Sunday morning # novembre 2018

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Ce matin, le brouillard envahit les baies vitrées, on distingue à peine le grand sapin planté devant nos fenêtres, que dire de la vallée, des toits du village, ou des monts qu’on ne devine même pas, tout là bas ? Robinson, à peine levé, à démarré un feu dans la cheminée, Little boit son chocolat chaud encore tout endormi (mais en chantonnant, toujours…) et j’émerge doucement en savourant le silence de cette journée d’automne, blanche et opaque, aussi cotonneuse que de la ouate.

Mon café au lait fume, je tartine une tranche de pain en me disant que j’aurais du préparer des crêpes. J’adore les crêpes. Je le ferai dimanche prochain.
Little a terminé son chocolat, il réclame son deuxième petit-déjeuner : le nôtre. Tartines, oranges, bananes, il chipe tout ce qu’il peut. Cet enfant est un incorrigible glouton, pas étonnant qu’il mesure deux têtes de plus que tous ses camarades…

Après avoir englouti une montagne d’aliments, il s’installe à la table basse du salon pour jouer dessiner. Je bois mon deuxième café. Robinson propose à Little de colorier un dessin de Noël ensemble, alors tous les trois on se met au travail. Little s’applique, et nous aussi. Notre ours de Noël est plutôt réussi. Autour de nous, la petite guirlande luciole et l’étoile lumineuse donnent déjà des airs de fête. J’allume ma nouvelle Yankee Candle au nom évocateur : a calm and quiet place… le feu crépite, Little joue avec son train éléctrique qu’on entend carillonner dans toute la maison.

breakfast

Puis, il est temps de s’habiller : bottes en caoutchouc, cirés, vêtements chauds, et zou tout le monde au jardin. Tandis que Little joue dans le bac à sable avec des marrons et des rondins de bûches, Robinson pioche la terre pour déraciner les bambous coriaces qui envahissent notre terrain. C’est un travail pénible et long, cela fait des mois qu’il a commencé. D’ici quelques années, il espère qu’il n’y aura plus de bambous.
Pendant ce temps, je nettoie le jardin, je le prépare pour son hivernation. J’ai planté un nouvel arbuste dans le grand bac près de la porte d’entrée, pour agrémenter un peu notre terrasse. Quelques pots de pensées oranges et mauves côtoient les pots de bruyères tricolores, c’est joli.

Tout à l’heure, nous accrocherons les décorations de Noël sur la rambarde de la terrasse, la couronne de branches de sapin entrelacées à la porte. Déjà, les odeurs de clémentine qui envahissent toute la maison donne à l’atmosphère des airs de fêtes.

Cet après-midi, nous irons marcher dans un village voisin, ou au bord de la rivière. Nous évitons les forêts ces temps-ci, pas envie de nous retrouver nez à nez avec un chasseur.

Ce sera un dimanche doux en famille, qui se terminera pas notre habituel plat de pâtes à la sauce tomate mijotée par Robinson, notre traditionnel repas réconfortant de la fin de semaine.

 

Sunday looks (attention les yeux – montage photo de l’extrême)

Voici un aperçu de mes tenues fétiches du moment : la salopette.  Je la porte chic ou version « bleu de travail », en velours noir + dentelle ou velours beige + chemise de bûcheron, selon que je vais travailler dans le jardin ou que je m’accorde un resto avec mes copines… J’adore les salopettes et leur côté absolument décontracté, quelle que soit l’association.
La qualité de mes photos était tellement médiocre que j’ai préféré faire un montage psychédélique, avec un paysage de Nouvelle-Zélande en arrière-plan (improbable) de deux silhouettes découpées. C’était ça ou bien ma salle de bain en fond ah ah. Excusez-moi pour ce délire absolument pas esthétique, promis je ne le ferai plus !! Oui, je sais, c’est très très moche et bizarre, non ? 🙂

psychédelique

 

Sunday movie

Après avoir terminé la dernière saison en date de The Americans, une série que nous apprécions beaucoup, nous avons réservé deux semaines au visionnage intégral des adaptations version longues du Seigneur des Anneaux, un de nos petits rituels. Régulièrement, tous les quatre ans environ, nous adorons nous replonger des heures durant dans cette fabuleuse épopée, tournée dans le plus beau pays du monde… À hauteur d’une heure chaque jour, douze soirées furent nécessaires pour engloutir la totalité des versions longues. Ah, je peux vous dire que Frodon, Sam et Aragorn me manquent déjà… Heureusement, à présent, c’est dans un cycle Harry Potter que nous nous lançons 😉 N’est-ce pas la période idéale pour s’aventurer à Poudlard sans bouger de son canapé et d’une montagne de plaids en polaire ?

 

Sunday artcraft with kids

presse fleurs

Comme je l’avais mentionné dans un précédent article, j’ai offert un petit presse-fleurs à Little, afin que les dizaines de feuilles qu’il ramasse quotidiennement puissent avoir un autre usage que de finir en tas dans le compost. Ainsi, lorsqu’on part en balade, j’encourage Little à chercher des feuilles de différentes couleurs pour notre presse-fleurs, puis une fois rentrés à la maison nous les compulsons avec soin entre les cartons épais. Little adore visser et dévisser les boulons qui servent à serrer le presse-fleurs. Lorsque les feuilles ont bien séché, au bout de quelques jours, on re-déboulonne tout, puis Little applique avec enthousiasme de grosses tartines de glue au dos des feuilles pour les coller sur des cartons peints ou un cahier (futur herbier ?). Je trouve le rendu très joli, simple et poétique.
Et lorsqu’il préfère faire de la peinture, je sors ma petite boîte de pastilles aquarelles et le laisse divaguer sur grand format (le rouleau de papier Ikea est parfait pour ça), puis une fois tout cela sec, on décore au feutre ou au stylo, en dessinant de petites bébêtes qui grimpent sur les arabesques colorées. Enfin, j’ai commencé à utilisé ces grandes peintures pour emballer les cadeaux de Noël. Surprenant : le rendu est vraiment chouette ! On n’aurait presque pas envie d’arracher l’emballage… Ça peut paraître incongru à certain(e)s que je ne garde pas précieusement les peintures de mon rejeton, mais en réalité je garde énormément de ses productions, et je ne peux pas tout stocker, alors je peux me permettre d’écouler un peu mon stock d’œuvres d’art 😉 Et puis, cette double utilisation, c’est un peu écologique, non ?

herbier

Sunday run and yoga

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Depuis quelques mois, j’ai repris la course à pieds de manière régulière et ça me rend HEU-REUSE ! Évidemment, je me sais en sursis ; ce sport n’est pas fait pour moi, il est bien trop traumatisant, j’ai des blessures et des antécédents, mon dos mes genoux ma cheville encore faible… je profite tant que je peux, jusqu’à la prochaine blessure, ou autre. Je me fais plaisir, j’engrange un maximum de souvenirs de runs matinaux un peu frais ou de couchers de soleil sur les prés, de petites foulées dans la brume mystérieuse près du château fort, ou sous la pluie battante dans un décor d’halloween. J’aime courir dans toutes les conditions (sauf la chaleur), froid, soleil, grisaille, bruine et même neige. L’endorphine du footing me donne toujours le sourire, je savoure ma playlist spéciale course à pieds et j’écoute les battements de mon coeur qui cogne au rythme des pulsations de Nine Inche Nails, M83, The Dead Weather ou Karnivool…
Après ma sortie course, je prolonge le plaisir en faisant une séance de yoga, soit sur la terrasse face à la vue sur toute la vallée, soit au coin de la cheminée, au chaud sur mon tapis. J’ai trois séances toutes prêtes griffonnées sur mon carnet, que j’alterne en fonction de mes envies, de mes besoins (ouverture des hanches, travail du dos, étirements des jambes…) et je m’accorde parfois quelques sauts dans mon ancien studio de Lyon, pour une séance avec mon super professeur de yoga histoire de garder le rythme et le niveau !

runLes décors bucoliques de mes entrainements

Sunday travel (inspiration)

Sur l’Instagram de Bakpoki, on peut admirer les sublimes photos de l’échappée dans le Yorkshire de cette famille qui sait toujours comment nous faire partager son goût des beaux voyages et des grands espaces. Les landes verdoyantes et humides, les pierres nappées de brume, les moutons, les époustouflants lieux de tournage d’Harry Potter… j’ai très envie de découvrir cette partie de l’Angleterre, qui semble très adaptée pour un voyage avec des petits enfants. Et puis, le Yorkshire est la terre des Brontë, j’adorerais arpenter la lande qui a inspiré deux de mes livres préférés du monde entier !
Voici le lien du blog de Bakpoki où est publié un petit compte-rendu de ce voyage très nature en Angleterre.

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(photos de l’Instagram de Bakpoki)

Je vous souhaite un bon dimanche tout doux. Allez-vous commencer vous aussi à décorer votre intérieur pour les fêtes de fin d’année ? Ou paresser devant un bon film du dimanche ? À très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet, exceptée la dernière, sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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Petits bonheurs de l’automne (idées, inspirations, instantanés)

Je ne suis pas très présente ces derniers temps, disons que la vie de famille, le quotidien, les soucis entre travail et éducation de Little me prennent toute mon énergie, et m’aspirent en ne laissant de moi plus rien qui vaille la peine d’être rapporté ici (je vous en parlerai sans doute plus en détail prochainement, le temps que je digère un peu ces dernières semaines). Heureusement, je suis en vacances depuis quelques jours, et je me suis dépêchée de partir (avec Little sous le bras, bien sûr) chez mes parents, dans leur belle et apaisante campagne lorraine, pour me faire dorloter, dormir un peu plus les matins, et profiter de ma famille. J’ai donc pu recharger mes batteries, lire lire lire, me reposer, et prendre à nouveau beaucoup de temps pour d’autres aspirations que celles du quotidien. Bien sûr, mes passions tournent toujours autour des mêmes thématiques : l’éducation libre (on ne se refait pas…), la nature, les livres et fabriquer des trucs.

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Vie de famille

Les débuts à l’école pour Little sont…, hum, compliqués. Il ne s’agit pas de l’école en soi, mais plutôt d’un ensemble d’éléments qui ont un peu perturbé notre équilibre. Je rentre plus tard car je travaille loin, et plus. Les journées sont longues pour Little. Je sens qu’on a fortement besoin de nous reconnecter à la nature, car même en vivant à la campagne et en randonnant beaucoup, on passe finalement encore trop peu de temps dehors. C’est comme si, depuis que je vis dans une maison, j’avais moins besoin de sortir tout le temps car j’ai la nature sous les yeux à chaque instant. Or, cette baisse de mon envie d’être dehors n’a peut-être pas aidé Little à bien vivre tous les changements de ces derniers mois. Je sens qu’il a besoin de passer énormément de temps à l’extérieur, en liberté totale. Libre de grimper, de fabriquer des choses, de gratter la terre ou le sable, de transporter des cailloux ou de sauter dans les flaques.
Mes désirs de jolis jardins ou de potagers prolifiques se sont confrontés à son besoin de liberté ; je crois que je dois me recentrer sur sa croissance à lui, et oublier celle de mes légumes. Stresser à cause du jardin, des plates-bandes, des semis et jeunes pousses qu’il ne faut pas abimer, tout cela a créé des tensions et m’a fait perdre de vue mon objectif en tant que mère : laisser mes enfants grandir librement, sans les stresser, sans transformer leur environnement naturel en espace policé et contraint. Bien sûr, il y a des règles, il faut respecter certains espaces et Little ne doit pas se transformer en Destructor sous couvert d’autonomie et de liberté. Entre ces extrêmes, à moi de trouver l’équilibre pour que chacun trouve sa place dans notre grand jardin en fouillis.
J’ai regardé cette courte vidéo qui parle des écoles en forêt, au Danemark. Il y en a de plus en plus qui se créent dans le monde, je trouve le principe très intéressant, pas forcément pour l’idée de l’école en soi, mais de manière plus globale, et ce que cela révèle des besoins des enfants : s’épanouir en autonomie et en symbiose avec la nature.
Je réalise que Little a actuellement un fort besoin de bouger, de sauter, de crier, comme s’il était à l’étroit dans un carcan trop rigide ou en train d’essayer de se débarrasser de son ancienne peau pour muer vers la nouvelle. Il est clairement en train d’évoluer du stade de bébé à celui de petit garçon, je le vois grandir – à une vitesse folle ! Il a besoin d’explorer le monde, et ce monde, pour l’instant, est celui que ses parents vont préparer pour lui, dans lequel le laisser tranquillement vaquer à ses occupations : notre jardin, notre village, la forêt. Le reste, viendra en temps voulu, ou avec d’autres accompagnants (à l’école…)
J’ai découvert cette citation de Nietzsche et elle me parle beaucoup : Si nous nous trouvons tellement à l’aise dans la pleine nature, c’est qu’elle n’a pas d’opinion sur nous.

 

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Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma, mais depuis que nous sommes parents et surtout, depuis que nous ne vivons plus en centre-ville, j’y vais rarement, trop rarement à mon goût. Je me rattrape en regardant des films à la maison mais ce n’est pas pareil, rien ne vaut une vraie sortie au cinéma, dans la salle obscure, avec un paquet de pop-corn bien sucré et le son au maximum pour se plonger totalement dans l’ambiance d’un film. Alors, à chaque fois que je rentre chez mes parents, j’en profite pour leur laisser Little le temps d’une soirée et m’offrir une escapade au cinéma, seule ou avec Robinson s’il est là lui aussi. Cette semaine, nous avons eu de la chance car sortait First Man, le dernier film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling. Je ne suis pas particulièrement fan des films traitant de l’exploration spatiale, mais Robinson, lui, adore (son film préféré ? Interstellar… ^-^) et étant donné que, pour ma part, j’aime énormément Chazelle ET Gosling (La La Land midinette forever) je ne me suis pas faite prier pour me rendre à cette séance ! Et tant mieux car nous avons passé un bon moment : le film est chouette (pas aussi exceptionnel que La La Land ou Whiplash, c’est sûr…) et on a passé un bon moment. Je peux vous dire, surtout, que cela m’a changé les idées et que c’est exactement ce dont j’avais besoin.

 

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Automne

Little ramasse des feuilles, s’y roule avec délice, on a fait cuire des châtaignes dans le feu de la cheminée, on dessine des arbres et on les colorie aux couleurs de l’automne… Je lis devant le feu, ma mère me prépare des tasses de thé, de tisane. On fait de grandes balades en trottinette et draisienne, ou à pieds. Ma mère tricote tranquillement à côté de nous pendant qu’on lit des histoires. Au goûter, on se régale de chocolat dans du pain. Un classique inégalé.
Little a regardé ses premiers Walt Disney (La Belle et la Bête, sa passion, et Le Livre de la Jungle) mais j’essaie de limiter encore les écrans, et de ne lui proposer un dessin animé que TRÈS ponctuellement (j’avais essayé de dédramatiser mon opinion sur les écrans et la petite enfance, mais je viens de retomber sur des textes et informations qui m’ont questionnée et je n’ai donc, à nouveau, plus du tout envie que Little regarde des films… Je tergiverse, je m’interroge, je ne sais pas quoi penser…) (#lâcherprise…)
Je viens d’acheter un presse-fleurs afin de faire sécher les jolies feuilles d’automne que Little ramasse et collectionne. J’ai hâte de l’essayer et d’accompagner mon fils pour la création de belles affiches ou d’un herbier poétique à quatre mains.

 

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Yoga

Dans mon village ont lieu deux cours de yoga chaque semaine, je suis inscrite à l’un des cours et j’y vais hebdomadairement, pour mon plus grand plaisir. Je ne m’attendais pas à trouver un cours de si grande qualité dans un tout petit village comme le mien. Ma prof propose des cours de Yoga Integral, j’aime le fait qu’elle nous parle des saisons, des quatre éléments, de nourriture… en plus des postures ou de la respiration. En cette période de rentrée, de stress, et de fin des beaux jours, je peux vous dire que cette échappée a été extrêmement bénéfique pour moi, et je ne m’en passerais pour rien au monde en ce moment !
J’ai aussi décidé de pratiquer plus souvent chez moi devant Little. En effet, je pratique déjà à la maison, mais seule et tranquille. Or, je crois que si je veux encourager mon fils à plus de sérénité, faire du yoga devant lui et lui donner envie de participer, de se joindre à moi, pourrait être utile. J’ai déjà essayé de l’initier, nous avons un très bel album sur le sujet, et il adore me piquer mon tapis de yoga orange…
Il faut que j’achète un nouveau tapis (ça tombe bien, le mien commence à partir en lambeaux…) afin que nous ayons chacun le nôtre, et que je puisse l’inviter à me joindre sur le tapis de manière ludique et informelle le plus souvent possible.
Si vous avez des marques de bon tapis de yoga à me conseiller, je suis preneuse ! Car je cherche, je cherche, mais je n’y connais rien et je ne sais pas que choisir !

 

J’espère avoir le temps ces vacances de rédiger un deuxième billet pour vous raconter nos derniers mois agités ! À très bientôt.

What make’s me happy

J’aime beaucoup cette période de l’année. Bon, ok, les arbres ont définitivement perdu leur beau feuillage doré, il pleut et la nuit semble grignoter presque toutes les pauvres heures du jour… mais, je ne sais pas, j’aime bien ces quelques semaines de transition entre le bel automne flamboyant et Noël. Et voici quelques petits plaisirs qui, malgré le temps maussade ou le stress du quotidien, peuvent rendre mes journées plus douces et plus lumineuses :

– prendre un bain bien chaud en plein après-midi, le week-end, lorsque Little fait sa sieste. Faire un gommage, laisser poser un masque sur mon visage, me chouchouter… Puis ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce et laisser entrer la forêt, son silence et ses mystères, dans la maison…

– allumer des bougies aux odeurs épicées dans n’importe quelle pièce où je me trouve ; bureau, salon, cuisine, et même salle de jeux !

– préparer Noël, faire des listes de cadeaux pour les proches, mais aussi réfléchir à ce qui me ferait plaisir (ben oui, je me chouchoute -bis ^-^)

– partir au fond d’un champs avec Little, chaussés de nos bottes en caoutchouc, pour faire nos emplettes directement chez notre producteur de légumes. En profiter pour patauger dans la boue au milieu des dindons, des poules, des lapins et de l’énooooorme cochon paresseux. Voir les yeux de Little s’agrandir de plaisir et d’étonnement à la découverte de tous ces animaux, si proches, bien vivants ! Et repartir avec un gros panier de légumes de saison qui ne m’a presque rien coûté. Punaise, mais qu’est-ce-que c’est chouette la nature !

– reprendre le yoga, à la maison, tranquillement. Face aux baies vitrées et à la vue sur la vallée, dérouler le tapis un peu usé, sortir mes nouveaux accessoires (une brique et une sangle !) et me détendre profondément.

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(Little devant notre cheminée, dans laquelle pour l’instant on ne fait brûler que de grosses bougies car on attend que le ramoneur vienne la remettre en marche)

– partager une tisane avec mon fils. Little adooooore la tisane vanille-lavande (avec une cuillerée de miel, forcément ^-^). Le soir, vers 17h, on se fait nos deux petits mugs, comme des papis-mamies, et on s’installe côté à côté sur le canapé pour la déguster, en faisant un puzzle, ou des legos… Et entendre Little dire de sa petite voix zozotante : « hum, est bon la tiz-zane, maman ». ❤

– regarder Stranger Things recroquevillée sous une épaisse couverture en polaire, trembler un peu de froid mais aussi de peur ^-^ (je suis une grosse chochote)

– l’odeur des mandarines qui flotte dans la maison. Et Little qui, de ses tous petits doigts agiles, pèle déjà allègrement les siennes. Le regarder grandir et être fière.

– regarder dehors, par n’importe laquelle de nos fenêtres, et m’émerveiller. L’autre soir, je crois que j’ai vu une chouette, toute blanche, dans le bois au fond du jardin. Parfois il y a les écureuils qui viennent sur la terrasse, mais aussi des petits moineaux mignons et gourmands. Il paraît que l’ancienne propriétaire a déjà vu des biches et même des sangliers traverser le jardin!!!

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(la vue depuis notre chambre)

-aller chez Ikéa pour terminer d’emménager correctement : acheter des étagères pour la salle de bain, quelques tapis, des rangements pour la cuisine ou le bureau, des chevets, et une magnifique parure de lit qui me faisait envie depuis longtemps…

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-cuisiner et savourer des soupes (depuis que j’ai vécu en Irlande, j’adore la soupe… Ils ont l’art et la manière de la manger, dans ce pays! Grosses tartines de beurre trempées dans le potage, mmh c’est un régal, bien plus gourmand que l’image light et diététique qu’avait avant la soupe pour moi)

-regarder des DVD de mes films doudous, et me faire une (re)immersion victorienne en regardant deux fois de suite (!) Pride and Prejudice (de Joe Wright) puis enchainer sur la mini-série si parfaite Pride and Prejudice BBC avec ❤ Colin Firth, avant de regarder Anna Karenine du même Joe Wright, pour terminer sur Atonement (Reviens-moi, en VF) toujours du même réalisateur. Et me rendre compte que, j’avais beau avoir déjà vu ces films, je ne m’étais pas aperçu que j’étais fan du travail de Joe Wright ^-^
Par contre, Anna Karenine était une découverte, et j’ai adoré (pourtant, je n’avais pas vraiment accroché avec le roman, alors que je suis habituellement fan de littérature du 19ème et que j’aime beaucoup les auteurs russes. Ce Tolstoï là, pourtant si encensé je le sais bien, ne m’avait pas emballée).
Et puis, Keira Knightley, quoi… quelle beauté, quelle grâce… je crois que j’ai vu absolument tous ces films, ça y est !

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– ne pas faire de shopping (ben oui, maintenant que je vis loin de tout !) et être fière. Et ressentir le contentement de consommer peu et mieux. Se nourrir d’autre chose et trouver ça bon.

– manger des biscuits de Noël et boire du thé de Noël

– sentir les odeurs de feux de bois qui envahissent toutes les rues du village…

J’aurais pu continuer encore… et pourtant je ne pensais pas que ma liste serait si longue ! Comme quoi, parfois, c’est bien de mettre par écrit ce qui nous rend heureux, ça permet de se rendre compte qu’on a vraiment un puits immense dans lequel puiser du bonheur et qu’on n’a pas de quoi se plaindre. Enfin, pas trop… ^-^

Et vous, des petits plaisirs de saison à partager avec moi ?

A bientôt !

 

 

Nourrir son âme

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Je vous le confessais dans ce billet, je n’ai pas fait de yoga depuis les attentats du 13 novembre. Cela fait donc 3 mois. Et je ressens ce manque.
Je ne vous parlerai pas que de yoga aujourd’hui, rassurez-vous (pour celles/ceux qui en ont marre de mes articles dédiés à ce sujet ^-^). C’est juste que ce manque est le point de départ d’un constat.

Trois mois sans yoga, donc, et je sens en moi de plus en plus de nervosité. Ce n’est pas le fruit de mon imagination, car Robinson a constaté la même chose. Alors bien sûr, l’hiver et ses courtes journées, le quotidien et sa routine, l’ambiance générale un peu morose de ces dernières semaines, sont autant d’ingrédients à prendre en considération pour expliquer mon état à fleur de peau de ces derniers temps. Mais je sais bien que je suis aussi, en partie, responsable de celui-ci ; n’ai-je pas un peu négligé d’entretenir ma spiritualité dernièrement ?

A être tous les jours à la maison avec mon fils, je passe finalement beaucoup de temps à papillonner, à ouvrir mon ordinateur et mes boîtes mails, à errer sur internet, à lancer des séries ou des films que je ne regarde que 5 minutes. Car c’est bien ça le coeur du problème : avec un bébé à gérer, on n’a jamais plus de 5 minutes devant soi. Alors on ne se lance dans rien, par peur d’être frustré(e) de ne pas pouvoir finir. C’est plus simple d’ouvrir Instagram et de faire défiler les images, que d’attraper mon livre et d’essayer de reprendre ma lecture là où je l’avais laissée ; le temps que je me remette dedans, bim, Little appelle ou s’impatiente, et je dois abandonner mon bouquin. Ou alors, parfois, tout simplement, je suis incapable de rester concentrée assez longtemps pour lire, car je surveille bébé en même temps, ou suis préoccupée par des soucis extrêmement terre-à-terre (la purée de bébé, le transit de bébé, le chauffage dans la salle de bain, l’aspirateur à passer, la Poste,  les courses… voilà en gros le tableau…!).

Je me suis aperçue que je négligeais de nourrir mon esprit, qui était donc constamment azimuté par les sollicitations des réseaux sociaux, des blogs, des vidéos youtube, des séries, des films sur Netflix… Au lieu de me poser pour lire, ou pour écrire, au lieu de prendre un peu de temps pour réfléchir, me documenter, m’inspirer, au lieu de mettre mon cerveau sur off, de m’octroyer une vraie pause réparatrice grâce au yoga, je m’éparpille, gaspille mon temps, papillonne.

Je ne m’auto-flagelle pas. C’est dur de tout faire, on ne peut pas contrôler chaque minute de son quotidien, et avec un bébé il faut être souple et s’adapter aux aléas : alors non, je ne vais pas m’imposer un emploi du temps avec des heures de yoga, d’autres de lecture, des siestes et un temps restreint sur internet. Je pourrais le faire et ça pourrait marcher, mais… commençons avec moins d’ambition ! Avoir pris conscience de cela, c’est déjà un grand pas. Aujourd’hui, je prends le temps d’écrire ce billet, et de cuisiner. Demain, peut-être, j’essaierai de faire une séance de yoga, ou de lire une heure. Pas de stress ni de contraintes, la culpabilité et la pression ne sont pas les alliées de quelqu’un qui essaie d’être plus zen, plus alignée, moins irritable, moins nerveuse.

Le yoga me calme physiquement, c’est sûr, mais il y a tout l’a-côté qui entre en jeu aussi, l’univers du yoga : les gens bienveillants, la philosophie du « ce qui doit arriver arrivera, c’est le destin/karma », le non-jugement… Quand je pratique plus régulièrement, je m’inscris durablement dans ce cocon apaisant, et surtout j’y trouve plus facilement refuge lorsque la réalité du monde m’agresse. Je suis alors capable de relativiser, mon cerveau parvient à court-circuiter les ondes négatives, bref, le yoga permet à mon corps de filtrer toutes les violences et le stress du quotidien, mon esprit ne se laisse pas envahir, et je reste plus zen. Tous ces automatismes, dernièrement, ce sont estompés : je n’ai pas entretenu ma spiritualité par la pratique, alors je suis à nouveau vulnérable, je le sens. Me voilà à m’énerver plus vite, à laisser l’irritation monter en moi, à ne pas supporter certains petits désagréments…. je déteste être comme ça, ce n’est pas moi, ni ce que j’ai envie d’être…

Alors voilà, je le sais, j’ai besoin de faire du yoga, et j’ai besoin de lire et écrire ; ce ne sont pas uniquement des loisirs plaisants, ce sont des sources de recentrage qui m’aident à être la personne que je veux être, quelqu’un d’équilibré et de bien dans sa peau. Je vais essayer de prendre un peu de temps pour m’y remettre sérieusement, il le faut, et pas seulement pour moi mais pour mes proches aussi…

Et vous, cela vous arrive-t’il de ressentir ce besoin de vous ré-ancrer, de vous ré-aligner ? Quels sont vos moyens de vous retrouver, de vous réparer ?

NB : la photo (prise au retour de notre week end au ski, le ciel était beau à couper le souffle) est personnelle mais libre de droits. La citation qui y figure est de Jorge Luis Borges

Bilan de début d’année – les billets en cours

Je me suis rendue compte que certains de mes billets auraient nécessité une suite, une deuxième partie, un retour, mais que je laissais dormir aux oubliettes de la blogosphère. Par exemple, l’an passé, je vous avais parlé de mes bonnes résolutions : bien hydrater ma peau, et boire plus d’eau tout au long de la journée. Aussi, j’avais entrepris le challenge « 30 days of yoga with Adriene » et je n’ai pas rédigé la dernière partie de ma review sur le sujet… Enfin, je vous avais annoncé notre week-end à Amsterdam (avec Little agé de 2 mois) et promis de vous en toucher un mot, et puis le temps a passé et je ne l’ai pas fait ! Shame on me ! Heureusement, aujourd’hui, j’ai décidé de rattraper mon retard et de clore ces différents chapitres ouverts ça et là sur le blog.

Les bonnes résolutions de 2015, on en est où ?

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Ce n’était pas encore officiel mais, en janvier 2015, je savais déjà être enceinte, aussi cela explique pourquoi j’avais tant besoin d’insister sur l’hydratation de ma peau. J’avais une peur bleue des vergetures ! Je savais très bien que je n’étais pas assez rigoureuse, trop la flemme d’appliquer de la crème sur tout le corps TOUS les jours !!!
La grossesse a été l’impulsion qu’il me fallait, et pas un jour je n’ai failli à l’étape du crémage en règle de tout le corps. Même les jours où j’étais extrêmement fatiguée, même loin de chez moi, en voyage ou chez des amis, mes crèmes étaient avec moi et je prenais chaque jour 10à 15 minutes pour m’hydrater entièrement le corps. Au 6ème mois de grossesse, étant donné que j’étais en arrêt et avais donc plus de temps, j’ai même commencé à mettre de la crème matin ET soir. Mes efforts n’ont pas été vains (ouf !!), je n’ai pas eu de vergetures. Par contre, je n’ai pas non plus réussi à garder le rythme, et depuis que la menace de la peau du ventre craquant et se fissurant ne plane plus sur moi, j’avoue avoir à nouveau remisé mes crèmes au fond du placard ! (oui mais c’est l’hiver, j’ai froiiiidddddd….!!)
De même, l’autre bonne résolution qui était de boire plus d’eau, a été très bien tenue, mais surtout très facile à tenir vu que, enceinte, j’étais constamment assoiffée. Tellement assoiffée que j’ai eu peur, à un moment, d’être devenue potomane ^_^ Par contre, pour m’aider dans cette résolution je m’étais achetée une gourde, qui s’est avérée bien inutile car pas du tout étanche ! J’ai donc utilisé de simples bouteilles d’eau en plastique que je re-remplissais – écologique, mais pas forcément bon pour la santé, à cause des composants du plastique de ces bouteilles…

Le challenge des 30 jours de yoga, on en est où ?

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Je me suis arrêtée à la séance 19 ! Eh oui, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout du défi ! Et, pour être franche, je ne me suis pas trop culpabilisée de ne pas le faire… C’est comme ça, parfois on a envie de faire bien mais la vie et ses impératifs font que ce n’est pas toujours possible. Ou alors peut-être est-ce tout simplement la flemme, l’hiver…?

Bon, en vérité, aussi, il y a eu les événements de novembre… pendant des jours, je ne me sentais plus l’envie de faire du yoga, je trouvais ça vain, complètement à côté de la plaque par rapport au drame qui venait de se produire. Grosse remise en question des priorités, à quoi bon, pour quoi faire, tout ça tout ça… Et puis finalement, je n’ai pas eu envie de m’y remettre… j’ai sans doute associé ce qui venait de se passer avec ces moments d’insouciance qui faisaient partie de mon quotidien, et peut-être que j’ai culpabilisé d’avoir eu le privilège de les vivre, ces moments; je m’en suis voulue d’avoir été naïve et insouciante, et le challenge de yoga que je faisais à ce moment là a pâti de cet amalgame, alors je l’ai mis de côté avec le reste. Comme si, vous voyez, il y avait eu un avant et un après attentats. Et après, je n’étais plus la même, et je n’avais plus envie de cela… Mais je suis sûre que l’envie reviendra, pas de pression, je me connais, je fonctionne par cycles ! Pour l’instant, je suis dans autre chose, mais sûre qu’on en reparlera par ici…!

Et Amsterdam avec 15 potes et un bébé de 2 mois, en plein novembre, ça donne quoi ?

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C’était la première fois que j’allais à Amsterdam, et je dois avouer que j’ai été un peu déçue (c’est pour ça que je n’en ai pas trop parlé par ici, je pense). Bon, c’est sûr, on a eu un temps horrible et ça n’aide pas : pluie continue, froid, vent… En plus, il y avait un festival assez énorme ce week-end là et donc beaucoup beaucoup de monde dans les rues. Je m’attendais aussi à ce que ce soit, comme souvent dans les pays « du nord », très kids friendly. Eh bien pas du tout ! On a halluciné, car partout où on arrivait avec Little (qui est quand même un bébé hyper cool, calme et tout… donc pas relou !) les gens, clients et serveurs/patrons, nous regardaient de travers. Dans le petit shop où l’on a mangé un midi, Robinson s’est même un peu énervé (ce qui ne lui ressemble pas du tout ! Il est toujours d’un calme olympien) avec le patron, qui lui répondait très mal, et avec mépris, à ses demandes concernant le bébé (il demandait s’il y avait une table à langer dans les toilettes, LE truc qu’on trouve quand même un peu partout, sans être regardés comme des martiens lorsque l’on demande, non ?). On a vraiment eu l’impression de débarquer d’une autre planète car on avait un enfant… ! On s’est même fait refouler de certains salons de thé, même, sous prétexte qu’il n’y avait pas de place pour mettre la poussette. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu en France…! Bon, peut-être qu’on est vraiment des gros bobos habitués à vivre dans des quartiers bondés de jeunes couples trentenaires qui traînent leurs gamins partout, dans les bars et les restos, en soirée ou sur les péniches… mais je ne m’attendais pas à ce qu’on soit aussi mal considérés avec notre bébé ! En tous cas, pas à Amsterdam ! Surtout qu’on a évité les endroits trop touristiques et privilégiés les petites rues, les petites boutiques, les petites adresses sympas, que l’on s’attend généralement à voir être plus « avant-gardiste » (mais est-ce de l’avant-gardisme que tout simplement tolérer lap présence de touts-petits et faciliter l’accès d’un lieu aux parents, aux familles…?). L’impression qui ne m’a pas quittée du week-end, c’était celle de n’avoir rien à faire là avec un bébé. Je me suis demandée comment faisait les jeunes mamans hollandaises, si elles étaient vouées à rester enfermées chez elles jusqu’à l’adolescence de leurs enfants…??? J’imagine bien que non, et qu’il doit y avoir des lieux où elles vont en famille… mais je ne les ai pas trouvés!
Au delà de ce point un peu négatif, nous avons passé un super week-end : on a bien ri, bien profité les uns des autres, arpenter les rues en large et en travers, bruncher et bu des bières… c’était chouette. Et Little a eu l’air d’apprécier le voyage, il a été hyper cool et calme, est passé de bras en bras pendant 3 jours sans broncher, a fait des sourires et des câlins à tout le monde… C’est donc le point positif de ce weekend : on s’est rendus compte que l’on pouvait partir avec lui et qu’on ne devait d’ailleurs pas hésiter à le faire, car  comme on dit les voyages forment la jeunesse (enfin, là, ils apprennent surtout à Little à devenir un parfait petit nomade, ce qu’il est à priori, pour l’instant !).

Voilà pour ce « bilan » des articles commencés mais jamais terminés. Maintenant la boucle est bouclée (ouf, je me sens mieux !). Je tâcherai, à l’avenir, d’être plus rigoureuse et de ne pas vous faire attendre un an entier avant de vous donner le fin mot d’une histoire entamée ici ! Et, pour ce qui est d’Amsterdam, ne vous inquiétez pas, je ne m’arrêterai pas sur ce « demi fiasco », nous avons l’intention d’y retourner à la belle saison (pas forcément cette année), et d’en profiter encore plus, mais toujours avec notre fils ! Alors si vous avez de bonnes adresses, des bons plans d’endroits family friendly, n’hésitez pas à partager ! Je ne veux pas rester sur cette image un peu écornée de la ville, je suis sûre qu’il y a plein de trucs chouettes à faire et à voir encore !

Et vous alors ? Pour celles qui s’étaient lancées dans le challenge de yoga, êtes-vous allées jusqu’au bout ?
Avez-vous déjà eu des déconvenues en voyage ? Quelle destination vous a déjà déçu(e)s ?
Et vos résolutions passées, les avez-vous tenues ??

Je vous laisse, je vais préparer ma valise et mon matériel pour mon week end de SNOWBOARD ENTRE COPINES !!!! Youhou j’ai hâte d’être sur les pistes ! Je vous souhaite un très bon week-end, à bientôt !

NB : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

30 days of yoga – 2/3 – pendant

2/3 Yoga with Adriene – j’avance tranquillement

IMG_1284J’avais prévu d’écrire ce billet mercredi dernier mais… well, je n’en avais pas vraiment envie, compte tenu des événements. D’autres choses avaient besoin de sortir, prioritaires.
Ce n’était que partie remise car la voilà, la petite review sur mon challenge 30 days of yoga with Adriene !

Je vous écris ce billet alors que j’ai accompli pile poil la moitié du challenge, soit 15 vidéos.

Je sais ce que vous vous dites : Seulement 15 séances??? Pourtant, elle a commencé le challenge il y a un petit moment déjà !
Oui, c’est vrai. Mais je ne pratique pas les week-ends, et j’ai fait une petite pause lorsque mes parents sont venus passer une semaine chez nous, je n’avais pas envie de me stresser à vouloir à tout prix caser ma séance de yoga alors que notre appartement était en bazar et qu’il y avait constamment du monde autour. J’ai juste profité d’eux, et me suis reposée, et c’est bien aussi. Je ne me suis pas culpabilisée de mettre le challenge en pause car c’est aussi ça, l’esprit yoga, savoir être indulgent et accepter que tout n’est pas sous contrôle, que parfois on ne fait pas comme on avait prévu (punaise, je progresse…!! Ce genre de résignation m’était encore inconcevable il y a quelques temps!) 🙂

Alors ce premier bilan..?

Je suis contente de faire ce challenge de yoga. C’est avec plaisir que je déroule chaque jour mon tapis, impatiente de découvrir la thématique de la séance. Parfois, Little fait sa sieste dans la chambre, et je suis tranquille dans le calme du salon. Parfois, il est à côté de moi, sur son tapis à lui (un tapis d’éveil, bien sûr ^-^), et ça le fait marrer de voir sa maman se contorsionner, faire le souffle du lion en tirant la langue, effectuer de grands mouvements avec ses bras. J’ai de la chance car Little est vraiment un bébé cool (bon, il fait des crises parfois, hein, c’est un bébé normal quand même ! ) et pour l’instant, je n’ai jamais eu besoin d’interrompre une de mes séances « à cause » de lui.

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Ce qui me plaît dans ce challenge :

  • J’aime beaucoup le ton « okay, it’s playtime guys ! » d’Adriene. Elle ne se prend pas au sérieux et dédramatise énormément le côté parfois trop austère du yoga. Pour elle, le yoga doit être fun. Une pose n’est pas statique ni figée, on peut l’adapter, jouer avec elle, la développer, la sublimer. Parfois, Adriene me donne l’impression d’être à nouveau une enfant, qui joue avec son corps. Adulte, on oublie parfois cet aspect ludique de l’activité physique, on se concentre souvent un peu trop sur le côté sportif, dépassement de soi, compétition ou bien-être… Là, je retrouve du plaisir à juste faire des mouvements pour le fun, à essayer des postures en n’ayant pas peur de rater, de tomber (sur une pile de coussins), ou d’avoir l’air idiote ! J’adore m’entrainer à faire la posture du corbeau ou du pont, j’ai l’impression d’avoir dix ans et d’être avec mes copines, dans la cour de récré, avec pour seule préoccupation de jouer à faire la roue, le poirier, etc…
  • Faire du yoga à la maison à partir d’une vidéo, c’est bien pratique ; je peux mettre sur « pause » si besoin, prendre le temps de m’arrêter sur une posture, ou remettre en arrière si j’ai loupé un truc. Je peux allumer des bougies, faire un loooooonnng Savasana (posture de relaxation/méditation à la fin d’une séance) sans craindre d’être dérangée par le souffle bruyant d’un voisin de tapis enrhumé ou la voix de la prof qui doit mettre fin à la séance pile au moment où je commençais à vraiment ressentir les bienfaits de la posture. Je peux mettre du talc sur mes mains pour ne pas glisser sur mon tapis, je peux pratiquer en culotte, pas coiffée ni maquillée, ou dans le jogging de mon mec. Bref, je suis TRAN-QUILLE !
  • J’aime que chaque séance soit dédiée à un aspect particulier : une partie du corps à travailler (le dos, les abdos…) un style de yoga à découvrir (hatha yoga, Shakti yoga…), un aspect du yoga à développer (méditation, detox, salutations au soleil…). Cela donne une certaine pertinence au fait de faire chaque jour du yoga mais jamais la même chose.
  • Enfin, faire du yoga tous les jours (ou presque) permet de « progresser », de se sentir mieux dans des postures qui, auparavant, nous incommodaient ou nous semblaient intenables. Par exemple, généralement, je n’aime pas trop la posture du chien tête en bas, car elle me fait mal aux bras, je ne suis pas assez musclée pour tenir longtemps sur cette partie de mon corps. Depuis que j’ai commencé le challenge, c’est une posture que j’aime de plus en plus, comme un moment de recentrage et de relâchement dans l’enchainement des postures de la salutation au soleil. Habitude, renforcement des muscles… plusieurs choses entrent en compte mais le résultat est là : aujourd’hui, j’adore chien tête en bas !

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Conclusion ?

Eh bien, maintenant que j’en suis à la moitié du challenge, je suis encore plus motivée qu’avant de le continuer, ce serait trop bête d’abandonner quand tant de vidéos ont déjà été effectuées. Certains jours, je suis un peu maussade ou raplapla, je traîne et n’ai pas trop envie de dérouler mon tapis, mais le fait d’avoir une pratique inscrite dans un challenge, dans la durée, me pousse à le faire malgré tout et, heureusement : toujours, toujours, je suis a posteriori contente de l’avoir fait, de ne pas avoir baissé les bras. Le yoga me fait beaucoup de bien, physiquement bien sûr mais surtout mentalement. Comme si ça insufflait une grosse dose de gratitude, de positivisme, de douceur… Comme si chaque séance m’offrait l’apaisement. Comme si, après chaque vidéo visionnée et pratiquée, la vie se paraît d’un filtre rose, avec bonne humeur, légèreté et sourire à la clé.
Bref, une conclusion enthousiaste pour ce bilan à mi-parcours.

Et vous, du coup, vous vous êtes lancé(e)s ?

NB : la 2ème photo provient du compte Instagram d’Adriene.

30 days of yoga – 1/3 – AVANT

1/3 Yoga with Adriene – je commence

Comme vous avez eu l’air enthousiastes lorsque j’ai évoqué ici mon challenge « 30 jours de yoga », et que vous sembliez intéressé(e)s par un article à ce sujet, j’ai préparé 3 petits billets pour présenter ce challenge mais surtout, partager avec vous mon ressenti avant, pendant, et après ces 30 jours de yoga. J’espère que ces reviews vous seront utiles !

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Pourquoi un challenge de 30 jours de yoga ?

Vers 7 mois de grossesse, j’avais adoré profiter de mon congé pré-accouchement pour essayer de pratiquer le yoga un peu plus quotidiennement. Peut-être vous rappelez-vous de ce billet où j’évoquais le plaisir de pouvoir faire chaque jour plus d’une heure de yoga, dans le jardin de mes parents (un genre de « 30 days of yoga », mais sans support vidéo, sans prof, et plus répétitif). Cela m’aidait à vivre ma grossesse de manière calme et sereine, tout en me permettant de bouger un peu, de déverrouiller mon corps changé sans craindre de provoquer une fausse couche ou des douleurs.

Seulement, voilà. Faire une heure de yoga par jour, c’est impossible, ou alors pour un très petit nombre d’entre nous. Entre le boulot, les courses, les copains, la vie de famille… difficile de s’octroyer cette pause de 90 minutes tous les jours. Surtout si l’on a une autre activité sportive en parallèle. Ou alors, donnez moi votre secret pour avoir des journées de 36 heures !!

Paradoxalement, les bienfaits du yoga se ressentent particulièrement lorsque la pratique est régulière. Une séance quotidienne est donc idéale pour profiter vraiment des avantages de cette discipline…

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Adri-qui ?

Adriene, une prof de yoga texane, toute jeune et toute fraîche, nous a donc concoctés 30 vidéos sur sa chaîne Youtube pour nous permettre de faire un petit peu de yoga, tous les jours, sans nous ennuyer, et sans trop alourdir notre emploi du temps déjà bien chargé !

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Pourquoi ça donne envie de se lancer ?

Le principe de chaque épisode est simple : une séance courte (entre 12 et 30 minutes, c’est selon), et des enchainements variés d’un jour à l’autre. Un jour, Adriene nous invite à nous consacrer à des postures qui sollicitent les abdominaux, un autre jour c’est trente minutes de méditation qui nous sont proposées, etc… Ainsi, pas de lassitude, chaque nouvelle vidéo est une découverte, et cela permet de maintenir la motivation, qui pourrait s’étioler à force de répétitions.

Avec un bébé de 3 mois à la maison, et une tonne de choses à faire (courses, ménage, blog…) (comme tout le monde, j’imagine…), ce n’est pas évident pour moi de trouver le temps de retourner au studio de yoga où je prends habituellement des cours. J’ai déjà du mal à trouver un créneau pour aller nager une fois par semaine… Alors cette idée de me lancer un défi n’était pas pour me déplaire, la stimulation de mon esprit de compétition (qui ne s’est développé que dans sa dimension auto-réflexive ; je n’aime pas du tout me mesurer aux autres, mais j’adore m’auto-challenger et essayer de me dépasser) m’obligeant à une certaine discipline, et m’encourageant à ne pas abandonner le projet en cours de route.

Pas très yogi, l’esprit de challenge, pensez-vous ?

Le dépassement de soi n’est pas contraire à l’éthique du yoga, de même que la discipline à laquelle on devrait s’astreindre lorsqu’on pratique (Mathilde explique cela très clairement dans son petit livre* ).

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Bref, tout ça pour dire que cette idée de trouver trente petites minutes dans une journée pour dérouler son tapis et prendre un peu de temps pour soi me plait bien ! Je trouve ça génial que des personnes comme Adriene donnent autant de leur temps et de leur énergie pour partager ce qu’elles aiment et nous permettre de pratiquer, quelle que soit notre condition et notre niveau de yoga !

Pas d’élitisme avec Adriene, elle propose des variations pour tous les niveaux et pour tous les besoins. Pour ce qui est du matériel nécessaire, elle se contente du strict minimum : un tapis ou une serviette, et c’est tout ! En gros, pour se lancer dans le challenge, il suffit d’apporter sa bonne humeur (quoique, même pas forcément, car il m’est arrivé parfois de lancer la vidéo du jour en me disant que rien ne parviendrait à me dérider de mon humeur grognonne, et finalement, après quelques salutations au soleil, mes ronchonnements s’étaient envolés!) et de se fixer pour seul objectif de départ celui d’aller jusqu’au bout du défi.

Cependant, avant même de commencer, je m’étais déjà résignée à une certaine indulgence, prête à accepter que peut-être il arrivera à une ou deux reprises que je ne trouve pas le temps de faire la vidéo du jour. Pour cela, je citerai encore une fois Mathilde :
« Si je rate un cours de yoga, je déculpabilise ! Si j’ai une bonne raison, je peux rater un cours ! Si je n’ai pas de bonne raison, je peux aussi rater un cours ! Mais alors, je ne me blâme pas parce que je n’y suis pas allée. La vie est déjà assez compliquée comme ça, pas la peine d’y ajouter des pensées négatives. » (p. 151)

find+what+feels+good

* Patanjali a écrit les Yoga Sutra où il explique que le yoga se compose de 8 membres, ou 8 échelons à gravir pour atteindre le bonheur. Parmi ces échelons, il y a les Niyama, 5 principes d’autodiscipline, dont l’un d’eux est « tapas », l’action, qui préconise discipline et patience. Je cite Mathilde du blog Mathilde fait du yoga, qui a écrit un petit guide de yoga très clair et passionnant ; elle explique : « Le yoga prend du temps, requiert de la patience, de la discipline. La discipline, dans le yoga, c’est une partique régulière et constante, pour que les progrès se fassent et s’impriment dans notre corps. La discipline dans le yoga, c’est donc venir en cours régulièrement, ou en pratiquer chez soi un petit peu chaque jour : il faut cultiver l’effort. » p. 150
Le yoga malin, de Mathilde Piton, éditions Quotidien Malin, 6 euros. Son blog ici.

Alors, êtes vous prêt(e)s à vous lancer vous aussi ?

A mercredi prochain pour le bilan de mi-parcours !

Illustrations : thecrabandthemoon

Photos d’Adriene : son instagram

Photo 1 : perso, merci de ne pas l’utiliser sans mon autorisation