Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

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Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

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Sunday morning 2018 – 1

Cette thématique m’avait manquée, je dois bien l’avouer… Mais en regardant dans mes anciens articles, je me suis aperçue que mon blog, peu à peu, avait fini par ressembler à un compte Instagram, un peu vide de contenu-texte, plein de photos de moments de vie, de miscellaneous, de « sundays mornings« … Bien sûr, j’aime ces petits articles pots-pourris qui permettent de s’arrêter sur les jolis moments du quotidien. Mais de là à ce que mon blog ne soit plus qu’un collier de toutes ces perles fugaces et instantanées, sans article de « fond », sans idées, sans sujet plus approfondi… je m’étais un peu perdue, je crois ! Heureusement, 2017 m’a permis, comme vous le savez, de prendre conscience de tout cela (voir mon billet : Les réseaux sociaux ) et de revenir à mes premiers amours : écrire et partager pour de vrai. Revenir à quelque chose de plus authentique.
Pour cela, fallait-il que j’abandonne totalement mes sundays mornings ?
J’y ai bien réfléchi, et je crois, finalement, que non. C’est juste que, comme je n’ai plus envie de me contraindre comme j’ai pu le faire, de me mettre la pression pour publier un certain nombre de billets à une cadence bien calibrée, je ne publierai plus un Sunday Morning chaque week-end… mais pourquoi gâcher son plaisir en n’en faisant pas un, au moins de temps en temps?

Alors c’est parti !

 

Sunday rituals

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Dernièrement, nos dimanches se ressemblent tous et sont très doux. La veille, je prépare une pâte à crêpes ou à gaufres, et le dimanche, lorsque Little vient nous réveiller, je commence à préparer le petit-déjeuner : Little m’aide à presser des oranges, j’empile quelques crêpes (ou gaufres) sur une assiette et je les emballe au fur et à mesure dans de l’aluminium, puis on s’attable tous les trois, dos à la cheminée, faces à la vue brumeuse sur la vallée encore endormie. J’adore ce nouveau rituel (j’adore ma maison, je vous l’ai déjà dit je sais mais j’y suis tellement tellement bien!).

 

Sunday outfit

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Avant de déménager, j’ai fait un ÉNORME tri dans mon dressing. Un énorme, immense, gigantissime tri (désolée pour la qualité de la photo ci-dessus, je n’avais plus mon téléphone (cassé comme d’habitude…) et avais utilisé un vieil Iphone pour capturer ce mémorable instant où TOUS mes vêtements, absolument tous, étaient réunis au même endroit, dans l’attente du grand tri). Pour me motiver, j’avais lu des articles de désencombrement (basés sur la méthode Konmari) et je m’étais lancée en vidant tous les placards de l’appartement contenant des vêtements à moi (j’ai laissé ceux de Robinson et Little qui en ont beaucoup moins… ^-^) ainsi que les cartons à la cave et au garage (je fais une rotation fringues d’été/fringues d’hiver pour ne pas en avoir trop en même temps dans mes armoires).

J’ai fait un premier tri, puis un deuxième, puis un troisième. A chaque fois, j’éliminais davantage. J’ai du garder moins d’un tiers de ce que j’avais. Puis, j’ai envoyé un mail à toutes mes copines pour leur dire de venir se servir. Vide dressing gratuit. Elles étaient ravies.

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Au final, j’ai beaucoup moins de vêtements et je n’en achète plus (pour l’instant). J’ai encore envie d’en coudre mais pas le temps pour l’instant. J’essaie de porter TOUT ce que j’ai gardé. J’ai hésité à garder cette salopette (j’en avais deux, j’ai donné l’autre, que j’adorais mais qui ne m’allait plus) et puis finalement j’ai resserré les bretelles et l’ai porté plus haut, et je l’aime bien comme ça. J’ai trouvé un nouveau combo pour l’associer, qui me plaît beaucoup, et c’est donc un peu ma tenue du moment. Je la porte à la maison, ou pour aller au boulot, ou pour sortir même. Je m’y sens bien. De toutes façons, toutes les tenues composées autour de mon gilet adoré me plaisent ! Je ne suis pas très difficile ^-^

 

Sunday in the garden

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Même s’il pleut ou fait froid, je passe un maximum de temps dehors. Cette semaine, j’ai construit mon composteur, l’ai installé dans le jardin, puis ai vidé mon premier compost (que j’avais mis dans un autre composteur lors de notre installation) pour l’étendre et le re-mélanger, j’ai tout remis dans le nouveau bac, ajouté des branches et des feuilles. J’ai aussi débroussaillé un talus, puis retourné la terre (pleine de pierres énormes et de racines) pour préparer le terrain avant de planter une vigne vierge le long de notre façade (un de mes rêves…). J’ai cassé du petit bois, débarrassé le sol autour du pommier, installé de la nourriture pour les oiseaux dans certains arbres, rempoté des plantes vertes, fait des boutures de lierre… Bref, je passe du temps les mains dans la terre, ça me détend, et pour l’âme sauvage que je suis, être dehors est indispensable, quelle que soit la météo. Ici, dans ma campagne isolée, je revis.

 

Sunday food

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L’une de mes résolutions de déménagement était de tenter de diminuer nos déchets (entre autre avec le compostage) et de me lancer dans les yaourts maison. A Noël, on m’a offert une yaourtière, et j’ai commencé ma petite production de yaourts cette semaine. A ma grande surprise, c’était réussi, du premier coup ! J’ai testé trois saveurs : yaourts au lait de coco et vanille, yaourt nature et yaourt au bifidus actif à la vanille. Ils étaient tous très bons, je dois encore revoir la recette de ceux au lait de coco qui ne me satisfont pas encore totalement mais pour un premier essai j’étais plutôt contente ! Ça donne envie de continuer et de ne plus acheter des packs tout emballés de plastique. On progresse, on progresse… ! Si je trouve d’autres recettes sympa et originales, j’essaierai de vous écrire un article à ce sujet !

 

Sunday DIY

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Je vous en avais parlé, j’avais promis de vous le montrer, cette année je n’ai réussi à faire qu’un seul cadeau de Noël « maison » : celui de Robinson. C’était un projet que j’avais en tête depuis deux ou trois ans, j’ai enfin trouvé (ou pris, plutôt) le temps de le mettre en oeuvre. J’ai donc essayé de reproduire un planisphère en bandelettes de papiers multicolores. Ce n’est pas précis (il manque le Groenland !!) et ça n’a pas vocation à donner de véritables informations géographiques, c’est juste pour décorer et faire joli… Mais pour l’instant, on ne l’a même pas accroché, on attend que nos travaux avancent pour trouver un emplacement où cette carte du monde rendrait bien.

 

Sunday inspiration

tapis bleu d'anémones blandasource

Je passe beaucoup de temps sur les sites et blogs de jardinage en ce moment. Tout m’intéresse : permaculture, jardins fleuris, potager… J’adore regarder des vidéos de Silence ça pousse, où Stéphane Maire arrange un jardin ou un balcon et me donne plein d’idées, mais aussi des vidéos où de jeunes couples expliquent comment ils se sont lancer dans la micro-ferme bio ou la permaculture alors qu’ils n’y connaissaient rien. Ça me passionne… La visite du jardin de Virginie, par exemple, m’a beaucoup plu, j’aime ce qu’elle a fait de cet immense espace plein de mousses et d’humidité, j’aime sa petite mare, le foisonnement des plantes, la nature qui semble maitresse et libre. J’apprécie aussi regarder les tutoriels pour créer un jardin à l’anglaise (un rêve…!) (non mais ce parterre d’anémones n’est-il pas incroyable?!), j’épingle plein de photos de parterre de fleurs superbes et colorés, j’ai envie de dévaliser Botanic… ah ah. Tout cela m’inspire et m’apaise aussi, car réflechir à ses plantations, aux travaux manuels à effectuer (bêcher, planter, repiquer, déplacer, arroser, pailler, porter, ratisser, vider, débroussailler…!!) me permet de me focaliser sur notre projet familial, rendre cette petite maison et son grand jardin aussi accueillants et douillets que possible. Me concentrer sur ce projet me porte et me détend. C’est simple la vie, parfois…

Voilà, une macédoine de tout se qui est beau ou doux dans notre vie en ce moment. A présent, je vais profiter de la sieste de Little pour écrire un peu (j’ai commencé l’avant dernier chapitre de mon projet de roman !). Bon dimanche !

 

NB : les photos de ce billet (sauf mentionnées) sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

La maison

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J’aime la façon dont les anglais désignent leur foyer, leur maison, leur « chez-nous », un seul mot : home. A la fois le toit, et le coeur palpitant refuge de la famille. Le foyer chaleureux. Les racines. La maison douillette. Home.

On a cherché pendant deux années. On a visité des tonnes de biens. D’abord des appartements à Lyon, puis, Little étant né, la maison hors de Lyon devenait notre Graal et nous abandonnions l’idée de vivre en ville dans un appartement exigu. On a cherché, écumé les sites et les agences, passé nos weeks-ends, nos soirées à visiter des logements. J’ai passé des heures au téléphone à prendre des renseignements, sur Google Maps à chercher des localisations… Le bruit de la ville, les travaux qui ont envahi notre quartier, le stress des trajets, des embouteillages, la saturation des routes et des commerces, tout nous poussait à partir et notre recherche de maison devenait quasiment une quête de survie. Fuir pour reprendre de l’air, retrouver de l’espace et un rythme de vie normal. A la fin de ces deux ans, croyez le, nous étions découragés. Les tensions s’accumulaient, on en avait clairement marre. On ne voyait pas ce qui allait suivre, on n’arrivait plus à se projeter, il nous fallait trouver l’étape suivante pour reprendre souffle et forces et continuer à avancer.
A un moment, Robinson m’a dit : on se donne encore un mois. Si on n’a pas trouvé d’ici là, on change de projet, on n’achète rien, je lâche mon boulot, on quitte la région, voire le pays.

°_°         (radical, hein?)

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C’est là qu’on a visité notre maison. Elle n’était pas là où on avait cherché au départ, un tout petit peu plus éloignée que prévu. Mais parfaite et pleine d’imperfections. Je rêvais d’une maison isolée, au calme, je voulais une cheminée et un immense jardin arboré. Je voulais de la place, des pièces pour ranger, des pièces pour jouer avec Little, et dans mes rêves les plus fous, cette maison fantasmée aurait été à la lisière de la forêt. Robinson, lui, rêvait d’une vue. La vue imprenable de notre appartement allait être son seul regret de notre vie en ville, en étage élevé. Tous ces critères, vue, forêt, cheminée, jardin, espace… évidemment, lorsqu’on les verbalisait à un agent immobilier, on percevait bien le ton dubitatif et condescendant de sa réponse : « oui, bien sûr, mais vous savez, pour un premier achat, on met de côté ses rêves et idéaux, il s’agit bien souvent de faire le deuil de la maison idéale pour commencer par quelque chose de simple, de petit, mettre le pied à l’étrier avant un futur achat plus conséquent… Faire des compromis. Faire des sacrifices. Faire des concessions… »

Ces mots, on les a entendus, encore et encore. On était à deux doigts d’acheter une maison minuscule (90 m carrés) avec un jardin lilliputien (100 mètres carrés) dans un lotissement (!) à 30 minutes de Lyon, pour 50 000 euros de plus que la maison que l’on a finalement achetée. Une maison chère, sans cheminée, sans vue, sans immense jardin, sans forêt bien sûr, sans espace… !  On était prêts à faire ces concessions. Mon dieu heureusement qu’on ne l’a pas fait ! Il a suffit qu’on ouvre notre compas un tout petit peu plus, qu’on s’éloigne de Lyon de cinq minutes supplémentaires aux trente minutes qu’on s’était fixées comme limite, pour que nos critères deviennent réalisables et non plus des extravagances de jeune couple plein de rêves.

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(Cette affiche (d’un magazine Flow) est sur notre mur dans le séjour, je déjeune face à elle chaque jour. Elle était là, durant tous ces mois, pour me rappeler mon rêve, et pour me donner la motivation de continuer à chercher malgré tous les échecs de nos visites immobilières. A chaque fois que je la regardais, je me disais qu’il devait forcément y avoir un moyen d’obtenir ça, ce rêve, juste une maison au milieu d’un jardin, la possibilité de faire pousser des légumes, et de vivre au calme. En famille. Un rêve qui semblait fou mais pourquoi renoncer à le poursuivre pour autant ? Pourquoi ne serions nous pas parvenus à réaliser cela ? Lorsque je pensais à la somme que nous étions prêts à débourser pour un appartement ou une petite maison de lotissement, je me disais qu’il devait bien y avoir, quelque part, un peu plus loin sans doute, une maison comme celle-là qui nous attendait, pour y mener une vie paisible… Cette affiche est précieuse pour moi aujourd’hui.)

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Aujourd’hui, je me dis : ces deux années de cheminement n’ont pas été vaines. Elles nous ont amenés exactement là où on devait aller. A cette maison. A renoncer aux sacrifices. Sans quoi, on aurait sans doute été un peu malheureux, dans une maison riquiqui au milieu de cinquante minuscules maisons les unes sur les autres, avec un prêt de vingt ans sur le dos…

On a donc élargi notre secteur de recherches, et on a visité une maison.
Une maison avec un immense jardin, en lisière d’un bois. En haut d’une colline, avec une vue imprenable sur le village, les champs, les fermes, la campagne. Avec une cheminée, et 160 mètres carrés d’espace, complétés par deux énormes terrasses de trente et cinquante mètres carrés éventuellement réaménageables en agrandissement de la maison. Une maison pas forcément jolie, plutôt simple et fonctionnelle, avec des rafraichissements à faire et des petits travaux à prévoir pour exploiter tout son potentiel. Une maison tranquille, un peu dans les arbres, dans un tout petit village au bord de la Saône, entre le Beaujolais, l’Ain et le Rhône. Une maison quelconque mais parfaite à mes yeux. Notre maison. Pour ma petite famille que je veux mettre au vert. Pour Little qui pourra courir, patauger dans la boue, marcher sur la route, ramasser des champignons, être couvert de terre et de feuilles mortes, faire des cabanes, inviter ses copains, avoir une petite piscine gonflable, faire un élevage d’escargots, ou de grenouilles, faire de la peinture sans avoir peur de salir, et respirer. Pour moi, pour avoir du vert autour de moi, pour lire au coin du feu, pour passer mes journées dehors avec mon fils, même quand il pleut, pour ne plus avoir peur des voitures qui saturent l’espace urbain, pour couper quand je rentre du travail, pour ne plus faire mes courses dans un Market de centre-ville hors de prix et au choix réduit, pour sortir et être immédiatement en pleine nature, pour pouvoir courir, marcher, faire du vélo quand j’ai envie, pour m’isoler et écrire, pour m’éloigner du centre névralgique qu’est Lyon, tentaculaire, emprisonnante, asphyxiante parfois… Pour Robinson aussi, pour les mêmes raisons que moi même si lui ressent moi cette pesanteur de la ville car il travaille déjà à la campagne.

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Voilà, au bout de deux ans, on l’a visitée, on a signé, on a obtenu notre prêt, on change de vie.

On a trouvé notre chez-nous. Home.
Je suis vraiment heureuse et j’ai hâte de commencer cette nouvelle aventure.

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Quelques jours à la campagne

IMG_3162(ma maman et Little)

Liste des petits plaisirs goûtés cette semaine, à la campagne chez mes parents :

  • être réveillée par Little à 9 chaque matin, préparer son biberon puis le confier à mon père, déjà prêt, et pouvoir savourer mon petit déjeuner tranquille, sans me presser
  • d’ailleurs, le petit déjeuner est DÉJÀ prêt, le pain est sur la table, le café dans le thermos, le beurre et la confiture à côté de ma tasse…
  • sortir de la maison et être directement dans la nature, dans mon petit village, au milieu des champs, des vaches, des étangs… Tous les jours, faire de longues promenades matin et soir, avec mon père. Bavarder, chouchouter Little, le mettre dans sa poussette ou contre moi dans le porte-bébé, marcher au ralenti et savourer l’air frais, le calme autour de nous
  • le silence total la nuit. Et la nuit très noire, sans les lumières d’une ville pour éclairer le ciel. Juste la lune et les étoiles. Quel repos… !
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  • s’arrêter tous les 100 mètres pour saluer une connaissance, prendre des nouvelles d’un tel, bavarder avec un autre, se raconter les dernières nouvelles, présenter Little (tout le monde veut le voir, lui faire un bisou, lui caresser sa joue dodue! Mon village est petit et on se connait tous, les nouvelles vont vite, et la naissance de Little n’a pas échappé à la règle!)
  • rouler en voiture sur les nationales désertes, au milieu des arbres, parfois les fenêtres ouvertes. A Lyon je ne prends pas la voiture (je n’en ai pas, d’ailleurs. Robinson en a une mais je ne me déplace qu’en transports en commun, à pieds ou en vélo), mais quand je viens ici c’est un plaisir de la prendre – loin des embouteillages, des travaux, des fadas, des klaxons de Lyon !
  • arpenter le centre ville et découvrir de nouvelles enseignes, de nouveaux bars et restaurants, des nouvelles boutiques jolies, et retrouver ma librairie favorite

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    (centre ville de Metz)

  • regarder les fleurs éclore dans le jardin de mes parents (les tulipes !)
  • lire au soleil, dans un transat (bien emmitouflée sous un plaid, quand même!)
  • montrer à Little les tracteurs, les vaches, les chevaux… Lui est émerveillé par tout ce qui est gros et fait du bruit ; en ville il adore regarder passer le bus et le tramway, ici à la campagne les tracteurs et les motos le fascinent tout autant!
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  • voir ma famille, retrouver ma grand-mère au salon de thé pour un café, un matin. Aller dire bonjour à mon parrain, inviter mes cousines…
  • confier Little à mes parents, un soir, et retrouver une amie pour des sushis, se raconter les derniers potins, les derniers projets, les prochains voyages et rire et rentrer tard
  • coiffer ma maman
  • aller à la petite bibliothèque du village, associative, magnifique. Halluciner sur les subventions énormes allouées à la structure (ne pas comparer avec le pauvre budget de mon école à Villeurbanne… 😦   ). Installer Little sur un énorme pouf, lui lire des albums. Trainer mon père avec moi et le convaincre de s’inscrire, puis le regarder se prendre au jeu, échanger avec la bibliothécaire, emprunter des romans, et être content d’y être allé ^-^
  • etc…

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Je profite à fond de ma semaine ici. Little dort encore plus que d’habitude, le grand air l’épuise sûrement. Je couds beaucoup, je lis un peu, je cuisine, et je marche. Le bonheur. Robinson me manque un peu, bien sûr, mais hé, il arrive ce soir !

Je vous dis à très bientôt pour l’article du dimanche. Profitez bien du printemps !

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.