Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Et pendant ce temps là…

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Je pensais pouvoir écrire encore un petit billet ici fin juillet, avant de partir en vacances, mais le temps a été plus rapide que moi et je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, sans ordinateur, sans possibilité d’écrire ici, et sans avoir dit au-revoir… Bon, j’imagine que vous vous doutiez que mon silence n’était du qu’à mon départ de Lyon vers l’ouest, et pas à une désertion bloguesque ^-^

J’ai des tonnes de choses à écrire, car lorsque je m’isole un peu, lorsque je pars longuement marcher, lorsque je me coupe du quotidien, généralement l’inspiration vient, et les idées de billets avec elle. J’aimerais vous parler de mes lectures de vacances, beaucoup de coups de coeur à partager. J’ai envie de faire un billet sur les vacances en van avec un bébé. Et plein de réflexions sur la vie, le quotidien, la consommation, me sont venues à l’esprit durant nos longues randonnées estivales.

J’espère que vous n’avez pas abandonné et déserté ce blog à cause de ma longue absence inexcusée. Je suis en train de vivre une des périodes de l’année que je préfère – la rentrée – mais aussi une des plus intenses, aussi j’espère pouvoir revenir rapidement par ici. J’ai des résolutions à prendre et des objectifs à fixer (je veux faire trop de choses et ce n’est plus possible, il faut donc que je renonce à certaines activités et priorise certaines autres). Cette nouvelle année qui s’amorce s’annonce remplie et réjouissante !

A très bientôt ! Bonne fin d’été !

 

La fille qui avait mille passions

Cette fille, vous vous en doutez bien, c’est moi. Robinson me fait souvent cette remarque. J’ai envie de faire trop de choses. Mes journées sont trop courtes. J’aimerais avoir plus de temps encore pour lire, tisser, marcher, nager, coudre, écrire, voir mes amis, tricoter, cuisiner, profiter de Robinson et de Little, fabriquer des trucs, jardiner, faire du yoga, rêvasser, etc… Mais les journées font bien 24 heures, pas une de plus, et il me faut faire des choix, ce qui n’est pas toujours facile… Si je m’écoutais, j’aurais une pièce pour chacun de mes loisirs, et j’entasserais à ma guise boîtes de fils et cartons de pelotes, sac de piscine et livres, notes, sacs de terre et bottes en caoutchouc…Comme cela est impossible, je « range » mon bazar un peu partout dans notre appartement, là où il y a de la place (une étagère vide dans la bibliothèque, un casier inutilisé dans une commode, la penderie de Robinson ou celle de Little… ^-^).

La couture, par exemple, j’adore. L’idée de créer ses propres vêtements est tout de même incroyablement pratique, non ? Sauf que bon, j’avais déjà trop de loisirs, pas assez de temps, alors, raisonnable que je suis, j’avais mis de côté cette envie de coudre. Heureusement pour moi (et pour Robinson) pour se lancer dans la couture il faut une machine à coudre (assez onéreux, l’équipement, donc)… Si jardiner, ou marcher, ou le tissage ou le tricot avaient nécessité un tel investissement je ne m’y serai sans doute jamais mise, ou en tous cas, j’aurais fait des choix et restreint mes activités. C’est difficile de débourser une grosse somme pour un équipement qu’on n’est pas sûr d’utiliser à long terme, acheter une machine à coudre d’accord, mais encore faut-il avoir déjà essayé de coudre et être certain(e) de vouloir s’y mettre pour de bon. Et ce n’était pas mon cas (enfin, j’avais déjà essayé bien sûr, mais il y a longtemps, et sur de vieilles machines…).

Du coup, cette fameuse jupe qui me faisait envie, c’est elle qui a déclenché mon coup de coeur pour la couture. Je ne me serais pas lancée sans un projet qui en vaille le coup derrière. J’ai trouvé le tutoriel, acheté le tissu (et les accessoires de couture !), découpé les pièces selon le patron, épinglé, et puis j’ai attendu. Car, une fois tout cela achevé, ne restait plus qu’à assembler les pièces avec une machine à coudre. Que je n’ai pas, donc.

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J’attendais d’aller chez mes parents, car ma maman coud un peu et à une MAC (= une machine à coudre pour les intimes ^-^). Là, je pensais que j’allais me faire aider, voire, filer l’ouvrage à ma mère et la regarder coudre gentiment la jupe de mes rêves. Mais finalement, j’ai eu envie de me frotter à la bête et de me débrouiller seule. Même quand la canette du dessous m’en a fait voir de toutes les couleurs, je n’ai pas baissé les bras (c’est à dire, appeler ma maman à la rescousse) et j’ai essayé de régler le problème en m’aidant de forums et de tutos vidéos (merci internet).

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Et c’est ainsi que je me suis lancée dans la couture. Et là, je crois que j’ai attrapé le virus – on ne m’arrête plus. Après la jupe, j’ai eu envie d’essayer d’autres choses. J’ai pris mon pull favori, qui a une coupe toute simple, comme un grand carré avec des manches. Je l’ai posé sur un large morceau de tissu, et j’en ai tracé le contour, deux fois, comme s’il s’agissait d’un patron. Puis, j’ai découpé les deux morceaux de tissu, les ai assemblés sans trop y croire, et TADAM…. ça a fait un pull ! Je crois que ma mère n’en revenait pas, elle non plus.

Après cela, j’ai cousu une petite taie de coussin, assortie à mon pull, et un leggings pour Little (ainsi qu’un blommer, mais je ne l’ai pas pris en photo…), mais il a fallu calmer ma frénésie car, de retour à Lyon, je n’ai pas de machine à coudre pour donner libre cours à mon envie de faire des vêtements ! Pas grave, j’ai tout de même acheté quelques mètres de chouettes tissus, et un patron, une blouse à basques magnifique (nommée Marthe) qu’il me tarde d’essayer de réaliser ! (Même si, honnêtement, je pense qu’avec ce patron je vais atteindre mes limites, et qu’il va m’être très compliqué de coudre ce vêtement…)

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Peut-être que l’achat d’une machine à coudre sera bientôt d’actualité. Je réfléchis encore… il me faudrait trouver un endroit où la mettre chez nous, or, on n’a plus beaucoup de place, on a déjà du mal à trouver où étendre le linge, où installer la chaise haute de Little, où ranger certains objets…
On verra ! De toutes façons, je mets ma nouvelle lubie en stand-by, il est temps à présent de se reconcentrer sur une échéance de plus en plus proche : la reprise du travail. Je n’aurai plus beaucoup de temps pour mes loisirs, et les deux prochains mois risquent d’être très, très intenses ! Heureusement, c’est aussi le retour des beaux jours, et j’ai bon espoir que le soleil, les apéros en terrasse, les balades sous les arbres fleuris m’apportent le plein d’énergie et m’aident à passer sereinement ce cap ! On y croit 🙂

En attendant, je ne me lasse pas d’admirer la photo de la petite blouse Marthe qu’il me tarde de coudre ! J’ai déjà prévu pour elle un magnifique tissu gris à têtes de renards, hâte hâte hâte !

Et vous, cumulez-vous aussi les loisirs ? Avez-vous aussi ce besoin de créer, de fabriquer des choses, constamment ? Vos journées auraient-elles besoin elles aussi de quelques heures supplémentaires… ? ^-^ 

A très bientôt !

Be green, be proud – part 2

(si vous souhaitez lire la première partie, c’est ici) (j’en profite pour vous remercier pour l’accueil que vous avez fait au premier article sur le thème et pour vos encouragements. Vous êtes au top !! )

Après la prise de conscience, retour à la réalité

Lorsque je suis rentrée de ce voyage, donc, j’ai du reprendre ma vie là où je l’avais laissée seulement deux petits mois auparavant, deux petits mois qui me parurent être un million d’années, tellement je n’étais plus la même. Mes envies avaient changé, et je n’arrivais plus à faire l’autruche. Je me souviens très bien, pendant des mois j’ai été incapable de me vernir les ongles, dégoutée par ce simple acte d’utiliser un produit hyper chimique, dont la production, le conditionnement et l’utilisation étaient inévitablement tout sauf écologiques. J’ai connu une période un peu extrême et ça a été difficile de me réadapter la vie « normale ». Partout je ne voyais que gaspillage des ressources, et les comportements de masse me rendaient hystérique. J’ai eu un grand passage à vide à ce moment là et il m’a fallu une réelle période d’ajustement pour retrouver un certain équilibre dans ma vie.

Mais fatalement, une seule problématique tournait en boucle dans mon cerveau : comment faire pour que nos comportements de consommateurs changent ?? Comment faire prendre conscience aux gens de l’impact de leurs gestes, aussi anodins semblent-ils être ?

Finalement, la réponse aux questions de société que nous nous posons est toujours la même : la seule arme dont nous disposons est l’éducation. Et, imaginez un peu la chance que j’ai, moi qui désirais si ardemment pouvoir changer les choses, de faire le métier d’enseignante !!! Alors j’ai essayé, depuis, d’utiliser mon job pour sensibiliser les jeunes générations. Je ne parviendrai peut-être qu’à convaincre un seul enfant dans toute ma carrière, en l’aidant à développer une vraie conscience écologique… et si c’est le cas, j’aurais déjà réussi mon pari, j’aurais déjà oeuvré pour la planète, à ma toute petite échelle.

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A l’école

Dans ma classe, on recycle tous les papiers, on ne gaspille rien, j’imprime et photocopie tout en recto-verso, on compte les photocopies, on récupère les feuilles de brouillon des parents-cadres qui consomment des ramettes et des ramettes de papier pour rien (mon mec fait partie de ceux là, et j’ai beau le houspiller, dans son service ils continuent d’imprimer bêtement leurs emails et d’utiliser une feuille entière pour imprimer 3 chiffres… Grrrrr!!) (mais, encore une fois, je n’ai pas fait cela pour rien, car depuis quelques mois il me rapporte toutes les feuilles imprimées au recto afin que je les réutilise en classe comme papier brouillon)… Ce sont des petits gestes répétés au quotidien et que j’espère ancrer durablement dans le comportement de mes élèves. Petite fierté numéro 1.

A la maison – le tri des déchets

Et puis l’année dernière je réfléchissais à nos déchets, parce que c’est typiquement le sujet pour lequel on peut facilement faire l’autruche. On met tout à la poubelle, on jette sa poubelle dans le vide-ordure de son immeuble ou bien dans la grande poubelle verte de sa maison, les éboueurs passent et hop, fini on n’en parle plus. J’ai finalement pris mon courage à deux mains pour lever le petit mouchoir que j’avais osé sur le sujet et j’ai imposé à mon esprit de se répéter plusieurs fois tout le cycle « de vie » des déchets.
Bon, ok, une fois que mon cerveau a eu bien imprimé que tout finit par être brûlé et donc à créer du CO2 qui dégomme notre couche d’ozone, je n’ai plus pu garder mes oeillères et faire celle qui ne savait pas. Et, comme d’habitude, comme je suis un peu extrême, il a fallu que je fasse quelque chose pour compenser.
Déjà, le tri a toujours fait partie de nos habitudes, c’est complètement automatique de ne pas jeter dans la même poubelle les canettes / plastiques / boîtes de conserve / cartons et le reste… au point que, dans la rue, j’ai du mal à jeter un emballage dans une poubelle publique, alors qu’il devrait être recyclé… (du coup, je le mets dans ma poche et je le jette chez moi ^-^)…

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Aller un peu plus loin – le compost

Et puis petit à petit, l’idée de jeter à la poubelle nos épluchures de légumes a commencé à me turlupiner. Je voyais les épluchures de carottes qui ne demandaient qu’à pourrir gentiment pour retrouver leur état organique premier, mais qui fatalement, dans la poubelle, avait comme destinée de grossir le monticule de déchets à brûler récoltés par les éboueurs… Et ça me rendait malade.
Alors je suis devenue incapable de jeter mes épluchures… ! J’ai donc commencé à les mettre dans un seau sur notre balcon. Ainsi, sans vraiment le décider, nous nous sommes lancés dans le compost urbain. Petite fierté numéro 2.

Et puis cet été, je discutais avec mes parents de mon désir d’installer un bac de compost dans le jardin collectif de notre immeuble, et je m’étonnais qu’eux mêmes, avec leur grande maison et leur grand jardin, leur amour du jardinage, leurs racines campagnardes, ne fassent pas de compost et jettent leurs déchets organiques à la poubelle. Mon père était même très réticent sur le sujet ! A cela, une raison :  il avait, par le passé, essayé de faire un compost dans un bac composteur, mais à sa sauce et sans véritablement respecter les règles de base du compost (il y mettait des kilos d’herbe coupée, ne retournait pas le contenu du bac, ne mettait pas de matière sèche, jetait certains déchets qu’il ne faut pas mélanger au compost…). L’échec de cette première tentative l’avait découragé et dégouté. A plusieurs reprises, j’ai mis le sujet sur le tapis, argumentant encore et encore, face au non catégorique de mon père. Jusqu’à ce qu’un jour, au téléphone, ma mère me glisse d’un air entendu : « ah, au fait, papa a fait un compost derrière le potager… « . J’étais vraiment contente et fière d’avoir insisté assez pour le faire changer d’avis. Petite fierté numéro 3.

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(le composteur collectif, dans un jardin partagé de notre quartier, où l’on dépose notre sac de compost tous les samedis matins)

Qu’est-ce que je peux faire si je veux être éco-responsable au quotidien sans trop me prendre la tête ?

Acheter en vrac, avoir toujours sur soi des grands sacs pour ne pas acheter / gaspiller de sacs plastiques, acheter local et bio dans la mesure du possible, manger des fruits et légumes de saison, manger très peu de viande et jamais des trucs en barquette achetés en grandes surfaces, ne pas gaspiller la nourriture et mettre les restes en tupperware pour les repas suivants, acheter sur le Bon Coin plutôt que neuf (électroménager, vêtements pour bébé, jeux, livres, meubles… on passe systématiquement par ce site avant d’aller en magasin et on est rarement déçus ! ), ne plus acheter de conneries en plastique et de vêtements pas chers et « jetables » – réfléchir à ce dont on a besoin, ce qui nous ferait vraiment plaisir, ce qu’on gardera dans le temps… ne pas manger dans des enseignes telles que MacDo et compagnie, éviter les grandes marques/grandes filiales sans éthique ni engagement, se déplacer en vélo/transports en commun, réfléchir à son impact écologique et à l’empreinte carbone de chacun de nos actes…  autant de petits gestes qui nous sont devenus évidents au quotidien. Ils sont aujourd’hui devenus naturels mais sont le fruit de notre réflexion et de notre désir de nous impliquer un peu plus dans la préservation de notre environnement. C’est tout bête, tout simple, et on n’y pense plus car c’est devenu « normal » (et tant mieux. C’est ce côté « réflexe » que je souhaiterais plus que tout inculquer à mes élèves), et surtout c’est à la portée de tout le monde. D’ailleurs,  on s’est aperçus qu’acheter notre nourriture au marché en bas de chez nous et manger local nous coûte moins cher que lorsque nous achetions nos aliments au supermarché du quartier ou chez Grand Frais (bien sûr, si on faisait nos courses à Lidl cela serait encore moins cher, c’est vrai. Mais les légumes/fruits de cette enseigne proviennent rarement de France…).

Alors voilà, compost, tri des déchets, recyclage, consommation réfléchie et responsable… ce ne sont que de toutes petites actions, mais au quotidien elles me permettent d’appliquer des principes qui me paraissent fondamentaux, et elles m’apportent aussi une certaine fierté – même s’il y a tellement plus à faire, encore : nous avons réussi à changer nos comportements pour être plus en accord avec nos idéaux, et cela nous rend fiers et nous donne envie de continuer et d’en parler autour de nous, afin d’encourager le plus grand nombre à réfléchir à la question environnementale (si ce n’est pas déjà fait, bien sûr – car malgré tout, de plus en plus de monde se sent concerné par le sujet, heureusement).

Bien sûr, il nous reste du chemin à parcourir, il nous faut encore améliorer plein de choses dans notre quotidien : notre consommation de manière générale, nous achetons encore trop de choses avec pleins d’emballages, trop de plastique… nos virées chez Zara et H&M… et puis, mine de rien, les voyages que l’on rêve de faire et qui ont une empreinte carbone ÉNORMISSIME… Bref, il nous reste beaucoup de travail si l’on souhaite vivre en accord total avec nos principes. Mais pas la peine de se mettre la pression non plus, comme pour tout, il est préférable de faire un petit peu et s’y tenir régulièrement sur la durée, que de vouloir déplacer des montagnes et abandonner en chemin par découragement face à l’ampleur de l’objectif, non ?

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Nous continuons donc de réfléchir à nos comportements et à notre impact sur la planète. Notre voyage au Costa Rica a participé à cette réflexion et nous a donné encore un peu plus de grain à moudre (pays de l’éco-tourisme, et lieu d’implantation de la Earth University, entre autres). Avoir un enfant, indéniablement, lève encore un peu plus le voile sur ces grandes questions, car on se demande forcément quel monde nous allons laisser aux générations futures ; je regarde Little, je l’imagine grandir, devenir adulte, avec un métier, des rêves, rencontrer une femme et fonder une famille… les contours du monde qui se dessinent en décor derrière ces projections dans le futur me font un peu flipper, alors plutôt que de mettre le problème dans un coin et d’essayer de l’oublier, je veux faire partie de la dynamique à l’oeuvre pour changer les choses. Et vous ?
Dites-moi ce que vous inspire ce sujet, et si vous vous sentez concerné(e)s par cela. Avez-vous des conseils à partager ? Des échecs/découragements à confier ? Des petites satisfactions qui vous rendent fiers/fières vous aussi ?

Be green, be proud – part 1

Prologue : ce billet me tient à coeur, cela fait des semaines que j’y pense, que j’essaie de trouver dans ma tête comment aborder ce sujet, comment vous expliquer ce qui se passe dans mon esprit, comment vous motiver, comment vous convaincre si ce n’est déjà fait… En le rédigeant, je m’aperçois que je dois creuser plus que je ne le croyais, et pour éviter que cet article ne soit trop indigeste, je vais le scinder en plusieurs parties, sans doute deux, peut-être trois si vraiment je suis trop prolixe. Si vous aimez lire ce blog, alors s’il vous plaît, faites moi ce plaisir, lisez cette série de billets (oui, je fais du chantage affectif ^-^). Le sujet est trop important et dans ces articles je vais mettre beaucoup de moi-même, de mon temps et de ma personne, j’espère qu’ils ne resteront pas lettres mortes. N’oubliez pas : il n’y a pas de petits gestes, il ne faut pas se décourager face à l’ampleur de la tâche, ni se croire seul face au problème. On fait partie d’un tout, et notre comportement peut tout changer, on peut être la goutte qui fait déborder le vase, on peut être la plume qui fait pencher la balance… Je suis heureuse d’avoir ce blog pour pouvoir partager aussi ce genre de choses avec vous, et utiliser cet espace d’expression comme une véritable tribune qui me donnera peut-être l’opportunité de toucher un peu plus de monde… 

Commencer par le commencement : la prise de conscience

En 2014, rappelez-vous, je suis partie deux mois pour un genre de tour du monde accéléré : Sydney – Nouvelle-Zélande – Tahiti – Côte Ouest des Etats-Unis. Ce voyage a été un électrochoc pour moi, il m’a fait prendre conscience de tout un tas de choses me concernant, mais aussi (surtout) extérieures à moi-même. La Nouvelle-Zélande, surtout, m’a énormément marquée. Pour l’anecdote, c’est Robinson qui tenait absolument à passer par la NZ, alors que moi je me serais bien contentée de faire une escale plus longue en Australie et d’y parcourir la côté des surfeurs (forcément, ah ah…). Heureusement, l’organisation des voyages, c’est toujours lui qui s’y colle, je lui laisse volontiers les rennes, aussi je n’ai pas insisté et la NZ a figuré sur notre tour. THANKS GOD !! C’est ainsi que je me suis retrouvée à parcourir ces 2 îles à l’autre bout du monde, en camping-car, durant un mois, et que je me suis pris la claque de ma vie.

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vers Twizel, là où ont été tournées certaines scènes du Rohan dans Lord of Rings

En NZ, ils ont tout compris : le fait qu’il s’agisse d’une île, assez isolée, a très vite fait comprendre à la population qu’elle était responsable de sa faune et de sa flore et qu’elle devait tout faire pour la protéger. Là où nous, en Europe, avons depuis longtemps abdiqué et tentons tant bien que mal de réparer les dégâts et d’enseigner aux gens les gestes écolos en leur démontrant que la planète est avant tout LEUR planète (sans succès) (enfin, du moins, l’impact est minime), en NZ c’est ancré dans les esprits, et les comportements éco-responsables sont une évidence : toilettes sèches partout sur le territoire, presque aucune autoroute (seulement aux abords des grands villes, qui sont peu nombreuses), contrôles extrêmement sévères de ce qui entre et sort du territoire (ex : nous avons débarqué en pleine nuit à l’aéroport après un séjour à Sydney. Sous nos chaussures de rando, encore un peu de sable d’Australie… on s’est fait arrêter par les contrôleurs de l’aéroport, peu importait qu’il soit 1h du matin et qu’après l’atterrissage de notre vol, l’aéroport fermait. Les contrôleurs ont pris nos chaussures, sont allés laver les semelles, et nous ont épargnés une grosse amende car ils ont vu qu’on hallucinait un peu. J’ai trouvé ça fabuleux. Bien sûr, un tel contrôle dans nos pays ouverts aux quatre vents et quadrillés en long, large et travers de vols/réseaux chemins de fer/autoroutes, serait complètement impossible, d’un point de vue logistique…). Une mauvaise expérience (l’insertion dans leur environnement d’une espèce protégée venue d’Australie, qui s’est démultipliée à la vitesse de la lumière et a ravagé leur faune et leur flore) les a rendus intransigeants. De plus, l’économie de la NZ est en partie dynamisée par ses paysages de rêve et ses panoramas à couper le souffle. Leur environnement est une manne financière, grâce à lui l’île et ses beautés se sont faites connaître au cinéma et sont réputées auprès des amateurs de voyages et de nature.

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dans la région des Fjords, sur l’île du Sud

Bref. En Nouvelle-Zélande, j’ai pris conscience que (ou plutôt : je me suis pris en pleine figure la réalité que) la nature est une force merveilleuse mais d’une fragilité indéniable. Ce shoot de paysages, de verdure, de décors sauvages m’a fait réaliser qu’on n’avait plus vraiment cela en France (même les Alpes, majestueuses et imposantes, ne sont pas aussi désertes que la plupart des régions de NZ…!) : des habitations partout, des routes et des autoroutes qui quadrillent notre territoire, trop de voitures, trop de villes, trop de pollution, trop de monde…

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la région des volcans vers le Tongariro Parc, sur l’île du Nord, l’un des endroits qui m’a le plus marquée

Alors bien sûr, on ne peut rien faire contre cela, c’est la vie, c’est ainsi qu’a évolué notre société, vouloir se battre contre cela est vain : nous ne sommes pas en NZ, nous ne vivons pas sur une île protégée de tout et peu peuplée, et nous ne reviendrons jamais à l’ère de pierre, c’est certain. Mais lorsque je suis rentrée de ce voyage, où j’avais été si durablement et si profondément en communion avec la nature (se lever au milieu des fjords déserts, faire un running dans des kilomètres de prairie sans âme qui vive, faire du snowboard sur un volcan enneigé qui est entré en éruption peu de temps auparavant… on se sent vraiment petit et insignifiant face à la nature, en NZ…) j’étais changée.

J’ai eu une véritable prise de conscience écologique. Là où avant, je ne voyais qu’un sujet à la mode et un peu rébarbatif (mais pas déconnant pour autant), je découvrais une réalité alarmante et la nécessité d’un engagement sincère et proactif. Bien sûr, l’ampleur du problème et de la tâche sont décourageants. Et souvent j’ai envie de baisser les bras. Mais je repense à la Nouvelle-Zélande et cela me redonne l’envie de me battre pour la planète.

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La partie 2 de ce billet sera publiée mercredi prochain. J’espère que ce n’était pas trop indigeste ! Ma démarche sur ce blog vous semble-t’elle logique et, surtout, utile ? A très vite !

Nourrir son âme

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Je vous le confessais dans ce billet, je n’ai pas fait de yoga depuis les attentats du 13 novembre. Cela fait donc 3 mois. Et je ressens ce manque.
Je ne vous parlerai pas que de yoga aujourd’hui, rassurez-vous (pour celles/ceux qui en ont marre de mes articles dédiés à ce sujet ^-^). C’est juste que ce manque est le point de départ d’un constat.

Trois mois sans yoga, donc, et je sens en moi de plus en plus de nervosité. Ce n’est pas le fruit de mon imagination, car Robinson a constaté la même chose. Alors bien sûr, l’hiver et ses courtes journées, le quotidien et sa routine, l’ambiance générale un peu morose de ces dernières semaines, sont autant d’ingrédients à prendre en considération pour expliquer mon état à fleur de peau de ces derniers temps. Mais je sais bien que je suis aussi, en partie, responsable de celui-ci ; n’ai-je pas un peu négligé d’entretenir ma spiritualité dernièrement ?

A être tous les jours à la maison avec mon fils, je passe finalement beaucoup de temps à papillonner, à ouvrir mon ordinateur et mes boîtes mails, à errer sur internet, à lancer des séries ou des films que je ne regarde que 5 minutes. Car c’est bien ça le coeur du problème : avec un bébé à gérer, on n’a jamais plus de 5 minutes devant soi. Alors on ne se lance dans rien, par peur d’être frustré(e) de ne pas pouvoir finir. C’est plus simple d’ouvrir Instagram et de faire défiler les images, que d’attraper mon livre et d’essayer de reprendre ma lecture là où je l’avais laissée ; le temps que je me remette dedans, bim, Little appelle ou s’impatiente, et je dois abandonner mon bouquin. Ou alors, parfois, tout simplement, je suis incapable de rester concentrée assez longtemps pour lire, car je surveille bébé en même temps, ou suis préoccupée par des soucis extrêmement terre-à-terre (la purée de bébé, le transit de bébé, le chauffage dans la salle de bain, l’aspirateur à passer, la Poste,  les courses… voilà en gros le tableau…!).

Je me suis aperçue que je négligeais de nourrir mon esprit, qui était donc constamment azimuté par les sollicitations des réseaux sociaux, des blogs, des vidéos youtube, des séries, des films sur Netflix… Au lieu de me poser pour lire, ou pour écrire, au lieu de prendre un peu de temps pour réfléchir, me documenter, m’inspirer, au lieu de mettre mon cerveau sur off, de m’octroyer une vraie pause réparatrice grâce au yoga, je m’éparpille, gaspille mon temps, papillonne.

Je ne m’auto-flagelle pas. C’est dur de tout faire, on ne peut pas contrôler chaque minute de son quotidien, et avec un bébé il faut être souple et s’adapter aux aléas : alors non, je ne vais pas m’imposer un emploi du temps avec des heures de yoga, d’autres de lecture, des siestes et un temps restreint sur internet. Je pourrais le faire et ça pourrait marcher, mais… commençons avec moins d’ambition ! Avoir pris conscience de cela, c’est déjà un grand pas. Aujourd’hui, je prends le temps d’écrire ce billet, et de cuisiner. Demain, peut-être, j’essaierai de faire une séance de yoga, ou de lire une heure. Pas de stress ni de contraintes, la culpabilité et la pression ne sont pas les alliées de quelqu’un qui essaie d’être plus zen, plus alignée, moins irritable, moins nerveuse.

Le yoga me calme physiquement, c’est sûr, mais il y a tout l’a-côté qui entre en jeu aussi, l’univers du yoga : les gens bienveillants, la philosophie du « ce qui doit arriver arrivera, c’est le destin/karma », le non-jugement… Quand je pratique plus régulièrement, je m’inscris durablement dans ce cocon apaisant, et surtout j’y trouve plus facilement refuge lorsque la réalité du monde m’agresse. Je suis alors capable de relativiser, mon cerveau parvient à court-circuiter les ondes négatives, bref, le yoga permet à mon corps de filtrer toutes les violences et le stress du quotidien, mon esprit ne se laisse pas envahir, et je reste plus zen. Tous ces automatismes, dernièrement, ce sont estompés : je n’ai pas entretenu ma spiritualité par la pratique, alors je suis à nouveau vulnérable, je le sens. Me voilà à m’énerver plus vite, à laisser l’irritation monter en moi, à ne pas supporter certains petits désagréments…. je déteste être comme ça, ce n’est pas moi, ni ce que j’ai envie d’être…

Alors voilà, je le sais, j’ai besoin de faire du yoga, et j’ai besoin de lire et écrire ; ce ne sont pas uniquement des loisirs plaisants, ce sont des sources de recentrage qui m’aident à être la personne que je veux être, quelqu’un d’équilibré et de bien dans sa peau. Je vais essayer de prendre un peu de temps pour m’y remettre sérieusement, il le faut, et pas seulement pour moi mais pour mes proches aussi…

Et vous, cela vous arrive-t’il de ressentir ce besoin de vous ré-ancrer, de vous ré-aligner ? Quels sont vos moyens de vous retrouver, de vous réparer ?

NB : la photo (prise au retour de notre week end au ski, le ciel était beau à couper le souffle) est personnelle mais libre de droits. La citation qui y figure est de Jorge Luis Borges

Bilan de début d’année – les billets en cours

Je me suis rendue compte que certains de mes billets auraient nécessité une suite, une deuxième partie, un retour, mais que je laissais dormir aux oubliettes de la blogosphère. Par exemple, l’an passé, je vous avais parlé de mes bonnes résolutions : bien hydrater ma peau, et boire plus d’eau tout au long de la journée. Aussi, j’avais entrepris le challenge « 30 days of yoga with Adriene » et je n’ai pas rédigé la dernière partie de ma review sur le sujet… Enfin, je vous avais annoncé notre week-end à Amsterdam (avec Little agé de 2 mois) et promis de vous en toucher un mot, et puis le temps a passé et je ne l’ai pas fait ! Shame on me ! Heureusement, aujourd’hui, j’ai décidé de rattraper mon retard et de clore ces différents chapitres ouverts ça et là sur le blog.

Les bonnes résolutions de 2015, on en est où ?

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Ce n’était pas encore officiel mais, en janvier 2015, je savais déjà être enceinte, aussi cela explique pourquoi j’avais tant besoin d’insister sur l’hydratation de ma peau. J’avais une peur bleue des vergetures ! Je savais très bien que je n’étais pas assez rigoureuse, trop la flemme d’appliquer de la crème sur tout le corps TOUS les jours !!!
La grossesse a été l’impulsion qu’il me fallait, et pas un jour je n’ai failli à l’étape du crémage en règle de tout le corps. Même les jours où j’étais extrêmement fatiguée, même loin de chez moi, en voyage ou chez des amis, mes crèmes étaient avec moi et je prenais chaque jour 10à 15 minutes pour m’hydrater entièrement le corps. Au 6ème mois de grossesse, étant donné que j’étais en arrêt et avais donc plus de temps, j’ai même commencé à mettre de la crème matin ET soir. Mes efforts n’ont pas été vains (ouf !!), je n’ai pas eu de vergetures. Par contre, je n’ai pas non plus réussi à garder le rythme, et depuis que la menace de la peau du ventre craquant et se fissurant ne plane plus sur moi, j’avoue avoir à nouveau remisé mes crèmes au fond du placard ! (oui mais c’est l’hiver, j’ai froiiiidddddd….!!)
De même, l’autre bonne résolution qui était de boire plus d’eau, a été très bien tenue, mais surtout très facile à tenir vu que, enceinte, j’étais constamment assoiffée. Tellement assoiffée que j’ai eu peur, à un moment, d’être devenue potomane ^_^ Par contre, pour m’aider dans cette résolution je m’étais achetée une gourde, qui s’est avérée bien inutile car pas du tout étanche ! J’ai donc utilisé de simples bouteilles d’eau en plastique que je re-remplissais – écologique, mais pas forcément bon pour la santé, à cause des composants du plastique de ces bouteilles…

Le challenge des 30 jours de yoga, on en est où ?

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Je me suis arrêtée à la séance 19 ! Eh oui, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout du défi ! Et, pour être franche, je ne me suis pas trop culpabilisée de ne pas le faire… C’est comme ça, parfois on a envie de faire bien mais la vie et ses impératifs font que ce n’est pas toujours possible. Ou alors peut-être est-ce tout simplement la flemme, l’hiver…?

Bon, en vérité, aussi, il y a eu les événements de novembre… pendant des jours, je ne me sentais plus l’envie de faire du yoga, je trouvais ça vain, complètement à côté de la plaque par rapport au drame qui venait de se produire. Grosse remise en question des priorités, à quoi bon, pour quoi faire, tout ça tout ça… Et puis finalement, je n’ai pas eu envie de m’y remettre… j’ai sans doute associé ce qui venait de se passer avec ces moments d’insouciance qui faisaient partie de mon quotidien, et peut-être que j’ai culpabilisé d’avoir eu le privilège de les vivre, ces moments; je m’en suis voulue d’avoir été naïve et insouciante, et le challenge de yoga que je faisais à ce moment là a pâti de cet amalgame, alors je l’ai mis de côté avec le reste. Comme si, vous voyez, il y avait eu un avant et un après attentats. Et après, je n’étais plus la même, et je n’avais plus envie de cela… Mais je suis sûre que l’envie reviendra, pas de pression, je me connais, je fonctionne par cycles ! Pour l’instant, je suis dans autre chose, mais sûre qu’on en reparlera par ici…!

Et Amsterdam avec 15 potes et un bébé de 2 mois, en plein novembre, ça donne quoi ?

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C’était la première fois que j’allais à Amsterdam, et je dois avouer que j’ai été un peu déçue (c’est pour ça que je n’en ai pas trop parlé par ici, je pense). Bon, c’est sûr, on a eu un temps horrible et ça n’aide pas : pluie continue, froid, vent… En plus, il y avait un festival assez énorme ce week-end là et donc beaucoup beaucoup de monde dans les rues. Je m’attendais aussi à ce que ce soit, comme souvent dans les pays « du nord », très kids friendly. Eh bien pas du tout ! On a halluciné, car partout où on arrivait avec Little (qui est quand même un bébé hyper cool, calme et tout… donc pas relou !) les gens, clients et serveurs/patrons, nous regardaient de travers. Dans le petit shop où l’on a mangé un midi, Robinson s’est même un peu énervé (ce qui ne lui ressemble pas du tout ! Il est toujours d’un calme olympien) avec le patron, qui lui répondait très mal, et avec mépris, à ses demandes concernant le bébé (il demandait s’il y avait une table à langer dans les toilettes, LE truc qu’on trouve quand même un peu partout, sans être regardés comme des martiens lorsque l’on demande, non ?). On a vraiment eu l’impression de débarquer d’une autre planète car on avait un enfant… ! On s’est même fait refouler de certains salons de thé, même, sous prétexte qu’il n’y avait pas de place pour mettre la poussette. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu en France…! Bon, peut-être qu’on est vraiment des gros bobos habitués à vivre dans des quartiers bondés de jeunes couples trentenaires qui traînent leurs gamins partout, dans les bars et les restos, en soirée ou sur les péniches… mais je ne m’attendais pas à ce qu’on soit aussi mal considérés avec notre bébé ! En tous cas, pas à Amsterdam ! Surtout qu’on a évité les endroits trop touristiques et privilégiés les petites rues, les petites boutiques, les petites adresses sympas, que l’on s’attend généralement à voir être plus « avant-gardiste » (mais est-ce de l’avant-gardisme que tout simplement tolérer lap présence de touts-petits et faciliter l’accès d’un lieu aux parents, aux familles…?). L’impression qui ne m’a pas quittée du week-end, c’était celle de n’avoir rien à faire là avec un bébé. Je me suis demandée comment faisait les jeunes mamans hollandaises, si elles étaient vouées à rester enfermées chez elles jusqu’à l’adolescence de leurs enfants…??? J’imagine bien que non, et qu’il doit y avoir des lieux où elles vont en famille… mais je ne les ai pas trouvés!
Au delà de ce point un peu négatif, nous avons passé un super week-end : on a bien ri, bien profité les uns des autres, arpenter les rues en large et en travers, bruncher et bu des bières… c’était chouette. Et Little a eu l’air d’apprécier le voyage, il a été hyper cool et calme, est passé de bras en bras pendant 3 jours sans broncher, a fait des sourires et des câlins à tout le monde… C’est donc le point positif de ce weekend : on s’est rendus compte que l’on pouvait partir avec lui et qu’on ne devait d’ailleurs pas hésiter à le faire, car  comme on dit les voyages forment la jeunesse (enfin, là, ils apprennent surtout à Little à devenir un parfait petit nomade, ce qu’il est à priori, pour l’instant !).

Voilà pour ce « bilan » des articles commencés mais jamais terminés. Maintenant la boucle est bouclée (ouf, je me sens mieux !). Je tâcherai, à l’avenir, d’être plus rigoureuse et de ne pas vous faire attendre un an entier avant de vous donner le fin mot d’une histoire entamée ici ! Et, pour ce qui est d’Amsterdam, ne vous inquiétez pas, je ne m’arrêterai pas sur ce « demi fiasco », nous avons l’intention d’y retourner à la belle saison (pas forcément cette année), et d’en profiter encore plus, mais toujours avec notre fils ! Alors si vous avez de bonnes adresses, des bons plans d’endroits family friendly, n’hésitez pas à partager ! Je ne veux pas rester sur cette image un peu écornée de la ville, je suis sûre qu’il y a plein de trucs chouettes à faire et à voir encore !

Et vous alors ? Pour celles qui s’étaient lancées dans le challenge de yoga, êtes-vous allées jusqu’au bout ?
Avez-vous déjà eu des déconvenues en voyage ? Quelle destination vous a déjà déçu(e)s ?
Et vos résolutions passées, les avez-vous tenues ??

Je vous laisse, je vais préparer ma valise et mon matériel pour mon week end de SNOWBOARD ENTRE COPINES !!!! Youhou j’ai hâte d’être sur les pistes ! Je vous souhaite un très bon week-end, à bientôt !

NB : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.