2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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Wild life

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Cet été, nous sommes partis en vacances tous les trois, au mois d’août. Après avoir longé la côte Atlantique (et visité une partie des Pyrénées) en camping-car ces deux derniers étés, cette année nous avons choisi de partir près de chez nous, dans les Alpes. L’an passé, le camping-car avait été une contrainte plus qu’une liberté de déplacement. Nous qui aimons bouger, nous étions sentis limités par la taille imposante et toute la logistique du camping-car. Avant cela, les deux précédentes expériences du « road-trip » que nous avions eues, c’était dans un camion aménagé, bien plus petit et maniable. On s’était sentis plus libres. Mais cet été, nous n’avions pas envie de route, ni d’habitat « dur ». On avait envie de la plus extrême des simplicités, de revenir à un mode de vacances basique, sans contrainte, encore plus proche de la nature. La tente, économique et pratique, s’est rapidement imposée comme le meilleur choix pour des vacances « slow » en famille.

tentenotre tente XXL

Je vous avouerai que je n’étais pas à 100% convaincue : camper, en montagne, avec un enfant de trois ans extrêmement énergique et qui, ces derniers mois, a du mal à aller se coucher, me paraissait être une grosse galère, non pas des vacances de rêve. Mais, Robinson et sa force tranquille m’ont rassurée, et puis mon côté aventurier (« plus c’est risqué, plus ça me plait »…) n’a pas voulu se laisser impressionner par des craintes de maman-poule. (Car, oui, cohabitent en moi deux types de personnalités : une pirate tout feu tout flammes, et une mère louve qui s’oublie pour ne penser qu’au bien-être de son petit (et franchement, c’est souvent agaçant)). 
Bref.
Je voyais déjà le tableau : une tente difficile à monter, des heures d’acharnement pour planter des sardines, un coup de vent qui ferait tout s’envoler, des nuits sous la pluie à regarder l’eau gouter sur nos matelas, un Little survolté par l’absence de murs, de portes, de « limites », un enfant qui s’échapperait à la première occasion, les ronflements d’un voisin de tente qui nous empêcheraient de dormir, l’intérieur de la tente sali et mouillé à cause des allées et venues à l’extérieur, le réchaud qui nous lâcherait et l’impossibilité de manger chaud alors qu’on grelotterait, trempés de la tête aux pieds car l’orage nous aurait surpris au milieu d’une randonnée… Vous voyez le genre? Je me faisais des films d’horreur totalement dissuasifs. Des vacances en tente, avec un enfant en bas âge… Euh… Je n’étais pas tout à fait prête…

Et puis finalement, au milieu du mois de juillet, je me suis rendue à l’évidence : car de toutes façons, toutes les autres options étaient à oublier, il n’y avait plus de place dans les résidences de vacances, les chalets étaient tous loués ou hors de prix, et seule la tente restait envisageable. J’ai sans doute, inconsciemment, laisser le temps passer pour que le destin choisisse pour moi en quelque sort, et que je n’ai plus d’autres solutions que celle de lâcher prise et de me jeter à l’eau. Ok, alors, dans ce cas, ce sera la tente. Oh God, help us all… !
(-> petit clin d’oeil à mon film chouchou)
(La la land)

Nous avons choisi deux destinations, dans les Alpes du Sud : une première semaine à Briançon et la station de Serre-Chevalier, puis une deuxième semaine vers Gap, au lac de Serre-Ponçon. Nous avons volontairement limité le nombre de destinations, car pour une fois, nous n’avions pas l’intention de voyager en itinérance. En effet, notre grande tente familiale nécessitait une heure d’installation et une heure de désinstallation, or nous n’avions pas envie de passer nos vacances à ranger, nettoyer, monter les piquets, etc… Cependant, rester une semaine dans un camping ne signifiait pas rester immobiles : nous avons rayonné à partir de notre point d’attache, et visité tous les alentours de nos deux destinations. Il n’y a pas eu une journée où nous sommes restés au camping, dans la tente. Vacances en camping, d’accord, mais pas dans l’idée d’y avoir le même quotidien qu’à la maison !

mum and son« Little ? Lâche la jambe de maman s’il-te-plait… »

A quoi ressemblaient nos journées ?

Réveil vers 8h : petit-déjeuner dehors, à la fraîche. Robinson allait acheter du pain pendant que je faisais chauffer de l’eau pour le café, et que Little émergeait doucement et buvait son lait chocolaté.

Préparation : tenue de randonnée, avec une polaire le matin. Robinson préparait le sac à dos pour le pique-nique, tandis que je faisais un peu de rangement dans la tente et qu’on habillait Little.

Trajet en voiture : en route pour la randonnée du jour, sélectionnée par Robinson. Ce qui est génial, en haute montagne, c’est qu’il y a de quoi faire en terme de balade !
Généralement, on faisait entre 30 et 45 minutes de route pour atteindre le point de départ. Les routes de montagnes sont tellement belles que le chemin valait largement la destination !

pluieRobinson, et Little dans le porte-bébé. Et la pluie qui nous a trempés en plein milieu de la randonnée… ^-^

Vers 10h : arrivés au départ de la randonnée, on installait le sac porte-bébé, on chargeait les bouteilles d’eau dans le sac à dos, et hop c’était parti pour la grimpette.

Little marchait chaque jour de 3 à 4 kilomètres, ce qui est énorme pour un petit de 3 ans, surtout avec les dénivelés que l’on faisait (entre 500 et 600 mètres par jour). Il marchait plus volontiers dans les descentes, mais a fait un certain nombre de montées aussi ! Les randonnées en montagne, avec leurs racines qui traversent les chemins, leurs grosses pierres, leurs cairns (ces pyramides de cailloux qui indiquent qu’on est sur le bon chemin), leurs torrents, leurs ponts de fortune, et tous les animaux qui y passent et paissent, sont de fabuleux terrains de jeux pour les enfants.

chèvresAnimaux mythologiques ? Regardez donc les cornes incroyables de l’animal tout à gauche !

On s’est régalés, on a couru dans des pentes abruptes, on s’est roulés par terre, on a traversé des torrents glacés, on a approché des moutons, des chèvres aux cornes extraordinaires, des centaines de vaches en file indienne, et on a pu observé des marmottes et un nombre impressionnant de gros criquets aux couleurs chatoyantes.

rivierePas le choix, pour continuer à avancer, il fallait traverser la rivière. L’eau était si gelée que j’ai cru que j’allais rester bloquée au milieu du torrent, j’étais paralysée par le froid !
les deux autres, ça ne les a pas du tout dérangé ! De vrais hobbits… 

Une fois arrivés au sommet, c’était l’heure de déjeuner. Nous avions un rituel, et toujours le même type de repas (afin que ce soit plus simple pour les courses et pour préparer le sac le matin) : avocats qu’on tartinait sur du pain, fromage frais (type Kiri, Tartare…), une tomate chacun, des carottes crues épluchées, parfois une poignée de chips, des oeufs durs, et des gourdes de compote ou des nectarines en dessert. Little était un vrai petit randonneur, avec ses chaussures de marche, sa polaire, sa faculté à s’adapter à tous les terrains, son plaisir de manger au grand air, au sommet d’une montagne ou au bas d’un glacier, sans se soucier d’être bien assis ou de ne pas avoir de table…

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Little et Robinson traversent un lac près du glacier, vers le Monnetier-les-Bains.

Nous randonnions durant 4 ou 5 heures, Robinson portait Little lorsque celui-ci n’avait plus envie de marcher (et que c’est difficile, de randonner avec un enfant de 18 kilos sur le dos, plus le poids du porte-bébé qui n’est pas tout léger non plus…! Mais c’était en quelque sorte le prix à payer pour faire ce qu’on aime le plus : profiter des paysages en randonnant, être dehors toute la journée et marcher, grimper, encore et encore…)

Vers 15 ou 16 heures, nous rentrions au camping et profitions de la piscine et de son emplacement paradisiaque, entourée de montagnes. Little est un vrai poisson, il se jetait dans l’eau, dans le grand bassin, sans hésitation. Il aurait pu rester, comme tous les enfants, des heures dans la piscine. Mais vers 18h, il fallait prendre les douches, puis c’était l’heure de l’apéro (rituel sacré des vacances ^-^).

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Chalet perdu dans un cirque

Apéro : soit à la tente, dehors, à la fois fourbus et revigorés de notre marche de la journée. Nous savourions nos bières fraîches, quelques olives et carottes, et Little engloutissait sa grenadine. Pendant ce temps, nous faisions cuire des pâtes.
Parfois, nous prenions l’apéro au bar du camping, car dans le second camping où nous avons séjourné, il y avait un restaurant bar très sympa, avec une belle déco mélangeant styles indus et bohème comme j’aime. La terrasse, faite de bric et de broc, de gros coussins bariolés, de lanternes multicolores et de braseros, était particulièrement accueillante et pratique puisqu’elle donnait directement sur la petite aire de jeux du camping. Ainsi, nous pouvions boire notre bière tandis que Little s’amusait sur le toboggan avec d’autres enfants. Souvent, nous restions pour manger des frites ou une pizza, pour changer un peu de nos traditionnelles pâtes.

piedsMes chaussures de marche, fidèles compagnes depuis notre tour du monde en 2013 !

Oui, vous pouvez le constater, nos repas, en camping, sont assez spartiates et monotones, mais cela ne nous pose aucun problème (et pourtant, vous savez que je suis une gourmette!). Un bon plat de pâtes pour récupérer chaque soir et absorber des sucres lents pour la randonnée du lendemain, des légumes et des protéines accompagnés de féculents le midi pour reprendre des forces, et un solide petit-déjeuner à base de fruits, de pain (et de café ^-^) chaque matin. L’un dans l’autre, nous parvenions à avoir un certain équilibre dans notre alimentation, tout en ne nous prenant pas la tête pour la liste de courses et l’élaboration des menus.

(Bon, et puis, pour ce qui est des frites, des pizzas et des bières, eh bien il faut bien se faire plaisir, non ? Surtout qu’on se dépensait assez la journée pour mériter ce genre de petites friandises… Lâcher prise, je vous ai dit que c’était le mot d’ordre de nos vacances…  ^-^)

😉

Le coucher : vers 21h, nous couchions Little, qui, après une histoire (la Belle et la Bête ou bien le Livre de la Jungle, conté dans le noir de sa chambrette, accompagné des chants que papa et maman connaissent par coeur, ah ah…), s’endormait sans trop de problème. Nous préparions notre traditionnelle tisane (c’est un rituel, ça aussi, mais qu’on a toute l’année! Avec Robinson, on partage chaque soir une délicieuse tisane à base de lavande, de vanille et de fleur d’oranger, comme un petit papi et une petite mamie…) qu’on buvait dehors, sous les étoiles. Puis, armés de nos lampes frontales, on rentrait dans notre chambrette et on lisait. On s’endormait assez tôt, car en camping on est vite subordonné par le rythme du soleil. Nous avons eu de la chance, nous n’avons eu qu’un voisin ronfleur, et ce pendant 3 ou 4 nuits seulement, des nuits où il a beaucoup plu et où le bruit de la pluie couvrait ses ronflements. Dans l’ensemble, nous avons (étonnement! ) très bien dormi.

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L’intérieur de la tente, les deux chambres côte à côte.

*** Ah,et, en réalité, les tentes sont assez imperméables pour que la pluie ne transforme pas l’intérieur de la tente en piscine. Ouf! ***

glacierLe glacier, majestueux.

Lors de nos randonnées, nous avons pris des télécabines (Little est fan des télécabines et des chasses-neige), et puis surtout, nous avons admiré des paysages sublimes : un glacier (je suis fascinée par les glaciers, depuis notre passage au Franz Joseph Glacier en Nouvelle-Zélande), des lacs de haute montagne et de moyenne montagne, à la couleur bleue polaire magnifique, des sommets enneigés, des sommets d’alpage, des forêts, des cirques immenses, des prairies… La montagne est définitivement mon environnement favori. Je ne sais pas, j’ai du être bouquetin ou ourse dans une autre vie 😉

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L’immensité des paysages, la nature brute et sauvage, et personne d’autre que nous.

 

Les avantages de ces vacances d’été en montagne ?
Nous n’avons pas eu chaud. Et nous qui n’aimons pas trop la chaleur, étions ravis. Enfiler la polaire le matin, puis dès 10h être en tee-shirt et short, pour enfiler à nouveau la polaire vers 20h le soir, c’est un rythme idéal pour nous. Je n’ai pas eu à craindre les fortes chaleurs des après-midis (et les galères que cela implique quand on doit gérer un petit enfant qui s’énerve car il fait chaud, et qu’il faut limiter les activités à cause de la chaleur…).
L’autre avantage est qu’il n’y avait pas grand monde, le bonheur ! Nous n’avons pas vécu les embouteillages sur les routes, la piscine du camping surpeuplée, les randonnées en file indienne (oui, ça existe, on l’a vécu en Corse au mois d’août…!!) ou les parkings bondés. Nous avons profité de la piscine avec 4, 5 ou 6 autres personnes seulement ! Nous étions très souvent seuls lors de nos randonnées, ou alors nous croisions une ou deux personnes par heure. Bref, on ne se marchait pas dessus. Nous n’avons pas été trop stressés, du coup, ce qui est tout de même un luxe aujourd’hui, quand on part en vacances en plein mois d’août !

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Panorama d’un lac, et Robinson qu’on aperçoit à peine dans l’ombre des arbres, à gauche.

 

Les vacances ont été aussi fabuleuses que mes craintes avaient été paralysantes. Je ne m’attendais pas à ce que tout se passe aussi bien, et puis finalement la magie a opéré. Little a été adorable, heureux et sautillant comme un petit cabri de montagne. Il s’est régalé de randonnées, de baignades et de la vie au grand air, et il n’a pas eu besoin de plus de jouets pour s’occuper que ses Duplos le soir, lorsqu’on préparait l’apéro, ou lors des moments de transition (rangement de la tente pour changer de camping, préparation du sac le matin…).

legosLes legos, toujours rangés dans l’hyper pratique sac de jeux « Play and Go », si indispensable aux familles que nous en achetons systématiquement pour tous les bébés naissant dans notre entourage ! C’est le cadeau parfait, le nôtre, on le traine partout !

Il a beaucoup « lu » les cartes de montagne et de randonnées, il s’amusait à repérer les chemins tracés sur les plans. On l’a vu vraiment grandir durant ces quinze jours de vie dehors. Il posait énormément de questions sur tout ce qu’on observait durant nos balades, et on sentait qu’il savourait les nouveaux mots que lui offraient ces paysages grandioses : torrent, marmotte, sentier, sommet, lac, glacier...

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Petit aventurier

Le retour à la réalité a été rude, comme toujours. Après avoir vécu en meute resserrée durant un mois (car nous avons vadrouillé deux semaines avant de camper deux autres semaines dans les Alpes), j’ai eu du mal à quitter mes deux hommes pour reprendre le chemin de l’école. Mais mon plus grand bonheur, c’est que cet été, j’ai eu la confirmation que nous pouvions être heureux avec peu, une tente à 250 euros qu’on réutilisera plusieurs fois (et qui, en 2 semaines de camping, a déjà été amortie), et du matériel de camping que nous avions déjà. Un sac de Duplos, des chaussures de marche, nos casquettes et juste nous trois. Et hop, à deux heures et demie de chez nous, nous voilà propulsés en vacances, dépaysement complet et lâcher prise garanti.
Quel ressourcement !

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Vue sur le lac de Serre-Ponçon

Je vais m’arrêter là car je pense que vous m’avez comprise ; la vie au grand air, le minimalisme, même avec un enfant, c’est possible. Et maintenant que je l’ai expérimenté avec un enfant, et que tout s’est bien passé,  je me dis que ce sera possible aussi, plus tard, si notre famille s’agrandit, de continuer à faire des choses qu’on aime, comme randonner, camper, peut-être même bivouaquer en camping sauvage… et retrouver ce sentiment de liberté qui m’a tant marquée lors de notre grand voyage autour du monde et que, je crois bien, je recherche constamment depuis.

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Arrivés au sommet d’une des randonnées les plus difficiles, au dénivelé épuisant. Mais le jeu en valait bien la chandelle…

 

Et vous alors, vos vacances ? Vous êtes plutôt plage, montagne, grandes villes ? Et niveau confort, ce serait plutôt tente et réchaud à gaz, ou hôtel 4 étoiles et room service ? 😉

Avez-vous déjà expérimenté les vacances wild and slow avec des enfants ? Ou seul(e) ?

Racontez-moi tout ! Et je vous dis à très bientôt !

 

chaletToutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

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Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Vacances en campervan #3

J’écris depuis notre vieille chaise pliable en toile Decathlon, face à la mer et au soleil qui s’y couche. Le ciel est rose et gris, avec une traînée de nuages, une masse sombre sans couleur, poudreuse, qui strie le ciel. C’est beau. C’est les vacances. Le goût de la liberté.

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C’est la 3ème fois que nous louons un camping-car, et la 2ème avec notre fils. Cet été, Little a eu deux ans, et c’est un peu plus difficile qu’avant ; il court partout, s’affirme, s’exprime, ne respecte pas toutes les règles de sécurité… Mais on s’était préparés à cet âge réputé difficile, on encaisse, on en rigole le soir, quand il fait nuit noire, que Little dort enfin, et que Robinson et moi nous retrouvons, épuisés, vaincus, contents, autour de la dernière bière ou d’une tisane bien chaude dehors, sous l’auvent du camping-car, dans le bruit des grillons et du vent breton.

On ne connaissait pas la Bretagne, et on n’avait pas de pièce d’identité pour Little, donc impossible de sortir de France cet été pour les vacances. Faire le tour de la Bretagne, ça a été un peu l’évidence, nous qui aimons voyager, les vacances itinérantes, et qui fuyons la chaleur des côtes méditerranéennes. Bon, pour éviter le monde, on repassera… La Bretagne, comme n’importe quelle côté française au mois d’août, est archi-bondée. On a peine à y croire. On pensait être peu nombreux à aimer le froid, le vent, la pluie d’été et les paysages désolés. Il faut croire que non… On oscille donc entre stations balnéaires noires de monde, et villages déserts. Routes bouchonnées, et chemins vides. Visites touristiques prisées, et randonnées sauvages. Le soir, immanquablement, on cuisine des pâtes, on boit du vin, et on initie Little à l’art de l’apéro en vacances (jus d’orange, olives vertes, et trois chips – l’enfant le plus content de la Terre). On regarde le soleil se coucher. On écoute les vagues… Parfois, nous sommes chanceux, comme ce soir ; nous avons trouvé un camping entourés de randonneurs, d’amoureux de la nature comme nous, pour qui camper est synonyme de vie dehors et de liberté de mouvement.

Ce qui me marque, dans cette région nouvelle pour moi, c’est la beauté des maisons et des jardins. Cela regorge de massifs d’hortensias énormes, d’agapanthes, les maisonnettes sont coquettes comme des cottages anglais, et si bien entretenues… On se croirait dans un magazine de décoration. On dirait qu’il fait bon vivre en Bretagne… Ces petits villages si typiques, la mer toute proche, l’air frais, pur, salé, revigorant…

Je savoure cette pause juste pour nous trois, bien méritée après une année un peu fatigante. On reprend des forces, on pense à la belle perspective qui nous attend après la rentrée (la maison), on prend des résolutions, comme à chaque fin d’année (scolaire, pour notre part ; nous sommes réglés par le calendrier de l’école, et septembre plus que janvier représente le renouveau pour nous, le moment de se lancer dans de nouveaux projets et de repartir à zéro). On prend des forces, aussi, pour tout ce qui reste à faire, les montagnes à déplacer (emprunts, travaux, déménagements, rentrée dans une nouvelle école, Little qui grandit…). Les vacances quoi, reposantes et ressourçantes, inspirantes.

Vous êtes parti(e)s cet été ? Vous connaissez la Bretagne ? Des endroits ou activités à nous conseiller ?

PS : la Bretagne, c’est beau, c’est sûr… Mais ça manque de montagnes tout de même…! 😉 Mes beaux sommets sauvages et enneigés me manquent…^-^
#jesuisunefilledesmontagnes

Les vacances ou prendre le temps

Bonjour !

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir vos commentaires laissés par ici alors que je pensais l’endroit complètement désert. Merci pour ces petits mots encourageants qui me donnent toujours envie de tapoter sur mon clavier.

Je suis en vacances depuis vendredi, presque deux mois de pause que j’attendais impatiemment (évidemment !). Au programme : passer du temps avec Little, préparer un peu ma rentrée (il le faut bien), lire beaucoup, écrire beaucoup, coudre beaucoup, et faire des cartons ! Il y a eu pas mal de changements dans notre vie ces derniers temps, des bonnes nouvelles et des projets qui se concrétisent, j’ai hâte de vous raconter ça.

Certain(e)s l’ont remarqué aussi, je ne suis plus active sur Instagram depuis quelques semaines. Je sentais que ce réseau social me minait petit à petit, et même si je sais pertinemment faire la différence entre le réel et la vie enjolivée sur les réseaux sociaux, il est parfois difficile de faire la part des choses, surtout dans la période de changements dans laquelle on était ces derniers temps, et je me suis laissée submergée. J’ai préféré couper court, au moins pour un moment.

Me voilà donc en vacances, il fait beau et chaud, ça sent l’été et l’indolence des longues journées sans but – le bonheur. J’ai envie de chiller dans la nature, loin du bruit de Lyon, de son bitume et de sa frénésie. Je repartirais bien au Costa Rica, tiens ! En attendant, je vais simplement savourer ce moment où Little est couché et s’endort en gazouillant, l’air devient enfin plus frais, et je peux m’allonger un moment sur le canapé pour bouquiner tranquille. Je suis dans une période où je dévore les romans de Joyce Carol Oats, j’espère trouver le temps de vous en reparler.

D’ici là, je vous souhaite une belle semaine sous le soleil, et espère vous revoir par ici ! A très vite !

 

L’inspiration du moment : comme une envie de buller face à l’océan, de déguster des jus bien frais, de sentir l’air et les embruns balayer mes cheveux sur mon dos nu… les vacances quoi !

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Et pendant ce temps là…

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Je pensais pouvoir écrire encore un petit billet ici fin juillet, avant de partir en vacances, mais le temps a été plus rapide que moi et je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, sans ordinateur, sans possibilité d’écrire ici, et sans avoir dit au-revoir… Bon, j’imagine que vous vous doutiez que mon silence n’était du qu’à mon départ de Lyon vers l’ouest, et pas à une désertion bloguesque ^-^

J’ai des tonnes de choses à écrire, car lorsque je m’isole un peu, lorsque je pars longuement marcher, lorsque je me coupe du quotidien, généralement l’inspiration vient, et les idées de billets avec elle. J’aimerais vous parler de mes lectures de vacances, beaucoup de coups de coeur à partager. J’ai envie de faire un billet sur les vacances en van avec un bébé. Et plein de réflexions sur la vie, le quotidien, la consommation, me sont venues à l’esprit durant nos longues randonnées estivales.

J’espère que vous n’avez pas abandonné et déserté ce blog à cause de ma longue absence inexcusée. Je suis en train de vivre une des périodes de l’année que je préfère – la rentrée – mais aussi une des plus intenses, aussi j’espère pouvoir revenir rapidement par ici. J’ai des résolutions à prendre et des objectifs à fixer (je veux faire trop de choses et ce n’est plus possible, il faut donc que je renonce à certaines activités et priorise certaines autres). Cette nouvelle année qui s’amorce s’annonce remplie et réjouissante !

A très bientôt ! Bonne fin d’été !

 

Travel with me #Ecosse

Bonjour !

Merci merci mille mercis pour tous vos mots attentionnés, pour le temps que vous prenez pour m’écrire ici, pour vos commentaires, vos avis, vos conseils, vos encouragements. Vos messages sont toujours si bienveillants, si plein de gentillesse, c’est incroyable, j’ai une chance de dingue et j’en suis consciente, je savoure chacun de vos commentaires, je vous jure, chaque notification est une fête. Je suis désolée, car je n’ai pas assez de temps en ce moment pour à la fois écrire sur ce blog et répondre aux commentaires, ça m’énerve, je n’aime pas ça, laisser vos petits mots sans réponse, mais j’ai bon espoir que dans peu de temps j’aurai trouvé mon rythme de croisière et que je pourrai me dégager un peu de temps pour venir plus régulièrement ici. En attendant, je m’oblige à ne pas déserter en me fixant des petits objectifs, comme ce billet sur les vidéos de nos voyages qui tombe à pic ! Aujourd’hui, je vous emmène dans ma valise direction : l’Ecosse.

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Nous sommes partis en février dernier, j’étais alors enceinte de 3 mois, et nous savions que ce voyage serait le dernier avant notre petite parenthèse « on a un bébé ». On en a donc profité à fond, tant et si bien que les 10 jours sur place ont filé à une vitesse folle et qu’on a l’impression de n’être restés qu’un week-end ! Frustrant, certes, mais en même temps c’est bien la preuve que ce voyage nous a énormément plu et, on se l’est promis, on y retournera, plutôt deux fois qu’une d’ailleurs !

Les conditions étaient parfaites pour nous : on aime partir à la saison froide car il y a beaucoup beaucoup moins de touristes, et les paysages enneigés sont souvent tout aussi beaux, voire plus époustouflants encore, que la nature en plein été par exemple (ça dépend des pays, bien sûr, et puis c’est aussi que nous, on adore la neige!!). Bien sûr on a eu de la pluie, des rafales de vent, des tempêtes de neige même… Mais généralement, plus les conditions sont « extrêmes », plus on profite. Je ne sais pas vous, mais je préfère mille fois faire une randonnée dans le froid qu’en pleine chaleur. L’effort est bien moins pénible lorsqu’il ne fait pas trop chaud, et braver les éléments, en plus de gravir les sommets, procure un sentiment de satisfaction deux fois plus intense !

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Sur cette vidéo, vous allez voir :
– nos petits-déjeuners sur la route, dans les B&B ou dans les hôtels de luxe… On a fait un bon gros mélange des genres durant ce voyage, alternant vieux B&B miteux et hôtel 5 étoiles dans une crique. C’est marrant de faire ce genre de grand écart quand on voyage. Ca permet de ne pas se lasser des bonnes choses et ça aide à relativiser, à voir le bon côté des chambres pourries et des petits-déjeuners beurk ^-^
– mes cheveux très très courts et coupés très approximativement ; c’était la période où je laissais repousser après avoir eu un bol, et je crois qu’on peut dire sans hésitation que c’était l’un de mes pires moments capillaires ever…
– beaucoup de routes, car elles étaient sublimes et participaient vraiment du dépaysement
– notre guide et les mannequins de cire du château où a été tourné le film Higlander entre autres -> le château le plus visité d’Ecosse apparement
– beaucoup de pluie, mais hé, on est en Ecosse !
– de la bière et du whisky (forcément)
– les bonus et scènes coupées : en réalité, ce sont des rush qu’il me restait, que je ne voulais pas jeter car ils apportaient quelque chose dans le récit de notre voyage, mais que je ne savais pas comment organiser. Alors je les ai découpés en plein de très courtes bandes, que j’ai mixées entre elles. Ce qui fait que vous aurez peut-être l’impression de regarder toujours la même chose plusieurs fois de suite, alors qu’en réalité la séquence progresse mais est très hachurée, donc ça ne saute pas aux yeux. Ça vous paraît peut-être incompréhensible mon charabia, regardez vous verrez par vous mêmes ^-^

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Pour celles/ceux que ça intéresserait, voici un résumé de notre parcours  (nous avons fait un itinéraire très simple) : Edimbourg, les Caighorn, les Highlands et le Loch Ness, le Glen Afric, Inverness, Plockton (et son fameux château donc, le Eilan Dolan Castle) , Ile de Skye, Glencoe, et retour à Edimbourg (où nous avons mangé dans le meilleur restaurant de notre vie entière !!!).

Voici le lien de la vidéo, et le mot de passe est : biersandfries !

J’espère que ça vous plaira ! C’est ma vidéo la plus aboutie, celle où j’ai pu le plus réfléchir aux plans de film, à quelques « effets » (rien de foufou hein!), et la bande-son choisie me satisfait bien plus que pour la vidéo du Costa-Rica. Mes passages préférés sont ceux des jours 3 et 4 (j’adore ce morceau !) et la dernière séquence, qui commence par un monticule de pierres de randonneurs (même chose : j’aime vraiment cette chanson!). Il y a quelques lenteurs au début selon moi, j’aurais aimé faire mieux pour la séquence sur Edimbourg, mais bon, la prochaine fois je m’améliorerai encore ! En tous cas, à chaque fois que je regarde ce petit film, j’ai envie de retourner en Ecosse, il y a encore mille choses à explorer là bas, et les paysages sont vraiment impressionnants de beauté – comme je vous l’avais dit, ça nous a beaucoup fait penser à la Nouvelle-Zélande.

A très bientôt ! Bon voyage 😉