Education, bienveillance, école et maison

Bonjour !

Ce billet, je dois l’écrire depuis un moment mais j’avoue ne as savoir par où commencer tant j’ai à dire, à expliquer, tant le sujet m’inspire.

L’école et l’éducation. Tout a commencé lorsque je suis devenue enseignante, sans doute. Je me suis intéressée à la transmission du savoir, et le monde de l’enfance s’est ré-ouvert à moi. Au fil des années, l’enfant et son bien-être est devenu quelque chose de fondamental à mes yeux. Évidemment, lorsque je suis devenue maman, cela a pris une tout autre dimension, c’est devenu une évidence : l’éducation et la pédagogie sont devenues comme une passion. Lorsque je repense à mes premiers pas d’enseignante… j’étais enfermée dans ma vision traditionnelle de l’école et j’ai fait beaucoup d’erreurs. Heureusement, j’ai depuis appris plein de choses, rencontré des personnes merveilleuses et intéressantes, enrichi ma vision de la pédagogie, et le plus fabuleux dans tout ça c’est que je ne suis qu’au commencement de ce cheminement! Il me reste encore des tas de choses à apprendre, à approfondir.

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J’ai rencontré des enseignants extraordinaires qui dépoussiéraient notre métier et posaient un œil bienveillant sur leurs élèves. J’en ai aussi rencontré beaucoup dont les méthodes me choquaient et les propos moqueurs sur les enfants me mettaient hors de moi. Petite fille, j’ai été très bonne élève, mais l’école n’a pas toujours été facile pour moi. Je crois que c’est grâce à cela, en partie, que je mesure aujourd’hui l’importance de créer une bulle où les enfants vont se sentir bien, en confiance, et apprendre à leur rythme.

Après sept ans d’enseignement, plusieurs années en REP mais aussi dans les beaux quartiers de Lyon, après un passage par la pédagogie Freinet qui m’a ouvert les portes des pédagogies dites alternatives, et surtout après beaucoup, beaucoup de lectures, de rencontres et d’expérimentations, je sens aujourd’hui que j’approche de mon objectif : trouver l’équilibre dans ma manière d’appréhender l’instruction.

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Mon but est simple, surtout depuis que j’ai moi-même un enfant et son éducation à charge : je suis convaincue que l’autonomie et le respect du rythme naturel de l’enfant sont la clé des apprentissages heureux. Bien sûr, j’ai lu Céline Alvarez et je rejoins ce qu’elle énonce, j’étais déjà convaincue par la pédagogie Montessori auparavant et je trouve que l’éclairage moderne d’Alvarez (grâce aux neurosciences) est plus que bienvenu pour relancer le débat au sein de notre société. Vous remarquerez que je ne dis pas « au sein de l’éducation nationale ». Non. L’éducation des enfants devrait concerné tout le monde, parents ou non, enseignants ou non. N’oublions pas qu’il s’agit des électeurs de demain. De futurs citoyens. Ce sont les enfants que nous éduquons aujourd’hui qui gouverneront dans le futur, qui feront des choix pour notre planète, qui décideront quoi faire de l’héritage qu’on leur laissera. Souvent, j’ai le sentiment que les débats sur l’école et l’éducation sont relégués auprès d’un public ciblé : les trentenaires et quadragénaires, parents, et les enseignants. Alors que l’avis d’un jeune bachelier ou d’un cadre célibataire sont tout aussi importants, et qu’il est nécessaire qu’eux aussi se sentent impliqués dans la question de l’éducation.

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Bref, je m’égare.

L’éducation, comme l’a dit Nelson Mandela, est l’arme la plus puissante que l’ont ait pour changer le monde. Une arme de paix, disait Maria Montessori. Je trouve cela si juste, si vrai, mais aussi si impressionnant! Grâce à l’éducation, on peut tout. Tout se joue lors de ces premières années. Bien sûr, la résilience permettra qu’une fois adulte, un enfant qui a été traumatisé, violenté, mal éduqué, pourra toujours se remettre sur les rails, se re-sociabiliser et apprendre la douceur. Heureusement, la nature a pensé à tout, et elle permet les corrections tardives (croyez moi, je suis passée par là). Mais il est tout de même indispensable de mieux penser l’éducation de nos jeunes, et de prendre enfin mesure de l’ampleur de l’enjeu actuel. Aujourd’hui, avec tout ce qui se passe dans l’actualité, on se rend bien compte que ce ne sont pas les actions correctives, à-posteriori, qui ont un impact sur l’évolution de notre société (attentats, climat…). il faut agir à la base, à la racine. Diffuser les valeurs justes et humanistes le plus tôt possible plutôt que réprehender, incarcérer, punir lorsque les fautes sont commises.

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Plus je vis l’école au quotidien, plus je m’en éloigne. Je ne comprends plus cette institution, qui, je m’en rends compte, ne correspond pas aux valeurs primordiales pour moi. A ceux qui me disent qu’un enfant a besoin de se sociabiliser et que l’école joue ce rôle de sociabilisation, je réponds, oui bien sûr l’enfant doit côtoyer d’autres humains. Mais quel adulte vivrait bien de passer de longues journées avec trente autres adultes exactement du même âge que lui, assis à écouter puis faire ce qu’on lui demande (je grossis le trait bien sûr, mais la réalité n’est pas si éloignée). Personnellement, j’ai des amis de tout âge : l’une des personnes que je fréquente le plus est mon petit frère, de trois ans mon cadet. Je dîne souvent avec d’anciennes collègues qui ont entre 40 et 45 ans. J’adore les longues discussions que j’ai avec parents, sexagénaires. Mes amis ont souvent un, deux ou trois ans de plus que moi. Je suis très proche d’une de mes cousines qui a dix ans de moins que moi. J’adore faire la fête avec mes oncles, qui ont entre 45 et 50 ans. Le grand-frère de Robinson a douze ans de plus que moi et on est très proches, je discute énormément avec lui, on partage beaucoup. Bref, pas la peine de vous faire un dessin : personne ne se se contente de se sociabiliser avec des gens nés uniquement la même année. Tout simplement parce-que ce n’est pas enrichissant. Pourtant, on impose cela à nos enfants. Des classes surchargées composées uniquement d’enfants du même age. Évidemment, ça tourne en rond, ça se dispute, ça n’avance pas, on a l’impression de tirer de force une mule bien têtue qui a décidé d’aller dans la direction opposée à la nôtre. Celine Alvarez évoque cela dans son livre et je suis tout à fait d’accord avec elle. Je me suis « battue » avec mes collègues deux rentrées de suite pour que l’on compose des classes à plusieurs niveaux, pour diversifier, brasser nos groupes d’élèves, dynamiser et rendre nos classes plus vivantes, plus réelles. En vain, mes collègues n’étaient pas prêtes à travailler plus et à changer leur vision traditionnelle de l’école. Cela m’a un peu découragée, et, même si je suis restée en très bons termes avec cette équipe, c’est en partie l’une des causes de mon changement d’école.

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Donc, je disais : nous, adultes, vivrions très mal de devoir passer nos journées enfermés dans de petites salles avec trente autres personnes. Pourtant, on l’impose aux enfants. Souvent, cette situation s’étend sur plusieurs années : de la petite section au CM2, les classes restent les mêmes (sauf dans les grosses écoles où il y a plusieurs classes de CM1 par exemple, et où l’on peut rebrasser les groupes chaque année). Ce qui signifie qu’un enfant peut passer 8 ans entouré uniquement des mêmes vingt-cinq autres enfants, sans en connaitre beaucoup d’autres. En terme de sociabilisation, on a vu mieux, non ? Ce système aurait plutôt tendance à rendre fou plutôt qu’à développer les facultés sociales de n’importe quel être humain (ou animal même !).

Cet argument de sociabilisation n’est pas valable à mes yeux. Il y a plein d’endroits et de moments pour créer du lien, sauf qu’aujourd’hui, dans notre société, on les a un peu perdus de vue. La famille est le premier, mais aussi le voisinage, ainsi que l’implication dans la vie locale, ou encore les infrastructures culturelles, bibliothèques, ludothèques… Les aires de jeux ou squares sont bien sûr de hauts lieux de sociabilisation pour les enfants. Et puis, n’oublions pas les activités périscolaires : sport, musique, activités manuelles… Autant de moyens de rencontrer d’autres enfants, sans passer par la case « école ».

Je suis de moins en moins d’accord avec l’institution scolaire, le rôle que l’on attribue à l’école et surtout, surtout, les méthodes utilisées. J’avais vu une vidéo, une fois, d’un homme qui mettait en regard l’évolution de plusieurs éléments de nos vies, depuis une cinquantaine d’années. Il montrait comment la technologie avait évolué, avec les voitures très différentes de celles de l’époque, ou l’arrivée de l’informatique. Il montrait l’évolution des vêtements, des conditions de travail, etc (je ne sais plus exactement, c’était il y a plusieurs mois déjà!) et puis il montrait l’école il y a cinquante ans, et l’école aujourd’hui. Et on pouvait constater que rien n’avait changé : le maitre debout face à ses élèves assis, sommés de rester tranquilles, d’écouter, de comprendre et de retenir. Le savant déversant le savoir. Et, même si de plus en plus d’enseignants innovent et s’éloignent de ce modèle traditionnel, croyez-moi, ce que j’ai vu durant sept ans à droite et à gauche, au gré de mes diverses affectations, m’a fait comprendre que l’école avait très peu changé et qu’on imposait encore et toujours aux enfants de se « tenir », de faire ce qu’on leur demande, et de refréner leurs pulsions de curiosité, leur spontanéité, leur élans pleins de fraîcheur et d’innocence, leur soif d’apprendre et de savoir. Si l’on se place du point de vue de l’enseignant, on peut comprendre cela : comment gérer vingt-cinq à trente enfants, en même temps? Comment leur faire comprendre et apprendre TOUT le programme de l’année alors même que les programmes sont intenables (tout le monde vous le dira)? On demande aux instits de faire des miracles, alors ils font ce qu’ils peuvent : et ce sont les enfants qui en pâtissent.

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Depuis que je suis maman, je pense avec angoisse au moment où Little va devoir aller à l’école (oui, c’est une enseignante qui vous dit ça, et je ne suis pas la seule instit terrifiée à l’idée que ses enfants aillent à l’école) : le système me déplait, le rythme infernal me déplait, la non-considération des besoins propres à chaque enfant me déplait, l’éducation de masse me déplait, le moule dans lequel on veut enfermer les enfants me déplait, le carcan imposé par notre société me déplait. Bien sûr, mon discours est souvent mal reçu, puisque notre société ne tolère pas de penser qu’on puisse faire différemment. Qu’on puisse être normal, équilibré, humain, tout en n’entrant pas dans la norme. Je ne le vois que maintenant. Même si je sais que la petite graine de ces idées-là germe depuis bien longtemps en moi.

Il faut être très courageux pour oser défier la norme. Je suis admirative de ces familles qui osent franchir le pas. Je les envie. Et depuis la naissance de Little, je travaille doucement mais sûrement Robinson pour que ces mêmes-idées germent aussi en lui ^-^

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Céline Alvarez, qui a publié un désormais célèbre livre : Les lois naturelles de l’enfant

Après ma prise de conscience « pédagogique » (Freinet, puis Montessori, les pédagogies alternatives et innovantes pour faire bref), je suis entrée dans une phase plus familiale, plus maternelle de ma réflexion. Et ce, d’abord, en lisant un billet sur le blog de Bambichoses. C’était la première fois que j’entendais parler du unschcooling. Ou plutôt, la première fois que quelqu’un de « normal », une femme moderne bien dans ses baskets, avec des aspirations et une vie qui ressemblent aux miennes, évoquait ce sujet. Pour moi, l’école à la maison (l’IEF – instruction en famille, pour le jargon), le unschooling, était un truc de hippie, de personnes marginales vivant en rejet total de la société (coucou les idées reçues, hein !?!). J’ai lu l’article de Bambichoses (et un second là) avec passion et étonnement, et quelque chose a résonné en moi, cette idée s’est mise à m’obséder. C’était la suite de mon cheminement, ce processus enclenché avec le constat de l’échec de l’institution scolaire.
Ce jour là, je me suis mise à considérer l’IEF d’un autre regard, avec compréhension, empathie, et envie. De fil en aiguilles, j’ai découvert et lu d’autres blogs de familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à l’école, et j’ai découvert tout un monde parallèle que j’avais pas soupçonné, des gens tout à fait normaux, éduqués, humains et généreux, qui décidaient de retirer leurs enfants de l’éducation nationale en désaccord avec leurs principes de vie, leurs valeurs. J’ai trouvé ça très beau et surtout courageux. Et puis, évidemment, j’ai trouvé ça excitant. Imaginez, le challenge !
C’est là aussi, que j’ai découvert le blog d’Eve Hermann, qui vit à Lyon, prend des photos sublimes de ses deux filles « non-sco » et de leurs activités et escapades dans la nature. Son blog est magnifique, inspirant, bien écrit, il donne vraiment envie d’envisager un retour à un état plus naturel de l’éducation, une éducation en famille, en petit groupe, qui suivrait le rythme de l’enfant et respecterait ses envies, ses besoins, sans pressions extérieures, sans carcan, sans moule à intégrer à tout prix.

J’ai eu la chance de croiser Eve il y a quelques jours, sur le chemin du parc. Elle était avec ses deux filles, ce sont elles que j’ai reconnues. Je me suis arrêtée pour discuter cinq minutes avec elles, j’étais très heureuse de la rencontrer, et je voulais lui dire que son blog m’inspirait beaucoup. Liv et Emy sont deux petites filles magnifiques, sauvages et pleines de vie.

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Peut-être que vous me prenez pour une dingue. Peut-être que vous avez été le/la bonne élève étant enfant, que l’école ne vous a pas traumatisé(e). C’est aussi mon cas. C’est difficile, dans ce cas, de comprendre le point de vue que j’expose aujourd’hui. C’est en rencontrant de plus en plus d’enfants « hors du moule », des jeunes malheureux car incapables de s’adapter au système (coercitif) de l’institution, des élèves en échec, qui progressivement s’isolent de cette même société qu’on veut leur imposer à tout prix. Des enfants incompris qui finissent par ne plus comprendre, et parfois par ne plus pouvoir empathir. Évidemment, les bons élèves ne vivent pas toujours mal l’école, ils en comprennent les codes, les attentes, ils respectent le moule, ils l’intègrent. Mais combien d’enfants n’y parviennent pas? Et se sentent responsables de ne pas y parvenir? Alors que les responsables, c’est nous adultes, acteurs de l’éducation, parents, citoyens. Laisser perdurer notre école vieillissante, notre système traditionnel et poussiéreux, sous prétexte que ça a toujours été ainsi et qu’on ne voit pas pourquoi ça changerait, c’est notre erreur à nous et la cause du mal-être de certains enfants, de l’échec de beaucoup d’entre eux, mais aussi de la radicalisation de certains, de la souffrance et de la rage que d’autres peuvent ressentir à l’égard de la société, à l’égard de l’autre, des institutions, de la République, etc… Comment pouvons-nous croire que nos enfants deviendront des adultes capables de penser, de prendre les bonnes décisions, de contrôler leurs émotions, de dispenser douceur et amour et empathie, de respecter l’autre et la planète, si on n’agit pas de la sorte avec eux? Nos écoles manquent de souplesse, manquent de temps, manquent d’amour, manquent d’empathie, manquent d’émotions. Le cadre est rigide, l’élève doit s’adapter, pas l’école. Les moutons doivent suivre le troupeau, parce-que c’est comme ça. Les enfants doivent tous apprendre la même chose au même moment (alors que, bon, un enfant de CP né en janvier n’a pas la même maturité intellectuelle et motrice qu’un enfant de CP né en décembre, on est d’accord??!), sans aucun respect pour leur besoin, leur rythme, leur envie, leur préférence, leur situation personnelle, leur vécu, leur intelligence. Je ne vois pas nos élèves développer empathie et compétences relationnelles dans les écoles. Je vois des enfants subir des rythmes effrénés, des enfants bouillonner sur des chaises, des enfants qui ne rêvent que d’aller courir dehors ou d’apprendre naturellement, en jouant, en se questionnant, en rencontrant. Tout est dématérialisé, tout est superficiel dans les classes d’aujourd’hui. Je me revois, en REP, tenter d’enseigner les différents paysages géographiques à mes élèves : paysages maritimes, montagnes, campagnes, déserts… Alors que la plupart n’étaient jamais sorti du quartier bétonné, hyper-urbain, qui les avait vus grandir! C’était tellement décalé! Il aurait fallu les emmener là-bas, sur place, les faire voyager, découvrir, toucher, expérimenter ces différents paysages. Mais comment? Et donc, à quoi leur servira ce genre de connaissances? Je ne sais pas, je me pose encore la question… Peut-être à quelque chose oui, je ne vois juste pas encore quoi.

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Aujourd’hui, je suis sûre d’une chose : j’ai envie que mon fils apprenne librement, quand il se sent prêt, quand il en ressent l’envie. Je l’observe depuis deux ans : il est curieux, volontaire, il veut comprendre, il veut savoir. Tous les enfants qu’on n’aura pas préalablement abrutis devant des écrans, ont cette soif de savoir. J’ai de plus en plus l’impression que c’est l’école (et la société) qui bride cette pulsion de connaissances, cette vitalité chez l’enfant. Franchement, il n’y a rien de moins naturel que de forcer un enfant à s’assoir et à apprendre. « Tiens! Apprends. Connais. Comprend. » Ce ne sont pas des verbes qu’on peut conjuguer à l’impératif… ( <- ce n’est pas de moi, je crois que c’est Céline Alvarez qui disait cela. Tellement vrai !).

J’ai envie de préserver l’innocence et la spontanéité de Little, d’encourager sa curiosité, de la nourrir, de la respecter, pas de la brusquer et de la forcer. J’ai envie qu’on prenne le temps, chaque jour, d’apprendre ensemble, de manière naturelle. Je rêve de journées passées au rythme de mon enfant, ponctuées de découvertes imprévues, d’activités rassurantes et connues et aimées, de lectures choisies par lui, en fonction de son centre d’intérêt du moment. J’aimerais qu’il développe les talents qu’il souhaite, et pas ceux qu’on attend d’un enfant de son age, de son sexe, ou de son milieu. Je rêve de journées passées au grand air, à contempler, observer, étudier le nez en l’air selon l’inspiration du moment, en fonction de l’étincelle qui jaillira, inattendue, dans le regard de mon fils. J’aimerais tant qu’il n’apprenne pas trop tôt les réveils aux aurores, les longues journées fatigantes, les contraintes incohérentes… Pourquoi nos enfants devraient-ils avoir si tôt des vies de petits adultes, des horaires de cadres, du stress et de la pression….? Je ne comprends pas…

J’ai peur pour Little, j’ai peur que l’école n’éteigne sa flamme, j’ai peur qu’il ne se mette la pression pour rentrer dans le moule. Je sais qu’il aura la chance d’avoir eu une maman enseignante qui sait exactement ce qu’il est censé apprendre à tel ou tel age. Évidemment, je lui donne déjà des billes, je le nourris intellectuellement, car il est demandeur et que j’adore passer du temps à partager avec lui. Je sais que faire des puzzles déjà si petit, va développer tout un tas de compétences primordiales pour la suite (motricité fine, coordination motrice, logique, structuration de l’espace, entre autres…). Je suis sûre qu’il réussira à l’école, scolairement je veux dire, je ne me fais pas de doute. Ce n’est pas ça qui m’inquiète. C’est simplement : est-ce-que les valeurs de l’école, son mode de fonctionnement, ce système, correspond à mes valeurs et à ce que j’aimerais transmettre à mon enfant? Est-ce qu’on ne va pas le brusquer, le pousser pour qu’il suive les apprentissages « de son age », ou au contraire, le freiner sur certains apprentissages qu’il maitrisera déjà mais par lesquels il faut passer car c’est de son age? Je le constate quotidiennement à l’école : chaque enfant est unique, avance à son rythme, est intéressé par des choses diverses, variées, mais surtout différentes de celles de son voisin. Impossible de mettre tout le monde dans le même sac, de secouer bien fort pour que le groupe s’imprègne de manière homogène de ses connaissances « imposées », et de s’imaginer qu’on peut passer à la compétence suivante, hop le tour est joué. Non, impossible. On le sait bien. Tout le monde le sait. Et pourtant, ce système perdure. Le changer, le repenser, demanderait trop de travail. Trop fatigant. Laissons les choses telles qu’elles sont. Envoyons nos enfants au casse-pipe. Il y en aura toujours bien un ou deux qui s’en sortiront.

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Je ne supporte plus ce système, je cherche des solutions, des alternatives. Pour moi, aujourd’hui, une éducation LIBRE et HEUREUSE se fait hors de l’école. Je rêve de faire l’école à la maison, comme ces familles : Add fun and mix, Bambichoses, Liv et Emy, entre autres… Je trouve ça alarmant que des enseignants tiennent un discours pareil, c’est bien le signe que quelque chose ne va pas. Si j’ajoute que mes deux seuls amis enseignants (c’est-à-dire, qui n’ont pas été au préalable des collègues mais que je connaissais avant l’éducation nationale) ont démissionné 4 ou 5 ans après avoir débuté dans le métier, je pense que mon tableau s’assombrira davantage encore. Je sais que mes propos peuvent surprendre, voire choquer, ou même faire sourire. Mais pour une fois, je suis sûre de moi. Je suis certaine que les valeurs humanistes et environnementales sont les plus importantes. Et clairement, l’école n’est pas leur lieu de propagation.

Voilà, je vais m’arrêter là, ce billet est on ne peut plus décousu, je l’ai écrit comme ça venait, avec mes tripes comme on dit 🙂 En tous cas, il me tenait à cœur de vous en parler , car je suis sûre que beaucoup ne savent pas ce qui se passe dans nos écoles aujourd’hui, au XXIème siècle. Voilà, maintenant vous savez : il ne se passe rien de plus qu’à votre époque, au XXème, et ce n’est peut-être même pas très différent du XIXème ! (Ah, si, on n’a plus le droit de taper sur les enfants! Ouf!). Peut-être aussi que certain(e)s d’entre vous partagent en partie mon opinion (radicale, oui je sais). Peut-être enfin que je vais faire définitivement fuir quelques uns d’entre vous. J’assume. Je sais que c’est un peu extrême, mais ça me semble si important… J’ai besoin de semer des graines autour de moi, même si je sais que je ne m’y prends pas forcément de la meilleure manière qui soit (trop vindicative, non?).

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire Céline Alvarez et tous les blogs cités plus hauts. Et il y en a plein d’autres, faciles à trouver sur internet.

N’hésitez surtout pas à me laisser votre avis, je suis curieuse de voir l’effet de ce pavé (dans la mare) que j’ai écrit aujourd’hui. Bravo si vous avez réussi à me lire jusqu’au bout. Même moi, je n’ai pas le courage de me relire! Désolée pour les fautes!

Et, en attendant, portez-vous bien, et à bientôt !

PS : non, mais, sinon, j’aime bien mon métier hein? Ce sont juste les conditions de travail et les mentalités poussiéreuses qui me font hurler ^-^….

 

 

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Septembre, la rentrée

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Je l’avait évoqué par ici il y a quelques semaines : après trois années passées dans mon école en REP avec des CP et une équipe formidable, à la rentrée je change d’école. C’était très improbable mais c’est arrivé : j’ai obtenu une école de centre-ville à cinq minutes à pieds de chez moi (le chez-moi actuel, hein… dans 2 mois, lorsque nous déménagerons à la campagne, je serai bien éloignée, mais tout autant que si j’étais restée à Villeurbanne dans mon école REP). Une toute petite école dans laquelle je ne pensais jamais obtenir un poste avant d’atteindre 15 ans de carrière ! Mais le « mouvement' » a ses mécanismes mystérieux et me voilà changeant d’école (et de niveau de classe) alors que je ne m’étais pas vraiment préparée à cette éventualité… Rassurez-vous, je le vis très bien, j’adorais mon ancienne école et mes collègues mais j’avais aussi envie de changement et de changer un peu de quartier !

L’autre grand changement de cette rentrée, c’est que je travaillerai à mi-temps, seulement les fins de semaine, ce qui est vraiment extrêmement confortable, j’en suis bien consciente. Mais je voulais profiter de la dernière année où Little sera à la maison avant qu’il n’aille à l’école lui aussi. Et avec le déménagement et les travaux qui nous attendent dans notre maison, je vais avoir beaucoup de choses à gérer. Cet emploi du temps allégé, il m’était indispensable pour aborder au mieux ce que cette nouvelle vie nous réserve. Des tas de routines différentes vont devoir être mises en place : moi qui faisais tout à vélo, je vais avoir à nouveau une voiture, faire de longs trajets… Vivre à la campagne signifie aussi la fin des petites courses quotidiennes au Market du coin, et le nouveau rythme des « grosses » courses hebdomadaires dans les grands supermarchés à une dizaine de kilomètres de la maison… Bref, une toute nouvelle organisation nous attend, matinée de petits et gros travaux d’aménagement qui vont eux aussi être une grande découverte pour les bricoleurs novices que nous sommes !

Mes deux journées de repos – lundi et mardi – seront consacrées à Little, à des promenades, et des jeux et ateliers d’éveil (j’ai bon espoir de parvenir à aménager une pièce qui serait notre atelier d’expériences et de jeux, à la manière de cette maman dont j’adore le blog * et qui m’inspire beaucoup), mais aussi à la maison, son organisation, le ménage, le jardin, et un tout petit peu de temps sera dédié à ma classe pour me permettre de préparer mes journées de travail et de corriger fiches et cahiers (mais j’ai aussi la ferme intention de travailler de plus en plus en système d’ateliers de manipulation Montessoriens et donc d’évaluer de manière continue plutôt que finale, ce qui me demandera beaucoup plus de travail en classe mais moins à la maison (désolée pour le jargon, les non-PE ^-^)) (j’ai déjà bien amorcé cette transition l’an passé, en faisant beaucoup travailler mes élèves à partir de centres et d’ateliers, mais j’espère faire évoluer encore ce cheminement et parvenir, un jour, à obtenir une classe totalement Montessori en Cycle 2 ! Je consacrerai peut-être un article à ce propos si cela vous intéresse). J’espère aussi qu’il me restera une petite heure ou deux pour écrire : j’ai achevé deux tiers de mon projet, je pense qu’il me faudra encore une année de travail pour terminer, relire et corriger tout cela. C’est vraiment porteur d’avoir réussi à mener aussi loin ce travail, car à présent je ne peux plus abandonner, j’y ai consacré trop de temps et d’énergie, et c’est plutôt positif car ça me pousse à continuer, à aller jusqu’au bout. Je vous en donnerai des nouvelles de temps en temps.

Voilà pour cette rentrée 2017 : plutôt excitante car pleine de promesses, de renouveau, de projets… et d’inattendu !

Et vous votre « rentrée » ? Le mois de septembre vous fait-il le même effet « nouvelle année » qu’à moi ?

A bientôt !

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-> ma tenue de rentrée : du doré, du bariolé, du confortable… !

 

* si le sujet vous intéresse, le blog d’Elsa (merci qui? merci montessori) est une mine d’or, mais je vous préviens, une fois qu’on commence, on ne peut plus s’arrêter de lire et de s’émerveiller… il faut un peu de temps devant soi pour véritablement éplucher ces articles passionnants et détailler les photos toutes plus parlantes les unes que les autres…!

NB : pour la rentrée, quoi de plus adéquat qu’une photo des acteurs d’Harry Potter, le jour de leur rencontre lors du tout premier tournage ? Je ne sais pas vous, mais moi, je rêve toujours d’une école qui ressemblerait à Poudlard, d’uniformes rouges et or, de grandes tablées d’élèves qui festoient, et de tournois de balais volants… J’ai beau être de l’autre côté du pupitre, je reste une grande enfant… ^-^
Source de la photo : ici

Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #49

Hello ! J’ai essayé de publier un billet mercredi mais je n’ai pas eu le temps de le finir (Little n’a pas voulu faire sa sieste!) et nous sommes à nouveau dimanche, et voilà, le temps file et j’ai du mal à garder le rythme. Notre semaine a été bien riche (j’adore le mois de juin !), beaucoup de travail, la 1ère saison de Narcos (++), et la vente privée pour mon amie à préparer. Voici quelques photos de ces derniers jours, avec peu de soleil mais beaucoup de couleurs et d’amour ❤

Le look de la semaine

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J’ai fait une brocante et une de mes amies, qui a un style à tomber par terre, tenait un stand. Je l’ai dévalisée ! J’ai notamment acheté ce grand cabas en tissu, empiècements ethniques colorés, bien pratique au quotidien !

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L’assiette de la semaine

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Une bruschetta bien fraîche, des lamelles d’avocats, de la tomate, du basilic, des graines de courge, sur un lit de tapenade de tomates et d’huile d’olive, et parsemé de dés de feta. Ou comment faire les fonds de frigo tout en se régalant !

La maîtresse d’école de la semaine

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Il y a un moment que j’aime dans ma classe : le matin, vers 8h, lorsque l’école est encore silencieuse, et que le soleil inonde la salle. Je prépare le tableau, les fiches de la journée, je bois un café, je savoure le calme avant la tempête de 8h20.

Cette semaine, on a essayé de préparer un cadeau pour la fête des pères, mais entre les répétitions du spectacle et les évaluations, dur dur de se lancer dans un projet plus élaboré qu’une petite carte toute simple, amoureusement fabriquée :

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Le petit-déjeuner de la semaine

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J’avais envie de muffins sains et nourrissants, je suis donc partie de la recette de muffins vegan d’Antigone XXI, que j’ai « pimpée » en y ajoutant des pommes et de la cannelle, parfois même des raisins secs, et pour plus de gourmandise j’ai fait une fournée fourrée aux noisettes et chocolat noir. Les 3 variations étaient délicieuses et parfaites avec un bon café pour bien commencer la journée.

Mon premier apéro – vente privée

Vendredi soir, j’accueillais une douzaine d’ami(e)s pour que ma copine Anne-Laure présente sa collection actuelle. C’était vraiment une chouette soirée : verres de rosé, morceaux de melon et tomates cerises, jolis tissus, baies vitrées ouvertes et sublimes sacs suspendus un peu partout. Pour finir ce Sunday Morning, voici quelques photos de l’événement :

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Little a craqué pour l’imprimé animalier de ce sac ^-^

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Pour les petits budgets, Anne-Laure avait prévu des pochettes de sac et des portes-monnaies aux imprimés parfaits : baleines, ananas, flamands roses…

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Personnellement, j’ai eu le coup de foudre pour un des modèles présentés vendredi soir : j’ai craqué sur ce nouveau tissu. Porté hier et aujourd’hui, je suis amoureuse ; mon nouveau sac va avec tout ! Et ce bordeaux ! Ce rouge ! Ce noir ! Ça change un peu de mes coloris habituels et ça ne fait pas de mal !

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Et pourtant, au départ, c’est sur ce modèle mint-noir et blanc graphique que j’avais jeté mon dévolu… Surtout que ce sac allait super bien avec mon pantalon à grosses fleurs et ma blouse à petites fleurs, je trouvais… ^-^ Mais le rouge-bordeaux, bien plus péchu et funky, a remporté la bataille !
Et vous, lequel auriez-vous choisi ??

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Et voilà pour cette nouvelle semaine, dans 2 jours c’est l’été, et dans une dizaine de jours, la fin de l’école. Que j’aime cette saison, pleine de lumière et de promesses (même quand le soleil boude).
A très bientôt ! Bon dimanche !

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

 

Sunday Morning # 46

Ce matin, Little joue à côté de moi sur son tapis, Robinson paresse au lit, et je prépare les falafels à la patate douce que j’ai prévu d’apporter pour bruncher chez mon petit frère. La purée de petits pois pour le déjeuner de Little est en train de cuire doucement dans le Babycook. Le café qui coule emplit la cuisine de sa douce odeur réconfortante. On est bien là. J’adore les dimanches matins comme celui-là !

Le look de la semaine

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On voit que j’ai repris le travail : une tenue simple et pratique, pour les 40 minutes de vélo (et les côtes!!) et pouvoir monter-descendre les escaliers qui me séparent de la salle des maîtres (et du photocopieur) 20 fois par jour (au bas mot!). Vivement les températures estivales, que l’on puisse troquer nos jeans et nos manches longues contre les sandales, les jupes et les bras nus… !

Le petit kiff sur le balcon

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J’avais besoin de persil pour mes falafels ; quel bonheur de sortir pieds nus sur le balcon, et de prélever la petite poignée d’herbes aromatiques directement dans un de mes bacs !

La recette vegan de la semaine

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Rien que le nom fait saliver : des cookies au beurre de cacahuète !! Pas la peine de savoir qu’ils sont vegan pour les trouver irrésistibles ! J’ai trouvé la recette sur le blog de Saveurs Végétales, et je vous la recommande chaudement, elle est SIM-PLI-SSIME! Juste, sachez que vous pouvez vous passer de la pincée de sel supplémentaire, la recette est déjà bien salée !

Le vide-dressing de la semaine

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J’ai fait du réassort sur mon vide-dressing (ici). Au programme : ma salopette adorée (mais je ne rentre plus dedans … 😦  ) et d’autres jolies choses que je ne porte pas assez pour les garder dans ma penderie !

Le dîner en amoureux de la semaine

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Pour l’école, j’ai beaucoup de travail et de choses à préparer. Souvent, c’est après le coucher de bébé que je m’y mets. De 20h à 22h30, je corrige, rédige, planifie. On dîne souvent très tard, et j’ai peu de temps pour cuisiner. Samedi soir, c’est Robinson qui a préparer le dîner tandis que j’avançais dans mes « prép » : au menu, les meilleurs veggie burgers du monde, adaptés de la recette de Mango&Salt : champignons, gouda à l’huile de truffe, avocat, roquette, comptée d’oignons au sirop d’agave, frites de patates douces et de grandes pintes de bière de Mont-Blanc.

L’inspiration de la semaine

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Les articles de la famille de Bambi Choses sur leur vie « nature » et leur cabane dans les bois me font toujours quelque chose. Celui là m’a tellement parlée, tellement inspirée, que j’ai même insisté pour que Robinson le lise. Comme cela fait envie !! Les enfants libres dans la nature, le lac, les feux de cheminée, les jeux, les défis, les amis, les matins, les soirées… J’ai adoré lire ce billet, et ceux qui suivent… La vie de cette famille me plaît énormément, et leurs photos sont toujours magnifiques et inspirantes !
(la photo provient du blog de Bambi Choses)

Je ne pensais pas parvenir à publier mon Sunday Morning aujourd’hui, je suis contente d’avoir réussi à trouver quelques minutes pour le rédiger ! Bien sûr, mes articles du dimanche ne sont plus aussi fournis qu’avant, mais prendre des photos en semaine relève du challenge, vraiment ! Malgré tout, cela reste un immense plaisir de venir ici, de lire vos commentaires, et de penser à ce petit espace lorsque je vois quelque chose de joli ou lorsque j’ai envie de partager une découverte ou une bonne recette !

Je vous dis à très vite ! Bonne semaine !

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

Smunday Morning #44 ;-)

Bon, j’ai une petite journée de décalage, je sais, je sais, mais j’ai une bonne excuse : j’ai repris le travail vendredi (enfin, disons, jeudi) et cela faisait très exactement 11 mois que je n’avais plus mis les pieds à l’école, ouvert un manuel, parlé devant une classe et rédigé une fiche de préparation de séance… donc autant vous dire qu’il a fallu se remettre dans le bain et que ça n’a pas été facile facile. Moralement, j’étais très contente de retrouver un lieu connu, mes collègues, mes anciens élèves, et ma classe de CP-CE2 (même si je ne connaissais pas mes élèves, au moins je savais à quel niveau m’attendre et j’avais déjà rencontré certains CE2 l’an passé), le point noir était bien sur qu’il me fallait laisser Little toute la journée chez son nounou. Je suis une mère poule, c’est comme ça, je n’y peux rien, je suis folle de mon bébé et j’aimerais l’avoir toujours avec moi pour pouvoir sentir son odeur, lui faire des sourires et des grimaces et me marrer avec lui. Donc, les journées sans lui, c’est encore un peu dur, mais je sais que toutes les mamans en passent par là et que c’est aussi une bonne chose pour Little, de vivre un peu sa vie de son côté, d’être avec d’autres adultes et d’autres enfants, de s’ouvrir et de s’adapter à la nouveauté.
Ce week-end, j’ai passé le plus clair de mon temps à bosser pour me remettre dans le bain et reprendre ma classe en main, à câliner Little, et à préparer de bons petits plats puis à les déguster avec Robinson dans le canapé, en mode « no brain » (on vient d’enchainer les saisons 5 et 6 de Walking Dead, je peux vous dire que ça change les idées ! Le quotidien, à côté, paraît tellement soft et peace… !!).

Je voulais aussi our remercier pour vos commentaires sur le dernier article que j’ai publié, et vos retours sur la vidéo, vous êtes des coeurs d’amour merci d’avoir joué le jeu ! J’ai fait lire vos commentaires à Robinson et il était plutôt content (-fier-)   😉

Allez, c’est parti pour une petite semaine en images :

Le look de la semaine

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Allez, pour une fois, je ne vous montre que le haut (en bas, un slim, comme d’habitude). Quand je mets des vêtements aussi basiques qu’un tee-shirt gris chiné et un gros gilet sable, j’accumule les bijoux pour que ma tenue ne soit pas trop ennuyeuse. Ce jour là, j’avais envie de brillants, pour féminiser les gros volumes de mes vêtements amples.

Le burger veggie de la semaine

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La recette du « steak » de millet est celle de Rebecca Leffler tirée de son livre Green Glam et Gourmande (une de nos bibles, ici). Généralement, nous faisons nos burgers végétariens en remplaçant la viande par de gros champignons (arrosés d’un peu d’huile de truffes c’est vraiment délicieux) mais on avait gouté cette variante là chez des copains (adeptes du GGG de Rebecca Leffler eux aussi) et on avait adoré. Un peu long à préparer, ces steaks de millet-carottes-céleri sont tout de même très moelleux, humides comme il faut, et savoureux. Robinson les a servis avec un peu d’avocat et de tomates fraîches, et une pincée de graines germées. C’était miam.

Le come back de la semaine

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Retourner au travail, ce n’est pas toujours facile, mais si le soleil s’invite, ça va tout de suite mieux. Voici une petite photo que je vous ai prise le jour J, contente de voir la lumière se refléter sur les murs et les ombres des branches jouer avec les rayons du soleil. Une rentrée comme ça, ça passe toujours mieux que sous la pluie !

L’esseulée de la semaine

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Avant de reprendre le travail pour de bon,nous avons organisé pour Little une semaine d’adaptation chez son nouveau nounou (oui c’est un homme, oui c’est original, oui il est top ^-^). Du coup, je me suis retrouvée toute seule certains jours, quelques heures ou une matinée complète… j’étais comme une âme en peine, désoeuvrée, à tourner en rond dans le quartier… « je fais quoi, moi, sans mon petit bout ? »
Je n’avais plus l’habitude…
Cette photo, c’est lorsqu’un matin, je l’ai déposé très tôt chez son nounou, sans même avoir pris le temps de petit-déjeuner (moi, hein, pas lui ; lui, il avait bien eu son biberon et tout, ne vous inquiétez pas!). Du coup, pour me remonter le moral, je suis allée dans un petit café que j’aime beaucoup et où habituellement je rejoins une copine (avec Little) pour un café le mercredi matin. Là, j’ai pris mon petit-déjeuner (sans gluten, tout fait maison, tout très bon). Mais je dois vous avouer que je n’étais pas au mieux de ma forme, et qu’un grand vide me pesait et m’attristait, malgré le beau soleil au dehors et la perspective d’avoir un peu de temps juste pour moi…
Finalement, j’ai retrouvé mon amie comme prévu, mais sans bébé, et on est allées faire du shopping, et c’était génial. Le temps a filé et lorsque j’ai récupéré Little, mon moral était au beau fixe, il était content de sa matinée et moi de la mienne !

Le smoothie-bowl de la semaine

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Lait de coco, cacao, banane, beurre de cacahuètes, et fruits rouges surgelés : voilà le smoothie parfait pour bien commencer la journée, le mix parfait entre le réconfortant du cacao et du beurre de cacahuètes, et la fraîcheur des fruits rouges !

L’inspiration de la semaine

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Je pense souvent à me faire une table basse dans une palette de bois, mais à chaque fois je finis par me dire que non, ça fera trop récup’, que ça n’est pas pratique les trous entre les lattes, que ça ne sera pas si joli que ça etc… Et puis hier j’ai vu cette photo sur le compte instagram de @madecoclg et je me dis que, si, quand même, c’est vraiment chouette une table basse avec une palette… Alors j’y pense à nouveau…

Et voilà pour cette nouvelle semaine qui se termine commence, j’ai hâte d’être mercredi midi pour être à nouveau en week-end ! 🙂

On se retrouve d’ailleurs ce jour là pour la mise en ligne de la seconde vidéo de voyage : le Costa Rica ! Bon début de semaine à vous toutes/tous !

NB : les photos de ce billet (exceptée la dernière, qui appartient à @madecoclg) sont toutes privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday morning #7

Bonjour ! J’espère que votre loooongue semaine (5 jours de boulot, on n’a plus l’habitude!!) a été belle. De mon côté, je dois confesser une petite baisse de régime, je crois que j’ai découvert cette semaine ce qu’étaient les sautes d’humeur dont on parle lors d’une grossesse. J’étais très nerveuse, et un rien me mettait dans des états terribles. C’est difficile de se voir réagir comme ça quand tout ce qu’on voudrait c’est être zen et patiente. On se voit partir au quart de tour, on sent son cœur s’emballer pour pas grand-chose, on aimerait pouvoir se contrôler un peu plus mais, well, on ne peut pas tout contrôler parfois. Il faut savoir lâcher prise. Et accepter d’être plus sensible, plus irritable, sans se le reprocher ni culpabiliser (dur dur). Ce qui m’amène à mon « mantra » de la semaine :

Le mantra de la semaine

IMG_0769C’est cette petite phrase que je me répétais inlassablement lorsque je perdais patience ou sentais la nervosité monter en moi. Respire, souris, ça ne sert à rien de s’énerver, ce type rustre et malpoli n’en sera pas plus civilisé, cet élève fatigué, agité et provocateur n’en sera pas plus calme, et ce bus qui a déjà 20 minutes de retard ne va pas apparaître comme par magie parce-que tu vas râler et pester en regardant ta montre avec impatience (…je n’ai pas de montre, de toute façon…^-^)

Sincèrement, ça n’a pas marché à tous les coups. Parfois, je parvenais à prendre sur moi, à me contenir et rester zen, et parfois non. Dans ce dernier cas, j’essayais de ne pas me juger trop sévèrement. De me dire que ça arrive à tout le monde d’être un peu moins patient et serein que d’habitude, qu’on n’est pas des machines et que la fatigue, les hormones, certaines situations de nos vies, peuvent parfois prendre le contrôle sur notre mental. Vouloir tout contrôler serait une erreur et c’est un piège dans lequel je suis souvent tombée. L’important est de se connaître assez bien pour gérer au mieux toutes ces variables sur lesquelles on ne peut bien souvent pas grand-chose. Alors on sourit, on respire un grand coup, et on se répète que, non, souvent ce ne sont pas les autres qui sont à l’origine de notre journée pourrie, qu’on a le droit d’être fatigué et moins zen, et que ça ira mieux demain. Et n’oublions pas que ruminer et s’énerver ne nous apportera que plus de nuages.

Les sneakers de la semaine

IMG_0914Comme vous pouvez le constater, entre les Converses noires et les Gazelles noires, j’ai choisi : ni les unes ni les autres ! Si effectivement j’ai bien craqué pour une paire de sneakers noires, c’est sur un modèle un tout petit peu plus original, mais surtout HYPRA CONFORTABLE :

Capture d’écran 2015-05-24 à 11.44.51Leur grosse semelle, les rayures, le combo noir velours/rose pâle/vert tendre… elles ont été dessinées pour moi, ce n’est pas possible autrement ! Je crois que je suis définitivement une fille à New Balance 😀 (même si j’ai toujours un faible pour les Nike… mon côté « california girl » sans doute ^-^)

Le beau bento de la semaine

IMG_0880Beaucoup de salades composées pour mes déjeuners cette semaine : des tomates cerises, des radis, du boulghour, des graines, de la feta… voilà les ingrédients que j’ai utilisé presque tous les jours pour préparer mes lunchs box. Et encore et toujours, de l’avocat, et les délicieux petits pois frais dont je ne me lasse pas ce printemps !

Le look de la semaine

IMG_0847Du soleil mais beaucoup de vent ces derniers jours, alors on ressort les petits pulls, le perfecto en cuir, et on attend que tout cela se calme (un peu comme mon état intérieur, finalement ^-^). Le rouge aux lèvres et aux ongles apportent tout de même la touche de couleur dont j’ai besoin. Et comme le soleil montre parfois le bout de ses rayons, on garde aux pieds les sabots à bout ouvert, pour le mental (non mais on est fin mai! Il devrait faire 10 °C de plus !!). J’aime bien cette photo car mes cheveux ont enfin l’air d’avoir poussé un peu, et c’est la 1ère fois depuis des mois que j’ai l’impression d’avoir une coupe de cheveux qui me plaît et ressemble à quelque chose… (vite fait, de loin, et seulement à certains moments de la journée… Mais c’est déjà ça !)

Le DIY de la semaine (à l’école)

IMG_0904C’est la fête des mères dans une petite semaine, et bien que je sois déjà noyée sous les projets avec ma classe, je me suis tout de même lancée avec mes élèves dans la confection de petites suspensions à accrocher à la poignée d’une porte ou d’une fenêtre : pour cela, j’ai préparé de la pâte auto-durcissante (recette géniale trouvée grâce à Pinterest : ici), les enfants ont joué du rouleau à pâtisserie puis découpé des formes avec des emportes-pièces de Noël et des couvercles, percé un trou pour y faire passer un joli fil, puis une fois la pâte durcie (au soleil), ils ont décoré leur forme en peignant « finement » (tout est relatif lorsqu’il s’agit de la motricité d’enfants de 6 ans, bien sûr…) des points et des petites fleurs. J’aime beaucoup le résultat, et je suis contente d’avoir découvert cette recette hyper facile de pâte, bien plus jolie et douce que la pâte à sel et bien moins chère que la Fimo ou le plastique fou (-> c’est là que, peut-être, les non-enseignantes ne me suivent plus non?  ah ah… ^-^)
Bref, je n’avais pas beaucoup d’inspiration cette année, et encore moins de temps, et je ne vous parle pas du budget (zéro), il a donc fallu trouvé une idée simple, rapide et à très bas prix, et je suis bien contente d’avoir relevé de mini-défi 😀

Le bonheur de la semaine

IMG_0921Définitivement, mes envies de femme enceinte ne sont pas tournées vers les fraises… mais les glaces. c’est un truc dingue. Je n’en mangeais JAMAIS avant. Ce n’était vraiment pas une douceur dont je raffolais, et pourtant vous savez à quel point j’aime le sucré ! Mais les glaces avaient toujours fait exception. Et là, depuis quelques semaines, c’est tout ce dont j’ai envie. La glace au chocolat (LE parfum que je n’aimais pas parmi tous les autres, avant), est celle qui remporte mes faveurs, haut la main. Si j’étais de mauvaise foi, je dirais : c’est pas moi, c’est bébé ! Je suis intimement persuadée qu’il est déjà un grand amateur de crèmes glacées et de sorbets, mais Robinson n’en croit pas un mot… ^-^
Bon, par contre, je ne me fais pas à l’idée de manger des glaces « chimiques » du supermarché. Alors mes sorties sont désormais généralement très orientées : je donne rendez-vous à mes amis chez le meilleur glacier de Lyon, ou alors je file m’acheter un pot de glace artisanale dans l’une des pâtisseries des Halles Paul Bocuse. Oui, un peu fine gueule ce bébé, vous pouvez le dire… ^-^ Mais je le comprends, qu’est-ce que c’est bon ! Sur la photo, c’est une glace 2 boules mais qui en contenait au bas mot le double, parfum vanille-noix-caramel et chocolat. Une tuerie, tout simplement…

L’inspiration de la semaine

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J’aime énormément ce petit look frais et printanier, l’imprimé fleurs du top et le sac vert amande en particulier. Depuis que j’ai vu cette photo, je rêve de trouver cette jolie blouse Isabel Marant Etoile. Si jamais vous la croisez sur un vide-dressing ou sur Ebay, pensez à moi ! En attendant, je rêve devant ces jambes nues en priant pour pouvoir bientôt ressortir en short moi aussi ^-^

Je vous souhaite un excellent dimanche, zen et inspirant. Pour ma part, j’ai retrouvé mon calme, me suis beaucoup reposée depuis vendredi, et espère commencer la semaine (de 4 jours, ouf !) plus sereinement que celle qui vient de passer.

A très bientôt !

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