Petits bonheurs de l’automne (idées, inspirations, instantanés)

Je ne suis pas très présente ces derniers temps, disons que la vie de famille, le quotidien, les soucis entre travail et éducation de Little me prennent toute mon énergie, et m’aspirent en ne laissant de moi plus rien qui vaille la peine d’être rapporté ici (je vous en parlerai sans doute plus en détail prochainement, le temps que je digère un peu ces dernières semaines). Heureusement, je suis en vacances depuis quelques jours, et je me suis dépêchée de partir (avec Little sous le bras, bien sûr) chez mes parents, dans leur belle et apaisante campagne lorraine, pour me faire dorloter, dormir un peu plus les matins, et profiter de ma famille. J’ai donc pu recharger mes batteries, lire lire lire, me reposer, et prendre à nouveau beaucoup de temps pour d’autres aspirations que celles du quotidien. Bien sûr, mes passions tournent toujours autour des mêmes thématiques : l’éducation libre (on ne se refait pas…), la nature, les livres et fabriquer des trucs.

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Vie de famille

Les débuts à l’école pour Little sont…, hum, compliqués. Il ne s’agit pas de l’école en soi, mais plutôt d’un ensemble d’éléments qui ont un peu perturbé notre équilibre. Je rentre plus tard car je travaille loin, et plus. Les journées sont longues pour Little. Je sens qu’on a fortement besoin de nous reconnecter à la nature, car même en vivant à la campagne et en randonnant beaucoup, on passe finalement encore trop peu de temps dehors. C’est comme si, depuis que je vis dans une maison, j’avais moins besoin de sortir tout le temps car j’ai la nature sous les yeux à chaque instant. Or, cette baisse de mon envie d’être dehors n’a peut-être pas aidé Little à bien vivre tous les changements de ces derniers mois. Je sens qu’il a besoin de passer énormément de temps à l’extérieur, en liberté totale. Libre de grimper, de fabriquer des choses, de gratter la terre ou le sable, de transporter des cailloux ou de sauter dans les flaques.
Mes désirs de jolis jardins ou de potagers prolifiques se sont confrontés à son besoin de liberté ; je crois que je dois me recentrer sur sa croissance à lui, et oublier celle de mes légumes. Stresser à cause du jardin, des plates-bandes, des semis et jeunes pousses qu’il ne faut pas abimer, tout cela a créé des tensions et m’a fait perdre de vue mon objectif en tant que mère : laisser mes enfants grandir librement, sans les stresser, sans transformer leur environnement naturel en espace policé et contraint. Bien sûr, il y a des règles, il faut respecter certains espaces et Little ne doit pas se transformer en Destructor sous couvert d’autonomie et de liberté. Entre ces extrêmes, à moi de trouver l’équilibre pour que chacun trouve sa place dans notre grand jardin en fouillis.
J’ai regardé cette courte vidéo qui parle des écoles en forêt, au Danemark. Il y en a de plus en plus qui se créent dans le monde, je trouve le principe très intéressant, pas forcément pour l’idée de l’école en soi, mais de manière plus globale, et ce que cela révèle des besoins des enfants : s’épanouir en autonomie et en symbiose avec la nature.
Je réalise que Little a actuellement un fort besoin de bouger, de sauter, de crier, comme s’il était à l’étroit dans un carcan trop rigide ou en train d’essayer de se débarrasser de son ancienne peau pour muer vers la nouvelle. Il est clairement en train d’évoluer du stade de bébé à celui de petit garçon, je le vois grandir – à une vitesse folle ! Il a besoin d’explorer le monde, et ce monde, pour l’instant, est celui que ses parents vont préparer pour lui, dans lequel le laisser tranquillement vaquer à ses occupations : notre jardin, notre village, la forêt. Le reste, viendra en temps voulu, ou avec d’autres accompagnants (à l’école…)
J’ai découvert cette citation de Nietzsche et elle me parle beaucoup : Si nous nous trouvons tellement à l’aise dans la pleine nature, c’est qu’elle n’a pas d’opinion sur nous.

 

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Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma, mais depuis que nous sommes parents et surtout, depuis que nous ne vivons plus en centre-ville, j’y vais rarement, trop rarement à mon goût. Je me rattrape en regardant des films à la maison mais ce n’est pas pareil, rien ne vaut une vraie sortie au cinéma, dans la salle obscure, avec un paquet de pop-corn bien sucré et le son au maximum pour se plonger totalement dans l’ambiance d’un film. Alors, à chaque fois que je rentre chez mes parents, j’en profite pour leur laisser Little le temps d’une soirée et m’offrir une escapade au cinéma, seule ou avec Robinson s’il est là lui aussi. Cette semaine, nous avons eu de la chance car sortait First Man, le dernier film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling. Je ne suis pas particulièrement fan des films traitant de l’exploration spatiale, mais Robinson, lui, adore (son film préféré ? Interstellar… ^-^) et étant donné que, pour ma part, j’aime énormément Chazelle ET Gosling (La La Land midinette forever) je ne me suis pas faite prier pour me rendre à cette séance ! Et tant mieux car nous avons passé un bon moment : le film est chouette (pas aussi exceptionnel que La La Land ou Whiplash, c’est sûr…) et on a passé un bon moment. Je peux vous dire, surtout, que cela m’a changé les idées et que c’est exactement ce dont j’avais besoin.

 

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Automne

Little ramasse des feuilles, s’y roule avec délice, on a fait cuire des châtaignes dans le feu de la cheminée, on dessine des arbres et on les colorie aux couleurs de l’automne… Je lis devant le feu, ma mère me prépare des tasses de thé, de tisane. On fait de grandes balades en trottinette et draisienne, ou à pieds. Ma mère tricote tranquillement à côté de nous pendant qu’on lit des histoires. Au goûter, on se régale de chocolat dans du pain. Un classique inégalé.
Little a regardé ses premiers Walt Disney (La Belle et la Bête, sa passion, et Le Livre de la Jungle) mais j’essaie de limiter encore les écrans, et de ne lui proposer un dessin animé que TRÈS ponctuellement (j’avais essayé de dédramatiser mon opinion sur les écrans et la petite enfance, mais je viens de retomber sur des textes et informations qui m’ont questionnée et je n’ai donc, à nouveau, plus du tout envie que Little regarde des films… Je tergiverse, je m’interroge, je ne sais pas quoi penser…) (#lâcherprise…)
Je viens d’acheter un presse-fleurs afin de faire sécher les jolies feuilles d’automne que Little ramasse et collectionne. J’ai hâte de l’essayer et d’accompagner mon fils pour la création de belles affiches ou d’un herbier poétique à quatre mains.

 

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Yoga

Dans mon village ont lieu deux cours de yoga chaque semaine, je suis inscrite à l’un des cours et j’y vais hebdomadairement, pour mon plus grand plaisir. Je ne m’attendais pas à trouver un cours de si grande qualité dans un tout petit village comme le mien. Ma prof propose des cours de Yoga Integral, j’aime le fait qu’elle nous parle des saisons, des quatre éléments, de nourriture… en plus des postures ou de la respiration. En cette période de rentrée, de stress, et de fin des beaux jours, je peux vous dire que cette échappée a été extrêmement bénéfique pour moi, et je ne m’en passerais pour rien au monde en ce moment !
J’ai aussi décidé de pratiquer plus souvent chez moi devant Little. En effet, je pratique déjà à la maison, mais seule et tranquille. Or, je crois que si je veux encourager mon fils à plus de sérénité, faire du yoga devant lui et lui donner envie de participer, de se joindre à moi, pourrait être utile. J’ai déjà essayé de l’initier, nous avons un très bel album sur le sujet, et il adore me piquer mon tapis de yoga orange…
Il faut que j’achète un nouveau tapis (ça tombe bien, le mien commence à partir en lambeaux…) afin que nous ayons chacun le nôtre, et que je puisse l’inviter à me joindre sur le tapis de manière ludique et informelle le plus souvent possible.
Si vous avez des marques de bon tapis de yoga à me conseiller, je suis preneuse ! Car je cherche, je cherche, mais je n’y connais rien et je ne sais pas que choisir !

 

J’espère avoir le temps ces vacances de rédiger un deuxième billet pour vous raconter nos derniers mois agités ! À très bientôt.

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Culture confiture

Ces derniers temps, dès que j’ai un moment (et franchement, ce n’est pas gagné, avec ce rush de la rentrée qui me ponctionne toute mon énergie!) je m’immerge dans tout ce qui peut me faire oublier les soucis du quotidien ; films, livres, musique, séries… J’ai eu quelques coups de cœur que je ne veux pas garder pour moi ! Les diffuser, les partager avec vous, et attendre vos retours en espérant que ça vous plaira autant qu’à moi, voilà l’idée de ce billet « culture confiture ».

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Un film attrape-coeur

Le prix du jury de Cannes 2017 était passé inaperçu chez moi. Et puis la dernière fois, en errant sur OCS, je vois ce titre et une image qui m’accroche, American Honey. Je me laisse tenter (c’est un soir où je suis seule, tant pis si je regarde un navet, je pourrais toujours zapper sans me faire chambrer par Robinson…^-^) et là, grosse claque. Je ne m’attendais pas du tout à ça.
American Honey, c’est l’histoire d’une bande de jeunes un peu paumés qui arpente des zones pas très sexys des USA pour vendre des abonnements de magazines en faisant du porte à porte. Drivés par une patronne aussi magnifique que vulgaire, ils sillonnent les villes dans une camionnette qui les déverse dans des lotissements, des quartiers huppés ou des terrains de forage de pétrole. Le soir, ils s’entassent des motels, ou parfois dans une cabane perdue dans la nature. Ils fument, boivent, écoutent de la musique très fort, s’insultent, se battent, se draguent, font n’importe quoi. American Honey m’a fait l’effet d’un immense souffle de liberté à l’odeur de souffre. Moitié film aux images sublimes, moitié documentaire où les acteurs n’en sont pas et improvisent leur texte tout du long, c’est un film qui m’a subjuguée et transportée.
J’ai hésité à vous en parler ici car je sais qu’il est loin d’avoir fait l’unanimité ! Tout d’abord au niveau des critiques officielles, mais aussi de la part de Robinson, qui, absent le soir où j’ai visionné le film pour la première fois, et m’entendant en parler durant toute la semaine qui a suivi, a voulu le voir lui aussi. J’ai donc regardé American Honey une seconde fois sept jours plus tard, toujours aussi emballée par ce long long métrage (2h40 !). Mais Robinson a été déçu, il n’a pas du tout accroché, et surtout n’a pas compris mon emballement.
Un film qui divise mais qui fait parler, donc. Regardez la bande-annonce avant de vous laisser tenter, vous saurez tout de suite si le film peut vous attraper vous aussi, ou vous laisser de marbre.

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Une musique qui me hante

On connait tous Moriarty, et on connait tous Jimmy. Peut-être même que vous, vous connaissez tous les autres morceaux de Moriarty. Mais moi, je découvre seulement depuis peu A history of violence, un de leurs titres que je trouve fascinant, mystérieux et sinistre tout autant que poétique. Les paroles ne cessent de résonner dans ma tête et me rappellent des choses enfouies aussi. Je trouve le texte brut sans qu’il ne révèle vraiment rien. C’est beau et douloureux, je trouve cela incroyable que certaines chansons, aussi courtes soient elles, aient autant de puissance d’évocation. En quelques mots, le décor et l’histoire sont là sous nos yeux, alors que rien n’est dit. L’imagination se charge de combler les zones d’ombres et voilà comment une chanson résonne aussi fort qu’un roman.
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Je ne peux pas mettre la vidéo ici mais voici le lien pour écouter cette merveille :
ici

Une série qui ne quitte pas mes pensées

Vous connaissez tous, j’en suis sûre, la première saison de True Detective. Immanquable, un chef-d’oeuvre, un bijou. Tout le monde est d’accord là-dessus, je crois. Par contre, la saison 2 est loin d’avoir déchainé les mêmes passions. Casting et décors différents -> exit Mathew Macgonaughey, bonjour Colin Farell. Fini le bayou collant et poisseux, bienvenue dans une cité industrielle sale et miteuse. Les deux premiers épisodes peinent à convaincre et je comprends aisément que ceux qui ont voulu y gouter aient été décontenancés, voire même aient abandonné. Une de mes amies m’avait assuré que, si si, cette deuxième saison valait largement le coup, et heureusement car sinon je n’aurai pas été plus loin que ces deux premiers – laborieux – épisodes de la deuxième saison.
Mais True Detective 2 prend le temps d’installer son décor hostile et gangréné, ses personnages amochés, cruels et ambivalents, son intrigue complexe et simpliste à la fois. Et la magie opère. La belle étincelle de cette saison deux, c’est Rachel McAdams en flic sauvage et brutale. j’étais habituée à la voir jouer des rôles de femme souriante et épanouie, des amoureuses, des anglaises pleine de vie. La voir dans ces oripeaux de femme acérée a été une révélation. Elle crève l’écran. Et l’ambiance glauque, l’impression de tragédie irréversible qui se dégage de cette série, ne me lâchent plus. Les détails font tout : le bar sinistre tenu par une femme défigurée, où chante une jeune femme dépressive à la voix entêtante – Lera Lynn, une chanteuse qui a été embauchée sur la série pour en créer les chansons originales, des petits diamants lancinants qui collent parfaitement à l’intrigue, à écouter ici – , la vie de plus en plus ratée du flic pourri incarné par Colin Farell, les paysages sinistrés par l’industrie et l’emprise dévastatrice des puissants, les magouilles minables de crapules ordinaires… sont autant de touches de peinture formant un ensemble magnétique et troublant. J’y pense encore…

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Je vous laisse découvrir ou re-découvrir ces trois petits trésors en espérant qu’ils plairont à certain(e)s (mais le choix est risqué, éclectique et ambitieux, je ne suis pas sûre de faire carton plein ^-^). N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et à me suggérer d’autres musiques entêtantes, d’autres séries envoûtantes, d’autres films surprenants, je suis preneuse et à l’écoute de vos bons conseils !

 

Bazar #1

Parfois j’ai envie de vous parler d’un truc qui me passe par la tête, et puis lorsque je me retrouve face au clavier j’ai oublié. C’est embêtant.

Ce soir, je vais faire un effort pour tenter de remobiliser mon cerveau. Voici comme des petits aplats de peinture multicolore les idées et sujets qui me sont passés par la tête dernièrement et que je désirais partager avec vous. Comme un Sunday Morning, à la différence que, au lieu de vous présenter des photos de notre quotidien, dans ce billet je parlerai plutôt d’inspirations et proposerai donc des images qui ne sont pas de moi.

Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma… Et j’y vais si peu !
Ces derniers jours, trois films que j’ai très envie de voir sont sortis :

  • Come as you are, avec Chloe Grace Moretz et Sasha Lane (et accessoirement, Jennifer Ehle, qui jouait Lizzie Bennett dans la mémorable version BBC de Pride and Prejudice)
  • Dark River, avec la très douée Ruth Wilson (la plus inoubliable Jane Eyre à mes yeux, qui joue aussi la mystérieuse Alison dans The Affair)
  • Fleuve noir, un polar français avec Romain Duris, Sandrine Kiberlain et Vincent Cassel (je ne suis pas très film français mais celui-là me fait vraiment envie…)darkriver

 

Dimanche, je me suis éclipsée pour aller voir Come as you are. L’affiche, avec son côté vintage, grunge et wild promettait un film alliant tout ce que j’aime. Et puis je suis rarement déçue par la sélection du festival de Sundance, qui met en avant des films indépendants au sujet de société passionnants ou aux acteurs époustouflants de justesse et de naturel. Le film n’est pas à la hauteur de mes (hautes) attentes mais il reste un très bon film, intéressant de par le sujet qu’il traite (la volonté de « rééduquer » les ados homosexuels en les cloisonnant dans un centre où la religion et le reniement les poussent à détester ce qu’ils sont et à leur faire croire qu’ils peuvent changer).
J’ai aimé le film, sans l’adorer. J’ai aimé l’ambiance des années 90 très bien retranscrite (cassettes audio, bombers, coupes de cheveux improbables, moustaches, émission de gym ringardes…) et les acteurs, ainsi que les décors – une forêt américaine en automne, typiquement le genre de nature qui m’inspire et me plait beaucoup.

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Déco

Après avoir rénové le séjour-cuisine de notre maison, nous nous sommes attelés aux chambres, qui avaient désespérément besoin d’un coup de frais. Vieux papiers-peints, crépis, et même d’épouvantables frises fleuries, assorties de couleurs beurk (orange, jaune, beige…)… j’avais honte de laisser Little dormir dans sa chambre, dont on avait grossièrement arraché la frise, et qui présentait deux crépis différents : sur le haut du mur, un crépi qui ressortait, et sur le soubassement, un crépi présentant comme des creux. Le tout recouvert de peinture plastifiée très difficile à décoller. Bref, vous voyez le tableau… Il était urgent de s’attaquer aux chambres mais le chantier n’était pas facile, car il fallait avant tout poncer et lisser tous les murs !
Les copains sont venus nous prêter main forte, j’ai laissé les mecs s’occuper du gros œuvre, et je me suis chargée de ce que je préfère dans la rénovation de la maison : imaginer la déco finale. Peintures des murs, agencement de la pièce, choix des meubles… Pour ce projet, j’ai écumé internet, Pinterest et les sites de design, et passé un peu de temps dans les boutiques à la recherche des éléments clés de la décoration choisie. J’ai aussi chiné quelques meubles et récupéré des éléments chez mes parents (ma mère est une chineuse exceptionnelle, la maison familiale regorge de pépites, vieux pupitres d’écolier, établi en bois massif, armoires colossales, lustres à pampilles et autres trésors…). Voici quelques images de mes inspirations, qui ont orienté les choix pour la chambre de Little et la nôtre :

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Cette femme pose dans sa merveilleuse maison australienne, avec ses deux très beaux enfants. La photo est à la fois inspirante et un peu énervante, vous ne trouvez pas ^-^ ? Cette maman est belle, et sa maison est superbement décorée, il y a de quoi être un peu envieuse… 😉
Dans cette déco, j’aime le mélange de vintage, de récup, et de touches colorées ethniques avec les tissus damassés, et les empiècements précieux sur les petits vêtements suspendus. J’aime aussi l’impression de joyeux bazar qui se dégage de cette photo, les enfants nus sous la salopette, à la cool, peignant à même le sol, et leurs peintures enfantines accrochées au mur et présentées comme de véritables ouvrages d’artistes.
Son site ici : captainandthegypsykid

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Pour la couleur de la chambre de Little, j’ai opté pour ce gris aux tons un peu parme. Comme sur cette photo, il y aura des meubles en bois brut et clairs, et d’autres blancs cérusés. La patère en bois sera aussi un des éléments de décoration de la chambre de mon petit garçon.

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Chez mes parents, j’ai récupéré une armoire dans ce style, une vieille bonnetière que je trouve magnifique. Elle a été repeinte légèrement, un voile de blanc qui laisse apparaître les imperfections du bois et les éclats bruts en dessous. Elle remplacera la commode blanche dans laquelle nous rangions les vêtements de Little. J’aimerais pouvoir remplacer l’une des étagères (en bas) par une tringle afin de lui créer, dans l’armoire, une petite penderie et lui permettre d’être autonome au niveau de l’habillage. On verra si je parviendrai à bricoler ce meuble, mais déjà, tel quel, je l’adore.

Si vous souhaitez découvrir le reste de mes inspirations pour la chambre de Little, n’hésitez pas à jeter un œil à mon tableau Pinterest dédié.

 

Écriture

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Après avoir terminé de corriger mon premier projet de roman (Les Soeurs Ponsard – titre provisoire en attendant de trouver mieux) et avoir un peu saturé je dois bien l’admettre, une nouvelle idée d’histoire a tranquillement germé dans mon esprit, et si j’avais pourtant décidé de ne pas ma replonger dans l’écriture trop rapidement après Les Soeurs Ponsard, histoire de faire un break et d’avancer sur mes autres projets, il m’a bien fallu m’y remettre, tant cette petite idée trottait dans ma tête et prenait corps jour après jour, m’insufflant motivation et envie qu’il m’était impossible de tempérer ! J’ai couché mes idées dans mon cahier d’écriture, pour m’en débarrasser et soulager mon esprit, mais cela n’a pas aidé – au contraire – ; les choses se sont faites plus concrètes, le décor et les personnages se dessinaient plus précisément dans mon imagination, des noms de personnages dansaient en permanence dans mes pensées… Bref, l’inspiration était là, j’ai donc commencé à écrire mon second projet de roman : Wanaka Blues. Cette fois, rodée grâce à l’expérience de mon premier travail d’écriture, j’ai décidé de travailler de manière rigoureuse et organisée. J’utilise Scribbook (et c’est fantastique ! ) et je suis la méthode flocon (écrire pas à pas, en suivant des étapes bien précises pour dérouler tranquillement les personnages/l’intrigue/la narration et préparer de manière précise le travail d’écriture). Je ne me mets pas la pression, je sais désormais qu’écrire peut prendre du temps, des années, et que je suis capable d’aller jusqu’au bout de ce genre de projet. On verra bien ce que ça donne… Je vous propose ici quelques images qui m’inspirent et qui sont liées à l’intrigue et surtout aux décors de ce deuxième projet (comme je le répète souvent ici, en lecture, en écriture, et même dans les films ou séries que j’aime, ce sont les ambiances, les univers qui me guident ou me parlent, avant même de penser à l’intrigue en elle-même).

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Ah, et si ça vous dit de lire une de mes nouvelles, hier j’ai mis en ligne Bleu Corail sur une des pages de ce blog ! N’hésitez pas à découvrir ce texte écrit en 2015.

 

Inspiration

En faisant des recherches pour les travaux des chambres, je suis tombée sur le blog de Gabrielle (designmom) et je me suis laissée emporter par la simplicité et les jolies photos de ces billets. J’ai notamment aimé lire les articles de la série « Living with kids » présentant des intérieurs de familles, et donc des chambres d’enfants. J’ai aimé lire ce que disaient ces mamans sur le fait d’allier décoration et design avec la vie tourbillonnante d’un quotidien avec enfants. Avoir des enfants signifie accepter un certain désordre chez soi, un lâcher prise qui demande un long (loooooong) temps d’adaptation je trouve. Lire ces articles, et les commentaires associés, m’ont fait beaucoup de bien. Surtout ce billet où Gabrielle, maman de 6 ENFANTS (oui oui…) essaie d’expliquer ce qui l’a poussée à faire ce choix d’une famille nombreuse. Les réactions, en commentaires, sont extrêmement intéressantes. Des mamans expliquent à quel point elles se sont coupées des autres, de leurs amis, car il leur était impossible de sortir avec leurs enfants, car les tout-petits sont ingérables, etc… Je me suis reconnue dans les propos de ces mamans « désespérées » car, croyez le ou non, je suis souvent dépassée par l’énergie, le cyclone de vie qu’est mon fils. Il grandit, et en ce moment il est en pleine phase de… de trop-plein. Il déborde d’énergie, d’émotions, d’envies, c’est une petite tornade et je me sens épuisée (et pourtant je n’ai QU’UN ENFANT!!!). Parfois aussi, je ressens du désarroi, ou du découragement. Élever un enfant, c’est avancer à l’aveugle. C’est avoir la foi, et se dire que quoi qu’il fasse à ce moment précis de sa petite enfance (ce moment qu’on traverse actuellement, où il nous rend chèvres…), il faut croire en lui et se dire qu’il ne restera pas, non, cette boule de fureur ou ce petit être en crise qu’il est en ce moment. Et des fois, c’est dur de se convaincre. De ne pas abandonner… Il faut y croire, et cela demande une énergie de chaque instant. Je ne me plains pas, j’aime être maman, j’aime m’occuper de ce petit bout d’homme incroyable, mais je suis humaine et parfois je fatigue. Lire les témoignages de ces mamans de familles nombreuses (ou non) qui expliquent qu’elles ne peuvent plus rien faire en famille car leurs enfants sont des tornades, qu’elles ont l’impression de déranger les gens où qu’elles aillent quoi qu’elles fassent en famille, et surtout, lire les réponses rassurantes d’autres mamans dont les enfants-piles électriques ont grandi et se sont apaisés, m’a rassérénée.

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Éducation

Sur ce même blog (décidément très inspirant), j’ai adoré (A-DO-RÉ!) le billet Living with kids présentant la maison de Vivien (ce prénom… ❤ )

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Vivien a deux filles, adolescentes, et elles vivent toutes les trois au Pays de Galles dans une charmante maison qui m’a fait penser à un cottage. Ce n’est pas hyper design, mais juste cosy et agréable, douillet et beau. Mais le plus beau, le plus doux, ce sont les mots de Vivien qui dépeint son quotidien avec ses filles ; regarder des épisodes de Gilmore Girls, se faire un chocolat chaud, accéder à tous les petits commerces de la bourgade à pieds, se promener dans la nature environnante, discuter, échanger et débattre des faits de société, aller chercher ses filles tard le soir lorsqu’elles sortent… Vivien n’en fait pas des tonnes, son texte est très simple et sonne vrai, elle parle des difficultés d’être mère célibataire, d’élever des adolescentes dans le monde actuel. Une phrase a résonné en moi la jeune mère qu’elle était, ce serait de profiter à fond de sa parentalité, même des moments où ses filles, petites, l’accaparaient beaucoup et où elle regrettait de ne pas avoir plus de temps pour elle (oh que ce sentiment m’est familier…) car le temps file et on ne sait jamais quand on vivra le dernier moment d’une routine qui nous accable parfois : la dernière couche à changer, où le dernier biberon que notre enfant boira, où le dernier instant avant qu’il ne se mette debout pour essayer de marcher, où la dernière nuit où il vient se réfugier dans notre lit après un cauchemar… Elle ajoute que, si elle avait su, elle se serait moins mis la pression avec le temps passé devant les écrans. Et ça, ça me parle. Little n’a jamais regardé la télévision, ni un dessin animé sur l’ordinateur ou le téléphone. Je suis à la lettre la prérogative ministérielle qui dit : « pas d’écran avant trois ans ». Dans mon métier, je le conseille depuis longtemps aux parents et à mes élèves, limiter les écrans me paraît vital chez les petits enfants. En même temps, on a peu de témoignages de parents qui ont vécu ce changement et qui ont aujourd’hui des enfants assez grands pour mesurer si l’impact du « moins d’écran » a porté ses fruits ou non. Or, Vivien peut témoigner de cela, elle fait partie de ces parents qui ont connu le boom des écrans au moment où ils ont eu leurs premiers enfants. Vivien dit donc que, si elle avait su, elle se serit moins mis la pression car, dans tous les cas, les enfants finissent par grandir et devenir des adolescents qui vivent le nez rivé sur leurs écrans de portable. Bon, je ne sais pas si j’ai envie de croire à cette fatalité (n’existe-t-il vraiment pas d’adolescent qui ne soit accro à son téléphone ? ) mais dans tous les cas, voir cette femme qui semble équilibrée, parler de ses filles avec qui elle a une relation qui semble saine (et non violente et cataclismique comme celle de certains ados avec leurs parents (moi, par exemple ^-^) ) est plutôt rassurant. Elle m’a donné envie de lâcher prise, un tout petit peu plus. Je suis très très rigoureuse sur mes principes d’éducation (en bonne taureau que je suis, si je n’ai pas un cadre défini pour me rassurer, je fais n’importe quoi…) et lorsque je rencontre des personnes moins « control freak » que moi sur cet aspect, cela me fait du bien (mon amie Alma, donc je vous ai déjà parlé, est comme ça elle aussi. Un vent de fraicheur, cette maman. Beaucoup plus cool et « on verra, advienne que pourra » que moi…).

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Le texte est en anglais mais c’est assez facile à comprendre. Je vous encourage à le lire car, entre le côté cottage cosy dans la campagne anglaise (ou presque), et cool-raoul-(oui, j’utilise cette expression démodée)-je-suis-mère-d’adolescente-et-je-le-vis-bien, je trouve cette Vivien Jones très inspirante. (Et si j’ajoute qu’en plus, elle a lancé son propre magazine pour ado…)

Et voilà pour mon bazar !
Je vous montrerai le résultat de la rénovation des chambres dès que ce sera terminé (fin août, j’espère !). On verra bien si cela ressemblera ou non aux photos qui m’ont inspirée !

Bon week-end !

Sunday Morning 2018 #3

Hello !

Cela fait un moment que j’ai envie de rédiger un Sunday Morning car j’ai souvent pensé à vous en vivant plein de petites choses dernièrement, et j’avais envie de les raconter par ici.

Lately in our life…

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  • Little a été chez le coiffeur pour la première fois, et il fait tellement, vraiment petit garçon désormais… Je redoutais un peu ce moment mais ça s’est bien passé. Nous sommes allés chez la coiffeuse de notre village, et j’aime bien cette idée de créer de nouveaux rituels, de faire marcher les commerçants locaux, là où avant – à Lyon – je n’aurais pas hésité à emmener mon fils chez le super barbier hipster de Robinson… ^-^

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  • J’apprends plein de choses dans mon jardin : dernièrement, mes parents sont venus passer quelques jours à la maison et on a pu bien avancer (travaux, jardin…), mon père avait apporté sa tronçonneuse et m’a appris à m’en servir. C’est donc avec joie que j’ai passé deux jours à couper des troncs d’arbres (ils gisaient en tas depuis des années, amassés par les précédents propriétaires et laissés à l’abandon dans un coin du jardin). J’ai aussi scié entièrement à la main un énorme sapin horizontal qui prenait au moins 5 mètres carrés près du potager. J’ai bêché trois rectangles pour débuter un potager, que j’ai entouré d’une mini palissade de bois pour que Little ne passe pas son temps à traverser cet endroit en courant ou en draisienne… J’ai planté un eucalyptus, mais je doute qu’il supporte réellement les conditions climatiques de notre région (contrairement à ce qu’annonce Botanic) (on verra). J’ai potassé mes bouquins de permaculture et dessiné un premier plan du potager que je souhaiterais planter. Je vous en reparlerai sûrement dans un article dédié car ça me passionne !

papier peint

  • J’ai enfin déterminé l’ambiance que je souhaite pour notre nouveau séjour-cuisine, après plusieurs rendez-vous avec une architecte d’intérieur et beaucoup, beaucoup de revirements. C’était difficile pour moi de choisir l’univers que je voulais vraiment pour notre intérieur (oui, je dis « je voulais » car Robinson m’a laissée carte blanche en m’assurant qu’il se ferait à tout, tant que je ne faisais rien de trop moche ou extravagant). J’ai fait tourner en bourrique la pauvre Aurélie (qui me conseillait, donc) avec mes désirs précis et mes non catégoriques : rien de temporels, rien de trop vu, rien qui ne soit trop à la mode, même si certains intérieurs qu’on voit beaucoup en ce moment me plaisaient bien… Je voulais de la couleur mais c’est difficile de savoir ce qui ira aussi bien à une ambiance d’été qu’à l’hiver… non ? J’étais surtout très hésitante entre mes deux univers de prédilection : le bohème californien, et le cocooning d’un cottage anglais. J’ai finalement opté pour la 2ème option, car au final, c’est bien ça mon rêve, vivre en famille dans un petit cottage douillet niché dans un écrin verdoyant couvert de fleurs sauvages. Un feu de cheminée en hiver, un plaid et un rocking chair sur la terrasse en été, dans les deux cas un bon livre et mes deux hommes à proximité… C’est ma vision de la vie idéale, et ce que j’essaie de construire petit à petit. Une fois que j’ai été sûre de ce choix, j’ai pu choisir les couleurs qui correspondaient le mieux à cet idéal. Je suis partie de ce papier peint pour inspiration. Au final, nous devrions avoir un mariage de rose terracota, de vert d’eau tendre, de vert kaki poudré, et de vert bleu ardoise sur la cheminée… Beaucoup de couleurs, n’est-ce pas?

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J’avoue que je crains un peu le résultat, mais tant pis, je n’avais pas envie de me laisser brider par cette crainte et de me retrouver avec un intérieur blanc épuré qui n’aurait pas correspondu à notre famille… Les ouvriers ont commencé les travaux aujourd’hui, le résultat très bientôt!

 

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  • Nous avons regardé une série fabuleuse la semaine dernière : Big Little Lies. J’en avais beaucoup entendu parler l’année dernière, et on a enfin eu l’occasion de la regarder… J’ai A-DO-RÉ! Les actrices sont sublimes et incroyables, les enfants sont adorables et touchants, la BO est extraordinaire (de toutes façons je perds tout sens critique lorsqu’il s’agit de rock psyché, de Janis Joplin, d’Otis Redding, de Neil Young ou encore de Jefferson Airplane…). L’histoire entre ces femmes est vraiment belle et prenante, à la fois véridique, effarante, terrible, tendre, touchante… L’image est magnifique, un mélange de Top of the Lake et the Affair (deux séries que j’ai adorées), l’océan hypnotique, la lumière omniprésente… Bref, c’était très beau et trop court, cette immersion dans la vie de ces quatre mères californiennes m’a complètement embarquée et subjuguée et depuis que j’ai terminé le dernier épisode j’écoute en boucle la BO pour prolonger un peu ces sensations.

  • Comme je vous le disais plus haut, notre maison est en travaux nous avons démonté la vieille cuisine, certaines cloisons ont été abattues… Nous n’aurons la nouvelle cuisine que début mai, donc depuis dix jours on campe chez nous ! Heureusement que le beau temps est de la partie… C’est donc avec la plancha, un réchaud à gaz de chez Decathlon, un mini-four électrique et notre frigo dans une chambre que nous nous débrouillons pour préparer les repas. Puis, la vaisselle est lavée dans un lavabo de la salle de bain, et voilà, on a l’impression d’être en vacances dans notre propre maison!! La magie des travaux… Little s’en accommode assez bien, heureusement pour nous. Ça nous a demandé un peu d’adaptation au départ mais au bout de quelques jours nous étions bien rodés. Les vacances ont commencé dans notre zone, j’ai donc déserté la maison en travaux avec Little sous le bras, pour passer ces deux semaines chez mes parents en Lorraine, histoire de laisser les ouvriers travailler tranquillement et limiter ce mode camping au seuls jours où nous n’aurons vraiment pas le choix de faire autrement…

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  • J’ai lu deux tomes d’une BD de ma bibliothèque municipale dernièrement, et j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire un peu triste, le point de vue d’un papi dont le fils adopte une petite fille. Au départ le vieux a du mal à s’y faire puis il tombe sous le charme de la petite et en devient fou. Mais… mais… Je ne vous en dit pas plus, en tous cas j’ai beaucoup aimé cette lecture et je l’ai pas mal conseillée autour de moi. J’espère que ça vous tentera.

  • Point inspection : je vous avais parlé de mon inspection qui devait arriver en janvier, et qui a eu lieu et s’est très bien passée. L’inspecteur de mon école est adorable, j’ai de la chance. Mes élèves ont été cools et j’avais bien préparé tout ça. L’inspecteur m’a envoyée un mail dans la foulée pour me dire de passer très bientôt le CAFIPEMF (la certification pour devenir formateur d’enseignants en plus d’avoir sa classe). Ce qui fait partie des objectifs professionnels que je m’étais fixés à long terme. recevoir ce mail encourageant m’a évidemment fait HYPER PLAISIR et motivée. Ça fait quelque chose de voir son travail reconnu, surtout lorsque, comme moi, on doute très régulièrement du bien fondé de faire ce boulot, de l’inconsidération et des difficultés qui sont inhérentes au métier de prof… Parfois, je suis découragée et ai envie de tout laisser tomber pour me recentrer sur ma famille, la vie locale… Et puis parfois je suis portée par une classe qui me booste, ou un mot encourageant comme cet avis positif de l’inspecteur, ou encore par une équipe dynamique qui me donne envie de me dépasser. Alors j’ai des ailes et je sais pourquoi je fais ce métier. Je fonctionne par cycles, je ne m’inquiète plus de ces hauts et ces bas que je traverse. Mais grâce à cette dernière inspection, mon travail me semble plus légitime et ma pédagogie un peu… particulière me paraît enfin reconnue et entendue. J’ai moins l’impression d’être en freestyle total avec mes élèves et de devoir assumer ça seule face aux familles souvent demandeuses de traditions et d’une école conservatrice… (pas toutes, heureusement!). Bref, tout ça pour vous remercier, aussi, car vous avez été quelques unes à penser à mon inspection et à me demander comment cela s’était passé. Voilà, ça s’est bien passé ! 🙂

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  • J’écoute en boucle l’album Snow, d’Angus et Julia Stone (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines) et je ne m’en lasse pas. Que ce soit pour accompagner mes moments d’écriture, de lecture, des repas entre amis ou une soirée en amoureux, je trouve cet album parfait. Doux, cocooning (j’ai employé ce mot déjà trop de fois dans ce billet, cela ne va pas du tout), il me berce et créé juste exactement l’ambiance que j’aime. Il est parfait. En hiver comme au printemps. Et vous, le connaissez-vous ? Y-a-t-il un album qui vous fait cet effet là aussi ?

  • J’ai repris la natation depuis le début de l’année et je vais nager deux fois par semaine, une fois à Lyon centre, une fois le dimanche matin dans mon village. Ça me fait beaucoup de bien. Je sens que je progresse, que mon crawl devient plus rapide et plus souple même si je suis loin d’être une bonne nageuse. Et surtout, je vois que je travaille tous mes muscles, et surtout que je tonifie mon ventre qui a bien besoin de ça après ma grossesse car je peine à récupérer (#lavraievie). En plus, ça me délasse, me détend, muscle mon dos, et me fait travailler mon souffle. Bref, c’est parfait, j’espère tenir ce rythme encore longtemps, et pouvoir y ajouter plus de séances de yoga (j’ai peu de temps restant pour pratiquer, forcément).

Voilà pour nos petits bouts de vie de ces dernières semaines. Rien de palpitant, beaucoup d’inutile et d’insignifiant mais mis bout à bout cela représente un petit patchwork plutôt ressemblant de notre vie.

À très bientôt par ici, j’espère. J’ai un article en préparation sur les lectures de Little, et évidemment je mitonne un billet déco-rénovation avant/après que je pourrai rédiger dès que les travaux seront bels et bien finis !

Merci encore pour votre présence et vos petits mots que je lis toujours, toujours avec énormément de plaisir.

What make’s me happy

J’aime beaucoup cette période de l’année. Bon, ok, les arbres ont définitivement perdu leur beau feuillage doré, il pleut et la nuit semble grignoter presque toutes les pauvres heures du jour… mais, je ne sais pas, j’aime bien ces quelques semaines de transition entre le bel automne flamboyant et Noël. Et voici quelques petits plaisirs qui, malgré le temps maussade ou le stress du quotidien, peuvent rendre mes journées plus douces et plus lumineuses :

– prendre un bain bien chaud en plein après-midi, le week-end, lorsque Little fait sa sieste. Faire un gommage, laisser poser un masque sur mon visage, me chouchouter… Puis ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce et laisser entrer la forêt, son silence et ses mystères, dans la maison…

– allumer des bougies aux odeurs épicées dans n’importe quelle pièce où je me trouve ; bureau, salon, cuisine, et même salle de jeux !

– préparer Noël, faire des listes de cadeaux pour les proches, mais aussi réfléchir à ce qui me ferait plaisir (ben oui, je me chouchoute -bis ^-^)

– partir au fond d’un champs avec Little, chaussés de nos bottes en caoutchouc, pour faire nos emplettes directement chez notre producteur de légumes. En profiter pour patauger dans la boue au milieu des dindons, des poules, des lapins et de l’énooooorme cochon paresseux. Voir les yeux de Little s’agrandir de plaisir et d’étonnement à la découverte de tous ces animaux, si proches, bien vivants ! Et repartir avec un gros panier de légumes de saison qui ne m’a presque rien coûté. Punaise, mais qu’est-ce-que c’est chouette la nature !

– reprendre le yoga, à la maison, tranquillement. Face aux baies vitrées et à la vue sur la vallée, dérouler le tapis un peu usé, sortir mes nouveaux accessoires (une brique et une sangle !) et me détendre profondément.

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(Little devant notre cheminée, dans laquelle pour l’instant on ne fait brûler que de grosses bougies car on attend que le ramoneur vienne la remettre en marche)

– partager une tisane avec mon fils. Little adooooore la tisane vanille-lavande (avec une cuillerée de miel, forcément ^-^). Le soir, vers 17h, on se fait nos deux petits mugs, comme des papis-mamies, et on s’installe côté à côté sur le canapé pour la déguster, en faisant un puzzle, ou des legos… Et entendre Little dire de sa petite voix zozotante : « hum, est bon la tiz-zane, maman ». ❤

– regarder Stranger Things recroquevillée sous une épaisse couverture en polaire, trembler un peu de froid mais aussi de peur ^-^ (je suis une grosse chochote)

– l’odeur des mandarines qui flotte dans la maison. Et Little qui, de ses tous petits doigts agiles, pèle déjà allègrement les siennes. Le regarder grandir et être fière.

– regarder dehors, par n’importe laquelle de nos fenêtres, et m’émerveiller. L’autre soir, je crois que j’ai vu une chouette, toute blanche, dans le bois au fond du jardin. Parfois il y a les écureuils qui viennent sur la terrasse, mais aussi des petits moineaux mignons et gourmands. Il paraît que l’ancienne propriétaire a déjà vu des biches et même des sangliers traverser le jardin!!!

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(la vue depuis notre chambre)

-aller chez Ikéa pour terminer d’emménager correctement : acheter des étagères pour la salle de bain, quelques tapis, des rangements pour la cuisine ou le bureau, des chevets, et une magnifique parure de lit qui me faisait envie depuis longtemps…

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-cuisiner et savourer des soupes (depuis que j’ai vécu en Irlande, j’adore la soupe… Ils ont l’art et la manière de la manger, dans ce pays! Grosses tartines de beurre trempées dans le potage, mmh c’est un régal, bien plus gourmand que l’image light et diététique qu’avait avant la soupe pour moi)

-regarder des DVD de mes films doudous, et me faire une (re)immersion victorienne en regardant deux fois de suite (!) Pride and Prejudice (de Joe Wright) puis enchainer sur la mini-série si parfaite Pride and Prejudice BBC avec ❤ Colin Firth, avant de regarder Anna Karenine du même Joe Wright, pour terminer sur Atonement (Reviens-moi, en VF) toujours du même réalisateur. Et me rendre compte que, j’avais beau avoir déjà vu ces films, je ne m’étais pas aperçu que j’étais fan du travail de Joe Wright ^-^
Par contre, Anna Karenine était une découverte, et j’ai adoré (pourtant, je n’avais pas vraiment accroché avec le roman, alors que je suis habituellement fan de littérature du 19ème et que j’aime beaucoup les auteurs russes. Ce Tolstoï là, pourtant si encensé je le sais bien, ne m’avait pas emballée).
Et puis, Keira Knightley, quoi… quelle beauté, quelle grâce… je crois que j’ai vu absolument tous ces films, ça y est !

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– ne pas faire de shopping (ben oui, maintenant que je vis loin de tout !) et être fière. Et ressentir le contentement de consommer peu et mieux. Se nourrir d’autre chose et trouver ça bon.

– manger des biscuits de Noël et boire du thé de Noël

– sentir les odeurs de feux de bois qui envahissent toutes les rues du village…

J’aurais pu continuer encore… et pourtant je ne pensais pas que ma liste serait si longue ! Comme quoi, parfois, c’est bien de mettre par écrit ce qui nous rend heureux, ça permet de se rendre compte qu’on a vraiment un puits immense dans lequel puiser du bonheur et qu’on n’a pas de quoi se plaindre. Enfin, pas trop… ^-^

Et vous, des petits plaisirs de saison à partager avec moi ?

A bientôt !

 

 

Soir d’automne

Oh que j’aime ces dimanches soirs d’automne… Là, je sirote un verre de vin rouge ouvert hier pour un apéro entre voisins (il est délicieux, Robinson est parti ce matin en racheter deux autres bouteilles ^-^), une savoureuse odeur de beurre fondu et de persil emplit la pièce et me fait saliver à l’idée de déguster la poêlée de champignons que prépare Robinson. Little est couché, j’ai allumé une bougie, étalé sur la table une jolie nappe blanche et noire à grosses fleurs. Ce matin et cet après-midi, nous sommes sortis nous promener à vélo, profiter du soleil revenu après la météo apocalyptique d’hier. Pendant la sieste de Little, on a rangé et emballé des affaires, le déménagement se prépare tranquillement, mais la douceur de notre cocon actuel est toujours bien agréable. J’ai hâte de le quitter, mais je profite des derniers moments, avant que les cartons n’aient envahi l’espace, avant que le stress ne sature de ses tensions l’atmosphère de notre petit foyer.

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Pour accompagner ces jolies journées d’automne (mes préférées ! ), je lis un Fred Vargas, je trouve ces romans tellement doudous, tellement réconfortants (plutôt étrange d’utiliser ces adjectifs, lorsqu’on parle d’un polar, non ?… °-°), je tartine mon pain de gelée de coings pour accompagner mon thé du matin, je fais des tartes aux pommes et des gâteaux à la vanille. Je regarde des films anglais, parce-que j’adore ça, et que ça va tellement bien avec l’ambiance paisible, élégante et surannée de cette saison particulière.

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En automne, comme tous les ans, j’ai envie d’une paire de bottes en caoutchouc pour affronter la pluie sans avoir peur de me salir (mais, à vrai dire, je ne suis pas du genre à avoir peur de me salir… #teamgarçonmanqué), de la fabuleuse parka qui me fait rêver depuis plusieurs années à présent, de bottines à lacets, en cuir marron, toutes souples et gavroches, de rouge à lèvres aubergine et bordeau foncé, de me teindre les cheveux en roux, de ne plus sortir de chez moi sauf pour passer au marché me ravitailler en champignons et en châtaignes (mais qui ne se nourrit que de ça…?), de dormir et de lire, et de regarder des films en amoureux. L’automne, saison hautement cocooning…

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D’ailleurs, si vous avez envie d’un petit film parfait pour la saison, j’ai vu et beaucoup aimé Mémoires de Jeunesse (Testament of Youth en VO), avec le très beau Kit Harrington (John-Ohmygod-Snow de Games of Thrones), et l’irrésistible Alicia Vikander, que je découvrais ici et dont j’ai envie de regarder tous les films (belle, talentueuse, intelligente… Cette fille est impressionnante !). C’est une histoire vraie, d’amour et de guerre, de littérature et de femmes intelligentes et indépendantes. Ça se passe en Angleterre au début du siècle, et rien que ça, c’est suffisant pour me faire aimer ce film (les paysages de campagne m’ont fait rêver…).

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Je vous laisse, la poêlée de champignons est servie, Robinson a re-rempli mon verre, et un vieux film nous attend (on va même faire éclater du pop corn ! #commeaucinémaquandtuasunenfant). J’espère que vous profitez vous aussi de ces belles journées rousses et or, et que ce rapide billet vous a plu.

A très bientôt,

 

Travel with me #Ecosse

Bonjour !

Merci merci mille mercis pour tous vos mots attentionnés, pour le temps que vous prenez pour m’écrire ici, pour vos commentaires, vos avis, vos conseils, vos encouragements. Vos messages sont toujours si bienveillants, si plein de gentillesse, c’est incroyable, j’ai une chance de dingue et j’en suis consciente, je savoure chacun de vos commentaires, je vous jure, chaque notification est une fête. Je suis désolée, car je n’ai pas assez de temps en ce moment pour à la fois écrire sur ce blog et répondre aux commentaires, ça m’énerve, je n’aime pas ça, laisser vos petits mots sans réponse, mais j’ai bon espoir que dans peu de temps j’aurai trouvé mon rythme de croisière et que je pourrai me dégager un peu de temps pour venir plus régulièrement ici. En attendant, je m’oblige à ne pas déserter en me fixant des petits objectifs, comme ce billet sur les vidéos de nos voyages qui tombe à pic ! Aujourd’hui, je vous emmène dans ma valise direction : l’Ecosse.

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Nous sommes partis en février dernier, j’étais alors enceinte de 3 mois, et nous savions que ce voyage serait le dernier avant notre petite parenthèse « on a un bébé ». On en a donc profité à fond, tant et si bien que les 10 jours sur place ont filé à une vitesse folle et qu’on a l’impression de n’être restés qu’un week-end ! Frustrant, certes, mais en même temps c’est bien la preuve que ce voyage nous a énormément plu et, on se l’est promis, on y retournera, plutôt deux fois qu’une d’ailleurs !

Les conditions étaient parfaites pour nous : on aime partir à la saison froide car il y a beaucoup beaucoup moins de touristes, et les paysages enneigés sont souvent tout aussi beaux, voire plus époustouflants encore, que la nature en plein été par exemple (ça dépend des pays, bien sûr, et puis c’est aussi que nous, on adore la neige!!). Bien sûr on a eu de la pluie, des rafales de vent, des tempêtes de neige même… Mais généralement, plus les conditions sont « extrêmes », plus on profite. Je ne sais pas vous, mais je préfère mille fois faire une randonnée dans le froid qu’en pleine chaleur. L’effort est bien moins pénible lorsqu’il ne fait pas trop chaud, et braver les éléments, en plus de gravir les sommets, procure un sentiment de satisfaction deux fois plus intense !

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Sur cette vidéo, vous allez voir :
– nos petits-déjeuners sur la route, dans les B&B ou dans les hôtels de luxe… On a fait un bon gros mélange des genres durant ce voyage, alternant vieux B&B miteux et hôtel 5 étoiles dans une crique. C’est marrant de faire ce genre de grand écart quand on voyage. Ca permet de ne pas se lasser des bonnes choses et ça aide à relativiser, à voir le bon côté des chambres pourries et des petits-déjeuners beurk ^-^
– mes cheveux très très courts et coupés très approximativement ; c’était la période où je laissais repousser après avoir eu un bol, et je crois qu’on peut dire sans hésitation que c’était l’un de mes pires moments capillaires ever…
– beaucoup de routes, car elles étaient sublimes et participaient vraiment du dépaysement
– notre guide et les mannequins de cire du château où a été tourné le film Higlander entre autres -> le château le plus visité d’Ecosse apparement
– beaucoup de pluie, mais hé, on est en Ecosse !
– de la bière et du whisky (forcément)
– les bonus et scènes coupées : en réalité, ce sont des rush qu’il me restait, que je ne voulais pas jeter car ils apportaient quelque chose dans le récit de notre voyage, mais que je ne savais pas comment organiser. Alors je les ai découpés en plein de très courtes bandes, que j’ai mixées entre elles. Ce qui fait que vous aurez peut-être l’impression de regarder toujours la même chose plusieurs fois de suite, alors qu’en réalité la séquence progresse mais est très hachurée, donc ça ne saute pas aux yeux. Ça vous paraît peut-être incompréhensible mon charabia, regardez vous verrez par vous mêmes ^-^

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Pour celles/ceux que ça intéresserait, voici un résumé de notre parcours  (nous avons fait un itinéraire très simple) : Edimbourg, les Caighorn, les Highlands et le Loch Ness, le Glen Afric, Inverness, Plockton (et son fameux château donc, le Eilan Dolan Castle) , Ile de Skye, Glencoe, et retour à Edimbourg (où nous avons mangé dans le meilleur restaurant de notre vie entière !!!).

Voici le lien de la vidéo, et le mot de passe est : biersandfries !

J’espère que ça vous plaira ! C’est ma vidéo la plus aboutie, celle où j’ai pu le plus réfléchir aux plans de film, à quelques « effets » (rien de foufou hein!), et la bande-son choisie me satisfait bien plus que pour la vidéo du Costa-Rica. Mes passages préférés sont ceux des jours 3 et 4 (j’adore ce morceau !) et la dernière séquence, qui commence par un monticule de pierres de randonneurs (même chose : j’aime vraiment cette chanson!). Il y a quelques lenteurs au début selon moi, j’aurais aimé faire mieux pour la séquence sur Edimbourg, mais bon, la prochaine fois je m’améliorerai encore ! En tous cas, à chaque fois que je regarde ce petit film, j’ai envie de retourner en Ecosse, il y a encore mille choses à explorer là bas, et les paysages sont vraiment impressionnants de beauté – comme je vous l’avais dit, ça nous a beaucoup fait penser à la Nouvelle-Zélande.

A très bientôt ! Bon voyage 😉