnel, j’essaye de ne pas avoir 100 produits de beauté dans ma salle de bain par exemple. J’essaye de privilégier les petites boutiques, la qualité plutôt que la quantité mais il est quelques fois difficile de résister aux grandes enseignes.
    Pour le ménage, c’est bicarbonate de soude, vinaigre blanc et huiles essentielles. C’est mon copain qui m’ a convaincu de passer à cette méthode naturelle.
    Je trouve génial d’inculquer à tes élèves ces valeurs écologiques pour qu’elles se transforment en reflexe, en mode de vie car il est très difficile de changer ses habitudes.
    Mes parents ont un compost depuis plusieurs années et dis toi que je n ai tjs pas ce réflexe de tri même si ma mère me dit à chaque fois de mettre les épluchures dans la bassine (#culpabilité)
    Passe une bonne fin d ‘après midi 🙂

  14. J’ai enfin pris le temps de lire ton article, et je suis totalement d’accord avec toi sur le fond. Surtout, j’agis à mon échelle, sans me forcer, parce que je suis convaincue qu’à partir du moment où ça devient une contrainte, je vais tout lâcher.
    Alors si certaines choses paraissent déjà totalement évidentes (trier les déchets, réutiliser les restes de repas) on essaye de se créer de nouvelles habitudes pour ce qui est de manger des produits de saison et d’acheter la viande à la boucherie et pas en supermarché.
    Et je télé-travaille environ une fois par semaine à défaut d’avoir une ligne de transport entre chez moi et mon lieu de mission actuel. Je ne me déplace qu’en scooter de toute façon, vu que nous n’avons pas de voiture. On est inscrit à un site d’auto-partage pour les occasions où on ne peut vraiment pas s’en passer 🙂 Je suis toujours hallucinée de voir des amis ou collègues qui ne peuvent se passer de leur véhicule, alors qu’ils perdent des heures dans les bouchons O_o
    Et si j’aimerais manger plus bio, plus végétarien, je suis quand même dépitée de voir que les magasins de ce type s’installent toujours dans des zones commerciales qui ne sont presque pas accessible autrement qu’en…voiture/scooter ! Je suis tiraillée entre mon envie de manger « mieux » et celle de ne pas faire 10km supplémentaire, avec les émissions que ça comporte, pour quelques produits 😦

    En tout cas, je trouve formidable que tu essayes d’inculquer ces valeurs à tes élèves. Je me dis parfois que j’aurais été bien différente (moins écolo/féministe, moins responsable à certains niveaux) si mes institutrices et professeurs n’avaient pas eux aussi essayé de nous faire partager leurs convictions 🙂

  15. Hello,

    J’ai enfin un peu de temps pour venir commenter par ici et reprendre le cours de tes derniers articles.

    En préambule, j’ai enfin tester le pudding de graines de chia. Pour un 1er essai, on va dire que je tâtonne encore puisque ma version de samedi matin était trop liquide et celle de dimanche matin trop épaisse! Plus qu’à trouver le juste milieu et aussi à tester avec des fruits frais ( graines + lait + vanille + miel = mélange sympa mais il me manque quand même le goût des fruits frais!). J’ai trouver des graines de chia à 7€ environ les 250g dans un magasin nommé Ma vie en bio dans le 95. Les magasins Hema en ont aussi eu mais lorsque je suis passée, ils étaient en rupture e stock suite à une trop grande demande car vendus moins cher qu’en boutique bio.

    Bref, passons et revenons en au sujet! Au boulot, j’avais déjà évoqué le sujet, mais le gaspillage est bien présent sous différentes formes: lumières qui restent allumées en plein jour ou dans des pièces vides; papiers imprimés inutilement ou alors uniquement recto ou encore jetés à la poubelle classique. Depuis quelques mois, une entreprise est venue installer des corbeilles de recyclage pour les papiers de bureaux ( PAPREC – La corbeille bleue) et je dois dire que le volume de déchets dans ma poubelle classique a énormément diminué, ce qui est aussi le cas de mes collègues! Pour le lumières, à part passer derrière tout le monde et mettre des panneaux aux endroits stratégiques, je n’ai pas encore trouvé la solution miracle!

    A la maison, habitant à la campagne, le compost est bien ancré dans nos habitudes, puisque nos parents des 2 côtés le faisait déjà. On a repris l’habitude et tous les déchets organiques finissent soit chez les poules du voisin, soit sur notre tas de compost. Malheureusement, pour les déplacements, je travaille à 50km de chez moi avec des horaires qui varient beaucoup suivant les jours et ne sont pas vraiment prévisibles. Pas de transport en commun ( ni train, ni bus) et covoiturage compliqué du fait des horaires flexibles! Concernant la nourriture, j’essaye quand c’est possible de consommer local en regardant les lieux de fabrication sur les emballages et de me fournir directement chez les producteurs voisins ( jus de fruits, pommes de terre etc). Il reste quelques points à améliorer notamment depuis que nous avons succombé au lave-vaisselle et sèche-linge qui consomment pas mal! On essaye au maximum de faire sécher le linge en extérieur mais c’est vrai qu’en hiver j’ai souvent la flemme de sortir dans le froid étendre mon linge même s’il fait beau! De même pour les disques démaquillants: à raison de 3 disques/jour, il est temps que je trouve une solution alternative!

    Bref, on essaye de faire un peu des efforts à notre échelle et surtout de sensibiliser notre progéniture dès le plus jeune âge pour éviter certains comportements aberrants que j’observe encore ( collègue de mon mari qui ne se fournit qu’au Biocoop en fruits et légumes mais y achète des tomates à 15€/kg qui viennent d’Espagne en février et roule en 4×4!)

    C’est vrai qu’il est parfois difficile d’aborder ce sujet sans passer pour une altermondialiste ou extrémiste écolo mais quand cela relève tout simplement du bon sens, il ne faut pas baisser les bras et tenter de sensibiliser sans vouloir imposer ou être radicale. Tes deux articles sur ce sujet reflète bien cet état d’esprit: essayer de faire de l’écologie quelques chose de ludique et abordable dès le plus jeune âge.

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