Je porte ce que je couds

Dernièrement, j’ai beaucoup cousu. Je me suis laissée porter par un enthousiasme efficace et j’ai réalisé de nouvelles robes, un pantalon, et une blouse. Mon petit atelier, au sous-sol de la maison, avec ses lampes de table bringuebalantes, son grand bureau de fortune, et des tapis partout, m’accueille donc de plus en plus régulièrement pour des soirées entières derrière ma machine à coudre. Je lance des podcasts, me prépare un thé fumant, et me voilà partie, absorbée pendant des heures.

J’adore ce moment à moi, où, seule dans ma pièce tamisée, je me laisse transporter par la voix de Matthieu Garrigou-Lagrange (podcast : La compagnie des auteurs) ou de Jérôme Garcin (podcast : Le masque et la Plume), que mes mains agissent comme celles d’un automate, je me concentre sur les points de l’aiguille, sur le rythme régulier de la machine, sur le tissu qui glisse et avance métronomiquement. Je souris aux remarques des chroniqueurs du Masque, je m’offusque des assertions de certains spécialistes de La compagnie des auteurs, je suis dans ma petite bulle rien qu’à moi…

Quelle satisfaction j’ai eu en observant mon dressing ce matin : j’ai remarqué qu’un tiers de ma penderie au moins, était cousu main ! Je ne parle bien que de l’espace penderie, c’est-à-dire les blouses, robes et chemises de ma garde-robe, et non des étagères qui, elles, contiennent les pantalons, jeans et les pulls. Pour l’instant, je ne me couds que des robes et des blouses. Toujours le même patron ou presque, que j’adapte, modifie, et décline dans des tissus très divers. Cela va des petits carreaux vichy style nordique, aux grosses fleurs bigarrées un peu russes, ou encore du léopard, ou du lin bordeaux. C’est bien simple, ces derniers temps, je porte autant de fringues achetées que de vêtements fabriqués à la maison. Cela me motive énormément, j’ai encore des tonnes de tissus qui bien rangés dans mes étagères, des patrons à découvrir, des pièces déjà découpées qui n’attendent plus que l’assemblage… je ne suis pas prête de m’arrêter !

Voici quelques photos de mes vêtements faits main.

 

ROBE MARTHE ET CHÂLE LÉO

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Une robe cousue à partir du patron de la blouse Marthe, rallongée. Le tissu est un lin assez épais et lourd, aubergine. J’ai aussi découpé un grand triangle dans de la polaire léopard pour me faire un châle. J’avais en tête cette association aubergine/léopard depuis un moment, et j’aime beaucoup porter ces deux pièces ensemble !

 

PANTALON VELOURS

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J’ai déjà cousu trois pantalons à partir de ce patron japonais. C’est un modèle plus que simple, qui se porte large et flou. J’avais envie d’en avoir un plus chaud, pour l’hiver, je l’ai donc cousu dans ce velours chamarré que j’adore, un morceau de tissu que ma mère m’a donné il y a un moment déjà. J’aime porter ce pantalon loose et doudou avec de gros pulls en laine, ou ma marinière, et des Uggs bien chaudes. C’est la tenue confortable et douillette pour rester à la maison cet hiver !

 

MAXI-JUPE LÉO

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Coudre une jupe longue et large, c’est le truc le plus simple, pas besoin de patron. Il faut juste savoir faire des ourlets. Lorsque j’ai déniché ce tissu, polaire d’un côté, léopard moutarde de l’autre, j’ai immédiatement imaginé dedans une maxi-jupe chaude pour l’hiver. En une heure, la jupe était faite, et portée le lendemain, avec des motardes et un pull large noir, histoire de ne pas trop en rajouter… Elle est très facile à vivre, je pense qu’elle est en train de devenir un des basiques de ma penderie d’hiver.

 

BLOUSE EUGENIE

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Cette blouse Atelier Scämmit est le dernier patron que j’ai acheté et cousu. J’ai pris beaucoup de temps pour le faire car je me suis bien plus appliquée que d’habitude… Le truc génial, c’est que le patron est accompagné d’un tutoriel sur Youtube, un pas à pas extrêmement détaillé et indispensable pour faire de beaux biais, des coutures anglaises et des fronces réussies. J’aime énormément les volumes de cette blouse, courte et large, très féminine. J’ai envie de la décliner dans tous les tissus, toutes les couleurs, et surtout en robe, ce qui est très facile car il suffit d’ajouter un nouveau « volant » à la blouse pour la rallonger à notre convenance. Le tissu que j’ai choisi ici est le même que celui pour la robe aubergine, un lin épais, rose pâle cette fois. Peut-être un brin trop rigide pour la coupe de ce modèle, mais très joli tout de même…

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Je suis une vraie novice de la couture, croyez-moi, et je ne suis pas très minutieuse, donc mes créations sont toujours un peu à l’arrache, mais tant pis cela ne me dérange pas, j’aime les porter, ne pas les croiser sur quelqu’un d’autre dans la rue, et savoir que c’est moi qui les ai faites. Et surtout, je peux enfin choisir les imprimés les plus dingues, et élargir toujours plus les volumes ou les longueurs, bref, obtenir des vêtements exactement comme j’aime, sans être déçue.
Et vous alors, n’êtes-vous pas tenté(e)s par la couture ?

À très bientôt ! Et n’hésitez pas à partager vos patrons coups de cœur ou vos dernières créations, ou encore des modèles de vêtements que vous aimez et ne parvenez jamais à trouver en magasin et que vous rêveriez de vous coudre… je serai très curieuse de découvrir ça !

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Holiday mornings

Je voulais intituler ce billet « Sunday Morning » mais nous sommes mercredi et mon esprit cartésien et obtu ne pouvait se résoudre à ce genre d’entorse juste pour faire rentrer un post dans la bonne case des intitulés du blog… ^-^ Alors, à la place, voilà un Holiday Morning tout frais tout neuf. Et un bon concept fourre-tout comme je les aime 😉

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Je n’ai pas donné signe de vie dernièrement car la fin d’année, à l’école, est toujours très intense. Il y a les évaluations et les livrets à remplir (beurk), les spectacles à préparer (chouette!) et la kermesse à assurer (pfiou…), ainsi que les sorties de fin d’année, le goûter final, les photos à distribuer, le matériel et la classe à ranger… Ajouté à cela, les au-revoirs, les cadeaux pour les collègues, les compléments, les AVS, le personnel de la crèche qui s’est occupé de Little pendant deux ans… et le reste ! Bref, fin d’année intense, éprouvante, les vacances sont toujours très attendues.

Heureusement, mi-juin, nous avons pu faire garder Little pendant une semaine entière chez mes parents. Des mini-pré-vacances pour lui, et une coupure dans le course folle du quotidien pour nous. C’était la première fois qu’on le laissait si longtemps et il ne voulait même plus revenir à la maison tant il était bien avec son papi et sa mamie… (ingrat !). Et heureusement, en fait – pour mon petit cœur de maman poule qui n’aurait pas supporté que son fiston soit triste éloigné de la maison. Et pour mon taux de culpabilité qui est toujours prêt à faire des pics à la moindre réaction de mon entourage. Voilà, ouf, tout va bien, Little aime être séparé de ses parents, nous ne lui avons pas manqué, il n’a pas réclamé sa maman ni pleuré, bref, fortiche le fiston (sans cœur va !)…

Et puis à part ça, à part Little qui me prend tout mon temps de cerveau disponible, toute ma place de questionnements et tout mon champ d’action (oui, rien que ça. Ça passera, je sais.), à part ça, on a profité de ces pré-vacances juste à deux, avec Robinson, pour aller au ciné. Il n’y avait pas grand-chose à l’affiche, on a opté pour un pop-corn movie, le dernier Star Wars (et en vrai, c’était super !). J’ai aussi eu droit à une longue journée entièrement seule à la maison (merci la Coupe du Monde et ce besoin qu’ont les supporters (= Robinson) d’aller voir le match au milieu d’une foule d’autres supporters dans un bar plein à craquer où il faut attendre des heures pour se voir servir une bière sans bulles… ^-^). Robinson est donc allé à Lyon rejoindre ses copains et regarder le match de foot tandis que moi, je me suis aménagée un petit atelier couture dans la chambre d’amis du sous-sol, bien au frais, et j’y ai passé la journée à coudre tout en écoutant de fabuleux et passionnants podcasts (j’en reparle plus bas) et je me suis sentie légèrement en décalage, là, avec ma machine à coudre, la vie de la fratrie Brontë en fond sonore, le silence de la campagne autour de moi, tandis que la France entière se retrouvait en communion dans des cafés bruyants pour acclamer les exploits sportifs de son équipe de footballeurs. BREF. J’ai repris la couture, et ça fait du bien.

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mon petit atelier de couture au sous-sol, bien tranquille

 

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notre potager, un peu permaculture, un peu à l’arrache…

Aussi, la vie à la campagne, c’est aussi jardiner quotidiennement et regarder avec amour des petites graines sortir de terre pour devenir de jeunes plants puis de belles plantes puis faire des légumes et des fruits. Je ne m’en lasse pas, même si je dois bien avouer ne pas avoir la main si verte que ça et rater pas mal de choses. Je sais que ce sont les débuts, ça prend du temps de créer un potager ex-nihilo, plusieurs années sont nécessaires avant d’avoir de vrais résultats. Je prends mon mal en patience. Jusqu’à présent, nous avons quand même pu manger des radis, quelques haricots, des fraises et des salades. Nos plants de tomates sont lourds de gros fruits encore verts mais prometteurs (je prie pour qu’ils n’attrapent pas le mildiou, le fameux, terrible, redouté mildiou), les tournesols sont magnifiques, dorés et fiers sous le soleil, les plants de maïs croissent bien, et les courges promettent un automne riche en soupes, tartes et autres fournées de légumes rôtis.

oui, j’ai craqué, je porte des Crocs. Dieu que c’est pratique pour la vie au jardin !

Je ne me lasse pas de notre maison. Je crois bien que je l’aime chaque jour davantage. J’ai l’impression de vivre dans un livre, dans un rêve. Elle n’a rien d’extraordinaire cette maison, mais si vous saviez comme je l’aime ! Je fais parfois des cauchemars, où nous déménageons, où nous prenons une autre maison, moins parfaite, et où je regrette tristement cette petite baraque perchée sur sa colline, à l’orée du bois. J’aime notre vue sur le soleil couchant, sur le ciel orange ou rose ou violet ou bleu-blanc. J’aime le silence des jours et des nuits. J’aime la fraîcheur du soir et les grillons qui emplissent l’air à l’heure de l’apéro. J’aime – chose étrange – faire la lessive depuis que nous vivons ici. Étendre le linge dans le jardin, l’entendre claquer dans le vent, et l’odeur de la lessive, du propre, qui enveloppe tout, qui rafraîchit le soleil brûlant et qui, en l’espace de quelques minutes, est devenue une véritable madeleine de Proust dont je chéris déjà le souvenir. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’occuper du linge sale…

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J’aime être dehors, être dedans, que les portes-fenêtres soient toujours ouvertes et que l’ombre des arbres dansent sur le plancher du bureau, du salon, de la cuisine, d’une chambre. J’aime la fenêtre ouverte dans la douche, le jet d’eau fraîche combiné à la petite bise, qui provoquent la chair de poule et me donnent l’impression de prendre une douche dans le jardin, comme en vacances en Italie. J’aime m’installer à l’Est le matin pour profiter du soleil qui se lève et chauffe à peine, j’aime rester sous les arbres lorsqu’il fait trop chaud, puis me déplacer encore dans un coin de la terrasse, plein Ouest, le soir pour admirer le soleil abricot fondre et disparaitre derrière les monts du Beaujolais.

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soleil couchant

 

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l’Acacia de Constantinople qui orne l’entrée de la terrasse et ressemble à un nid d’oiseaux de paradis, oui rien que ça… ^-^

Nous avons installé la terrasse, elle est faite de bric et de broc, tout est dépareillé, récupéré à droite à gauche, exactement comme je le désirais. J’aimerais un jour y faire construire un porche, sous lequel on boirait une bière le soir, Robinson et moi, tandis qu’on se raconterait nos journées, puis nos souvenirs. Mais pour l’instant, même sans le porche, la terrasse est agréable, douillette et assez grande pour accueillir les activités de toute une journée – jeux avec Little, repas, barbecue, apéro avec les voisins, sieste et lecture sur le transat…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.25avec les décombres de la vieille cuisine, nous avons fabriqué une table basse d’extérieur, un peu gondolée à cause des orages mais très pratique et bien solide !

La petite chilienne bleue -sur la photo plus haut- était jaune à l’origine, une toile ajourée qui a lâché très rapidement. C’est donc pour la réparer, d’abord, que j’ai ressorti ma machine à coudre. Ça n’a pas été aussi simple que je le croyais mais j’ai finalement réussi à refaire une toile de transat passable, et qui, à défaut d’être totalement fiable et solide, sera tout du moins décorative et adaptée à de petits gabarits tels que celui de Little.
N’empêche, cette réparation m’a redonnée l’envie de coudre et après cela, je me suis fait deux pantalons, j’ai réparé tous les petits ouvrages qui m’attendaient depuis plus d’un an (boutons de jeans, de chemise, accrocs dans des sweats…) et j’ai de nouveaux projets en couture qui vont bien m’occuper durant ces vacances !

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coucher du soleil et Nigelle de Damas tout juste éclos, la fleur préférée de ma maman

 

Aussi, je me suis remise à la course à pieds, tranquillement. Le running et moi, après une histoire d’amour aussi intense que douloureuse, n’étions plus très copains depuis quelques années ; blessures diverses, périnée pas conciliant, et puis cette mode qui a transformé les allées du Parc en autoroute de runneurs… un peu too much pour moi qui vit très mal l’impression d’être un mouton. Alors je m’étais dit tant pis, pas pour toi, laisse tomber, fais autre chose. De toutes façons, pour mon corps, il valait mieux éviter cette activité traumatisante. Mais le plaisir de courir n’est jamais parti, lui. Et malgré un genou toujours aussi pourri, et une cheville qui a décidé de partir en sucette depuis quelques mois, et un périnée pas toujours d’accord, malgré cet effet de mode qui m’agace, malgré mon amour pour d’autres sports plus doux, comme ça l’air de rien, en emménageant à la campagne, je me suis remise à courir. Moins vite, moins longtemps, et surtout moins intensément qu’avant, bien sûr. Mais un peu, juste pour renouer, juste pour y regoûter, et juste pour le plaisir de transpirer beaucoup, de souffrir et de haleter comme aucun autre sport ne parvient à me faire transpirer, souffrir et haleter (bon, c’est sûr qu’en pratiquant le yoga, la marche et la natation, je n’espérais pas vivre des moments de sport exténuants non plus, hein…!)
Et je peux vous dire que ça n’a plus rien à voir avec le tranquille run du parc de la Tête d’Or, et que ça ressemble bien plus aux trails que je faisais en Nouvelle-Zélande ! Vivre dans des villages perchés sur des collines, dans une région bien vallonnée, me permet de faire des sorties pas trop longues mais bien éreintantes ! Pas d’alternatives ! Au niveau cardio, il n’y a pas à dire, ça bosse dur, toutes ces montées, ces descentes, ces chemins de VTT pleins de cailloux, et puis la chaleur actuelle n’aidant pas… Mes entrainements me donnent du fil à retordre et ce sentiment m’avait manqué, lui aussi !
Bref, j’en profite tant que j’en suis encore capable (jusqu’à la prochaine blessure, ou autre… ^-^) je prends ce qu’il y a à prendre sans chercher à trop en faire (ohhhh, cela ne me ressemble pas, dites voir… Serait-ce un début de sagesse?) et advienne que pourra.

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Je parlais de podcast, un peu plus haut. C’est grâce à mon amie Camille (coucou ^-^), qui a toujours d’inspirants conseils et semble si bien me connaître, que j’ai découvert les podcasts de l’émission de France Culture : La compagnie des auteurs. Elle évoquait les quatre épisodes concernant Harry Potter qui l’avait passionnée (et qui m’ont passionnée aussi, depuis), et de fil en aiguille, je me suis mise à écouter de nombreux podcasts de cette émission. Je suis FAN. J’ai adoré les épisodes sur Jane Austen, et ceux sur les quatre Brontë. J’ai hâte d’en écouter d’autres : Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, la Beat Generation, George Sand, Françoise Sagan… Que de belles promesses, et des heures savoureuse en perspective !

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les podcasts sur Jane Austen et sur la fratrie Brontë sont, eux aussi, une ôde à la quiétude de la vie à la campagne (voire de la nature sauvage…)

 

Voilà pour ces dernières semaines en images. Je vous laisse avec un vœu, pour ma part, et que je vous souhaite volontiers à tous : plus tard, j’espère ressembler à ces deux là, mes parents, toujours amoureux et mignons comme tout :

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Êtes-vous en vacances vous aussi ? Trouvez-vous, comme moi, que ce mois de juillet est particulièrement indolent et relax ?
À bientôt, belle semaine à vous.

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Couture moderne

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Je suis ravie, (et le mot est faible), de ma nouvelle machine à coudre (vous savez, le cadeau de mes 30 ans… ). Je n’ai pas beaucoup attendu pour l’étrenner ! J’avais un patron d’une blouse sur mon ordinateur, acheté en début d’année sur le site République du Chiffon. (La blouse s’appelle Marthe, j’adore !)
J’ai acheté 4 grands morceaux de tissus, et je me suis mise à l’ouvrage sans trop réfléchir (je n’aime pas trop me prendre la tête avec les modes d’emploi etc…) Etonnement, ma machine et moi ne nous en sommes pas trop mal sorties, pour les débutantes que nous sommes ! Bon, il faut dire que le patron de la blouse est niveau simple (débutant, donc), je ne me suis pas lancée dans un projet trop dingo, non plus !

J’ai réalisé la blouse dans deux tissus différents, et j’adore les deux !

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Pour la première, la rouge, le tissu est du crêpe, aérien et très agréable à porter. J’ai du mal à porter des vêtements trop fermés au niveau du col, j’aime les décolletés et les échancrures larges. Les cols qui remontent me donnent l’impression d’étouffer. Mais la blouse, à la base, a un col assez fermé et rond. Pour ma première réalisation, j’ai modifié le col pour en faire un V assez profond, et je suis plutôt contente du résultat.

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C’est ample, les basques donnent un volume original à la blouse et cachent le ventre (je n’aime pas me sentir engoncée dans mes vêtements) (bon, oui, vous commencez à le savoir, je sais… ^-^), le tissu est léger… c’est une merveille à porter, facile et agréable !

Pour la seconde, j’ai utilisé le tissu que j’ai préféré, une wax colorée et funky, mais au toucher bien plus rigide que le crêpe de la première blouse. J’ai gardé le col original, cette fois, et finalement ça va, après avoir cousu les ourlets du col il me semble moins montant.

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Dans l’idéal, pour la troisième blouse que je coudrai, j’adorerai essayer de faire un grand col carré, mais je pense que cela sera difficile vu l’emplacement des coutures des manches. On verra bien ! Peut-être aussi que d’ici là, je changerai de patron, car je ne vais pas transformer ma garde-robe en une mono-collection de blouses péplum dans divers imprimés et coloris, quand même… !

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Bon, et, ne vous laissez pas avoir par le flou des photos, hein ! Ce n’est pas encore la perfection, loin de là ! Mes deux « cousettes » (comme on dit) sont pleines de défauts, de coutures qui boursouflent, d’ourlets mal faits, de plis indésirables et de fils qui dépassent. Je débute, et la couture ce n’est pas de la magie, mais du travail et de la patience, alors je ne m’emballe pas trop non plus ! ^-^

Bon, et puis si vous connaissez des sites ou des patrons de couture « moderne », et facilement réalisables, je suis preneuse ! J’ai hâte de me lancer dans de nouveaux projets ! Je sens que ma machine et moi, on va devenir de très bonnes copines !

 

NB : désolée pour le décor paradisiaque de certaines de mes photos (-> la salle de bains chez mes parents). Heureusement, on ne voit pas trop les toilettes !!

NB 2 : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.