Ce que le yoga m’a apporté

Ma baisse de régime au niveau de ma pratique sportive aura eu certains bénéfices : outre le fait que je ménage un peu mes muscles et mes articulations en mettant entre parenthèse ma pratique du running, je me suis concentrée sur d’autres activités, physiques ou non. Parmi ces dernières, il y a bien sûr, le yoga. Etant donné que cette occupation prend une place certaine dans mon emploi du temps actuel et dans mes préoccupations « spirituelles », j’ai envie de vous en parler un petit peu plus par ici. J’espère que ce billet vous intéressera et donnera envie de se lancer à certaines d’entre vous !

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Le yoga, cela fait maintenant 3 ans que je le fréquente de loin en loin ou plus assidûment. Lorsque j’étais à la recherche d’activités sportives délassantes, d’exutoires physiques, le yoga me paraissait trop calme et trop éloigné de ce que je désirais faire faire à mon corps. Mais quand on souffre de blessures liées au sport, ou quand on est un peu réfractaire aux pratiques physiques plus intensives, le yoga s’impose comme la discipline salutaire par excellence. Aujourd’hui, je sais que le yoga n’est pas seulement réservé aux calmes, aux mamies gymnastes ou aux danseuses sur la touche (parce-que blessées). Compromis idéal entre un travail autour du corps (par l’enchainement des postures) et un bien-être mental auquel d’autres pratiques plus « cardio » nous donnent aussi accès (l’effet « je me vide la tête » du défoulement physique est comparable à l’étape « méditation » d’une séance de yoga), cette activité mériterait de faire partie de notre routine à tous, tant elle est riche et diverse.

Comment se déroule une séance- type de yoga ?

La durée d’une séance de yoga est d’une heure et demi en moyenne. Très souvent, elle s’articule de la façon suivante :

  • après une courte méditation, échauffement doux allongé ou assis
  • enchaînements de postures debout
  • enchaînements de postures assises et couchées
  • postures d’équilibre (si le type de yoga concerné en propose)
  • méditation

Les bienfaits du yoga

Les bienfaits du yoga sont connus et reconnus, aussi ne vais-je pas vous les énumérer. A la place, j’ai envie de vous raconter ce que ça a changé pour moi, concrètement.

Avant tout, il faut que je vous avoue un truc : je suis la fille la moins souple de la planète. Vous vous souvenez quand, petites, dans la cour de l’école, les filles s’entraînent à faire des « ponts », en basculant leurs épaules, leur bras vers l’arrière, en cambrant le dos et en se laissant descendre vers le sol, bien stables sur leurs pieds ancrés au sol ? Eh bien, ça, je n’ai JAMAIS été capable de le faire. Je me contentais de regarder ces Linda et ces Charlotte avec beaucoup d’envie, encore échaudée par la chute qu’une vaine tentative avait provoquée… Mes profs d’EPS étaient toujours sciés de constater que je ne pouvais pas effectuer les étirements comme le faisait le reste du groupe, et ma prof de danse me casait systématiquement à quelques centimètres du rideau de la scène, au fond derrière la troupe de danseuses (quand on vit ça ado, pas la peine de vous dire à quel point ça laisse des traces au niveau de l’estime de soi. Mais cela est une autre histoire). Lorsque j’ai commencé le yoga, je n’avais pas beaucoup d’espoir quant à un possible assouplissement d’un corps que je connaissais si rigide, si inflexible… Et puis, finalement, here we are : plus le temps passe, plus ma pratique s’approfondit, et plus je suis capable de tordre mes membres et de mouvoir mon corps comme je n’aurais jamais cru pouvoir le faire. Le pont ? Je parviens à le faire quelques fois, et lorsque je n’y arrive pas, tant pis, je ne force pas, je me dis que ce n’est simplement pas le bon jour, ou les bonnes conditions… sans culpabiliser. Lorsque je m’échauffe ou m’étire, je peux toucher mes pieds avec les mains, et même les attraper. La posture du cygne, qui demande une grande ouverture au niveau des hanches, me plaît beaucoup et me fait du bien, et je suis sûre qu’un jour je serai capable de faire le fameux grand écart qui me faisait rêver gamine.

L’assouplissement est donc réel, et le yoga nous fait gagner, indéniablement, en grâce. Un jour, Sophie Marceau a dit, dans une interview au Elle, que pour elle une femme belle n’était pas un visage sans rides, ou une silhouette mince et élancée. Tout résidait, selon elle, dans la démarche gracieuse, dans les gestes souples et déliés, qui donnaient prestance et présence charismatique à une femme. Et lorsque j’ai lu ça, j’ai eu le déclic. La beauté tient rarement à des critères bien définis, et on tombe bien plus souvent sous le charme de quelqu’un dont l’harmonie, l’aura nous magnétise.

Le yoga m’a donc apporté un peu de ça, un peu de souplesse et peut-être même de… grâce ? Ce sont les muscles profonds qui travaillent lors des postures, ainsi les membres du corps paraissent plus fins, plus allongés, et la silhouette plus galbée.

Les bienfaits sur le mental sont incontestables aussi. Avant, le moment du coucher était un cauchemar pour moi : mal au dos, oppression du sternum, paupières tressaillantes, insomnies, jambes sans repos … J’avais bien besoin d’une solution pour apaiser mes angoisses liées au sommeil, et contre-balancer mon coté très  »speed » et nerveux. Depuis que je fais du yoga, je sens mon corps moins  »électrique », mes muscles moins tendus, je fronce moins les sourcils, et m’apaise plus rapidement. Je n’ai presque plus aucun problème pour m’endormir, et lorsque je me sens parfois un peu nerveuse (veille de rentrée, par exemple), j’applique les techniques de respiration qu’on pratique en cours de yoga.

Cela peut paraître un peu trop évident, un peu trop facile, je sais. Mais c’est indéniable : j’ai constaté que lorsque, parfois, je ne fais pas de yoga pendant une longue période (disons, quinze jours), je recommence à avoir du mal à trouver le sommeil, je me sens plus nerveuse et excitée au moment du coucher, et surtout, je perds vite patience et suis plus facilement irritable au boulot.

Le côté zen du yoga n’est pas un mythe, j’en suis convaincue. Souvent, je suis stupéfaite de constater à quel point je peux être anxieuse et impatiente et nerveuse certains jours, puis devenir la douceur et le calme incarnés (un vrai petit bouddha) lorsque ma pratique du yoga se fait plus régulière. Mon objectif serait de trouver un équilibre dans tout ça, pour éviter ces phases « avec » et « sans », cet aspect « Docteur Jeckyll et Mister Hyde »… Plus le temps passe, et plus l’écart décroit entre ces deux extrêmes. J’ai bon espoir de n’être plus que patience et sagesse à force de pratique 🙂

Le dernier point important est sûrement l’aspect spirituel et la capacité  »restauratrice » ou  »reconstituante » du yoga. Là, on a peut-être plus affaire au domaine des croyances, me direz-vous. En tous cas, j’aime à croire que le yoga est capable de guérir et de réparer. J’avais lu quelque part une phrase qui m’avait beaucoup plue, et en substance cela disait : le yoga peut aider à guérir de certaines blessures, et celles qu’il ne peut soigner, il nous aide à les accepter. Il y a une dimension affective très forte dans la pratique du yoga, et parfois, lors d’une séance, il peut arriver que l’on dénoue certaines tensions, que l’on défasse certains nœuds émotionnels de manière si inattendue ou si intense qu’on en pleure. Ca m’est déjà arrivé. C’est déjà arrivé à tout un tas de yogis d’après ce que j’ai pu entendre. C’est normal, c’est physique, et c’est ça qui me paraît le plus incroyable. Cette connexion si intense entre le corps et l’esprit que le déblocage émotionnel entraine une réaction physique (des larmes). On lâche tout, on se libère, on laisse partir.
Il existe même des formes de yoga spécifiques pour guérir. Ou du moins pour aller mieux. Les mercredis soirs, j’assiste à un cours de restorative yoga, littéralement : yoga reconstituant. Ces séances sont très douces, très lentes, il s’agit de rester longuement dans des postures censées libérer les tensions, évacuer notre stress et nos angoisses, agir sur nos déséquilibres physiques et mentaux. En gros, on purifie tout, on dénoue, on décompresse tous ces points et ces nœuds qui nous oppressent, quitte à craquer parfois. Je ressors de ces séances dans un état de sérénité proche de la béatitude. Et j’aime à croire qu’elles m’aideront à récupérer de ma blessure musculaire…

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Voilà. Je voulais vous parler de mon expérience par rapport au yoga et à ses bienfaits que j’ai pu éprouver, témoigner de ce qu’il m’a apportée. J’aurais pu aussi enfoncer le clou en évoquant les abdos qui sont apparus depuis que je pratique régulièrement, ou mes bras qui ont vu se dessiner des biceps et triceps longs, fins et toniques à force de  »chien tête en bas », de  »bébé cobra » et autres planches… mais ce billet commence à devenir un peu trop long, aussi garde-je la suite pour une prochaine fois :-).

J’espère que cela vous a plu et a répondu à certaines questions que vous auriez pu vous poser ? Vous laisseriez-vous tenter par cette activité ? Qu’est-ce qui vous plairait dans le yoga ? Ou au contraire, vous empêcherez de sauter le pas d’une séance de découverte ?

A bientôt !

 source images : ici et ici

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