2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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L’escapade enchantée

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Après la crise d’octobre et une visite chez mon médecin qui m’a prescrit « des week-ends et des vacances sans enfant » … j’ai pris les choses en main et j’ai déculpabilisé à l’idée d’abandonner homme et enfant pour m’octroyer des moments « à moi ». Alors vendredi soir, j’ai regardé partir Little et Robinson pour un week-end père-fils, avec un petit pincement au cœur bien sûr, mais aussi un soulagement que je ne peux pas nier ; enfin j’allais pouvoir prendre mon temps sans pression, sans cris, sans stress. Le samedi matin, je me suis levée aux aurores et j’ai pris la route encore noire de nuit pour récupérer un de mes meilleurs ami et filer, direction les Alpes. Nos snowboards dans le coffre, de la musique et deux heures de discussion arrosées de café ont accompagné le trajet. Sans pneus neige, nous avons dû abandonner la voiture un peu avant la station ( après avoir poussé et dérapé un long moment! ) et avons gagné à pieds les remontées mécaniques.

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C’était la journée d’ouverture des 2 Alpes, le soleil était au rendez-vous, il avait neigé toute la semaine, les conditions étaient incroyablement optimales. Nous qui avions prévu cette échappée sans trop y croire, persuadés qu’un contre-temps nous forcerait à l’annuler, que l’un de nous deux aurait un manque de motivation à la dernière minute, qu’un 1er décembre il y aurait trop peu de neige pour pouvoir profiter des pistes, que nos voitures tomberaient en panne ou que sais-je encore… ne nous attendions pas à ça! Nous avions guetté la météo des jours durant, et la pluie discontinue semblait être la prévision la plus probable. Alors se retrouver au pied des pistes face à une couverture de poudreuse épaisse et immaculée et sous un soleil éclatant, c’était inespéré. Nous avons eu du mal à y croire. Dans les télécabines, on a enfilé gants, bonnets, on a mis nos téléphones en mode avion, j’ai demandé « Yolo? » il a répondu « Yolo! », on s’était dit qu’on irait tranquillement pour cette reprise après des mois sans skier, et puis finalement on n’a pas arrêté de la journée. On n’a même pas eu envie de déjeuner, à midi. Les pistes et la neige parfaite, le soleil, le ciel bleu et le peu de monde en station nous ont grisés, on avait envie de profiter à fond, sans contrainte. On a grignoté des noisettes dans les remontées mécaniques, bu un café le temps de prendre quelques photos souvenirs et de les envoyer à nos proches restés en bas, dans la vie normale. De leur dire que tout allait bien, qu’on était bien arrivés et qu’on savourait ce moment en pensant aussi à eux, qu’on aurait aimé qu’ils soient là. On a passé la journée à se répéter à quel point on était chanceux, comme si toutes les planètes étaient alignées. On n’a pris aucune décision, on est allés là où notre snowboard nous emmenait, puis on remontait et redescendait encore. Sans se poser de questions. Personne ne nous attendait, nous n’avions ni contrainte d’heure, ni de bienséance, il ne fallait prendre soin de personne, ne faire attention à rien, juste être là et faire du snow. Aussi simplement que ça. On a ridé jusqu’à la tombée du jour et fait notre dernière descente face à un coucher de soleil rose et bleu sur les montagnes blanches. C’était comme d’habitude, incroyable, à chaque fois j’en ai le souffle coupé, la beauté des montagnes est saisissante, elle nous donne le sentiment d’être à la fois tout-puissant et tout petit, insignifiant. Elles sont majestueuses, froides et enveloppantes.

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Le trajet du retour fut un nouveau moment d’échanges, de rires, de musique, de chips trop salées et de confidences parfois un peu brutes, ce fut tout aussi savoureux que le reste de la journée. Le soir, on a rejoint notre bande sur les quais à Lyon, pour profiter encore et faire la fête tous ensemble.

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Je suis rentrée chez moi à deux heures du matin, la maison vide ne m’a pas parue triste. Alors dans la nuit, j’ai allumé un feu, pris une douche chaude, et j’ai dormi dans le canapé-lit devant la cheminée et les flammes oranges qui m’ont bercée. Fourbue, épuisée, sereine, emplie de bien-être, comme je n’en avait pas ressenti depuis longtemps. Ce lâcher-prise était nécessaire, je suis heureuse d’avoir saisi le moment et provoquer la chance de cette journée magique.

Ne penser à rien et profiter, ne pas être une maman l’espace de deux ou trois jours, c’est dur à admettre mais, quel bien ça fait.

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Le lendemain matin, je me suis réveillée dans le calme typique d’un dimanche pluvieux à la campagne. Dehors, le gris et la bruine avaient envahi le village, je n’ai pas replié le canapé-lit, j’ai relancé le feu dans la cheminée et j’ai pris mon petit-déjeuner au lit. Puis, trop courbaturée pour faire quoi que ce soit, je suis restée allongée toute la journée et j’ai regardé des films. Je n’avais pas fait ça depuis… je ne sais même plus quand ! Oui, j’avais des millions d’envies, de choses à faire, écrire, coudre, sortir me promener, aller prendre un cours de yoga à Lyon, passer chez mon frère voir ma nièce née il y a quinze jours, emballer les cadeaux de Noël, installer les décorations de Noël aussi tiens, préparer tous ces légumes qui attendent d’être lavés, coupés, cuisinés… lire, aller au cinéma… Mais le désir et le besoin de me reposer sans culpabiliser ont pris le dessus. C’est trop rare.

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Le soir, lorsque Robinson et Little sont rentrés de leur escapade en Lorraine, je les attendais avec un plat de pâtes à la sauce tomate et un sourire jusqu’aux oreilles. Little était paisible et content de retrouver la maison et maman, Robinson était heureux que j’ai pu profiter comme je l’ai fait, et moi j’étais rayonnante et ravie d’avoir coupé un peu le quotidien avec cette parenthèse enchantée.

Le seul bémol, bien sûr, est que je n’ai pas pu emmener Robinson avec moi, alors que c’est habituellement lui, mon partner in crime à la montagne. Faire du snow sans lui est toujours un peu étrange pour moi, mais lorsqu’on est parents, on n’a pas forcément le choix, et on doit bien accepter de ne plus pouvoir TOUT faire ensemble, en tous cas pas tout le temps. Malgré tout, une chose est sûre : la prochaine fois, c’est avec lui que j’irai dévaler les pistes de ma montagne adorée.
Et en attendant, eh bien, il faut reprendre le chemin du quotidien et sa routine ronronnante. Mes courbatures encore vives me rappellent mon échappée et me mettent du baume au cœur tandis que je me plonge dans les livrets d’évaluation de mes élèves et les préparatifs de Noël. Je vous souhaite une belle semaine, à bientôt.

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Music of the day : Wolf like me, TV on the radio

 

NB : les photos de ce billet sont toutes personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser dans mon autorisation.

Sunday morning # novembre 2018

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Ce matin, le brouillard envahit les baies vitrées, on distingue à peine le grand sapin planté devant nos fenêtres, que dire de la vallée, des toits du village, ou des monts qu’on ne devine même pas, tout là bas ? Robinson, à peine levé, à démarré un feu dans la cheminée, Little boit son chocolat chaud encore tout endormi (mais en chantonnant, toujours…) et j’émerge doucement en savourant le silence de cette journée d’automne, blanche et opaque, aussi cotonneuse que de la ouate.

Mon café au lait fume, je tartine une tranche de pain en me disant que j’aurais du préparer des crêpes. J’adore les crêpes. Je le ferai dimanche prochain.
Little a terminé son chocolat, il réclame son deuxième petit-déjeuner : le nôtre. Tartines, oranges, bananes, il chipe tout ce qu’il peut. Cet enfant est un incorrigible glouton, pas étonnant qu’il mesure deux têtes de plus que tous ses camarades…

Après avoir englouti une montagne d’aliments, il s’installe à la table basse du salon pour jouer dessiner. Je bois mon deuxième café. Robinson propose à Little de colorier un dessin de Noël ensemble, alors tous les trois on se met au travail. Little s’applique, et nous aussi. Notre ours de Noël est plutôt réussi. Autour de nous, la petite guirlande luciole et l’étoile lumineuse donnent déjà des airs de fête. J’allume ma nouvelle Yankee Candle au nom évocateur : a calm and quiet place… le feu crépite, Little joue avec son train éléctrique qu’on entend carillonner dans toute la maison.

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Puis, il est temps de s’habiller : bottes en caoutchouc, cirés, vêtements chauds, et zou tout le monde au jardin. Tandis que Little joue dans le bac à sable avec des marrons et des rondins de bûches, Robinson pioche la terre pour déraciner les bambous coriaces qui envahissent notre terrain. C’est un travail pénible et long, cela fait des mois qu’il a commencé. D’ici quelques années, il espère qu’il n’y aura plus de bambous.
Pendant ce temps, je nettoie le jardin, je le prépare pour son hivernation. J’ai planté un nouvel arbuste dans le grand bac près de la porte d’entrée, pour agrémenter un peu notre terrasse. Quelques pots de pensées oranges et mauves côtoient les pots de bruyères tricolores, c’est joli.

Tout à l’heure, nous accrocherons les décorations de Noël sur la rambarde de la terrasse, la couronne de branches de sapin entrelacées à la porte. Déjà, les odeurs de clémentine qui envahissent toute la maison donne à l’atmosphère des airs de fêtes.

Cet après-midi, nous irons marcher dans un village voisin, ou au bord de la rivière. Nous évitons les forêts ces temps-ci, pas envie de nous retrouver nez à nez avec un chasseur.

Ce sera un dimanche doux en famille, qui se terminera pas notre habituel plat de pâtes à la sauce tomate mijotée par Robinson, notre traditionnel repas réconfortant de la fin de semaine.

 

Sunday looks (attention les yeux – montage photo de l’extrême)

Voici un aperçu de mes tenues fétiches du moment : la salopette.  Je la porte chic ou version « bleu de travail », en velours noir + dentelle ou velours beige + chemise de bûcheron, selon que je vais travailler dans le jardin ou que je m’accorde un resto avec mes copines… J’adore les salopettes et leur côté absolument décontracté, quelle que soit l’association.
La qualité de mes photos était tellement médiocre que j’ai préféré faire un montage psychédélique, avec un paysage de Nouvelle-Zélande en arrière-plan (improbable) de deux silhouettes découpées. C’était ça ou bien ma salle de bain en fond ah ah. Excusez-moi pour ce délire absolument pas esthétique, promis je ne le ferai plus !! Oui, je sais, c’est très très moche et bizarre, non ? 🙂

psychédelique

 

Sunday movie

Après avoir terminé la dernière saison en date de The Americans, une série que nous apprécions beaucoup, nous avons réservé deux semaines au visionnage intégral des adaptations version longues du Seigneur des Anneaux, un de nos petits rituels. Régulièrement, tous les quatre ans environ, nous adorons nous replonger des heures durant dans cette fabuleuse épopée, tournée dans le plus beau pays du monde… À hauteur d’une heure chaque jour, douze soirées furent nécessaires pour engloutir la totalité des versions longues. Ah, je peux vous dire que Frodon, Sam et Aragorn me manquent déjà… Heureusement, à présent, c’est dans un cycle Harry Potter que nous nous lançons 😉 N’est-ce pas la période idéale pour s’aventurer à Poudlard sans bouger de son canapé et d’une montagne de plaids en polaire ?

 

Sunday artcraft with kids

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Comme je l’avais mentionné dans un précédent article, j’ai offert un petit presse-fleurs à Little, afin que les dizaines de feuilles qu’il ramasse quotidiennement puissent avoir un autre usage que de finir en tas dans le compost. Ainsi, lorsqu’on part en balade, j’encourage Little à chercher des feuilles de différentes couleurs pour notre presse-fleurs, puis une fois rentrés à la maison nous les compulsons avec soin entre les cartons épais. Little adore visser et dévisser les boulons qui servent à serrer le presse-fleurs. Lorsque les feuilles ont bien séché, au bout de quelques jours, on re-déboulonne tout, puis Little applique avec enthousiasme de grosses tartines de glue au dos des feuilles pour les coller sur des cartons peints ou un cahier (futur herbier ?). Je trouve le rendu très joli, simple et poétique.
Et lorsqu’il préfère faire de la peinture, je sors ma petite boîte de pastilles aquarelles et le laisse divaguer sur grand format (le rouleau de papier Ikea est parfait pour ça), puis une fois tout cela sec, on décore au feutre ou au stylo, en dessinant de petites bébêtes qui grimpent sur les arabesques colorées. Enfin, j’ai commencé à utilisé ces grandes peintures pour emballer les cadeaux de Noël. Surprenant : le rendu est vraiment chouette ! On n’aurait presque pas envie d’arracher l’emballage… Ça peut paraître incongru à certain(e)s que je ne garde pas précieusement les peintures de mon rejeton, mais en réalité je garde énormément de ses productions, et je ne peux pas tout stocker, alors je peux me permettre d’écouler un peu mon stock d’œuvres d’art 😉 Et puis, cette double utilisation, c’est un peu écologique, non ?

herbier

Sunday run and yoga

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Depuis quelques mois, j’ai repris la course à pieds de manière régulière et ça me rend HEU-REUSE ! Évidemment, je me sais en sursis ; ce sport n’est pas fait pour moi, il est bien trop traumatisant, j’ai des blessures et des antécédents, mon dos mes genoux ma cheville encore faible… je profite tant que je peux, jusqu’à la prochaine blessure, ou autre. Je me fais plaisir, j’engrange un maximum de souvenirs de runs matinaux un peu frais ou de couchers de soleil sur les prés, de petites foulées dans la brume mystérieuse près du château fort, ou sous la pluie battante dans un décor d’halloween. J’aime courir dans toutes les conditions (sauf la chaleur), froid, soleil, grisaille, bruine et même neige. L’endorphine du footing me donne toujours le sourire, je savoure ma playlist spéciale course à pieds et j’écoute les battements de mon coeur qui cogne au rythme des pulsations de Nine Inche Nails, M83, The Dead Weather ou Karnivool…
Après ma sortie course, je prolonge le plaisir en faisant une séance de yoga, soit sur la terrasse face à la vue sur toute la vallée, soit au coin de la cheminée, au chaud sur mon tapis. J’ai trois séances toutes prêtes griffonnées sur mon carnet, que j’alterne en fonction de mes envies, de mes besoins (ouverture des hanches, travail du dos, étirements des jambes…) et je m’accorde parfois quelques sauts dans mon ancien studio de Lyon, pour une séance avec mon super professeur de yoga histoire de garder le rythme et le niveau !

runLes décors bucoliques de mes entrainements

Sunday travel (inspiration)

Sur l’Instagram de Bakpoki, on peut admirer les sublimes photos de l’échappée dans le Yorkshire de cette famille qui sait toujours comment nous faire partager son goût des beaux voyages et des grands espaces. Les landes verdoyantes et humides, les pierres nappées de brume, les moutons, les époustouflants lieux de tournage d’Harry Potter… j’ai très envie de découvrir cette partie de l’Angleterre, qui semble très adaptée pour un voyage avec des petits enfants. Et puis, le Yorkshire est la terre des Brontë, j’adorerais arpenter la lande qui a inspiré deux de mes livres préférés du monde entier !
Voici le lien du blog de Bakpoki où est publié un petit compte-rendu de ce voyage très nature en Angleterre.

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(photos de l’Instagram de Bakpoki)

Je vous souhaite un bon dimanche tout doux. Allez-vous commencer vous aussi à décorer votre intérieur pour les fêtes de fin d’année ? Ou paresser devant un bon film du dimanche ? À très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet, exceptée la dernière, sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Holiday mornings

Je voulais intituler ce billet « Sunday Morning » mais nous sommes mercredi et mon esprit cartésien et obtu ne pouvait se résoudre à ce genre d’entorse juste pour faire rentrer un post dans la bonne case des intitulés du blog… ^-^ Alors, à la place, voilà un Holiday Morning tout frais tout neuf. Et un bon concept fourre-tout comme je les aime 😉

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Je n’ai pas donné signe de vie dernièrement car la fin d’année, à l’école, est toujours très intense. Il y a les évaluations et les livrets à remplir (beurk), les spectacles à préparer (chouette!) et la kermesse à assurer (pfiou…), ainsi que les sorties de fin d’année, le goûter final, les photos à distribuer, le matériel et la classe à ranger… Ajouté à cela, les au-revoirs, les cadeaux pour les collègues, les compléments, les AVS, le personnel de la crèche qui s’est occupé de Little pendant deux ans… et le reste ! Bref, fin d’année intense, éprouvante, les vacances sont toujours très attendues.

Heureusement, mi-juin, nous avons pu faire garder Little pendant une semaine entière chez mes parents. Des mini-pré-vacances pour lui, et une coupure dans le course folle du quotidien pour nous. C’était la première fois qu’on le laissait si longtemps et il ne voulait même plus revenir à la maison tant il était bien avec son papi et sa mamie… (ingrat !). Et heureusement, en fait – pour mon petit cœur de maman poule qui n’aurait pas supporté que son fiston soit triste éloigné de la maison. Et pour mon taux de culpabilité qui est toujours prêt à faire des pics à la moindre réaction de mon entourage. Voilà, ouf, tout va bien, Little aime être séparé de ses parents, nous ne lui avons pas manqué, il n’a pas réclamé sa maman ni pleuré, bref, fortiche le fiston (sans cœur va !)…

Et puis à part ça, à part Little qui me prend tout mon temps de cerveau disponible, toute ma place de questionnements et tout mon champ d’action (oui, rien que ça. Ça passera, je sais.), à part ça, on a profité de ces pré-vacances juste à deux, avec Robinson, pour aller au ciné. Il n’y avait pas grand-chose à l’affiche, on a opté pour un pop-corn movie, le dernier Star Wars (et en vrai, c’était super !). J’ai aussi eu droit à une longue journée entièrement seule à la maison (merci la Coupe du Monde et ce besoin qu’ont les supporters (= Robinson) d’aller voir le match au milieu d’une foule d’autres supporters dans un bar plein à craquer où il faut attendre des heures pour se voir servir une bière sans bulles… ^-^). Robinson est donc allé à Lyon rejoindre ses copains et regarder le match de foot tandis que moi, je me suis aménagée un petit atelier couture dans la chambre d’amis du sous-sol, bien au frais, et j’y ai passé la journée à coudre tout en écoutant de fabuleux et passionnants podcasts (j’en reparle plus bas) et je me suis sentie légèrement en décalage, là, avec ma machine à coudre, la vie de la fratrie Brontë en fond sonore, le silence de la campagne autour de moi, tandis que la France entière se retrouvait en communion dans des cafés bruyants pour acclamer les exploits sportifs de son équipe de footballeurs. BREF. J’ai repris la couture, et ça fait du bien.

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mon petit atelier de couture au sous-sol, bien tranquille

 

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notre potager, un peu permaculture, un peu à l’arrache…

Aussi, la vie à la campagne, c’est aussi jardiner quotidiennement et regarder avec amour des petites graines sortir de terre pour devenir de jeunes plants puis de belles plantes puis faire des légumes et des fruits. Je ne m’en lasse pas, même si je dois bien avouer ne pas avoir la main si verte que ça et rater pas mal de choses. Je sais que ce sont les débuts, ça prend du temps de créer un potager ex-nihilo, plusieurs années sont nécessaires avant d’avoir de vrais résultats. Je prends mon mal en patience. Jusqu’à présent, nous avons quand même pu manger des radis, quelques haricots, des fraises et des salades. Nos plants de tomates sont lourds de gros fruits encore verts mais prometteurs (je prie pour qu’ils n’attrapent pas le mildiou, le fameux, terrible, redouté mildiou), les tournesols sont magnifiques, dorés et fiers sous le soleil, les plants de maïs croissent bien, et les courges promettent un automne riche en soupes, tartes et autres fournées de légumes rôtis.

oui, j’ai craqué, je porte des Crocs. Dieu que c’est pratique pour la vie au jardin !

Je ne me lasse pas de notre maison. Je crois bien que je l’aime chaque jour davantage. J’ai l’impression de vivre dans un livre, dans un rêve. Elle n’a rien d’extraordinaire cette maison, mais si vous saviez comme je l’aime ! Je fais parfois des cauchemars, où nous déménageons, où nous prenons une autre maison, moins parfaite, et où je regrette tristement cette petite baraque perchée sur sa colline, à l’orée du bois. J’aime notre vue sur le soleil couchant, sur le ciel orange ou rose ou violet ou bleu-blanc. J’aime le silence des jours et des nuits. J’aime la fraîcheur du soir et les grillons qui emplissent l’air à l’heure de l’apéro. J’aime – chose étrange – faire la lessive depuis que nous vivons ici. Étendre le linge dans le jardin, l’entendre claquer dans le vent, et l’odeur de la lessive, du propre, qui enveloppe tout, qui rafraîchit le soleil brûlant et qui, en l’espace de quelques minutes, est devenue une véritable madeleine de Proust dont je chéris déjà le souvenir. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’occuper du linge sale…

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J’aime être dehors, être dedans, que les portes-fenêtres soient toujours ouvertes et que l’ombre des arbres dansent sur le plancher du bureau, du salon, de la cuisine, d’une chambre. J’aime la fenêtre ouverte dans la douche, le jet d’eau fraîche combiné à la petite bise, qui provoquent la chair de poule et me donnent l’impression de prendre une douche dans le jardin, comme en vacances en Italie. J’aime m’installer à l’Est le matin pour profiter du soleil qui se lève et chauffe à peine, j’aime rester sous les arbres lorsqu’il fait trop chaud, puis me déplacer encore dans un coin de la terrasse, plein Ouest, le soir pour admirer le soleil abricot fondre et disparaitre derrière les monts du Beaujolais.

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soleil couchant

 

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l’Acacia de Constantinople qui orne l’entrée de la terrasse et ressemble à un nid d’oiseaux de paradis, oui rien que ça… ^-^

Nous avons installé la terrasse, elle est faite de bric et de broc, tout est dépareillé, récupéré à droite à gauche, exactement comme je le désirais. J’aimerais un jour y faire construire un porche, sous lequel on boirait une bière le soir, Robinson et moi, tandis qu’on se raconterait nos journées, puis nos souvenirs. Mais pour l’instant, même sans le porche, la terrasse est agréable, douillette et assez grande pour accueillir les activités de toute une journée – jeux avec Little, repas, barbecue, apéro avec les voisins, sieste et lecture sur le transat…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.25avec les décombres de la vieille cuisine, nous avons fabriqué une table basse d’extérieur, un peu gondolée à cause des orages mais très pratique et bien solide !

La petite chilienne bleue -sur la photo plus haut- était jaune à l’origine, une toile ajourée qui a lâché très rapidement. C’est donc pour la réparer, d’abord, que j’ai ressorti ma machine à coudre. Ça n’a pas été aussi simple que je le croyais mais j’ai finalement réussi à refaire une toile de transat passable, et qui, à défaut d’être totalement fiable et solide, sera tout du moins décorative et adaptée à de petits gabarits tels que celui de Little.
N’empêche, cette réparation m’a redonnée l’envie de coudre et après cela, je me suis fait deux pantalons, j’ai réparé tous les petits ouvrages qui m’attendaient depuis plus d’un an (boutons de jeans, de chemise, accrocs dans des sweats…) et j’ai de nouveaux projets en couture qui vont bien m’occuper durant ces vacances !

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coucher du soleil et Nigelle de Damas tout juste éclos, la fleur préférée de ma maman

 

Aussi, je me suis remise à la course à pieds, tranquillement. Le running et moi, après une histoire d’amour aussi intense que douloureuse, n’étions plus très copains depuis quelques années ; blessures diverses, périnée pas conciliant, et puis cette mode qui a transformé les allées du Parc en autoroute de runneurs… un peu too much pour moi qui vit très mal l’impression d’être un mouton. Alors je m’étais dit tant pis, pas pour toi, laisse tomber, fais autre chose. De toutes façons, pour mon corps, il valait mieux éviter cette activité traumatisante. Mais le plaisir de courir n’est jamais parti, lui. Et malgré un genou toujours aussi pourri, et une cheville qui a décidé de partir en sucette depuis quelques mois, et un périnée pas toujours d’accord, malgré cet effet de mode qui m’agace, malgré mon amour pour d’autres sports plus doux, comme ça l’air de rien, en emménageant à la campagne, je me suis remise à courir. Moins vite, moins longtemps, et surtout moins intensément qu’avant, bien sûr. Mais un peu, juste pour renouer, juste pour y regoûter, et juste pour le plaisir de transpirer beaucoup, de souffrir et de haleter comme aucun autre sport ne parvient à me faire transpirer, souffrir et haleter (bon, c’est sûr qu’en pratiquant le yoga, la marche et la natation, je n’espérais pas vivre des moments de sport exténuants non plus, hein…!)
Et je peux vous dire que ça n’a plus rien à voir avec le tranquille run du parc de la Tête d’Or, et que ça ressemble bien plus aux trails que je faisais en Nouvelle-Zélande ! Vivre dans des villages perchés sur des collines, dans une région bien vallonnée, me permet de faire des sorties pas trop longues mais bien éreintantes ! Pas d’alternatives ! Au niveau cardio, il n’y a pas à dire, ça bosse dur, toutes ces montées, ces descentes, ces chemins de VTT pleins de cailloux, et puis la chaleur actuelle n’aidant pas… Mes entrainements me donnent du fil à retordre et ce sentiment m’avait manqué, lui aussi !
Bref, j’en profite tant que j’en suis encore capable (jusqu’à la prochaine blessure, ou autre… ^-^) je prends ce qu’il y a à prendre sans chercher à trop en faire (ohhhh, cela ne me ressemble pas, dites voir… Serait-ce un début de sagesse?) et advienne que pourra.

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Je parlais de podcast, un peu plus haut. C’est grâce à mon amie Camille (coucou ^-^), qui a toujours d’inspirants conseils et semble si bien me connaître, que j’ai découvert les podcasts de l’émission de France Culture : La compagnie des auteurs. Elle évoquait les quatre épisodes concernant Harry Potter qui l’avait passionnée (et qui m’ont passionnée aussi, depuis), et de fil en aiguille, je me suis mise à écouter de nombreux podcasts de cette émission. Je suis FAN. J’ai adoré les épisodes sur Jane Austen, et ceux sur les quatre Brontë. J’ai hâte d’en écouter d’autres : Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, la Beat Generation, George Sand, Françoise Sagan… Que de belles promesses, et des heures savoureuse en perspective !

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les podcasts sur Jane Austen et sur la fratrie Brontë sont, eux aussi, une ôde à la quiétude de la vie à la campagne (voire de la nature sauvage…)

 

Voilà pour ces dernières semaines en images. Je vous laisse avec un vœu, pour ma part, et que je vous souhaite volontiers à tous : plus tard, j’espère ressembler à ces deux là, mes parents, toujours amoureux et mignons comme tout :

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Êtes-vous en vacances vous aussi ? Trouvez-vous, comme moi, que ce mois de juillet est particulièrement indolent et relax ?
À bientôt, belle semaine à vous.

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #37

Bonjour ! Merci à tous/toutes pour vos adorables commentaires à la suite du dernier article concernant l’anniversaire du blog. Comme promis, voici une photo du tissage que vous pouvez gagner, je l’ai terminé pour de bon cette fois :

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J’espère qu’il vous plait !

Le look de la semaine

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Dimanche dernier il faisait incroyablement beau et bon (on est sortis sans manteau…), du coup ma tenue était assez printanière : le magnifique top Heloïse cousu main par la talentueuse Catcatxvictoire, deux petites touches de léopard, et mes nouvelles Converses basses (vous pouvez d’ailleurs voir ici la quasi totalité de mes achats soldés : le sac, les Converses, et le top Heloïse qui n’était pas soldé mais que j’ai acheté pendant les soldes donc ça compte un peu quand même, non?… ^-^)

Les légumes de la semaine

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Il y a un truc que j’adore, depuis que je suis maman : cuisiner les petits pots de purée pour Little. Oui, je sais, ça paraît rien comme ça, mais je ne sais pas pourquoi, c’est un de mes petits plaisirs. On va ensemble au marché, je choisis plein de légumes différents pour qu’il découvre le plus de saveurs possibles, j’épluche soigneusement, coupe en petits morceaux, dispose le tout dans son babycook, sort ma balance de cuisine, remplis les petits pots au gramme près… peut-être est-ce le fait de tout faire du début à la fin, de participer à chaque étape de la création de ces petits pots, qui me plaît tant…? En tous cas, je profite bien d’avoir encore le temps de faire tout ça, bientôt la reprise du boulot et j’ai peur de ne plus pouvoir cuisiner autant.

Le DIY de la semaine

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J’ai envie de soleil et de couleurs chatoyantes, alors j’ai acheté une teinture couleur moutarde et j’ai teint deux chemisiers, trois langes et un drap housse du lit de Little. Vu comme ça, sur le portant, ça fait un peu too much, color block, on est d’accord. Mais porté par petites touches, ce jaune safrané est une merveille, il illumine notre appartement et nos journées. La prochaine fois, je testerai la teinture naturelle, pour avoir un rendu plus pastel et surtout, parce que c’est … plus naturel quoi ! ^-^

Le recette vegan de la semaine

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Je fais des tests, je cherche des choses faciles, je me renseigne… la cuisine saine me passionne, ça vous le savez, alors forcément les alternatives veggies et vegans, je ne peux pas passer à côté, il faut que me familiarise, ne serait-ce que par curiosité ! Une recette vegan de gâteau au chocolat d’anniversaire a croisé mon fil Instagram, et j’ai eu envie de me lancer. Je ne vais pas vous mentir, j’étais hyper dubitative ; eh bien, sincèrement, je ne regrette pas ! Le gâteau est incroyable : bon, volumineux et gonflé, moelleux et humide à l’intérieur, goûteux, chocolaté… et il n’a pas cette saveur d’oeuf que j’ai du mal à supporter dans les pâtisseries. Une réussite ! (vous pouvez trouver la recette ici, sur le blog Au vert avec Lili). Je pense que c’est typiquement le genre de recette qui permet de rabattre le caquet aux gens qui dénigrent et se moquent du véganisme (bien sûr, on peut ne pas adhérer à la philosophie du véganisme, mais là je parle plutôt de ceux qui se braque contre ce choix de vie sans vraiment le connaître, sans s’être renseignés, sans avoir jamais testé… Dans ces débats là, un peu d’ouverture d’esprit et ce délicieux gâteau au chocolat pourraient mettre tout le monde d’accord, j’en suis sûre!)

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*je préfère le préciser, je ne suis ni vegan ni végétarienne, je n’ai pas d’étiquette, je cherche encore mon chemin et construis progressivement mon identité alimentaire en suivant mes convictions et mon instinct. Je ne voudrais pas que l’on prenne mes propos ci-dessus pour du prosélytisme, ils se veulent simplement une invitation à essayer autre chose, à rester curieux de tout.

La série télé de la semaine

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J’ai eu un énorme coup de coeur pour Peaky Blinders, une série anglaise qui pourtant ne me disait rien du tout à priori. Robinson me proposait régulièrement de la visionner et je n’étais pas franchement emballée, et puis j’ai lu l’enthousiasme de Garance Doré qui évoquait Peaky Blinders dans le billet où elle raconte ses fiancailles. Ça a piqué ma curiosité et j’ai eu, du coup, très envie de voir ce que ça donnait. Grand bien m’en a pris car j’ai ADORÉ ! Cillian Murphy a enfin un rôle à sa mesure (je l’avais déjà beaucoup, beaucoup aimé dans Le vent se lève, un film sublime que je vous recommande si vous ne l’avez pas vu), son personnage de Tommy Shelby est beau et très charismatique, il « a de la gueule » comme on dit. Sam Neil est parfaitement haïssable dans son rôle de méchant vilain pas beau pourri. Et le reste du casting est superbe, les personnages secondaires sont vraiment attachants et il y a cette petite pointe d’humour grinçant qui fait que la série n’est pas trop dramatique et pesante. On a dévoré les deux premières saisons en quelques jours, j’étais impatiente d’être le soir pour retrouver le gang des Peaky Blinders et les beaux yeux bleus de Thomas Shelby. Et puis, je ne vous raconte même pas mon enthousiasme lorsque j’ai vu que la saison 2 accueillait Tom Hardy, un de mes acteurs chouchoux… Enfin, pour achever de vous convaincre, je pourrais aussi vous parler de la BO, parfaite, complètement anachronique et très très rock, qui nous balance du PJ Harvey, du Nick Cave, des White Stripes, des Kills, du Johnny Cash, ou encore Tom Waits et les Arctic Monkeys. Oui, rien que ça…Bref, vous êtes convaincu(e)s, là, non ??!

Vous connaissiez cette série ? Vous en avez d’autres à nous conseiller dans le même genre ? (depuis, on a repris Homeland dont on regarde la dernière saison). 

Et voilà pour cette petite semaine, la dernière du mois de février. Little va fêter ses sept mois la semaine prochaine et nous partirons une semaine à la montagne en famille, pour profiter de la neige et faire du snow. J’ai bien hâte. Si vous souhaitez participer au petit concours pour gagner le tissage, vous pouvez le faire jusqu’à jeudi prochain, je ferai le tirage au sort ce jour là et annoncerai le résultat dans la foulée. D’ici là portez vous bien, bon dimanche à vous !

Sunday Morning #34

Le look de la semaine

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J’ai ressorti ma parka Heimstone adorée, et étrenné mes nouvelles Converses, pour aller une soirée resto avec mon petit frère.

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D’ailleurs, cette parka et la photo ci-dessus m’ont permis de gagner un concours lancé par ma marque chouchoute (Heimstone, donc) et de remporter… une paire de boots Hook ! Je les avais déjà en imprimé léopard et bleu électrique, me voici désormais l’heureuse détentrice d’une paire tigre/bordeaux, sublimes :

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Je ne gagne jamais de concours, alors je vous laisse imaginer l’état d’excitation intense dans lequel m’a plongée l’annonce du résultat de celui-ci, lundi dernier !!

Les breakfasts de la semaine

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Je me suis lancée dans les « half moon smoothie bowl », ou plus simplement : « comment rendre attractif votre smoothie »… ^-^ Au lieu de le siroter à la paille, comme j’avais l’habitude de le faire, je le verse désormais dans un bol et y présente délicatement les morceaux de fruits et la poignée de granola qui l’accompagnent. C’est plus esthétique, ça donne donc plus envie. Et puis, déguster son smoothie à la cuillère plutôt qu’à la paille donne moins l’impression de « boire » et plus de « manger », donc j’imagine que cela joue sur l’impression de satiété ?

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Ce 2ème essai de smoothie bowl était une tuerie gustative ! J’ai mixé un peu de lait de soja, de la poudre d’amandes, une cuillère de beurre de cacahuète, et des fèves de cacao crues (mais on peut aussi bien mettre de la poudre de cacao « normale »), un peu de vanille et de sirop d’agave et une banane, et hop voilà un smoothie hyper nourrissant et surtout DÉ-LI-CIEUX!

Le tissage de la semaine

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Un (tout petit) petit nouveau tissage qui a trouvé sa place dans notre séjour, dans mon petit coin sauvage. Il est tout petit mais il m’a donné du fil à retordre, vous pouvez me croire, avec tous ses détails et changements de couleurs ! Mais je suis contente du résultat, surtout que pour une fois je suis partie en freestyle, sans préparer un modèle au préalable (risqué, quand même…)

La mise en scène de la semaine

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Little a eu 6 mois mercredi ! Pour sa photo de moisiversaire, j’ai donc opté pour le thème de la Chandeleur et ça m’a donnée une bonne excuse pour faire des crêpes !

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C’était d’ailleurs l’occasion pour moi de tester une recette vegan, et j’ai adoré mes crêpes sans oeuf ni lait ! J’ai utilisé la recette hyper simple d’Antigone XXI et, même si j’ai senti une petite différence par rapport à la recette traditionnelle, j’étais super contente d’avoir trouvé une alternative qui fasse aussi bien la blague !

Le teasing de la semaine

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Stay tuned ! Cela faisait un moment que je voulais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, j’ai enfin pris le temps de rédiger un deux billets pour partager cela avec vous, vous pourrez lire le premier mercredi prochain, j’espère très sincèrement que vous serez nombreux/ses au rendez-vous…

Et voilà pour cette semaine ! Qui se finit en apothéose sous des trombes de pluie incroyables et un ciel gris et lourd tout triste… une journée à rester en pyjama et à manger des choses sucrées, non ?!! Quoi de prévu pour vous ce dimanche ? A très bientôt !

NB : les photos de ce billet sont toutes personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #33

Hello ! Me voici de retour avec un sunday morning un peu enneigé aujourd’hui, je vous emmène vite fait avec moi sur les pistes des Arcs, et pour le reste, du quotidien, de la routine, des petits kiffs simples comme d’habitude quoi…! J’espère que cela vous plaira.

Le look de la semaine

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La tenue hyper easy mais efficace que j’adore porter en ce moment : un « girlfriend » jean (un slim porté large et retroussé sur les chevilles), de la dentelle et un pull gris au style assez minimaliste mais dont les détails des manches fait tout le twist et la modernité (au cas où ça intéresse quelqu’un : jeans H&M collection actuelle, pull Mango collection actuelle (sans doute soldé), blouse dentelle Free People)

Les recettes végétariennes de la semaine

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Je me tourne de plus en plus vers un régime sans viande (mais sans me brusquer ni me contraindre pour l’instant, donc on parlerait plutôt de flexitarisme aujourd’hui…), du coup je teste toutes les recettes veggies qui me tombent sous la main et peuvent m’aider à argumenter en faveur de ce mode de vie auprès de Robinson (j’essaie de le convaincre). Cette tarte aux légumes rôtis ne paie pas de mine, comme ça, en photo, mais elle est ultra-savoureuse, c’est une explosion de goûts, d’épices et de textures, toujours surprenante ! J’ai trouvé la recette dans ma petite bible Green Glam et Gourmande, mais pas la peine d’être Cyril Lignac pour parvenir à la reproduire… Je vous donne quand même les ingrédients pour la pâte, car c’est un peu la clé de la recette : 60 g de farine de pois chiches, 30 g de poudre d’amandes, 2 cs de poudre d’arrowroot (pour les vegan. Du coup, si vous n’êtes pas vegan : un oeuf !), 1 cc de thym, 1 cc de romarin, 3 cs d’eau froide (pour l’arrowroot. Donc si vous avez mis un oeuf, oubliez l’eau froide), 2 cs d’huile de coco, sel. Et après, les légumes rôtis, vous choisissez ce que vous aimez et qui est de saison, vous les faites rôtir au four arrosés d’une CS d’huile de coco, vous cuisez la pâte à part, et pour finir vous garnissez la pâte des légumes rôtis et vous servez ! Voilà ! Un régal !

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En parlant de recette veggie, j’ai aussi essayé 2 fois le burger végétarien à base de champignon (oui, c’est très moche en photo, je trouve aussi… ^-^) , et c’était excellent, j’ai même trouvé ça meilleur que le burger à la viande ! (je commençais à saturer du burger au steak, j’en ai trop mangé je crois…!!)

Le week-end de dingos

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Des copines qui rident trop bien et vite…

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… des bières, des frites, des chocolats chauds et des crêpes au nutella en haut des pistes, face à des décors de rêve…

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… deux jours de soleil et des pistes presque désertes…

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… les apéros en fin de journée, après avoir dévalé les pentes comme des maboules et rigolé comme des baleines… le coucher de soleil sur les sommets, la neige épaisse, les bières au pub, la raclette…

Bref.
Comment vous dire…
C’était
GÉ-NIAL

Le sourire dans le métro de la semaine

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Une vieille dame en train de lire un roman jeunes adultes (Nos étoiles contraires, de John Green).. je ne sais pas vous, mais lorsque je vois un inconnu en train de lire un bouquin que je connais (lu ou beaucoup entendu parler), j’éprouve toujours ce sentiment de connivence, comme une complicité entre cette personne et moi… Là, je me suis imaginée ce que cette femme pouvait bien ressentir en lisant cette histoire d’ados, ce que ça lui disait d’elle-même, dans quels souvenirs elle se replongeait, quelles émotions de sa jeunesse remontaient à la surface… En voyant ce titre, j’ai eu pendant quelques minutes le sentiment de partager quelque chose avec elle, et ça m’a fait sourire… Ça vous fait ça, à vous aussi ?

Le moment suspendu de la semaine

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Tous les jours, je pars en balade avec Little lové conte mon ventre, dans son porte-bébé. On va souvent au parc de la Tête d’Or, immense et très beau. Ce jour là, il faisait grand soleil, c’était l’heure du gouter, j’étais passée m’acheter un yaourt-granola chez Monoprix, et j’ai dégusté mon en-cas en marchant le nez en l’air, en sentant les odeurs des sapins, de la mousse humide, de l’hiver, mon petit bébé endormi contre moi. C’était vraiment un moment magique, j’ai eu l’impression de revivre ces instants de félicité totale que j’ai connu en voyage, notamment lors de nos grandes randonnées en Nouvelle Zélande. Ce jour là, je suis rentrée de notre promenade pleine d’énergie et la tête dans mes souvenirs.

L’inspiration mode de la semaine

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Cette tenue me fait craquer, c’est exactement tout ce que j’aime et désire !! Du confort, du chaud, du doudou, du beau. Les Ugg basses sont mes prochaines targets fashion, et ce pull Les Petites… !!! Je le trouve magnifique ! Je suis leolulu33 sur Instagram depuis super longtemps car j’aime énormément son style, à la fois simple et toujours juste. Là, ce combo qui paraît si facile a pourtant énormément de style, je trouve… Pas vous ?

Et voilà pour le 3615MAVIE de ces derniers jours ^-^ Eclectique non ? Entre le snow, les fringues et la bouffe, je crois qu’on a un bon échantillon de ce qui me caractérise (coucou la nana pas du tout superficielle… ah ah).

Et vous alors ? Montagne ? Ski ? Pas trop déprimé(e)s de ne pas pouvoir sortir vos fringues d’hiver avec ces 15°C flippants ?

Je vous souhaite une très bonne semaine ! A bientôt !

NB : j’ai ajouté des vêtements dans mon vide-dressing, et baissé quelques prix, notamment le sac Gérard Darel. Si cela vous intéresse, c’est par ici.