Les vacances ou prendre le temps

Bonjour !

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir vos commentaires laissés par ici alors que je pensais l’endroit complètement désert. Merci pour ces petits mots encourageants qui me donnent toujours envie de tapoter sur mon clavier.

Je suis en vacances depuis vendredi, presque deux mois de pause que j’attendais impatiemment (évidemment !). Au programme : passer du temps avec Little, préparer un peu ma rentrée (il le faut bien), lire beaucoup, écrire beaucoup, coudre beaucoup, et faire des cartons ! Il y a eu pas mal de changements dans notre vie ces derniers temps, des bonnes nouvelles et des projets qui se concrétisent, j’ai hâte de vous raconter ça.

Certain(e)s l’ont remarqué aussi, je ne suis plus active sur Instagram depuis quelques semaines. Je sentais que ce réseau social me minait petit à petit, et même si je sais pertinemment faire la différence entre le réel et la vie enjolivée sur les réseaux sociaux, il est parfois difficile de faire la part des choses, surtout dans la période de changements dans laquelle on était ces derniers temps, et je me suis laissée submergée. J’ai préféré couper court, au moins pour un moment.

Me voilà donc en vacances, il fait beau et chaud, ça sent l’été et l’indolence des longues journées sans but – le bonheur. J’ai envie de chiller dans la nature, loin du bruit de Lyon, de son bitume et de sa frénésie. Je repartirais bien au Costa Rica, tiens ! En attendant, je vais simplement savourer ce moment où Little est couché et s’endort en gazouillant, l’air devient enfin plus frais, et je peux m’allonger un moment sur le canapé pour bouquiner tranquille. Je suis dans une période où je dévore les romans de Joyce Carol Oats, j’espère trouver le temps de vous en reparler.

D’ici là, je vous souhaite une belle semaine sous le soleil, et espère vous revoir par ici ! A très vite !

 

L’inspiration du moment : comme une envie de buller face à l’océan, de déguster des jus bien frais, de sentir l’air et les embruns balayer mes cheveux sur mon dos nu… les vacances quoi !

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Bye bye 2016, welcome 2017 ! (Mes coups de coeur lectures de 2016)

Hello !

D’abord, tout d’abord, un immense IMMENSE gigantissime MERCI pour tous vos mots depuis l’arrêt du blog, j’ai été surprise et très touchée par vos réactions, vos commentaires, vos encouragements, wahou… Internet, ça peut quand même être ouf, quand on a la chance de vivre ce genre de choses – avoir un blog et partager avec des gens bienveillants, tolérants et ouverts sur le monde.
Merci.

Depuis quelques temps le clavier me démange et le blog me manque. Je sais pourtant que je n’ai vraiment pas le temps de recommencer à bloguer, mais je me dis que rien ne m’empêche de passer de temps en temps par ici pour publier un billet qui me tient à coeur. Par exemple, j’avais envie de partager avec vous mes coups de coeur lectures de 2016, et de publier quelques billets sur l’éducation, ainsi que des propositions de livres pour les petits… Quelques idées de billets me traversent l’esprit de temps en temps, et il n’y a aucune raison pour que je les bride, si ce n’est le temps. Alors aujourd’hui, comme j’avais un tout petit peu de temps pour moi *, j’ai voulu en profiter, et revenir vous saluer, vous souhaiter une belle année, et papoter un peu des livres que j’ai découverts en 2016.

(* parce-que j’ai fini 2016 et commencé 2017 avec une bonne grosse grippe de fou ! Eh oui ! Lucky me… ^-^ Donc, je suis à la maison aujourd’hui, à grelotter comme une dingue pour, dans deux minutes, me mettre à suer comme si je chauffais à 200 ° degrés…. Youpi.)

Bon, tout d’abord, comme vous vous en doutez, j’ai lu… trop peu. Avec la reprise du travail, notre bébé, mes douze mille passions et le reste, difficile de se trouver du temps pour lire. Heureusement qu’il y a eu les vacances où le rythme s’est ralenti… Mais mon palmarès 2016 n’est pas brillant : 17 lectures au compteur (et encore, j’ai pris en compte les BD !!). Bon, pour ma défense, j’ai aussi lu beaucoup de magazines et de Hors-séries, notamment le super chouette Harry Potter à l’école des Philosophes (Hors-Série Philosophie magazine) et le très inspirant LIRE dédié à Roald Dahl, lecture qui m’a beaucoup marquée et, je ne vous le cache pas, motivée pour me remettre à écrire et me lancer dans un projet de roman.

Je vous propose un petit top et flop, en essayant de ne pas être trop longue pour chaque lecture ! J’espère que cela vous plaira et que vous aurez envie de découvrir certains titres !

— MON TOP —

La maison de Sugar Beach, de Hélène Cooper

Ce récit autobiographique d’un enfance dorée au Liberia bercée par la musique de Michael Jackson est brusquement interrompu par la guerre civile de 1980. 
Fille, petite-fille et arrière-petite fille des fondateurs du pays, H. Cooper est ce que l’on appelle une congo : elle appartient à la famille d’anciens esclaves affranchis venus reconquérir leur ancienne terre africaine.

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Merveilleuse lecture, que j’ai beaucoup conseillée autour de moi après l’avoir dévorée. Ce roman a reçu le prix ELLE du documentaire, et même si je me méfie des prix attribués par les magazines féminins (je suis toujours déçue…) j’ai bien fait de me laisser tenter par la couverture et le titre de cet ouvrage. Hélène Cooper y retrace l’histoire de sa famille et du Liberia, petit pays d’Afrique qui a connu beaucoup d’atrocités. J’ai découvert ce pays et son histoire qui m’étaient absolument inconnus (oui, je suis assez nulle en géopolitique…), et je me suis laissée entrainée par la jolie plume de l’auteure. Ce livre n’est pas un documentaire pur et dur, sec et froid, car Hélène Cooper parvient à nous faire vivre avec elle son enfance colorée et bruyante, elle a ce don de parvenir à nous faire sentir les odeurs de sa ville natale, nous faire entendre l’accent et les intonations de sa langue dans la bouche de ses personnages, et nous mettre l’eau à la bouche en décrivant les plats qui la faisaient elle-même saliver enfant. On est en totale immersion dans le Liberia des années 70. Et puis brusquement une guerre civile éclate en 1980 et le chaos s’installe. Même si on n’aime pas les livres de guerre ou les documentaires, cet ouvrage peut plaire. Il m’a fait voyager, il m’a appris des choses, il m’a transportée, il m’a un peu fait pleurer aussi… bref, tout ce qu’on attend d’un bon bouquin, non ?

L’armée furieuse, de Fred Vargas

– Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
– C’est une association ?
– L’armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
– Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
– Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle ?
– Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?
Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.
– Votre fille l’a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?
– Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
Veyrenc retint discrètement le commissaire.
– Jean-Baptiste, vraiment, tu n’as jamais entendu parler de ça ?
– Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.
– Pourquoi ?
– Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse.

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JE RAPPELLE QUE JE N’AIME PAS LES POLARS.
Voilà, maintenant que ça, c’est dit, je peux ajouter que ce polar est mon coup de coeur incontesté de 2016. Inexplicablement… Ou, si, explicablement. Fred Vargas est tellement douée pour créer des ambiances … Je suis admirative de ce talent là. Bien sûr, comme tous les lecteurs de Vargas, je suis très attachée aux personnages, notamment au génialissime commissaire Adamsberg. Et puis, il y a toujours ces petits détails qui font la différence, qui font qu’on s’imprègne des lieux, qu’on entre presque physiquement dans le bouquin. Cet opus là se passe en Normandie et, très sincèrement, j’avais juste envie de prendre ma voiture et de partir découvrir cette région si tranquille, de m’asseoir sous un pommier et de regarder la fumée s’échapper d’un toit voisin… Fred Vargas est aussi très douée pour saisir et retranscrire des caractères : le côté un peu bourru, brut de décoffrage des campagnards normands est délicieusement distillé dans tous les personnages que croise Adamsberg… Et puis, l’intrigue, comme d’habitude, haletante, passionnante, avec son petit enracinement historique qui nous donne l’impression de finir cette lecture en étant un peu plus intelligent… ^-^ Bref, un coup de coeur…

Temps glaciaires, de Fred Vargas

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Je vous épargne un second rappel (non, je n’aime toujours pas les polars). Mais CE livre… Comme le précédent, un coup de coeur, dévoré en un rien de temps mais savouré avec délectation… Cette fois, Adamsberg nous emmène en Islande ET au coeur d’une société secrète adepte de Robespierre… Hum, pas banal n’est-ce-pas ? Et même si vous n’aimez pas Robespierre, vous aimerez ce roman j’en suis certaine. Comme d’habitude, Fred Vargas fait des ronds concentriques encore et encore, mais jamais pour rien. Et comme d’habitude, Adamsberg, surnommé « pelleteur de nuage », semble s’attacher à des détails et faire des digressions (savoureuses, toujours) mais ne perd jamais de vue son objectif. Et nous, comme d’habitude, on est complètement emportés, sous le charme de cette équipe de policiers si particuliers, ces doux-dingues, sous le charme du froid polaire et de la beauté brute de l’Islande, sous le charme de la petite auberge au bord de la mer et balayée par le vent,…  sous le charme du roman tout simplement.

Harry Potter et l’enfant maudit

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Nul besoin de le présenter, celui-là, n’est-ce-pas ?

En grande grande fan d’Harry Potter que je suis, je savais que j’aimerais cette pièce de théâtre, même si, bien sûr, elle me laisse sur ma faim : trop courte, trop peu détaillée… J’aurais aimé que JK Rowling écrive réellement ce 8ème tome, mais je suis déjà heureuse d’avoir pu repasser un peu de temps dans le monde merveilleux d’Harry Potter. Je m’en suis rendue compte en lisant cette pièce de théâtre : l’ambiance si particulière de cette série m’avait beaucoup manquée. Après cette lecture, j’ai eu envie de me replonger dans cet univers et c’est pourquoi j’ai acheté le Hors-Série Philosophie dédié à Harry Potter. Dans la foulée (ou presque) je suis aussi allée voir le film « Les animaux fantastiques » que j’ai adoré (oui, je suis sans demie mesure, vous le savez… ^-^) et j’ai passé un peu trop de temps sur le site Pottermore pendant les vacances de Noël, pour dévorer les textes que Rowling poste par ci par là (j’ai énormément aimé lire l’histoire de la création d’Ilvermorny, par exemple) ou pour créer mon Patronus et essayer le choixpeau magique… ^-^
Et vous, êtes-vous des puristes qui ne jurez que par le vrai de vrai Harry Potter et refusez tous les dérivés, ou bien des fanatiques qui aimez tout ce qui touche à cet univers ? 

— MON FLOP —

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

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« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…
Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Même si j’ai bien aimé le « véritable chant d’amour au Midwest américain », je n’ai pas trop compris où voulait en venir ce livre… Pas de début, pas de fin, pas d’intrigue, pas d’élément perturbateur, une narration chorale qui fait que tous les personnages sont des personnages principaux… Oui, l’ambiance est sympa, et on pourrait argumenter dans cette direction : n’est-ce-pas un livre qui nous immerge dans une atmosphère atypique (le Midwest américain de nos jours) plutôt qu’un énième roman d’amour ou d’aventure ? Je ne sais pas. Et quand je ne sais pas… ça m’embête.
J’avais lu sur un blog une critique au sujet de ce bouquin, et je pense que cela a en partie biaisé ma lecture. Cette critique disait que ça sentait le roman écrit selon tous les codes appris à l’université (ben oui, parce qu’aux USA, ils ont cette chance là : des cours d’écriture pour tout le monde ! On t’apprend à devenir écrivain à l’université…! Nous, en France, on est bien loin de cela… on mise tout sur le talent inné et on ne donne pas leur chance aux autres… :-/  #scrogneugneu ). En gros, le roman sans âme, écrit avec les bons outils, en suivant bien les codes et les règles du genre, donc pas un mauvais roman, mais pas un bouquin mémorable non plus.
Bon, et pour l’épargner un peu, j’ajouterais quand même que cette lecture a été assez agréable, hein ! Ce n’était pas du tout un moment de torture. C’était chouette, simple et doudou, et ça fait du bien aussi de temps en temps…

Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt

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Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Pfiou, qu’est-ce-que c’était naze ! Je me suis forcée à le finir (parce qu’il était très court, ouf) mais j’ai trouvé ça cucul… Typiquement le genre de bouquin qui me fait fuir la littérature française contemporaine (alors qu’il y a des tas de très bons auteurs). J’ai toujours peur de tomber sur des romans un peu naïfs et pleins de poncifs. Et là, j’ai été servie… C’est niais, irréaliste, ça se veut poétique mais c’est lourd, c’est prévisible, sans rythme, les stéréotypes s’enchainent, et le côté « je me regarde écrire » de ce genre d’auteur m’horripile. On dirait qu’il a fait des phrases juste pour se relire et se dire « ah ouais, là, ça sonne bien, c’est onirique, on ne comprend pas tout mais c’est beau… ». Je me moque, mais ce genre écriture ampoulée m’énerve un peu ah ah… A ce genre d’écrivain, j’ai envie de rappeler l’adage : le mieux est l’ennemi du bien. Parfois, il vaut mieux être sobre et efficace que trop lyrique et tombé dans le ridicule. Surtout lorsque, comme ici, on n’a rien d’intéressant à dire.

Les filles de Hallows Farm, d’Angela Huth

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Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l’effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella, la romantique, qui se croit amoureuse d’un enseigne de vaisseau ; Agatha, l’étudiante rêveuse de Cambridge. 
Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers – et notamment celle de Joe, leur fils, réformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d’armement. 
Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute la vie. Le décor d’une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux ou les feux de toutes sortes de passions.

J’attendais sans doute un peu trop de ce roman, dont j’avais entendu parler sur le forum Whoopsie Daisy (qui est un peu mon Télérama à moi… ^-^) et j’ai été déçue. Bon, il se lit bien, vite, on est bien dans l’ambiance, etc… Mais le côté bucolique de ce roman champêtre qui s’égare même de temps en temps dans le roman-passion, le manque de profondeur dans l’étude des caractères psychologiques, et le côté très téléphoné (voire lourd) de certains actions m’ont un peu gâchée la lecture. A lire si on a envie de légèreté, de frivolité même, bref, si on n’a pas envie de se prendre la tête avec de la vraie littérature (OH MAGAAD elle a osé le dire… !!! ^-^)

Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foers

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. 
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. 
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais j’ai mis un temps fou pour le lire (deux mois !) car il est vraiment très indigeste. Evidemment, c’est une bible en terme de données scientifiques et si l’on veut devenir incollable sur le végétarisme, il est préférable de le lire (et de retenir ce qui y est dit ! ). Mais j’avoue que le soir après ma journée de classe puis mon rôle de maman-faire-la-cuisine-la-lessive-ranger-coucher-bébé-tout-ça je n’ai plus la tête à lire de longs longs longs chapitres sur des sujets aussi douloureux. Souvent, le soir, dans mon lit, je lisais quelques pages, horrifiée par la cruauté décrite, je voulais en parler avec Robinson, du coup après je ne dormais plus, révoltée par tant de sauvagerie. C’est clairement un livre intéressant, très bien fait, très documenté, et si l’on veut approfondir ses connaissances sur le thème il est indispensable. C’est juste qu’il a été trop indigeste pour moi.

Et voilà ! Cela fait plus de deux heures que j’écris et je me souviens donc pourquoi j’ai du arrêter ce blog ! Je repasserai sûrement de temps en temps poster un billet sur des sujets qui me tiennent à coeur et/ou que je ne peux pas développer sur Instagram ! Je ne sais pas si vous serez au rendez-vous, j’espère que oui !

En attendant, je serai bien curieuse de connaitre votre propre TOP-FLOP de 2016, et de découvrir vos conseils lecture pour 2017 ! J’ai commencé une petite liste de livres que j’aimerais lire cette année, et je l’agrémenterai volontiers de vos suggestions ! Si cela vous intéresse d’ailleurs, j’ai fait un tableau Pinterest pour ne pas oublier les livres et films qu’il faut que j’ai lus/vus en 2017 (si je ne les note pas, je les oublie, j’ai une mémoire de petit poisson rouge!). Vous pouvez voir ça ici. (bon, pour l’instant, il n’y a pas grand chose, surtout des films, mais je n’ai pas d’inspiration pour mes lectures !! Help !)

Je vous souhaite encore une très belle année 2017 avec plein de paillettes, de couchers de soleil sur les montagnes, d’apéros entre potes et de soirées pizza-bière en amoureux ! Je vous embrasse !

Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Et pendant ce temps là…

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Je pensais pouvoir écrire encore un petit billet ici fin juillet, avant de partir en vacances, mais le temps a été plus rapide que moi et je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, sans ordinateur, sans possibilité d’écrire ici, et sans avoir dit au-revoir… Bon, j’imagine que vous vous doutiez que mon silence n’était du qu’à mon départ de Lyon vers l’ouest, et pas à une désertion bloguesque ^-^

J’ai des tonnes de choses à écrire, car lorsque je m’isole un peu, lorsque je pars longuement marcher, lorsque je me coupe du quotidien, généralement l’inspiration vient, et les idées de billets avec elle. J’aimerais vous parler de mes lectures de vacances, beaucoup de coups de coeur à partager. J’ai envie de faire un billet sur les vacances en van avec un bébé. Et plein de réflexions sur la vie, le quotidien, la consommation, me sont venues à l’esprit durant nos longues randonnées estivales.

J’espère que vous n’avez pas abandonné et déserté ce blog à cause de ma longue absence inexcusée. Je suis en train de vivre une des périodes de l’année que je préfère – la rentrée – mais aussi une des plus intenses, aussi j’espère pouvoir revenir rapidement par ici. J’ai des résolutions à prendre et des objectifs à fixer (je veux faire trop de choses et ce n’est plus possible, il faut donc que je renonce à certaines activités et priorise certaines autres). Cette nouvelle année qui s’amorce s’annonce remplie et réjouissante !

A très bientôt ! Bonne fin d’été !

 

Couture moderne

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Je suis ravie, (et le mot est faible), de ma nouvelle machine à coudre (vous savez, le cadeau de mes 30 ans… ). Je n’ai pas beaucoup attendu pour l’étrenner ! J’avais un patron d’une blouse sur mon ordinateur, acheté en début d’année sur le site République du Chiffon. (La blouse s’appelle Marthe, j’adore !)
J’ai acheté 4 grands morceaux de tissus, et je me suis mise à l’ouvrage sans trop réfléchir (je n’aime pas trop me prendre la tête avec les modes d’emploi etc…) Etonnement, ma machine et moi ne nous en sommes pas trop mal sorties, pour les débutantes que nous sommes ! Bon, il faut dire que le patron de la blouse est niveau simple (débutant, donc), je ne me suis pas lancée dans un projet trop dingo, non plus !

J’ai réalisé la blouse dans deux tissus différents, et j’adore les deux !

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Pour la première, la rouge, le tissu est du crêpe, aérien et très agréable à porter. J’ai du mal à porter des vêtements trop fermés au niveau du col, j’aime les décolletés et les échancrures larges. Les cols qui remontent me donnent l’impression d’étouffer. Mais la blouse, à la base, a un col assez fermé et rond. Pour ma première réalisation, j’ai modifié le col pour en faire un V assez profond, et je suis plutôt contente du résultat.

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C’est ample, les basques donnent un volume original à la blouse et cachent le ventre (je n’aime pas me sentir engoncée dans mes vêtements) (bon, oui, vous commencez à le savoir, je sais… ^-^), le tissu est léger… c’est une merveille à porter, facile et agréable !

Pour la seconde, j’ai utilisé le tissu que j’ai préféré, une wax colorée et funky, mais au toucher bien plus rigide que le crêpe de la première blouse. J’ai gardé le col original, cette fois, et finalement ça va, après avoir cousu les ourlets du col il me semble moins montant.

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Dans l’idéal, pour la troisième blouse que je coudrai, j’adorerai essayer de faire un grand col carré, mais je pense que cela sera difficile vu l’emplacement des coutures des manches. On verra bien ! Peut-être aussi que d’ici là, je changerai de patron, car je ne vais pas transformer ma garde-robe en une mono-collection de blouses péplum dans divers imprimés et coloris, quand même… !

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Bon, et, ne vous laissez pas avoir par le flou des photos, hein ! Ce n’est pas encore la perfection, loin de là ! Mes deux « cousettes » (comme on dit) sont pleines de défauts, de coutures qui boursouflent, d’ourlets mal faits, de plis indésirables et de fils qui dépassent. Je débute, et la couture ce n’est pas de la magie, mais du travail et de la patience, alors je ne m’emballe pas trop non plus ! ^-^

Bon, et puis si vous connaissez des sites ou des patrons de couture « moderne », et facilement réalisables, je suis preneuse ! J’ai hâte de me lancer dans de nouveaux projets ! Je sens que ma machine et moi, on va devenir de très bonnes copines !

 

NB : désolée pour le décor paradisiaque de certaines de mes photos (-> la salle de bains chez mes parents). Heureusement, on ne voit pas trop les toilettes !!

NB 2 : les photos de ce billet sont toutes privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation. 

Sunday Morning # 52

Les mots clés de ces derniers jours ont été : profiter à fond de ma dernière semaine en Lorraine avant le retour à Lyon – paresser dans le jardin – savourer le beau temps – rester à l’ombre – lire – cuisiner – coudre – papoter avec mes parents – boire des verres en terrasse avec les copains – assister à un mariage (mais je crois que je n’aime pas trop les mariages…).
En gros, je n’ai pas fait grand chose sinon profiter et essayer de ne pas faire mille trucs intensément, pour changer un peu. Ça a assez bien fonctionné. Je me sens reposée, et je suis tellement heureuse d’avoir pu prendre du temps pour lire et coudre !!

 

Le look de la semaine

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A la cool avec des fringues légères et amples, comme d’habitude. Un imprimé palmiers pour le short, girafes pour la chemise, et pieds nus dès que je peux, voilà qui me semble bien résumer l’état d’esprit dans lequel je me trouvais cette semaine.

 

Le plafond de la semaine

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Depuis le lit de la maison familiale, je vois les murs nus, bruts, le ballon de papier qui se balance doucement autour de l’ampoule éteinte, et la douce lumière du jour qui inonde la pièce derrière le paravent. Le décor est familier mais toujours m’émerveille…

 

La petite foulée de la semaine

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Entre deux promenades en poussette, j’ai chaussé des baskets pour faire – oh joie – un petit jogging. C’était le soir – 21h, après une journée lourde de chaleur. Je suis allée courir derrière le village, le long des étangs et des prés, en regardant le soir tomber, en écoutant les insectes d’été qui bourdonnent à la nuit venue. J’ai traversé le village en petites foulées, et senti la transpiration perler sur mon visage, c’était bon…

 

La piscine de la semaine

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Mon père a installé cette petite piscine gonflable pour Little. Chaque jour, monsieur prenait plusieurs bains rafraîchissants à l’ombre du pommier. On l’aurait volontiers rejoint dans l’eau, mais pas sûr que la piscine aurait supporté notre poids et notre volume !

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Mais cela ne m’a pas empêchée d’enfiler mon maillot et de paresser sur un transat, car enfin bon, ce sont les vacances, quoi !

 

Le décor de la semaine

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Little commence à bien s’intéresser aux animaux ; il bat des bras lorsqu’il voit le chat de la maison, et ouvre des yeux ahuris lorsqu’on s’arrête pour regarder les chevaux, si grands, si graciles et puissants, à la robe si lustrée… Dans mon village natal, si on aime les chevaux, il y a de quoi faire, car il n’y a pas moins de 3 écuries dans la rue principale. En contrebas, dans les prés, les chevaux paissent tranquillement au soleil, entourés des jeunes poulains encore hésitants. L’image est digne d’un décor de l’Ouest américain, avec ce soleil chaud et cette herbe jaunie, vous ne trouvez pas ?

 

Le teasing de la semaine

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Guess what ? (non non, je ne suis pas de nouveau enceinte hein, ho hé faut pas déconner !)

😉

On en parle mercredi !

 

Et vous, cette semaine, qu’avez vous fait de beau ? Vacances ? Sport ? Dernière virée shopping pour les soldes qui se terminaient hier …?

Des bises à vous, je vous souhaite une super chouette (dernière) semaine de juillet !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #51

Merci pour vos messages adorables pour les 30 ans. Cela m’a fait chaud au coeur. Je n’ai encore rien commencé à coudre, mais j’ai imprimé un patron et acheté du tissu, première étape done ! On a passé la semaine à se reposer car le week-end dernier nous réellement épuisés ! J’ai même passé toute l’après-midi de jeudi à dormir, profondément. Après 7 jours de repos, ça va un peu mieux, je sens un regain d’énergie, mais pfiou que c’était dur ces derniers jours…!! ^-^ On a donc passé la semaine à buller, se promener dans la campagne, au bord de l’eau, à lire à la bibliothèque du village, à profiter du jardin. J’ai enfin un peu de temps pour lire et cela faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans un livre comme ça, quel plaisir ! Il nous reste une semaine à passer ici, on va en profiter à fond, le mois de juillet aura filé à une vitesse incroyable, vous ne trouvez pas ?

Le look de la semaine

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Ou plutôt, le « sunday look », car c’est la tenue que je portais aujourd’hui pour chiller tranquillement à l’ombre du pommier, en regardant Little essayer sa petite piscine gonflable, cadeau (en avance) pour son premier anniversaire. Il faisait chaud, aujourd’hui ! Alors j’ai pu étrenner pour la première fois de l’été mon short adoré, tout fluide, tout léger, tout coloré, si agréable à porter (yeah je fais des rimes ^-^).

 

Le repaire de la semaine

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Dans mon village natal, on a la chance d’avoir (depuis peu) une magnifique bibliothèque, toute neuve, toute belle, pleine de livres récents et en bon état, bordée de 2 terrasses ombragée et équipée d’une Nespresso. Le rêve, quoi. J’envie terriblement la personne qui travaille dans cet endroit. Le coin enfants est génial, plein de poufs moelleux et de fauteuils à gros coussins, et si lumineux avec ses immenses baies vitrées… ! On y passe très souvent lors de nos promenades, je fais le plein d’albums pour Little tandis que mon père se ravitaille en polars, bien conseillé par la bibliothécaire. Ça nous change un peu de l’énorme médiathèque de Lyon…!

Le déjeuner de la semaine

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Robinson est souvent derrière mon dos pour vérifier si j’ai ma dose quotidienne de protéines, depuis que je ne mange vraiment plus de viande. Alors je ne lésine pas sur le fromage et les pois chiches, me régalent de falafels et de tartines à presque tous les repas !

 

Bientôt un an

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Little aura un an le 3 août. Il marche gaiment à quatre pattes, se redresse sur ses jambes comme un petit ours à la recherche de son équilibre, roule et rampe allègrement, et surtout, surtout : il adore aller sur les jeux, au parc ! Son nounou lui a appris comment se balancer sur ce jeu, et il est devenu un expert de cette balançoire, impressionnant de le voir se balancer à toute vitesse en tenant fermement les poignées dans ses petites mains, la langue sortie pour la concentration, et poussant des petits cris de contentement et de fierté qui font se retourner tous les passants. J’adore l’emmener aux jeux, et le regarder s’amuser comme un fou, essayer, déraper, recommencer, grandir quoi…

 

Le décor de la semaine

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Nos promenades ou mes virées runnings nous entraînent sur ce chemin, derrière le village, le long de l’eau. C’est agréable, il n’y a ni route, ni maison, seulement le chemin, les prés, quelques chevaux, et l’eau. Tellement paisible… Je savoure ces moments et cet endroit, si familier, je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir grandi ici et de pouvoir y revenir si souvent pour en profiter en famille. Même si je renie souvent ma ville d’origine et la Moselle en général, mon village je l’adore et j’y ai des souvenirs incroyables.

 

Le moment parfait de la semaine

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Ce matin, Little a fait la grasse matinée et moi aussi, puis après son biberon, il est parti en balade avec mon père, et j’ai pu profiter de ce moment seule, dans le jardin, pour prendre mon petit-déjeuner au soleil, en lisant mon bouquin. Le café et son odeur délicieuse, les rayons timides du matin, le calme de la campagne (j’entendais réellement le vent souffler dans les branches et les oiseaux chantonner, vraiment vraiment), c’était incroyablement bon. J’ai savouré chaque minute. Puis Robinson s’est réveillé, j’ai renversé le thermos qui s’est brisé en mille morceaux, mon père et Little sont revenus de leur promenade et la vie normale a repris, joyeuse et intense comme à son habitude. Mais ce petit moment où le temps s’est suspendu aux volets entrouverts m’a donné une énergie folle pour enchaîner le reste de la journée ! Et cela ressemblait vraiment aux vacances !

 

Je vous souhaite une excellente semaine à venir, j’espère que le soleil sera de la partie pour réchauffer nos coeurs lourds des événements des derniers jours. Pour ma part, je me suis réfugiée dans le cocon de ma famille pour traverser ce deuil. Même si j’ai peur, c’est clair, j’essaie de me concentrer sur les gouttes de lumière de notre quotidien, en avançant pas à pas, et en tentant de garder une foi immense en l’humanité. Pour Little.

A très bientôt.

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.