The book club 2018 – bilan

En 2018, j’ai lu un peu plus de livres que les dernières années, et cela me ravit ! Trente-et-une lectures au compteur, mais surtout, beaucoup, beaucoup de coups de cœur qui ont entretenu ma boulimie de lecture, pour mon plus grand plaisir (oui, je sais, les vraies dévoreuses de livres qui tiennent des blogs dignes de ce nom caracolent à 80 bouquins lus par an… °_° j’en suis loin ! )

En parallèle de ces romans ou BD papiers, j’ai aussi lu quelques fictions sur Wattpad (dont certaines de plusieurs centaines de pages, haletantes !…) et j’ai pris quelques jours en février pour relire mon premier projet de roman, d’environ 400 pages Word, ce qui m’a grignoté un peu de temps pour mes autres lectures.

Sans plus attendre, voici la liste des titres que j’ai pu inscrire dans mon petit carnet de bord de lectrice, mois après mois :

 

Des BD

Culottées, Pénélope Bagieu ♥♥♥

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Une BD incontournable et indispensable, pour tous les âges. Pénélope Bagieu choisit de montrer quelques non-héroïnes qui ont réellement existé, elle dessine et écrit des « portraits de femme qui ont choisi leur destin ». Elle propose 2, 3 ou 4 pages seulement par personnage, et choisit délibérément de montrer une synthèse de leur vie ou du moment de leur vie le plus emblématique. C’est captivant et intelligent, et surtout, inspirant. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est l’après-lecture, lorsque j’ai discuté de cette BD avec des ami(e)s qui l’avaient lue, et qu’on comparait nos coups de cœur : telle ou telle femme nous a particulièrement marqué(e), et pour X ou Y raisons… C’est intéressant de constater que nos sensibilités nous portent tout(e)s vers des héroïnes très différentes. Certains destins des Culottées m’ont vraiment chamboulée, et pour un grand nombre de ces femmes incroyables, j’ai versé une larme !! Car, qui dit synthèse d’une vie, dit beaucoup d’émotions en quelques coups de crayon !
Pour moi, c’est un livre vraiment réussi, et surtout un beau cadeau à offrir ou à se faire (puis à prêter, beaucoup).

L’adoption, tomes 1 et 2, Zidrou et Monin ♥♥

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Cette BD m’a été conseillée par mes collègues de la bibliothèque de mon village. Je l’ai lu, j’ai un peu pleuré (je suis très sensible voilà je l’admets…) puis je l’ai prêté à Robinson, qui a été un peu chaviré, puis à mon père, qui m’a dit « oh, c’est triste, dis donc… ». Oui, c’est triste, mais c’est beau, et puis surtout c’est la vie. Il n’y a aucun héroïsme, aucun fantastique, aucun merveilleux dans cette histoire, juste une banalité poignante et émouvante (aux larmes, donc).

Les filles de Salem, comment nous avons condamné nos enfants, Thomas Gilbert ♥♥

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J’ai offert ce roman graphique à ma meilleure amie car notre enfance a été imprégnée d’histoires de sorcières et de magie noire. Adolescentes, comme beaucoup d’autres, nous étions fascinées par les sciences occultes, les pendules, les esprits, les exorcismes, tout ça… ( je suis sûre que cela ravive des souvenirs chez vous aussi, non?… ). Nous avions même un projet de film (oui oui, en toute simplicité ^-^) à propos d’amies qui découvrent leurs pouvoirs magiques et… et je ne sais pas comment c’était censé se finir car nous n’avons écrit et filmé que le début (donc, oui, il y a malheureusement une trace vidéo de cet ambitieux projet 🙂 …. ! )
Bref. Les filles de Salem a reçu d’excellentes critiques ; pour une novice de la BD comme moi, les sélections Coups de cœur d’Inter ou autres, sont toujours un vivier sûr où puiser de nouveaux titres. Ça n’a pas loupé, ce roman graphique se lit d’une traite, les images sont puissantes et évocatrices, le thème assez envoûtant et… édifiant.

 

De la littérature « young adult » ou jeunesse (mon guilty pleasure)

Nulle et grande gueule, Joyce Carol Oates ♥♥

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J’aime énormément Joyce Carol Oates, et je suis tombée sur ce roman jeunesse d’elle dans la petite bibliothèque de mon village. Ça se lit tout seul, c’est bien écrit et on reconnait la virtuosité de la plume de J.C.O. Ce qui différencie ce livre de ses autres écrits pour adultes, c’est qu’il est moins dense, plus accessible peut-être. Mais le thème traité reste dans la veine de ce que l’autrice aborde généralement : la violence des relations humaines, le mal, la résilience. Le tout d’un point de vue d’adolescents, personnages plus sensibles et friables encore que les habituels adultes qui peuplent ses romans. J’ai lu des critiques très dures sur internet, concernant ce virage « jeunesse » emprunté par Joyce Carol Oates, et je ne les trouve pas justifiées. Personnellement j’ai beaucoup aimé ce roman, qui m’a d’ailleurs fait un peu penser à la série 13 reasons why, qu’on a parfois trop rapidement cataloguée comme série « teenagers » alors qu’elle touche beaucoup plus largement qu’on ne pourrait le penser. Cela pose la question suivante : avoir pour protagoniste des enfants ou des adolescents range-t-il forcément un roman dans la catégorie jeunesse ?

Le cycle de La passe-miroir, les 3 tomes de Christelle Dabos :

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Les fiancés de l’hiver, tome 1 ♥
Les disparus du Clairdelune, tome 2 ♥♥
La mémoire de Babel, tome 3 ♥♥♥

J’entendais énormément parler de ce cycle de romans (jeunesse, encore une fois). Et je dois avouer que l’histoire de Christelle Dabos m’intriguait ; elle écrivait depuis longtemps, en parallèle de son job, elle faisait partie de forum d’écrivains en herbe, etc… et puis un jour elle a participé au Concours du 1er Roman Jeunesse organisé par Gallimard, et elle l’a remporté. Alors ce fut le début d’un tourbillon de succès pour Christelle Dabos et son histoire de mondes, d’arches et de clans maîtres de pouvoirs magiques. J’étais un peu dubitative au début de ma lecture, et puis j’ai du admettre que le style était remarquable ET original, que l’intrigue était prenante et l’univers fantastique créé de toutes pièces par l’autrice se tenait solidement. Bref, j’y ai cru, j’ai voyagé, je me suis laissée transportée et j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ces moments de lecture hors du quotidien. J’attends désormais le 4ème tome avec impatience.

Stony Bay Beach, Huntley Fitzpatrick

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Samantha a 17 ans. Sa mère est une figure politique locale. Leur maison est immense, immaculée, tout le contraire de celle des Garrett, les voisins que sa mère déteste. Ces derniers ont huit enfants et vivent dans un bouillonnant désordre organisé. Un jour d’été, alors que Sam les observe de son balcon, un garçon l’y rejoint : c’est Jase, le troisième enfant des Garrett. Commence alors pour Sam et Jase l’été des premières fois, mais aussi des secrets, qui ne peuvent rester bien longtemps gardés…
J’avoue, je n’ai acheté ce livre que parce-que j’ai craqué sur la couverture, veloutée et colorée. Je m’attendais bien à un roman très très teenager, je n’étais pas surprise. Je ne peux pas dire que la lecture était insupportable car je n’ai pas rechigné à m’y plonger, mais il faut avouer qu’elle n’a pas grand intérêt…

Mes nuits à la caravane, Sylvie Deshors

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Lucile a perdu sa mère adorée il y a quatre ans, et depuis, son père a sombré. Un jour, exaspérée, elle quitte la maison et s’installe dans une caravane, au bout du pré, dans laquelle sa mère aimait se réfugier pour peindre. Avec l’aide de trois copains, elle se construit un refuge, mais mène aussi l’enquête sur les raisons de la faillite du restaurant de ses parents… Portrait positif d’une bande d’adolescents, luttant contre la désespérance et l’ennui, dans un petit bourg du Limousin.
Là aussi, c’est la couverture qui m’a convaincue d’acheter ce roman – je l’ai d’ailleurs acheté le même jour que Stony Bay Beach, je devais avoir un besoin inconscient de lecture-doudou et de jolies couvertures pleines de poésie et de douceur ce jour là… – L’idée de départ de cette histoire est plutôt bonne, et j’avais envie de croire que le livre honorerait ses promesses. Malheureusement, même si je lui ai laissé une chance, l’histoire convenue et le style fade et quelconque ont eu raison de mes espoirs. Déception.
Je n’ai pas passé un mauvais moment en lisant ce livre, mais disons que c’est le genre d’histoire qui est aussi vite lue qu’oubliée.

Le plus bel âge (scénario), Claire Mercier ♥

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Il s’agit d’une relecture, quinze ans plus tard. Je ne sais toujours pas quoi penser des relectures de nos coups de cœur d’enfant ou d’adolescent. Car elles se transforment parfois en déception.
Ce petit livre, de la collection Page Blanche chez Gallimard (collection qui, malheureusement, n’existe plus mais qui proposait un choix intéressant et sophistiqué d’œuvres pour adolescents, des sélections littéraires impeccables loin des romans et séries un peu vulgaires qu’on trouve souvent adressés à ce public), m’avait énormément marquée durant mon adolescence. Je me souvenais vaguement du point de départ de l’histoire, du drame, et surtout de ce monde inconnu dont je ne connaissais pas la moitié des mots : l’intrigue prend place à Paris, dans des classes de khâgne, d’hypokhâgne et à Saint-Cyr.Autant vous dire que pour une gamine de quatorze ans, c’était une nouvelle dimension, une galaxie très lointaine qui était dépeinte dans ces pages. Je ne me rappelais plus vraiment de l’histoire et encore moins du titre, mais le souvenir de cette lecture m’a profondément marquée et j’ai eu envie de m’y replonger. Forcément, quinze ans plus tard, j’ai découvert ce qu’était ce monde parisien des études supérieurs, et les états d’âmes des étudiants pressurisés par les concours touchent peut-être moins la trentenaire, mère de famille que je suis aujourd’hui… N’empêche, je veux garder le souvenir de ma première lecture, le bouleversement et le mystère qui l’ont accompagnée.
Note : il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais de la transcription d’un scénario. Le film Le plus bel âge est sorti en 1995 avec les tout jeunes Melvil Poupaud et Elodie Bouchez. Je ne l’ai pas vu, mais je crois que ce n’est pas un chef d’œuvre ^-^

 

Des romans néo-zélandais, américains, italiens, anglais…

Un ange à ma table, Ma vie mon île tome 1, Janet Frame (Nouvelle-Zélande)

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J’ai commandé ce livre (rare, et difficile à se procurer) car Jane Campion le cite souvent comme LA référence ; pour elle, Janet Frame est incarne l’âme de la Nouvelle-Zélande, qui a écrit LE roman que tout le pays attendait, à la fois poétique, sombre, et vrai. Janet Frame a écrit son autobiographie en trois volumes, et Ma vie mon île en est le premier volet. Elle y décrit très précisément son enfance et ses études, il y a de beaux passages, des choses très sombres aussi. Dans les tomes suivants, elle détaillera son internement en asile psychiatrique, événement de sa vie qui fit couler beaucoup d’encre en Nouvelle-Zélande et qui inspira crainte, pitié et profonde admiration à Jane Campion. Cette dernière décida même, plus tard, d’adapter Un ange à ma table au cinéma, et contribua ainsi à mettre en avant Janet Frame au-delà des frontières de son île.
Ce fut une lecture intéressante, mais je crois que j’attendais plus de… de Nouvelle-Zélande, de nature, de paysages, de culture autochtone aussi peut-être, et que les nombreux aspects de la vie domestique et de l’enfance chaotique mais studieuse de Janet Frame, n’étant pas les objets premiers de ma quête lors de cette incursion littéraire, ne m’ont pas captivée.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante (Italie) ♥
Le nouveau nom, Elena Ferrante ♥♥
Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante ♥♥
L’enfant perdue, Elena Ferrante ♥

Le battage médiatique autour de ces livres et de leur autrice ne pouvaient pas me laisser indifférente, j’ai voulu savoir de quoi il s’agissait et pourquoi tout le monde s’emballait ainsi. Notamment mon père qui n’arrêtait pas de m’en parler avec des étoiles plein les yeux… ❤

Je suis comme tout le monde, je me suis laissée prendre au jeu et par l’histoire de ces deux fillettes italiennes qui vivent et s’aiment dans la misère et la violence. J’ai aimé les voir grandir et affronter leur destin, ou se laisser malmener par lui. J’ai aussi éprouvé quelque chose d’indéfinissablement doux et triste à la fois car cette Italie dépeinte par Elena Ferrante m’a replongée dans mes propres souvenirs, les vacances dans les Pouilles, dans la famille de ma mère. Inévitablement, Lila, Lena et ma mère (jeune) se sont superposées, les mères des jeunes filles ont fusionné avec les souvenirs de ma grand-mère, son accent à couper au couteau et ses tabliers fleuris, ses cheveux noirs et son duvet au-dessus des lèvres, son efficacité rude et sa douceur parfumée de talc. J’ai imaginé le visage de mes oncles incarner les personnages de Pascale, Gino, Stefano, Enzo, Nino… Cette immersion dans Naples peuplée de ces familles nombreuses a été un voyage à la fois littéraire, temporel et généalogique, presque. Un voyage doux-amer qu’il a été dur de quitter une fois les quatre tomes engloutis.

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe (Royaume-Uni) ♥

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Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle. Elle a perdu l’esprit un soir de l’hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par la DCA allemande au-dessus de Berlin. Elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu’elle déteste. Tabitha commande alors à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l’Angleterre des années quatre-vingt. Il y a du jeu de massacre dans l’air d’autant que Tabitha n’est peut-être pas aussi folle qu’il y paraît.
Cela faisait un moment que ce roman me faisait de l’œil, et, même s’il y a eu des passages un peu plus laborieux que d’autres à lire (l’histoire est assez longue et convoque un nombre assez impressionnant de personnages…!), j’ai beaucoup aimé cette lecture, assaisonnée d’une pointe satirique de cet humour cinglant si caractéristique des anglo-saxons. Un bon polar qui ne se prend pas vraiment au sérieux, so british.

D’où viennent les vagues, Fabio Genovesi (Italie)

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Il y a des vagues qui viennent bousculer pour toujours les eaux calmes de la vie. Celle de Luna, une petite albinos, aux yeux si clairs qu’elle ne peut voir le réel ; celle de son frère Luca, grand surfeur, qui sillonne les vagues et traîne tous les cœurs derrière lui ; celle de leur mère qui pense que l’amour n’existe plus ; celle d’un mystérieux enfant arrivé de Tchernobyl qui parle un italien suranné.
Encore un livre acheté en même temps que les deux autres aux jolies couvertures. Ça devait être au mois de juin, je devais avoir sacrément besoin de soleil, d’été, de vacances… car elles ont bien ça en commun : de belles couvertures qui laissent présager la douceur et l’indolence de journées dehors, au soleil.
L’autre point commun que partagent ces trois romans, c’est que l’histoire n’a jamais été à la hauteur des attentes posées par ces jolies images.
Pourtant, c’était plutôt bien parti pour D’où viennent les vagues : un bon titre, un résumé alléchant, l’originalité du sujet et des personnages… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce livre un bon bouquin, voire un petit bijou. Comme ces livres bonbons dont on se souvient avec délectation et qu’on a hâte d’avoir assez oubliés pour pouvoir les relire avec une gourmandise non dissimulée.
Mais, malheureusement, D’où viennent les vagues n’en avait que l’aspect, et passe à côté de cette réussite. Ce n’est pas la faute de l’écrivain, qui a une jolie plume et beaucoup d’humour, sans compter toutes ces chouettes et originales idées. Je ne saurais pas dire ce qu’il manque, en réalité. Une âme, peut-être ?

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty (Australie) ♥

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Après avoir vu la mini-série adaptée du roman, que j’ai ADORÉE, j’ai eu envie de lire le livre de Liane Moriarty. Souvent, lorsqu’un bouquin est adapté au cinéma ou à la télévision, on y fait de nombreux changements, et j’ai toujours trouvé intéressant de pouvoir comparer les différentes versions d’une même histoire ; des personnages ajoutés ou supprimés, des prénoms modifiés, des détails changés, voire même, parfois, des fins différentes (comme par exemple pour l’adaptation BBC d’Une place à prendre, de JK Rowling). Je pensais trouver quelques changements entre ces deux versions de Big Little Lies, mais pas du tout ! L’unique différence est le lieu de l’intrigue, qui passe de l’Australie (pour le roman) à la Californie (pour la mini-série). Pourtant, cet énorme modification topologique, qui pourrait engendrer par effet dominos d’autres changements, rien n’est perceptible !
L’intrigue de la série était encore toute fraîche dans mon esprit, alors lire le roman ne m’a absolument rien apporté d’autre. Les actrices se sont immédiatement imposées devant chaque personnage papier, les décors d’océan, de plages et de fabuleuses maisons étaient encore bien présents dans ma tête, ne laissant aucune place à l’imagination, je n’avais pus rien à créer. Dommage. Cette lecture aurait sans doute pu être plus inoubliable (d’autant plus que j’ai trouvé le style de Liane Moriarty intéressant et sa perception des relations humaines, profonde et complexe), la prochaine fois j’espacerai un peu plus ma rencontre avec les différentes adaptations d’une même histoire !

Des polars / thrillers

Quand sort la recluse, Fred Vargas ♥♥

Que dire de plus lorsqu’on aime tout Fred Vargas ? Un nouveau roman qui sort, je le lis, je l’aime, je ne suis jamais déçue. Son style et ses personnages m’enthousiasment toujours autant, et les moments de lecture de ces polars sont, inévitablement, de douillettes échappées qui me laissent des souvenirs de lecture très agréables.

Trois jours et une vie, Pierre Lemaître ♥♥

Je ne sais pas si j’ai véritablement aimé ce livre. Mais je peux dire qu’il ne m’a pas laissée indifférente. L’intrigue, par elle-même, est marquante : la disparition d’un petit garçon, dans une petite ville, en France. J’aime beaucoup le style de Pierre Lemaître, l’auteur d’Au-revoir là-haut. J’ai trouvé que Trois jours et une vie se lisait vite, qu’on se laissait facilement prendre dans l’histoire de ces jeunes garçons, de leur famille, et de la ville qui tourne au ralenti. Le sujet et le décor sont assez glauques, mais pas poisseux. C’est là toute la magie des bons écrivains, qui savent doser intelligemment la part de sombre et de lumière qu’il faut glisser dans leur roman.

Le treizième conte, Diane Setterfield ♥♥♥♥

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Il s’agit d’une relecture, dix ans après la première.
J’avais eu un coup de cœur absolu pour ce roman anglais à l’ambiance gothique, dans la veine de ceux des Brontë ou de Wilkie Collins. Tous les ingrédients sont réunis pour me plaire : les personnages principaux, l’une libraire, les autres jumelles maléfiques, envoûtantes, énigmatiques. Et puis les personnages secondaires : un pâtissier, une vieille écrivaine, des amants maudits, un jardinier. Qu’ajouter à cela ? Des décors parfaits ? Effectivement : vieux manoirs hantés, landes désolées, petite ville anglaise, boutique de vieux livres oubliés, cottage douillet et jardins mystérieux. Une intrigue bien ficelée, enfin, qui surprend à coup sûr le lecteur (bon, je l’avais déjà lu donc pour moi, l’effet de surprise n’a pas pu avoir lieu la deuxième fois)…
C’est une réussite, ce roman, et j’attends encore que Diane Setterfield publie un nouveau livre… en attendant, je vais patienter en regardant l’adaptation BBC du Treizième Conte, avec les actrices de Broadchurch et Games of Thrones en sus !
Bref, j’adore ce livre, que je recommande à tous les amoureux de littérature anglaise.

 

Mes coups de coeur absolus, que je recommande chaudement !

Shibumi, de Trevanian ♥♥♥♥

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Que j’ai aimé ce livre ! Surprenant, original, déroutant, magistral, grisant ! Il ne ressemble à rien de ce que j’ai lu auparavant. Pendant ma lecture, je n’avais jamais envie de reposer ce bouquin, trop absorbée par l’histoire, trop plongée dans la vie incroyable du personnage principal. L’imagination de l’auteur me laisse sans voix ! J’ai du mal à croire qu’un seul esprit humain peut contenir autant d’idées, autant de fulgurances, autant de virtuosité. Je ne peux que vous encourager à tenter l’expérience vous aussi, et à ne pas vous laisser décourager par les premières pages. C’est un chef-d’œuvre.

Le ver à soie,de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥ + La carrière du mal, de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥

Les tomes 2 et 3 des enquêtes de Cormoran Strike m’ont absolument ravie ! Ces deux romans furent des délices, que j’ai dévorés bien trop vite, malheureusement. J’avais assez aimé le premier opus, et mon intérêt est allé croissant jusqu’à atteindre l’apogée au 3ème tome que j’ai A-DO-RÉ ! Les personnages sont attachants, Londres y est à la fois très réaliste et merveilleuse, avec un soupçon de magie, de mystère, propre à l’écriture de Rowling, et l’intrigue, enfin, est toujours haletante. Je suis subjuguée par l’art de la romancière à donner vie à ses personnages : j’aime Strike, depuis le début, j’ai appris à aimer Robin au fil des pages, pour finalement m’identifier beaucoup à elle, et c’est en ça que JK Rowling est très forte. Elle remporte mon adhésion à chaque fois. Quoi qu’elle écrive, elle m’emporte, me fait basculer de l’autre côté de l’imaginaire, et m’enlève tout envie de quitter ses histoires. Chaque livre convoque un univers vivant, palpable et envoûtant, je peux vous dire que j’attends le tome 4 (qui sortira en mars/avril, en France) avec impatience !

Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaître ♥♥♥

La suite d’Au-revoir là haut est aussi irrésistible que son prédécesseur. On retrouve quelques personnages du précédent roman, qui se révèlent enfin, comme de fragiles papillons. Ce livre est une gourmandise acidulée qui se déguste avec plaisir sans même qu’on s’aperçoive que les pages défilent et que la fin arrive trop vite.

Broadway Limited, Malika Ferdjoukh ♥♥♥

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Normalement, Jocelyn n’aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n’accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu’il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l’autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu’il est à New York, il a le sentiment d’avoir débarqué dans une maison de fous. Et il doit garder la tête froide, car ici il n’y a que des filles. Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d’argent et passent leur temps à courir les auditions.
Mon dernier coup de cœur de l’année appartient, encore une fois, à la catégorie « jeunesse » des librairies. Malika Ferdjoukh fait partie de mon Panthéon personnel des auteurs contemporains ; j’aime son style, sa façon de faire vivre ses personnages toujours loufoques, la fausse simplicité de ses histoires, les thèmes universels mais efficaces qu’elle choisit, et qui me parlent. Encore une fois, ces romans sont des mondes, des bulles dans lesquelles j’aime me réfugier ; les personnages deviennent familiers, comme des amis qu’il me tarde de retrouver en reprenant ma lecture. Je trouve ça incroyable cette faculté qu’ont certains auteurs à donner vie à des êtres et des lieux de papier. Si ça, ce n’est pas de la magie, en tous cas ça s’en approche…
(Note : il s’agit d’un cycle de plusieurs tomes, dont je n’ai lu que le premier pour l’instant. Le second est sorti en novembre 2018, et un 3ème semble prévu mais ce n’est pas pour tout de suite ! )

 

Les flops de 2018 :

Et puis, Paulette, Barbara Constantine

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J’avais aimé Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, de la même autrice. J’avais trouvé ça aussi onirique que profondément et innocemment réaliste. Je vous en parlais ici, si ma chronique vous intéresse.
Cet autre titre de Barbara Constantine ne m’a pas convaincue, on y retrouve le même style « feel good book » avec très peu de dialogues et une petite part de folie douce chez les personnages, mais à trop user de cette recette je trouve qu’elle tombe dans la caricature. On n’y croit plus, ou en tous cas, on n’a plus envie d’y croire. Dommage.

Comme une respiration, Jean Teulé (recueil de nouvelles)

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Mon collègue m’avait prévenue : parfois, être un auteur célèbre suffit pour être publié, quel que soit la qualité du nouvel ouvrage que l’on propose. Et en guise d’exemple, il m’a passé ce recueil de nouvelles du très connu et très vendu Jean Teulé. Mon avis a été semblable au sien : je n’ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Alors, oui, parfois certaines nouvelles étaient poétiques, littérairement intéressantes, mais je suis persuadée que si l’auteur avait été un illustre inconnu, la qualité et la pertinence de ce recueil auraient été bien plus questionnées avant la publication.

Nos adorables belles-filles, Aurélie Valognes

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Bon, y a-t-il vraiment quelque chose à dire sur ce… « livre« ? J’ai été curieuse de voir à quoi ressemblait ce best-seller, dont l’autrice, sortie de nulle part et écrivant à ses heures perdues, a percé de manière fulgurante dans le monde si difficile d’accès de l’auteur édité (et pour cela, je l’envie, soyons honnêtes). Mais réaliser qu’un roman aussi médiocre et niais, bourré de fautes d’orthographe qui plus est, ait autant de succès en librairie, m’a très sincèrement dépitée et découragée. Est-ce ce genre d’insipidité qu’ont envie de lire les gens aujourd’hui ? J’avais l’impression qu’il s’agissait du scénario d’un épisode d’Une famille formidable, et ce n’est pas un compliment…

Karoo, Steve Tesich (abandonné après une centaine de pages)

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Ce roman a été encensé par la critique et conseillé par un ami, pourtant, je n’ai pas réussi à entrer dans cette lecture. J’ai vraiment essayé de m’accrocher, mais j’ai trouvé le personnage et l’intrigue aussi ennuyeux l’un que l’autre. L’histoire est poussive et vaine, le héros nombriliste et ses problèmes – ceux d’un riche égoïste qui se plaint beaucoup et ment comme il respire – ne m’ont inspiré aucune sympathie. J’ai préféré abandonner pour profiter de mon temps avec un autre livre.

Pastorale Américaine, Philip Roth (USA)

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La vie de Seymour Levov ressemble à un cliché noir et blanc des années cinquante, un portrait de famille figé dans le bonheur. Petit-fils d’immigré juif parfaitement assimilé à l’American Way of Life, une réussite sociale exemplaire, une épouse ex-Miss New Jersey composent le tableau idyllique d’une histoire lacérée au couteau. C’est à travers le récit des années fiévreuses de l’Amérique que le narrateur Nathan Zuckerman, personnage récurrent de l’oeuvre de Roth puisqu’il est Roth lui-même, évoque les failles mais surtout les revers du rêve américain devenu tas de cendres. Avec Pastorale américaine, l’auteur, chroniqueur de son temps, tord le cou aux mythes d’un autre âge, certes avec un brin de nostalgie.
Ce roman a reçu le prix Pulitzer, et il est mon premier du mythique Philip Roth. Apprenant la mort de l’auteur, en 2018, je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Mes collègues, grands lecteurs, m’ont donc prêté celui-là. Eux l’avaient beaucoup aimé. Moi, eh bien, moins… Je ne cache pas que j’ai eu énormément de mal à lire ce livre, je l’ai trouvé long, laborieux, et un grand nombre de passages m’ont découragée (notamment toutes les descriptions de la fabrique de gants en peaux… Éprouvant !). Je n’ai pas compris l’intérêt du livre, certes remarquablement bien écrit, mais parfois trop érudit et compliqué, peut-être, pour moi.

 

Il m’a fallu un mois pour rédiger ce billet ! Ouf ! Chroniquer 30 lectures d’un coup, quel travail ! Idéalement, j’aimerais revenir à des chroniques mensuelles mais je sais déjà que le temps me manquera…
J’aime tout de même bien ce récapitulatif qui me permet d’avoir une vue d’ensemble sur tous les livres passés entre mes mains une fois l’année achevée. C’est intéressant de se souvenir de l’état d’esprit dans lequel on était durant la lecture, ou de laisser reposer les ressentis pour réaliser qu’on a finalement plus, ou moins, aimé que ce que l’on a cru d’abord.
Avez-vous eu, en 2018, des coups de cœur à me conseiller ?
Et des titres qui vous ont déçu(e)s ?

À bientôt !

Sunday Morning 2018 #3

Hello !

Cela fait un moment que j’ai envie de rédiger un Sunday Morning car j’ai souvent pensé à vous en vivant plein de petites choses dernièrement, et j’avais envie de les raconter par ici.

Lately in our life…

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  • Little a été chez le coiffeur pour la première fois, et il fait tellement, vraiment petit garçon désormais… Je redoutais un peu ce moment mais ça s’est bien passé. Nous sommes allés chez la coiffeuse de notre village, et j’aime bien cette idée de créer de nouveaux rituels, de faire marcher les commerçants locaux, là où avant – à Lyon – je n’aurais pas hésité à emmener mon fils chez le super barbier hipster de Robinson… ^-^

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  • J’apprends plein de choses dans mon jardin : dernièrement, mes parents sont venus passer quelques jours à la maison et on a pu bien avancer (travaux, jardin…), mon père avait apporté sa tronçonneuse et m’a appris à m’en servir. C’est donc avec joie que j’ai passé deux jours à couper des troncs d’arbres (ils gisaient en tas depuis des années, amassés par les précédents propriétaires et laissés à l’abandon dans un coin du jardin). J’ai aussi scié entièrement à la main un énorme sapin horizontal qui prenait au moins 5 mètres carrés près du potager. J’ai bêché trois rectangles pour débuter un potager, que j’ai entouré d’une mini palissade de bois pour que Little ne passe pas son temps à traverser cet endroit en courant ou en draisienne… J’ai planté un eucalyptus, mais je doute qu’il supporte réellement les conditions climatiques de notre région (contrairement à ce qu’annonce Botanic) (on verra). J’ai potassé mes bouquins de permaculture et dessiné un premier plan du potager que je souhaiterais planter. Je vous en reparlerai sûrement dans un article dédié car ça me passionne !

papier peint

  • J’ai enfin déterminé l’ambiance que je souhaite pour notre nouveau séjour-cuisine, après plusieurs rendez-vous avec une architecte d’intérieur et beaucoup, beaucoup de revirements. C’était difficile pour moi de choisir l’univers que je voulais vraiment pour notre intérieur (oui, je dis « je voulais » car Robinson m’a laissée carte blanche en m’assurant qu’il se ferait à tout, tant que je ne faisais rien de trop moche ou extravagant). J’ai fait tourner en bourrique la pauvre Aurélie (qui me conseillait, donc) avec mes désirs précis et mes non catégoriques : rien de temporels, rien de trop vu, rien qui ne soit trop à la mode, même si certains intérieurs qu’on voit beaucoup en ce moment me plaisaient bien… Je voulais de la couleur mais c’est difficile de savoir ce qui ira aussi bien à une ambiance d’été qu’à l’hiver… non ? J’étais surtout très hésitante entre mes deux univers de prédilection : le bohème californien, et le cocooning d’un cottage anglais. J’ai finalement opté pour la 2ème option, car au final, c’est bien ça mon rêve, vivre en famille dans un petit cottage douillet niché dans un écrin verdoyant couvert de fleurs sauvages. Un feu de cheminée en hiver, un plaid et un rocking chair sur la terrasse en été, dans les deux cas un bon livre et mes deux hommes à proximité… C’est ma vision de la vie idéale, et ce que j’essaie de construire petit à petit. Une fois que j’ai été sûre de ce choix, j’ai pu choisir les couleurs qui correspondaient le mieux à cet idéal. Je suis partie de ce papier peint pour inspiration. Au final, nous devrions avoir un mariage de rose terracota, de vert d’eau tendre, de vert kaki poudré, et de vert bleu ardoise sur la cheminée… Beaucoup de couleurs, n’est-ce pas?

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J’avoue que je crains un peu le résultat, mais tant pis, je n’avais pas envie de me laisser brider par cette crainte et de me retrouver avec un intérieur blanc épuré qui n’aurait pas correspondu à notre famille… Les ouvriers ont commencé les travaux aujourd’hui, le résultat très bientôt!

 

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  • Nous avons regardé une série fabuleuse la semaine dernière : Big Little Lies. J’en avais beaucoup entendu parler l’année dernière, et on a enfin eu l’occasion de la regarder… J’ai A-DO-RÉ! Les actrices sont sublimes et incroyables, les enfants sont adorables et touchants, la BO est extraordinaire (de toutes façons je perds tout sens critique lorsqu’il s’agit de rock psyché, de Janis Joplin, d’Otis Redding, de Neil Young ou encore de Jefferson Airplane…). L’histoire entre ces femmes est vraiment belle et prenante, à la fois véridique, effarante, terrible, tendre, touchante… L’image est magnifique, un mélange de Top of the Lake et the Affair (deux séries que j’ai adorées), l’océan hypnotique, la lumière omniprésente… Bref, c’était très beau et trop court, cette immersion dans la vie de ces quatre mères californiennes m’a complètement embarquée et subjuguée et depuis que j’ai terminé le dernier épisode j’écoute en boucle la BO pour prolonger un peu ces sensations.

  • Comme je vous le disais plus haut, notre maison est en travaux nous avons démonté la vieille cuisine, certaines cloisons ont été abattues… Nous n’aurons la nouvelle cuisine que début mai, donc depuis dix jours on campe chez nous ! Heureusement que le beau temps est de la partie… C’est donc avec la plancha, un réchaud à gaz de chez Decathlon, un mini-four électrique et notre frigo dans une chambre que nous nous débrouillons pour préparer les repas. Puis, la vaisselle est lavée dans un lavabo de la salle de bain, et voilà, on a l’impression d’être en vacances dans notre propre maison!! La magie des travaux… Little s’en accommode assez bien, heureusement pour nous. Ça nous a demandé un peu d’adaptation au départ mais au bout de quelques jours nous étions bien rodés. Les vacances ont commencé dans notre zone, j’ai donc déserté la maison en travaux avec Little sous le bras, pour passer ces deux semaines chez mes parents en Lorraine, histoire de laisser les ouvriers travailler tranquillement et limiter ce mode camping au seuls jours où nous n’aurons vraiment pas le choix de faire autrement…

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  • J’ai lu deux tomes d’une BD de ma bibliothèque municipale dernièrement, et j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire un peu triste, le point de vue d’un papi dont le fils adopte une petite fille. Au départ le vieux a du mal à s’y faire puis il tombe sous le charme de la petite et en devient fou. Mais… mais… Je ne vous en dit pas plus, en tous cas j’ai beaucoup aimé cette lecture et je l’ai pas mal conseillée autour de moi. J’espère que ça vous tentera.

  • Point inspection : je vous avais parlé de mon inspection qui devait arriver en janvier, et qui a eu lieu et s’est très bien passée. L’inspecteur de mon école est adorable, j’ai de la chance. Mes élèves ont été cools et j’avais bien préparé tout ça. L’inspecteur m’a envoyée un mail dans la foulée pour me dire de passer très bientôt le CAFIPEMF (la certification pour devenir formateur d’enseignants en plus d’avoir sa classe). Ce qui fait partie des objectifs professionnels que je m’étais fixés à long terme. recevoir ce mail encourageant m’a évidemment fait HYPER PLAISIR et motivée. Ça fait quelque chose de voir son travail reconnu, surtout lorsque, comme moi, on doute très régulièrement du bien fondé de faire ce boulot, de l’inconsidération et des difficultés qui sont inhérentes au métier de prof… Parfois, je suis découragée et ai envie de tout laisser tomber pour me recentrer sur ma famille, la vie locale… Et puis parfois je suis portée par une classe qui me booste, ou un mot encourageant comme cet avis positif de l’inspecteur, ou encore par une équipe dynamique qui me donne envie de me dépasser. Alors j’ai des ailes et je sais pourquoi je fais ce métier. Je fonctionne par cycles, je ne m’inquiète plus de ces hauts et ces bas que je traverse. Mais grâce à cette dernière inspection, mon travail me semble plus légitime et ma pédagogie un peu… particulière me paraît enfin reconnue et entendue. J’ai moins l’impression d’être en freestyle total avec mes élèves et de devoir assumer ça seule face aux familles souvent demandeuses de traditions et d’une école conservatrice… (pas toutes, heureusement!). Bref, tout ça pour vous remercier, aussi, car vous avez été quelques unes à penser à mon inspection et à me demander comment cela s’était passé. Voilà, ça s’est bien passé ! 🙂

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  • J’écoute en boucle l’album Snow, d’Angus et Julia Stone (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines) et je ne m’en lasse pas. Que ce soit pour accompagner mes moments d’écriture, de lecture, des repas entre amis ou une soirée en amoureux, je trouve cet album parfait. Doux, cocooning (j’ai employé ce mot déjà trop de fois dans ce billet, cela ne va pas du tout), il me berce et créé juste exactement l’ambiance que j’aime. Il est parfait. En hiver comme au printemps. Et vous, le connaissez-vous ? Y-a-t-il un album qui vous fait cet effet là aussi ?

  • J’ai repris la natation depuis le début de l’année et je vais nager deux fois par semaine, une fois à Lyon centre, une fois le dimanche matin dans mon village. Ça me fait beaucoup de bien. Je sens que je progresse, que mon crawl devient plus rapide et plus souple même si je suis loin d’être une bonne nageuse. Et surtout, je vois que je travaille tous mes muscles, et surtout que je tonifie mon ventre qui a bien besoin de ça après ma grossesse car je peine à récupérer (#lavraievie). En plus, ça me délasse, me détend, muscle mon dos, et me fait travailler mon souffle. Bref, c’est parfait, j’espère tenir ce rythme encore longtemps, et pouvoir y ajouter plus de séances de yoga (j’ai peu de temps restant pour pratiquer, forcément).

Voilà pour nos petits bouts de vie de ces dernières semaines. Rien de palpitant, beaucoup d’inutile et d’insignifiant mais mis bout à bout cela représente un petit patchwork plutôt ressemblant de notre vie.

À très bientôt par ici, j’espère. J’ai un article en préparation sur les lectures de Little, et évidemment je mitonne un billet déco-rénovation avant/après que je pourrai rédiger dès que les travaux seront bels et bien finis !

Merci encore pour votre présence et vos petits mots que je lis toujours, toujours avec énormément de plaisir.