Mom-to-be : les changements

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Même si je n’ai pas envie que ce blog se transforme en un espace dédié à la maternité et aux joies de l’allaitement ou autres (surtout pas!!!), j’ai très envie de partager avec vous cette nouvelle aventure que nous vivons Robinson et moi depuis quelques mois. C’est un tout nouvel univers qui s’ouvre à moi, et je suis excitée et heureuse de le découvrir. Etre enceinte, forcément, ça change beaucoup de choses, surtout si l’on a envie de vivre le mieux possible cette étape de la vie, d’en profiter pleinement et sereinement.

J’ai su que j’étais enceinte très rapidement, au bout de deux semaines. J’ai immédiatement arrêté de boire de l’alcool, évidemment. Je peux vous dire très franchement que c’était l’une des choses que je redoutais le plus dans la grossesse : je suis très fêtarde et bonne vivante, je ne dis jamais non à un (ou deux) (ou plus) verres de vin à table, j’aime boire des bières fraîches, et je crois bien que je ne sais pas faire la fête sans alcool (enfin, c’est ce que je pensais…). Je pensais qu’arrêter totalement l’alcool, même si ma consommation n’était pas excessive (une fois par semaine, le week-end, en soirée… ou au restaurant), serait très difficile pour moi, et que cela me manquerait beaucoup. Je suis donc très étonnée (et très contente) de m’apercevoir que ce n’est pas du tout le cas. Cela ne me manque pas du tout, et ce n’est pas une lutte au quotidien que de ne pas boire de vin ou de bière. Prendre conscience de cela a été à la fois un soulagement et une fierté : je craignais de ne plus m’amuser autant en soirée, de m’ennuyer un peu en regardant les autres, ou de ne pas apprécier un bon restaurant et ressortir frustrée d’un repas raffiné à cause de mon Perrier… Mais rien de cela, ouf, on se découvre parfois plein de ressources inattendues…!

L’une des premières choses à laquelle j’ai pensé aussi, lorsque j’ai appris ma grossesse, a été : Oh mon Dieu mais comment vais-je m’habiller ?

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Ben oui, on ne se refait pas, ah ah. (et, oui, ça c’est moi qui essaie de vous montrer mon petit ventre de 18 semaines…)

Tout un champ de possibles, nouveau et inexploré, s’ouvrait à moi. Quand on est enceinte, on peut à la fois se permettre des choses qu’on s’empêchait de porter auparavant, et à la fois il faut renoncer à certains vêtements qui faisaient partie de notre « style ». Par exemple : je ne porte JAMAIS de vêtements moulants en haut. Mais vraiment, jamais. (Ou alors des très gros pulls pas forcément amples mais pas forcément « moulants » non plus.) Je n’aime pas souligner les formes de mon buste, que ce soit la poitrine ou le ventre. J’ai l’impression qu’on ne voit que mes poignées d’amour, mon ventre qui dépasse de la ceinture de mon slim, etc… Je me trouve saucissonnée, je me sens gênée, comme si je ne portais rien, que je dévoilais tout! Je suis bien plus à l’aise dans des blouses amples qui suggèrent plutôt que dans des vêtements serrés qui montrent. Mais quand on est enceinte, on s’en moque que notre ventre ressorte ! Il ressort, anyway. J’ai donc acheté une longue robe (car j’aime définitivement trop les longues robes) mais très différente de celles que je porte habituelles et qui sont amples, looses, celle-ci est assez moulante. Et noire. Robinson m’a dit que je ressemblais à une vraie mama italienne dedans. J’ai pris ça comme un compliment 😀 en tous cas il avait l’air d’aimer.

Bon, ça ne m’empêche pas d’avoir aussi craqué sur trois autres robes longues qui ressemblent plus à ce que je porte habituellement : bien amples, confortables, et très bohèmes. J’ai hâte de vous en montrer plus !

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J’ai de la chance (ou pas), je suis censée accoucher au mois d’août. Les mois les plus lourds et difficiles vont donc être en été. Même si je sais que la chaleur va être difficile à supporter, je me dis qu’il est plus agréable de passer ses derniers mois de grossesse en tenue légère, maxi-robe et sandales, plutôt que de devoir s’emmitoufler sous cinquante couches de vêtements de grossesse, dans un manteau trop serré, en plein hiver. Surtout que le budget n’est pas le même. Le revers de cela, c’est que je sais déjà que la chaleur et l’inaction à la belle saison vont être difficilement supportables pour moi, mais j’essaie de ne pas trop y penser (et puis bon, c’est pour « la bonne cause » comme on dit).

Pour ce qui est des vêtements auxquels je dois renoncer, et bien je dirais que ce sont les chemises qui me manqueront le plus. Mais je n’aime pas trop le côté engoncé du col de chemise associé au ventre proéminent. Je trouve que l’effet loose et décontracté de la chemise (portée ample) disparaît si les formes du buste sont soulignées, or c’est le cas avec le ventre qui ne peut pas passer inaperçu. Du coup, au lieu d’alléger la silhouette comme elle le fait habituellement, je trouve que la chemise alourdit la carrure d’une femme enceinte. Mais peut-être est-ce moi qui me fais des idées ?

Bref, quand on est enceinte il faut donc repenser tous les volumes de la silhouette, et finalement je vois ça comme un petit challenge « mode » que j’accepte volontiers. Je sors de mes habitudes, je cherche de nouvelles inspirations, et ça me plaît bien.

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La grossesse, c’est aussi tout une nouvelle routine de soins qui se met en place. Pour éviter au maximum les redoutables vergetures, je me tartine très consciencieusement d’huile pour le corps chaque soir (devant un épisode de House of Cards. Voilà, vous savez tout de mon petit rituel pour me détendre ^-^), et le matin j’essaie de penser à appliquer du beurre de karité au moins sur les parties les plus « exposées » au risque de vergetures : poitrine, ventre, et cuisses. Comme je le disais dans un billet en début d’année, appliquer des crèmes hydratantes sur le corps ne faisait pas partie de mon quotidien, alors que bizarrement je prenais grand soin de bien m’occuper de la peau de mon visage. La vérité, c’est que cela prend quand même beaucoup de temps de se masser partout, et que, honnêtement, lors des soirées d’hiver pas très très chaudes, ce n’est pas forcément agréable d’appliquer sur le corps couvert de chair de poule des crèmes et huiles froides elles aussi… ! Mais bon, je me suis habituée à ce nouveau rituel et désormais je ne fais plus l’impasse. Et puis je trouve cela agréable de prendre du temps pour soi, de se masser, d’avoir la peau douce et parfumée… (et les températures remontent, je grelotte moins et le lait hydratant me paraît moins froid ^^)

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Enfin, ces premiers mois de grossesse ont aussi entraîné pas mal de changements au niveau alimentaire, forcément. Il y a plein de choses que je ne peux plus manger (le bon fromage du marché, par exemple, ou les sushis!), et j’ai fortement réduit ma consommation de thé, supprimé celle de café, pour ne boire que des litres et des litres d’eau et d’infusions. J’essaie de manger hyper équilibré pour que le bébé ne manque de rien, ait des apports en tout. D’où l’introduction dans nos repas d’aliments qu’on ne cuisinait pas forcément avant, et aussi une hausse de ma consommation de produits laitiers (il paraît qu’il en faut beaucoup lorsqu’on est enceinte).

Je n’ai pas eu de nausées ni de vomissements, par contre les 2 premiers mois j’avais des fringales énormes et douloureuses (je pense que c’était à ça que ressemblaient mes nausées, donc), et il fallait que je mange très très très régulièrement. J’apportais des goûters à l’école, et parfois même des sandwichs pain de mie-jambon pour 16h. Ces fringales ont disparu vers le 3ème mois mais je continue de goûter à 10h et à 16h, des fruits, des fruits secs, du fromage blanc… En même temps, j’ai l’impression que lors des repas, je mange moins que d’habitude car j’ai plus rapidement une impression de satiété. Il faut dire que tous les organes situés dans le ventre bougent pour faire de la place au bébé, donc forcément je dois avoir moins de « volume » qu’avant, et cela expliquerait que j’ai besoin de manger moins, mais plus souvent, pour avoir le même apport en énergie et en nutriments qu’avant.

Mes cheveux profitent eux aussi de l’effervescence des hormones que provoque la grossesse ; ils sont épais, brillants, en forme quoi. J’en profite car je sais qu’après l’accouchement c’est un peu la dégringolade, ongles, cheveux, corps, tout pâtit de la chute du taux d’hormones. D’ailleurs, les hormones, parlons-en : depuis le 3ème mois, j’ai une pêche d’enfer. Un moral à tout épreuve. Des projets et mille idées qui me portent. Ça me fait même un peu peur, d’être si en forme, car je sais que c’est dù à ces fameuses hormones, et que lorsqu’elles disparaissent après l’accouchement, cela peut entraîner des dépressions (les célèbres post-partum) (chez plus d’une femme sur deux quand même!). Bon, c’est déjà ça de le savoir, et de l’anticiper. Mais c’est fou quand même, ces espèces de montagnes russes qu’on vit presque un an quand on attend un bébé…

Voià, je crois que j’ai fait le tour. Ce billet n’est pas très digeste mais depuis le temps que je voulais écrire à ce sujet, forcément, les infos et les changements s’accumulent… et cela fait un troooop long post. Je ne sais pas si certaines d’entre vous seront capables de le lire jusqu’au bout, d’autant plus qu’il n’est finalement que le reflet d’un vécu très personnel. Mais je me dis qu’il y a peut-être des filles qui passent par ici, enceintes elles aussi, ou non, qui seront intéressées par le sujet, et par l’aspect très concret de ce billet.

Voilà, maintenant que les choses sérieuses ont été dites, nous allons pouvoir passer du côté futile de la force ! J’ai hâte de vous préparer ces billets ! En attendant, passez une belle semaine. A très vite !

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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