La fête des saisons

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Photo : la merveilleuse table d’automne réalisée par Emmanuelle, dont la photo a été envoyée et publiée sur le blog d’Elsa

 

Chez nous, pour diverses raisons personnelles, on a décidé depuis longtemps qu’on ne célèbrerait pas de fête religieuse, Noël mis à part (car ça s’apparente désormais plus à une réunion de famille joyeuse qu’à la célébration de la naissance de Jésus… et que cette tradition est, décidément, bien trop ancrée encore dans nos familles). Pas de fête pour Pâques, pas d’Épiphanie, de Chandeleur, ou autre…

Par contre, on a instauré de nouvelles fêtes, païennes elles, qui nous plaisent beaucoup : les fêtes des saisons.

Évidemment, je n’ai rien inventé, j’ai trouvé cette idée sur un blog, celui d’Elsa, blog que j’aime tant : Merci qui, merci Montessori. Là, j’ai découvert que des tas de famille avaient instauré cette pratique : célébrer le changement de saison, l’arrivée d’une nouvelle et la fin d’une précédente.

J’ai immédiatement adoré le concept. Mon côté instit a apprécié les bénéfices pédagogiques d’une telle démarche pour les enfants : ces célébrations participent à la construction des notions de temps qui passe, de cycle… J’aime le rôle central de la nature dans ces fêtes : on observe les éléments qui changent d’une saison à l’autre, on collecte des feuilles, des fleurs, des fruits, des graines qui symbolisent une saison… Le toucher, la vue, l’odorat, tous les sens sont sollicités pour appréhender ces transitions. C’est aussi l’occasion de partager un moment de joie avec ses enfants, de les voir s’émerveiller, et pourquoi pas de leur faire plaisir avec un petit (petit petit) cadeau pour marquer le coup.

Chez nous, Little est conquis. Il se souvient extrêmement bien des fêtes des saisons passées, des activités réalisées pour l’occasion (j’en donnerai quelques exemples plus bas), des cadeaux reçus. J’ai vraiment envie que ces célébrations continuent de rythmer son enfance et notre vie de famille, d’enrichir ses connaissances et d’éveiller sa curiosité. Je compte bien ne rien lâcher pour ancrer et faire perdurer ces pratiques, même si ça prend du temps et demande un peu de  préparation.

Pour faire simple, la fête des saisons consiste en une journée, ou un après-midi, ou une soirée, ou un week-end entier, dédiés au passage d’une saison à l’autre, et ce moment est marqué par des activités symboliques en lien avec la saison.
De manière générale, pour fêter une saison, on peut simplement :

– lire des livres sur le thème (les albums de Rotraut Susanne Berner sont parfaits, entre autres, mais il existe des centaines d’ouvrages jeunesse dédiés aux saisons)

– organiser un repas spécial, un peu festif, avec des aliments de saison

– faire une balade en famille en se fixant un objectif précis en lien avec la saison (exemple : récolter des mûres/du raisin/des châtaignes pour la fête de l’automne, observer des empreintes d’animaux dans la neige pour la fête de l’hiver – si vous vivez en altitude et qu’il neige avant le 20 décembre ^-^, cueillir des fleurs des champs et tresser des couronnes pour le printemps, capturer (délicatement) des insectes et les mettre dans une boîte d’observation avant de les relâcher, pour le passage à l’été… etc…)

– organiser une chasse au trésor, semer des indices, offrir des bonbons, des chocolats ou un petit cadeau

– apprendre une chanson ou une poésie sur le thème de la saison abordée

– préparer avec ses enfants une table des saisons qui restera visible tout au long de la saison, et sur laquelle ils disposeront des éléments caractéristiques récoltés dehors, mais aussi fabriqués, des livres de la bibliothèque en lien, des objets aux couleurs de la saison, bref tout ce qui pourra s’apparenter à la saison abordée.

 

Dans ce billet, long car je l’ai voulu le plus complet possible, vous pourrez trouver :
1. des idées d’activités pour fêter chaque saison
2. des questions sur le besoin, ou non, d’offrir un cadeau lors de ces occasions
3. un récit de nos propres fêtes des saisons de l’an passé

 

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         Voici en images et en liens, quelques idées pour célébrer en famille le passage des saisons. En espérant que ça vous donne envie à vous aussi, et que vous vous lanciez dans ces nouvelles traditions. L’idée n’est pas de tout faire, loin de là, mais de piocher une ou deux idées pour cette journée de fête, si vous le souhaitez d’y ajouter un petit présent (voir plus bas la partie consacrée à ce sujet), et de garder les autres idées pour les années suivantes.

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Une jolie table des saisons, aux couleurs de l’automne…  source

Des idées pour célébrer la fête de l’automne :

– passer la soirée dehors et faire un feu de camp
– observer les étoiles
– camper en famille
– ramasser des feuilles de toutes les couleurs, puis en faire des guirlandes décoratives, ou les coller sur les fenêtres pour créer une ambiance automnale
– avec des éléments naturels collectés dans la nature, fabriquer un hôtel à insectes (paille, glands, bogues, feuilles, bâtons…)
– jouer à la marchande des saisons avec de vrais légumes et autres : noix, courges, patissons, noisettes, glands, etc… Utiliser l’étal de marchande que les enfants ont, souvent, déjà dans leur chambre, et remplacer les aliments en bois ou plastique par de vrais aliments caractéristiques de la saison (on évitera le raisin, cela dit, sauf si on a envie de tout nettoyer après  ^-^). Jouer avec les petits paniers, les caddies, les prix, la fausse monnaie, pour les plus grands écrire le nom des aliments sur l’ardoise de l’étal, composer des menus imaginaires avec ces ingrédients…
– organiser en famille un repas de fête, en élaborant tous ensemble le menu, en cuisinant ensemble, puis en dressant une belle table de fête avec une nappe aux couleurs de l’automne, des petits éléments de décorations naturels, des bougies…

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Des idées pour célébrer la fête de l’hiver :

– faire fondre des cubes de glace dans lesquels sont figées des figurines d’animaux
– dessiner et/ou découper des flocons de neige
– réaliser un gâteau et le saupoudrer de sucre glace pour créer un décor polaire, puis le décorer de petits éléments de saison (type ceux qu’on trouve sur les bûches de Noël, ainsi que quelques figurines d’animaux Schleich par exemple, ours polaire, pingouin…)
– dîner à la seule lumière du sapin de Noël
– construire une cabane-grotte d’ours dans le salon, à base de couvertures, draps, plaids et coussins, et jouer à hiberner (ou dormir vraiment dans la cabane !)
– préparer tous ensemble des sablés à la cannelle pour le goûter

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Des petites figurines d’animaux polaires, des glaçons et des blocs de glace (tupperware ou bols…), hop tout ça dans la baignoire, ou une grande bassine, et c’est parti pour un jeu sollicitant tous les sens de l’enfant – source

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Pour vous inspirer et avoir une idée très concrète d’une fête de saison, voici le déroulement complet de la fête de l’hiver chez Elsa : ici. J’aime énormément l’idée des lutins de l’hiver, que j’avais déjà vue chez Julie (son blog : 2 louveteaux homeschoolers). Je vous encourage vivement à lire l’article de Julie sur son Lutin de Noël, je trouve toutes ses idées fantastiques, ça m’a donné très envie d’organiser la même chose moi aussi (mais cela demande beaucoup de préparation, et cette année ça ne va pas être possible DU TOUT… ^-^). Sur le blog dansmabulleilya vous pouvez trouver un article similaire racontant les tribulations de Tricotin, le lutin de Noël.

 

Des idées pour célébrer la fête du printemps :

– pique-niquer sur l’herbe
– semer des radis
– organiser la chasse aux diamants des lutins (sur une fabuleuse idée d’Elsa, encore et toujours, à lire ici)
– fabriquer des fleurs en papier, des guirlandes en perles aux couleurs vives
– réveiller la nature en agitant des clochettes partout dans le jardin (ou sur le sentier de promenade, en forêt…)
– préparer un rainbow-cake
– organiser une collecte de déchets (sur la plage, dans son village, dans son quartier…) en lien avec le grand nettoyage de printemps
– découper des silhouettes d’hirondelles à fixer sur les vitres pour décorer
– tresser des couronnes de pâquerettes ou réaliser des tissages végétaux

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Des idées pour célébrer la fête de l’été :

– concocter une salade de fruits frais
– aller se baigner au lac, à la rivière, à la piscine, à la mer…
– sortir les jeux de plage pour jouer dans le sable
– proposer un bac sensoriel sur le thème de l’océan, de la plage/des vacances d’été, des tropiques, de l’Australie… bref, autour d’un thème qui respire la chaleur et l’iode
– faire une sortie en paddle ou en pédalo
– fabriquer des glaces maisons
– faire une bataille d’eau
– décorer un arbre du jardin
– préparer un apéro avec des produits de saison (melon, tomates cerises…) ou un barbecue
– fabriquer un jeu de pêche à la ligne
– installer une petite cuisine d’extérieur, à base de seaux, de vieilles casseroles, d’ustensiles qu’on n’utilise plus (ou tout simplement, un vieux jeu de dinette en plastique qui ne craint plus rien), et laisser les enfants patouiller, faire leur popote de cailloux, bâtons, terre, herbe… leur donner un peu d’eau pour lier tout ça, bien sûr… ^-^
– composer des bouquets
– observer, trier des coquillages, créer des compositions de land-art
– cuisiner et déguster un gâteau du soleil (tarte au citron, ou gâteau yaourt au citron…)

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Une pêche aux grenouilles, fabriquée avec des balles de ping-pong et de vieilles intercalaires vertes… source

 

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Des cadeaux ?
Si vous vous souvenez de mon billet concernant les jouets et cadeaux pour enfants, vous vous rappelez peut-être notre démarche pour moins gâter notre fils, et surtout moins consommer. Offrir des cadeaux, acheter constamment de nouvelles choses, cela ne fait pas partie de ce que l’on veut lui transmettre alors pourquoi ferait-on une exception pour les fêtes des saisons…?
Voici comment ça se passe, concrètement : ce n’est pas parce qu’on essaie de réduire notre consommation qu’on n’a pas des envies ou des besoins d’achats pour Little. Si par exemple, je constate qu’il est très porté sur les planètes ou qu’il parle beaucoup des serpents, je sens que son intérêt est vif et a besoin d’être nourri, alors je note dans un coin de ma tête qu’il me faudra apporter de quoi répondre à ses questionnements. Mais je n’offre rien dans la minute, je ne lui achète pas immédiatement un livre ou un jeu sur le sujet, je collecte au fil de l’année les petites choses qui correspondent à ses centres d’intérêt, et la fête des saisons devient alors l’occasion idéale pour lui offrir ces présents.

Dans le passé, j’ai parfois eu la tentation d’offrir de petits rien comme ça, sans raison particulière, parce que je savais que cela leur faisait plaisir et relancerait leurs jeux : un sac de billes, un livre, une belle boite de pastels… Je fonctionne autrement à présent : lorsque j’ai une bonne idée de cadeau, j’acquière l’objet et je le mets de côté. Il est offert à l’occasion d’une fête quelconque, et il fait doublement (triplement !!) plaisir de ce fait. L’histoire de l’évènement reste attachée à lui – on peut dire : « Tu sais, le vélociraptor que vous aviez reçu pour la fête du printemps ?« .

Elsa – Merci qui, merci Montessori

Little se souvient exactement : le cachalot et la pieuvre Schleich que j’ai eus pour la fête de l’été ! Le puzzle en bois que j’avais découvert pendant la chasse au trésor de la fête du printemps…! Le livre de l’hiver que j’ai reçu pour la fête de l’hiver !
Ces petits cadeaux sont rattachés au souvenir de moments joyeux et emplis de sens. Ils prennent alors une dimension plus importante, plus symbolique, moins matérielle, et j’ai le sentiment qu’ils ne participent pas de l’amoncellement de jouets qu’on offre sans raison et dont on « gave » un peu les enfants (pardonnez-moi l’expression…). Bien sûr, ça peut marcher aussi pour d’autres fêtes n’est-ce-pas ? Tel cadeau d’anniversaire dont on se souvient particulièrement, par exemple…

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On voit bien ici qu’il ne s’agit pas de trouver vite fait un cadeau à offrir pour la fête des saisons, ça n’aurait aucun sens. On peut très bien les célébrer sans aucun présent et ça serait tout aussi chouette. Disons plutôt que j’aime l’idée de profiter d’une occasion particulière pour offrir des cadeaux utiles, qui attendaient leur moment, et que les fêtes des saisons s’y prêtent particulièrement bien. Mais si, la veille du solstice d’été par exemple, je n’avais aucun cadeau à offrir pour la fête du lendemain, hors de question de filer au magasin de jouets ou à la librairie pour prendre un cadeau en vitesse, ça irait à l’encontre même de notre façon de penser, ce serait juste consommer pour consommer.

De même, la décoration et les petits objets des saisons dont je vous parlais (sur la Table des Saisons, ou pour décorer la table lors de votre repas festif, ou encore pour égayer la maison aux couleurs de la saison…) ne devraient pas être des prétextes à consommer chez Action ou Hema… Je m’en voudrais terriblement si mes articles de blog poussaient certain(e)s d’entre vous à la consommation, ce serait l’exact opposé de ce que je souhaite. Pour moi, célébrer les saisons, cela s’inscrit dans une démarche plus globale d’éducation responsable, de pédagogie active et positive, et de respect de la nature (puisque le but, quand même, c’est de l’observer, cette nature, de s’y immerger, et d’apprendre ou réapprendre à la respecter). Si fêter les saisons devient un prétexte à faire les magasins, dépenser de l’argent et consommer inutilement, je crois qu’on passe complètement à côté du sujet, non?

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Une magnifique table d’automne, photo envoyée par Sabrina sur le blog d’Elsa. J’adore les petits champignons maisons, et la guirlande lumineuse…

En réalité, on peut tout à fait célébrer les saisons sans offrir de cadeaux, surtout si l’on continue de fêter les autres événements du calendrier, Pâques, Noël, anniversaires, etc… Les occasions d’offrir des présents à nos enfants sont nombreuses. Mais j’aime me rappeler les conseils du précieux ouvrage Parents tout simplement (à propos des jouets, mais qu’on peut élargir à tous les cadeaux en général) :

L’attention que l’enfant accorde à chaque jouet est réduite, rognée par la surabondance.

Alors chez nous, même si on adore faire des cadeaux et qu’on a très envie de faire plaisir à Little, on essaie de limiter les surprises et les présents, et de les circonscrire dans des moments balisés, attendus, et symboliques, dont Little se souviendra longtemps.

 

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Nous avons commencé à fêter les saisons l’année dernière, lorsque Little a eu trois ans, car il commençait à appréhender le passage du temps, le rythme et les cycles de la nature, à poser des questions sur l’environnement, grâce notamment à notre jardin et à nos nombreuses balades en forêt.

La fête de l’automne l’a beaucoup marqué. Nous l’avions fêtée un dimanche, le temps était typique d’une journée d’automne, frais, nuageux, avec les odeurs de feux et d’humidité, et une lumière si particulière, encore chaude d’été. Nous avons roulé jusque dans le Beaujolais (les petites montagnes que l’on aperçoit à l’horizon, depuis notre maison perchée) et fait deux randonnées dans la forêt puis les vignobles. En voiture, nous avions traversé des tas de villages très charmants. Little avait pris son goûter en balade, c’est toujours un moment qu’il apprécie beaucoup.
Au retour à la maison, la nuit commençait à tomber, j’ai dressé une nappe rouge imprimée de feuilles argentées, on a installé plein de bougies sur la table, et tous les petits trésors de nature glanés lors de notre marche : mousse, bâtons, rondins, glands, même des champignons. On a aussi mis en scène quelques animaux Schleich, ceux de la forêt, au milieu de ce décor naturel, et on a ajouté les arcs en ciel Grimm’s aux couleurs de l’automne. Robinson a cuisiné une délicieuse sauce tomate, et on a dîné aux chandelles (d’autres petites lampes étaient allumées dans les coins de la pièce, quand même…). Puis, Little a longuement joué avec les figurines et les éléments de la forêt. Il a un souvenir très précis de cette fête là, pourtant très simple (c’était ma première, j’avais un peu improvisé ^-^).

Pour la fête de l’hiver, j’avais un peu plus anticipé (mais rien de fou non plus, vous allez voir). J’étais passée chez Lush pour acheter un cadeau de Noël pour ma belle-sœur, et j’en avais profité pour prendre une boule effervescente pour Little. C’était une belle boule bleu et rose scintillante, qui colorait le bain après avoir pétillé et répandu dans l’eau des nuances pailletées d’aurore boréale.
J’avais aussi sélectionné parmi ses animaux Schleich (et oui, toujours eux…) ceux qui s’apparentaient à l’hiver : ours polaire, cerf… et acheté un loup blanc, en plus ( = le petit cadeau). Je les avais mis dans des récipients emplis d’eau et les avais placés au congélateur. Le jour J, on s’est retrouvés avec de gros glaçons et des animaux prisonniers à l’intérieur… Au moment du bain, j’ai apporté les blocs de glace à Little, qui a adoré le concept. Il les a touchés, a essayé de les casser, puis il a réfléchi deux secondes et, avisant son bain chaud qui attendait, a balancé les glaçons-animaux dedans et les a fait fondre pour libérer les figurines ! (J’étais sciée qu’il trouve aussi rapidement la solution de la fonte par la chaleur… ). Puis il s’est mis au bain lui aussi, il a observé les blocs fondre lentement et libérer progressivement les animaux. On a remarqué que les petits animaux dans les petits blocs étaient libérés plus rapidement, que les très gros animaux étaient ceux qui restaient pris au piège le plus longtemps… Cette petite activité a permis à Little de faire une expérience scientifique intéressante et adaptée à son âge et sa curiosité.
Lorsque les animaux ont été libérés, on a jeté la boule-aurore-boréale dans l’eau et la magie a commencé.
Encore une fois, c’était très simple, et les moments de fête n’ont pas duré spécialement longtemps, mais Little se souvient très précisément de ces célébrations.

Pour la fête du printemps, je n’avais presque rien anticipé, si ce n’est les présents et l’achat de chocolats…
J’ai préparé une chasse aux chocolats dans notre jardin (eh oui, comme on ne fête pas Pâques, je peux reprendre le thème du chocolat sans problème ^-^ ) avec une petite carte au trésor très simple pour lui donner des indices et solliciter son sens de l’orientation et ses repères topologiques (exemple : sous le cèdre, en bas des escaliers, devant la porte de garage, etc… tout cela à l’aide de petits dessins, bien sûr, Little ne sachant pas encore lire).
Little était en plein dans une période « passion océan » : il a donc reçu une boîte de Legos 3 en 1  » requin, poulpe, baleine, poisson pêcheur » et une seconde boîte pour construire une péniche. Ces cadeaux étaient assez conséquents, je vous l’accorde, mais depuis quelques mois j’avais remarqué que Little traversait une période sensible portée sur la construction minutieuse et le suivi détaillé d’un mode d’emploi. Je trouvais ça formidable que, d’un coup, il se mette à suivre pas à pas les modèles du peu de Legos qu’il possédait, et les construise et reconstruise patiemment, sans se lasser, sans rien oublier. J’avais envie d’approfondir cette compétence et d’entretenir son intérêt, et ces deux nouveaux Legos me tentaient beaucoup. Typiquement, c’est le genre de cadeaux qu’avant, j’aurais été capable de lui offrir sans occasion particulière, juste pour lui faire plaisir et « battre le fer tant qu’il est chaud ». Mais dans cette nouvelle démarche de simplicité et de slow-consommation, j’ai trouvé cela plus judicieux de les cacher un moment, d’attendre une occasion spéciale, et ainsi de leur donner encore plus de valeur aux yeux de mon fils. Ça n’a pas loupé ! Ces deux boîtes de Legos ont été plébiscitées durant de longues, longues heures de jeu. Ce sont les deux plus usées de toute sa collection je pense ^-^

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Enfin, la fête de l’été, une réussite ! C’était un mercredi caniculaire. J’avais eu un peu plus de temps pour m’organiser puisque, enceinte, je ne travaillais plus et restais à la maison. La passion « fonds marins » de Little ne s’étant pas éteinte (au contraire !) j’avais investi dans deux nouvelles figurines Schleich (toujours dans l’idée d’agrandir sa collection de manière raisonnée et justifiée), des animaux dont il parlait constamment et qui le fascinaient : un poulpe et un cachalot. Puis, je n’ai utilisé que des objets que je possédais déjà : du colorant alimentaire, un bac en plastique, du sable de notre bac à sable, des coquillages de notre collection (on en ramène chaque année de nos vacances à la mer, je les nettoie et on les stocke dans une boîte en métal pour les activités de tri et d’observation de type Montessori…) et des cailloux de verre, des perles colorées et translucides, le genre qu’on met dans les aquariums pour décorer vous voyez ? (Je les avais achetées, une fois, dans un Babou ou quelque chose comme ça…). Ah, oui, j’ai juste acheté chez Botanic une petite plante en plastique lestée spéciale aquarium, je l’avoue…

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Avec tout ça, j’ai préparé un bac sensoriel sur le thème de l’océan : j’ai mis du sable sur le côté du bac, rempli le bac d’eau que j’ai colorée en bleu avec le colorant alimentaire, disposé les coquillages dans le sable, ainsi que tout le reste des éléments. J’avais placé une bâche sur une des terrasses, à l’extérieur, afin que Little puisse jouer et patauger et s’exprimer en toute liberté, sans crainte de mouiller ou salir. Le bac sensoriel a eu beaucoup de succès, Little a voulu le remplir deux ou trois fois, et a longuement joué avec les figurines. Le cachalot et le poulpe ont rejoint la ménagerie de la salle de bain et chaque soir Little s’amuse avec eux dans la baignoire.

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Après le bac sensoriel, j’ai préparé un pique-nique, les sacs de baignade, et j’ai emmené Little se baigner au plan d’eau à côté de chez nous. Il y a une petite plage de sable, des installations en bois pour jouer, on a planté le parasol et sorti les seaux, les pelles… Little a fait trempette mais surtout on a beaucoup, beaucoup, joué dans le sable. On s’est régalé des sandwich et crudités du pique-nique (et, bien sûr, des chips, parce-que bon c’est la base d’un pique-nique même si c’est très, très mauvais pour la santé ^-^ ).
Cette journée très chaude et ensoleillée a été une pure réussite et Little était vraiment heureux. Je garde un merveilleux souvenir de ce moment tous les deux.

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Et voilà, ce long long billet s’achève, je pense avoir fait le tour mais si vous avez des questions (ou si vous n’êtes pas d’accord sur certains de mes propos 😉

), surtout n’hésitez pas. J’espère que ces idées vous inspireront et vous donneront envie de célébrer, vous aussi, le passage des saisons. Et si c’est le cas, je serai ravie d’avoir vos retours, témoignages, et même photos de vos fêtes des saisons !

À bientôt

Mon école

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Atelier de grammaire Montessori : manipulation des formes de grammaire, jeu auto-correctif.

Le sujet de l’éducation revient régulièrement dans mes billets, j’en ai bien conscience, et j’ai d’ailleurs eu un certain nombre de questions à ce sujet. Après mon billet sur le pourquoi je ne veux pas scolariser mon fils (mais je le scolariserai tout de même car je n’ai pas, malheureusement, les moyens financiers pour faire l’IEF – et parce que Robinson n’est pas d’accord avec cette idée d’école à la maison, aussi), voici un petit (ah ah, petit… genre. Il va être beaucoup trop long, comme d’habitude) article sur ma classe, ou comment j’essaie d’appliquer mes principes pédagogiques au carcan parfois trop rigide de l’Éducation Nationale.

Multi-niveaux

À chaque réunion de répartition (celle où l’on décide du paysage de nos futures classes, où on se répartit le niveau et les élèves), je me BATS pour, au mieux faire uniquement des classes à niveaux multiples, au moins obtenir une classe avec un double-niveau. Dans mon idéal, tous les collègues travailleraient en niveau double ou triple, et pas forcément avec des classes d’âge qui se suivraient. J’ai vu, dans plusieurs écoles (en REP, notamment), des classes de CP-CM2 qui fonctionnaient merveilleusement bien. Les études actuelles le montrent : les enfants ont besoin d’être brassés avec des enfants d’âges différents. Comme je l’avais déjà dit dans mon billet sur l’IEF, nous-mêmes adultes, ne nous contentons pas de fréquenter des gens qui auraient uniquement notre âge, nous avons des amis plus jeunes, plus vieux, et cela apporte une véritable richesse dans nos échanges.
J’aime les classes à niveaux multiples car:
– je ne m’ennuie pas (j’ai le syndrome Carrie Mathison, j’ai besoin d’être en ébullition constamment, sinon, je tourne en rond et suis malheureuse comme une pierre)
– on est OBLIGÉS de différencier, c’est-à-dire de réflechir à une compétence développée dans plusieurs niveaux de difficultés, et cela est une richesse pour les élèves qui ont des difficultés MAIS AUSSI pour les élèves qui se baladent dans leur niveau et s’ennuient vite. Qu’un enfant de CP puisse, selon ses envies et réussites ou besoins, refaire un travail de Grande Section ou passer à une compétence de CE1, est pour moi juste INDISPENSABLE.
– une réelle entraide se met en place entre les élèves, le tutorat est aussi bénéfique pour celui qui a besoin d’aide que pour celui qui aide, voire même PLUS bénéfique pour le tuteur, car on n’apprend jamais mieux que lorsqu’on reformule une consigne ou qu’on essaie d’expliquer une compétence qu’on a soi-même comprise.
– il y a beaucoup moins de tensions entre les élèves que dans une classe où TOUS ont le même âge, et où ça tourne vite en rond. Prenons un exemple concret : cette année, j’ai une classe de CE1-CE2. Parmi mes CE1, il y  a un élève vraiment difficile, pénible, désagréable avec les autres, il a toujours le mot blessant, l’attitude méprisante, bref, vous voyez le portrait. Cet élève, typiquement, serait un véritable « parasite » (désolée si le mot vous choque, c’est juste une image) dans une classe de CE1 uniquement. Il prendrait toute la place, serait odieux avec tout le monde et s’approprierait le rôle du vilain petit canard, ce qui serait terriblement néfaste pour lui et pour la suite de sa scolarité. Or, dans ma classe actuelle, cet enfant côtoie des « plus grands », et il se permet donc beaucoup moins de choses. Il est pénible, oui, mais il ne joue pas la carte du « bad boy » à fond comme il le ferait avec des enfants uniquement de son âge. Le fait d’être avec des grands, des CE2, lui donne aussi envie d’être respecté par eux, de faire partie de leur bande, et donc de se montrer (parfois) digne de ces « grands ». Alors il fait parfois des efforts, et il se fait moins « vilain petit canard ». Des fois, il sait se faire oublier, ou même mieux, essayer de participer et d’être agréable (rarement, mais assez pour que l’effort ne passe pas inaperçu !). Bon, j’essaie de vous replacer tout cela dans ce que j’imagine de la mythologie mentale de ce petit garçon. En réalité je me plante peut-être complètement.

J’enseigne depuis sept ans (ou huit ? je ne sais plus), c’est peu, certes, mais ça m’a permis d’expérimenter les niveaux simples et multiples, et indéniablement, je trouve le niveau multiple plus riche, plus innovant, et plus apaisant pour les élèves.

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Les ateliers en libre-service

Ateliers et manipulation

Peut-être que mes premières années en maternelle m’ont appris à me détacher du sacro-saint combo « papier-crayon » car je ne suis pas du tout une adepte de la tradition en la matière. Des fiches d’exercices ? Beurk… Qu’on soit en grande section ou en CM1, pour moi, les apprentissages se font par la manipulation, l’expérimentation, le concret, et non par une fiche de préparation suivant le monotone déroulement : « découverte de la notion, exercices, leçon, évaluation ». C’est un point de vue personnel, discutable, qui ne plait pas toujours. Heureusement, pour l’instant, je n’ai pas eu de plaintes de parents ^-^ Parfois, certains me demandent un peu inquiets : « euh, vous les évaluez bien tous les trimestre, hein ? Il y aura un bulletin, et on pourra voir les fiches corrigées ? ». Je prends toujours beaucoup de temps en début d’année pour expliquer ma démarche. Généralement, cela plaît aux parents d’aujourd’hui, qu’on soit dans une école de bobos (comme la mienne actuellement) où les parents sont friands de pédagogie alternative et d’école ouverte, ou qu’on soit dans une REP (comme mes dernières années) où les parents veulent à tout prix éviter l’échec social à leurs enfants, et se fichent des programmes comme de l’an 40, tant que leur gamin se sent bien à l’école et ne se retrouve pas en décrochage scolaire. En fait, j’ai l’impression que tous les parents, ou presque, veulent la même chose pour leur enfant : le bien-être, le bonheur à l’école. Après, chacun l’adapte comme il veut ou peut. Personnellement, ma vision du bonheur et du bien-être ne passe pas par la réussite à tout prix et la concurrence (personnellement, j’ai très mal vécu mon année de concours, notamment). Quand je pense à Little, et à l’école que je souhaite pour lui, il s’agit d’une école libre, ouverte sur l’extérieur, où les enfants joueraient toute la journée, et apprendraient par la rencontre fortuite de leur curiosité et d’une question de la vie. « Tiens, la graine a germé ? Comment ça marche ! Je veux comprendre ! » ou bien  » Mais pourquoi faut-il dire Je veux que tu viennes et non Je veux que tu viens ?  » des questions qui émergeraient d’eux mêmes, sans fausse mise en scène pour les amener pile poil au moment où ça correspondrait au programme. Le livre de Céline Alvarez est passionnant sur ce sujet. LA curiosité des enfants est incommensurable, un puits sans fond, un moteur infatigable, qui rend tous les apprentissages possibles, même les plus complexes.

Le jeu, la manipulation, les ateliers autonomes permettent à tous les enfants d’être actifs, sur des compétences diverses et variées qui correspondent, ou non, aux programmes de leur tranche d’âge. Dans ma classe, mes élèves peuvent faire des Legos Technics très difficiles, des batailles de cartes sur les durées, reconstituer des frises historiques détaillées ou simplifiées, copier des poèmes qu’ils aiment, créer des lapbooks sur un sujet de leur choix, s’entrainer à conjuguer grâce à des jeux auto-correctifs, fabriquer des volumes à partir de plaques de construction emboîtables… Pour l’instant, je n’ai pas poussé ma démarche à fond comme je le souhaiterais, car je suis à mi-temps et partage ma classe avec une collègue à qui je ne peux pas imposer mon fonctionnement. Dans l’idéal, j’aimerais que nos journées se déroulent exactement comme C. Alvarez les décrit : les élèves manipuleraient en autonomie, tout le temps, et on ferait de longues pauses à l’extérieur pour développer la motricité et dépenser leur énergie. Pendant les temps de manipulation, je passerais parmi les élèves, regarderais ce qu’ils font, réussissent ou non, évaluerais tout cela de manière détachée, dédramatisée. Cela prendrait du temps mais c’est la meilleure façon, à mes yeux, de voir les progrès des enfants sans formaliser ce temps d’évaluation. Je me souviens de mes propres « contrôles » qui certifiait qu’à un moment T je savais faire ci ou ça. Oui, sur le moment, je savais, mais j’oubliais aussitôt le contrôle terminé et ma bonne note obtenue !! C’est pourquoi j’ai toujours bien réussi mes études tout en laissant grandir en moi ce sentiment de ne rien comprendre et de ne pas retenir grand-chose ! Aucun lien ne se faisait dans mon esprit, dans mes connaissances. J’apprenais, bêtement, et recrachais tout le jour J, bien comme il fallait. Ce système me paraît tellement absurde. Permettre aux enfants de faire et refaire cinquante fois un atelier, de le laisser s’ancrer en lui, de lui donner la possibilité d’être évalué plusieurs fois sur une même compétence, me semble bien moins illogique.

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Les ateliers de maths à gauche, de français à droite.

Travailler en ateliers de manipulation demande beaucoup, beaucoup de préparation, mais ce travail en amont permet aussi d’avoir beaucoup, beaucoup moins de corrections le soir ! Je passe toujours énormément de temps en début d’année à créer mes ateliers, imprimer, plastifier, découper, et dépense aussi beaucoup d’argent pour acheter de beaux jeux du commerce (type Montessori). Puis à chaque période de petites vacances, même chose, je créé de nouveaux ateliers. Mais le reste du temps, je suis plus tranquille. J’ai peu de corrections, (les dictées, tout de même…) et je peux prendre plus de temps pour réfléchir à des projets qui me portent : projet poésie, projet Histoire, projet théâtre… car comme je l’ai dit, je ne fonctionne pas non plus à 100% en ateliers, j’ai donc aussi des temps de classe plus traditionnels.
En gros, mon fonctionnement est le suivant :  je travaille avec des groupes de besoin, tous niveaux confondus. Je prends le 1er groupe en atelier dirigé pour découvrir  une notion (orthographe, maths…), pendant ce temps un 2ème groupe est en ateliers autonomes, et un troisième travaille de manière plus « traditionnelle », sur de la lecture, de l’expression écrite, ou des petits calculs en lien avec la notion étudiée. Puis, je fais une rotation, afin de voir tous les groupes en atelier dirigé, durant lequel j’adapte le contenu en fonction des besoins. C’est plus individualisé que de faire classe en grand groupe, mais moins individualisé que de prendre chaque élève un par un comme le préconise Alvarez en maternelle. Bon, il faut dire que le contenu des programmes est un peu plus lourd en cycle 2, aussi…

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Coin sciences dans ma classe

Les programmes officiels

Je les suis en pointillés. Mon but n’est pas que mes élèves soient en échec l’an prochain quand ils changeront de classe, d’enseignant et de méthode. Mon objectif est qu’ils soient adaptables, autonomes, et curieux (et bien sûr, heureux !). Je ne m’affole pas avec les programmes. Il y a des choses qui me semblent en parfait décalage parfois, comme le fait de devoir enseigner une grammaire très poussée alors que les élèves ont 8 ans et parfois ne maîtrisent pas bien la lecture, et l’encodage (écriture de mots). À quoi bon ? Qu’on ne me dise pas que la grammaire permet de mieux maîtriser la langue française. Je n’y crois pas une seconde. C’est le cas lorsqu’on maîtrise DÉJÀ la langue ! Pas quand on galère à avoir une syntaxe correcte et qu’on a un vocabulaire pauvre. Encore une fois, je peux parler de mon expérience personnelle en tant qu’élève : j’ai toujours été très bonne en français, je n’ai jamais fait beaucoup d’erreurs (orthographe, grammaire, conjugaison) et pourtant je n’ai JAMAIS RIEN COMPRIS à la grammaire française qui est, à mes yeux, une torture. C’est la lecture qui m’a permis de maîtriser la langue française, je lisais énormément et les règles de grammaire, d’orthographe, se sont imprimées en moi. De la même manière que j’ai appris l’anglais en vivant en Irlande et en baignant dans la langue, alors qu’auparavant toutes mes leçons théoriques de grammaire anglaise n’avaient jamais rien donné ! Bref, je m’égare… mais vous voyez où je veux en venir. Je me permets de prendre dans les programmes ce qui me paraît justifié et utile, et, oui, je l’assume et accepte qu’on puisse me le reprocher. Cette attitude n’est pas du tout recommandée par l’Éducation Nationale, mais en même temps j’ai la conviction que l’EN ne sait pas toujours ce qu’il faut faire et ce qui est bon pour les élèves aujourd’hui (les pontes décisionnaires ont tellement peu d’expérience du terrain…). Je suis persuadée que c’est le terrain qui fera bouger les pontes, et non le contraire. Alors je fais ma petite popote en me posant beaucoup de questions et avec la conviction de ne pas mal agir.

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Atelier d’histoire : la frise historique à reconstituer (événements, dates, titres, personnages importants…)

Les notes

Je ne note pas mes élèves. Les notes sont intéressantes et peut-être stimulantes pour les bons élèves, mais elles ne leur apportent rien cependant, tandis qu’elles sont néfastes pour les élèves plus faibles. Alors je ne vois pas vraiment quel est leur intérêt… Parfois, mes élèves ont un pourcentage de réussite, afin de se positionner par rapport à leur évolution. Exemple, en dictée : un élève peut avoir 87% de réussite une semaine, et la suivante 90%, et il sait alors qu’il a progressé. C’est un repère par rapport à lui-même, à son travail qui évolue.
Sinon, la plupart du temps, quand je dois évaluer les compétences, je note celles qui sont acquises, et je précise celles qui sont à renforcer, à revoir, en renvoyant directement à la page dédiée du cahier de leçons.

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Atelier de maths : grandeurs et mesures (la balance)

Culture humaniste

C’est un élément très important dans mon enseignement. À mes yeux, la Culture est une richesse que tous les enfants devraient recevoir à parts égales, et pas seulement ceux qui savent déjà bien lire, écrire, compter, ceux qui maîtrisent les bases quoi. En REP, j’avais monté un projet d’arts pour mes élèves les plus en difficulté : on écoutait de l’opéra, on observait des tableaux, on peignait, on modelait de l’argile, on allait au musée. C’était un renforcement pour ses « petits » élèves.
J’adore les arts et les enseigner : peinture, musique, photos, littérature, poésie… Dans ma classe, on fait beaucoup de danse, de théâtre, de lectures offertes, d’Histoire de l’art, de théâtre. Ça permet aussi aux élèves moins « scolaires » de se retrouver dans autre chose, de se révéler parfois. J’ai un élève assez difficile, un petit mec rude et brutal, qui m’a scotchée lors de notre cycle poétique de six semaines. Sa diction, sa finesse d’élocution, sa sensibilité se sont révélées lors de lectures offertes de poésie, ou d’écriture poétique. C’était magique, émouvant. Les arts sont essentiels car ils sont, d’une certaine façon, inutiles aujourd’hui, dans une société où tout se mesure, s’évalue, fait profit. Les études artistiques aboutissent rarement à un métier, comparées aux écoles de commerce qui enseignent comment bien vendre un produit et faire du profit. C’est dommage qu’on soit parfois si concentré sur les mathématiques qu’on en oublie à quel point un roman ou un tableau peuvent changer une vie. Je choisis souvent de faire des choses complexes, difficiles d’accès avec mes élèves, je leur choisis des livres pour les plus âgés, je leur montre des tableaux indéchiffrables, je leur parle de courants artistiques alambiqués (j’adore évoquer les Surréalistes avec eux, par exemple, et évidemment ils adorent!), je leur donne l’étymologie grecque ou latine de mots compliqués, et ils accrochent, ils en redemandent, ils s’ouvrent et attrapent toutes ces lianes pour grimper encore plus haut. C’est fantastique. Par exemple, on a lu Roald Dahl toute l’année, et pourtant ses livres sont très difficiles pour des CE1. Eh bien, après deux mois à étudier quotidiennement Roald Dahl, presque tous les élèves s’étaient achetés, sans que je leur demande bien sûr, un exemplaire d’un roman de cet auteur, et je les voyais plongés dans ces énormes livres à chaque moment libre de leur journée. Même les plus faibles, les CE1 qui entrent à peine dans la lecture et pour qui lire cinq lignes est laborieux, même eux avaient le nez dans les trois cents pages de Sacrées Sorcières, ou de Charlie et la Chocolaterie. Incroyable. C’est un exemple parmi tant d’autres, je pourrais vous en raconter plein, comment mes élèves déclamaient des poèmes dans la cour de récréation plutôt que d’aller jouer au foot, comment ils se sont passionnés pour Victor Hugo (qui est tout de même assez difficile pour de si jeunes enfants, même si certains de ses poèmes sont abordables), comment la Danse Macabre de Saint-Saëns n’a plus de secret pour eux…
Bref, l’art, l’art, l’art, ne doit pas être une pincée de sel sur le reste, mais bien l’ingrédient principal d’où tout part car les enfants sont incroyablement perméables à cela !

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Atelier de géographie : les continents (cartes de nomenclature Montessori)

Et voilà, je vous avais dit que mon billet serait court ah ah… Je ne sais pas s’il est très utile ni même intéressant, surtout pour des personnes qui ne travailleraient pas dans l’Éducation Nationale. Je voulais surtout montrer qu’il existe des alternatives aux pédagogies traditionnelles (et encore, je ne vous ai pas parlé de nos conseils de classe et de tous les ingrédients de la pédagogie Freinet qu’on utilise dans la classe…) et que, le plus important, est de prendre en considération tous les enfants, pas seulement les meilleurs bien sûr, mais pas non plus seulement les plus faibles, car les bons élèves qui s’ennuient en classe sont aussi un problème que l’on doit prendre en compte. Bref, je serais ravie d’avoir vos avis sur tout ça, que vous enseigniez ou non, que vous soyez parents d’élèves ou non, l’éducation des futurs citoyens est l’affaire de tous et nous avons tous notre mot à dire, n’est-ce pas ? En tous cas, une chose est sûre, il n’est jamais inutile de se poser des questions à ce sujet !

A bientôt !

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Atelier de géographie : les pays d’Europe (cartes de nomenclature)

 

NB : les photos de cet article sont toutes privées et non libres de droits.

Education, bienveillance, école et maison

Bonjour !

Ce billet, je dois l’écrire depuis un moment mais j’avoue ne pas savoir par où commencer tant j’ai à dire, à expliquer, tant le sujet m’inspire.

L’école et l’éducation. Tout a commencé lorsque je suis devenue enseignante, sans doute. Je me suis intéressée à la transmission du savoir, et le monde de l’enfance s’est ré-ouvert à moi. Au fil des années, l’enfant et son bien-être est devenu quelque chose de fondamental à mes yeux. Évidemment, lorsque je suis devenue maman, cela a pris une tout autre dimension, c’est devenu une évidence : l’éducation et la pédagogie sont devenues comme une passion. Lorsque je repense à mes premiers pas d’enseignante… j’étais enfermée dans ma vision traditionnelle de l’école et j’ai fait beaucoup d’erreurs. Heureusement, j’ai depuis appris plein de choses, rencontré des personnes merveilleuses et intéressantes, enrichi ma vision de la pédagogie, et le plus fabuleux dans tout ça c’est que je ne suis qu’au commencement de ce cheminement! Il me reste encore des tas de choses à apprendre, à approfondir.

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J’ai rencontré des enseignants extraordinaires qui dépoussiéraient notre métier et posaient un œil bienveillant sur leurs élèves. J’en ai aussi rencontré beaucoup dont les méthodes me choquaient et les propos moqueurs sur les enfants me mettaient hors de moi. Petite fille, j’ai été très bonne élève, mais l’école n’a pas toujours été facile pour moi. Je crois que c’est grâce à cela, en partie, que je mesure aujourd’hui l’importance de créer une bulle où les enfants vont se sentir bien, en confiance, et apprendre à leur rythme.

Après sept ans d’enseignement, plusieurs années en REP mais aussi dans les beaux quartiers de Lyon, après un passage par la pédagogie Freinet qui m’a ouvert les portes des pédagogies dites alternatives, et surtout après beaucoup, beaucoup de lectures, de rencontres et d’expérimentations, je sens aujourd’hui que j’approche de mon objectif : trouver l’équilibre dans ma manière d’appréhender l’instruction.

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Mon but est simple, surtout depuis que j’ai moi-même un enfant et son éducation à charge : je suis convaincue que l’autonomie et le respect du rythme naturel de l’enfant sont la clé des apprentissages heureux. Bien sûr, j’ai lu Céline Alvarez et je rejoins ce qu’elle énonce, j’étais déjà convaincue par la pédagogie Montessori auparavant et je trouve que l’éclairage moderne d’Alvarez (grâce aux neurosciences) est plus que bienvenu pour relancer le débat au sein de notre société. Vous remarquerez que je ne dis pas « au sein de l’éducation nationale ». Non. L’éducation des enfants devrait concerné tout le monde, parents ou non, enseignants ou non. N’oublions pas qu’il s’agit des électeurs de demain. De futurs citoyens. Ce sont les enfants que nous éduquons aujourd’hui qui gouverneront dans le futur, qui feront des choix pour notre planète, qui décideront quoi faire de l’héritage qu’on leur laissera. Souvent, j’ai le sentiment que les débats sur l’école et l’éducation sont relégués auprès d’un public ciblé : les trentenaires et quadragénaires, parents, et les enseignants. Alors que l’avis d’un jeune bachelier ou d’un cadre célibataire sont tout aussi importants, et qu’il est nécessaire qu’eux aussi se sentent impliqués dans la question de l’éducation.

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Bref, je m’égare.

L’éducation, comme l’a dit Nelson Mandela, est l’arme la plus puissante que l’ont ait pour changer le monde. Une arme de paix, disait Maria Montessori. Je trouve cela si juste, si vrai, mais aussi si impressionnant! Grâce à l’éducation, on peut tout. Tout se joue lors de ces premières années. Bien sûr, la résilience permettra qu’une fois adulte, un enfant qui a été traumatisé, violenté, mal éduqué, pourra toujours se remettre sur les rails, se re-sociabiliser et apprendre la douceur. Heureusement, la nature a pensé à tout, et elle permet les corrections tardives (croyez moi, je suis passée par là). Mais il est tout de même indispensable de mieux penser l’éducation de nos jeunes, et de prendre enfin la mesure de ses enjeux. Aujourd’hui, avec tout ce qui se passe dans l’actualité, on se rend bien compte que ce ne sont pas les actions correctives, à-posteriori, qui ont un impact sur l’évolution de notre société (attentats, climat…). il faut agir à la base, à la racine. Diffuser les valeurs justes et humanistes le plus tôt possible plutôt que réprehender, incarcérer, punir lorsque les fautes sont commises.

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Plus je vis l’école au quotidien, plus je m’éloigne de cette institution. Je ne la comprends plus, cette école qui, je m’en rends compte, ne correspond pas aux valeurs primordiales pour moi.  À ceux qui me disent qu’un enfant a besoin de se sociabiliser et que l’école joue ce rôle de sociabilisation, je réponds, oui bien sûr l’enfant doit côtoyer d’autres humains. Mais quel adulte vivrait bien de passer de longues journées avec trente autres adultes exactement du même âge que lui, assis à écouter sans bouger, sans parler, puis faire ce qu’on lui demande (je grossis le trait bien sûr, mais la réalité n’est pas si éloignée). Personnellement, j’ai des amis de tout âge : l’une des personnes que je fréquente le plus est mon petit frère, de trois ans mon cadet. Je dîne souvent avec d’anciennes collègues qui ont entre 40 et 45 ans. J’adore les longues discussions que j’ai avec parents, sexagénaires. Mes amis ont souvent un, deux ou trois ans de plus que moi. Je suis très proche d’une de mes cousines qui a dix ans de moins que moi. J’adore faire la fête avec mes oncles, qui ont entre 45 et 50 ans. Le grand-frère de Robinson a douze ans de plus que moi et on est très proches, je discute énormément avec lui, on partage beaucoup. Bref, pas la peine de vous faire un dessin : personne ne se se contente de se sociabiliser avec des gens nés uniquement la même année. Tout simplement parce-que ce n’est pas enrichissant. Pourtant, on impose cela à nos enfants. Des classes surchargées composées uniquement d’enfants du même age. Évidemment, ça tourne en rond, ça se dispute, ça n’avance pas, on a l’impression de tirer de force une mule bien têtue qui a décidé d’aller dans la direction opposée à la nôtre. Celine Alvarez évoque cela dans son livre et je suis tout à fait d’accord avec elle. Je me suis « battue » avec mes collègues deux rentrées de suite pour que l’on compose des classes à plusieurs niveaux, pour diversifier, brasser nos groupes d’élèves, dynamiser et rendre nos classes plus vivantes, plus réelles. En vain, mes collègues n’étaient pas prêtes à travailler plus et à changer leur vision traditionnelle de l’école. Cela m’a un peu découragée, et, même si je suis restée en très bons termes avec cette équipe, c’est en partie l’une des causes de mon changement d’école.

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Donc, je disais : nous, adultes, vivrions très mal de devoir passer nos journées enfermés dans de petites salles avec trente autres personnes. Pourtant, on l’impose aux enfants. Souvent, cette situation s’étend sur plusieurs années : de la petite section au CM2, les classes restent les mêmes (sauf dans les grosses écoles où il y a plusieurs classes de CM1 par exemple, et où l’on peut rebrasser les groupes chaque année). Ce qui signifie qu’un enfant peut passer 8 ans entouré uniquement des mêmes vingt-cinq autres enfants, sans en connaitre beaucoup d’autres. En terme de sociabilisation, on a vu mieux, non ? Ce système aurait plutôt tendance à rendre fou plutôt qu’à développer les facultés sociales de n’importe quel être humain (ou animal même !).

Cet argument de sociabilisation n’est pas valable à mes yeux. Il y a plein d’endroits et de moments pour créer du lien, sauf qu’aujourd’hui, dans notre société, on les a un peu perdus de vue. La famille est le premier, mais aussi le voisinage, ainsi que l’implication dans la vie locale, ou encore les infrastructures culturelles, bibliothèques, ludothèques… Les aires de jeux ou squares sont bien sûr de hauts lieux de sociabilisation pour les enfants. Et puis, n’oublions pas les activités périscolaires : sport, musique, activités manuelles… Autant de moyens de rencontrer d’autres enfants, sans passer par la case « école ».

Je suis de moins en moins d’accord avec l’institution scolaire, le rôle que l’on attribue à l’école et surtout, surtout, les méthodes utilisées. J’avais vu une vidéo, une fois, d’un homme qui mettait en regard l’évolution de plusieurs éléments de nos vies, depuis une cinquantaine d’années. Il montrait comment la technologie avait évolué, avec les voitures très différentes de celles de l’époque, ou l’arrivée de l’informatique. Il montrait l’évolution des vêtements, des conditions de travail, etc (je ne sais plus exactement, c’était il y a plusieurs mois déjà!) et puis il montrait l’école il y a cinquante ans, et l’école aujourd’hui. Et on pouvait constater que rien n’avait changé : le maitre debout face à ses élèves assis, sommés de rester tranquilles, d’écouter, de comprendre et de retenir. Le savant déversant le savoir. Et, même si de plus en plus d’enseignants innovent et s’éloignent de ce modèle traditionnel, croyez-moi, ce que j’ai vu durant sept ans à droite et à gauche, au gré de mes diverses affectations, m’a fait comprendre que l’école avait très peu changé et qu’on imposait encore et toujours aux enfants de se « tenir », de faire ce qu’on leur demande, et de refréner leurs pulsions de curiosité, leur spontanéité, leur élans pleins de fraîcheur et d’innocence, leur soif d’apprendre et de savoir. Si l’on se place du point de vue de l’enseignant, on peut comprendre cela : comment gérer vingt-cinq à trente enfants, en même temps? Comment leur faire comprendre et apprendre TOUT le programme de l’année alors même que les programmes sont intenables (tout le monde vous le dira)? On demande aux instits de faire des miracles, alors ils font ce qu’ils peuvent : et ce sont les enfants qui en pâtissent.

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Depuis que je suis maman, je pense avec angoisse au moment où Little va devoir aller à l’école (oui, c’est une enseignante qui vous dit ça, et je ne suis pas la seule instit terrifiée à l’idée que ses enfants aillent à l’école) : le système me déplait, le rythme infernal me déplait, la non-considération des besoins propres à chaque enfant me déplait, l’éducation de masse me déplait, le moule dans lequel on veut enfermer les enfants me déplait, le carcan imposé par notre société me déplait. Bien sûr, mon discours est souvent mal reçu, puisque notre société ne tolère pas de penser qu’on puisse faire différemment. Qu’on puisse être normal, équilibré, humain, tout en n’entrant pas dans la norme. Je ne le vois que maintenant. Même si je sais que la petite graine de ces idées-là germe depuis bien longtemps en moi.

Il faut être très courageux pour oser défier la norme. Je suis admirative de ces familles qui osent franchir le pas. Je les envie. Et depuis la naissance de Little, je travaille doucement mais sûrement Robinson pour que ces mêmes-idées germent aussi en lui ^-^

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Céline Alvarez, qui a publié un désormais célèbre livre : Les lois naturelles de l’enfant

Après ma prise de conscience « pédagogique » (Freinet, puis Montessori, les pédagogies alternatives et innovantes pour faire bref), je suis entrée dans une phase plus familiale, plus maternelle de ma réflexion. Et ce, d’abord, en lisant un billet sur le blog de Bambichoses. C’était la première fois que j’entendais parler du unschcooling. Ou plutôt, la première fois que quelqu’un de « normal », une femme moderne bien dans ses baskets, avec des aspirations et une vie qui ressemblent aux miennes, évoquait ce sujet. Pour moi, l’école à la maison (l’IEF – instruction en famille, pour le jargon), le unschooling, était un truc de hippie, de personnes marginales vivant en rejet total de la société (coucou les idées reçues, hein !?!). J’ai lu l’article de Bambichoses (et un second là) avec passion et étonnement, et quelque chose a résonné en moi, cette idée s’est mise à m’obséder. C’était la suite de mon cheminement, ce processus enclenché avec le constat de l’échec de l’institution scolaire.
Ce jour là, je me suis mise à considérer l’IEF d’un autre regard, avec compréhension, empathie, et envie. De fil en aiguilles, j’ai découvert et lu d’autres blogs de familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à l’école, et j’ai découvert tout un monde parallèle que j’avais pas soupçonné, des gens tout à fait normaux, éduqués, humains et généreux, qui décidaient de retirer leurs enfants de l’éducation nationale en désaccord avec leurs principes de vie, leurs valeurs. J’ai trouvé ça très beau et surtout courageux. Et puis, évidemment, j’ai trouvé ça excitant. Imaginez, le challenge !
C’est là aussi, que j’ai découvert le blog d’Eve Hermann, qui vit à Lyon, prend des photos sublimes de ses deux filles « non-sco » et de leurs activités et escapades dans la nature. Son blog est magnifique, inspirant, bien écrit, il donne vraiment envie d’envisager un retour à un état plus naturel de l’éducation, une éducation en famille, en petit groupe, qui suivrait le rythme de l’enfant et respecterait ses envies, ses besoins, sans pressions extérieures, sans carcan, sans moule à intégrer à tout prix.

J’ai eu la chance de croiser Eve il y a quelques jours, sur le chemin du parc. Elle était avec ses deux filles, ce sont elles que j’ai reconnues. Je me suis arrêtée pour discuter cinq minutes avec elles, j’étais très heureuse de la rencontrer, et je voulais lui dire que son blog m’inspirait beaucoup. Liv et Emy sont deux petites filles magnifiques, sauvages et pleines de vie.

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Peut-être que vous me prenez pour une dingue. Peut-être que vous avez été le/la bonne élève étant enfant, que l’école ne vous a pas traumatisé(e). C’est aussi mon cas. C’est difficile, dans ce cas, de comprendre le point de vue que j’expose aujourd’hui. C’est en rencontrant de plus en plus d’enfants « hors du moule », des jeunes malheureux car incapables de s’adapter au système (coercitif) de l’institution, des élèves en échec, qui progressivement s’isolent de cette même société qu’on veut leur imposer à tout prix. Des enfants incompris qui finissent par ne plus comprendre, et parfois par ne plus pouvoir empathir. Évidemment, les bons élèves ne vivent pas toujours mal l’école, ils en comprennent les codes, les attentes, ils respectent le moule, ils l’intègrent. Mais combien d’enfants n’y parviennent pas? Et se sentent responsables de ne pas y parvenir? Alors que les responsables, c’est nous adultes, acteurs de l’éducation, parents, citoyens. Laisser perdurer notre école vieillissante, notre système traditionnel et poussiéreux, sous prétexte que ça a toujours été ainsi et qu’on ne voit pas pourquoi ça changerait, c’est notre erreur à nous et la cause du mal-être de certains enfants, de l’échec de beaucoup d’entre eux, mais aussi de la radicalisation de certains, de la souffrance et de la rage que d’autres peuvent ressentir à l’égard de la société, à l’égard de l’autre, des institutions, de la République, etc… Comment pouvons-nous croire que nos enfants deviendront des adultes capables de penser, de prendre les bonnes décisions, de contrôler leurs émotions, de dispenser douceur et amour et empathie, de respecter l’autre et la planète, si on n’agit pas de la sorte avec eux? Nos écoles manquent de souplesse, manquent de temps, manquent d’amour, manquent d’empathie, manquent d’émotions. Le cadre est rigide, l’élève doit s’adapter, pas l’école. Les moutons doivent suivre le troupeau, parce-que c’est comme ça. Les enfants doivent tous apprendre la même chose au même moment (alors que, bon, un enfant de CP né en janvier n’a pas la même maturité intellectuelle et motrice qu’un enfant de CP né en décembre, on est d’accord??!), sans aucun respect pour leur besoin, leur rythme, leur envie, leur préférence, leur situation personnelle, leur vécu, leur intelligence. Je ne vois pas nos élèves développer empathie et compétences relationnelles dans les écoles. Je vois des enfants subir des rythmes effrénés, des enfants bouillonner sur des chaises, des enfants qui ne rêvent que d’aller courir dehors ou d’apprendre naturellement, en jouant, en se questionnant, en rencontrant. Tout est dématérialisé, tout est superficiel dans les classes d’aujourd’hui. Je me revois, en REP, tenter d’enseigner les différents paysages géographiques à mes élèves : paysages maritimes, montagnes, campagnes, déserts… Alors que la plupart n’étaient jamais sorti du quartier bétonné, hyper-urbain, qui les avait vus grandir! C’était tellement décalé! Il aurait fallu les emmener là-bas, sur place, les faire voyager, découvrir, toucher, expérimenter ces différents paysages. Mais comment? Et donc, à quoi leur servira ce genre de connaissances? Je ne sais pas, je me pose encore la question… Peut-être à quelque chose oui, je ne vois juste pas encore quoi.

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Aujourd’hui, je suis sûre d’une chose : j’ai envie que mon fils apprenne librement, quand il se sent prêt, quand il en ressent l’envie. Je l’observe depuis deux ans : il est curieux, volontaire, il veut comprendre, il veut savoir. Tous les enfants qu’on n’aura pas préalablement abrutis devant des écrans, ont cette soif de savoir. J’ai de plus en plus l’impression que c’est l’école (et la société) qui bride cette pulsion de connaissances, cette vitalité chez l’enfant. Franchement, il n’y a rien de moins naturel que de forcer un enfant à s’assoir et à apprendre. « Tiens! Apprends. Connais. Comprend. » Ce ne sont pas des verbes qu’on peut conjuguer à l’impératif… ( <- ce n’est pas de moi, je crois que c’est Céline Alvarez qui disait cela. Tellement vrai !).

J’ai envie de préserver l’innocence et la spontanéité de Little, d’encourager sa curiosité, de la nourrir, de la respecter, pas de la brusquer et de la forcer. J’ai envie qu’on prenne le temps, chaque jour, d’apprendre ensemble, de manière naturelle. Je rêve de journées passées au rythme de mon enfant, ponctuées de découvertes imprévues, d’activités rassurantes et connues et aimées, de lectures choisies par lui, en fonction de son centre d’intérêt du moment. J’aimerais qu’il développe les talents qu’il souhaite, et pas ceux qu’on attend d’un enfant de son age, de son sexe, ou de son milieu. Je rêve de journées passées au grand air, à contempler, observer, étudier le nez en l’air selon l’inspiration du moment, en fonction de l’étincelle qui jaillira, inattendue, dans le regard de mon fils. J’aimerais tant qu’il n’apprenne pas trop tôt les réveils aux aurores, les longues journées fatigantes, les contraintes incohérentes… Pourquoi nos enfants devraient-ils avoir si tôt des vies de petits adultes, des horaires de cadres, du stress et de la pression….? Je ne comprends pas…

J’ai peur pour Little, j’ai peur que l’école n’éteigne sa flamme, j’ai peur qu’il ne se mette la pression pour rentrer dans le moule. Je sais qu’il aura la chance d’avoir eu une maman enseignante qui sait exactement ce qu’il est censé apprendre à tel ou tel age. Évidemment, je lui donne déjà des billes, je le nourris intellectuellement, car il est demandeur et que j’adore passer du temps à partager avec lui. Je sais que faire des puzzles déjà si petit, va développer tout un tas de compétences primordiales pour la suite (motricité fine, coordination motrice, logique, structuration de l’espace, entre autres…). Je suis sûre qu’il réussira à l’école, scolairement je veux dire, je ne me fais pas de doute. Ce n’est pas ça qui m’inquiète. C’est simplement : est-ce-que les valeurs de l’école, son mode de fonctionnement, ce système, correspond à mes valeurs et à ce que j’aimerais transmettre à mon enfant? Est-ce qu’on ne va pas le brusquer, le pousser pour qu’il suive les apprentissages « de son age », ou au contraire, le freiner sur certains apprentissages qu’il maitrisera déjà mais par lesquels il faut passer car c’est de son age? Je le constate quotidiennement à l’école : chaque enfant est unique, avance à son rythme, est intéressé par des choses diverses, variées, mais surtout différentes de celles de son voisin. Impossible de mettre tout le monde dans le même sac, de secouer bien fort pour que le groupe s’imprègne de manière homogène de ses connaissances « imposées », et de s’imaginer qu’on peut passer à la compétence suivante, hop le tour est joué. Non, impossible. On le sait bien. Tout le monde le sait. Et pourtant, ce système perdure. Le changer, le repenser, demanderait trop de travail. Trop fatigant. Laissons les choses telles qu’elles sont. Envoyons nos enfants au casse-pipe. Il y en aura toujours bien un ou deux qui s’en sortiront.

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Je ne supporte plus ce système, je cherche des solutions, des alternatives. Pour moi, aujourd’hui, une éducation LIBRE et HEUREUSE se fait hors de l’école. Je rêve de faire l’école à la maison, comme ces familles : Add fun and mix, Bambichoses, Liv et Emy, entre autres… Je trouve ça alarmant que des enseignants tiennent un discours pareil, c’est bien le signe que quelque chose ne va pas. Si j’ajoute que mes deux seuls amis enseignants (c’est-à-dire, qui n’ont pas été au préalable des collègues mais que je connaissais avant l’éducation nationale) ont démissionné 4 ou 5 ans après avoir débuté dans le métier, je pense que mon tableau s’assombrira davantage encore. Je sais que mes propos peuvent surprendre, voire choquer, ou même faire sourire. Mais pour une fois, je suis sûre de moi. Je suis certaine que les valeurs humanistes et environnementales sont les plus importantes. Et clairement, l’école n’est pas leur lieu de propagation.

Voilà, je vais m’arrêter là, ce billet est on ne peut plus décousu, je l’ai écrit comme ça venait, avec mes tripes comme on dit 🙂 En tous cas, il me tenait à cœur de vous en parler , car je suis sûre que beaucoup ne savent pas ce qui se passe dans nos écoles aujourd’hui, au XXIème siècle. Voilà, maintenant vous savez : il ne se passe rien de plus qu’à votre époque, au XXème, et ce n’est peut-être même pas très différent du XIXème ! (Ah, si, on n’a plus le droit de taper sur les enfants! Ouf!). Peut-être aussi que certain(e)s d’entre vous partagent en partie mon opinion (radicale, oui je sais). Peut-être enfin que je vais faire définitivement fuir quelques uns d’entre vous. J’assume. Je sais que c’est un peu extrême, mais ça me semble si important… J’ai besoin de semer des graines autour de moi, même si je sais que je ne m’y prends pas forcément de la meilleure manière qui soit (trop vindicative, non?).

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire Céline Alvarez et tous les blogs cités plus hauts. Et il y en a plein d’autres, faciles à trouver sur internet.

N’hésitez surtout pas à me laisser votre avis, je suis curieuse de voir l’effet de ce pavé (dans la mare) que j’ai écrit aujourd’hui. Bravo si vous avez réussi à me lire jusqu’au bout. Même moi, je n’ai pas le courage de me relire! Désolée pour les fautes!

Et, en attendant, portez-vous bien, et à bientôt !

PS : non, mais, sinon, j’aime bien mon métier hein? Ce sont juste les conditions de travail et les mentalités poussiéreuses qui me font hurler ^-^….

 

 

Septembre, la rentrée

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Je l’avait évoqué par ici il y a quelques semaines : après trois années passées dans mon école en REP avec des CP et une équipe formidable, à la rentrée je change d’école. C’était très improbable mais c’est arrivé : j’ai obtenu une école de centre-ville à cinq minutes à pieds de chez moi (le chez-moi actuel, hein… dans 2 mois, lorsque nous déménagerons à la campagne, je serai bien éloignée, mais tout autant que si j’étais restée à Villeurbanne dans mon école REP). Une toute petite école dans laquelle je ne pensais jamais obtenir un poste avant d’atteindre 15 ans de carrière ! Mais le « mouvement' » a ses mécanismes mystérieux et me voilà changeant d’école (et de niveau de classe) alors que je ne m’étais pas vraiment préparée à cette éventualité… Rassurez-vous, je le vis très bien, j’adorais mon ancienne école et mes collègues mais j’avais aussi envie de changement et de changer un peu de quartier !

L’autre grand changement de cette rentrée, c’est que je travaillerai à mi-temps, seulement les fins de semaine, ce qui est vraiment extrêmement confortable, j’en suis bien consciente. Mais je voulais profiter de la dernière année où Little sera à la maison avant qu’il n’aille à l’école lui aussi. Et avec le déménagement et les travaux qui nous attendent dans notre maison, je vais avoir beaucoup de choses à gérer. Cet emploi du temps allégé, il m’était indispensable pour aborder au mieux ce que cette nouvelle vie nous réserve. Des tas de routines différentes vont devoir être mises en place : moi qui faisais tout à vélo, je vais avoir à nouveau une voiture, faire de longs trajets… Vivre à la campagne signifie aussi la fin des petites courses quotidiennes au Market du coin, et le nouveau rythme des « grosses » courses hebdomadaires dans les grands supermarchés à une dizaine de kilomètres de la maison… Bref, une toute nouvelle organisation nous attend, matinée de petits et gros travaux d’aménagement qui vont eux aussi être une grande découverte pour les bricoleurs novices que nous sommes !

Mes deux journées de repos – lundi et mardi – seront consacrées à Little, à des promenades, et des jeux et ateliers d’éveil (j’ai bon espoir de parvenir à aménager une pièce qui serait notre atelier d’expériences et de jeux, à la manière de cette maman dont j’adore le blog * et qui m’inspire beaucoup), mais aussi à la maison, son organisation, le ménage, le jardin, et un tout petit peu de temps sera dédié à ma classe pour me permettre de préparer mes journées de travail et de corriger fiches et cahiers (mais j’ai aussi la ferme intention de travailler de plus en plus en système d’ateliers de manipulation Montessoriens et donc d’évaluer de manière continue plutôt que finale, ce qui me demandera beaucoup plus de travail en classe mais moins à la maison (désolée pour le jargon, les non-PE ^-^)) (j’ai déjà bien amorcé cette transition l’an passé, en faisant beaucoup travailler mes élèves à partir de centres et d’ateliers, mais j’espère faire évoluer encore ce cheminement et parvenir, un jour, à obtenir une classe totalement Montessori en Cycle 2 ! Je consacrerai peut-être un article à ce propos si cela vous intéresse). J’espère aussi qu’il me restera une petite heure ou deux pour écrire : j’ai achevé deux tiers de mon projet, je pense qu’il me faudra encore une année de travail pour terminer, relire et corriger tout cela. C’est vraiment porteur d’avoir réussi à mener aussi loin ce travail, car à présent je ne peux plus abandonner, j’y ai consacré trop de temps et d’énergie, et c’est plutôt positif car ça me pousse à continuer, à aller jusqu’au bout. Je vous en donnerai des nouvelles de temps en temps.

Voilà pour cette rentrée 2017 : plutôt excitante car pleine de promesses, de renouveau, de projets… et d’inattendu !

Et vous votre « rentrée » ? Le mois de septembre vous fait-il le même effet « nouvelle année » qu’à moi ?

A bientôt !

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-> ma tenue de rentrée : du doré, du bariolé, du confortable… !

 

* si le sujet vous intéresse, le blog d’Elsa (merci qui? merci montessori) est une mine d’or, mais je vous préviens, une fois qu’on commence, on ne peut plus s’arrêter de lire et de s’émerveiller… il faut un peu de temps devant soi pour véritablement éplucher ces articles passionnants et détailler les photos toutes plus parlantes les unes que les autres…!

NB : pour la rentrée, quoi de plus adéquat qu’une photo des acteurs d’Harry Potter, le jour de leur rencontre lors du tout premier tournage ? Je ne sais pas vous, mais moi, je rêve toujours d’une école qui ressemblerait à Poudlard, d’uniformes rouges et or, de grandes tablées d’élèves qui festoient, et de tournois de balais volants… J’ai beau être de l’autre côté du pupitre, je reste une grande enfant… ^-^
Source de la photo : ici

Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #49

Hello ! J’ai essayé de publier un billet mercredi mais je n’ai pas eu le temps de le finir (Little n’a pas voulu faire sa sieste!) et nous sommes à nouveau dimanche, et voilà, le temps file et j’ai du mal à garder le rythme. Notre semaine a été bien riche (j’adore le mois de juin !), beaucoup de travail, la 1ère saison de Narcos (++), et la vente privée pour mon amie à préparer. Voici quelques photos de ces derniers jours, avec peu de soleil mais beaucoup de couleurs et d’amour ❤

Le look de la semaine

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J’ai fait une brocante et une de mes amies, qui a un style à tomber par terre, tenait un stand. Je l’ai dévalisée ! J’ai notamment acheté ce grand cabas en tissu, empiècements ethniques colorés, bien pratique au quotidien !

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L’assiette de la semaine

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Une bruschetta bien fraîche, des lamelles d’avocats, de la tomate, du basilic, des graines de courge, sur un lit de tapenade de tomates et d’huile d’olive, et parsemé de dés de feta. Ou comment faire les fonds de frigo tout en se régalant !

La maîtresse d’école de la semaine

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Il y a un moment que j’aime dans ma classe : le matin, vers 8h, lorsque l’école est encore silencieuse, et que le soleil inonde la salle. Je prépare le tableau, les fiches de la journée, je bois un café, je savoure le calme avant la tempête de 8h20.

Cette semaine, on a essayé de préparer un cadeau pour la fête des pères, mais entre les répétitions du spectacle et les évaluations, dur dur de se lancer dans un projet plus élaboré qu’une petite carte toute simple, amoureusement fabriquée :

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Le petit-déjeuner de la semaine

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J’avais envie de muffins sains et nourrissants, je suis donc partie de la recette de muffins vegan d’Antigone XXI, que j’ai « pimpée » en y ajoutant des pommes et de la cannelle, parfois même des raisins secs, et pour plus de gourmandise j’ai fait une fournée fourrée aux noisettes et chocolat noir. Les 3 variations étaient délicieuses et parfaites avec un bon café pour bien commencer la journée.

Mon premier apéro – vente privée

Vendredi soir, j’accueillais une douzaine d’ami(e)s pour que ma copine Anne-Laure présente sa collection actuelle. C’était vraiment une chouette soirée : verres de rosé, morceaux de melon et tomates cerises, jolis tissus, baies vitrées ouvertes et sublimes sacs suspendus un peu partout. Pour finir ce Sunday Morning, voici quelques photos de l’événement :

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Little a craqué pour l’imprimé animalier de ce sac ^-^

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Pour les petits budgets, Anne-Laure avait prévu des pochettes de sac et des portes-monnaies aux imprimés parfaits : baleines, ananas, flamands roses…

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Personnellement, j’ai eu le coup de foudre pour un des modèles présentés vendredi soir : j’ai craqué sur ce nouveau tissu. Porté hier et aujourd’hui, je suis amoureuse ; mon nouveau sac va avec tout ! Et ce bordeaux ! Ce rouge ! Ce noir ! Ça change un peu de mes coloris habituels et ça ne fait pas de mal !

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Et pourtant, au départ, c’est sur ce modèle mint-noir et blanc graphique que j’avais jeté mon dévolu… Surtout que ce sac allait super bien avec mon pantalon à grosses fleurs et ma blouse à petites fleurs, je trouvais… ^-^ Mais le rouge-bordeaux, bien plus péchu et funky, a remporté la bataille !
Et vous, lequel auriez-vous choisi ??

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Et voilà pour cette nouvelle semaine, dans 2 jours c’est l’été, et dans une dizaine de jours, la fin de l’école. Que j’aime cette saison, pleine de lumière et de promesses (même quand le soleil boude).
A très bientôt ! Bon dimanche !

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

 

Sunday Morning # 46

Ce matin, Little joue à côté de moi sur son tapis, Robinson paresse au lit, et je prépare les falafels à la patate douce que j’ai prévu d’apporter pour bruncher chez mon petit frère. La purée de petits pois pour le déjeuner de Little est en train de cuire doucement dans le Babycook. Le café qui coule emplit la cuisine de sa douce odeur réconfortante. On est bien là. J’adore les dimanches matins comme celui-là !

Le look de la semaine

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On voit que j’ai repris le travail : une tenue simple et pratique, pour les 40 minutes de vélo (et les côtes!!) et pouvoir monter-descendre les escaliers qui me séparent de la salle des maîtres (et du photocopieur) 20 fois par jour (au bas mot!). Vivement les températures estivales, que l’on puisse troquer nos jeans et nos manches longues contre les sandales, les jupes et les bras nus… !

Le petit kiff sur le balcon

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J’avais besoin de persil pour mes falafels ; quel bonheur de sortir pieds nus sur le balcon, et de prélever la petite poignée d’herbes aromatiques directement dans un de mes bacs !

La recette vegan de la semaine

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Rien que le nom fait saliver : des cookies au beurre de cacahuète !! Pas la peine de savoir qu’ils sont vegan pour les trouver irrésistibles ! J’ai trouvé la recette sur le blog de Saveurs Végétales, et je vous la recommande chaudement, elle est SIM-PLI-SSIME! Juste, sachez que vous pouvez vous passer de la pincée de sel supplémentaire, la recette est déjà bien salée !

Le vide-dressing de la semaine

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J’ai fait du réassort sur mon vide-dressing (ici). Au programme : ma salopette adorée (mais je ne rentre plus dedans … 😦  ) et d’autres jolies choses que je ne porte pas assez pour les garder dans ma penderie !

Le dîner en amoureux de la semaine

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Pour l’école, j’ai beaucoup de travail et de choses à préparer. Souvent, c’est après le coucher de bébé que je m’y mets. De 20h à 22h30, je corrige, rédige, planifie. On dîne souvent très tard, et j’ai peu de temps pour cuisiner. Samedi soir, c’est Robinson qui a préparer le dîner tandis que j’avançais dans mes « prép » : au menu, les meilleurs veggie burgers du monde, adaptés de la recette de Mango&Salt : champignons, gouda à l’huile de truffe, avocat, roquette, comptée d’oignons au sirop d’agave, frites de patates douces et de grandes pintes de bière de Mont-Blanc.

L’inspiration de la semaine

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Les articles de la famille de Bambi Choses sur leur vie « nature » et leur cabane dans les bois me font toujours quelque chose. Celui là m’a tellement parlée, tellement inspirée, que j’ai même insisté pour que Robinson le lise. Comme cela fait envie !! Les enfants libres dans la nature, le lac, les feux de cheminée, les jeux, les défis, les amis, les matins, les soirées… J’ai adoré lire ce billet, et ceux qui suivent… La vie de cette famille me plaît énormément, et leurs photos sont toujours magnifiques et inspirantes !
(la photo provient du blog de Bambi Choses)

Je ne pensais pas parvenir à publier mon Sunday Morning aujourd’hui, je suis contente d’avoir réussi à trouver quelques minutes pour le rédiger ! Bien sûr, mes articles du dimanche ne sont plus aussi fournis qu’avant, mais prendre des photos en semaine relève du challenge, vraiment ! Malgré tout, cela reste un immense plaisir de venir ici, de lire vos commentaires, et de penser à ce petit espace lorsque je vois quelque chose de joli ou lorsque j’ai envie de partager une découverte ou une bonne recette !

Je vous dis à très vite ! Bonne semaine !

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.