Avril aux Nouettes

Nous sommes en vacances scolaires depuis une semaine, Little et moi. Et j’avais oublié à quel point les vacances d’avril peuvent être ressourçantes. Je voulais l’écrire et les décrire ici, afin de m’en souvenir pour les prochaines années.
Le printemps et l’automne sont des saisons intermédiaires : périodes de gros changements climatiques, mais aussi émotionnels. Ma prof de yoga nous a expliqué qu’on pouvait fréquemment se sentir déprimé, ou nerveux, et la plupart du temps, fatigué aussi. Le corps s’épuise pour s’adapter aux changements. Il y a quelques années, ma kiné, elle, m’avait raconté que le taux de dépressions était plus élevé durant ces saisons intermédiaires. Je ne sais pas si c’est une vérité, mais ça me semble probable car j’ai moins même très souvent ressenti des passages de blues, inexplicables, au printemps (mais moins en automne, saison que j’adore et savoure toujours intensément).
Cette année, je redoutais un peu ces nouvelles chutes émotionnelles du printemps, car après une rentrée scolaire difficile, et un automne mouvementé, je ne me sentais pas la force d’affronter une nouvelle vague de doutes, d’angoisses, de crises ou de déprime.
Heureusement pour moi, cette année, le printemps, je le vis bien ! Je ne sais pas si c’est dû au fait de vivre à la campagne, ou de passer mes journées dans une maison que j’adore, et dans mon jardin… ou encore si c’est parce que Little a grandi et qu’il devient plus facile de s’en occuper aujourd’hui qu’il y a six mois encore… Tout est possible, je n’ai pas de réponse, mais une seule certitude : cette première semaine de vacances d’avril a été parfaite. Et je VEUX m’en souvenir !

Un coin du jardin, le bac à compost et Little qui attrape des insectes.

 

VIVRE DEHORS

Notre maison n’est pas une grande et belle demeure avec des poutres apparentes et des moulures aux plafonds (dommage…). Je veux dire : on ne peut pas vraiment lui trouver du cachet. Elle est toute simple, pas vraiment belle de l’extérieur, mais bon, elle est bien pratique car elle c’est une maison de plein-pied. Et pour ce qui est de l’intérieur, nous avons tout refait à notre goût, alors même si elle n’a pas trois mètres de hauteur sous plafond ni un parquet en chêne massif, je la trouve agréable à vivre, fonctionnelle, et à mon goût (et c’est ça qui compte, on est d’accord). L’une des choses que j’apprécie dans ma maison, ce sont ses portes vitrées tout le long du séjour-cuisine. Aux beaux jours, on ouvre tout, porte d’entrée incluse, et on vit moitié dedans, moitié dehors. C’est exactement ce dont je rêvais lorsque j’imaginais ma maison.
Vous commencez à le savoir, je suis une amoureuse de la nature. Vivre dans une maison sans jardin ou sans accès à l’extérieur, c’était inenvisageable. Le plein-pied et les baies vitrées sont parfaits pour notre mode de vie. Ainsi, nos journées de vacances, avec Little, se passent aussi bien dehors que dedans. La maison déborde sur la terrasse, le matériel de dessin, les jouets, les préparatifs des repas, tout ce que l’on peut faire à l’extérieur est un prétexte pour vivre hors des murs. Aujourd’hui, en fin de journée, Little faisait des Legos dans le salon, et j’étais de l’autre côté de la baie ouverte, j’épluchais des légumes pour le dîner. On avait mis la musique dans le salon, on discutait de part et d’autre de l’ouverture, c’était très agréable. À un moment, il y a eu Dancing in the streets (Martha Reeves and the Vandellas) et on s’est mis à danser dans le séjour, Little sautillait partout, on a ri comme des baleines… puis on a couru dans le jardin pour jouer au loup, faire un peu de balançoire pendant que les artichauts cuisaient tranquillement. Cette vie dedans-dehors, ça paraît évident, mais ça me rend vraiment heureuse. Alors, oui, ma maison n’est pas toujours super propre car les allers-retours intempestifs font entrer l’herbe, les feuilles, la terre, les cailloux, les petites bêtes. Mais l’élan de vie qui accompagne cette ouverture sur l’extérieur vaut largement les quelques minutes d’aspirateur supplémentaire que j’offre chaque jour à ma maison ^-^

Little au bord de la Saône.

JARDINER

C’est devenu une véritable passion, mais au fond je sais que ç’a toujours été là, en moi. Ma grand-mère italienne avait un jardin minuscule mais d’une richesse incroyable. Elle cultivait de tout, faisait du compost, récupérait l’eau des pâtes et des légumes bouillis pour arroser ses plantations. J’étais enfant, je ne m’intéressais pas encore au jardinage, mais aujourd’hui je le regrette. J’aurais aimé partager ça avec elle.
Ma mère a repris le flambeau : dans notre maison familiale, elle cultive un jardin qui, année après année, se révèle de plus en plus spectaculaire. C’est un paradis de fleurs et de massifs colorés. Son potager, l’été dernier, nous a tous laissés bouches bées. Les tomates croulaient, tout était luxuriant et savoureux.

Les iris se sont ouverts ce matin.

Jardiner, aujourd’hui, c’est comme le yoga pour moi. Je passe beaucoup de temps à observer mes plantations, ou tout simplement la vie au jardin, ce qui se passe sous mes yeux sans que j’intervienne. Je ne connais pas encore tous mes arbres, toutes mes fleurs, je me laisse surprendre par des éclosions et des couleurs, car je n’ai vécu qu’un printemps dans notre maison pour l’instant, et je n’ai pas eu le temps de tout mémoriser.
Jardiner m’enseigne la patience et la persévérance car il faut beaucoup d’erreurs et d’échecs avant d’obtenir une réussite dans un potager. Je suis du genre impatiente, alors je me tempère, je prends mon temps. Je sais que nous sommes ici pour quelques années, et que je n’ai pas besoin de me presser. J’aimerais planter des dizaines d’arbres fruitiers, des mûriers, des framboisiers, des groseilliers… mais j’attends de voir si les trois pieds que j’ai plantés cet hiver donneront quelque chose. J’observe mon terrain, l’ensoleillement, je teste et expérimente. Chaque week-end, je fais des semis, je note tout sur mon carnet de bord du jardin, j’aimerais parvenir à des conclusion intéressantes pour les années à venir, afin de gagner en efficacité et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le printemps est un moment passionnant au jardin, on a envie de planter, de faire pousser, la nature se réveille et on veut participer à l’explosion de bourgeons, de fleurs, de parfums, aux centaines de micro-changements qui s’effectuent tout autour de nous.

Il y a quelques mois, ici il n’y avait qu’une pente raide d’herbe, de ronces et de bulbes. J’ai créé des terrasses et planté toutes sortes de fleurs et arbustes. Dans deux ou trois ans, on verra bien si j’ai parfaitement échoué ou si ce projet va porter ses fruits et nous offrir une belle entrée colorée et foisonnante.

Mon jardin imparfait, où il reste tant à faire, ce projet-en-cours qui durera des années, je crois que c’est lui aussi qui me fait aimer le printemps cette année.

LECTURE ET INSPIRATION

Ma petite bible superficielle

Au printemps 2013, j’avais acheté un petit livre de cuisine-lifestyle : Ma detox made in Hollywood, d’Elsa Launay. Le titre peut faire sourire, oui. C’était le début de la mode healthy, cuisine bio et veggie, écolo sexy et tout le reste. À l’époque, ce genre de livre ne pullulait pas dans les librairies, et j’avais été très heureuse de découvrir Ma detox made in Hollywood qui était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là de ma vie. J’avais envie de cuisiner mieux, de bouger plus, ce petit ouvrage a été plus qu’une source d’inspiration pour moi, comme vous allez le voir.
C’est devenu comme un rituel, au printemps : je relis Ma detox made in… (MDMIH pour faire court, si vous le voulez bien).
À noter : je le relis, certes, mais pas sans un regard critique ni un sourire aux lèvres.
Pourquoi ce livre et pas un autre ? MDMIH n’est pas qu’un simple recueil de recettes. D’ailleurs, en parlant de recettes, elles ne sont pas vraiment exceptionnelles, celles que propose l’ouvrage. Healthy mais simplistes, et pas toutes végétariennes. Parfois, Elsa Launay décrit une simple salade pamplemousse-avocat. Ou une galette de riz soufflé tartinée de compote maison. Rien d’extravagant ni de compliqué.

Les petits-déjeuners des vacances sont les meilleurs…

Ce livre n’a pas pour ambition de nous transformer en Cyril Lignac, ni d’impressionner nos invités, PAS. DU. TOUT.
C’est un livre pour soi, un ouvrage qui part du principe qu’on aurait, pouf comme par magie, dix jours de temps libre à occuper, seule, et qu’on en profiterait pour se faire une detox. Et pas n’importe où, attention. Non. À Los Angeles, excusez du peu.
(D’où, entre autre, mon sourire narquois lorsque je relis ce bouquin ^-^)
Mais l’objectif, ce n’est pas la véracité, l’authenticité de l’expérience qu’on nous décrit. Moi, quand je lis MDMIH, j’y cherche l’inspiration. Ce serait l’histoire d’une française qui passerait quelques jours en solo à L.A. (ma ville chouchoute), et qui n’aurait pour seule directive que de prendre soin d’elle. Alors Elsa Launay nous décrit une espèce de déroulement journalier parfait et idyllique : tu te lèves le matin, tu fais quelques postures de yoga au bord de la piscine, puis tu bois un smoothie épinards-poire-ananas. Ensuite, tu chausses tes baskets pour un petit running au Runyon Canyon de L.A. À midi, tu prépares des tagliatelles de courgettes sauce pesto, et une salade de patates douces rôties sur lit de roquette, hyper detox. Après une sieste au bord de la piscine, il est temps de faire une séance de yoga en regardant les étoiles, et bla bla bla…
Hilarant, n’est-ce-pas ?
Alors bon, j’imagine que les lectrices-eurs qui ont pris ce bouquin au pied de la lettre ont du être quelque peu, heu, … décontenancé(e)s ? Difficile de reproduire à l’identique ce que l’auteure nous encourage à mettre en œuvre pour notre semaine de detox. Il faudrait pour cela : vivre à LA, avoir un jardin à LA, avec un spa, beaucoup d’argent pour assister aux cours de yoga ou se payer les massages dont elle parle, et aussi, ne pas avoir de mec, d’enfant, de boulot, etc… Bref. PAS POSSIBLE.
En fait, je crois que c’est ça que j’adore dans cet ouvrage. Je ne pense pas qu’Elsa Launay se prenne au sérieux deux minutes. Elle nous décrit un fantasme total, et moi j’adhère, je voyage, je rêve complètement.
Lire quelques pages par jour, ça me redonne juste la dose d’inspiration et de motivation nécessaires pour prendre soin de moi à ma façon et dans la mesure de mes moyens.
Je suis humaine, parfois je craque volontiers pour un goûter bien gras et pas healthy du tout, ça arrive, pas grave… Mais il y a aussi des moments où je me laisse un peu dépasser par mes envies (pulsions?) et où j’ai besoin de reprendre le contrôle. Au printemps, après un hiver un peu difficile, j’ai envie de prendre soin de moi et de faire mieux. De retrouver des bonnes habitudes, de prendre du temps pour cuisiner et innover un peu côté recettes, de faire le plein de vitamines pour affronter tous les changements de cette saison. Lire MDMIH, c’est comme écouter une playlist motivante lorsque les beaux jours reviennent et avoir envie de se remettre au sport. Tous ces clichés décrits dans le livre, cette parenthèse enchantée racontée par Elsa Delaunay, ça me fait rêver et m’inspire et me donne envie de dérouler mon tapis de yoga plus souvent, d’offrir à mon corps des petits plats pleins d’antioxydants et de vitamines, de délester mon organisme de toxines et d’autres trucs qui m’alourdissent, de dormir beaucoup, de marcher, de sourire.
Bref, c’est un tout petit livre de cuisine hyper marketing qui a surfé sur la vague de la mode bobo-healthy, mais pour moi c’est juste efficace et inspirant, un véritable shoot de bonne humeur et de motivation pour vivre sereinement le printemps.

 

CUISINER

Je ne vais pas beaucoup développer cette partie, car cela recouperait ce que je viens de dire. Notons simplement que j’ai très envie de cuisiner et de prendre soin de moi et de ma petite famille en ce moment ; je prépare des salades fraîches, je cuisine des légumes de saison (j’adore les asperges, les petits pois, les artichauts… c’est un bonheur de les réintroduire dans nos menus !), je prends le temps de prévoir plusieurs repas pour les jours à venir afin d’anticiper les courses et le gaspillage (si seulement j’avais le temps de faire ça toute l’année…). On fait aussi beaucoup de pâtisserie avec Little, et souvent ces moment gourmands suffisent à combler mes fringales de sucre car, après avoir préparé la pâte à gâteaux ou le mélange pour des Bounty maison par exemple, je n’ai plus vraiment envie de les manger lorsqu’ils sont prêts ^-^ J’ai l’impression que je parviens plus vite à satiété lorsqu’il s’agit de produits faits maison.

 

FAIRE DU YOGA

Est-il besoin d’en dire plus ? Dans les périodes où j’ai besoin de me recentrer, le yoga est toujours un allié de choix. Plus de douceur et d’indulgence envers moi-même, apaisement du mental, ralentir et se satisfaire de ce qu’on a… tous les messages, tous les objectifs du yoga sont honorables et devraient, idéalement, accompagner notre quotidien. En tous cas, ce serait le rêve pour moi, pratiquer tous les jours. Honnêtement, avec une vie de famille et un travail prenant, des trajets longs et ma foultitude d’autres passions (!), c’est difficile de caser une pratique quotidienne du yoga. Mais je ne désespère pas, et ce que je trouve très positif dans tout ça, c’est que depuis presque dix ans, le yoga m’accompagne de façon extrêmement régulière. Pour la fille papillonnante que je suis, c’est assez rare une telle fidélité (je parle de mes activités et centres d’intérêts, bien sûr, pas de ma vie amoureuse ^-^). Je sais que le yoga tient une place primordiale dans ma vie et, tel un pendule, ou un papillon de nuit subjugué par une lumière dans le noir (pour rester dans la métaphore), je gravite continuellement autour, parfois de près, de manière très assidue, parfois d’un peu plus loin, en pratiquant par pointillés, par petites touches de temps en temps. Mais c’est là, en moi, les enchaînements d’asanas sont ancrés, le flux de mes respirations devient automatique dès que je mets un pied sur mon tapis, alors je sais que c’est gagné et que, avec le temps, je grignoterai de plus en plus de moments pour pratiquer. J’en suis sûre. Parce-que je le veux.

 

BOUGER

Ce matin, Little et moi sommes allés dans un village voisin qui propose plusieurs sentiers de marche. Nous avons fait une randonnée de 2H30, dans les vignes, la forêt, les champs, en pleine campagne et sur les hauteurs de la vallée de la Saône. Il faisait beau, chaud, Little étrennait sa nouvelle paire de chaussures de rando, nous avions pris une gourde en alu et deux pommes, et tout notre enthousiasme pour effectuer notre parcours. C’était tout simplement parfait. Little a marché (je ne peux plus le porter, de toutes façons, il est bien trop grand et lourd !), ramassé des bâtons, pêché (des poissons imaginaires dans les ornières du chemin), cueilli des fleurs, dévalé des pentes en courant, grimpé aux arbres, découvert une cabane en branches, écouté les histoires des Trois petits cochons et du Petit Poucet (un bon moyen pour le faire se concentrer sur autre chose que les kilomètres, lorsque la fatigue se fait sentir ^-^), partagé sa pomme verte avec moi, et croqué dans ma pomme rouge, bu à la gourde comme un véritable Robinson… et puis, clou du spectacle, alors que nous ne y attendions pas, nous sommes tombés nez à nez avec un serpent ! Le choc ! Je vous avoue que j’ai eu peur, nous étions à quelques centimètres seulement, et la couleuvre était immense, elle faisait plus d’1m50, et ne nous quittait pas des yeux !!! Nous avons pris des photos, malgré tout, pour garder un souvenir de cette rencontre mémorable.
C’est peut-être bête, mais c’est ce genre de moments que je rêvais pour mes enfants. Je voulais les élever dans la nature, à la campagne (bon, ou à la montagne, je ne suis pas difficile !), et partager en famille des moments simples et authentiques, sans besoin de consommer ou de paraître. La randonnée, c’est exactement ça : on découvre des belles choses, on apprend à respecter la nature, on se dépense physiquement, on discute et on se tait aussi, c’est une activité que j’aime depuis longtemps et que je suis profondément heureuse de partager aujourd’hui avec mon petit loulou de trois ans et demi.

Le serpent qui m’a surprise en pleine randonnée dans les champs.

 

Comment profitez-vous du printemps de votre côté ?
À bientôt, avec un billet sur notre voyage dans le Yorkshire (on décolle demain !).

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Publicités

2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

img_3534

Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

img_3536

  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

img_2996

  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

img_3750
mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

img_3173
notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

img_2894
la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 

Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

img_3765

  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

img_e3766
voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

foret

  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

img_3660
le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Wild life

wildchild dehors

Cet été, nous sommes partis en vacances tous les trois, au mois d’août. Après avoir longé la côte Atlantique (et visité une partie des Pyrénées) en camping-car ces deux derniers étés, cette année nous avons choisi de partir près de chez nous, dans les Alpes. L’an passé, le camping-car avait été une contrainte plus qu’une liberté de déplacement. Nous qui aimons bouger, nous étions sentis limités par la taille imposante et toute la logistique du camping-car. Avant cela, les deux précédentes expériences du « road-trip » que nous avions eues, c’était dans un camion aménagé, bien plus petit et maniable. On s’était sentis plus libres. Mais cet été, nous n’avions pas envie de route, ni d’habitat « dur ». On avait envie de la plus extrême des simplicités, de revenir à un mode de vacances basique, sans contrainte, encore plus proche de la nature. La tente, économique et pratique, s’est rapidement imposée comme le meilleur choix pour des vacances « slow » en famille.

tentenotre tente XXL

Je vous avouerai que je n’étais pas à 100% convaincue : camper, en montagne, avec un enfant de trois ans extrêmement énergique et qui, ces derniers mois, a du mal à aller se coucher, me paraissait être une grosse galère, non pas des vacances de rêve. Mais, Robinson et sa force tranquille m’ont rassurée, et puis mon côté aventurier (« plus c’est risqué, plus ça me plait »…) n’a pas voulu se laisser impressionner par des craintes de maman-poule. (Car, oui, cohabitent en moi deux types de personnalités : une pirate tout feu tout flammes, et une mère louve qui s’oublie pour ne penser qu’au bien-être de son petit (et franchement, c’est souvent agaçant)). 
Bref.
Je voyais déjà le tableau : une tente difficile à monter, des heures d’acharnement pour planter des sardines, un coup de vent qui ferait tout s’envoler, des nuits sous la pluie à regarder l’eau gouter sur nos matelas, un Little survolté par l’absence de murs, de portes, de « limites », un enfant qui s’échapperait à la première occasion, les ronflements d’un voisin de tente qui nous empêcheraient de dormir, l’intérieur de la tente sali et mouillé à cause des allées et venues à l’extérieur, le réchaud qui nous lâcherait et l’impossibilité de manger chaud alors qu’on grelotterait, trempés de la tête aux pieds car l’orage nous aurait surpris au milieu d’une randonnée… Vous voyez le genre? Je me faisais des films d’horreur totalement dissuasifs. Des vacances en tente, avec un enfant en bas âge… Euh… Je n’étais pas tout à fait prête…

Et puis finalement, au milieu du mois de juillet, je me suis rendue à l’évidence : car de toutes façons, toutes les autres options étaient à oublier, il n’y avait plus de place dans les résidences de vacances, les chalets étaient tous loués ou hors de prix, et seule la tente restait envisageable. J’ai sans doute, inconsciemment, laisser le temps passer pour que le destin choisisse pour moi en quelque sort, et que je n’ai plus d’autres solutions que celle de lâcher prise et de me jeter à l’eau. Ok, alors, dans ce cas, ce sera la tente. Oh God, help us all… !
(-> petit clin d’oeil à mon film chouchou)
(La la land)

Nous avons choisi deux destinations, dans les Alpes du Sud : une première semaine à Briançon et la station de Serre-Chevalier, puis une deuxième semaine vers Gap, au lac de Serre-Ponçon. Nous avons volontairement limité le nombre de destinations, car pour une fois, nous n’avions pas l’intention de voyager en itinérance. En effet, notre grande tente familiale nécessitait une heure d’installation et une heure de désinstallation, or nous n’avions pas envie de passer nos vacances à ranger, nettoyer, monter les piquets, etc… Cependant, rester une semaine dans un camping ne signifiait pas rester immobiles : nous avons rayonné à partir de notre point d’attache, et visité tous les alentours de nos deux destinations. Il n’y a pas eu une journée où nous sommes restés au camping, dans la tente. Vacances en camping, d’accord, mais pas dans l’idée d’y avoir le même quotidien qu’à la maison !

mum and son« Little ? Lâche la jambe de maman s’il-te-plait… »

A quoi ressemblaient nos journées ?

Réveil vers 8h : petit-déjeuner dehors, à la fraîche. Robinson allait acheter du pain pendant que je faisais chauffer de l’eau pour le café, et que Little émergeait doucement et buvait son lait chocolaté.

Préparation : tenue de randonnée, avec une polaire le matin. Robinson préparait le sac à dos pour le pique-nique, tandis que je faisais un peu de rangement dans la tente et qu’on habillait Little.

Trajet en voiture : en route pour la randonnée du jour, sélectionnée par Robinson. Ce qui est génial, en haute montagne, c’est qu’il y a de quoi faire en terme de balade !
Généralement, on faisait entre 30 et 45 minutes de route pour atteindre le point de départ. Les routes de montagnes sont tellement belles que le chemin valait largement la destination !

pluieRobinson, et Little dans le porte-bébé. Et la pluie qui nous a trempés en plein milieu de la randonnée… ^-^

Vers 10h : arrivés au départ de la randonnée, on installait le sac porte-bébé, on chargeait les bouteilles d’eau dans le sac à dos, et hop c’était parti pour la grimpette.

Little marchait chaque jour de 3 à 4 kilomètres, ce qui est énorme pour un petit de 3 ans, surtout avec les dénivelés que l’on faisait (entre 500 et 600 mètres par jour). Il marchait plus volontiers dans les descentes, mais a fait un certain nombre de montées aussi ! Les randonnées en montagne, avec leurs racines qui traversent les chemins, leurs grosses pierres, leurs cairns (ces pyramides de cailloux qui indiquent qu’on est sur le bon chemin), leurs torrents, leurs ponts de fortune, et tous les animaux qui y passent et paissent, sont de fabuleux terrains de jeux pour les enfants.

chèvresAnimaux mythologiques ? Regardez donc les cornes incroyables de l’animal tout à gauche !

On s’est régalés, on a couru dans des pentes abruptes, on s’est roulés par terre, on a traversé des torrents glacés, on a approché des moutons, des chèvres aux cornes extraordinaires, des centaines de vaches en file indienne, et on a pu observé des marmottes et un nombre impressionnant de gros criquets aux couleurs chatoyantes.

rivierePas le choix, pour continuer à avancer, il fallait traverser la rivière. L’eau était si gelée que j’ai cru que j’allais rester bloquée au milieu du torrent, j’étais paralysée par le froid !
les deux autres, ça ne les a pas du tout dérangé ! De vrais hobbits… 

Une fois arrivés au sommet, c’était l’heure de déjeuner. Nous avions un rituel, et toujours le même type de repas (afin que ce soit plus simple pour les courses et pour préparer le sac le matin) : avocats qu’on tartinait sur du pain, fromage frais (type Kiri, Tartare…), une tomate chacun, des carottes crues épluchées, parfois une poignée de chips, des oeufs durs, et des gourdes de compote ou des nectarines en dessert. Little était un vrai petit randonneur, avec ses chaussures de marche, sa polaire, sa faculté à s’adapter à tous les terrains, son plaisir de manger au grand air, au sommet d’une montagne ou au bas d’un glacier, sans se soucier d’être bien assis ou de ne pas avoir de table…

lac glacier
Little et Robinson traversent un lac près du glacier, vers le Monnetier-les-Bains.

Nous randonnions durant 4 ou 5 heures, Robinson portait Little lorsque celui-ci n’avait plus envie de marcher (et que c’est difficile, de randonner avec un enfant de 18 kilos sur le dos, plus le poids du porte-bébé qui n’est pas tout léger non plus…! Mais c’était en quelque sorte le prix à payer pour faire ce qu’on aime le plus : profiter des paysages en randonnant, être dehors toute la journée et marcher, grimper, encore et encore…)

Vers 15 ou 16 heures, nous rentrions au camping et profitions de la piscine et de son emplacement paradisiaque, entourée de montagnes. Little est un vrai poisson, il se jetait dans l’eau, dans le grand bassin, sans hésitation. Il aurait pu rester, comme tous les enfants, des heures dans la piscine. Mais vers 18h, il fallait prendre les douches, puis c’était l’heure de l’apéro (rituel sacré des vacances ^-^).

pano2
Chalet perdu dans un cirque

Apéro : soit à la tente, dehors, à la fois fourbus et revigorés de notre marche de la journée. Nous savourions nos bières fraîches, quelques olives et carottes, et Little engloutissait sa grenadine. Pendant ce temps, nous faisions cuire des pâtes.
Parfois, nous prenions l’apéro au bar du camping, car dans le second camping où nous avons séjourné, il y avait un restaurant bar très sympa, avec une belle déco mélangeant styles indus et bohème comme j’aime. La terrasse, faite de bric et de broc, de gros coussins bariolés, de lanternes multicolores et de braseros, était particulièrement accueillante et pratique puisqu’elle donnait directement sur la petite aire de jeux du camping. Ainsi, nous pouvions boire notre bière tandis que Little s’amusait sur le toboggan avec d’autres enfants. Souvent, nous restions pour manger des frites ou une pizza, pour changer un peu de nos traditionnelles pâtes.

piedsMes chaussures de marche, fidèles compagnes depuis notre tour du monde en 2013 !

Oui, vous pouvez le constater, nos repas, en camping, sont assez spartiates et monotones, mais cela ne nous pose aucun problème (et pourtant, vous savez que je suis une gourmette!). Un bon plat de pâtes pour récupérer chaque soir et absorber des sucres lents pour la randonnée du lendemain, des légumes et des protéines accompagnés de féculents le midi pour reprendre des forces, et un solide petit-déjeuner à base de fruits, de pain (et de café ^-^) chaque matin. L’un dans l’autre, nous parvenions à avoir un certain équilibre dans notre alimentation, tout en ne nous prenant pas la tête pour la liste de courses et l’élaboration des menus.

(Bon, et puis, pour ce qui est des frites, des pizzas et des bières, eh bien il faut bien se faire plaisir, non ? Surtout qu’on se dépensait assez la journée pour mériter ce genre de petites friandises… Lâcher prise, je vous ai dit que c’était le mot d’ordre de nos vacances…  ^-^)

😉

Le coucher : vers 21h, nous couchions Little, qui, après une histoire (la Belle et la Bête ou bien le Livre de la Jungle, conté dans le noir de sa chambrette, accompagné des chants que papa et maman connaissent par coeur, ah ah…), s’endormait sans trop de problème. Nous préparions notre traditionnelle tisane (c’est un rituel, ça aussi, mais qu’on a toute l’année! Avec Robinson, on partage chaque soir une délicieuse tisane à base de lavande, de vanille et de fleur d’oranger, comme un petit papi et une petite mamie…) qu’on buvait dehors, sous les étoiles. Puis, armés de nos lampes frontales, on rentrait dans notre chambrette et on lisait. On s’endormait assez tôt, car en camping on est vite subordonné par le rythme du soleil. Nous avons eu de la chance, nous n’avons eu qu’un voisin ronfleur, et ce pendant 3 ou 4 nuits seulement, des nuits où il a beaucoup plu et où le bruit de la pluie couvrait ses ronflements. Dans l’ensemble, nous avons (étonnement! ) très bien dormi.

tente inside
L’intérieur de la tente, les deux chambres côte à côte.

*** Ah,et, en réalité, les tentes sont assez imperméables pour que la pluie ne transforme pas l’intérieur de la tente en piscine. Ouf! ***

glacierLe glacier, majestueux.

Lors de nos randonnées, nous avons pris des télécabines (Little est fan des télécabines et des chasses-neige), et puis surtout, nous avons admiré des paysages sublimes : un glacier (je suis fascinée par les glaciers, depuis notre passage au Franz Joseph Glacier en Nouvelle-Zélande), des lacs de haute montagne et de moyenne montagne, à la couleur bleue polaire magnifique, des sommets enneigés, des sommets d’alpage, des forêts, des cirques immenses, des prairies… La montagne est définitivement mon environnement favori. Je ne sais pas, j’ai du être bouquetin ou ourse dans une autre vie 😉

nb
L’immensité des paysages, la nature brute et sauvage, et personne d’autre que nous.

 

Les avantages de ces vacances d’été en montagne ?
Nous n’avons pas eu chaud. Et nous qui n’aimons pas trop la chaleur, étions ravis. Enfiler la polaire le matin, puis dès 10h être en tee-shirt et short, pour enfiler à nouveau la polaire vers 20h le soir, c’est un rythme idéal pour nous. Je n’ai pas eu à craindre les fortes chaleurs des après-midis (et les galères que cela implique quand on doit gérer un petit enfant qui s’énerve car il fait chaud, et qu’il faut limiter les activités à cause de la chaleur…).
L’autre avantage est qu’il n’y avait pas grand monde, le bonheur ! Nous n’avons pas vécu les embouteillages sur les routes, la piscine du camping surpeuplée, les randonnées en file indienne (oui, ça existe, on l’a vécu en Corse au mois d’août…!!) ou les parkings bondés. Nous avons profité de la piscine avec 4, 5 ou 6 autres personnes seulement ! Nous étions très souvent seuls lors de nos randonnées, ou alors nous croisions une ou deux personnes par heure. Bref, on ne se marchait pas dessus. Nous n’avons pas été trop stressés, du coup, ce qui est tout de même un luxe aujourd’hui, quand on part en vacances en plein mois d’août !

pano1
Panorama d’un lac, et Robinson qu’on aperçoit à peine dans l’ombre des arbres, à gauche.

 

Les vacances ont été aussi fabuleuses que mes craintes avaient été paralysantes. Je ne m’attendais pas à ce que tout se passe aussi bien, et puis finalement la magie a opéré. Little a été adorable, heureux et sautillant comme un petit cabri de montagne. Il s’est régalé de randonnées, de baignades et de la vie au grand air, et il n’a pas eu besoin de plus de jouets pour s’occuper que ses Duplos le soir, lorsqu’on préparait l’apéro, ou lors des moments de transition (rangement de la tente pour changer de camping, préparation du sac le matin…).

legosLes legos, toujours rangés dans l’hyper pratique sac de jeux « Play and Go », si indispensable aux familles que nous en achetons systématiquement pour tous les bébés naissant dans notre entourage ! C’est le cadeau parfait, le nôtre, on le traine partout !

Il a beaucoup « lu » les cartes de montagne et de randonnées, il s’amusait à repérer les chemins tracés sur les plans. On l’a vu vraiment grandir durant ces quinze jours de vie dehors. Il posait énormément de questions sur tout ce qu’on observait durant nos balades, et on sentait qu’il savourait les nouveaux mots que lui offraient ces paysages grandioses : torrent, marmotte, sentier, sommet, lac, glacier...

wildchild
Petit aventurier

Le retour à la réalité a été rude, comme toujours. Après avoir vécu en meute resserrée durant un mois (car nous avons vadrouillé deux semaines avant de camper deux autres semaines dans les Alpes), j’ai eu du mal à quitter mes deux hommes pour reprendre le chemin de l’école. Mais mon plus grand bonheur, c’est que cet été, j’ai eu la confirmation que nous pouvions être heureux avec peu, une tente à 250 euros qu’on réutilisera plusieurs fois (et qui, en 2 semaines de camping, a déjà été amortie), et du matériel de camping que nous avions déjà. Un sac de Duplos, des chaussures de marche, nos casquettes et juste nous trois. Et hop, à deux heures et demie de chez nous, nous voilà propulsés en vacances, dépaysement complet et lâcher prise garanti.
Quel ressourcement !

longuevue
Vue sur le lac de Serre-Ponçon

Je vais m’arrêter là car je pense que vous m’avez comprise ; la vie au grand air, le minimalisme, même avec un enfant, c’est possible. Et maintenant que je l’ai expérimenté avec un enfant, et que tout s’est bien passé,  je me dis que ce sera possible aussi, plus tard, si notre famille s’agrandit, de continuer à faire des choses qu’on aime, comme randonner, camper, peut-être même bivouaquer en camping sauvage… et retrouver ce sentiment de liberté qui m’a tant marquée lors de notre grand voyage autour du monde et que, je crois bien, je recherche constamment depuis.

chevaux
Arrivés au sommet d’une des randonnées les plus difficiles, au dénivelé épuisant. Mais le jeu en valait bien la chandelle…

 

Et vous alors, vos vacances ? Vous êtes plutôt plage, montagne, grandes villes ? Et niveau confort, ce serait plutôt tente et réchaud à gaz, ou hôtel 4 étoiles et room service ? 😉

Avez-vous déjà expérimenté les vacances wild and slow avec des enfants ? Ou seul(e) ?

Racontez-moi tout ! Et je vous dis à très bientôt !

 

chaletToutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

IMG_1097

Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

IMG_1067

En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

IMG_1141

J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

IMG_1151

Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

IMG_1156

Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

IMG_1148

Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

3

Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

2

Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

1

4

6

5

Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

snow

Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Sunday morning 2018 – 1

Cette thématique m’avait manquée, je dois bien l’avouer… Mais en regardant dans mes anciens articles, je me suis aperçue que mon blog, peu à peu, avait fini par ressembler à un compte Instagram, un peu vide de contenu-texte, plein de photos de moments de vie, de miscellaneous, de « sundays mornings« … Bien sûr, j’aime ces petits articles pots-pourris qui permettent de s’arrêter sur les jolis moments du quotidien. Mais de là à ce que mon blog ne soit plus qu’un collier de toutes ces perles fugaces et instantanées, sans article de « fond », sans idées, sans sujet plus approfondi… je m’étais un peu perdue, je crois ! Heureusement, 2017 m’a permis, comme vous le savez, de prendre conscience de tout cela (voir mon billet : Les réseaux sociaux ) et de revenir à mes premiers amours : écrire et partager pour de vrai. Revenir à quelque chose de plus authentique.
Pour cela, fallait-il que j’abandonne totalement mes sundays mornings ?
J’y ai bien réfléchi, et je crois, finalement, que non. C’est juste que, comme je n’ai plus envie de me contraindre comme j’ai pu le faire, de me mettre la pression pour publier un certain nombre de billets à une cadence bien calibrée, je ne publierai plus un Sunday Morning chaque week-end… mais pourquoi gâcher son plaisir en n’en faisant pas un, au moins de temps en temps?

Alors c’est parti !

 

Sunday rituals

IMG_0664.jpg

 

Dernièrement, nos dimanches se ressemblent tous et sont très doux. La veille, je prépare une pâte à crêpes ou à gaufres, et le dimanche, lorsque Little vient nous réveiller, je commence à préparer le petit-déjeuner : Little m’aide à presser des oranges, j’empile quelques crêpes (ou gaufres) sur une assiette et je les emballe au fur et à mesure dans de l’aluminium, puis on s’attable tous les trois, dos à la cheminée, faces à la vue brumeuse sur la vallée encore endormie. J’adore ce nouveau rituel (j’adore ma maison, je vous l’ai déjà dit je sais mais j’y suis tellement tellement bien!).

 

Sunday outfit

IMG_0199.JPG

Avant de déménager, j’ai fait un ÉNORME tri dans mon dressing. Un énorme, immense, gigantissime tri (désolée pour la qualité de la photo ci-dessus, je n’avais plus mon téléphone (cassé comme d’habitude…) et avais utilisé un vieil Iphone pour capturer ce mémorable instant où TOUS mes vêtements, absolument tous, étaient réunis au même endroit, dans l’attente du grand tri). Pour me motiver, j’avais lu des articles de désencombrement (basés sur la méthode Konmari) et je m’étais lancée en vidant tous les placards de l’appartement contenant des vêtements à moi (j’ai laissé ceux de Robinson et Little qui en ont beaucoup moins… ^-^) ainsi que les cartons à la cave et au garage (je fais une rotation fringues d’été/fringues d’hiver pour ne pas en avoir trop en même temps dans mes armoires).

J’ai fait un premier tri, puis un deuxième, puis un troisième. A chaque fois, j’éliminais davantage. J’ai du garder moins d’un tiers de ce que j’avais. Puis, j’ai envoyé un mail à toutes mes copines pour leur dire de venir se servir. Vide dressing gratuit. Elles étaient ravies.

fullsizeoutput_321.jpeg

Au final, j’ai beaucoup moins de vêtements et je n’en achète plus (pour l’instant). J’ai encore envie d’en coudre mais pas le temps pour l’instant. J’essaie de porter TOUT ce que j’ai gardé. J’ai hésité à garder cette salopette (j’en avais deux, j’ai donné l’autre, que j’adorais mais qui ne m’allait plus) et puis finalement j’ai resserré les bretelles et l’ai porté plus haut, et je l’aime bien comme ça. J’ai trouvé un nouveau combo pour l’associer, qui me plaît beaucoup, et c’est donc un peu ma tenue du moment. Je la porte à la maison, ou pour aller au boulot, ou pour sortir même. Je m’y sens bien. De toutes façons, toutes les tenues composées autour de mon gilet adoré me plaisent ! Je ne suis pas très difficile ^-^

 

Sunday in the garden

IMG_0710

Même s’il pleut ou fait froid, je passe un maximum de temps dehors. Cette semaine, j’ai construit mon composteur, l’ai installé dans le jardin, puis ai vidé mon premier compost (que j’avais mis dans un autre composteur lors de notre installation) pour l’étendre et le re-mélanger, j’ai tout remis dans le nouveau bac, ajouté des branches et des feuilles. J’ai aussi débroussaillé un talus, puis retourné la terre (pleine de pierres énormes et de racines) pour préparer le terrain avant de planter une vigne vierge le long de notre façade (un de mes rêves…). J’ai cassé du petit bois, débarrassé le sol autour du pommier, installé de la nourriture pour les oiseaux dans certains arbres, rempoté des plantes vertes, fait des boutures de lierre… Bref, je passe du temps les mains dans la terre, ça me détend, et pour l’âme sauvage que je suis, être dehors est indispensable, quelle que soit la météo. Ici, dans ma campagne isolée, je revis.

 

Sunday food

IMG_0719

L’une de mes résolutions de déménagement était de tenter de diminuer nos déchets (entre autre avec le compostage) et de me lancer dans les yaourts maison. A Noël, on m’a offert une yaourtière, et j’ai commencé ma petite production de yaourts cette semaine. A ma grande surprise, c’était réussi, du premier coup ! J’ai testé trois saveurs : yaourts au lait de coco et vanille, yaourt nature et yaourt au bifidus actif à la vanille. Ils étaient tous très bons, je dois encore revoir la recette de ceux au lait de coco qui ne me satisfont pas encore totalement mais pour un premier essai j’étais plutôt contente ! Ça donne envie de continuer et de ne plus acheter des packs tout emballés de plastique. On progresse, on progresse… ! Si je trouve d’autres recettes sympa et originales, j’essaierai de vous écrire un article à ce sujet !

 

Sunday DIY

IMG_0711

 

Je vous en avais parlé, j’avais promis de vous le montrer, cette année je n’ai réussi à faire qu’un seul cadeau de Noël « maison » : celui de Robinson. C’était un projet que j’avais en tête depuis deux ou trois ans, j’ai enfin trouvé (ou pris, plutôt) le temps de le mettre en oeuvre. J’ai donc essayé de reproduire un planisphère en bandelettes de papiers multicolores. Ce n’est pas précis (il manque le Groenland !!) et ça n’a pas vocation à donner de véritables informations géographiques, c’est juste pour décorer et faire joli… Mais pour l’instant, on ne l’a même pas accroché, on attend que nos travaux avancent pour trouver un emplacement où cette carte du monde rendrait bien.

 

Sunday inspiration

tapis bleu d'anémones blandasource

Je passe beaucoup de temps sur les sites et blogs de jardinage en ce moment. Tout m’intéresse : permaculture, jardins fleuris, potager… J’adore regarder des vidéos de Silence ça pousse, où Stéphane Maire arrange un jardin ou un balcon et me donne plein d’idées, mais aussi des vidéos où de jeunes couples expliquent comment ils se sont lancer dans la micro-ferme bio ou la permaculture alors qu’ils n’y connaissaient rien. Ça me passionne… La visite du jardin de Virginie, par exemple, m’a beaucoup plu, j’aime ce qu’elle a fait de cet immense espace plein de mousses et d’humidité, j’aime sa petite mare, le foisonnement des plantes, la nature qui semble maitresse et libre. J’apprécie aussi regarder les tutoriels pour créer un jardin à l’anglaise (un rêve…!) (non mais ce parterre d’anémones n’est-il pas incroyable?!), j’épingle plein de photos de parterre de fleurs superbes et colorés, j’ai envie de dévaliser Botanic… ah ah. Tout cela m’inspire et m’apaise aussi, car réflechir à ses plantations, aux travaux manuels à effectuer (bêcher, planter, repiquer, déplacer, arroser, pailler, porter, ratisser, vider, débroussailler…!!) me permet de me focaliser sur notre projet familial, rendre cette petite maison et son grand jardin aussi accueillants et douillets que possible. Me concentrer sur ce projet me porte et me détend. C’est simple la vie, parfois…

Voilà, une macédoine de tout se qui est beau ou doux dans notre vie en ce moment. A présent, je vais profiter de la sieste de Little pour écrire un peu (j’ai commencé l’avant dernier chapitre de mon projet de roman !). Bon dimanche !

 

NB : les photos de ce billet (sauf mentionnées) sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

IMG_0542

(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.