TROIS ANS !!

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Le 3 août, Little a fêté ses trois ans. Trois ans…!

On dit que lorsqu’on a un enfant, les journées sont longues mais les années sont courtes, et c’est bien vrai. Ce petit bonhomme va donc entrer à l’école dans quelques jours, et hop voilà, fini mon bébé, bonjour le petit garçon autonome qui donne son avis, ses préférences, prend des décisions et affiche de plus en plus un petit caractère bien trempé qui me rappelle quelqu’un (hu hu…).

Les trois ans, c’est l’anniversaire un peu spécial. Le passage de la toute petite-enfance, à la petite enfance tout court. Du baby au toddler, comme diraient les anglo-saxons.
Pour l’occasion, j’avais envie d’une belle fête, de cadeaux particuliers, de marquer le coup.

Et puis finalement, c’était l’été, je n’ai rien fait, invité personne, au dernier moment l’envie de rester tous les trois m’a convaincue qu’une petite soirée juste entre nous marquerait tout autant le coup. De toutes façons, les grandes démonstrations à base de décoration My Little Day qui coûte un bras avant d’être jetée à la poubelle (coucou la planète ^-^), ce n’est pas trop notre truc.

Pour les cadeaux, j’avais une idée assez précise : je voulais offrir une petite cuisine à Little. On a démonté notre vieille cuisine en début d’année pour pouvoir installer la nouvelle, j’en avais profité pour garder quelques éléments, meubles hauts et bas en bois, certains pour créer du rangement dans le garage, un autre, plus petit, pour le transformer en mini-cuisine, justement.

Le petit meuble a trainé dans le garage pendant quelques mois, j’ai essuyé les railleries de Robinson persuadé que je finirais par n’en rien faire et l’emmener à la déchetterie à la fin de l’histoire. Mais un jour, la motivation a montré le bout de son nez, j’ai nettoyé le meuble, l’ai repeint, j’ai bricolé des étagères, un pan de cloison pour rehausser le tout. J’ai fixé des crochets, des patères. J’ai même trouvé un petit robinet que mon père a installé.
Mois après mois, j’ai chiné des petits accessoires de cuisine pour accessoiriser le meuble. À force d’huile de coude, de peinture, de bricolage, de récup et de détournement d’objets, le vieux meuble s’est transformé en jolie cuisinette pour enfants. Je n’étais pas peu fière du résultat.

Un autre cadeau pour les trois ans me tentait, cependant. J’avais envie d’offrir à Little une petite ferme, et de compléter un peu sa collection d’animaux Schleich. Après avoir regardé tout ce que les magasins de jouets proposent comme ferme en plastique, moches et fragiles (et chères), j’ai finalement opté pour la petite maison de poupée en bois Ikea, et je l’ai détournée. Enfin, détournée, détournée… Pour le coup, pas de peinture, pas de transformation radicale, car je trouve la maison en bois brut, simple et belle, elle n’a pas besoin d’agrément. Accessoirisée de petits objets de la ferme (récup Playmobil de mon enfance) et d’animaux Schleich qui sont si parfaits qu’ils se suffisent à eux-mêmes, la maison Ikea prend d’elle-même des allures de ferme contemporaine. Et puis, si un jour Little veut jouer à la poupée, il pourra toujours faire de cette maison une maison de poupées. Ou une caserne de pompiers. Ou un refuge pour dinosaures. Ou l’antre de figurines Batman. Ou une maison Playmobil… Bref, tout est possible, aucune porte n’est fermée, et en plus ça fait une jolie déco un peu scandinave, tout le monde est content !

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Le soir de ses trois ans, nous avons fait un barbecue dans le jardin, mis de la musique, préparé ensemble un fondant au chocolat. La seule fantaisie que l’on s’est permise, ç’a été les vingt longues et fines bougies orangées sur le gâteau. C’était très beau, festif.
J’avais grossièrement emballée la cuisinette et la ferme dans des pans de tissus, et la joie de Little lorsqu’il a découvert sa petite cuisine est difficile à décrire, je ne m’attendais pas à ce que ça lui fasse TANT plaisir. Il y a joué toute la soirée, puis toute la journée du lendemain. Il disait « ma belle cuisine, ma belle cuisine… » et il s’activait derrière les fourneaux, sortait ses boîtes, ses casseroles, jouait au restaurant.
La petite ferme a eu son petit succès, elle aussi, et elle ajoute une jolie touche de déco dans sa (nouvelle) chambre.
Je suis heureuse d’avoir pu cette année lui concocter des cadeaux maisons. J’ai mis du temps à rassembler tous les éléments pour chaque pièce, à réflechir au résultat final, et voir les étoiles dans les yeux de mon petit chat, c’était une belle récompense.

La fête de ses trois ans ne comportait ni ballons dorés, ni gros chiffres gonflables, ni flamands roses ou guirlandes de lettres, pas de gâteau à trois étages avec des fleurs sauvages dessus, pas de dress code arc-en-ciel ou de photobooth cactus, rien de photogénique quoi. Je vous épargnerais donc les photos du barbecue et des maïs qui grillent tranquillement, des bières et du sirop de grenadine, ou du fondant au chocolat qui, comme tout fondant qui se respecte, n’est délicieux que s’il ne ressemble à rien. Je voulais juste, d’une certaine manière, raconter ici qu’il est possible d’aimer et de chérir son enfant sans l’inonder d’une ribambelle de cadeaux, sans acheter et dépenser de trop, même si j’ai bien conscience qu’il faut aussi du temps pour offrir des cadeaux plus personnalisés (je ne pense pas que je pourrai faire ça chaque année hein!). Et aussi, que les jolies photos sont certes importantes et on aime les regarder (belle déco, mise en scène…) mais que le plus important, c’était les souvenirs, les moments, et que, en toute sincérité, cette soirée d’anniversaire toute en simplicité était, à nos yeux, parfaite et mémorable. J’en garde un magnifique souvenir, des images qui n’iraient pas sur Instagram mais qui comblent mon cœur de maman et d’amoureuse. C’était sobre, naturel, sans chichis et juste pour nous.
J’en partage un petit bout avec vous aujourd’hui pour marquer le coup, d’une certaine manière. Le cap des trois ans, j’ai envie de le vivre aussi ici, sur ce petit blog qui vit, lui, depuis neuf, dix ans! Et je vous dois bien ça, vous qui êtes si fidèles et toujours adorables dans vos messages.

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Bazar #1

Parfois j’ai envie de vous parler d’un truc qui me passe par la tête, et puis lorsque je me retrouve face au clavier j’ai oublié. C’est embêtant.

Ce soir, je vais faire un effort pour tenter de remobiliser mon cerveau. Voici comme des petits aplats de peinture multicolore les idées et sujets qui me sont passés par la tête dernièrement et que je désirais partager avec vous. Comme un Sunday Morning, à la différence que, au lieu de vous présenter des photos de notre quotidien, dans ce billet je parlerai plutôt d’inspirations et proposerai donc des images qui ne sont pas de moi.

Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma… Et j’y vais si peu !
Ces derniers jours, trois films que j’ai très envie de voir sont sortis :

  • Come as you are, avec Chloe Grace Moretz et Sasha Lane (et accessoirement, Jennifer Ehle, qui jouait Lizzie Bennett dans la mémorable version BBC de Pride and Prejudice)
  • Dark River, avec la très douée Ruth Wilson (la plus inoubliable Jane Eyre à mes yeux, qui joue aussi la mystérieuse Alison dans The Affair)
  • Fleuve noir, un polar français avec Romain Duris, Sandrine Kiberlain et Vincent Cassel (je ne suis pas très film français mais celui-là me fait vraiment envie…)darkriver

 

Dimanche, je me suis éclipsée pour aller voir Come as you are. L’affiche, avec son côté vintage, grunge et wild promettait un film alliant tout ce que j’aime. Et puis je suis rarement déçue par la sélection du festival de Sundance, qui met en avant des films indépendants au sujet de société passionnants ou aux acteurs époustouflants de justesse et de naturel. Le film n’est pas à la hauteur de mes (hautes) attentes mais il reste un très bon film, intéressant de par le sujet qu’il traite (la volonté de « rééduquer » les ados homosexuels en les cloisonnant dans un centre où la religion et le reniement les poussent à détester ce qu’ils sont et à leur faire croire qu’ils peuvent changer).
J’ai aimé le film, sans l’adorer. J’ai aimé l’ambiance des années 90 très bien retranscrite (cassettes audio, bombers, coupes de cheveux improbables, moustaches, émission de gym ringardes…) et les acteurs, ainsi que les décors – une forêt américaine en automne, typiquement le genre de nature qui m’inspire et me plait beaucoup.

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Déco

Après avoir rénové le séjour-cuisine de notre maison, nous nous sommes attelés aux chambres, qui avaient désespérément besoin d’un coup de frais. Vieux papiers-peints, crépis, et même d’épouvantables frises fleuries, assorties de couleurs beurk (orange, jaune, beige…)… j’avais honte de laisser Little dormir dans sa chambre, dont on avait grossièrement arraché la frise, et qui présentait deux crépis différents : sur le haut du mur, un crépi qui ressortait, et sur le soubassement, un crépi présentant comme des creux. Le tout recouvert de peinture plastifiée très difficile à décoller. Bref, vous voyez le tableau… Il était urgent de s’attaquer aux chambres mais le chantier n’était pas facile, car il fallait avant tout poncer et lisser tous les murs !
Les copains sont venus nous prêter main forte, j’ai laissé les mecs s’occuper du gros œuvre, et je me suis chargée de ce que je préfère dans la rénovation de la maison : imaginer la déco finale. Peintures des murs, agencement de la pièce, choix des meubles… Pour ce projet, j’ai écumé internet, Pinterest et les sites de design, et passé un peu de temps dans les boutiques à la recherche des éléments clés de la décoration choisie. J’ai aussi chiné quelques meubles et récupéré des éléments chez mes parents (ma mère est une chineuse exceptionnelle, la maison familiale regorge de pépites, vieux pupitres d’écolier, établi en bois massif, armoires colossales, lustres à pampilles et autres trésors…). Voici quelques images de mes inspirations, qui ont orienté les choix pour la chambre de Little et la nôtre :

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Cette femme pose dans sa merveilleuse maison australienne, avec ses deux très beaux enfants. La photo est à la fois inspirante et un peu énervante, vous ne trouvez pas ^-^ ? Cette maman est belle, et sa maison est superbement décorée, il y a de quoi être un peu envieuse… 😉
Dans cette déco, j’aime le mélange de vintage, de récup, et de touches colorées ethniques avec les tissus damassés, et les empiècements précieux sur les petits vêtements suspendus. J’aime aussi l’impression de joyeux bazar qui se dégage de cette photo, les enfants nus sous la salopette, à la cool, peignant à même le sol, et leurs peintures enfantines accrochées au mur et présentées comme de véritables ouvrages d’artistes.
Son site ici : captainandthegypsykid

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Pour la couleur de la chambre de Little, j’ai opté pour ce gris aux tons un peu parme. Comme sur cette photo, il y aura des meubles en bois brut et clairs, et d’autres blancs cérusés. La patère en bois sera aussi un des éléments de décoration de la chambre de mon petit garçon.

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Chez mes parents, j’ai récupéré une armoire dans ce style, une vieille bonnetière que je trouve magnifique. Elle a été repeinte légèrement, un voile de blanc qui laisse apparaître les imperfections du bois et les éclats bruts en dessous. Elle remplacera la commode blanche dans laquelle nous rangions les vêtements de Little. J’aimerais pouvoir remplacer l’une des étagères (en bas) par une tringle afin de lui créer, dans l’armoire, une petite penderie et lui permettre d’être autonome au niveau de l’habillage. On verra si je parviendrai à bricoler ce meuble, mais déjà, tel quel, je l’adore.

Si vous souhaitez découvrir le reste de mes inspirations pour la chambre de Little, n’hésitez pas à jeter un œil à mon tableau Pinterest dédié.

 

Écriture

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Après avoir terminé de corriger mon premier projet de roman (Les Soeurs Ponsard – titre provisoire en attendant de trouver mieux) et avoir un peu saturé je dois bien l’admettre, une nouvelle idée d’histoire a tranquillement germé dans mon esprit, et si j’avais pourtant décidé de ne pas ma replonger dans l’écriture trop rapidement après Les Soeurs Ponsard, histoire de faire un break et d’avancer sur mes autres projets, il m’a bien fallu m’y remettre, tant cette petite idée trottait dans ma tête et prenait corps jour après jour, m’insufflant motivation et envie qu’il m’était impossible de tempérer ! J’ai couché mes idées dans mon cahier d’écriture, pour m’en débarrasser et soulager mon esprit, mais cela n’a pas aidé – au contraire – ; les choses se sont faites plus concrètes, le décor et les personnages se dessinaient plus précisément dans mon imagination, des noms de personnages dansaient en permanence dans mes pensées… Bref, l’inspiration était là, j’ai donc commencé à écrire mon second projet de roman : Wanaka Blues. Cette fois, rodée grâce à l’expérience de mon premier travail d’écriture, j’ai décidé de travailler de manière rigoureuse et organisée. J’utilise Scribbook (et c’est fantastique ! ) et je suis la méthode flocon (écrire pas à pas, en suivant des étapes bien précises pour dérouler tranquillement les personnages/l’intrigue/la narration et préparer de manière précise le travail d’écriture). Je ne me mets pas la pression, je sais désormais qu’écrire peut prendre du temps, des années, et que je suis capable d’aller jusqu’au bout de ce genre de projet. On verra bien ce que ça donne… Je vous propose ici quelques images qui m’inspirent et qui sont liées à l’intrigue et surtout aux décors de ce deuxième projet (comme je le répète souvent ici, en lecture, en écriture, et même dans les films ou séries que j’aime, ce sont les ambiances, les univers qui me guident ou me parlent, avant même de penser à l’intrigue en elle-même).

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Ah, et si ça vous dit de lire une de mes nouvelles, hier j’ai mis en ligne Bleu Corail sur une des pages de ce blog ! N’hésitez pas à découvrir ce texte écrit en 2015.

 

Inspiration

En faisant des recherches pour les travaux des chambres, je suis tombée sur le blog de Gabrielle (designmom) et je me suis laissée emporter par la simplicité et les jolies photos de ces billets. J’ai notamment aimé lire les articles de la série « Living with kids » présentant des intérieurs de familles, et donc des chambres d’enfants. J’ai aimé lire ce que disaient ces mamans sur le fait d’allier décoration et design avec la vie tourbillonnante d’un quotidien avec enfants. Avoir des enfants signifie accepter un certain désordre chez soi, un lâcher prise qui demande un long (loooooong) temps d’adaptation je trouve. Lire ces articles, et les commentaires associés, m’ont fait beaucoup de bien. Surtout ce billet où Gabrielle, maman de 6 ENFANTS (oui oui…) essaie d’expliquer ce qui l’a poussée à faire ce choix d’une famille nombreuse. Les réactions, en commentaires, sont extrêmement intéressantes. Des mamans expliquent à quel point elles se sont coupées des autres, de leurs amis, car il leur était impossible de sortir avec leurs enfants, car les tout-petits sont ingérables, etc… Je me suis reconnue dans les propos de ces mamans « désespérées » car, croyez le ou non, je suis souvent dépassée par l’énergie, le cyclone de vie qu’est mon fils. Il grandit, et en ce moment il est en pleine phase de… de trop-plein. Il déborde d’énergie, d’émotions, d’envies, c’est une petite tornade et je me sens épuisée (et pourtant je n’ai QU’UN ENFANT!!!). Parfois aussi, je ressens du désarroi, ou du découragement. Élever un enfant, c’est avancer à l’aveugle. C’est avoir la foi, et se dire que quoi qu’il fasse à ce moment précis de sa petite enfance (ce moment qu’on traverse actuellement, où il nous rend chèvres…), il faut croire en lui et se dire qu’il ne restera pas, non, cette boule de fureur ou ce petit être en crise qu’il est en ce moment. Et des fois, c’est dur de se convaincre. De ne pas abandonner… Il faut y croire, et cela demande une énergie de chaque instant. Je ne me plains pas, j’aime être maman, j’aime m’occuper de ce petit bout d’homme incroyable, mais je suis humaine et parfois je fatigue. Lire les témoignages de ces mamans de familles nombreuses (ou non) qui expliquent qu’elles ne peuvent plus rien faire en famille car leurs enfants sont des tornades, qu’elles ont l’impression de déranger les gens où qu’elles aillent quoi qu’elles fassent en famille, et surtout, lire les réponses rassurantes d’autres mamans dont les enfants-piles électriques ont grandi et se sont apaisés, m’a rassérénée.

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Éducation

Sur ce même blog (décidément très inspirant), j’ai adoré (A-DO-RÉ!) le billet Living with kids présentant la maison de Vivien (ce prénom… ❤ )

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Vivien a deux filles, adolescentes, et elles vivent toutes les trois au Pays de Galles dans une charmante maison qui m’a fait penser à un cottage. Ce n’est pas hyper design, mais juste cosy et agréable, douillet et beau. Mais le plus beau, le plus doux, ce sont les mots de Vivien qui dépeint son quotidien avec ses filles ; regarder des épisodes de Gilmore Girls, se faire un chocolat chaud, accéder à tous les petits commerces de la bourgade à pieds, se promener dans la nature environnante, discuter, échanger et débattre des faits de société, aller chercher ses filles tard le soir lorsqu’elles sortent… Vivien n’en fait pas des tonnes, son texte est très simple et sonne vrai, elle parle des difficultés d’être mère célibataire, d’élever des adolescentes dans le monde actuel. Une phrase a résonné en moi la jeune mère qu’elle était, ce serait de profiter à fond de sa parentalité, même des moments où ses filles, petites, l’accaparaient beaucoup et où elle regrettait de ne pas avoir plus de temps pour elle (oh que ce sentiment m’est familier…) car le temps file et on ne sait jamais quand on vivra le dernier moment d’une routine qui nous accable parfois : la dernière couche à changer, où le dernier biberon que notre enfant boira, où le dernier instant avant qu’il ne se mette debout pour essayer de marcher, où la dernière nuit où il vient se réfugier dans notre lit après un cauchemar… Elle ajoute que, si elle avait su, elle se serait moins mis la pression avec le temps passé devant les écrans. Et ça, ça me parle. Little n’a jamais regardé la télévision, ni un dessin animé sur l’ordinateur ou le téléphone. Je suis à la lettre la prérogative ministérielle qui dit : « pas d’écran avant trois ans ». Dans mon métier, je le conseille depuis longtemps aux parents et à mes élèves, limiter les écrans me paraît vital chez les petits enfants. En même temps, on a peu de témoignages de parents qui ont vécu ce changement et qui ont aujourd’hui des enfants assez grands pour mesurer si l’impact du « moins d’écran » a porté ses fruits ou non. Or, Vivien peut témoigner de cela, elle fait partie de ces parents qui ont connu le boom des écrans au moment où ils ont eu leurs premiers enfants. Vivien dit donc que, si elle avait su, elle se serit moins mis la pression car, dans tous les cas, les enfants finissent par grandir et devenir des adolescents qui vivent le nez rivé sur leurs écrans de portable. Bon, je ne sais pas si j’ai envie de croire à cette fatalité (n’existe-t-il vraiment pas d’adolescent qui ne soit accro à son téléphone ? ) mais dans tous les cas, voir cette femme qui semble équilibrée, parler de ses filles avec qui elle a une relation qui semble saine (et non violente et cataclismique comme celle de certains ados avec leurs parents (moi, par exemple ^-^) ) est plutôt rassurant. Elle m’a donné envie de lâcher prise, un tout petit peu plus. Je suis très très rigoureuse sur mes principes d’éducation (en bonne taureau que je suis, si je n’ai pas un cadre défini pour me rassurer, je fais n’importe quoi…) et lorsque je rencontre des personnes moins « control freak » que moi sur cet aspect, cela me fait du bien (mon amie Alma, donc je vous ai déjà parlé, est comme ça elle aussi. Un vent de fraicheur, cette maman. Beaucoup plus cool et « on verra, advienne que pourra » que moi…).

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Le texte est en anglais mais c’est assez facile à comprendre. Je vous encourage à le lire car, entre le côté cottage cosy dans la campagne anglaise (ou presque), et cool-raoul-(oui, j’utilise cette expression démodée)-je-suis-mère-d’adolescente-et-je-le-vis-bien, je trouve cette Vivien Jones très inspirante. (Et si j’ajoute qu’en plus, elle a lancé son propre magazine pour ado…)

Et voilà pour mon bazar !
Je vous montrerai le résultat de la rénovation des chambres dès que ce sera terminé (fin août, j’espère !). On verra bien si cela ressemblera ou non aux photos qui m’ont inspirée !

Bon week-end !

Holiday mornings

Je voulais intituler ce billet « Sunday Morning » mais nous sommes mercredi et mon esprit cartésien et obtu ne pouvait se résoudre à ce genre d’entorse juste pour faire rentrer un post dans la bonne case des intitulés du blog… ^-^ Alors, à la place, voilà un Holiday Morning tout frais tout neuf. Et un bon concept fourre-tout comme je les aime 😉

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Je n’ai pas donné signe de vie dernièrement car la fin d’année, à l’école, est toujours très intense. Il y a les évaluations et les livrets à remplir (beurk), les spectacles à préparer (chouette!) et la kermesse à assurer (pfiou…), ainsi que les sorties de fin d’année, le goûter final, les photos à distribuer, le matériel et la classe à ranger… Ajouté à cela, les au-revoirs, les cadeaux pour les collègues, les compléments, les AVS, le personnel de la crèche qui s’est occupé de Little pendant deux ans… et le reste ! Bref, fin d’année intense, éprouvante, les vacances sont toujours très attendues.

Heureusement, mi-juin, nous avons pu faire garder Little pendant une semaine entière chez mes parents. Des mini-pré-vacances pour lui, et une coupure dans le course folle du quotidien pour nous. C’était la première fois qu’on le laissait si longtemps et il ne voulait même plus revenir à la maison tant il était bien avec son papi et sa mamie… (ingrat !). Et heureusement, en fait – pour mon petit cœur de maman poule qui n’aurait pas supporté que son fiston soit triste éloigné de la maison. Et pour mon taux de culpabilité qui est toujours prêt à faire des pics à la moindre réaction de mon entourage. Voilà, ouf, tout va bien, Little aime être séparé de ses parents, nous ne lui avons pas manqué, il n’a pas réclamé sa maman ni pleuré, bref, fortiche le fiston (sans cœur va !)…

Et puis à part ça, à part Little qui me prend tout mon temps de cerveau disponible, toute ma place de questionnements et tout mon champ d’action (oui, rien que ça. Ça passera, je sais.), à part ça, on a profité de ces pré-vacances juste à deux, avec Robinson, pour aller au ciné. Il n’y avait pas grand-chose à l’affiche, on a opté pour un pop-corn movie, le dernier Star Wars (et en vrai, c’était super !). J’ai aussi eu droit à une longue journée entièrement seule à la maison (merci la Coupe du Monde et ce besoin qu’ont les supporters (= Robinson) d’aller voir le match au milieu d’une foule d’autres supporters dans un bar plein à craquer où il faut attendre des heures pour se voir servir une bière sans bulles… ^-^). Robinson est donc allé à Lyon rejoindre ses copains et regarder le match de foot tandis que moi, je me suis aménagée un petit atelier couture dans la chambre d’amis du sous-sol, bien au frais, et j’y ai passé la journée à coudre tout en écoutant de fabuleux et passionnants podcasts (j’en reparle plus bas) et je me suis sentie légèrement en décalage, là, avec ma machine à coudre, la vie de la fratrie Brontë en fond sonore, le silence de la campagne autour de moi, tandis que la France entière se retrouvait en communion dans des cafés bruyants pour acclamer les exploits sportifs de son équipe de footballeurs. BREF. J’ai repris la couture, et ça fait du bien.

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mon petit atelier de couture au sous-sol, bien tranquille

 

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notre potager, un peu permaculture, un peu à l’arrache…

Aussi, la vie à la campagne, c’est aussi jardiner quotidiennement et regarder avec amour des petites graines sortir de terre pour devenir de jeunes plants puis de belles plantes puis faire des légumes et des fruits. Je ne m’en lasse pas, même si je dois bien avouer ne pas avoir la main si verte que ça et rater pas mal de choses. Je sais que ce sont les débuts, ça prend du temps de créer un potager ex-nihilo, plusieurs années sont nécessaires avant d’avoir de vrais résultats. Je prends mon mal en patience. Jusqu’à présent, nous avons quand même pu manger des radis, quelques haricots, des fraises et des salades. Nos plants de tomates sont lourds de gros fruits encore verts mais prometteurs (je prie pour qu’ils n’attrapent pas le mildiou, le fameux, terrible, redouté mildiou), les tournesols sont magnifiques, dorés et fiers sous le soleil, les plants de maïs croissent bien, et les courges promettent un automne riche en soupes, tartes et autres fournées de légumes rôtis.

oui, j’ai craqué, je porte des Crocs. Dieu que c’est pratique pour la vie au jardin !

Je ne me lasse pas de notre maison. Je crois bien que je l’aime chaque jour davantage. J’ai l’impression de vivre dans un livre, dans un rêve. Elle n’a rien d’extraordinaire cette maison, mais si vous saviez comme je l’aime ! Je fais parfois des cauchemars, où nous déménageons, où nous prenons une autre maison, moins parfaite, et où je regrette tristement cette petite baraque perchée sur sa colline, à l’orée du bois. J’aime notre vue sur le soleil couchant, sur le ciel orange ou rose ou violet ou bleu-blanc. J’aime le silence des jours et des nuits. J’aime la fraîcheur du soir et les grillons qui emplissent l’air à l’heure de l’apéro. J’aime – chose étrange – faire la lessive depuis que nous vivons ici. Étendre le linge dans le jardin, l’entendre claquer dans le vent, et l’odeur de la lessive, du propre, qui enveloppe tout, qui rafraîchit le soleil brûlant et qui, en l’espace de quelques minutes, est devenue une véritable madeleine de Proust dont je chéris déjà le souvenir. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’occuper du linge sale…

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J’aime être dehors, être dedans, que les portes-fenêtres soient toujours ouvertes et que l’ombre des arbres dansent sur le plancher du bureau, du salon, de la cuisine, d’une chambre. J’aime la fenêtre ouverte dans la douche, le jet d’eau fraîche combiné à la petite bise, qui provoquent la chair de poule et me donnent l’impression de prendre une douche dans le jardin, comme en vacances en Italie. J’aime m’installer à l’Est le matin pour profiter du soleil qui se lève et chauffe à peine, j’aime rester sous les arbres lorsqu’il fait trop chaud, puis me déplacer encore dans un coin de la terrasse, plein Ouest, le soir pour admirer le soleil abricot fondre et disparaitre derrière les monts du Beaujolais.

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soleil couchant

 

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l’Acacia de Constantinople qui orne l’entrée de la terrasse et ressemble à un nid d’oiseaux de paradis, oui rien que ça… ^-^

Nous avons installé la terrasse, elle est faite de bric et de broc, tout est dépareillé, récupéré à droite à gauche, exactement comme je le désirais. J’aimerais un jour y faire construire un porche, sous lequel on boirait une bière le soir, Robinson et moi, tandis qu’on se raconterait nos journées, puis nos souvenirs. Mais pour l’instant, même sans le porche, la terrasse est agréable, douillette et assez grande pour accueillir les activités de toute une journée – jeux avec Little, repas, barbecue, apéro avec les voisins, sieste et lecture sur le transat…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.25avec les décombres de la vieille cuisine, nous avons fabriqué une table basse d’extérieur, un peu gondolée à cause des orages mais très pratique et bien solide !

La petite chilienne bleue -sur la photo plus haut- était jaune à l’origine, une toile ajourée qui a lâché très rapidement. C’est donc pour la réparer, d’abord, que j’ai ressorti ma machine à coudre. Ça n’a pas été aussi simple que je le croyais mais j’ai finalement réussi à refaire une toile de transat passable, et qui, à défaut d’être totalement fiable et solide, sera tout du moins décorative et adaptée à de petits gabarits tels que celui de Little.
N’empêche, cette réparation m’a redonnée l’envie de coudre et après cela, je me suis fait deux pantalons, j’ai réparé tous les petits ouvrages qui m’attendaient depuis plus d’un an (boutons de jeans, de chemise, accrocs dans des sweats…) et j’ai de nouveaux projets en couture qui vont bien m’occuper durant ces vacances !

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coucher du soleil et Nigelle de Damas tout juste éclos, la fleur préférée de ma maman

 

Aussi, je me suis remise à la course à pieds, tranquillement. Le running et moi, après une histoire d’amour aussi intense que douloureuse, n’étions plus très copains depuis quelques années ; blessures diverses, périnée pas conciliant, et puis cette mode qui a transformé les allées du Parc en autoroute de runneurs… un peu too much pour moi qui vit très mal l’impression d’être un mouton. Alors je m’étais dit tant pis, pas pour toi, laisse tomber, fais autre chose. De toutes façons, pour mon corps, il valait mieux éviter cette activité traumatisante. Mais le plaisir de courir n’est jamais parti, lui. Et malgré un genou toujours aussi pourri, et une cheville qui a décidé de partir en sucette depuis quelques mois, et un périnée pas toujours d’accord, malgré cet effet de mode qui m’agace, malgré mon amour pour d’autres sports plus doux, comme ça l’air de rien, en emménageant à la campagne, je me suis remise à courir. Moins vite, moins longtemps, et surtout moins intensément qu’avant, bien sûr. Mais un peu, juste pour renouer, juste pour y regoûter, et juste pour le plaisir de transpirer beaucoup, de souffrir et de haleter comme aucun autre sport ne parvient à me faire transpirer, souffrir et haleter (bon, c’est sûr qu’en pratiquant le yoga, la marche et la natation, je n’espérais pas vivre des moments de sport exténuants non plus, hein…!)
Et je peux vous dire que ça n’a plus rien à voir avec le tranquille run du parc de la Tête d’Or, et que ça ressemble bien plus aux trails que je faisais en Nouvelle-Zélande ! Vivre dans des villages perchés sur des collines, dans une région bien vallonnée, me permet de faire des sorties pas trop longues mais bien éreintantes ! Pas d’alternatives ! Au niveau cardio, il n’y a pas à dire, ça bosse dur, toutes ces montées, ces descentes, ces chemins de VTT pleins de cailloux, et puis la chaleur actuelle n’aidant pas… Mes entrainements me donnent du fil à retordre et ce sentiment m’avait manqué, lui aussi !
Bref, j’en profite tant que j’en suis encore capable (jusqu’à la prochaine blessure, ou autre… ^-^) je prends ce qu’il y a à prendre sans chercher à trop en faire (ohhhh, cela ne me ressemble pas, dites voir… Serait-ce un début de sagesse?) et advienne que pourra.

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Je parlais de podcast, un peu plus haut. C’est grâce à mon amie Camille (coucou ^-^), qui a toujours d’inspirants conseils et semble si bien me connaître, que j’ai découvert les podcasts de l’émission de France Culture : La compagnie des auteurs. Elle évoquait les quatre épisodes concernant Harry Potter qui l’avait passionnée (et qui m’ont passionnée aussi, depuis), et de fil en aiguille, je me suis mise à écouter de nombreux podcasts de cette émission. Je suis FAN. J’ai adoré les épisodes sur Jane Austen, et ceux sur les quatre Brontë. J’ai hâte d’en écouter d’autres : Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, la Beat Generation, George Sand, Françoise Sagan… Que de belles promesses, et des heures savoureuse en perspective !

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les podcasts sur Jane Austen et sur la fratrie Brontë sont, eux aussi, une ôde à la quiétude de la vie à la campagne (voire de la nature sauvage…)

 

Voilà pour ces dernières semaines en images. Je vous laisse avec un vœu, pour ma part, et que je vous souhaite volontiers à tous : plus tard, j’espère ressembler à ces deux là, mes parents, toujours amoureux et mignons comme tout :

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Êtes-vous en vacances vous aussi ? Trouvez-vous, comme moi, que ce mois de juillet est particulièrement indolent et relax ?
À bientôt, belle semaine à vous.

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Notre vie à temps partiel

Cette année, j’ai eu la chance (et je l’ai encore pour les quelques semaines d’école qu’il reste avant les vacances) de travailler à mi-temps. Soit, de ne travailler que du mercredi matin au vendredi midi. Et de pouvoir rester chez moi, avec Little, les lundis et mardis. Alors, outre que je n’ai pas subi la fameuse et hebdomadaire « déprime du dimanche soir », j’ai pu profiter de ces deux jours à la maison pour passer plus de temps avec mon fils – ce qui était le but, n’est-ce pas ?!
Ce mi-temps, il était nécessaire dans notre équilibre familial, et répondait au désir de ne pas mettre trop Little à garder (en crèche, cette année). Mais cela me permettait aussi (et ce dans une vision tout à fait classique et traditionnelle de la famille, je vous l’accorde) d’avoir du temps pour toutes ces tâches du quotidien qui peuvent rapidement submerger un couple si on attend le week-end pour les faire – et surtout, si on doit tout faire le week-end, il devient difficile de passer du temps de qualité avec ses enfants, ou en couple, justement… Bref, les lundis et mardis, je range la maison, je fais un peu de ménage, je boucle mes lessives entamées le week-end, je passe les appels importants et prends le rendez-vous (administratifs, médicaux, livraisons diverses), j’avance dans nos tâches afin que, les trois jours de fin de semaine où Robinson et moi travaillons et où Little va à la crèche, ce ne soit pas trop la spirale infernale du « métro-boulot-dodo ».
J’ai de la chance (enfin, moi, je trouve ça normal, parce-que mon père m’a élevée en me donnant cette image là) car Robinson participe à moitié dans les tâches quotidiennes. Et pourtant, si on suivait vraiment un schéma traditionnel, étant donné que je ne travaille qu’à mi-temps, je devrais accepter de faire plus à la maison. Mais, d’un accord tacite, cette disponibilité que j’ai la chance d’avoir en début de semaine, on a décidé qu’elle devait en grande partie être dédiée à l’éducation de notre fils (l’éducation, dans le sens d’être présent et disponible pour lui, pour l’éveiller, pour jouer avec lui, pour lui proposer des activités en famille).

Aussi, les lundis et mardis, je fais un peu de ménage, de rangement, de courses, mais surtout, je passe du temps avec Little. Je m’occupe de lui, je joue avec lui, on lit, on va faire du vélo, des promenades, du jardinage… Et ces moments, pas toujours réussis, pas toujours « photographiables », ou qui ne ressemblent pas toujours à l’idée que je m’en faisais (parce-que rien, avec un enfant, ne peut être sous contrôle !) sont malgré tout des petits souvenirs que je nous créé, des apprentissages qui le rendent plus autonome, plus « grand », et des partages qui cimentent notre complicité.
Parfois, il y a des journées parfaites. Elles sont extrêmement rares, mais inoubliables. De celles où je ne me sens pas oppressée par un truc à faire (le boulot, le rangement, les rendez-vous…) et où je parviens à me rendre disponible, vraiment disponible, physiquement mais surtout mentalement. De celles où je ne me dis pas « bon, vite, que la sieste arrive et que je puisse avoir un peu de temps rien que pour moi… ». De celles où on ne se fâche pas, Little et moi (eh oui, ça arrive. On a beau prôner une éducation bienveillante, douce et positive, parfois on se frictionne, parfois je crie et gronde, Little est un enfant comme tous les enfants, qui teste les limites, fait des « bêtises » et, parfois, n’en fait qu’à sa tête… et je suis comme toutes les mamans, parfois épuisée, parfois sans patience, et irritable.)
Et puis le reste du temps, ce sont des journées imparfaites, avec des ratages, des moments de flottement, de l’ennui parfois (pour Little), du stress aussi (pour moi), et des choses-qui-ne-vont-pas-comme-on-veut, générant une certaine frustration. Quand on est à temps-partiel, qu’une belle journée libre se profile, on a envie d’en profiter et que tout soit parfait. Mais la réalité n’est jamais aussi prévisible et parfaite. Pourtant, ça donne des journées non moins réussies, mais juste un peu plus fatigantes, et dont le sentiment de satisfaction final est sans doute moins éclatant ^-^

Voici à quoi ressemblent, la plupart du temps, ces deux journées mi-réussies mi-ratées, « hors du temps » dont nous avons la chance de profiter chaque semaine, Little et moi.

 

Nous passons beaucoup de temps dehors

À présent que vous avons la chance inouïe d’avoir un immense jardin dans un village très vallonné, nous en profitons au maximum, quel que soit le temps ! Le matin, on joue un peu à l’intérieur, puis vers 10h on sort. Cache-cache dans le jardin, lancés de Vortex, balançoire dans le grand cèdre, bac à sable… Il y a de quoi faire dans notre jardin, ce qui ne nous empêche pas de le quitter très souvent pour vagabonder à l’extérieur.
Depuis quelques semaines, je sais attacher le porte-vélos sur ma voiture toute seule (grande fierté ^-^) alors j’embarque mon VTC et la draisienne de Little pour que nous allions rouler le long de la Saône dans le village voisin (notre village est vraiment trop pentu pour que Little puisse faire de la draisienne dans la rue, et les trottoirs ne sont pas assez sécurisés. Je préfère les chemins déserts au bord de l’eau, sans voiture et bien plats, pour ses débuts de cycliste).

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Mon petit bolide, sur sa draisienne, rejoignant les berges de la Saône.

Lorsqu’on est n’est pas à vélos, on fait de grandes promenades à pieds. Ce matin, on est carrément allés randonner, dans la forêt d’un village à côté. C’était fabuleux. Nous avons marché 1 heure et demi, fait 4 kilomètres (ce qui me paraît énorme pour un petit garçon de 2 ans trois quarts), sur des chemins de cailloux qui grimpaient secs et dégringolaient tout aussi abruptement. On s’est régalés, même si Little était bien fatigué après cette marche. J’étais fière de lui, j’espère qu’il aimera autant la randonnée que ses parents.

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Mini-Robinson des bois, entre la forêt et les prés.

 

On joue, on joue, on joue…

Little est dans cet âge où il pourrait passer ses journées, entières, à JOUER. Même dans son sommeil, car parfois il parle en dormant, il lui arrive de demander : Tu peux jouer ? (C’est trop, trop mignon… ❤ )
Ses jeux favoris sont les voitures et les Legos. Ses petites voitures sont une vraie passion. Il y joue des heures (fractionnées, bien sûr ^-^). Il a un garage (qui vient de chez Emmaüs, 1 euro…), un morceau de gouttière provenant d’un magasin de bricolage (pour faire office de toboggan de voitures), et un bout de planche en bois, un autre toboggan pour les voitures. Et ça l’occupe énormément. Sauf que, lui, il aime bien quand je joue avec lui, mais moi les voitures, ça ne m’inspire pas ! Autant, j’aime lire des histoires, jouer aux Legos, aux kaplas, etc… mais les voitures, je n’ai jamais su y jouer, même avec mon petit frère quand nous étions petits ! Alors j’ai cherché sur internet (oui oui, il y a des gens qui ont pensé aux parents, comme moi, qui sont à court d’idée quand il s’agit de jouer aux petites voitures avec leurs enfants ^-^) et j’ai trouvé quelques pistes. De toutes façons, Little aime que je lui fasse les mêmes histoires : les voitures de police poursuivent les voitures des « méchants », les arrêtent, mais elles s’enfuient, elles se cachent, on les cherche. Ou alors, on créé de gigantesques embouteillages ou accidents (coucou l’humour morbide des enfants… on en parle ? 😉  )

Ce que je préfère, c’est jouer aux Legos. Enfin, aux Duplos, plutôt, ces gros Legos pour les plus petits. Avec ce jeu, ça marche par phase : on a eu une longue période construction de maison, avec toutes les pièces, les toilettes, la cuisine, la salle de bain… Puis on est passé par une période « manège », on essayait de reproduite un grand carrousel avec tous nos animaux. Il y a eu une petite phase « Parc de la Tête d’or », durant laquelle on construisait un zoo, un jardin botanique, une mare aux canards… Une longue (trop longue) période construction de garages de voitures (les voitures, toujours…) et en ce moment, c’est passion lavage-auto. On s’éclate bien. Dernièrement, j’ai décidé d’agrémenter mon complexe lavage-auto d’une cafétéria pour que nos petits bonshommes Duplos puissent boire un café pendant que leur voiture se fait laver. On a aussi ajouter un camion-marchand de glaces, car il y a un glacier dans un des livres qu’on lit, et que Little aime beaucoup les glaces (évidemment…). Voyez, je m’amuse beaucoup, avec les Duplos… ^-^

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Les Duplos en action : notre magnifique lave-auto (on entre par la barrière à droite, puis on passe sous la cafétéria…)

On vit et on partage « local » :

Vivre à la campagne, dans un village, résulte bien sûr de notre volonté de plus de calme et de nature, de plus d’espace et d’un désir de ralentir. Mais autre chose m’attirait aussi dans le concept : la vie en communauté. Faire partie d’un village, c’est avoir la possibilité de s’y investir, de connaître tous ces voisins, d’échanger avec eux, de donner un peu de son temps aussi pour faire vivre l’endroit où l’on vit. Je ne désire pas forcément connaître tout le monde (et encore moins être connue de tous mes voisins!) mais j’aime ce côté « proximité » et « communauté » qui donne un sens à notre exil urbain. J’ai envie de m’investir dans la vie locale, ici dans nos villages, je me sens plus citoyenne, plus actrice éco-citoyenne, qu’avant. Et bien sûr, j’essaie de communiquer ces enjeux à mon petit garçon, car ce sont des choses qui ne s’apprennent pas dans des livres ni à la télé, mais bien en les vivant, en les expérimentant directement.
Je suis bénévole pour la bibliothèque, et nous y passons aussi régulièrement Little et moi, pour y emprunter quinze livres pour lui. Little adore les livres et je nourris ardemment sa passion en lui donnant la possibilité de lire de tout et beaucoup. Aller à la bibliothèque municipale lui permet aussi de rencontrer mes « collègues » bénévoles, de fréquenter des lieux culturels très différents de la grande médiathèque de Lyon ou des librairies où je l’emmène souvent. J’espère pouvoir un jour dégager plus de temps encore, pour m’investir dans une seconde association et lui montrer que, donner du temps, pour les autres, apporte du sens et rend heureux.
Un autre rituel de nos journées « off » consiste à nous rendre chez Ben, un maraîcher rencontré au marché des quais à Lyon, et qui nous a fourni pendant quatre ou cinq ans tous nos légumes hebdomadaires. Lorsque nous avons déménagé et que j’ai su que son exploitation était à quelques kilomètres de notre village, je lui ai demandé si nous pourrions, désormais, venir directement chez lui pour nous ravitailler. Et il a accepté.
Et c’est encore mieux que ce que j’espérais ! Ben est un cultivateur plutôt bio/naturel, il a de grandes serres et quelques bêtes au milieu de nulle part. Y aller est, chaque mardi, un grand moment. Little entre tout seul dans la basse cour, pénètre dans le poulailler, se faire suivre par l’énorme dindon qui l’adore, va saluer le cochon, cherche les poussins, ramasse les œufs. Et puis surtout, il eut s’adonner à une autre de ses passions : les TRACTEURS. Et Ben s’en donne à cœur joie : il montre à Little toutes ses machines, le fait grimper sur les tracteurs, lui donne des carottes fraîchement cueillies et lavées que mon fils croque allègrement, avec la peau ! Ben nous fait toujours visiter les serres, nous montre la progression des plantations, il m’explique plein de choses que j’essaie de remettre en pratique ensuite dans mon potager. Il m’a donné les graines des radis que j’ai semés et récoltés (et mangés !), des pieds de salades… Au fur et à mesure de nos visites dans son exploitation, c’est devenu un copain. On y reste toujours trois quarts d’heure, environ, je bavarde, je regarde émerveillée, Little patauge dans les flaques de boue et traîne avec son ami le dindon. C’est un moment hyper simple, mais génial, dont on ressort toujours très heureux (et surtout, alourdis de plusieurs kilos de légumes de saison). Je ne vous dirai pas, en plus, que les légumes de Ben sont une tuerie gustative, que ses épinards sont les meilleurs que j’ai jamais mangés, que ses carottes sont douces et sucrées, que ses tomates sont les meilleures du marché et que, chaque samedi et dimanche, c’est devant son stand qu’il y a la plus longue file d’attente du marché ^-^

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Little devant les serres, chez Ben

Tous les trois (fin de semaine)

Après ces deux jours parfois merveilleux parfois intenses, il est temps de retourner travailler, pour moi, et de retrouver les copains de la crèche, pour Little. Généralement, lui est assez content d’alterner entre ces moments en famille et ces trois petites journées en collectivité avec des enfants de son âge. Je trouve que c’est plutôt bien équilibré, il partage beaucoup avec nous, ses parents, mais a aussi des contacts avec des petits, et apprend les contraintes, les joies et les difficultés de la vie en groupe. Ce sont comme des respirations, ces temps hors de chez nous, avec d’autres personnes. Ça nous permet de reprendre un peu d’énergie, de souffle, pour savourer à nouveau la vie de famille trois jours plus tard.
Lorsqu’on se retrouve tous les trois le vendredi, on a notre rituel : l’apéro en famille. Grenadine pour Little, bière ou vin pour nous, quelques olives et, depuis le retour des beaux jours, coucher de soleil depuis notre terrasse. On met de la musique et on se pose un peu, après la tornade des trois jours d’allers-retours à Lyon, de levers aux aurores, d’embouteillages, de réunions, de bruit…

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Depuis notre terrasse, le coucher de soleil sur les Monts du Beaujolais. Peut-on un jour se lasser de cette vue…?

Le week-end file, et ce sont les mêmes activités qu’on refait à trois cette fois : balades, jardinage, Duplos, voitures… Lorsqu’on veut des moments plus tranquilles, on sort les puzzles (j’adore faire des puzzles avec Little. On est très concentrés, et quelle satisfaction quand on termine !), ou alors la pâte à modeler et alors on organise un goûter pour les doudous : gâteaux orange, fruits bleus turquoise, saucisses jaunes fluos… Ça permet à Little de muscler ses petits doigts, et toutes les sensations tactiles induites par la manipulation de la pâte à modeler sont utiles à la maturation de son cerveau (cf les travaux de Maria Montessori). Et puis, malaxer, couper, étirer… ça détend, aussi !
J’essaie aussi de proposer au moins une fois par semaine, une activité d’arts plastiques, dessin ou peinture (parfois argile). Ça demande plus d’organisation (et c’est plus « risqué ») mais c’est indispensable pour compléter cet éveil que l’on souhaite pour Little. Les feutres et les crayons ne doivent pas être l’apanage de la crèche/l’école, selon moi. Et la créativité des enfants a besoin d’être stimulée, encouragée, dédramatisée. Quoi de mieux qu’une grande feuille recouvrant la table, des outils de toutes les couleurs et textures (craies grasses, feutres, gros et petits crayons de couleur, aquarelle, pastels…), quelques gommettes aussi, pour passer un bon moment, relativement calme, en famille ?

 

Encore du vélo…

Lorsque Robinson est là, nous profitons de son super VTT et de ses muscles (!) (n’oubliez pas que notre village est trop pentu pour que je puisse faire du vélo avec Little dans le porte bébé sur le porte-bagage…) pour faire du vélo tous ensemble dans le village. C’était une activité que j’adorais lorsque j’étais enfant : les soirs de printemps et d’été, vers 18 heures ou 19 heures, partir faire le tour du village en vélo, avec mon frère et mes parents. Les odeurs, les couleurs des soirs chauds sont incomparables à tout le reste. Pédaler le nez au vent, au milieu des champs de blé et de maïs, sentir les premiers barbecues qu’on allume, la pelouse fraîchement tondue, voir les piscines scintiller sous le soleil déclinant, entendre les bruits de la vie des gens, contents d’être en week-ends, détendus, profitant de ces belles soirées chaudes et douces… Little bien accroché dans le porte bébé sur le vélo de Robinson, et moi pédalant derrière eux, on file sur les petites routes désertes, on découvre notre campagne, et je suis projetée vingt-cinq ans en arrière, dans mon village d’enfance, sur ma bicyclette jaune…

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Robinson et Little pédalant devant moi, au milieu des champs sur une route du village.

Voilà, un billet encore une fois bien long (mais que je suis bavarde ! ) pour vous raconter ma vie, enfin, notre vie. Je crois qu’aussi, quelque part, c’était pour l’écrire et m’en souvenir. Ces moments passent vite, l’année scolaire est presque finie, et l’année prochaine je reprendrai à temps plein et Little ira à l’école. Nous n’aurons plus ces parenthèse des lundis et mardis mère-fils. Nous ferons sans doute toujours des Duplos, des randos et du vélo, mais tout sera concentré le week-end, et aura forcément, moins le goût de la slow life qui me plaît tant cette année. Mais je me sens déjà très chanceuse d’avoir eu ces temps partiels depuis sa naissance. D’avoir pu profiter de lui, comme ça.

A bientôt, au plaisir de lire vos réactions sur ce billet, comme d’habitude. Merci encore de passer par ici !

PS : j’ai tout à fait conscience que pouvoir travailler à mi-temps est un luxe, financièrement parlant. Je sais que ce n’est pas une opportunité donnée à tout le monde, et, même si je n’en parle pas plus dans ce billet, sachez que cette organisation de travail n’est possible pour nous que parce-que nous avons accepté de faire, par ailleurs, certains sacrifices. Sinon, financièrement, c’était impossible. Et malgré ces sacrifices, c’est une situation tout de même assez exigeante et contraignante financièrement, qui ne serait pas viable pour nous si elle devait se prolonger l’année prochaine. Nous avions l’opportunité de le faire cette année, nous l’avons fait, mais impossible pour nous de reconduire ce temps partiel une année supplémentaire, pour l’instant. Je tenais à être transparente sur ce point, car même si je suis bien consciente d’avoir cette chance, je n’ai pas écrit ce billet pour m’en vanter, ou le revendiquer comme étant le meilleur fonctionnement existant, ou quelque chose de ce genre, car je sais que c’est un luxe parfois impossible pour certaines familles et ce serait manquer de tact que de prôner ce mode de vie au détriment des autres organisations familiales que chacun peut trouver pour son foyer.

NB : toutes les photos de ce billet sont privées, non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning 2018 #3

Hello !

Cela fait un moment que j’ai envie de rédiger un Sunday Morning car j’ai souvent pensé à vous en vivant plein de petites choses dernièrement, et j’avais envie de les raconter par ici.

Lately in our life…

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  • Little a été chez le coiffeur pour la première fois, et il fait tellement, vraiment petit garçon désormais… Je redoutais un peu ce moment mais ça s’est bien passé. Nous sommes allés chez la coiffeuse de notre village, et j’aime bien cette idée de créer de nouveaux rituels, de faire marcher les commerçants locaux, là où avant – à Lyon – je n’aurais pas hésité à emmener mon fils chez le super barbier hipster de Robinson… ^-^

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  • J’apprends plein de choses dans mon jardin : dernièrement, mes parents sont venus passer quelques jours à la maison et on a pu bien avancer (travaux, jardin…), mon père avait apporté sa tronçonneuse et m’a appris à m’en servir. C’est donc avec joie que j’ai passé deux jours à couper des troncs d’arbres (ils gisaient en tas depuis des années, amassés par les précédents propriétaires et laissés à l’abandon dans un coin du jardin). J’ai aussi scié entièrement à la main un énorme sapin horizontal qui prenait au moins 5 mètres carrés près du potager. J’ai bêché trois rectangles pour débuter un potager, que j’ai entouré d’une mini palissade de bois pour que Little ne passe pas son temps à traverser cet endroit en courant ou en draisienne… J’ai planté un eucalyptus, mais je doute qu’il supporte réellement les conditions climatiques de notre région (contrairement à ce qu’annonce Botanic) (on verra). J’ai potassé mes bouquins de permaculture et dessiné un premier plan du potager que je souhaiterais planter. Je vous en reparlerai sûrement dans un article dédié car ça me passionne !

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  • J’ai enfin déterminé l’ambiance que je souhaite pour notre nouveau séjour-cuisine, après plusieurs rendez-vous avec une architecte d’intérieur et beaucoup, beaucoup de revirements. C’était difficile pour moi de choisir l’univers que je voulais vraiment pour notre intérieur (oui, je dis « je voulais » car Robinson m’a laissée carte blanche en m’assurant qu’il se ferait à tout, tant que je ne faisais rien de trop moche ou extravagant). J’ai fait tourner en bourrique la pauvre Aurélie (qui me conseillait, donc) avec mes désirs précis et mes non catégoriques : rien de temporels, rien de trop vu, rien qui ne soit trop à la mode, même si certains intérieurs qu’on voit beaucoup en ce moment me plaisaient bien… Je voulais de la couleur mais c’est difficile de savoir ce qui ira aussi bien à une ambiance d’été qu’à l’hiver… non ? J’étais surtout très hésitante entre mes deux univers de prédilection : le bohème californien, et le cocooning d’un cottage anglais. J’ai finalement opté pour la 2ème option, car au final, c’est bien ça mon rêve, vivre en famille dans un petit cottage douillet niché dans un écrin verdoyant couvert de fleurs sauvages. Un feu de cheminée en hiver, un plaid et un rocking chair sur la terrasse en été, dans les deux cas un bon livre et mes deux hommes à proximité… C’est ma vision de la vie idéale, et ce que j’essaie de construire petit à petit. Une fois que j’ai été sûre de ce choix, j’ai pu choisir les couleurs qui correspondaient le mieux à cet idéal. Je suis partie de ce papier peint pour inspiration. Au final, nous devrions avoir un mariage de rose terracota, de vert d’eau tendre, de vert kaki poudré, et de vert bleu ardoise sur la cheminée… Beaucoup de couleurs, n’est-ce pas?

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J’avoue que je crains un peu le résultat, mais tant pis, je n’avais pas envie de me laisser brider par cette crainte et de me retrouver avec un intérieur blanc épuré qui n’aurait pas correspondu à notre famille… Les ouvriers ont commencé les travaux aujourd’hui, le résultat très bientôt!

 

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  • Nous avons regardé une série fabuleuse la semaine dernière : Big Little Lies. J’en avais beaucoup entendu parler l’année dernière, et on a enfin eu l’occasion de la regarder… J’ai A-DO-RÉ! Les actrices sont sublimes et incroyables, les enfants sont adorables et touchants, la BO est extraordinaire (de toutes façons je perds tout sens critique lorsqu’il s’agit de rock psyché, de Janis Joplin, d’Otis Redding, de Neil Young ou encore de Jefferson Airplane…). L’histoire entre ces femmes est vraiment belle et prenante, à la fois véridique, effarante, terrible, tendre, touchante… L’image est magnifique, un mélange de Top of the Lake et the Affair (deux séries que j’ai adorées), l’océan hypnotique, la lumière omniprésente… Bref, c’était très beau et trop court, cette immersion dans la vie de ces quatre mères californiennes m’a complètement embarquée et subjuguée et depuis que j’ai terminé le dernier épisode j’écoute en boucle la BO pour prolonger un peu ces sensations.

  • Comme je vous le disais plus haut, notre maison est en travaux nous avons démonté la vieille cuisine, certaines cloisons ont été abattues… Nous n’aurons la nouvelle cuisine que début mai, donc depuis dix jours on campe chez nous ! Heureusement que le beau temps est de la partie… C’est donc avec la plancha, un réchaud à gaz de chez Decathlon, un mini-four électrique et notre frigo dans une chambre que nous nous débrouillons pour préparer les repas. Puis, la vaisselle est lavée dans un lavabo de la salle de bain, et voilà, on a l’impression d’être en vacances dans notre propre maison!! La magie des travaux… Little s’en accommode assez bien, heureusement pour nous. Ça nous a demandé un peu d’adaptation au départ mais au bout de quelques jours nous étions bien rodés. Les vacances ont commencé dans notre zone, j’ai donc déserté la maison en travaux avec Little sous le bras, pour passer ces deux semaines chez mes parents en Lorraine, histoire de laisser les ouvriers travailler tranquillement et limiter ce mode camping au seuls jours où nous n’aurons vraiment pas le choix de faire autrement…

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  • J’ai lu deux tomes d’une BD de ma bibliothèque municipale dernièrement, et j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire un peu triste, le point de vue d’un papi dont le fils adopte une petite fille. Au départ le vieux a du mal à s’y faire puis il tombe sous le charme de la petite et en devient fou. Mais… mais… Je ne vous en dit pas plus, en tous cas j’ai beaucoup aimé cette lecture et je l’ai pas mal conseillée autour de moi. J’espère que ça vous tentera.

  • Point inspection : je vous avais parlé de mon inspection qui devait arriver en janvier, et qui a eu lieu et s’est très bien passée. L’inspecteur de mon école est adorable, j’ai de la chance. Mes élèves ont été cools et j’avais bien préparé tout ça. L’inspecteur m’a envoyée un mail dans la foulée pour me dire de passer très bientôt le CAFIPEMF (la certification pour devenir formateur d’enseignants en plus d’avoir sa classe). Ce qui fait partie des objectifs professionnels que je m’étais fixés à long terme. recevoir ce mail encourageant m’a évidemment fait HYPER PLAISIR et motivée. Ça fait quelque chose de voir son travail reconnu, surtout lorsque, comme moi, on doute très régulièrement du bien fondé de faire ce boulot, de l’inconsidération et des difficultés qui sont inhérentes au métier de prof… Parfois, je suis découragée et ai envie de tout laisser tomber pour me recentrer sur ma famille, la vie locale… Et puis parfois je suis portée par une classe qui me booste, ou un mot encourageant comme cet avis positif de l’inspecteur, ou encore par une équipe dynamique qui me donne envie de me dépasser. Alors j’ai des ailes et je sais pourquoi je fais ce métier. Je fonctionne par cycles, je ne m’inquiète plus de ces hauts et ces bas que je traverse. Mais grâce à cette dernière inspection, mon travail me semble plus légitime et ma pédagogie un peu… particulière me paraît enfin reconnue et entendue. J’ai moins l’impression d’être en freestyle total avec mes élèves et de devoir assumer ça seule face aux familles souvent demandeuses de traditions et d’une école conservatrice… (pas toutes, heureusement!). Bref, tout ça pour vous remercier, aussi, car vous avez été quelques unes à penser à mon inspection et à me demander comment cela s’était passé. Voilà, ça s’est bien passé ! 🙂

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  • J’écoute en boucle l’album Snow, d’Angus et Julia Stone (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines) et je ne m’en lasse pas. Que ce soit pour accompagner mes moments d’écriture, de lecture, des repas entre amis ou une soirée en amoureux, je trouve cet album parfait. Doux, cocooning (j’ai employé ce mot déjà trop de fois dans ce billet, cela ne va pas du tout), il me berce et créé juste exactement l’ambiance que j’aime. Il est parfait. En hiver comme au printemps. Et vous, le connaissez-vous ? Y-a-t-il un album qui vous fait cet effet là aussi ?

  • J’ai repris la natation depuis le début de l’année et je vais nager deux fois par semaine, une fois à Lyon centre, une fois le dimanche matin dans mon village. Ça me fait beaucoup de bien. Je sens que je progresse, que mon crawl devient plus rapide et plus souple même si je suis loin d’être une bonne nageuse. Et surtout, je vois que je travaille tous mes muscles, et surtout que je tonifie mon ventre qui a bien besoin de ça après ma grossesse car je peine à récupérer (#lavraievie). En plus, ça me délasse, me détend, muscle mon dos, et me fait travailler mon souffle. Bref, c’est parfait, j’espère tenir ce rythme encore longtemps, et pouvoir y ajouter plus de séances de yoga (j’ai peu de temps restant pour pratiquer, forcément).

Voilà pour nos petits bouts de vie de ces dernières semaines. Rien de palpitant, beaucoup d’inutile et d’insignifiant mais mis bout à bout cela représente un petit patchwork plutôt ressemblant de notre vie.

À très bientôt par ici, j’espère. J’ai un article en préparation sur les lectures de Little, et évidemment je mitonne un billet déco-rénovation avant/après que je pourrai rédiger dès que les travaux seront bels et bien finis !

Merci encore pour votre présence et vos petits mots que je lis toujours, toujours avec énormément de plaisir.

Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

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Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco