Wild life

wildchild dehors

Cet été, nous sommes partis en vacances tous les trois, au mois d’août. Après avoir longé la côte Atlantique (et visité une partie des Pyrénées) en camping-car ces deux derniers étés, cette année nous avons choisi de partir près de chez nous, dans les Alpes. L’an passé, le camping-car avait été une contrainte plus qu’une liberté de déplacement. Nous qui aimons bouger, nous étions sentis limités par la taille imposante et toute la logistique du camping-car. Avant cela, les deux précédentes expériences du « road-trip » que nous avions eues, c’était dans un camion aménagé, bien plus petit et maniable. On s’était sentis plus libres. Mais cet été, nous n’avions pas envie de route, ni d’habitat « dur ». On avait envie de la plus extrême des simplicités, de revenir à un mode de vacances basique, sans contrainte, encore plus proche de la nature. La tente, économique et pratique, s’est rapidement imposée comme le meilleur choix pour des vacances « slow » en famille.

tentenotre tente XXL

Je vous avouerai que je n’étais pas à 100% convaincue : camper, en montagne, avec un enfant de trois ans extrêmement énergique et qui, ces derniers mois, a du mal à aller se coucher, me paraissait être une grosse galère, non pas des vacances de rêve. Mais, Robinson et sa force tranquille m’ont rassurée, et puis mon côté aventurier (« plus c’est risqué, plus ça me plait »…) n’a pas voulu se laisser impressionner par des craintes de maman-poule. (Car, oui, cohabitent en moi deux types de personnalités : une pirate tout feu tout flammes, et une mère louve qui s’oublie pour ne penser qu’au bien-être de son petit (et franchement, c’est souvent agaçant)). 
Bref.
Je voyais déjà le tableau : une tente difficile à monter, des heures d’acharnement pour planter des sardines, un coup de vent qui ferait tout s’envoler, des nuits sous la pluie à regarder l’eau gouter sur nos matelas, un Little survolté par l’absence de murs, de portes, de « limites », un enfant qui s’échapperait à la première occasion, les ronflements d’un voisin de tente qui nous empêcheraient de dormir, l’intérieur de la tente sali et mouillé à cause des allées et venues à l’extérieur, le réchaud qui nous lâcherait et l’impossibilité de manger chaud alors qu’on grelotterait, trempés de la tête aux pieds car l’orage nous aurait surpris au milieu d’une randonnée… Vous voyez le genre? Je me faisais des films d’horreur totalement dissuasifs. Des vacances en tente, avec un enfant en bas âge… Euh… Je n’étais pas tout à fait prête…

Et puis finalement, au milieu du mois de juillet, je me suis rendue à l’évidence : car de toutes façons, toutes les autres options étaient à oublier, il n’y avait plus de place dans les résidences de vacances, les chalets étaient tous loués ou hors de prix, et seule la tente restait envisageable. J’ai sans doute, inconsciemment, laisser le temps passer pour que le destin choisisse pour moi en quelque sort, et que je n’ai plus d’autres solutions que celle de lâcher prise et de me jeter à l’eau. Ok, alors, dans ce cas, ce sera la tente. Oh God, help us all… !
(-> petit clin d’oeil à mon film chouchou)
(La la land)

Nous avons choisi deux destinations, dans les Alpes du Sud : une première semaine à Briançon et la station de Serre-Chevalier, puis une deuxième semaine vers Gap, au lac de Serre-Ponçon. Nous avons volontairement limité le nombre de destinations, car pour une fois, nous n’avions pas l’intention de voyager en itinérance. En effet, notre grande tente familiale nécessitait une heure d’installation et une heure de désinstallation, or nous n’avions pas envie de passer nos vacances à ranger, nettoyer, monter les piquets, etc… Cependant, rester une semaine dans un camping ne signifiait pas rester immobiles : nous avons rayonné à partir de notre point d’attache, et visité tous les alentours de nos deux destinations. Il n’y a pas eu une journée où nous sommes restés au camping, dans la tente. Vacances en camping, d’accord, mais pas dans l’idée d’y avoir le même quotidien qu’à la maison !

mum and son« Little ? Lâche la jambe de maman s’il-te-plait… »

A quoi ressemblaient nos journées ?

Réveil vers 8h : petit-déjeuner dehors, à la fraîche. Robinson allait acheter du pain pendant que je faisais chauffer de l’eau pour le café, et que Little émergeait doucement et buvait son lait chocolaté.

Préparation : tenue de randonnée, avec une polaire le matin. Robinson préparait le sac à dos pour le pique-nique, tandis que je faisais un peu de rangement dans la tente et qu’on habillait Little.

Trajet en voiture : en route pour la randonnée du jour, sélectionnée par Robinson. Ce qui est génial, en haute montagne, c’est qu’il y a de quoi faire en terme de balade !
Généralement, on faisait entre 30 et 45 minutes de route pour atteindre le point de départ. Les routes de montagnes sont tellement belles que le chemin valait largement la destination !

pluieRobinson, et Little dans le porte-bébé. Et la pluie qui nous a trempés en plein milieu de la randonnée… ^-^

Vers 10h : arrivés au départ de la randonnée, on installait le sac porte-bébé, on chargeait les bouteilles d’eau dans le sac à dos, et hop c’était parti pour la grimpette.

Little marchait chaque jour de 3 à 4 kilomètres, ce qui est énorme pour un petit de 3 ans, surtout avec les dénivelés que l’on faisait (entre 500 et 600 mètres par jour). Il marchait plus volontiers dans les descentes, mais a fait un certain nombre de montées aussi ! Les randonnées en montagne, avec leurs racines qui traversent les chemins, leurs grosses pierres, leurs cairns (ces pyramides de cailloux qui indiquent qu’on est sur le bon chemin), leurs torrents, leurs ponts de fortune, et tous les animaux qui y passent et paissent, sont de fabuleux terrains de jeux pour les enfants.

chèvresAnimaux mythologiques ? Regardez donc les cornes incroyables de l’animal tout à gauche !

On s’est régalés, on a couru dans des pentes abruptes, on s’est roulés par terre, on a traversé des torrents glacés, on a approché des moutons, des chèvres aux cornes extraordinaires, des centaines de vaches en file indienne, et on a pu observé des marmottes et un nombre impressionnant de gros criquets aux couleurs chatoyantes.

rivierePas le choix, pour continuer à avancer, il fallait traverser la rivière. L’eau était si gelée que j’ai cru que j’allais rester bloquée au milieu du torrent, j’étais paralysée par le froid !
les deux autres, ça ne les a pas du tout dérangé ! De vrais hobbits… 

Une fois arrivés au sommet, c’était l’heure de déjeuner. Nous avions un rituel, et toujours le même type de repas (afin que ce soit plus simple pour les courses et pour préparer le sac le matin) : avocats qu’on tartinait sur du pain, fromage frais (type Kiri, Tartare…), une tomate chacun, des carottes crues épluchées, parfois une poignée de chips, des oeufs durs, et des gourdes de compote ou des nectarines en dessert. Little était un vrai petit randonneur, avec ses chaussures de marche, sa polaire, sa faculté à s’adapter à tous les terrains, son plaisir de manger au grand air, au sommet d’une montagne ou au bas d’un glacier, sans se soucier d’être bien assis ou de ne pas avoir de table…

lac glacier
Little et Robinson traversent un lac près du glacier, vers le Monnetier-les-Bains.

Nous randonnions durant 4 ou 5 heures, Robinson portait Little lorsque celui-ci n’avait plus envie de marcher (et que c’est difficile, de randonner avec un enfant de 18 kilos sur le dos, plus le poids du porte-bébé qui n’est pas tout léger non plus…! Mais c’était en quelque sorte le prix à payer pour faire ce qu’on aime le plus : profiter des paysages en randonnant, être dehors toute la journée et marcher, grimper, encore et encore…)

Vers 15 ou 16 heures, nous rentrions au camping et profitions de la piscine et de son emplacement paradisiaque, entourée de montagnes. Little est un vrai poisson, il se jetait dans l’eau, dans le grand bassin, sans hésitation. Il aurait pu rester, comme tous les enfants, des heures dans la piscine. Mais vers 18h, il fallait prendre les douches, puis c’était l’heure de l’apéro (rituel sacré des vacances ^-^).

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Chalet perdu dans un cirque

Apéro : soit à la tente, dehors, à la fois fourbus et revigorés de notre marche de la journée. Nous savourions nos bières fraîches, quelques olives et carottes, et Little engloutissait sa grenadine. Pendant ce temps, nous faisions cuire des pâtes.
Parfois, nous prenions l’apéro au bar du camping, car dans le second camping où nous avons séjourné, il y avait un restaurant bar très sympa, avec une belle déco mélangeant styles indus et bohème comme j’aime. La terrasse, faite de bric et de broc, de gros coussins bariolés, de lanternes multicolores et de braseros, était particulièrement accueillante et pratique puisqu’elle donnait directement sur la petite aire de jeux du camping. Ainsi, nous pouvions boire notre bière tandis que Little s’amusait sur le toboggan avec d’autres enfants. Souvent, nous restions pour manger des frites ou une pizza, pour changer un peu de nos traditionnelles pâtes.

piedsMes chaussures de marche, fidèles compagnes depuis notre tour du monde en 2013 !

Oui, vous pouvez le constater, nos repas, en camping, sont assez spartiates et monotones, mais cela ne nous pose aucun problème (et pourtant, vous savez que je suis une gourmette!). Un bon plat de pâtes pour récupérer chaque soir et absorber des sucres lents pour la randonnée du lendemain, des légumes et des protéines accompagnés de féculents le midi pour reprendre des forces, et un solide petit-déjeuner à base de fruits, de pain (et de café ^-^) chaque matin. L’un dans l’autre, nous parvenions à avoir un certain équilibre dans notre alimentation, tout en ne nous prenant pas la tête pour la liste de courses et l’élaboration des menus.

(Bon, et puis, pour ce qui est des frites, des pizzas et des bières, eh bien il faut bien se faire plaisir, non ? Surtout qu’on se dépensait assez la journée pour mériter ce genre de petites friandises… Lâcher prise, je vous ai dit que c’était le mot d’ordre de nos vacances…  ^-^)

😉

Le coucher : vers 21h, nous couchions Little, qui, après une histoire (la Belle et la Bête ou bien le Livre de la Jungle, conté dans le noir de sa chambrette, accompagné des chants que papa et maman connaissent par coeur, ah ah…), s’endormait sans trop de problème. Nous préparions notre traditionnelle tisane (c’est un rituel, ça aussi, mais qu’on a toute l’année! Avec Robinson, on partage chaque soir une délicieuse tisane à base de lavande, de vanille et de fleur d’oranger, comme un petit papi et une petite mamie…) qu’on buvait dehors, sous les étoiles. Puis, armés de nos lampes frontales, on rentrait dans notre chambrette et on lisait. On s’endormait assez tôt, car en camping on est vite subordonné par le rythme du soleil. Nous avons eu de la chance, nous n’avons eu qu’un voisin ronfleur, et ce pendant 3 ou 4 nuits seulement, des nuits où il a beaucoup plu et où le bruit de la pluie couvrait ses ronflements. Dans l’ensemble, nous avons (étonnement! ) très bien dormi.

tente inside
L’intérieur de la tente, les deux chambres côte à côte.

*** Ah,et, en réalité, les tentes sont assez imperméables pour que la pluie ne transforme pas l’intérieur de la tente en piscine. Ouf! ***

glacierLe glacier, majestueux.

Lors de nos randonnées, nous avons pris des télécabines (Little est fan des télécabines et des chasses-neige), et puis surtout, nous avons admiré des paysages sublimes : un glacier (je suis fascinée par les glaciers, depuis notre passage au Franz Joseph Glacier en Nouvelle-Zélande), des lacs de haute montagne et de moyenne montagne, à la couleur bleue polaire magnifique, des sommets enneigés, des sommets d’alpage, des forêts, des cirques immenses, des prairies… La montagne est définitivement mon environnement favori. Je ne sais pas, j’ai du être bouquetin ou ourse dans une autre vie 😉

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L’immensité des paysages, la nature brute et sauvage, et personne d’autre que nous.

 

Les avantages de ces vacances d’été en montagne ?
Nous n’avons pas eu chaud. Et nous qui n’aimons pas trop la chaleur, étions ravis. Enfiler la polaire le matin, puis dès 10h être en tee-shirt et short, pour enfiler à nouveau la polaire vers 20h le soir, c’est un rythme idéal pour nous. Je n’ai pas eu à craindre les fortes chaleurs des après-midis (et les galères que cela implique quand on doit gérer un petit enfant qui s’énerve car il fait chaud, et qu’il faut limiter les activités à cause de la chaleur…).
L’autre avantage est qu’il n’y avait pas grand monde, le bonheur ! Nous n’avons pas vécu les embouteillages sur les routes, la piscine du camping surpeuplée, les randonnées en file indienne (oui, ça existe, on l’a vécu en Corse au mois d’août…!!) ou les parkings bondés. Nous avons profité de la piscine avec 4, 5 ou 6 autres personnes seulement ! Nous étions très souvent seuls lors de nos randonnées, ou alors nous croisions une ou deux personnes par heure. Bref, on ne se marchait pas dessus. Nous n’avons pas été trop stressés, du coup, ce qui est tout de même un luxe aujourd’hui, quand on part en vacances en plein mois d’août !

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Panorama d’un lac, et Robinson qu’on aperçoit à peine dans l’ombre des arbres, à gauche.

 

Les vacances ont été aussi fabuleuses que mes craintes avaient été paralysantes. Je ne m’attendais pas à ce que tout se passe aussi bien, et puis finalement la magie a opéré. Little a été adorable, heureux et sautillant comme un petit cabri de montagne. Il s’est régalé de randonnées, de baignades et de la vie au grand air, et il n’a pas eu besoin de plus de jouets pour s’occuper que ses Duplos le soir, lorsqu’on préparait l’apéro, ou lors des moments de transition (rangement de la tente pour changer de camping, préparation du sac le matin…).

legosLes legos, toujours rangés dans l’hyper pratique sac de jeux « Play and Go », si indispensable aux familles que nous en achetons systématiquement pour tous les bébés naissant dans notre entourage ! C’est le cadeau parfait, le nôtre, on le traine partout !

Il a beaucoup « lu » les cartes de montagne et de randonnées, il s’amusait à repérer les chemins tracés sur les plans. On l’a vu vraiment grandir durant ces quinze jours de vie dehors. Il posait énormément de questions sur tout ce qu’on observait durant nos balades, et on sentait qu’il savourait les nouveaux mots que lui offraient ces paysages grandioses : torrent, marmotte, sentier, sommet, lac, glacier...

wildchild
Petit aventurier

Le retour à la réalité a été rude, comme toujours. Après avoir vécu en meute resserrée durant un mois (car nous avons vadrouillé deux semaines avant de camper deux autres semaines dans les Alpes), j’ai eu du mal à quitter mes deux hommes pour reprendre le chemin de l’école. Mais mon plus grand bonheur, c’est que cet été, j’ai eu la confirmation que nous pouvions être heureux avec peu, une tente à 250 euros qu’on réutilisera plusieurs fois (et qui, en 2 semaines de camping, a déjà été amortie), et du matériel de camping que nous avions déjà. Un sac de Duplos, des chaussures de marche, nos casquettes et juste nous trois. Et hop, à deux heures et demie de chez nous, nous voilà propulsés en vacances, dépaysement complet et lâcher prise garanti.
Quel ressourcement !

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Vue sur le lac de Serre-Ponçon

Je vais m’arrêter là car je pense que vous m’avez comprise ; la vie au grand air, le minimalisme, même avec un enfant, c’est possible. Et maintenant que je l’ai expérimenté avec un enfant, et que tout s’est bien passé,  je me dis que ce sera possible aussi, plus tard, si notre famille s’agrandit, de continuer à faire des choses qu’on aime, comme randonner, camper, peut-être même bivouaquer en camping sauvage… et retrouver ce sentiment de liberté qui m’a tant marquée lors de notre grand voyage autour du monde et que, je crois bien, je recherche constamment depuis.

chevaux
Arrivés au sommet d’une des randonnées les plus difficiles, au dénivelé épuisant. Mais le jeu en valait bien la chandelle…

 

Et vous alors, vos vacances ? Vous êtes plutôt plage, montagne, grandes villes ? Et niveau confort, ce serait plutôt tente et réchaud à gaz, ou hôtel 4 étoiles et room service ? 😉

Avez-vous déjà expérimenté les vacances wild and slow avec des enfants ? Ou seul(e) ?

Racontez-moi tout ! Et je vous dis à très bientôt !

 

chaletToutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Envies d’automne

J’essaie de refréner mes pulsions d’achats en ce moment (voilà ce que c’est quand on achète une maison. Pu de sous !…) alors je dresse des listes d’achats pour plus tard. Histoire de prendre du recul sur ce dont j’ai vraiment envie et de raisonner un peu mes achats. Et puis, je me dis qu’elles pourront toujours servir à Noël, ces wishlists, n’est-ce pas ? ^-^

 

Des mugs émaillés:

On a cassé quelques uns de nos mugs et tasses ces derniers mois, notre placard semble bien vide, alors pour le renflouer (et changer de nos vieilles tasses vues et revues…), j’adorerais des nouveaux mugs émaillés, aux motifs et décorations folk et bohèmes comme j’aime. Et puis, dans cette matière, la vaisselle est moins fragile, elle s’emporte facilement pour un voyage ou bivouac, ou même pour un pic-nique improvisé. J’aime ce côté pratique et solide, surtout que, comparé au plastique tout aussi robuste, l’émaillé n’imprime pas son goût chimique aux boissons chaudes qu’il contient.

 

Des sabots

tablier-lisette

Des vieux sabots, en cuir, cloutés ou non, simples et rapides à enfiler, pour trainer chez moi, sortir dans le jardin, pour porter avec une robe ou un pantalon, avec un slim ou une jupe midi. Le sabot, l’ami parfait ?

J’ai trouvé ces modèles de la marque Sanita, et je les aime beaucoup… :

Une salopette:

J’en ai déjà deux, mais aucune qui ne me satisfasse vraiment. Dans l’idéal, dans mes rêves les plus fous, il m’en faudrait au moins trois : une en velours bordeaux, une en denim, et une en jeans noire. Mais aussi une moutarde, en fait… Bref, je ne sais pas choisir !

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source

 

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source

 

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source

 

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source (originellement vendue chez Sezanne, mais ancienne collection)

 

Et cette salopette verte, quelle beauté :

sal 5

je ne sais pas trop d’où vient l’image, voici le seul lien que j’ai trouvé : source

 

Voilà pour ma petite liste de souhaits, qui restera à l’état de liste je pense, car en réalité je dois économiser un peu pour de futurs travaux dans la maison, et un voyage qui mijote dans la tête de Robinson et la mienne.

Et vous, des envies particulières en ce moment ?

 

 

 

 

TROIS ANS !!

bougies

 

Le 3 août, Little a fêté ses trois ans. Trois ans…!

On dit que lorsqu’on a un enfant, les journées sont longues mais les années sont courtes, et c’est bien vrai. Ce petit bonhomme va donc entrer à l’école dans quelques jours, et hop voilà, fini mon bébé, bonjour le petit garçon autonome qui donne son avis, ses préférences, prend des décisions et affiche de plus en plus un petit caractère bien trempé qui me rappelle quelqu’un (hu hu…).

Les trois ans, c’est l’anniversaire un peu spécial. Le passage de la toute petite-enfance, à la petite enfance tout court. Du baby au toddler, comme diraient les anglo-saxons.
Pour l’occasion, j’avais envie d’une belle fête, de cadeaux particuliers, de marquer le coup.

Et puis finalement, c’était l’été, je n’ai rien fait, invité personne, au dernier moment l’envie de rester tous les trois m’a convaincue qu’une petite soirée juste entre nous marquerait tout autant le coup. De toutes façons, les grandes démonstrations à base de décoration My Little Day qui coûte un bras avant d’être jetée à la poubelle (coucou la planète ^-^), ce n’est pas trop notre truc.

Pour les cadeaux, j’avais une idée assez précise : je voulais offrir une petite cuisine à Little. On a démonté notre vieille cuisine en début d’année pour pouvoir installer la nouvelle, j’en avais profité pour garder quelques éléments, meubles hauts et bas en bois, certains pour créer du rangement dans le garage, un autre, plus petit, pour le transformer en mini-cuisine, justement.

Le petit meuble a trainé dans le garage pendant quelques mois, j’ai essuyé les railleries de Robinson persuadé que je finirais par n’en rien faire et l’emmener à la déchetterie à la fin de l’histoire. Mais un jour, la motivation a montré le bout de son nez, j’ai nettoyé le meuble, l’ai repeint, j’ai bricolé des étagères, un pan de cloison pour rehausser le tout. J’ai fixé des crochets, des patères. J’ai même trouvé un petit robinet que mon père a installé.
Mois après mois, j’ai chiné des petits accessoires de cuisine pour accessoiriser le meuble. À force d’huile de coude, de peinture, de bricolage, de récup et de détournement d’objets, le vieux meuble s’est transformé en jolie cuisinette pour enfants. Je n’étais pas peu fière du résultat.

Un autre cadeau pour les trois ans me tentait, cependant. J’avais envie d’offrir à Little une petite ferme, et de compléter un peu sa collection d’animaux Schleich. Après avoir regardé tout ce que les magasins de jouets proposent comme ferme en plastique, moches et fragiles (et chères), j’ai finalement opté pour la petite maison de poupée en bois Ikea, et je l’ai détournée. Enfin, détournée, détournée… Pour le coup, pas de peinture, pas de transformation radicale, car je trouve la maison en bois brut, simple et belle, elle n’a pas besoin d’agrément. Accessoirisée de petits objets de la ferme (récup Playmobil de mon enfance) et d’animaux Schleich qui sont si parfaits qu’ils se suffisent à eux-mêmes, la maison Ikea prend d’elle-même des allures de ferme contemporaine. Et puis, si un jour Little veut jouer à la poupée, il pourra toujours faire de cette maison une maison de poupées. Ou une caserne de pompiers. Ou un refuge pour dinosaures. Ou l’antre de figurines Batman. Ou une maison Playmobil… Bref, tout est possible, aucune porte n’est fermée, et en plus ça fait une jolie déco un peu scandinave, tout le monde est content !

cuisinette1

Le soir de ses trois ans, nous avons fait un barbecue dans le jardin, mis de la musique, préparé ensemble un fondant au chocolat. La seule fantaisie que l’on s’est permise, ç’a été les vingt longues et fines bougies orangées sur le gâteau. C’était très beau, festif.
J’avais grossièrement emballée la cuisinette et la ferme dans des pans de tissus, et la joie de Little lorsqu’il a découvert sa petite cuisine est difficile à décrire, je ne m’attendais pas à ce que ça lui fasse TANT plaisir. Il y a joué toute la soirée, puis toute la journée du lendemain. Il disait « ma belle cuisine, ma belle cuisine… » et il s’activait derrière les fourneaux, sortait ses boîtes, ses casseroles, jouait au restaurant.
La petite ferme a eu son petit succès, elle aussi, et elle ajoute une jolie touche de déco dans sa (nouvelle) chambre.
Je suis heureuse d’avoir pu cette année lui concocter des cadeaux maisons. J’ai mis du temps à rassembler tous les éléments pour chaque pièce, à réflechir au résultat final, et voir les étoiles dans les yeux de mon petit chat, c’était une belle récompense.

La fête de ses trois ans ne comportait ni ballons dorés, ni gros chiffres gonflables, ni flamands roses ou guirlandes de lettres, pas de gâteau à trois étages avec des fleurs sauvages dessus, pas de dress code arc-en-ciel ou de photobooth cactus, rien de photogénique quoi. Je vous épargnerais donc les photos du barbecue et des maïs qui grillent tranquillement, des bières et du sirop de grenadine, ou du fondant au chocolat qui, comme tout fondant qui se respecte, n’est délicieux que s’il ne ressemble à rien. Je voulais juste, d’une certaine manière, raconter ici qu’il est possible d’aimer et de chérir son enfant sans l’inonder d’une ribambelle de cadeaux, sans acheter et dépenser de trop, même si j’ai bien conscience qu’il faut aussi du temps pour offrir des cadeaux plus personnalisés (je ne pense pas que je pourrai faire ça chaque année hein!). Et aussi, que les jolies photos sont certes importantes et on aime les regarder (belle déco, mise en scène…) mais que le plus important, c’était les souvenirs, les moments, et que, en toute sincérité, cette soirée d’anniversaire toute en simplicité était, à nos yeux, parfaite et mémorable. J’en garde un magnifique souvenir, des images qui n’iraient pas sur Instagram mais qui comblent mon cœur de maman et d’amoureuse. C’était sobre, naturel, sans chichis et juste pour nous.
J’en partage un petit bout avec vous aujourd’hui pour marquer le coup, d’une certaine manière. Le cap des trois ans, j’ai envie de le vivre aussi ici, sur ce petit blog qui vit, lui, depuis neuf, dix ans! Et je vous dois bien ça, vous qui êtes si fidèles et toujours adorables dans vos messages.

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