Travel with me

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Au départ

Depuis que j’ai vu les vidéos de voyage d’amis ou d’amis d’amis, je me suis prise de passion pour cette activité ! Lors de nos premiers voyages, ce n’était pas le cas, aussi nous n’avons aucune vidéo de notre mois sur la côte Est des USA, ni de notre tout premier voyage à deux en Andalousie (pfiou, ça remonte !!).

Lorsque nous avons fait notre « tour du monde », j’ai machinalement filmé sans trop savoir dans quel but, mais avec le recul, heureusement que nous avons eu ces petits rushs éparpillés, car c’est après ce voyage que Robinson a eu envie de se lancer dans le montage vidéo et ainsi est née la vidéo de notre road-trip en Nouvelle-Zélande. Je ne voyais pas trop en quoi ça serait intéressant (j’imaginais un film à l’ancienne (en mode caméscope) avec des tonnes de rushs inutiles, un peu comme les cassettes filmées par nos parents dans les années 80, sur lesquelles il peut ne rien se passer pendant dix minutes… Vous aussi vous avez connu ça ? C’est looooong,  et ennuyeux…!! Par contre, quand par hasard un truc drôle se passe et a été capturé par la caméra, quel régal, on ne regrette généralement pas d’avoir attendu pour le savourer!).

La vidéo de Robinson

En réalité, j’ai été bluffée ; la vidéo de Nouvelle-Zélande ne ressemblait pas à ces cassettes intitulées « fête de l’école 1992 », « vacances Oléron 1990 », ou encore « anniversaire mariage papi et mamie »…  : Robinson a choisi une super bande-son, a fait des plans assez courts, et a donné un sens à ses séquences : sa vidéo raconte quelque chose. En tous cas, elle nous raconte quelque chose à nous qui avons vécu ces moments filmés. Et cette petite vidéo, je ne me lasse pas de la regarder. A chaque fois, c’est la même chose, les souvenirs remontent à la surface, je replonge dans notre voyage, les émotions affleurent, j’ai la chair de poule et envie de pleurer tant ce voyage était beau et intense. Grâce au petit film que Robinson a réalisé, nos souvenirs sont encore plus réels, et la musique choisie pour accompagner densifie encore un peu plus tout ça (la plupart des morceaux de la bande-son faisaient partie de nos playlists sur place, et passaient en fond sonore dans le camping-car ou dans nos écouteurs lorsqu’on marchait…).

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Pour les voyages qui ont suivi, la question de faire ou non une vidéo ne s’est pas posée, c’était évident que nous voulions continuer à créer ce genre de souvenirs, avec des supports multimédias qui nous ressemblent tant. Robinson m’a laissée la main, et lui s’est concentré sur les photos de nos périples, quand moi je filmais des heures et des heures de randonnées, de villes, de nature, d’animaux, d’avions qui décollent et atterrissent…

En pratique

Mais plus question de filmer tout et n’importe quoi non plus ; désormais, je réfléchis en amont au résultat final, ce qui me permet de mieux penser les plans que je filme, et l’atmosphère que je veux donner à ma vidéo. Réfléchir aux différentes séquences du film peut être très utile, et il est important de se poser des questions telles que : la vidéo sera t’elle chronologique, ou thématique ? Rapide ou lente ? Nous verra-t’on beaucoup sur les vidéos, ou bien seuls les paysages et le pays visité seront au centre du film ?

Maintenant que j’ai « l’habitude » de réaliser nos vidéos, je parviens mieux à anticiper la phase délicate du montage et des « choix artistiques ». Par exemple, j’élimine plus facilement les plans inutiles alors qu’avant j’avais tendance à vouloir tout garder… Ce qui reste l’étape la plus longue, selon moi, c’est le gros tri de rushs qu’il faut faire en amont : visionner tout ce qu’on a filmé (il peut y avoir jusqu’à 200 vidéos pour 10 jours de voyage !), renommer chaque plan, et une fois que ce gros oeuvre de défrichage est fait, on peut commencer le vrai travail de montage (ce que je préfère).

Notre chaîne sur Viméo

Bref, je parle je parle, mais je ne sais même pas si tout cela vous intéresse ou non… Cette longue introduction pourquoi, d’ailleurs ? Mais parce-que je me suis enfin décidée à partager avec vous nos vidéos de voyage, justement !

Donc voilà, vous allez voir nos têtes, et même nous entendre parler  °_°

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Le mot de passe

Je dois vous avouer que je suis anxieuse à l’idée de perdre un peu d’anonymat, mais j’ai juste envie de vous montrer cette facette de nous, simplement. Je sais que mon but n’est pas de chercher à rendre nos vidéos virales. On a voulu les mettre en ligne pour pouvoir, avant tout, les partager plus rapidement et plus simplement avec nos proches. Mais on les a protégées par des mots de passe, et seules les personnes autorisées peuvent les visionner. Elles ne peuvent pas être partagées sur des sites, des blogs, ni commentées. Bref, elles restent dans le domaine du privé. Chaque semaine, je vous donnerai un mot de passe pour que vous puissiez en regarder une. Pour commencer, voici donc le mot de passe de la vidéo de Nouvelle-Zélande (je suis l’ordre chronologique de nos voyages) : metzlyon !

L’anonymat

Je suis un peu émue de nous dévoiler comme ça, cet acte aujourd’hui n’est pas anodin pour moi, et j’espère ne pas le regretter. D’ici une dizaine de jours je changerai le mot de passe pour que la vidéo ne soit plus accessible… Je n’ai pas l’intention de la laisser en libre accès à partir du blog, seulement de la partager à un moment T avec vous. Une petite fenêtre sur notre intimité, que j’ouvre aujourd’hui, mais loin de moi l’intention de laisser constamment les portes grandes ouvertes ^-^ Bloguer ne me fait pas perdre de vue l’adage que je chéris depuis longtemps : pour vivre heureux, vivons cachés, (ou en tous cas, ne nous exposons pas sur Facebook ^-^).

Premiers pas

Soyez indulgent(e)s, c’est notre première vidéo, il y aura sans doute des longueurs pour vous (pour nous, elle aurait pu durer 3 heures de plus on aurait été encore plus heureux !), et bien sûr l’idéal serait de la regarder avec nous pour qu’on puisse vous la commenter en direct, mais je vous laisse le soin de faire la voix-off à ma place 😉 Je suis sûre que je vous ai raconté tellement d’anecdotes de nos voyages que vous être capables de faire des liens entre ce que vous savez et ce que vous allez voir !

Et en échange ?

La seule « contrepartie » que je vous demanderai, si vous regardez les vidéos, c’est de nous dire, s’il vous plait, ce que vous en pensez, en me laissant un commentaire ici (j’ai désactivé cette option sur Viméo). Monter ces vidéos nous a demandé énormément de temps, et même si on l’a fait pour nous avant tout, pour nos souvenirs et notre plaisir, avoir un retour sur ce gros travail est toujours très appréciable et constructif – toute critique étant bonne à prendre, cela nous permettra de plus de nous améliorer pour les prochains films ! Car, vous vous en doutez, on compte bien en réaliser des dizaines d’autres tout au long de notre vie, et enrichir des années durant notre vidéothèque de nos souvenirs de voyages !

Voilà, je vous laisse avec le lien de notre première vidéo : ici

Les blonds ?

Ah, et cela risque de vous intriguer alors je prends les devants : « les blonds », c’est notre surnom à Robinson et moi (et aussi Little, désormais). Robinson est certes blond à l’origine, mais moi pas du tout, et ce surnom n’a en réalité rien à voir avec notre couleur de cheveux … ^-^ Nos amis nous surnomment ainsi depuis le sketch de Gad Elmaleh… je crois que c’est parce-qu’on est de vrais bobos un peu insupportables ah ah. On a donc eu souvent droit à cette gentille moquerie qui nous est finalement restée. Et du coup, c’est même assez pratique car plutôt que de nous appeler par nos noms de famille (vous savez, comme quand nos parents disent : « Tiens, on a eu les Hubert qui sont venus dîner samedi !  » ou bien « on a croisé les Lenôtre au supermarché hier ! ») et bien là, nous, on est « les blonds ». « Hey, les blonds, vous passez boire un café cet après-midi ? « , voilà, c’est nous. 😉
Et c’est Robinson qui a trouvé le « Der Blonden Produktion » que vous verrez dans toutes nos vidéos. Encore un petit clin d’oeil, car ici, à Lyon, en plus d’être « les blonds », on a parfois certains amis qui nous surnomment gentiment « les allemands », du fait que nous venons de Lorraine et que Metz fut annexée durant de longues années. Effectivement, la Moselle est profondément imprégnée de culture allemande, on a tous fait allemand en première langue, et l’architecture, le dialecte (le plate, les noms de famille… tout reflète ce mélange germano-lorrain si typique de notre région. Cela nous fait sourire alors on a voulu le glisser dans notre montage comme un clin d’oeil à nos racines ^-^ D’où quelques mots/phrases traduites en allemand ici ou là.

J’attend très impatiemment vos réactions ! J’espère que ça vous plaira, et si vous avez des questions n’hésitez pas ! A très bientôt ! Bonne fin de semaine (oui, à partir de mercredi, on peut dire qu’on entame la deuxième partie de la semaine, donc la fin. Non ?…)

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Sunday Morning #40

Bonjour ! Je n’ai pas pris beaucoup de photos cette semaine car Little a été malade, une gastro sévère qui a débuté dimanche soir et dont on continue à guetter les signes, inquiets, car vendredi il n’était toujours pas rétabli… Bon, rien de bien grave rassurez-vous, mais un bébé patraque et grognon, des nuits entrecoupées, et beaucoup, beaucoup de lessives… ^-^ Du coup, ce sera un petit Sunday Morning aujourd’hui !

Sunday look

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Jeudi, il a fait (un peu) beau et (très) bon, alors j’en ai profité pour étrenner une jupe midi achetée en février dernier. Je l’adore, cet imprimé wax, cette coupe élégante, ses poches… Bien sûr, j’ai ajouté à cette tenue un perfecto en cuir sous lequel était glissé un gilet !

Sunday breakfast

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Après cette semaine fatigante, on avait envie de réconfort, Robinson et moi. Hier soir j’ai préparé ma pâte à crêpes, et ce matin, au petit-déjeuner, on s’est régalés de bonnes crêpes vegan et de jus d’oranges fraichement pressées. J’utilise toujours la même recette pour les crêpes, celle du blog Au vert avec Lili.

Le magazine de la semaine

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A force d’en entendre parler sur les réseaux sociaux, j’ai eu envie de découvrir ce nouveau magazine, « Slowly Veggie« , et je ne regrette pas ces 4,90 euros car il est très beau, bien fait, intéressant et accessible. Utile ET joli. Il me permettra de renouveler un peu mon carnet de recettes car je commence à me lasser de toujours cuisiner mes choux de bruxelles ou mes pois chiches de la même façon… j’ai épuisé mes livres de recettes, ce magazine tombe donc à pic!

La déception de la semaine

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Cette robe… Sortie en hiver 2013, elle me fait rêver depuis. Mais 480 euros pour une robe en soie, je n’ai ni les moyens ni l’envie de me le permettre. Trois ans plus tard, je mets enfin la main dessus sur un vide-dressing. Bon, la taille n’est pas la mienne, mais la robe est ample, je lis des commentaire sur d’autres vides-dressings assurant que le 36 conviendrait parfaitement à un 38… et le prix est vraiment intéressant… et je la cherche depuis si longtemps… et… bref, je l’achète ! Sauf que, non, le 36 ne convient pas à un 38, du tout. Mes bras passent à peine dans les manches, et pourtant j’ai les bras fins ! Lorsque je l’enfile j’ai peur de faire craquer le buste, surtout que la soie est un tissu très fragile. Bref, je suis déçue car elle est encore plus belle en vrai. Je la regarde là, suspendue sur son cintre, en me demandant si je ne pourrais pas la faire retoucher, élargir les manches, etc etc… mais je sais bien que non. Donc, retour à la case vide-dressing pour elle et à la case recherches pour moi… To be continued.

L’inspiration de la semaine

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Je vous en parlais jeudi : nous préparons nos vacances d’été, et je me plonge avec ravissement dans les univers de voyages de quelques blogs (merci pour vos suggestions d’ailleurs!), comptes instagrams, et dans ce livre magnifique. Il me fait rêver, les photos et mises en scènes sont sublimes, et les récits de ces « Outsiders » donnent envie de sauter dans un avion pour filer à l’autre bout du monde dans la minute ! Un joli cadeau à faire ou à se faire !

Le billet de la semaine

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Pour rester dans la thématique du voyage, voici un article, sur le blog de Chroniques d’une carotte, qui m’a beaucoup plu ! Il s’agit d’un petit guide pour un road trip en Australie, et chaque item m’a donnée envie de retourner dans ce pays que je n’ai que trop rapidement visité ! Ses photos, les plages, l’ambiance, le récit de son expérience personnelle… si vous avez envie de vous dépayser un peu ce dimanche, alors que (je ne sais pas pour vous, mais ici) la pluie menace de tomber d’une minute à l’autre et le ciel est bien trop bas et gris, un petit shoot de ce billet ensoleillé illuminera votre journée !

A très bientôt ! Bon dimanche !

Away

Je l’évoquais dans mon dernier Sunday Morning, en ce moment je « travaille » sur l’un de mes projets perso, il s’agit de la vidéo de notre voyage en Ecosse de l’an passé. Pour m’inspirer, je flâne sur certains blogs et comptes Instagram, je feuillette mon sublime livre « The Outsiders », et j’écoute de la musique. Pour tout vous avouer, avoir regardé Outlander juste après mon accouchement (lorsque je ne dormais plus, passais mon temps à nourrir mon bébé et à me remettre de mes émotions… ^-^ et que j’avais du temps devant moi donc) m’a donné envie de me replonger dans nos souvenirs d’Ecosse, dans son ambiance brumeuse, pluvieuse et un peu mystérieuse…

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous mes lectures internet du moment, qui m’inspirent pour cette vidéo, et qui me donnent très très envie de repartir en voyage.


Pour commencer, en restant dans le thème : le billet de Sunrise over sea où s’enchainent des clichés de l’Ecosse tous plus sublimes les uns que les autres… Leurs photos sont des merveilles, on a l’impression d’être sur les routes avec eux ! L’ambiance particulière de ce pays est particulièrement bien retranscrite je trouve. Et j’adore tomber sur un voyage d’autres personnes aussi similaire au nôtre : mêmes randonnées, mêmes routes, voire mêmes hôtels… leurs photos et les nôtres se ressemblent donc forcément un peu. Le talent en moins, pour nous !

 

 


Puis, on change totalement de décor, direction : Hawaï. L’une des destinations qui me fait le plus rêver (avec la Patagonie…). Hawaï, on pense toujours à ses plages à touristes et son côté « cocotiers+fast foods+buildings à l’américaine », alors qu’en réalité il s’agit d’un archipel d’îles dont certaines sont encore très, très sauvages. Je rêve de partir sur l’une d’entre elles, au coeur de la jungle ! En attendant, je me délecte des clichés du blog Sunrise never ends, et de son voyage tout récent de l’autre côté de la planète. Quand je vois ces photos, j’ai juste envie que ce soit l’été, qu’il fasse chaud, et que l’océan fasse entendre son ressac à quelques pas de ma porte vitrée… Bon, on est encore en mars donc je continue à rêver et à enfiler des pulls et des chaussettes, mais eh, on n’est plus si loin de la belle saison, maintenant, non ? !

 


Il y a cette photographe française aussi, qui tient une chaîne youtube, et qui, je dois vous l’avouer, me rend terriblement JALOUSE. Elle voyage partout. Ses photos sont sublimes et incitent à rêver sur la vie… Si vous n’êtes pas trop vidéos, alors vous pouvez tout simplement consulter son compte instagram qui est très inspirant lui aussi. Cabanes au fond de la forêt, paysages enneigés, barques perdues sur des lacs tranquilles… on se croirait constamment dans une pub ou dans un film, tellement l’image est belle et les décors époustouflant.

 


Pour finir, restons en France ! J’aime beaucoup le compte Instagram de Stéphanie, qui y montre surtout sa vie de famille, en maman douce et en amoureuse comblée. Depuis peu, elle a créé un blog avec son compagnon, où sont publiées quelques photos de leur vie paisible à Bordeaux, déco des chambres d’enfants, shooting photo en famille, DIY… et puis ce billet sur leurs escapades dans les « refuges bordelais ». J’ai beaucoup aimé. Je me suis rendue compte (ce n’est pas la première fois, mais j’ai tendance à l’oublier) qu’en France on a aussi plein de concepts sympas pour voyager, et surtout des tas de régions magnifiques à découvrir. Ca tombe bien ! Cet été, plutôt que de faire prendre un avion à Little et de partir à l’autre bout du monde (un temps envisagé mais j’ai finalement laissé tomber l’idée… trop galère), on a décidé de louer un mini-van et de partir faire un road-trip côté Atlantique : visite des copains, surf (à Biarritz évidemment ^-^), farniente sous les arbres et randonnées dans les Pyrénées sont au programme ! J’ai hâte !! En attendant les vraies vacances en famille, je me régale en commençant doucement à les préparer et les organiser. Et vous, vous avez déjà planifié vos vacances d’été ? Avez vous des comptes IG ou des blogs de voyages à me conseiller ? (je suis TRÈS TRÈS TRÈS preneuse !)

Be green, be proud – part 2

(si vous souhaitez lire la première partie, c’est ici) (j’en profite pour vous remercier pour l’accueil que vous avez fait au premier article sur le thème et pour vos encouragements. Vous êtes au top !! )

Après la prise de conscience, retour à la réalité

Lorsque je suis rentrée de ce voyage, donc, j’ai du reprendre ma vie là où je l’avais laissée seulement deux petits mois auparavant, deux petits mois qui me parurent être un million d’années, tellement je n’étais plus la même. Mes envies avaient changé, et je n’arrivais plus à faire l’autruche. Je me souviens très bien, pendant des mois j’ai été incapable de me vernir les ongles, dégoutée par ce simple acte d’utiliser un produit hyper chimique, dont la production, le conditionnement et l’utilisation étaient inévitablement tout sauf écologiques. J’ai connu une période un peu extrême et ça a été difficile de me réadapter la vie « normale ». Partout je ne voyais que gaspillage des ressources, et les comportements de masse me rendaient hystérique. J’ai eu un grand passage à vide à ce moment là et il m’a fallu une réelle période d’ajustement pour retrouver un certain équilibre dans ma vie.

Mais fatalement, une seule problématique tournait en boucle dans mon cerveau : comment faire pour que nos comportements de consommateurs changent ?? Comment faire prendre conscience aux gens de l’impact de leurs gestes, aussi anodins semblent-ils être ?

Finalement, la réponse aux questions de société que nous nous posons est toujours la même : la seule arme dont nous disposons est l’éducation. Et, imaginez un peu la chance que j’ai, moi qui désirais si ardemment pouvoir changer les choses, de faire le métier d’enseignante !!! Alors j’ai essayé, depuis, d’utiliser mon job pour sensibiliser les jeunes générations. Je ne parviendrai peut-être qu’à convaincre un seul enfant dans toute ma carrière, en l’aidant à développer une vraie conscience écologique… et si c’est le cas, j’aurais déjà réussi mon pari, j’aurais déjà oeuvré pour la planète, à ma toute petite échelle.

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A l’école

Dans ma classe, on recycle tous les papiers, on ne gaspille rien, j’imprime et photocopie tout en recto-verso, on compte les photocopies, on récupère les feuilles de brouillon des parents-cadres qui consomment des ramettes et des ramettes de papier pour rien (mon mec fait partie de ceux là, et j’ai beau le houspiller, dans son service ils continuent d’imprimer bêtement leurs emails et d’utiliser une feuille entière pour imprimer 3 chiffres… Grrrrr!!) (mais, encore une fois, je n’ai pas fait cela pour rien, car depuis quelques mois il me rapporte toutes les feuilles imprimées au recto afin que je les réutilise en classe comme papier brouillon)… Ce sont des petits gestes répétés au quotidien et que j’espère ancrer durablement dans le comportement de mes élèves. Petite fierté numéro 1.

A la maison – le tri des déchets

Et puis l’année dernière je réfléchissais à nos déchets, parce que c’est typiquement le sujet pour lequel on peut facilement faire l’autruche. On met tout à la poubelle, on jette sa poubelle dans le vide-ordure de son immeuble ou bien dans la grande poubelle verte de sa maison, les éboueurs passent et hop, fini on n’en parle plus. J’ai finalement pris mon courage à deux mains pour lever le petit mouchoir que j’avais osé sur le sujet et j’ai imposé à mon esprit de se répéter plusieurs fois tout le cycle « de vie » des déchets.
Bon, ok, une fois que mon cerveau a eu bien imprimé que tout finit par être brûlé et donc à créer du CO2 qui dégomme notre couche d’ozone, je n’ai plus pu garder mes oeillères et faire celle qui ne savait pas. Et, comme d’habitude, comme je suis un peu extrême, il a fallu que je fasse quelque chose pour compenser.
Déjà, le tri a toujours fait partie de nos habitudes, c’est complètement automatique de ne pas jeter dans la même poubelle les canettes / plastiques / boîtes de conserve / cartons et le reste… au point que, dans la rue, j’ai du mal à jeter un emballage dans une poubelle publique, alors qu’il devrait être recyclé… (du coup, je le mets dans ma poche et je le jette chez moi ^-^)…

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Aller un peu plus loin – le compost

Et puis petit à petit, l’idée de jeter à la poubelle nos épluchures de légumes a commencé à me turlupiner. Je voyais les épluchures de carottes qui ne demandaient qu’à pourrir gentiment pour retrouver leur état organique premier, mais qui fatalement, dans la poubelle, avait comme destinée de grossir le monticule de déchets à brûler récoltés par les éboueurs… Et ça me rendait malade.
Alors je suis devenue incapable de jeter mes épluchures… ! J’ai donc commencé à les mettre dans un seau sur notre balcon. Ainsi, sans vraiment le décider, nous nous sommes lancés dans le compost urbain. Petite fierté numéro 2.

Et puis cet été, je discutais avec mes parents de mon désir d’installer un bac de compost dans le jardin collectif de notre immeuble, et je m’étonnais qu’eux mêmes, avec leur grande maison et leur grand jardin, leur amour du jardinage, leurs racines campagnardes, ne fassent pas de compost et jettent leurs déchets organiques à la poubelle. Mon père était même très réticent sur le sujet ! A cela, une raison :  il avait, par le passé, essayé de faire un compost dans un bac composteur, mais à sa sauce et sans véritablement respecter les règles de base du compost (il y mettait des kilos d’herbe coupée, ne retournait pas le contenu du bac, ne mettait pas de matière sèche, jetait certains déchets qu’il ne faut pas mélanger au compost…). L’échec de cette première tentative l’avait découragé et dégouté. A plusieurs reprises, j’ai mis le sujet sur le tapis, argumentant encore et encore, face au non catégorique de mon père. Jusqu’à ce qu’un jour, au téléphone, ma mère me glisse d’un air entendu : « ah, au fait, papa a fait un compost derrière le potager… « . J’étais vraiment contente et fière d’avoir insisté assez pour le faire changer d’avis. Petite fierté numéro 3.

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(le composteur collectif, dans un jardin partagé de notre quartier, où l’on dépose notre sac de compost tous les samedis matins)

Qu’est-ce que je peux faire si je veux être éco-responsable au quotidien sans trop me prendre la tête ?

Acheter en vrac, avoir toujours sur soi des grands sacs pour ne pas acheter / gaspiller de sacs plastiques, acheter local et bio dans la mesure du possible, manger des fruits et légumes de saison, manger très peu de viande et jamais des trucs en barquette achetés en grandes surfaces, ne pas gaspiller la nourriture et mettre les restes en tupperware pour les repas suivants, acheter sur le Bon Coin plutôt que neuf (électroménager, vêtements pour bébé, jeux, livres, meubles… on passe systématiquement par ce site avant d’aller en magasin et on est rarement déçus ! ), ne plus acheter de conneries en plastique et de vêtements pas chers et « jetables » – réfléchir à ce dont on a besoin, ce qui nous ferait vraiment plaisir, ce qu’on gardera dans le temps… ne pas manger dans des enseignes telles que MacDo et compagnie, éviter les grandes marques/grandes filiales sans éthique ni engagement, se déplacer en vélo/transports en commun, réfléchir à son impact écologique et à l’empreinte carbone de chacun de nos actes…  autant de petits gestes qui nous sont devenus évidents au quotidien. Ils sont aujourd’hui devenus naturels mais sont le fruit de notre réflexion et de notre désir de nous impliquer un peu plus dans la préservation de notre environnement. C’est tout bête, tout simple, et on n’y pense plus car c’est devenu « normal » (et tant mieux. C’est ce côté « réflexe » que je souhaiterais plus que tout inculquer à mes élèves), et surtout c’est à la portée de tout le monde. D’ailleurs,  on s’est aperçus qu’acheter notre nourriture au marché en bas de chez nous et manger local nous coûte moins cher que lorsque nous achetions nos aliments au supermarché du quartier ou chez Grand Frais (bien sûr, si on faisait nos courses à Lidl cela serait encore moins cher, c’est vrai. Mais les légumes/fruits de cette enseigne proviennent rarement de France…).

Alors voilà, compost, tri des déchets, recyclage, consommation réfléchie et responsable… ce ne sont que de toutes petites actions, mais au quotidien elles me permettent d’appliquer des principes qui me paraissent fondamentaux, et elles m’apportent aussi une certaine fierté – même s’il y a tellement plus à faire, encore : nous avons réussi à changer nos comportements pour être plus en accord avec nos idéaux, et cela nous rend fiers et nous donne envie de continuer et d’en parler autour de nous, afin d’encourager le plus grand nombre à réfléchir à la question environnementale (si ce n’est pas déjà fait, bien sûr – car malgré tout, de plus en plus de monde se sent concerné par le sujet, heureusement).

Bien sûr, il nous reste du chemin à parcourir, il nous faut encore améliorer plein de choses dans notre quotidien : notre consommation de manière générale, nous achetons encore trop de choses avec pleins d’emballages, trop de plastique… nos virées chez Zara et H&M… et puis, mine de rien, les voyages que l’on rêve de faire et qui ont une empreinte carbone ÉNORMISSIME… Bref, il nous reste beaucoup de travail si l’on souhaite vivre en accord total avec nos principes. Mais pas la peine de se mettre la pression non plus, comme pour tout, il est préférable de faire un petit peu et s’y tenir régulièrement sur la durée, que de vouloir déplacer des montagnes et abandonner en chemin par découragement face à l’ampleur de l’objectif, non ?

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Nous continuons donc de réfléchir à nos comportements et à notre impact sur la planète. Notre voyage au Costa Rica a participé à cette réflexion et nous a donné encore un peu plus de grain à moudre (pays de l’éco-tourisme, et lieu d’implantation de la Earth University, entre autres). Avoir un enfant, indéniablement, lève encore un peu plus le voile sur ces grandes questions, car on se demande forcément quel monde nous allons laisser aux générations futures ; je regarde Little, je l’imagine grandir, devenir adulte, avec un métier, des rêves, rencontrer une femme et fonder une famille… les contours du monde qui se dessinent en décor derrière ces projections dans le futur me font un peu flipper, alors plutôt que de mettre le problème dans un coin et d’essayer de l’oublier, je veux faire partie de la dynamique à l’oeuvre pour changer les choses. Et vous ?
Dites-moi ce que vous inspire ce sujet, et si vous vous sentez concerné(e)s par cela. Avez-vous des conseils à partager ? Des échecs/découragements à confier ? Des petites satisfactions qui vous rendent fiers/fières vous aussi ?

Be green, be proud – part 1

Prologue : ce billet me tient à coeur, cela fait des semaines que j’y pense, que j’essaie de trouver dans ma tête comment aborder ce sujet, comment vous expliquer ce qui se passe dans mon esprit, comment vous motiver, comment vous convaincre si ce n’est déjà fait… En le rédigeant, je m’aperçois que je dois creuser plus que je ne le croyais, et pour éviter que cet article ne soit trop indigeste, je vais le scinder en plusieurs parties, sans doute deux, peut-être trois si vraiment je suis trop prolixe. Si vous aimez lire ce blog, alors s’il vous plaît, faites moi ce plaisir, lisez cette série de billets (oui, je fais du chantage affectif ^-^). Le sujet est trop important et dans ces articles je vais mettre beaucoup de moi-même, de mon temps et de ma personne, j’espère qu’ils ne resteront pas lettres mortes. N’oubliez pas : il n’y a pas de petits gestes, il ne faut pas se décourager face à l’ampleur de la tâche, ni se croire seul face au problème. On fait partie d’un tout, et notre comportement peut tout changer, on peut être la goutte qui fait déborder le vase, on peut être la plume qui fait pencher la balance… Je suis heureuse d’avoir ce blog pour pouvoir partager aussi ce genre de choses avec vous, et utiliser cet espace d’expression comme une véritable tribune qui me donnera peut-être l’opportunité de toucher un peu plus de monde… 

Commencer par le commencement : la prise de conscience

En 2014, rappelez-vous, je suis partie deux mois pour un genre de tour du monde accéléré : Sydney – Nouvelle-Zélande – Tahiti – Côte Ouest des Etats-Unis. Ce voyage a été un électrochoc pour moi, il m’a fait prendre conscience de tout un tas de choses me concernant, mais aussi (surtout) extérieures à moi-même. La Nouvelle-Zélande, surtout, m’a énormément marquée. Pour l’anecdote, c’est Robinson qui tenait absolument à passer par la NZ, alors que moi je me serais bien contentée de faire une escale plus longue en Australie et d’y parcourir la côté des surfeurs (forcément, ah ah…). Heureusement, l’organisation des voyages, c’est toujours lui qui s’y colle, je lui laisse volontiers les rennes, aussi je n’ai pas insisté et la NZ a figuré sur notre tour. THANKS GOD !! C’est ainsi que je me suis retrouvée à parcourir ces 2 îles à l’autre bout du monde, en camping-car, durant un mois, et que je me suis pris la claque de ma vie.

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vers Twizel, là où ont été tournées certaines scènes du Rohan dans Lord of Rings

En NZ, ils ont tout compris : le fait qu’il s’agisse d’une île, assez isolée, a très vite fait comprendre à la population qu’elle était responsable de sa faune et de sa flore et qu’elle devait tout faire pour la protéger. Là où nous, en Europe, avons depuis longtemps abdiqué et tentons tant bien que mal de réparer les dégâts et d’enseigner aux gens les gestes écolos en leur démontrant que la planète est avant tout LEUR planète (sans succès) (enfin, du moins, l’impact est minime), en NZ c’est ancré dans les esprits, et les comportements éco-responsables sont une évidence : toilettes sèches partout sur le territoire, presque aucune autoroute (seulement aux abords des grands villes, qui sont peu nombreuses), contrôles extrêmement sévères de ce qui entre et sort du territoire (ex : nous avons débarqué en pleine nuit à l’aéroport après un séjour à Sydney. Sous nos chaussures de rando, encore un peu de sable d’Australie… on s’est fait arrêter par les contrôleurs de l’aéroport, peu importait qu’il soit 1h du matin et qu’après l’atterrissage de notre vol, l’aéroport fermait. Les contrôleurs ont pris nos chaussures, sont allés laver les semelles, et nous ont épargnés une grosse amende car ils ont vu qu’on hallucinait un peu. J’ai trouvé ça fabuleux. Bien sûr, un tel contrôle dans nos pays ouverts aux quatre vents et quadrillés en long, large et travers de vols/réseaux chemins de fer/autoroutes, serait complètement impossible, d’un point de vue logistique…). Une mauvaise expérience (l’insertion dans leur environnement d’une espèce protégée venue d’Australie, qui s’est démultipliée à la vitesse de la lumière et a ravagé leur faune et leur flore) les a rendus intransigeants. De plus, l’économie de la NZ est en partie dynamisée par ses paysages de rêve et ses panoramas à couper le souffle. Leur environnement est une manne financière, grâce à lui l’île et ses beautés se sont faites connaître au cinéma et sont réputées auprès des amateurs de voyages et de nature.

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dans la région des Fjords, sur l’île du Sud

Bref. En Nouvelle-Zélande, j’ai pris conscience que (ou plutôt : je me suis pris en pleine figure la réalité que) la nature est une force merveilleuse mais d’une fragilité indéniable. Ce shoot de paysages, de verdure, de décors sauvages m’a fait réaliser qu’on n’avait plus vraiment cela en France (même les Alpes, majestueuses et imposantes, ne sont pas aussi désertes que la plupart des régions de NZ…!) : des habitations partout, des routes et des autoroutes qui quadrillent notre territoire, trop de voitures, trop de villes, trop de pollution, trop de monde…

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la région des volcans vers le Tongariro Parc, sur l’île du Nord, l’un des endroits qui m’a le plus marquée

Alors bien sûr, on ne peut rien faire contre cela, c’est la vie, c’est ainsi qu’a évolué notre société, vouloir se battre contre cela est vain : nous ne sommes pas en NZ, nous ne vivons pas sur une île protégée de tout et peu peuplée, et nous ne reviendrons jamais à l’ère de pierre, c’est certain. Mais lorsque je suis rentrée de ce voyage, où j’avais été si durablement et si profondément en communion avec la nature (se lever au milieu des fjords déserts, faire un running dans des kilomètres de prairie sans âme qui vive, faire du snowboard sur un volcan enneigé qui est entré en éruption peu de temps auparavant… on se sent vraiment petit et insignifiant face à la nature, en NZ…) j’étais changée.

J’ai eu une véritable prise de conscience écologique. Là où avant, je ne voyais qu’un sujet à la mode et un peu rébarbatif (mais pas déconnant pour autant), je découvrais une réalité alarmante et la nécessité d’un engagement sincère et proactif. Bien sûr, l’ampleur du problème et de la tâche sont décourageants. Et souvent j’ai envie de baisser les bras. Mais je repense à la Nouvelle-Zélande et cela me redonne l’envie de me battre pour la planète.

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La partie 2 de ce billet sera publiée mercredi prochain. J’espère que ce n’était pas trop indigeste ! Ma démarche sur ce blog vous semble-t’elle logique et, surtout, utile ? A très vite !

Bilan de début d’année – les billets en cours

Je me suis rendue compte que certains de mes billets auraient nécessité une suite, une deuxième partie, un retour, mais que je laissais dormir aux oubliettes de la blogosphère. Par exemple, l’an passé, je vous avais parlé de mes bonnes résolutions : bien hydrater ma peau, et boire plus d’eau tout au long de la journée. Aussi, j’avais entrepris le challenge « 30 days of yoga with Adriene » et je n’ai pas rédigé la dernière partie de ma review sur le sujet… Enfin, je vous avais annoncé notre week-end à Amsterdam (avec Little agé de 2 mois) et promis de vous en toucher un mot, et puis le temps a passé et je ne l’ai pas fait ! Shame on me ! Heureusement, aujourd’hui, j’ai décidé de rattraper mon retard et de clore ces différents chapitres ouverts ça et là sur le blog.

Les bonnes résolutions de 2015, on en est où ?

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Ce n’était pas encore officiel mais, en janvier 2015, je savais déjà être enceinte, aussi cela explique pourquoi j’avais tant besoin d’insister sur l’hydratation de ma peau. J’avais une peur bleue des vergetures ! Je savais très bien que je n’étais pas assez rigoureuse, trop la flemme d’appliquer de la crème sur tout le corps TOUS les jours !!!
La grossesse a été l’impulsion qu’il me fallait, et pas un jour je n’ai failli à l’étape du crémage en règle de tout le corps. Même les jours où j’étais extrêmement fatiguée, même loin de chez moi, en voyage ou chez des amis, mes crèmes étaient avec moi et je prenais chaque jour 10à 15 minutes pour m’hydrater entièrement le corps. Au 6ème mois de grossesse, étant donné que j’étais en arrêt et avais donc plus de temps, j’ai même commencé à mettre de la crème matin ET soir. Mes efforts n’ont pas été vains (ouf !!), je n’ai pas eu de vergetures. Par contre, je n’ai pas non plus réussi à garder le rythme, et depuis que la menace de la peau du ventre craquant et se fissurant ne plane plus sur moi, j’avoue avoir à nouveau remisé mes crèmes au fond du placard ! (oui mais c’est l’hiver, j’ai froiiiidddddd….!!)
De même, l’autre bonne résolution qui était de boire plus d’eau, a été très bien tenue, mais surtout très facile à tenir vu que, enceinte, j’étais constamment assoiffée. Tellement assoiffée que j’ai eu peur, à un moment, d’être devenue potomane ^_^ Par contre, pour m’aider dans cette résolution je m’étais achetée une gourde, qui s’est avérée bien inutile car pas du tout étanche ! J’ai donc utilisé de simples bouteilles d’eau en plastique que je re-remplissais – écologique, mais pas forcément bon pour la santé, à cause des composants du plastique de ces bouteilles…

Le challenge des 30 jours de yoga, on en est où ?

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Je me suis arrêtée à la séance 19 ! Eh oui, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout du défi ! Et, pour être franche, je ne me suis pas trop culpabilisée de ne pas le faire… C’est comme ça, parfois on a envie de faire bien mais la vie et ses impératifs font que ce n’est pas toujours possible. Ou alors peut-être est-ce tout simplement la flemme, l’hiver…?

Bon, en vérité, aussi, il y a eu les événements de novembre… pendant des jours, je ne me sentais plus l’envie de faire du yoga, je trouvais ça vain, complètement à côté de la plaque par rapport au drame qui venait de se produire. Grosse remise en question des priorités, à quoi bon, pour quoi faire, tout ça tout ça… Et puis finalement, je n’ai pas eu envie de m’y remettre… j’ai sans doute associé ce qui venait de se passer avec ces moments d’insouciance qui faisaient partie de mon quotidien, et peut-être que j’ai culpabilisé d’avoir eu le privilège de les vivre, ces moments; je m’en suis voulue d’avoir été naïve et insouciante, et le challenge de yoga que je faisais à ce moment là a pâti de cet amalgame, alors je l’ai mis de côté avec le reste. Comme si, vous voyez, il y avait eu un avant et un après attentats. Et après, je n’étais plus la même, et je n’avais plus envie de cela… Mais je suis sûre que l’envie reviendra, pas de pression, je me connais, je fonctionne par cycles ! Pour l’instant, je suis dans autre chose, mais sûre qu’on en reparlera par ici…!

Et Amsterdam avec 15 potes et un bébé de 2 mois, en plein novembre, ça donne quoi ?

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C’était la première fois que j’allais à Amsterdam, et je dois avouer que j’ai été un peu déçue (c’est pour ça que je n’en ai pas trop parlé par ici, je pense). Bon, c’est sûr, on a eu un temps horrible et ça n’aide pas : pluie continue, froid, vent… En plus, il y avait un festival assez énorme ce week-end là et donc beaucoup beaucoup de monde dans les rues. Je m’attendais aussi à ce que ce soit, comme souvent dans les pays « du nord », très kids friendly. Eh bien pas du tout ! On a halluciné, car partout où on arrivait avec Little (qui est quand même un bébé hyper cool, calme et tout… donc pas relou !) les gens, clients et serveurs/patrons, nous regardaient de travers. Dans le petit shop où l’on a mangé un midi, Robinson s’est même un peu énervé (ce qui ne lui ressemble pas du tout ! Il est toujours d’un calme olympien) avec le patron, qui lui répondait très mal, et avec mépris, à ses demandes concernant le bébé (il demandait s’il y avait une table à langer dans les toilettes, LE truc qu’on trouve quand même un peu partout, sans être regardés comme des martiens lorsque l’on demande, non ?). On a vraiment eu l’impression de débarquer d’une autre planète car on avait un enfant… ! On s’est même fait refouler de certains salons de thé, même, sous prétexte qu’il n’y avait pas de place pour mettre la poussette. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu en France…! Bon, peut-être qu’on est vraiment des gros bobos habitués à vivre dans des quartiers bondés de jeunes couples trentenaires qui traînent leurs gamins partout, dans les bars et les restos, en soirée ou sur les péniches… mais je ne m’attendais pas à ce qu’on soit aussi mal considérés avec notre bébé ! En tous cas, pas à Amsterdam ! Surtout qu’on a évité les endroits trop touristiques et privilégiés les petites rues, les petites boutiques, les petites adresses sympas, que l’on s’attend généralement à voir être plus « avant-gardiste » (mais est-ce de l’avant-gardisme que tout simplement tolérer lap présence de touts-petits et faciliter l’accès d’un lieu aux parents, aux familles…?). L’impression qui ne m’a pas quittée du week-end, c’était celle de n’avoir rien à faire là avec un bébé. Je me suis demandée comment faisait les jeunes mamans hollandaises, si elles étaient vouées à rester enfermées chez elles jusqu’à l’adolescence de leurs enfants…??? J’imagine bien que non, et qu’il doit y avoir des lieux où elles vont en famille… mais je ne les ai pas trouvés!
Au delà de ce point un peu négatif, nous avons passé un super week-end : on a bien ri, bien profité les uns des autres, arpenter les rues en large et en travers, bruncher et bu des bières… c’était chouette. Et Little a eu l’air d’apprécier le voyage, il a été hyper cool et calme, est passé de bras en bras pendant 3 jours sans broncher, a fait des sourires et des câlins à tout le monde… C’est donc le point positif de ce weekend : on s’est rendus compte que l’on pouvait partir avec lui et qu’on ne devait d’ailleurs pas hésiter à le faire, car  comme on dit les voyages forment la jeunesse (enfin, là, ils apprennent surtout à Little à devenir un parfait petit nomade, ce qu’il est à priori, pour l’instant !).

Voilà pour ce « bilan » des articles commencés mais jamais terminés. Maintenant la boucle est bouclée (ouf, je me sens mieux !). Je tâcherai, à l’avenir, d’être plus rigoureuse et de ne pas vous faire attendre un an entier avant de vous donner le fin mot d’une histoire entamée ici ! Et, pour ce qui est d’Amsterdam, ne vous inquiétez pas, je ne m’arrêterai pas sur ce « demi fiasco », nous avons l’intention d’y retourner à la belle saison (pas forcément cette année), et d’en profiter encore plus, mais toujours avec notre fils ! Alors si vous avez de bonnes adresses, des bons plans d’endroits family friendly, n’hésitez pas à partager ! Je ne veux pas rester sur cette image un peu écornée de la ville, je suis sûre qu’il y a plein de trucs chouettes à faire et à voir encore !

Et vous alors ? Pour celles qui s’étaient lancées dans le challenge de yoga, êtes-vous allées jusqu’au bout ?
Avez-vous déjà eu des déconvenues en voyage ? Quelle destination vous a déjà déçu(e)s ?
Et vos résolutions passées, les avez-vous tenues ??

Je vous laisse, je vais préparer ma valise et mon matériel pour mon week end de SNOWBOARD ENTRE COPINES !!!! Youhou j’ai hâte d’être sur les pistes ! Je vous souhaite un très bon week-end, à bientôt !

NB : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Quatre hivers en Sibérie

Après Sylvain Tesson et son sublime essai : Dans les forêts de Sibérie, j’ai terminé 2015 et commencé 2016 plongée dans un énorme roman historique qui prend place au fin fond de la Sibérie : Le village oublié, de Theodor Kröger.

Au départ, c’est la 4ème de couverture et la belle illustration de la couverture qui m’ont appâtée :

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Que faire lorsque l’avenir ne propose plus que massacres, démences, colonnes de prisonniers et wagons à bestiaux ? À quoi se raccrocher lorsque triomphent les totalitarismes, les peurs et le froid ? Condamné à mort en 1914, puis au bagne, la pendaison étant «provisoirement commuée en bannissement perpétuel en Sibérie», le jeune Theodor Kröger, une fois libre, participe à l’extraordinaire aventure d’isoler un village russe du reste du monde. Cacher les chemins. Transformer les forêts en labyrinthes. Disparaître des cartes pour échapper au chaos… Combien de temps ? Le Village oublié, best-seller mondial à sa publication en 1950, témoigne de cette incroyable histoire. C’est aussi un chant dédié aux mystères de l’âme russe ainsi qu’à la taïga, seule capable de résister à la folie des hommes…

C’est cette volonté d’isoler du reste du monde un petit village enneigé qui m’a donnée envie de prendre ce livre, de l’offrir à Robinson, afin de pouvoir le lire moi aussi et d’en discuter avec lui. Mais les gros pavés au thème lourd et triste me découragent facilement, une fois que je les ai posés sur l’étagère de la bibliothèque j’ai tendance à les oublier un peu… Du coup, ce roman est resté un ou deux ans à attendre parmi ses congénères de papier, pour que finalement, après les attentats de novembre dernier, je le sorte de sa retraite forcée.

Et grand bien m’en a pris.

Avec du recul, je dirai que je ne suis pas tout à fait d’accord avec le résumé de la quatrième de couv’, car l’intrigue principale n’est pas juste celle d’isoler un village au milieu de la Taïga sibérienne. L’intrigue principale, c’est les péripéties et aventures dramatiques que vit Theodor Kröger, prisonnier de guerre, puis en liberté surveillée, dans un village tout au Nord de la Russie.

Les premiers chapitres nous font vivre le bagne, les tortures infligées aux prisonniers, l’horreur de la guerre. C’est dur et poignant, et dans le contexte où j’ai lu ces pages, tout prenait un écho terrifiant.

Puis, on suit la réinsertion sociale du héros : comment il parvient gagner la considération des autres villageois, à s’enrichir grâce au commerce des fourrures, et surtout, à développer le petit village en y apportant un souffle de modernité et d’ambition. Ces pages sont prenantes, grisantes : Theodor Kröger y raconte le besoin de travailler, le goût de l’effort, l’accomplissement atteint lorsqu’on devient utile dans une société. Ce colosse allemand va ressusciter son village en y faisant construire une école, un lycée, un cinéma, un café…

Lors de ses voyages dans les forêts sibériennes, le commerce de fourrures l’amène à découvrir un autre village, tout petit, perdu au fond des bois, et à se prendre d’amitié avec ses habitants. C’est ce village qu’il aidera à faire disparaître officiellement des cartes. Mais il n’y vit pas, il y passe seulement quelques périodes de sa vie. Ce « village oublié » est comme un eldorado pour l’auteur. L’humanité des gens, la puissance de la nature en font un véritable paradis sur terre, loin de la cruauté de la guerre.

Il y a des chapitres très durs, lorsque Kröger raconte les épidémies, les villages qu’il faut brûler pour endiguer les maladies, et puis ce terrible épisode de famine, des pages qui font froid dans le dos. Le pays est bouleversé par la Révolution, partout ce n’est que chaos et terreur, alors le village où Kröger vit finit par ne plus être approvisionné par les autorités russes… ses habitants sont oubliés. Voués à la mort par la faim. Voilà l’autre « village oublié » du récit.

Ce récit navigue entre horreur, massacres, cruauté de l’homme, et bonté pure, nature divine et toute puissante, paysages à couper le souffle, amour absolu et humanité poignante. La camaraderie, le courage, le dépassement de soi sont les valeurs insufflées tout au long des pages. J’ai tourné la dernière le coeur serré, bouleversée par différentes émotions. Mon envie de m’isoler dans une cabane au fond des bois est plus vive que jamais…