Juin aux Nouettes

L’été, la chaleur, les longues soirées dehors…

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Au moins de juin, je ne suis pas encore lassée des chaudes températures, j’ai juste envie de profiter de la belle saison. Voici les petits riens qui me rendent très heureuses ces jours-ci :

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Jardiner entre 20 et 22 heures.
Lorsque Little est couché, Robinson et moi sortons au jardin et travaillons à nos chantiers : lui, les bambous à défricher, les bûches qu’il faut ranger et empiler, et autre réjouissances d’homme ^-^ Moi : entretenir le potager, arracher les mauvaises herbes, pailler, planter les semis qui sont prêts à être en terre, arroser mes fleurs, mes talus, mes plates-bandes de légumes…
Ça n’a pas l’air, dit comme ça, mais en réalité c’est un moment très agréable : on bavarde à la fraîche, on s’aide, on patouille dans la terre et on transpire beaucoup, mais ce genre d’efforts partagés, cet engagement mutuel pour embellir notre chez-nous, fait partie du ciment de notre couple aussi.
Une fois qu’on en a assez ou que notre mini-tâche du jour est terminée, on s’assied quelques minutes sur la terrasse, les mèches de cheveux collantes sur le front, les ongles noirs de terre, mais emplis de la satisfaction du travail accompli. On discute encore un peu, jusqu’à ce que le soleil disparaisse totalement et que les moustiques nous délogent. Alors, rien de meilleur que la douche délassante qui lave toute cette saleté, toute cette sueur, qui détend les muscles et nous prépare à la relaxation de la nuit…

Manger des tomates et une boule de mozzarella, avec un filet d’huile d’olive, et puis c’est tout. Mon repas fétiche lorsque les belles tomates anciennes sont enfin mûres.

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Commencer à recueillir les fruits de mon labeur dans le potager, récolter les premiers légumes : petits pois, radis, roquette… et les mettre directement dans nos assiettes.

Prendre ma douche en laissant la fenêtre ouverte.
La fenêtre de la salle de bain donne directement dans la baignoire. De là, lorsque je prends ma douche, j’ai une vue sur mon jardin et sur le potager, et la forêt en arrière-fond.
Je considère comme un luxe le fait de pouvoir ouvrir la fenêtre sans craindre d’être vue (pas de voisin de ce côté là de la maison), mais surtout de profiter du jet d’eau tout en observant la nature, la végétation foisonnante du bois, le ciel, etc… J’ai l’impression de me doucher dehors, au Costa Rica par exemple (le pouvoir de l’imagination ^-^). Et ce que j’aime le plus :  la petite brise légère qui s’engouffre et rafraîchit, parfaite en ces chaudes journées de canicule.

Manger une glace par jour.
Sans culpabiliser.

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Regarder les orages avec Robinson.
Les soirs d’orage, nous aimons nous installer dehors, à l’abri, et observer le spectacle des éclairs et du tonnerre. On s’assied dans nos fauteuils de jardin, une bière (0% pour moi) ou une tisane à la main, et on s’extasie en frissonnant, bien heureux de ne pas être directement sous la tempête.

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Traîner en uniforme estival = short en jeans et débardeur loose.
Et puis, exceptionnellement, pour sortir, pour voir des amis, pour boire un verre, enfiler une de mes robes longues que j’adore.

L’odeur de la crème solaire.
Impression immédiate d’être au bord de la mer.
Mes préférées sont : l’huile solaire de Bioderma (indice 50) et la crème solaire des laboratoires de Biarritz (qui a, en plus, une bonne composition je crois ! et sent divinement bon…)

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Voici des petits riens qui, je les ai remarqués, me font sourire chaque jour, m’emplissent de bien-être ou de félicité, et participent de la douceur de cette période de fin d’année scolaire, de début de vacances… Ce sont aussi des petites perles qui, enfilées les unes après les autres, construiront des souvenirs durables de la vie douce qu’on a pu mener à certains moments de notre existence…
Bien sûr, comme tout le monde, parfois je rêve de plus. Maintenant que j’ai une maison, un jardin, eh bien… j’ai envie d’une piscine… ! C’est insupportable, le besoin humain de toujours plus, toujours mieux. Non ? Heureusement, pour l’instant, mes idéaux écologiques et la réalité de nos finances freinent mes envies de bassin bleu turquoise… Et puis j’ai d’autres d’autres projets, d’autres rêves fous, surtout, qui seront prioritaires sur la piscine ! En attendant, on continuera d’avoir chaud, de s’arroser au jet d’eau extérieur, d’aller se baigner à la rivière, de faire trempette dans la mini-piscine de Little, et… de manger des glaces.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs de ce début d’été ?

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Avril aux Nouettes

Nous sommes en vacances scolaires depuis une semaine, Little et moi. Et j’avais oublié à quel point les vacances d’avril peuvent être ressourçantes. Je voulais l’écrire et les décrire ici, afin de m’en souvenir pour les prochaines années.
Le printemps et l’automne sont des saisons intermédiaires : périodes de gros changements climatiques, mais aussi émotionnels. Ma prof de yoga nous a expliqué qu’on pouvait fréquemment se sentir déprimé, ou nerveux, et la plupart du temps, fatigué aussi. Le corps s’épuise pour s’adapter aux changements. Il y a quelques années, ma kiné, elle, m’avait raconté que le taux de dépressions était plus élevé durant ces saisons intermédiaires. Je ne sais pas si c’est une vérité, mais ça me semble probable car j’ai moins même très souvent ressenti des passages de blues, inexplicables, au printemps (mais moins en automne, saison que j’adore et savoure toujours intensément).
Cette année, je redoutais un peu ces nouvelles chutes émotionnelles du printemps, car après une rentrée scolaire difficile, et un automne mouvementé, je ne me sentais pas la force d’affronter une nouvelle vague de doutes, d’angoisses, de crises ou de déprime.
Heureusement pour moi, cette année, le printemps, je le vis bien ! Je ne sais pas si c’est dû au fait de vivre à la campagne, ou de passer mes journées dans une maison que j’adore, et dans mon jardin… ou encore si c’est parce que Little a grandi et qu’il devient plus facile de s’en occuper aujourd’hui qu’il y a six mois encore… Tout est possible, je n’ai pas de réponse, mais une seule certitude : cette première semaine de vacances d’avril a été parfaite. Et je VEUX m’en souvenir !

Un coin du jardin, le bac à compost et Little qui attrape des insectes.

 

VIVRE DEHORS

Notre maison n’est pas une grande et belle demeure avec des poutres apparentes et des moulures aux plafonds (dommage…). Je veux dire : on ne peut pas vraiment lui trouver du cachet. Elle est toute simple, pas vraiment belle de l’extérieur, mais bon, elle est bien pratique car elle c’est une maison de plein-pied. Et pour ce qui est de l’intérieur, nous avons tout refait à notre goût, alors même si elle n’a pas trois mètres de hauteur sous plafond ni un parquet en chêne massif, je la trouve agréable à vivre, fonctionnelle, et à mon goût (et c’est ça qui compte, on est d’accord). L’une des choses que j’apprécie dans ma maison, ce sont ses portes vitrées tout le long du séjour-cuisine. Aux beaux jours, on ouvre tout, porte d’entrée incluse, et on vit moitié dedans, moitié dehors. C’est exactement ce dont je rêvais lorsque j’imaginais ma maison.
Vous commencez à le savoir, je suis une amoureuse de la nature. Vivre dans une maison sans jardin ou sans accès à l’extérieur, c’était inenvisageable. Le plein-pied et les baies vitrées sont parfaits pour notre mode de vie. Ainsi, nos journées de vacances, avec Little, se passent aussi bien dehors que dedans. La maison déborde sur la terrasse, le matériel de dessin, les jouets, les préparatifs des repas, tout ce que l’on peut faire à l’extérieur est un prétexte pour vivre hors des murs. Aujourd’hui, en fin de journée, Little faisait des Legos dans le salon, et j’étais de l’autre côté de la baie ouverte, j’épluchais des légumes pour le dîner. On avait mis la musique dans le salon, on discutait de part et d’autre de l’ouverture, c’était très agréable. À un moment, il y a eu Dancing in the streets (Martha Reeves and the Vandellas) et on s’est mis à danser dans le séjour, Little sautillait partout, on a ri comme des baleines… puis on a couru dans le jardin pour jouer au loup, faire un peu de balançoire pendant que les artichauts cuisaient tranquillement. Cette vie dedans-dehors, ça paraît évident, mais ça me rend vraiment heureuse. Alors, oui, ma maison n’est pas toujours super propre car les allers-retours intempestifs font entrer l’herbe, les feuilles, la terre, les cailloux, les petites bêtes. Mais l’élan de vie qui accompagne cette ouverture sur l’extérieur vaut largement les quelques minutes d’aspirateur supplémentaire que j’offre chaque jour à ma maison ^-^

Little au bord de la Saône.

JARDINER

C’est devenu une véritable passion, mais au fond je sais que ç’a toujours été là, en moi. Ma grand-mère italienne avait un jardin minuscule mais d’une richesse incroyable. Elle cultivait de tout, faisait du compost, récupérait l’eau des pâtes et des légumes bouillis pour arroser ses plantations. J’étais enfant, je ne m’intéressais pas encore au jardinage, mais aujourd’hui je le regrette. J’aurais aimé partager ça avec elle.
Ma mère a repris le flambeau : dans notre maison familiale, elle cultive un jardin qui, année après année, se révèle de plus en plus spectaculaire. C’est un paradis de fleurs et de massifs colorés. Son potager, l’été dernier, nous a tous laissés bouches bées. Les tomates croulaient, tout était luxuriant et savoureux.

Les iris se sont ouverts ce matin.

Jardiner, aujourd’hui, c’est comme le yoga pour moi. Je passe beaucoup de temps à observer mes plantations, ou tout simplement la vie au jardin, ce qui se passe sous mes yeux sans que j’intervienne. Je ne connais pas encore tous mes arbres, toutes mes fleurs, je me laisse surprendre par des éclosions et des couleurs, car je n’ai vécu qu’un printemps dans notre maison pour l’instant, et je n’ai pas eu le temps de tout mémoriser.
Jardiner m’enseigne la patience et la persévérance car il faut beaucoup d’erreurs et d’échecs avant d’obtenir une réussite dans un potager. Je suis du genre impatiente, alors je me tempère, je prends mon temps. Je sais que nous sommes ici pour quelques années, et que je n’ai pas besoin de me presser. J’aimerais planter des dizaines d’arbres fruitiers, des mûriers, des framboisiers, des groseilliers… mais j’attends de voir si les trois pieds que j’ai plantés cet hiver donneront quelque chose. J’observe mon terrain, l’ensoleillement, je teste et expérimente. Chaque week-end, je fais des semis, je note tout sur mon carnet de bord du jardin, j’aimerais parvenir à des conclusion intéressantes pour les années à venir, afin de gagner en efficacité et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le printemps est un moment passionnant au jardin, on a envie de planter, de faire pousser, la nature se réveille et on veut participer à l’explosion de bourgeons, de fleurs, de parfums, aux centaines de micro-changements qui s’effectuent tout autour de nous.

Il y a quelques mois, ici il n’y avait qu’une pente raide d’herbe, de ronces et de bulbes. J’ai créé des terrasses et planté toutes sortes de fleurs et arbustes. Dans deux ou trois ans, on verra bien si j’ai parfaitement échoué ou si ce projet va porter ses fruits et nous offrir une belle entrée colorée et foisonnante.

Mon jardin imparfait, où il reste tant à faire, ce projet-en-cours qui durera des années, je crois que c’est lui aussi qui me fait aimer le printemps cette année.

LECTURE ET INSPIRATION

Ma petite bible superficielle

Au printemps 2013, j’avais acheté un petit livre de cuisine-lifestyle : Ma detox made in Hollywood, d’Elsa Launay. Le titre peut faire sourire, oui. C’était le début de la mode healthy, cuisine bio et veggie, écolo sexy et tout le reste. À l’époque, ce genre de livre ne pullulait pas dans les librairies, et j’avais été très heureuse de découvrir Ma detox made in Hollywood qui était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là de ma vie. J’avais envie de cuisiner mieux, de bouger plus, ce petit ouvrage a été plus qu’une source d’inspiration pour moi, comme vous allez le voir.
C’est devenu comme un rituel, au printemps : je relis Ma detox made in… (MDMIH pour faire court, si vous le voulez bien).
À noter : je le relis, certes, mais pas sans un regard critique ni un sourire aux lèvres.
Pourquoi ce livre et pas un autre ? MDMIH n’est pas qu’un simple recueil de recettes. D’ailleurs, en parlant de recettes, elles ne sont pas vraiment exceptionnelles, celles que propose l’ouvrage. Healthy mais simplistes, et pas toutes végétariennes. Parfois, Elsa Launay décrit une simple salade pamplemousse-avocat. Ou une galette de riz soufflé tartinée de compote maison. Rien d’extravagant ni de compliqué.

Les petits-déjeuners des vacances sont les meilleurs…

Ce livre n’a pas pour ambition de nous transformer en Cyril Lignac, ni d’impressionner nos invités, PAS. DU. TOUT.
C’est un livre pour soi, un ouvrage qui part du principe qu’on aurait, pouf comme par magie, dix jours de temps libre à occuper, seule, et qu’on en profiterait pour se faire une detox. Et pas n’importe où, attention. Non. À Los Angeles, excusez du peu.
(D’où, entre autre, mon sourire narquois lorsque je relis ce bouquin ^-^)
Mais l’objectif, ce n’est pas la véracité, l’authenticité de l’expérience qu’on nous décrit. Moi, quand je lis MDMIH, j’y cherche l’inspiration. Ce serait l’histoire d’une française qui passerait quelques jours en solo à L.A. (ma ville chouchoute), et qui n’aurait pour seule directive que de prendre soin d’elle. Alors Elsa Launay nous décrit une espèce de déroulement journalier parfait et idyllique : tu te lèves le matin, tu fais quelques postures de yoga au bord de la piscine, puis tu bois un smoothie épinards-poire-ananas. Ensuite, tu chausses tes baskets pour un petit running au Runyon Canyon de L.A. À midi, tu prépares des tagliatelles de courgettes sauce pesto, et une salade de patates douces rôties sur lit de roquette, hyper detox. Après une sieste au bord de la piscine, il est temps de faire une séance de yoga en regardant les étoiles, et bla bla bla…
Hilarant, n’est-ce-pas ?
Alors bon, j’imagine que les lectrices-eurs qui ont pris ce bouquin au pied de la lettre ont du être quelque peu, heu, … décontenancé(e)s ? Difficile de reproduire à l’identique ce que l’auteure nous encourage à mettre en œuvre pour notre semaine de detox. Il faudrait pour cela : vivre à LA, avoir un jardin à LA, avec un spa, beaucoup d’argent pour assister aux cours de yoga ou se payer les massages dont elle parle, et aussi, ne pas avoir de mec, d’enfant, de boulot, etc… Bref. PAS POSSIBLE.
En fait, je crois que c’est ça que j’adore dans cet ouvrage. Je ne pense pas qu’Elsa Launay se prenne au sérieux deux minutes. Elle nous décrit un fantasme total, et moi j’adhère, je voyage, je rêve complètement.
Lire quelques pages par jour, ça me redonne juste la dose d’inspiration et de motivation nécessaires pour prendre soin de moi à ma façon et dans la mesure de mes moyens.
Je suis humaine, parfois je craque volontiers pour un goûter bien gras et pas healthy du tout, ça arrive, pas grave… Mais il y a aussi des moments où je me laisse un peu dépasser par mes envies (pulsions?) et où j’ai besoin de reprendre le contrôle. Au printemps, après un hiver un peu difficile, j’ai envie de prendre soin de moi et de faire mieux. De retrouver des bonnes habitudes, de prendre du temps pour cuisiner et innover un peu côté recettes, de faire le plein de vitamines pour affronter tous les changements de cette saison. Lire MDMIH, c’est comme écouter une playlist motivante lorsque les beaux jours reviennent et avoir envie de se remettre au sport. Tous ces clichés décrits dans le livre, cette parenthèse enchantée racontée par Elsa Delaunay, ça me fait rêver et m’inspire et me donne envie de dérouler mon tapis de yoga plus souvent, d’offrir à mon corps des petits plats pleins d’antioxydants et de vitamines, de délester mon organisme de toxines et d’autres trucs qui m’alourdissent, de dormir beaucoup, de marcher, de sourire.
Bref, c’est un tout petit livre de cuisine hyper marketing qui a surfé sur la vague de la mode bobo-healthy, mais pour moi c’est juste efficace et inspirant, un véritable shoot de bonne humeur et de motivation pour vivre sereinement le printemps.

 

CUISINER

Je ne vais pas beaucoup développer cette partie, car cela recouperait ce que je viens de dire. Notons simplement que j’ai très envie de cuisiner et de prendre soin de moi et de ma petite famille en ce moment ; je prépare des salades fraîches, je cuisine des légumes de saison (j’adore les asperges, les petits pois, les artichauts… c’est un bonheur de les réintroduire dans nos menus !), je prends le temps de prévoir plusieurs repas pour les jours à venir afin d’anticiper les courses et le gaspillage (si seulement j’avais le temps de faire ça toute l’année…). On fait aussi beaucoup de pâtisserie avec Little, et souvent ces moment gourmands suffisent à combler mes fringales de sucre car, après avoir préparé la pâte à gâteaux ou le mélange pour des Bounty maison par exemple, je n’ai plus vraiment envie de les manger lorsqu’ils sont prêts ^-^ J’ai l’impression que je parviens plus vite à satiété lorsqu’il s’agit de produits faits maison.

 

FAIRE DU YOGA

Est-il besoin d’en dire plus ? Dans les périodes où j’ai besoin de me recentrer, le yoga est toujours un allié de choix. Plus de douceur et d’indulgence envers moi-même, apaisement du mental, ralentir et se satisfaire de ce qu’on a… tous les messages, tous les objectifs du yoga sont honorables et devraient, idéalement, accompagner notre quotidien. En tous cas, ce serait le rêve pour moi, pratiquer tous les jours. Honnêtement, avec une vie de famille et un travail prenant, des trajets longs et ma foultitude d’autres passions (!), c’est difficile de caser une pratique quotidienne du yoga. Mais je ne désespère pas, et ce que je trouve très positif dans tout ça, c’est que depuis presque dix ans, le yoga m’accompagne de façon extrêmement régulière. Pour la fille papillonnante que je suis, c’est assez rare une telle fidélité (je parle de mes activités et centres d’intérêts, bien sûr, pas de ma vie amoureuse ^-^). Je sais que le yoga tient une place primordiale dans ma vie et, tel un pendule, ou un papillon de nuit subjugué par une lumière dans le noir (pour rester dans la métaphore), je gravite continuellement autour, parfois de près, de manière très assidue, parfois d’un peu plus loin, en pratiquant par pointillés, par petites touches de temps en temps. Mais c’est là, en moi, les enchaînements d’asanas sont ancrés, le flux de mes respirations devient automatique dès que je mets un pied sur mon tapis, alors je sais que c’est gagné et que, avec le temps, je grignoterai de plus en plus de moments pour pratiquer. J’en suis sûre. Parce-que je le veux.

 

BOUGER

Ce matin, Little et moi sommes allés dans un village voisin qui propose plusieurs sentiers de marche. Nous avons fait une randonnée de 2H30, dans les vignes, la forêt, les champs, en pleine campagne et sur les hauteurs de la vallée de la Saône. Il faisait beau, chaud, Little étrennait sa nouvelle paire de chaussures de rando, nous avions pris une gourde en alu et deux pommes, et tout notre enthousiasme pour effectuer notre parcours. C’était tout simplement parfait. Little a marché (je ne peux plus le porter, de toutes façons, il est bien trop grand et lourd !), ramassé des bâtons, pêché (des poissons imaginaires dans les ornières du chemin), cueilli des fleurs, dévalé des pentes en courant, grimpé aux arbres, découvert une cabane en branches, écouté les histoires des Trois petits cochons et du Petit Poucet (un bon moyen pour le faire se concentrer sur autre chose que les kilomètres, lorsque la fatigue se fait sentir ^-^), partagé sa pomme verte avec moi, et croqué dans ma pomme rouge, bu à la gourde comme un véritable Robinson… et puis, clou du spectacle, alors que nous ne y attendions pas, nous sommes tombés nez à nez avec un serpent ! Le choc ! Je vous avoue que j’ai eu peur, nous étions à quelques centimètres seulement, et la couleuvre était immense, elle faisait plus d’1m50, et ne nous quittait pas des yeux !!! Nous avons pris des photos, malgré tout, pour garder un souvenir de cette rencontre mémorable.
C’est peut-être bête, mais c’est ce genre de moments que je rêvais pour mes enfants. Je voulais les élever dans la nature, à la campagne (bon, ou à la montagne, je ne suis pas difficile !), et partager en famille des moments simples et authentiques, sans besoin de consommer ou de paraître. La randonnée, c’est exactement ça : on découvre des belles choses, on apprend à respecter la nature, on se dépense physiquement, on discute et on se tait aussi, c’est une activité que j’aime depuis longtemps et que je suis profondément heureuse de partager aujourd’hui avec mon petit loulou de trois ans et demi.

Le serpent qui m’a surprise en pleine randonnée dans les champs.

 

Comment profitez-vous du printemps de votre côté ?
À bientôt, avec un billet sur notre voyage dans le Yorkshire (on décolle demain !).

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

La vie aux Nouettes

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Lorsqu’on a acheté notre maison, il s’est passé d’abord tout un été avant qu’on n’ait les clés et qu’on puisse emménager. Cet été-là, je l’ai passé à chercher un nom pour notre maison !
Bizarre ?
Je ne sais pas pourquoi, j’avais envie que notre premier, vrai, chez-nous, ne soit pas anonyme, ne soit pas un simple numéro dans une rue, mais qu’il ait un nom avec une signification, ou une évocation qui nous ressemblerait.

Et puis j’ai laissé tomber cette idée. L’emménagement, les travaux, le quotidien, m’ont fait oublier cette envie, et notre maison a finalement gardé son matricule anonyme.
Mais l’hiver dernier, alors que je cousais tranquillement dans mon atelier, en écoutant La compagnie des auteurs, j’ai repensé à cette envie. Mathieu Garrigou-Lagrange proposait un cycle sur la Comtesse de Ségur, qui, une fois adulte et mariée, une fois expatriée de sa Russie natale, vécut en France dans un château de l’Aube : Les Nouettes. Ce nom me plut immédiatement.

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Aux Nouettes, la Comtesse de Ségur vivait loin de son mari avec qui elle n’avait que très peu de rapports, mais entourée de ses enfants et de ses petits-enfants. Les Nouettes furent un lieu joyeux, dédié à la famille, à l’écriture et à la bonne chère. Évidemment, ça me parle : ces trois éléments, je les partage avec cette illustre dame, donc…^-^
J’aime les sonorités du nom de ce château, mais surtout ce qu’il représente, les valeurs qui y sont chéries.
La Comtesse de Ségur accueillait ses petits-enfants pour les vacances, elle les choyait, leur écrivait des histoires pour les divertir. Sa famille était tout pour elle. Les Petites Filles Modèles a été écrit pour ses deux petites-filles parties vivre à Londres. Lorsque ses petits-fils venaient passer leurs vacances aux Nouettes, elle faisait préparer de fastueux repas et leur laissait une grande liberté de jeux.
Cette femme, qu’on accuse souvent de conservatisme, n’était pas si consensuelle que l’on veut bien le croire. Elle accordait une véritable importance à l’enfance, alors qu’au 19ème siècle, cela paraissait une idée complètement incongrue.

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En écoutant ces podcasts, le nom du château a chatouillé mes oreilles et réveillé mes envies de nommer ma maison. Les premières idées que j’avais eues, ce fameux été où j’attendais les clés de notre nouveau chez-nous, avaient été simples et étaient au nombre de deux : Les Églantines, ou Le Terrier.
Le premier nom me plaisait pour ses sonorités rondes et fraîches, et les promesses de nature abondante et gourmande qu’il portait. Le second, mon favori, sous-tendait l’idée d’une tribu vivant là, nichée dans une maison douillette, bien à l’abri du reste du monde. Et puis, Le Terrier, c’est le nom de la maison des Weasley dans Harry Potter, le havre de paix confortable et chaleureux où Harry trouve refuge, à l’opposé de l’horrible maison au 4 Privet Drive où vivent son oncle et sa tante. Cette référence littéraire absolument pas fortuite, ajoutée à celle de l’attachement familial, de la « portée », de la meute, me faisaient pencher pour ce nom-là.
Comme vous pouvez le constater, toujours les mêmes éléments… Les idées de gourmandise partagée, de famille, de chaleur du foyer et de littérature étaient déjà bien enracinées, dès le départ.
Alors, lorsque j’ai découvert le château des Nouettes, ç’a été comme une évidence.

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Voilà, notre maison a un nom désormais. Un nom déjà porté et au passé illustre un peu lourd à porter peut-être, mais j’ose espérer que peu de passants reconnaitront la référence et nous reprocheront, à tort, un certain manque d’humilité. Et à vrai dire, au fond de notre impasse, en haut de notre colline, des passants il n’y en a pas ! Seuls quatre voisins, le facteur, et nos amis, poseront les yeux sur la petite plaque qui orne notre mur extérieur. Ce nom, je le choisis pour nous, pour mon plaisir, et puis c’est tout.

Alors à l’avenir, pour suivre les aventures de la maison, vous n’aurez qu’à taper le mot clé : Nouettes, et vous y trouverez les articles (à venir) concernant notre home sweet home !

Et vous, cette histoire de nom pour maison, ça vous évoque quoi ?
Si vous deviez trouver un nom pour votre maison, avez-vous déjà une idée de ce qui vous plairait ?

 

2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning # 52

Les mots clés de ces derniers jours ont été : profiter à fond de ma dernière semaine en Lorraine avant le retour à Lyon – paresser dans le jardin – savourer le beau temps – rester à l’ombre – lire – cuisiner – coudre – papoter avec mes parents – boire des verres en terrasse avec les copains – assister à un mariage (mais je crois que je n’aime pas trop les mariages…).
En gros, je n’ai pas fait grand chose sinon profiter et essayer de ne pas faire mille trucs intensément, pour changer un peu. Ça a assez bien fonctionné. Je me sens reposée, et je suis tellement heureuse d’avoir pu prendre du temps pour lire et coudre !!

 

Le look de la semaine

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A la cool avec des fringues légères et amples, comme d’habitude. Un imprimé palmiers pour le short, girafes pour la chemise, et pieds nus dès que je peux, voilà qui me semble bien résumer l’état d’esprit dans lequel je me trouvais cette semaine.

 

Le plafond de la semaine

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Depuis le lit de la maison familiale, je vois les murs nus, bruts, le ballon de papier qui se balance doucement autour de l’ampoule éteinte, et la douce lumière du jour qui inonde la pièce derrière le paravent. Le décor est familier mais toujours m’émerveille…

 

La petite foulée de la semaine

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Entre deux promenades en poussette, j’ai chaussé des baskets pour faire – oh joie – un petit jogging. C’était le soir – 21h, après une journée lourde de chaleur. Je suis allée courir derrière le village, le long des étangs et des prés, en regardant le soir tomber, en écoutant les insectes d’été qui bourdonnent à la nuit venue. J’ai traversé le village en petites foulées, et senti la transpiration perler sur mon visage, c’était bon…

 

La piscine de la semaine

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Mon père a installé cette petite piscine gonflable pour Little. Chaque jour, monsieur prenait plusieurs bains rafraîchissants à l’ombre du pommier. On l’aurait volontiers rejoint dans l’eau, mais pas sûr que la piscine aurait supporté notre poids et notre volume !

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Mais cela ne m’a pas empêchée d’enfiler mon maillot et de paresser sur un transat, car enfin bon, ce sont les vacances, quoi !

 

Le décor de la semaine

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Little commence à bien s’intéresser aux animaux ; il bat des bras lorsqu’il voit le chat de la maison, et ouvre des yeux ahuris lorsqu’on s’arrête pour regarder les chevaux, si grands, si graciles et puissants, à la robe si lustrée… Dans mon village natal, si on aime les chevaux, il y a de quoi faire, car il n’y a pas moins de 3 écuries dans la rue principale. En contrebas, dans les prés, les chevaux paissent tranquillement au soleil, entourés des jeunes poulains encore hésitants. L’image est digne d’un décor de l’Ouest américain, avec ce soleil chaud et cette herbe jaunie, vous ne trouvez pas ?

 

Le teasing de la semaine

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Guess what ? (non non, je ne suis pas de nouveau enceinte hein, ho hé faut pas déconner !)

😉

On en parle mercredi !

 

Et vous, cette semaine, qu’avez vous fait de beau ? Vacances ? Sport ? Dernière virée shopping pour les soldes qui se terminaient hier …?

Des bises à vous, je vous souhaite une super chouette (dernière) semaine de juillet !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #51

Merci pour vos messages adorables pour les 30 ans. Cela m’a fait chaud au coeur. Je n’ai encore rien commencé à coudre, mais j’ai imprimé un patron et acheté du tissu, première étape done ! On a passé la semaine à se reposer car le week-end dernier nous réellement épuisés ! J’ai même passé toute l’après-midi de jeudi à dormir, profondément. Après 7 jours de repos, ça va un peu mieux, je sens un regain d’énergie, mais pfiou que c’était dur ces derniers jours…!! ^-^ On a donc passé la semaine à buller, se promener dans la campagne, au bord de l’eau, à lire à la bibliothèque du village, à profiter du jardin. J’ai enfin un peu de temps pour lire et cela faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans un livre comme ça, quel plaisir ! Il nous reste une semaine à passer ici, on va en profiter à fond, le mois de juillet aura filé à une vitesse incroyable, vous ne trouvez pas ?

Le look de la semaine

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Ou plutôt, le « sunday look », car c’est la tenue que je portais aujourd’hui pour chiller tranquillement à l’ombre du pommier, en regardant Little essayer sa petite piscine gonflable, cadeau (en avance) pour son premier anniversaire. Il faisait chaud, aujourd’hui ! Alors j’ai pu étrenner pour la première fois de l’été mon short adoré, tout fluide, tout léger, tout coloré, si agréable à porter (yeah je fais des rimes ^-^).

 

Le repaire de la semaine

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Dans mon village natal, on a la chance d’avoir (depuis peu) une magnifique bibliothèque, toute neuve, toute belle, pleine de livres récents et en bon état, bordée de 2 terrasses ombragée et équipée d’une Nespresso. Le rêve, quoi. J’envie terriblement la personne qui travaille dans cet endroit. Le coin enfants est génial, plein de poufs moelleux et de fauteuils à gros coussins, et si lumineux avec ses immenses baies vitrées… ! On y passe très souvent lors de nos promenades, je fais le plein d’albums pour Little tandis que mon père se ravitaille en polars, bien conseillé par la bibliothécaire. Ça nous change un peu de l’énorme médiathèque de Lyon…!

Le déjeuner de la semaine

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Robinson est souvent derrière mon dos pour vérifier si j’ai ma dose quotidienne de protéines, depuis que je ne mange vraiment plus de viande. Alors je ne lésine pas sur le fromage et les pois chiches, me régalent de falafels et de tartines à presque tous les repas !

 

Bientôt un an

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Little aura un an le 3 août. Il marche gaiment à quatre pattes, se redresse sur ses jambes comme un petit ours à la recherche de son équilibre, roule et rampe allègrement, et surtout, surtout : il adore aller sur les jeux, au parc ! Son nounou lui a appris comment se balancer sur ce jeu, et il est devenu un expert de cette balançoire, impressionnant de le voir se balancer à toute vitesse en tenant fermement les poignées dans ses petites mains, la langue sortie pour la concentration, et poussant des petits cris de contentement et de fierté qui font se retourner tous les passants. J’adore l’emmener aux jeux, et le regarder s’amuser comme un fou, essayer, déraper, recommencer, grandir quoi…

 

Le décor de la semaine

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Nos promenades ou mes virées runnings nous entraînent sur ce chemin, derrière le village, le long de l’eau. C’est agréable, il n’y a ni route, ni maison, seulement le chemin, les prés, quelques chevaux, et l’eau. Tellement paisible… Je savoure ces moments et cet endroit, si familier, je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir grandi ici et de pouvoir y revenir si souvent pour en profiter en famille. Même si je renie souvent ma ville d’origine et la Moselle en général, mon village je l’adore et j’y ai des souvenirs incroyables.

 

Le moment parfait de la semaine

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Ce matin, Little a fait la grasse matinée et moi aussi, puis après son biberon, il est parti en balade avec mon père, et j’ai pu profiter de ce moment seule, dans le jardin, pour prendre mon petit-déjeuner au soleil, en lisant mon bouquin. Le café et son odeur délicieuse, les rayons timides du matin, le calme de la campagne (j’entendais réellement le vent souffler dans les branches et les oiseaux chantonner, vraiment vraiment), c’était incroyablement bon. J’ai savouré chaque minute. Puis Robinson s’est réveillé, j’ai renversé le thermos qui s’est brisé en mille morceaux, mon père et Little sont revenus de leur promenade et la vie normale a repris, joyeuse et intense comme à son habitude. Mais ce petit moment où le temps s’est suspendu aux volets entrouverts m’a donné une énergie folle pour enchaîner le reste de la journée ! Et cela ressemblait vraiment aux vacances !

 

Je vous souhaite une excellente semaine à venir, j’espère que le soleil sera de la partie pour réchauffer nos coeurs lourds des événements des derniers jours. Pour ma part, je me suis réfugiée dans le cocon de ma famille pour traverser ce deuil. Même si j’ai peur, c’est clair, j’essaie de me concentrer sur les gouttes de lumière de notre quotidien, en avançant pas à pas, et en tentant de garder une foi immense en l’humanité. Pour Little.

A très bientôt.

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.