Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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Ce blog, Instagram, Facebook, etc…

Voilà un sujet dont je voulais vous parler depuis un moment… Je ne sais pas si cette après-midi je trouverai le temps de tout dire et surtout, je ne sais pas si je me souviendrai de tout ce qui m’avait traversée lorsque j’avais commencé à réfléchir à ce billet, peut-être ne vous dirai-je que la moitié de ce que j’aurais voulu, mais peu importe. De toute façon, pour tout vous dire, depuis que Little est là je me rends compte que mes articles sont moins travaillés car je suis obligée de publier plus rapidement, sans forcément relire et retravailler ce que j’écris, alors parfois certains sujets me semblent un peu bâclés, ou bien je regrette de ne pas avoir été capable d’aller plus au fond de ma pensée… Mais que voulez-vous, c’est ainsi désormais, je dois faire avec le temps imparti, en ne sachant pas si j’ai devant moi 3 heures ou 15 minutes de « tranquillité » (pendant sa sieste) (le seul moment où je peux me poser pour écrire). Bref. On verra bien où cet article nous mènera. Fin de l’introduction.

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Souvent, mon entourage est surpris car je n’ai pas de compte Facebook. Et encore plus dérouté lorsque je dis que j’ai un blog. Forcément, c’est un peu paradoxal, à première vue.

Tout d’abord, sachez une chose : mes proches ne lisent pas mon blog. NO WAY. J’ai commencé par écrire ce blog (il y a 7 ou 8 ans, je ne sais plus) de manière anonyme, et même si parfois vous apercevez ma tête, je souhaite conserver la liberté que m’autorise cet anonymat (relatif).

Robinson sait bien que j’ai un blog, évidemment. Il me voit y écrire, prendre des photos pour les y publier, parfois on en discute… MAIS il a interdiction formelle de me lire ^-^ Enfin… il respecte mon désir de ne pas être lue par lui. Il pourrait le faire sans que je le sache, il connait l’adresse et on partage nos ordinateurs, les liens sont enregistrés dans les historiques, bref mon blog n’est pas difficile à retrouver. Mais il ne le fait pas, il respecte ma volonté et on se fait confiance (encore heureux…!).

Mon frère, ma BFF… connaissent l’existence du blog et mon pseudo, mais savent, eux aussi, que je n’ai pas envie qu’ils me lisent. Mis à part eux, tous mes amis savent que je blogue, la plupart essaient de m’extorquer l’adresse du blog de temps en temps, mais personne ne la connait. Certains sont très curieux et se demandent bien ce que je peux raconter ici. Généralement, ma réponse se fait évasive : « oh, tu sais, je parle de mes lectures, de recettes de cuisine, de yoga, de fringues… » et ça suffit.

Bref, tout ça pour dire que sur ce blog, je livre beaucoup, mais de manière assez anonyme je l’espère, et sans chercher l’approbation de mon entourage, sans avoir quoi que ce soit à prouver à mes connaissances, car l’anonymat me permet de me sentir libre et non jugée. Et voilà pourquoi je n’ai pas de compte Facebook (je veux dire : de compte perso. J’ai du mal avec le côté un peu voyeur de ce réseau, même si je sais bien qu’il y a plein de gens qui ne l’utilisent pas comme cela, mais de manière très saine, ce n’était pas mon cas, je me sentais dépassée par la surenchère et le manque de pudeur de quelques « connaissances » alors j’ai supprimé mon compte très peu de temps après l’avoir ouvert, en 2010 environ…)

Qu’en est-il d’Instagram ?
J’ai un compte Instagram, qu’au départ je n’utilisais que pour consulter les profils de blogueuses que je suivais (blogs mode, lifestyle… etc). Il était donc privé et je ne publiais que de rares photos pas très intéressantes. Je ne voulais pas créer un compte Instagram public lié au blog car j’avais peur de délaisser ce dernier au profit du réseau social (c’est quand même bien plus simple d’alimenter un compte IG qu’un blog, et ce côté pratique aurait eu raison de moi, de ma volonté d’écrire, et donc de ce blog). Surtout, je trouve Instagram très chronophage, on peut passer des heures à faire défiler le fil d’actualité, à commenter et répondre aux commentaires… le côté trop « instantané » m’a bloquée, j’aime prendre mon temps et ne pas toujours communiquer « à chaud ». Et puis j’aime trop écrire…!

Au bout de quelques temps, j’ai décidé d’ouvrir publiquement mon compte IG, en me faisant la promesse de ne pas le laisser court-circuiter ce blog. Instagram me sert encore surtout à consulter des profils, à m’inspirer, à bavarder, mais je ne publie que deux ou trois photos par semaines (grand max!!) et je m’oblige à garder une certaine « exclusivité » pour le blog : les meilleurs moments, les plus jolis clichés, je les garde pour ici, et sur IG je partage surtout du quotidien, de l’instantané, des gazouillis superficiels, un peu comme la discussion qu’on a le matin avec son boulanger ou son voisin (et ne voyez aucun jugement négatif dans ce que je dis hein! J’adore papoter avec la voisine du 7ème et la vieille dame du 3ème !!!). IG, c’est rapide, léger, un genre de badinerie d’images en mode 2.0  … Au contraire, ce blog, c’est important pour moi, et je le bichonne, je lui consacre du temps, je sélectionne le contenu, je le réfléchis, je soigne le tout, je le construis (et vous aussi, par votre présence, vos passages discrets ou vos commentaires, vos likes…). Finalement, les 2 plateformes se complètent bien et j’y trouve mon compte sans avoir du dédoubler le temps passé à « réseauter ».

D’ailleurs, en parlant de réseau ; une autre des raisons qui font que IG n’est qu’un passe-temps pour moi, c’est que je n’aime pas « réseauter », justement. Liker des photos car on m’a likée, commenter pour être ultra-présente et visible, lancer des concours… l’extension à tout prix, la publicité, la com’… tout ça ce n’est pas moi, je ne sais pas faire et en toute sincérité, je n’ai pas envie de faire partie de ce monde. Comme beaucoup j’imagine, au départ ça m’a fait rêver de voir les blogueuses avoir des partenariats avec de super marques, participer à des soirées, recevoir des cadeaux… et puis très vite, ça m’a lassée et je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas ce que je recherchais avec ce blog. Elles ont bien raison d’avoir su profiter de l’opportunité que leur blog leur a offerte, évidemment, et pour certaines bloguer est devenu un métier et je trouve ça génial ! Pour la plupart ce sont d’ailleurs des blogs et comptes IG que j’aime lire et suivre, mais je sais aujourd’hui que ce n’est pas ce que je veux faire (et quand bien même, rien ne dit que si je l’avais voulu, j’y serais parvenue!!!)

Alors voilà, si vous souhaitez me suivre sur Instagram, vous le pouvez, mon compte est public, mais pas franchement intéressant. Je n’y annonce pas mes billets de blog, je n’y fais aucune révélation et j’y suis encore plus anonyme qu’ici (pas de visage à découvert!). Ce blog sera toujours ma priorité car j’ai le sentiment de pouvoir l’investir plus, et surtout j’ai besoin d’écrire, même si j’adore la photo. Ce blog m’autorise encore une certaine lenteur, je n’y publie qu’une (voire deux) fois par semaine, et je ne réponds pas toujours immédiatement aux commentaires. Mais j’aime la cohérence que je peux lui donner, ainsi que sa permanence. Bizarrement, bloguer me semble être un acte plus « ancré » qu’instagramer. Les mots, les photos… publier un article prend du temps, alors que poster une photo et son commentaire est plus rapide (c’est d’ailleurs le but des réseaux tels qu’IG : l’instantanéité). Ça me correspond plus, même si j’adore IG.

Voilà, vous savez tout. Je me relis rapidement, je ne sais pas si j’ai tout dit, Little s’agite sur son tapis de jeu et commence à râler alors tant pis, je m’arrête là !

Je suis curieuse, à présent, de savoir comment vous vivez cela, vous ; les réseaux sociaux, les blogs intimes et les grandes blogueuses stars, Instagram… ?