Écrire un roman

femme écrivain

Si vous venez par ici depuis longtemps, alors ce n’est pas un secret, vous savez que je travaille sur ce projet depuis des mois et des mois ; écrire une fiction.
C’était d’ailleurs pour avoir davantage de temps à consacrer à ce projet d’écriture que j’avais, un temps, mis ce blog en pause.
Alors quand, le 29 janvier, j’ai écrit la dernière ligne de mon dernier chapitre, forcément j’ai tout de suite pensé à vous, qui me lisez ici régulièrement, me soutenez à chaque fois que je vous parle d’un projet, m’encouragez, me laissez des commentaires adorables et faites toujours preuve de tant de bienveillance… J’ai immédiatement eu envie de vous prévenir, de vous crier AYÉ J’AI FINI !!!! ^-^ J’avais le sentiment que je vous devais bien ça. Vous prévenir en premier. Voilà, c’est fait, j’ai terminé Les Sœurs Ponsard (le titre est provisoire!).

Mais avant de vous le dire,  il fallait d’abord que je relise un peu tout ce que j’avais écrit, histoire d’avoir quelque chose à vous proposer une fois que l’annonce serait faite. Voilà pourquoi j’ai un peu tardé à vous le dire.

Bon, aujourd’hui, je suis encore en plein dedans, j’entame la lourde partie des corrections et des dizaines de dizaines de relectures – pas l’étape la plus fun, on est d’accord. En gros, j’ai achevé mon premier jet. L’histoire est posée, les personnages existent, la chronologie des actions est cohérente, j’ai un bon gros brouillon ; désormais, je vais devoir remodeler cette matière brute. Ciseler mes phrases, trancher dans mes chapitres, et pour une prolixe comme moi, vous vous doutez que ce travail ne va pas être aisé ah ah. J’ai été bien trop bavarde, dans mon écriture. Mon roman compte 110 000 mots, soit 657 000 caractères, soit 270 pages Word. 52 chapitres… Oui, je sais, c’est un peu beaucoup.

J’ai envie de vous raconter un peu plus cette expérience d’écriture, car elle a été formidable (et elle l’est encore, hein, puisque je n’ai pas terminé toutes les étapes permettant de dire, enfin, qu’on a définitivement fini un livre). Je ne sais pas si ça vous intéressera, mais peut-être que ça vous donnera envie, au moins, de lire quelques chapitres de mon histoire ?

La genèse

Il y a quatre ans et demi, je revenais de notre tour du monde, complètement déboussolée par le voyage, par l’isolement de notre road trip, en mode remise en question de toute la société, de nos habitudes de consommation, de ma vie, etc… Chamboulée. Mais heureuse, toujours. Après des mois de sport intensif, course à pieds et randonnée trekking, je rentre de ce voyage blessée au genou, immobilisée. En arrêt de travail de septembre à novembre. Assignée à domicile, quoi. J’ai plein de temps devant moi, pas encore d’enfant à ce moment là, alors je m’attelle à ce projet d’écriture. J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. Le blog m’avait permis d’entretenir ce besoin d’écrire, mais avec autant de temps libre à occuper à ce moment-là, tenir le blog ne suffisait pas. J’ai alors commencé à écrire quelques pages des Sœurs Ponsard (tout en m’auto-formant plus ou moins à l’enseignement du yoga, et en prenant des cours de guitare… c’était donc un projet en pointillés). J’avais dessiné des plans du village, choisi des prénoms, trouvé déjà quelques idées des péripéties diverses qui ponctueraient le roman, mais pas vraiment arrêté de scénario précis. J’avais envie d’écrire une histoire de famille, de sœurs, voilà tout.  Puis, j’ai mis tout ça de côté, j’ai repris le travail, la vie a continué, le blog, le temps qui file, Les sœurs Ponsard ont été rangées dans la catégorie « projet en cours » qui accueille régulièrement mes tonnes d’idées abandonnées.

Et puis il y a un an et demi, deux ans, j’ai repensé à cette histoire. J’étais jeune maman, en congé parental, avec un petit peu de temps à consacrer à l’écriture. L’année de mes trente ans. Je me suis rendue compte que, petite, je m’étais toujours imaginée que d’ici mes trente ans, je serais largement devenue écrivain ! Ça me paraissait tellement simple, vue de mon enfance ^-^ La vie file et on se rend compte un beau jour que nos rêves d’enfant ne se sont pas réalisés. Non, car les rêves ne se débrouillent pas tout seuls, ils ont besoin d’un coup de pouce, ils ont besoin qu’on se bouge les fesses pour les concrétiser. A trente ans, ce réveil un peu brutal m’a donné l’impulsion ; se dire qu’un jour on sera écrivain, c’est bien, mais essayer de le devenir vraiment, ça ne pouvait pas se faire tout seul. Alors que j’avais un peu de temps devant moi, pas de boulot à préparer, pas de classe à gérer, et mon cerveau plus aéré que d’habitude donc, je me suis dit qu’il était temps de m’atteler à ce projet, et de le mener à bien une bonne fois pour toute. Pour devenir écrivain, il faut écrire un livre, pas seulement les deux ou trois chapitres du début 😉
J’ai donc décidé de me donner cet objectif comme un test : écrire un roman en entier, de manière sérieuse, comme un vrai travail. Pas juste comme un petit projet parallèle, secret, quand je grappille deux minutes par ci et par là.

Les aides

Pour cela, il m’a fallu apprendre l’aspect technique de l’écriture, que mes études de lettres ne m’ont jamais enseignées ! J’ai beaucoup cherché, tâtonné… Et puis, finalement, je suis parvenue à percer cette communauté sur internet (car, comme pour tout, aujourd’hui, il existe sur le net une quantité impressionnante de ressources et de tutoriels, mais encore faut-il savoir où chercher pour tomber sur des trucs pertinents…)
Au départ, je tombais sur des vidéos de gens bizarres qui expliquent comment écrire un livre avec des techniques… euh, loufoques. Par exemple, prendre un livre qu’on aime et le recopier en changeant quelques éléments, (personnages, lieux etc…) !! Ou des blogs répertoriant tous les éléments indispensables pour écrire une romance à l’eau de rose (mais QUI veut écrire ça ??!!). Je peux vous dire que celui-là je l’ai lu et relu juste pour bien mémoriser tous les écueils dans lesquels ne pas tomber ah ah…
Finalement, à force de chercher, j’ai réussi à trouver : c’est la chaîne Youtube de Samantha Bailly qui a été le déclic : exactement ce que je cherchais ! Des tutoriels modernes et frais, une jeune femme agréable, sympathique, simple et claire. Des explications pertinentes et surtout très utiles. J’ai regardé un grand nombre de ses vidéos, pris des notes, assimilé le plus d’informations possibles. Et cela m’a été extrêmement utile pour la suite.

Le processus d’écriture

Grâce aux tutoriels de cette jeune autrice, j’ai pu mettre de l’ordre dans mon projet de départ. En gros, j’avais juste une idée de mes personnages, et de l’endroit où ils évolueraient, mais je me suis rendue compte que je n’avais absolument pas creusé l’intrigue. Puis j’ai compris que pour chaque personnage important, je devais fixer un enjeu, un objectif, que le roman permettrait d’atteindre ou d’invalider. Sans cet enjeu, l’histoire n’avait aucun intérêt.

A partir de là, j’ai retravaillé toutes mes idées, j’ai utilisé des post-its pour noter chaque bribe d’idée, les organiser entre elles (peut-être que celles/ceux qui me suivaient sur Instagram s’en souviennent ^-^ )… J’ai travaillé sur une frise chronologique pour vérifier la cohérence des enchainements d’événements.

En gros, j’ai commencé à utilisé des outils en parallèle de mon texte pour soutenir mon travail de rédaction. Ces outils, je les avais omis au commencement de mon projet, car je n’avais pas envie de m’embêter avec des détails techniques – je partais bille en tête, plongeant dans l’écriture sans préparation, en ne me fiant qu’à mon inspiration. En réalité, le processus d’écriture est tellement long qu’il me fallait, nécessairement, un « filet », un plan, des notes, une chronologie, des fiches personnages. Au départ, tout cela ne m’intéressait pas, ça me paraissait trop lourd, mais en réalité c’était impossible pour moi d’avancer – sérieusement – sans eux. Grâce à eux, mon travail d’écriture a pris une tout autre dimension, j’ai pu avoir une vision plus claire, plus globale de ce que j’écrivais, les idées venaient plus simplement, tout le processus m’a semblé plus fluide. Ça a véritablement été comme un mécanisme qu’on aurait enfin huilé. J’ai pu travailler beaucoup plus vite et surtout, avec plus de plaisir ! Car je poursuivais des objectifs définis, j’avais des étapes bien déterminées, je n’avais plus qu’à suivre mon plan et ma chronologie.

Je suis passée d’une idée sympathique d’histoire de sœurs dans un village de montagnes, sans savoir ni ce qui allait leur arriver, ni la fin de l’histoire, à un plan très détaillé des diverses actions de chaque personnage, principal comme secondaire, avec une imbrication plus « ficelée » des différents éléments, et une montée de la tension dramatique un tout petit peu plus travaillée (bon, ce n’est pas du Fred Vargas non plus hein !). Je vous jure, à partir de ce moment là, quand les choses ont été posées, écrire est devenu beaucoup plus facile, comme si déterminer tant de brides avait, finalement, débridé l’acte en lui-même.

Le temps

Disons qu’il m’a bien fallu deux ans pour mener ce projet à terme, à partir du moment où je l’ai repris de manière sérieuse, jusqu’à ce 29 janvier 2018 où j’ai écrit la dernière ligne. A présent, vont s’ajouter les mois de corrections et de relecture…

Pour bien écrire, il me faut une plage horaire assez longue. J’ai besoin de me plonger durablement dans le processus. Souvent, je passais une ou deux semaines à ne faire que ça lors des siestes de Little, soit environ trois heures par jour. Bien sûr, dans ces cas là, l’histoire me hantait à chaque moment de la journée, je m’endormais en y pensant le soir, je me réveillais avec elle le matin, c’est obsédant mais indispensable car très foisonnant et constructif.

J’alternais avec de longues périodes sans écrire, pendant lesquelles j’écrivais autre chose, des nouvelles, mon blog, des correspondances… ou bien je lisais beaucoup, pour nourrir le processus d’écriture justement. Pour me plonger dans une autre histoire, dans des mots moins habituels, dans un style différent du mien (parce-que, au bout d’un moment, on ne se supporte plus soi-même, on ne supporte plus sa façon d’écrire, je ne voyais que les défauts de mon « style »…).
Ce qui est drôle, c’est que, lorsque je relis certains chapitres des Sœurs Ponsard, je sais exactement quel livre j’étais en train de lire à cette période là : le style s’en ressent énormément ! Je peux voir très clairement les influences qui font onduler mon style, je reconnais des tournures de phrases, des syntaxes qui ne me sont pas habituelles… Lire, quand on écrit, est indispensable pour nourrir son écriture.

Mes proches

Lorsque j’ai décidé de considérer sérieusement cette activité d’écriture, et non plus simplement comme un petit loisir pratiqué en secret car je ne me sentais pas à la hauteur des vrais écrivains, j’en ai parlé autour de moi. Heureusement, les concours de nouvelles auxquels j’avais participé auparavant avaient déjà amorcé ce sujet, et aux yeux de mes proches, l’écriture faisait déjà officiellement partie de mes activités. Le fait d’écrire au grand jour, et de le revendiquer, est libérateur et en même temps… terrible, pour moi. À chaque fois que je dis que j’écris, que je suis en train d’écrire un roman… je me sens comme une énorme imposture, une fille prétentieuse qui se prend pour Victor Hugo et agite ses trois pauvres nouvelles sous le nez des gens comme s’il s’agissait du prochain Goncourt. Ça, c’est la crainte que j’ai, la peur que les gens aient cette image de moi lorsque je parle de l’écriture. Qu’on me trouve prétentieuse, imbue de moi-même, parce qu’évoquer l’écriture d’un roman ne serait réservé qu’aux écrivains qui ont déjà fait leur preuve, des vrais écrivains quoi. Pas des aspirants. Bref, le syndrome de l’imposteur, vous voyez ?
Mais, malgré tout, je me force à être fière et à assumer ce projet. C’est assez nouveau pour moi, qui ai toujours écrit, mais sans jamais le révéler « dans la vraie vie » (heureusement qu’il y a eu ce blog, où j’ai pu en parler très tôt, où je me sentais moins jugée..).
Aujourd’hui, je crains moins le jugement des autres (de manière générale, mais aussi concernant l’écriture en particulier). J’assume.
Quand un de mes amis m’a demandé de quoi parlait mon roman, je lui ai dit « oh ça ne te plaira pas, ça va te paraître nul, ce n’est pas du tout le genre de choses que tu lis, tu vas trouver ça naze ». Mais lui m’a répondu, très sérieusement : « Je ne me permettrais jamais de dire un truc pareil. Les gens ne te diront jamais ça, car qui, autour de nous, a réussi à faire ce que déjà tu as fait ? Tu as écrit un roman, et rien que ça, ça force le respect, aucun de nous n’en aurait été capable ». Cette remarque m’a fait beaucoup réfléchir, depuis. Je sais que ce que j’écris ne plaira pas à tout le monde, évidemment, et même que, s’il plaît à une toute petite poignée de personnes ce sera déjà merveilleux à mes yeux ! C’est difficile de se contenter d’écrire ce dont on est capable, quand on aspire à écrire comme ses auteurs préférés. Bien sûr, je rêverai de faire un roman comme Paul Auster, d’écrire avec le même style, la même intensité dramatique, qu’Emily Brontë, d’avoir l’imagination et l’efficacité narrative de JK Rowling (et pas parce qu’elle a vendu des millions de livres, mais bien car elle fait partie de mes auteurs de prédilection, qui m’emportent très loin dans l’imaginaire)… Mais je n’ai pas du tout les moyens de le faire, je n’ai pas ce niveau d’excellence évidemment, j’ai fait mon deuil de cette ambition, de cette prétention ^-^ Ce « deuil » est une étape importante quand on dévoile l’activité d’écriture à ses proches ; il faut accepter que certains ne liront pas avec enthousiasme ce qui, nous, nous a enthousiasmé pendant des mois ! Je sais que je n’ai pas écrit un chef-d’œuvre, le prochain prix littéraire de septembre, et je n’en ai jamais eu l’intention. Ce que j’ai écrit a été, dès le départ, sans prétention, je suis partie de l’idée que ça devrait me plaire, à moi, d’abord. Exactement comme ce blog, pour lequel le mot d’ordre a toujours été : écris le blog que tu aimerais lire. C’est un peu pareil pour ce roman. J’aime lire des chefs-d’oeuvres bien sûr ah ah, mais aussi des livres légers, agréables, tels que Quatre sœurs (dont je me suis beaucoup inspirée, je ne m’en cache pas), Tom Petit homme tout petit homme Tom, Sept Garçons, Big Easy, Le Cherche-Bonheur… alors j’ai eu envie d’essayer d’en écrire un. Ce genre de bouquins.

Et ça parle de quoi ?

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Alors ça, c’est LA question.  LA question que me posent mes proches lorsqu’ils apprennent l’existence de ce projet. Et je crois que, pas une fois, je n’ai été capable de répondre correctement. La plupart du temps, ma réponse ressemble à ça :
« Oh, euh, pff ça te va pas trop t’intéresser, c’est plutôt littérature jeunesse, young adult, un truc que j’aime bien mais pas toi je pense.. Une histoire de famille, des sœurs. Voilà, tu vois, c’est nul laisse tomber ».
Je vous jure, je n’ai jamais réussi à donner une réponse plus étoffée ! J’ai essayé d’y réflechir, comment décrire mon projet, quel résumé en faire. Mais impossible car je le trouverais trop réducteur, ce résumé. Imaginez :
C’est l’histoire de trois sœurs, Hortense, Rosalie et Paula. Elles se retrouvent après avoir vécues séparées pendant deux ans, et beaucoup de choses ont changé. Elles vont devoir, chacune à leur manière, apprendre à trouver ou retrouver leur place, à s’adapter aux nouveautés et aux imprévus de leur vie dans ce petit bourg au pied des montagnes, où tout le monde les connait.

Pff… naze, non ?

Alors qu’en réalité, ce n’est pas juste ça que j’ai voulu raconter. J’ai voulu écrire une histoire de fratrie, dépeindre trois sœurs avec des caractères pas si tranchés que ça, et des aspirations pas forcément différentes les unes des autres. J’ai eu envie de raconter des histoires d’amour et d’amitié à la fois simples et compliquées, heureuse et tragiques, évidentes ou tarabiscotées, comme dans la vraie vie. Bien sûr, j’ai créé quelques personnages insupportables qu’on adore détester, d’autres un peu loufoques pour lesquels on se prend d’affection (enfin, j’espère…). J’ai voulu raconter aussi une relation difficile entre une mère et sa fille, l’éloignement progressif d’êtres qui s’aiment mais se perdent de vue, la difficulté qu’on peut éprouver à ressentir des émotions négatives et peu altruistes et le désir de les combattre pour accepter un état de fait qui n’est pas à notre avantage. J’ai voulu raconter plusieurs vies dans un même lieu simple et proche de la nature, des vies qui s’y croisent, s’influencent ou non, des problèmes que l’on règle et d’autres qu’on ne règle pas. Bref, j’ai passé deux ans de ma vie à créer un lieu et à y faire vivre des personnages tout au long de quatre saisons, j’ai essayé de les faire évoluer, mais pas toujours, certains reviennent en arrière. J’ai cherché à vous faire tomber amoureuses de Yann, de Jocelyn, à vous donner envie de partir randonner comme Paula, à vous dépeindre quelques aspects de la vie d’une enseignante.
Voilà, il y a tout ça et encore d’autres choses dans Les Sœurs Ponsard, peut-être pas toujours bien fait ou bien pensé, mais je compte bien sur vous pour me le dire et m’aider à améliorer ce texte !

Et après ?

Bon, je dis que j’ai terminé d’écrire mon roman mais… j’ai encore du boulot au niveau des corrections! Malgré tout, dès que je parviens à une version « présentable », promis je vous en reparle. En attendant, si vous avez envie de découvrir les premiers chapitres des Sœurs Ponsard, je vous invite à me retrouver ici, sur le site Wattpad. J’ai commencé à y publier le début de l’histoire. N’hésitez pas, surtout, à m’y laisser des commentaires pour m’aider à améliorer le texte, à corriger les fautes, à mettre en évidence des incohérences… J’ai tellement « la tête dans le guidon » comme on dit, que je ne vois plus grand-chose quand je relis mon texte ! Votre aide sera la bienvenue, vos retours sont très précieux.

Bien sûr, maintenant, je rêve de la suite : parvenir à trouver un éditeur que le projet intéresserait et qui accepterait de publier ce livre ! Vous imaginez ? Mais je suis très lucide sur tout ça, je sais que sur 6 000 manuscrits reçus, un éditeur en publie un seul. Voilà à quoi s’élèvent mes chances aujourd’hui ^-^ Je sais aussi qu’on met tellement de soi dans un roman qu’on a tendance à le voir comme un véritable « bébé » et que chaque critique, chaque refus peut être très mal reçu. Je me prépare à tout cela, je ne me fais pas de films, mes proches se chargent de rêver à ma place (et si tu deviens multi-millionaire, Robinson arrêtera de travailler ? Tu pourras devenir écrivain à temps plein ? Vous pourrez construire l’extension tant rêvée à votre maison, ou vous payer un architecte paysagiste pour aménager le jardin ?… – oui, on a des rêves assez simples hein !). Moi, je suis juste hyper heureuse d’avoir mené ce long projet à son terme, sans promesse de gloire, sans certitude à la clé. Juste, l’avoir fait, avoir commencé à réaliser une partie de mon rêve d’enfant.
J’attends les premiers retours concernant mon texte, et en fonction de cela, je saurai un peu plus précisément si ce que j’ai écrit vaut quelque chose ou est, définitivement, aussi naze que ma réponse à la question « ça parle de quoi ton bouquin? »… ^-^ !
Si les réactions sont positives et encourageantes, alors bien sûr je me lancerai dans la suite : je ferai toutes les démarches nécessaires pour essayer de le faire publier, mais je saurai passer à autre chose lorsqu’il sera temps. Avoir terminé un livre, même s’il n’est jamais publié, ça n’est pas rien pour moi, ça me donnera la force, la motivation, l’énergie pour en écrire d’autres ! Ce n’est que le début…

En attendant, retrouvez-moi sur WattPad et donnez-moi vite votre avis sur les premières pages ! Votre opinion compte pour moi !

A bientôt !

 

Images :
1 . Une femme Maori qui essaie une machine à écrire en Nouvelle-Zélande, en 1906. Lien.
2. La couverture provisoire de mon roman, réalisée sur le site Canva.

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Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

The book club – bilan 2017

J’aime beaucoup le titre de catégorie qu’a choisi ma jolie Louise (A pirate’s life for me) pour parler de ses lectures, alors je me permets de la copier et d’intituler mes rubriques lectures de la même manière, j’espère qu’elle n’y verra pas un plagiat mais un hommage ^-^

❤ cœur sur toi ma Louise

Alors, 2017 en lecture, ça donne quoi ?

En 2017, j’ai lu à peu près autant de livres qu’en 2016. J’ai un rythme assez constant, à savoir un livre par mois durant l’année scolaire (oui, oui, c’est peu…), puis une boulimie (enfin, 5 ou 6 par mois, quoi, pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus…) pendant les vacances d’été ->  lorsque le rythme de nos journées s’apaise, qu’on prend le temps de prendre le temps…

J’ai surtout constaté que, ces derniers mois, j’allais de bon livre en bon livre, ce qui est franchement chouette car, quand on a peu le temps de lire, comme c’est mon cas, on n’a pas envie de lire de mauvais bouquins… pas de temps à perdre avec les navets, surtout que, pour ma part, une mauvaise lecture va refréner mon envie de dévorer d’autres livres, va retarder le moment où je choisirai un nouveau livre pour m’y plonger, en gros, une mauvaise lecture va venir ralentir encore plus ma cadence déjà pas bien rapide ! Si seulement mes journées durait 48 heures…
Ahhhh, dans un monde idéal, je passerai mes matinées à lire et mes après-midi à écrire… Une séance de yoga au réveil, un peu de jardinage à midi et un apéro en famille le soir, avant de regarder un épisode d’une bonne série ou d’aller au cinéma. Ça ne serait pas une journée parfaite, ça??  Bref, je m’égare…

En 2017, j’ai donc lu très exactement 20 livres. Oui, c’est peu, mais à ma décharge, certains étaient des pavés ! (J’aime bien les gros livres qui se dégustent lentement). Et puis, aussi, j’ai lu plein d’autres choses, notamment des ouvrages pédagogiques et des livres de jeunesse, pour Little ou mes élèves, mais je n’en tient pas compte dans mon bilan, bien sûr…
En 2017, il y a aussi eu beaucoup de relectures. Parfois, lorsque je ne savais pas quoi lire (oui, ça peut vous arriver lorsque vos journées sont si remplies que vous n’avez plus le temps de flâner en librairie ou de passer à la bibliothèque, et que vos amis ne vous ont pas prêté un bon livre la dernière fois que vous les avez vus…), plutôt que d’attendre sans rien lire, je prenais dans ma bibliothèque un de mes livres chouchous, pour être sûre de ne pas vivre ce fameux, tant redouté, moment de mauvaise lecture que j’évoquais plus haut.

Bref, je bavarde je tergiverse, mais venons-en à l’essentiel : un récapitulatif et un petit top et flop de mes lectures 2017.

Mes relectures:

♥ Les quatre tomes (qui sont, depuis, parus sous la forme d’un seul ouvrage réunissant les quatre) de Quatre soeurs, de Malika Ferdjoukh. A mes yeux, un classique de littérature jeunesse / young adult, qui me fait toujours autant sourire, rire et avoir les larmes aux yeux. J’adore le style de cette auteure, le rythme de ses dialogues, le vocabulaire imagé et hors du commun qu’elle utilise, et surtout l’ambiance très cocooning de ses romans. (PS : pour les amateurs de BD, l’adaptation du roman en format bulles existe en 4 tomes également, les dessins sont très beaux).quatre soeurs
Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq.
Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier.
Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents.4 soeurs
Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof…), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne). 7 ans (de réflexion) après leur première sortie, et le plébiscite de quelques centaines de milliers de lecteurs, revoici les Quatre Sœurs, dans un habit neuf taillé sur mesure.

♥ Sept garçons, d’Anne Wiazemsky. C’est définitivement l’un de mes livres préférés, je le relis très régulièrement. En 2017, il a eu une saveur particulière puisque le film traitant de la relation entre Jean-Luc Godard et la jeune Anne Wiazemsky est sorti au cinéma, et surtout parce-que, un mois plus tard, Wiazemsky est décédée…
Je vous ai déjà parlé de ce roman et de ma rencontre avec lui… Une anecdote qui a marqué ma vie de lectrice, et que je vous re-raconte bien volontiers : j’avais 16 ou 17 ans, je venais au Salon du Livre de Metz pour y rencontrer mon écrivaine contemporaine favorite (Shaïne Cassim), il était midi et celle-ci venait de partir déjeuner au restaurant avec d’autres auteurs. J’étais très déçue de ne pas pouvoir la rencontrer, alors, me voyant dépitée, mes parents qui m’accompagnaient m’ont proposée de visiter les autres stands pour m’offrir le livre de mon choix. Par hasard, je finis par lire la quatrième de couverture de Sept Garçons, d’Anne Wiazemsky. Le résumé me plaît, je discute un peu avec l’auteure et je lui raconte ma déception de ne pouvoir rencontrer Shaïne Cassim. Ça me fait sourire aujourd’hui car je me trouvais face à une célébrité septmais je n’en avais aucune idée, je ne l’ai su que bien plus tard… Compréhensive, elle m’a écoutée et écrit une petite dédicace dans le roman que je lui ai acheté, et qui, je ne m’en doutais pas une seule seconde, allait devenir l’un de mes livres préférés. Elle y a écrit qu’elle me remerciait pour ma confiance (de la choisir aveuglément, en dépit d’une autre auteure qui aurait été mon premier choix) et qu’elle espérait que cette découverte me plairait. C’est drôle, non, quand on y pense ?…
Cette énième relecture ne m’a pas déçue, j’aime le rythme lent, indolent des vacances d’été qui y sont décrites, et l’histoire m’arrache toujours les mêmes larmes…

Voici le résumé proposé sur Babelio : C’est un livre attachant qu’Anne Wiazemsky vient de publier. L’un de ces romans dans lesquels une atmosphère émerge dès les premières pages. D’emblée, on sait que le livre nous conduira au cœur d’une énigme : ici, il s’agit de celle de l’enfance. Comme le titre Sept garçons ne l’indique pas, l’héroïne est une petite fille (Roséliane) qui, au cours de vacances où sept garçons l’entourent, va découvrir ce qu’il faut appeler sa féminité. Les garçons quant à eux joueront à être de vrais petits hommes : chacun voudra éprouver la demoiselle. Mais dans ces jeux enfantins auxquels les adultes décident de ne jamais se mêler, une curieuse ambiance règne. Il plane un « quelque chose » de grave. Comme si ce moment de l’enfance était le temps où toute la vie future prenait forme. Comme s’il fallait que les risques les plus terribles et les plus déterminants y soient pris. Au fond, à quel moment et pour quelles raisons l’enfance finit-elle ? C’est la question que pose Anne Wiazemsky. 

Mes « cycles » d’auteur :

♥ Vous l’avez peut-être remarqué, quand j’aime un auteur, je suis du genre à dévorer plusieurs de ses romans à la suite, pour bien m’imprégner de l’ambiance et du style. En 2016, cela m’était arrivée en découvrant Joyce Maynard, dont j’ai lu presque toute la bibliographie d’une traite. En 2017, c’est une auteure (au même prénom !) sur laquelle je lorgnais depuis trèèèèèès longtemps sans avoir le courage de me lancer, qui m’a emballée : Joyce Carol Oates.
On connait tous ce nom, son succès, mais je n’avais jamais rien lu d’elle. J’avais peur que ce soit trop… bizarre, ou trop noir, ou trop compliqué, je ne sais pas… Avec le recul, je me dis que je n’étais simplement pas prête pour cette auteure, et qu’il faut savoir écouter ce genre d’intuitions. Ses livres m’intriguaient mais, comment dire… je n’avais pas trop envie. Jusqoatesu’au jour où, finalement, à ma petite librairie adorée (La librairie du Tramway, dans le 3ème arrondissement de Lyon, pour ceux que ça intéresse ^-^) j’ai eu le déclic, inexplicablement, et j’ai donc demandé à une libraire par quel roman de J.C. Oates elle me conseillerait de commencer. Elle a proposé Les Chutes, mais ne l’avait pas, alors s’est rabattue sur La fille du Fossoyeur. Et encore une fois je me dis qu’il n’y a pas de hasard. J’ai A-DO-RÉ La fille du Fossoyeur. Ce roman m’a terriblement marquée. Puis, une fois terminé (et je peux vous dire que c’était long! JCO est très prolixe, ses romans sont énormes) j’ai enchainé avec un roman encore plus dense, plus énorme, Blonde, toujours de JCO.
Re ->  coup de cœur incroyable
Je me demande si ce roman ne m’a pas encore plus marquée que le premier.
Ensuite, j’ai lu un de ses premiers romans, assez court, Délicieuses Pourritures, pas mal. J’ai laissé passé deux mois pour digérer un peu tout cela, et lire d’autres choses (un autre cycle d’auteur dont je vous parle juste après) et en septembre j’ai repris ma découverte de JCO en lisant ce fameux Les Chutes que m’avait de prime abord conseillée la libraire. J’ai bien sûr énormément aimé, mais finalement moins que mes deux blondepremières découvertes. J’ai été franchement marquée (je ne trouve pas d’autres termes… ni secouée, ni ébranlée, ni bouleversée…) et fascinée par ses deux gros romans, La fille du Fossoyeur, et Blonde. Pour ce dernier, j’avais quelques a-priori car je savais qu’il racontait la vie (imaginée par JCO, donc sous forme de fiction) de Marylin Monroe et, personnellement, je n’avais jamais éprouvé un grand intérêt pour cette icône. Après la lecture (éprouvante, intense, incroyable) de Blonde, j’ai changé de regard sur le phénomène et, même si je ne l’idolâtre toujours pas comme l’égérie glamour que certains voient en elle, la sublime femme torturée à la vie mouvementée que j’ai découverte dans Blonde m’a franchement passionnée. Bref, ces deux livres sont vraiment les pépites de 2017 pour moi.

Voici le résumé de La fille du Fossoyeur : « J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer. Avec sa musique, avec ses doigts, un homme peut aimer. Un homme peut être bon, il n’est pas forcé de vous faire du mal « : quand elle rencontre le pianiste Chet Gallagher, Rebecca ose à peine y croire.
Enfant de, juifs allemands réfugiés dans une petite ville américaine, elle a grandi dans la terreur et la misère.
Sa fuite éperdue à travers l’Amérique triomphante de l’après-guerre semble ne, jamais devoir s’arrêter. A moins que l’amour ne la rattrape…

Je ne vous propose pas le résumé de Blonde, mais plutôt le commentaire qu’en fait une lectrice sur Babelio, commentaire dans lequel je me suis tellement retrouvée que j’aurais voulu l’écrire moi-même, mot pour mot !
Attention, livre dangereux. Bombe à bord.
Pas celle que vous croyez, pas juste cette bombe-bombasse blonde dont l’éclat saisissant abasourdit pourtant encore, mais une bombe à fragmentation qui continue d’exploser dans la profondeur de l’être longtemps après avoir tourné chacune des pages de ce roman terrible.
Je ne sais pas pourquoi l’écriture de Joyce Carol Oates m’évoque toujours l’univers de l’eau, mais le fait est que « Blonde » n’échappe pas à la règle : la lecture de « Blonde » est une immersion, presque une noyade, dans les méandres dans l’esprit complexe, multiple et extraordinairement sensible de Norma Jean Baker.
Il faut tout le talent de JCO, dont la plume souvent un peu trop… vagabonde dirons-nous, colle cette fois-ci parfaitement à son sujet, et réussit à chaque ligne de ce gros pavé (1100 pages mais pas une de trop, une gageure !) à nous ancrer dans une profonde empathie pour cette lumineuse pauvre fille et nous faire entrer à l’intérieur même de ses fêlures. Et ce grâce aux deux plans de lecture qui s’entrecroisent pour nous ferrer comme des insectes dans une toile.
Il y a le plan linéaire déroulant les étapes de la tragédie : les pages terribles sur l’enfance et la mère toxique, les pages douloureuses sur l’orphelinat, les pages sordides sur Hollywood, les pages incandescentes sur la naissance de « Marylin », les pages belles à pleurer sur l’amour véritable et protecteur d’Arthur Miller
Et puis il y a le plan syncopé, brouillé dans lequel JCO superpose et entremêle plusieurs faces de Norma Jean, assez confusément pour que l’on ne sache pas parfois à laquelle l’on a affaire, assez inexorablement aussi pour que l’on comprenne que les plus noires finiront par définitivement polluer les plus pures, jusqu’à l’issue fatale.
Je ne suis pas à proprement parler une fan de Monroe, mais ce livre m’a profondément émue et troublée, et donné envie de voir ou revoir certains films de Marylin pour tenter de percevoir la profondeur quasi-monstrueuse de ces décalages de personnalités que JCO donne à voir dans le livre (si délicieuse dans « Certains l’aiment chaud », si dévastée sur le plateau ; si cavalière dans « Bus stop », si terrifiée dans la vraie vie ; si vénale dans « Niagara », si infantile entre deux prises)…
Ça donne envie de plonger, non ?!

♥ Je suis une grande grande fan (comme tout le monde, non ?) de Fred Vargas, dont les polars sont les seuls qui trouvent grâce à mes yeux de lectrice de romans non-policiers… ! J’avais déjà lu beaucoup de ses livres (il faut dire que, heureusement pour nous, Vargas est une grande bavarde qui produit beaucoup !) mais c’était sans compter sur l’une de mes amies qui m’a apportée une pile de presque tous les Vargas que je n’avais pas lus ! J’ai donc eu le loisir de me plonger dans un cycle d’auteur plus polars durant quelques mois.

J’ai adoré :
Un peu plus loin sur la droite
Sans feu ni lieu
Sous les vents de Neptune

J’ai beaucoup aimé :
L’homme aux cercles bleus

J’ai passé un moment agréable mais sans plus :
Dans les bois éternels
Coule la Seine (recueil de trois nouvelles)

Sous les vents de Neptune est clairement l’un de mes préférés (peut-être pour son ambiance glaciale et ses expéditions au Canada?), avec deux autres que j’avais lus l’année d’avant, L’armée furieuse (en Normandie, j’ai adoré) et Temps Glaciaires (en Islande, le kiffe total !) .
S’il est vrai qu’au bout de trois ou quatre Vargas, son style très particulier peut commencer à devenir lassant, j’avoue volontiers que cela ne m’empêche pas d’adorer ses romans, ses personnages truculents, ses atmosphères si typiques, et ses intrigues qui me laissent toujours abasourdie par les dénouements (je ne suis parvenue qu’une seule fois à deviner le « méchant » avant Adamsberg…! Le reste du temps, impossible pour moi de deviner, je me laisse toujours menée par le bout du nez par Vargas…!)

Des découvertes coups de cœur :

Je vous l’ai dit, j’ai lu beaucoup de livres qui m’ont énormément plu en 2017, alors désolée si tout ce billet vous semble une suite de superlatifs et de critiques enthousiastes…!

Camarades, de Shaïne Cassim. Si le nom de l’auteur vous semble familier, c’est normal, j’en parlais plus haut lorsque j’évoquais ma rencontre fortuite avec Anne Wiasemsky et mon rendez-vous manqué avec l’une de mes auteurs « jeunesse » chouchoute, Shaïne Cassim. J’ai lu la plupart de ses romans, et je crois que je suis très sensible à son style simple et élégant, et à la sensibilité de ses personnages et de leurs intrigues. Camarades est actuellement son dernier roman, on y suit plusieurs jeunes gens (qui ont quinzaine d’années mais semblent, clairement, plus matures et plus proches de la vingtaine…), à travers leur histoire, leur engagement, leur solidarité, dans leur pays respectif (ou non), au moment de la Révolution de 1870.
Ce roman fait voyager dans l’espace (Russie, Pays de Galles, Pologne…) et dans le temps, il m’a dépaysée et fait découvrir une période historique que, malgré mon amour pour le 19ème siècle, je connais finalement peu (et pourtant mon PPE en 1ère portait justement sur la littérature de Victor Hugo contre le pouvoir de Napoléon III… je sais, je sais, moi non plus je ne comprends pas comment je peux avoir une telle mémoire de poisson rouge…! Les choses passent dans ma tête et puis filent…).
camarades
Voici la quatrième de couverture : Dans une forêt enneigée, par moins trente degrés, en Russie, un jeune homme réussit à s’enfuir d’un bagne et à échapper à la police du Tsar. Au même moment, une jeune fille qu’on a battue perd connaissance dans une rue de Paris. En Normandie, une autre jeune fille commet un acte irréparable et trahit la seule personne qui lui soit fidèle. Dans un petit village du Pays De Galles, un garçon, perché au sommet d’un arbre, refuse obstinément de descendre. Il comprend qu’il vient de prendre sa vie en main. Ils s’appellent Evgueni, Gisèle, Eulalie, Eddie. Ils ont quinze ans, ils sont seuls au monde, ou presque. Chacun d’eux s’est accroché à un fil fragile que lui tendait tout à coup le destin. Nous sommes en 1870, et alors que grondent à la fois la guerre et la révolution, ils se rencontrent à Paris, où le pouvoir de Napoléon III met si facilement les gens en prison. C’est là que leurs vies vont se mêler. Et que leurs espoirs vont renaître. 

Au-revoir là haut, de Pierre Lemaître. Le prix Goncourt 2013 n’a pas volé son succès, ça a été un énorme coup de cœur pour ma part ! Et pourtant, il n’avait rien pour me tenter, ce roman : traitant de la Grande Guerre et de ses « gueules cassées », de politique et de misère sociale, je n’étais pas franchement emballée par le sujet. Comme quoi, il est parfois difficile de sortir de sa petite zone de confort, j’en suis la première convaincue ! Mais encore une fois, c’est mon amie Alma qui me l’a prêté (en plus de la pile de Fred Vargas) en m’encourageant à essayer malgré mon peu d’attirance. Comme elle a bien fait ! Ç’a été une lecture formidable, très différente de ce que je lis habituellement mais aussi, du même coup, rafraîchissante, surprenante, jouissive. Malgré le sujet qui peut sembler à certains rébarbatif (comme pour moi, par exemple !) le roman se lit très facilement, le style est fluide, drôle, mais aussi maitrisé et digne du prix que l’auteur a reçu ! J’avais très envie de voir le film qui est sorti cet automne (juste après que j’ai fini de lire le roman, justement…) mais je n’en ai pas eu l’occasion, j’espère me rattraper avec la VOD car l’adaptation ciné a l’air exceptionnelle, pour une fois.

aurevoirVoici le résumé du roman : « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Petit bonus :

Les notes qui s’aiment, de Jean-Pierre Chiron.
J’ai beaucoup de chance, dans mon école mes collègues sont des artistes, et l’un d’entre eux est écrivain ! Il a été publié à plusieurs reprises, notamment pour son cycle de polars dont le premier rôle est tenu par le personnage de Lou Grimaud, flic à la PJ de Lyon. notes qui s'aimentJ’étais très curieuse de découvrir les écrits de mon collègue, cette lecture m’a beaucoup plu, et surtout re-motivée à écrire alors qu’à ce moment là j’avais une petite baisse de régime. Le roman de Jean-Pierre Chiron est agréable à lire, bien écrit, fluide et ses personnages bien campés. J’ai beaucoup aimé que l’intrigue prenne place à Lyon, on sent le vrai lyonnais derrière la plume, connaissant chaque ruelle, chaque route, chaque place, chaque vue… C’est forcément pittoresque, et pour une lyonnaise de cœur comme moi, ce genre de lecture est rare et appréciable. Le style de l’auteur est simple et efficace, et l’intrigue prenante. Un polar bien écrit et haletant n’est pas si facile à trouver, surtout quand on ne veut pas se retrouver avec des romans sanguinolents et cruels (c’est mon cas, j’ai beaucoup de mal avec les thrillers trash et tous les polars nordiques plébiscités depuis quelques années, types Millénium ou Camilla Läckberg, au suspens certes insoutenables, mais au style absolument rédhibitoire pour moi, me laissent de marbre…)
J’ai passé un bon moment, je me suis laissée prendre par l’histoire et j’ai trouvé les personnages assez attachants pour repenser à eux à d’autres moments de la journée alors que je n’étais pas en train de lire (à mes yeux c’est un indice d’une bonne lecture, pas vous ?). J’espère avoir l’occasion de lire d’autres romans de mon collègue cette année, en attendant je peux vous dire que je me régale déjà de nos discussions autour du processus d’écriture, du monde de l’édition, de nos lectures diverses etc… c’est vraiment enrichissant de travailler avec des personnes telles que lui !
Voici la quatrième de couverture pour vous donner envie : Affectée à la P.J. de Lyon, le lieutenant Lou Grimaud est confrontée dès sa prise de fonction à une série de meurtres aussi subtils que violents. Comme si le tueur, mélomane et pervers, l’avait attendue pour la tester. La musique de Mozart, n’adoucit pas vraiment les mœurs. Jeu de piste noire sur fond d’opera seria, une sombre partition où la moindre erreur peut conduire à la mort du chasseur sur la trace du fauve, une partie d’échec entre un chef d’orchestre masqué et une inspectrice, aussi obstinée que séduisante, qui apprend vite la musique.

J’ai omis de parler de certaines autres lectures qui ne m’ont pas franchement marquée, sans pour autant avoir été désagréables. Ce billet est déjà bien assez long, j’espère que certain(e)s d’entre vous auront réussi à le lire en entier ?! Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous faire connaître pour que je vous félicite  ^-^  mais surtout à me donner votre avis sur ces impressions et conseils littéraires. Connaissez-vous certains de ces titres ? Ai-je réussi à vous donner envie d’en lire certains ? Avez-vous eu des coups de cœur lecture en 2017 ?

Écrire dans le cadre d’un concours

Bonjour !

J’en avais parlé ici quelques fois : trois années de suite j’ai participé à un concours de nouvelles organisé par une association d’écriture à Lyon, l’Eveil Plumes. Il se trouve que cette asso a été créée par des enseignants lyonnais à l’âme d’artistes, et elle bénéficie d’un large groupe de lecteurs motivés pour dépouiller toutes les nouvelles reçues et élire leurs trois préférées. Peu importe qu’on habite Lyon, Paris, Bruxelles… tout le monde peut participer, il suffit d’envoyer la nouvelle par mail ou courrier ! Souvent, des belges, des gens du Sud, des gens du Nord… ont participé aux différents concours auxquels j’ai assistés.

L’année dernière, je n’avais pas participé au concours car le sujet ne m’avait pas inspirée, et puis surtout parce-que je voulais réserver un maximum de temps à l’écriture de mon projet de roman. Je suis actuellement en train d’en écrire le dernier chapitre, après cela il me restera beaucoup de travail pour remodeler la matière brute qu’est ce premier jet, mais une grosse part aura déjà été accomplie. Je me suis donc autorisée, cette année, à prendre un peu de temps pour participer au concours de nouvelles. Écrire cinq pages (le maximum autorisé) n’est pas insurmontable, et ça me permettra de vagabonder quelques temps hors du cadre de mon roman qui me passionne depuis plus de deux ans.

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Pourquoi je vous en parle ici ? Pour deux raisons !
Tout d’abord, pour vous encourager à participer vous aussi à ce concours. Lancez-vous, même si vous n’avez jamais écrit ! On se prend vite au jeu, et le cadre contraignant du sujet imposé est souvent une source d’inspiration lorsqu’on débute. Et puis, quelle chance de soumettre un texte personnel à un jury de lecteurs ! A chaque fois que je suis allée à la remise des prix, j’ai eu la chance de discuter avec des lecteurs qui avaient très envie d’échanger, de donner leurs avis sur nos écrits, de dire ce qu’ils avaient aimé et pourquoi. Ce retour critique est rare lorsqu’on écrit pour soi, sans être publié…
Allez, venez ! 🙂 Plus on est de participants, plus le recueil final sera diversifié et riche. Car, oui, les trente premières nouvelles classées sont (auto)publiées par l’asso dans un joli petit livre qu’on peut garder en souvenir et dans lequel piocher des récits de toutes sortes et de toutes plumes. Chouette objet qu’un livre où se trouve notre texte, non ?

La deuxième raison est que cela me permet de faire ce que je projette depuis longtemps : vous proposer de lire une de mes nouvelles. Car, c’est bien pratique, la dernière nouvelle que j’avais écrite et qui m’avait permis de gagner le concours se trouve sur le site de l’Eveil Plumes (et hop, je fais d’une pierre, deux coups !). J’espère pouvoir vous proposer très bientôt mes deux autres nouvelles, dans un genre un peu différent. Et puis, un jour peut-être… un roman !

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En attendant, j’espère que ce petit billet vous donnera envie de vous lancer (entre nous, qu’avez-vous à perdre? Un peu de temps, peut-être ? Mais le temps passé à créer n’est jamais perdu, même si ça n’aboutit à rien… non ?…). Surtout, si vous participez, faites le moi savoir, je serai tellement contente d’avoir pu motiver quelques personnes à s’inscrire ! Et puis, bien sûr, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ma nouvelle, si vous avez envie de la lire. Tous les retours, quels qui soient, sont toujours extrêmement constructifs et permettent de s’améliorer. J’ai un peu le trac car, même si j’écris tout le temps ici pour vous, vous donner à lire mes nouvelles me semble un pas supplémentaire dans le dévoilement personnel, j’ai l’impression d’en révéler beaucoup plus.
J’espère, très sincèrement, que ça vous plaira. Ou, en tous cas, que ça ne vous déstabilisera pas trop…?
Dans l’attente de vos réactions, que ce soit au sujet du concours ou de Conte de ma Grand-Mère, je vous dis à très vite, prenez bien soin de vous !

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(^-^. le site de l’association n’est pas des plus modernes et jolis, je vous l’accorde… ^-^ Un petit coup de frais serait le bienvenu !)

Ma nouvelle : Conte de ma Grand-Mère ICI  (si vous ne tombez pas directement sur la page, cliquez sur « concours 2016 » puis « les nouvelles primées« ).

Le site de l’association, avec le sujet du concours 2018 ICI
(le sujet de cette année : de A à Z…   Les inscriptions sont ouvertes jusque début février, puis les nouvelles sont à envoyer avant le 13 mars, ce qui vous laisse encore deux mois pour écrire… 😉 )

Alors, à vos plumes ?

Bye bye 2016, welcome 2017 ! (Mes coups de coeur lectures de 2016)

Hello !

D’abord, tout d’abord, un immense IMMENSE gigantissime MERCI pour tous vos mots depuis l’arrêt du blog, j’ai été surprise et très touchée par vos réactions, vos commentaires, vos encouragements, wahou… Internet, ça peut quand même être ouf, quand on a la chance de vivre ce genre de choses – avoir un blog et partager avec des gens bienveillants, tolérants et ouverts sur le monde.
Merci.

Depuis quelques temps le clavier me démange et le blog me manque. Je sais pourtant que je n’ai vraiment pas le temps de recommencer à bloguer, mais je me dis que rien ne m’empêche de passer de temps en temps par ici pour publier un billet qui me tient à coeur. Par exemple, j’avais envie de partager avec vous mes coups de coeur lectures de 2016, et de publier quelques billets sur l’éducation, ainsi que des propositions de livres pour les petits… Quelques idées de billets me traversent l’esprit de temps en temps, et il n’y a aucune raison pour que je les bride, si ce n’est le temps. Alors aujourd’hui, comme j’avais un tout petit peu de temps pour moi *, j’ai voulu en profiter, et revenir vous saluer, vous souhaiter une belle année, et papoter un peu des livres que j’ai découverts en 2016.

(* parce-que j’ai fini 2016 et commencé 2017 avec une bonne grosse grippe de fou ! Eh oui ! Lucky me… ^-^ Donc, je suis à la maison aujourd’hui, à grelotter comme une dingue pour, dans deux minutes, me mettre à suer comme si je chauffais à 200 ° degrés…. Youpi.)

Bon, tout d’abord, comme vous vous en doutez, j’ai lu… trop peu. Avec la reprise du travail, notre bébé, mes douze mille passions et le reste, difficile de se trouver du temps pour lire. Heureusement qu’il y a eu les vacances où le rythme s’est ralenti… Mais mon palmarès 2016 n’est pas brillant : 17 lectures au compteur (et encore, j’ai pris en compte les BD !!). Bon, pour ma défense, j’ai aussi lu beaucoup de magazines et de Hors-séries, notamment le super chouette Harry Potter à l’école des Philosophes (Hors-Série Philosophie magazine) et le très inspirant LIRE dédié à Roald Dahl, lecture qui m’a beaucoup marquée et, je ne vous le cache pas, motivée pour me remettre à écrire et me lancer dans un projet de roman.

Je vous propose un petit top et flop, en essayant de ne pas être trop longue pour chaque lecture ! J’espère que cela vous plaira et que vous aurez envie de découvrir certains titres !

— MON TOP —

La maison de Sugar Beach, de Hélène Cooper

Ce récit autobiographique d’un enfance dorée au Liberia bercée par la musique de Michael Jackson est brusquement interrompu par la guerre civile de 1980. 
Fille, petite-fille et arrière-petite fille des fondateurs du pays, H. Cooper est ce que l’on appelle une congo : elle appartient à la famille d’anciens esclaves affranchis venus reconquérir leur ancienne terre africaine.

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Merveilleuse lecture, que j’ai beaucoup conseillée autour de moi après l’avoir dévorée. Ce roman a reçu le prix ELLE du documentaire, et même si je me méfie des prix attribués par les magazines féminins (je suis toujours déçue…) j’ai bien fait de me laisser tenter par la couverture et le titre de cet ouvrage. Hélène Cooper y retrace l’histoire de sa famille et du Liberia, petit pays d’Afrique qui a connu beaucoup d’atrocités. J’ai découvert ce pays et son histoire qui m’étaient absolument inconnus (oui, je suis assez nulle en géopolitique…), et je me suis laissée entrainée par la jolie plume de l’auteure. Ce livre n’est pas un documentaire pur et dur, sec et froid, car Hélène Cooper parvient à nous faire vivre avec elle son enfance colorée et bruyante, elle a ce don de parvenir à nous faire sentir les odeurs de sa ville natale, nous faire entendre l’accent et les intonations de sa langue dans la bouche de ses personnages, et nous mettre l’eau à la bouche en décrivant les plats qui la faisaient elle-même saliver enfant. On est en totale immersion dans le Liberia des années 70. Et puis brusquement une guerre civile éclate en 1980 et le chaos s’installe. Même si on n’aime pas les livres de guerre ou les documentaires, cet ouvrage peut plaire. Il m’a fait voyager, il m’a appris des choses, il m’a transportée, il m’a un peu fait pleurer aussi… bref, tout ce qu’on attend d’un bon bouquin, non ?

L’armée furieuse, de Fred Vargas

– Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
– C’est une association ?
– L’armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
– Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
– Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle ?
– Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?
Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.
– Votre fille l’a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?
– Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
Veyrenc retint discrètement le commissaire.
– Jean-Baptiste, vraiment, tu n’as jamais entendu parler de ça ?
– Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.
– Pourquoi ?
– Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse.

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JE RAPPELLE QUE JE N’AIME PAS LES POLARS.
Voilà, maintenant que ça, c’est dit, je peux ajouter que ce polar est mon coup de coeur incontesté de 2016. Inexplicablement… Ou, si, explicablement. Fred Vargas est tellement douée pour créer des ambiances … Je suis admirative de ce talent là. Bien sûr, comme tous les lecteurs de Vargas, je suis très attachée aux personnages, notamment au génialissime commissaire Adamsberg. Et puis, il y a toujours ces petits détails qui font la différence, qui font qu’on s’imprègne des lieux, qu’on entre presque physiquement dans le bouquin. Cet opus là se passe en Normandie et, très sincèrement, j’avais juste envie de prendre ma voiture et de partir découvrir cette région si tranquille, de m’asseoir sous un pommier et de regarder la fumée s’échapper d’un toit voisin… Fred Vargas est aussi très douée pour saisir et retranscrire des caractères : le côté un peu bourru, brut de décoffrage des campagnards normands est délicieusement distillé dans tous les personnages que croise Adamsberg… Et puis, l’intrigue, comme d’habitude, haletante, passionnante, avec son petit enracinement historique qui nous donne l’impression de finir cette lecture en étant un peu plus intelligent… ^-^ Bref, un coup de coeur…

Temps glaciaires, de Fred Vargas

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Je vous épargne un second rappel (non, je n’aime toujours pas les polars). Mais CE livre… Comme le précédent, un coup de coeur, dévoré en un rien de temps mais savouré avec délectation… Cette fois, Adamsberg nous emmène en Islande ET au coeur d’une société secrète adepte de Robespierre… Hum, pas banal n’est-ce-pas ? Et même si vous n’aimez pas Robespierre, vous aimerez ce roman j’en suis certaine. Comme d’habitude, Fred Vargas fait des ronds concentriques encore et encore, mais jamais pour rien. Et comme d’habitude, Adamsberg, surnommé « pelleteur de nuage », semble s’attacher à des détails et faire des digressions (savoureuses, toujours) mais ne perd jamais de vue son objectif. Et nous, comme d’habitude, on est complètement emportés, sous le charme de cette équipe de policiers si particuliers, ces doux-dingues, sous le charme du froid polaire et de la beauté brute de l’Islande, sous le charme de la petite auberge au bord de la mer et balayée par le vent,…  sous le charme du roman tout simplement.

Harry Potter et l’enfant maudit

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Nul besoin de le présenter, celui-là, n’est-ce-pas ?

En grande grande fan d’Harry Potter que je suis, je savais que j’aimerais cette pièce de théâtre, même si, bien sûr, elle me laisse sur ma faim : trop courte, trop peu détaillée… J’aurais aimé que JK Rowling écrive réellement ce 8ème tome, mais je suis déjà heureuse d’avoir pu repasser un peu de temps dans le monde merveilleux d’Harry Potter. Je m’en suis rendue compte en lisant cette pièce de théâtre : l’ambiance si particulière de cette série m’avait beaucoup manquée. Après cette lecture, j’ai eu envie de me replonger dans cet univers et c’est pourquoi j’ai acheté le Hors-Série Philosophie dédié à Harry Potter. Dans la foulée (ou presque) je suis aussi allée voir le film « Les animaux fantastiques » que j’ai adoré (oui, je suis sans demie mesure, vous le savez… ^-^) et j’ai passé un peu trop de temps sur le site Pottermore pendant les vacances de Noël, pour dévorer les textes que Rowling poste par ci par là (j’ai énormément aimé lire l’histoire de la création d’Ilvermorny, par exemple) ou pour créer mon Patronus et essayer le choixpeau magique… ^-^
Et vous, êtes-vous des puristes qui ne jurez que par le vrai de vrai Harry Potter et refusez tous les dérivés, ou bien des fanatiques qui aimez tout ce qui touche à cet univers ? 

— MON FLOP —

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

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« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…
Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Même si j’ai bien aimé le « véritable chant d’amour au Midwest américain », je n’ai pas trop compris où voulait en venir ce livre… Pas de début, pas de fin, pas d’intrigue, pas d’élément perturbateur, une narration chorale qui fait que tous les personnages sont des personnages principaux… Oui, l’ambiance est sympa, et on pourrait argumenter dans cette direction : n’est-ce-pas un livre qui nous immerge dans une atmosphère atypique (le Midwest américain de nos jours) plutôt qu’un énième roman d’amour ou d’aventure ? Je ne sais pas. Et quand je ne sais pas… ça m’embête.
J’avais lu sur un blog une critique au sujet de ce bouquin, et je pense que cela a en partie biaisé ma lecture. Cette critique disait que ça sentait le roman écrit selon tous les codes appris à l’université (ben oui, parce qu’aux USA, ils ont cette chance là : des cours d’écriture pour tout le monde ! On t’apprend à devenir écrivain à l’université…! Nous, en France, on est bien loin de cela… on mise tout sur le talent inné et on ne donne pas leur chance aux autres… :-/  #scrogneugneu ). En gros, le roman sans âme, écrit avec les bons outils, en suivant bien les codes et les règles du genre, donc pas un mauvais roman, mais pas un bouquin mémorable non plus.
Bon, et pour l’épargner un peu, j’ajouterais quand même que cette lecture a été assez agréable, hein ! Ce n’était pas du tout un moment de torture. C’était chouette, simple et doudou, et ça fait du bien aussi de temps en temps…

Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt

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Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Pfiou, qu’est-ce-que c’était naze ! Je me suis forcée à le finir (parce qu’il était très court, ouf) mais j’ai trouvé ça cucul… Typiquement le genre de bouquin qui me fait fuir la littérature française contemporaine (alors qu’il y a des tas de très bons auteurs). J’ai toujours peur de tomber sur des romans un peu naïfs et pleins de poncifs. Et là, j’ai été servie… C’est niais, irréaliste, ça se veut poétique mais c’est lourd, c’est prévisible, sans rythme, les stéréotypes s’enchainent, et le côté « je me regarde écrire » de ce genre d’auteur m’horripile. On dirait qu’il a fait des phrases juste pour se relire et se dire « ah ouais, là, ça sonne bien, c’est onirique, on ne comprend pas tout mais c’est beau… ». Je me moque, mais ce genre écriture ampoulée m’énerve un peu ah ah… A ce genre d’écrivain, j’ai envie de rappeler l’adage : le mieux est l’ennemi du bien. Parfois, il vaut mieux être sobre et efficace que trop lyrique et tombé dans le ridicule. Surtout lorsque, comme ici, on n’a rien d’intéressant à dire.

Les filles de Hallows Farm, d’Angela Huth

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Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l’effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella, la romantique, qui se croit amoureuse d’un enseigne de vaisseau ; Agatha, l’étudiante rêveuse de Cambridge. 
Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers – et notamment celle de Joe, leur fils, réformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d’armement. 
Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute la vie. Le décor d’une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux ou les feux de toutes sortes de passions.

J’attendais sans doute un peu trop de ce roman, dont j’avais entendu parler sur le forum Whoopsie Daisy (qui est un peu mon Télérama à moi… ^-^) et j’ai été déçue. Bon, il se lit bien, vite, on est bien dans l’ambiance, etc… Mais le côté bucolique de ce roman champêtre qui s’égare même de temps en temps dans le roman-passion, le manque de profondeur dans l’étude des caractères psychologiques, et le côté très téléphoné (voire lourd) de certains actions m’ont un peu gâchée la lecture. A lire si on a envie de légèreté, de frivolité même, bref, si on n’a pas envie de se prendre la tête avec de la vraie littérature (OH MAGAAD elle a osé le dire… !!! ^-^)

Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foers

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. 
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. 
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais j’ai mis un temps fou pour le lire (deux mois !) car il est vraiment très indigeste. Evidemment, c’est une bible en terme de données scientifiques et si l’on veut devenir incollable sur le végétarisme, il est préférable de le lire (et de retenir ce qui y est dit ! ). Mais j’avoue que le soir après ma journée de classe puis mon rôle de maman-faire-la-cuisine-la-lessive-ranger-coucher-bébé-tout-ça je n’ai plus la tête à lire de longs longs longs chapitres sur des sujets aussi douloureux. Souvent, le soir, dans mon lit, je lisais quelques pages, horrifiée par la cruauté décrite, je voulais en parler avec Robinson, du coup après je ne dormais plus, révoltée par tant de sauvagerie. C’est clairement un livre intéressant, très bien fait, très documenté, et si l’on veut approfondir ses connaissances sur le thème il est indispensable. C’est juste qu’il a été trop indigeste pour moi.

Et voilà ! Cela fait plus de deux heures que j’écris et je me souviens donc pourquoi j’ai du arrêter ce blog ! Je repasserai sûrement de temps en temps poster un billet sur des sujets qui me tiennent à coeur et/ou que je ne peux pas développer sur Instagram ! Je ne sais pas si vous serez au rendez-vous, j’espère que oui !

En attendant, je serai bien curieuse de connaitre votre propre TOP-FLOP de 2016, et de découvrir vos conseils lecture pour 2017 ! J’ai commencé une petite liste de livres que j’aimerais lire cette année, et je l’agrémenterai volontiers de vos suggestions ! Si cela vous intéresse d’ailleurs, j’ai fait un tableau Pinterest pour ne pas oublier les livres et films qu’il faut que j’ai lus/vus en 2017 (si je ne les note pas, je les oublie, j’ai une mémoire de petit poisson rouge!). Vous pouvez voir ça ici. (bon, pour l’instant, il n’y a pas grand chose, surtout des films, mais je n’ai pas d’inspiration pour mes lectures !! Help !)

Je vous souhaite encore une très belle année 2017 avec plein de paillettes, de couchers de soleil sur les montagnes, d’apéros entre potes et de soirées pizza-bière en amoureux ! Je vous embrasse !

Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #48

Bonjour ! Je sais, j’ai un peu déserté depuis 10 jours, j’aurais aimé avoir plus de temps pour écrire ici mais les fins d’années dans les écoles sont partout pareilles : intenses. Il y a les évaluations à faire passer, les spectacles à préparer, les répartitions de classes à envisager, les rendez-vous avec les parents, les sorties de fin d’année, le programme à terminer…!! Et je ne parle pas des cadeaux de fête des pères, des mères, les costumes et décors de la pièce de théâtre à peindre, les répétitions de chant, de danse, le dernier conseil d’école, etc etc… Un tourbillon, n’est-ce pas?
Aussi, vous comprendrez mieux pourquoi je suis si peu présente par ici. Ce n’est pas l’envie qui manque, la preuve ? Je prends toujours autant de plaisir à photographier les petits instants sympas de mon quotidien. J’ai juste moins de moments où me poser pour les partager avec vous, mais toujours autant le besoin de le faire… Dans trois semaines, le rythme va ralentir et je pourrais à nouveau bavarder par ici sans compter les minutes de sommeil que cela me fait perdre ^-^ D’ici là, je vous souhaite de belles journées d’été (ça y est, il est presque là, non ??)

Le look de la semaine

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Lorsque la pluie et le froid reviennent, je ressors mes boots d’hiver et les associe à mes blouses adorées et intemporelles, une bonne manière de mixer les saisons sans véritablement ressortir les fringues d’hiver de leurs cartons. (Et en prime, je vous offre un petit aperçu du sol de ma classe, qui devrait bientôt être refait à neuf!!!)

La recette de la semaine

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On a bien souvent la flemme de cuisiner ces derniers temps, alors la recette de la tarte soleil est devenue notre meilleure alliée pour les soirs sans inspiration : une pâte brisée, des légumes, de la moutarde et de la crème fraîche en fond de tarte, du chèvre, des olives noires, des graines (ici, des graines de courge, mes préférées), et hop le tour est joué. C’est joli, bon, et ça fait un repas complet et plus ou moins équilibré ( à accompagner avec un peu de salade verte, et voilà!). Le truc cool avec les tartes calées, c’est qu’on peut les adapter au contenu de notre frigo : légumes verts ou rouges, n’importe quel fromage, sauce tomates ou au pistou, crème fraîche ou moutarde, tout est possible !

La famille Véli-vélo de la semaine

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Notre surnom risque fort de changer et les Blonds deviendront la famille vélo ou quelque chose du genre… C’est bien simple, Little fait du vélo tous les jours, vu que c’est notre moyen de transport pour les trajets maison-travail-nounou, et le week-end nous partons faire de grandes balades en vélo tous les trois. On profite qu’il adore ça ; assis dans son petit siège à l’arrière de nos vélos, il observe tout et garde ses petites mains cramponnées au rebord de son siège. On part visiter le Lyon un peu éloigné de notre centre-ville, l’Ile Barbe, les quais de Saône côté Monts d’Or, Confluence… Depuis qu’on se déplace à vélo tous les trois, je ressens moins cette oppression de la ville bétonnée, car on arrive plus facilement à s’échapper de notre quartier pour prendre un peu l’air là où on va plus rarement.

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L’album de la semaine

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On a emprunté notre trentaine de livres hebdomadaire à la bibliothèque, et parmi eux j’ai découvert de joli album : Papa, maman, bébé. Une suite d’illustrations d’objets/décors du quotidien associés à la famille. Ma page préférée ? Celle où papa est une montagne, maman un volcan, et bébé une petite colline. Ça nous ressemble bien : Robinson solide et inébranlable, moi et mon tempérament explosif et un peu imprévisible, et Little, tout doux, tout rond, tout frais, tout mignon… D’autres exemples du livres : papa brosse à dents, maman brosse à cheveux, bébé brosse à ongles – papa grue, maman tractopelle, bébé brouette – papa soleil, maman lune, bébé terre – papa théière, maman cafetière, bébé biberon… Les illustrations sont jolies et les couleurs très douces, les annotations sont en cursive ce qui apporte un côté « carnet de vie » à cet album. Un joli livre à offrir ou à s’offrir.
(Papa, maman, bébé, d’Anaïs Vaugelade).

Les sandales de la semaine

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Depuis deux ans, je passe toute la belle saison en Birkenstock, et même si je trouve ces sandales toujours aussi pratiques, confortables et stylées, j’avais envie cette année de m’offrir une nouvelle paire de chaussures d’été. Lorsque j’ai vu cette paire soldée sur Asos, je n’ai pas hésité !! Elles sont tout ce que j’aime : du doré, du léopard, du cuir, une semelle épaisse ressemblant à celle des Birkenstock, elles sont parfaites pour moi ! Et vont avec tout !

Le cadeau de la semaine

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Je suivais les blog de Deborah et d’Aloÿse avant qu’elles ne créent en commun Atelier de Curiosité, et j’adore lire leur nouveau bébé (enfin, nouveau, nouveau, ça fait un moment qu’il existe, maintenant !) J’adore ces deux filles, simples et natures, amoureuses des belles choses et bourrées de talent. J’ai eu la chance de rencontrer Aloÿse lors d’une de ses venues à Lyon, il y a 2 ans. On avait déjeuné ensemble au soleil, bavardé comme si on se connaissait depuis longtemps, et j’avais trouvé ce moment parfait, et cette fille adorable. Je pense que je considère Deborah et Aloÿse comme des amies alors qu’on se connait à peine, finalement. Mais on sait toutes les trois qu’on s’apprécie beaucoup, que nos univers se ressemblent, et que si on n’habitait pas si loin les unes de l’autre, on se verrait souvent. Bref, je les aime quoi. Et je ne perds pas espoir, on finira bien par passer un peu de temps ensemble bientôt !
Bref, tout ça pour dire que lorsque j’ai découvert dans ma boîte aux lettres ce petit paquet des studios ADC, j’étais très touchée et trop contente. Deborah, Aloÿse et Axel voulaient gâter Little et lui ont offert un assortiment de cartes dessinées par Aloÿse. Je suis tellement fan du coup de crayon de cette dernière, j’adore suivre son compte Instagram et découvrir tous ses petits bonhommes chevelus et tout nus, ses baleines crayonnées, ses végétations denses gracieuses… Je vais encadrer chaque carte et les accrocher dans la chambre de Little, ça va être magnifique. Les illustrations sont tellement poétiques, elles sont une invitation au rêve, au voyage, à l’imaginaire. J’imagine déjà Little, plus grand, rêvant devant ces dessins et laissant son esprit s’égarer dans des mondes peuplés de petits garçons chevauchant des animaux marins…

Merci encore les filles vous êtes des amours ❤

Le moisiversaire de la semaine

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Début juin, Little a fêté ses 10 mois ! Forcément, le thème de juin était la fête de la musique (je dis « forcément » alors qu’en réalité j’ai mis un temps fou à trouver une thématique pour ce moisiversaire ^-^).
Au programme donc : l’été, les apéros au soleil, les bouteilles de bières, les lunettes et la casquette, et puis un tee-shirt de Led Zep, un tatouage de rockeur et un casque pour écouter du métaaaaaal (« quand tu seras plus grand mon chéri »). Finalement, le décor était plus facile à réaliser que d’habitude mais le rendu de la photo est l’un de mes préférés !

Et voilà pour ces derniers jours. Je vais m’atteler à mes corrections, à présent (tant pis pour la sieste, qui aurait été la bienvenue mais qui ne rentre pas dans mon planning aujourd’hui!!). Merci d’être toujours là malgré ma présence en pointillé! Je reviens vite et bien, c’est promis.
A bientôt, bon dimanche !

PS : s’il y a des lyonnaises qui sont intéressées par les sacs de mon amie (dont je vous parlais dans le précédent article), sachez que j’organise une vente privée vendredi, chez moi, avec ma copine et ses magnifiques créations, et avec plein de copines et de copines de copines. Si cela vous intéresse, envoyez moi un mail : hellozadig@gmail.com

NB : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.