2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

2014, on se regarde dans les yeux, on se dit tout

Il est temps ! On a dit au revoir à 2014 depuis quelques jours, et demain, avec la rentrée, 2015 me semblera effectivement bien amorcée. Lors de ces passages symboliques, j’aime bien l’idée de faire un petit bilan, histoire de ne pas passer à autre chose en un claquement de doigt sans même un regard en arrière, sans essayer de mesurer le chemin parcouru.

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2014 a été une année particulière, bizarre, éprouvante, riche d’enseignement. Cette année, je n’ai pas arrêté de vous parler de ma blessure à la jambe, et c’est parce-que cet événement a déclenché beaucoup de choses dans ma vie. Moi qui pensais avoir le contrôle absolu sur mon corps me suis retrouvée à ne plus pouvoir faire ce que je voulais de celui-ci. Il a fallu que j’adapte mes habitudes, mon alimentation, mes loisirs, à cette nouvelle donne dans ma vie. J’ai du tirer un trait sur la course à pieds, et cela n’a pas été sans mal. Au bout de plusieurs mois, j’ai finalement avalé la pilule et accepté que je ne pourrai plus jamais dépenser mon trop plein d’énergie en chaussant mes runnings et en allant m’éclater sur les chemins alentours, musique dans les oreilles. La course à pieds, comme beaucoup de sport très physiques, est une véritable drogue, qui créé un manque lorsqu’on en est privé trop longtemps. Beaucoup de runners peuvent l’affirmer, et lorsqu’on lit des blogs de filles qui se sont mises à courir et qui soudainement ne parlent plus que de ça, on se rend bien compte qu’il y a une certaine dépendance liée à la décharge d’endorphine lors de l’activité physique.
Bref, certains penseront que j’exagère, mais c’est la vérité : moi qui me définissais en partie par cette pratique physique intense que j’avais, ai vécu comme un deuil la nécessité de devoir y renoncer. Douloureux. Je ne pouvais plus être moi-même sans cette part de moi que j’abandonnais.

De là a découlé pas mal de choses. Une espèce de cascade d’actes manqués et de soucis. L’arrêt du sport m’a fait tellement peur, je ne savais plus comment vivre, et surtout comment manger. J’ai donc tout simplement arrêté de manger, ou presque. Je mangeais des portions de moineau. Je ne me rendais pas compte, je pensais vraiment pouvoir transposer le contrôle de mes baskets à mon assiette, et j’avais réellement moins faim. Sauf que ce que je prenais pour une grande et forte volonté de ma part était en réalité ce qu’on appelle de l’anorexie mentale. J’ai perdu 14 kilos et me suis retrouvée avec un IMC très très bas.
La blessure à la jambe ne se rétablissait pas (forcément, je n’avais plus d’énergie), et par-dessus le marché je n’avais plus mes règles, je saignais des gencives, et mes cheveux ne ressemblaient plus à rien. Une catastrophe. Et le pire, c’est que JE NE ME RENDAIS COMPTE DE RIEN. Alors que j’ai toujours été hyper au fait des troubles de l’alimentation, toujours sûre que je ne serai jamais concernée par ce genre de problème, et bien trop alerte pour me laisser sombrer dans ce genre de spirale. Mais tout ça ne me posait aucune problème, je me trouvais mince, et je pouvais porter toutes les fringues que je voulais sans me poser de questions.

J’ai réalisé ce qui se passait en me voyant sur une photo, au mois de mai. Je ressemblais à un épouvantail, toute dégingandée. Mes vêtements trop grands, mes cheveux transformés en paille, dévitalisés.
J’ai commencé à couper mes cheveux, de plus en plus courts. Avec le recul, je me dis que c’était l’ultime étape de négation de ma féminité. Plus de formes, plus de règles, plus de cheveux. Mais je continuais à jouer le jeu, j’étais très féminine dans ma façon de m’habiller, de me maquiller. C’est juste que, l’image que me renvoyait le miroir commençait à me devenir vraiment, vraiment étrangère. Surtout que, après des années de blond (ou presque) je suis repassée au brun. Autre gros changement.
J’avais l’impression de me perdre et de ne plus savoir qui j’étais.

Rassurez-vous, l’histoire se termine bien. Tout cela a duré plusieurs mois, mes amis ont commencé à s’inquiéter, et moi-même je n’ai pas pu ignorer tous les signaux bien longtemps. J’ai recommencé à manger, depuis cet été. J’ai repris 6 kilos et me suis stabilisée, je ressemble moins à un épouvantail. J’essaie de ne pas trop focaliser sur la nourriture et sur mon poids, j’essaie surtout d’accepter que je ne peux pas tout contrôler. Mes règles sont revenues depuis peu, et je laisse repousser mes cheveux. Pour ce qui est de la couleur, on verra, je resterai peut-être brune. J’ai juste envie de me retrouver, de ne plus faire face à une étrangère dans le miroir.

Quand on lit tout ça, on pourrait se dire que 2014 a été une année triste. Alors que non, pas du tout! Une année un peu labyrinthique, plutôt, mais ponctuée par beaucoup de belles choses. En 2014, j’ai voyagé et c’était génial. J’ai beaucoup vu mes amis, et je me suis sentie très aimée et entourée. En 2014, mon petit frère a emménagé à Lyon et je le vois heureux, près de moi, et ça ça me rend heureuse. En 2014, j’ai obtenu un poste définitif dans une école à côté de chez moi et j’ai réussi à avoir le niveau de classe que je désirais. J’ai une classe géniale, des élèves adorables, je savoure. En 2014, je suis allée souvent au cinéma, j’ai vu des films qui m’ont touchée (Boyhood), d’autres qui m’ont fait rêver (Interstellar)… Cette année aussi, j’ai découvert les séries les plus géniales du monde, qui se sont classées direct dans mon top 5 : Top of the Lake, The Slap, Broadchurch, True Detective, Treme… et j’ai dit au revoir à Jax et à ses frères, après 7 ans de Sons of Anarchy (et ça c’est triste…). En 2014, j’ai vu pour la première fois un de mes groupes préférés en concert, un groupe australien de rock prog, dans une petite salle à Paris, et c’était complètement ouf, le meilleur concert de ma vie. Surtout après être allée sur leurs traces à Sydney en 2013, et après avoir écrit une nouvelle imaginant leur histoire (fictive), sur les routes d’Australie. En 2014, je n’ai pas forcément lu assez, une vingtaine de livres en moyenne, mais j’ai beaucoup parlé littérature avec mes amis, beaucoup partagé, beaucoup prêté, offert, reçu des bouquins, et cette effervescence autour de la littérature a été vraiment inspirante. En 2014, il y a eu plusieurs week-ends qui ont fait partie des meilleurs de ma vie, dont un à Metz avec tous mes amis lyonnais, un week-end où l’on a oublié nos âges et nos obligations sociales et professionnelles pour juste profiter, profiter, profiter…
En 2014, j’ai aussi beaucoup repensé à notre voyage en Nouvelle-Zélande, et je crois que ça reste l’un des événements les plus marquants de ma vie. On a très envie de repartir. On en parle, on y pense, on verra… Tout est possible.
Enfin, en 2014, j’ai eu droit au plus beau réveillon de Nouvel An de ma vie, entourée de mes amis les plus chers, de Robinson, c’était simple et génial. Et ça n’augure donc que des belles choses pour 2015, ça, non?

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Voilà pour ce bilan. Pour moi, il est juste positif. Aujourd’hui, je suis sereine, confiante, heureuse. Je sens que les choses se remettent en ordre, les forces s’équilibrent, et j’ai hâte de voir ce que nous réserve 2015. Je sais bien qu’on est bâtisseur de notre propre bonheur, et je veux tout faire pour être heureuse, alors je vais retrousser mes manches, et embrasser 2015 comme il se doit, avec mon énergie retrouvée, avec mes blessures pansées, et avec le sourire. Je vous souhaite plein belles choses pour cette nouvelle année. L’amour et la santé, parce-que c’est trop important, et de chouettes projets, parce-que c’est motivant.

A très vite!

Today is the first blank page of a 365 pages book. Write a good one.

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Ce matin, c’est detox et cocooning pour se remettre tranquillement du repas gargantuesque de la veille. Dehors, il fait beau, grand soleil et ciel bleu… Zut, un peu de neige n’aurait pas fait de mal. Tant pis, je peux toujours imaginer qu’un tapis blanc recouvre les trottoirs et les bords de fenêtres. Et le plancher qui craque, ce matin, let’s imagine que c’est le bruit des bûches qui se fendent dans la cheminée sous l’effet de la chaleur d’un bon feu ronronnant. Ahhh, voilà, on s’y croirait… Maintenant qu’on est bien installé(e)s, il est temps de faire un petit bilan de l’année qui vient de s’achever…

2013 a été une année bizarre. J’attendais beaucoup d’elle, après un 2012 pas folichon. Mais il s’est avéré que 2013 n’a pas été à la hauteur de mes espérances. En tous cas, j’ai vu beaucoup trop d’amis tristes cette année pour avoir le sentiment qu’elle fut belle et heureuse.

Malgré cela, des choses joyeuses, voire incroyables, se sont passées en 2013…

Parce que 2013 a été, avant tout, l’année de notre merveilleux voyage. Un voyage dont on a du mal à se remettre, et dont on regrette chaque minute. Pas un jour sans qu’on y pense, qu’on en parle, Robinson et moi… Ce voyage a été un moment magique dans notre vie, un pur moment de liberté. On en avait conscience à l’instant même où on le vivait, et heureusement, car cela nous a permis d’en profiter au maximum, de prendre tout ce que l’on pouvait prendre, de nous étourdir de toute cette beauté et du sentiment de liberté absolue qu’on a ressenti.

En 2013, j’ai gagné confiance en moi et j’ai osé. J’ai assumé les regards interrogateurs ou carrément jugeurs, j’ai souri des piques et des critiques, et j’ai trouvé mon mantra : DON’T TAKE IT PERSONNALY. Un mantra en anglais, of course, mon côté Jean-Claude Van Damme ne pouvait pas s’en empêcher… Mais surtout, un modjo rassurant et libérateur. Arrêter de prendre personnellement un regard de travers ou une remarque sans tact. Arrêter de me demander si j’ai bien fait, si c’est de ma faute, si « c’est moi ou…? ». Arrêter de douter de moi et de croire que je fais tout de travers. Juste, avancer, foncer même, en ne heurtant rien ni personne, mais sans se poser mille questions. Et accepter que tout ne peut pas être toujours parfait, surtout moi.

2013, ça a aussi été l’année du sport : un besoin de plus en plus présent, une pratique de plus en plus intensive, et la certitude que cela fait partie de ma vie et me rend heureuse. Et puis la dégringolade, le yang de mon yin, la blessure qui a mis fin au crescendo de mes entraînements. Depuis cinq mois, j’apprends la patience, et je relativise. Rien n’arrive par hasard, et si mes muscles ont lâché, il y a une raison à cela, et surtout une leçon à tirer. Arrêter le running, je ne vais pas mentir, ça a été difficile et flippant. Aujourd’hui encore, courir me manque. Enormément. Mais cette blessure m’a poussée vers d’autres horizons sportifs. Je fais plus de yoga, et ça me fait du bien aussi. J’apprends à ne plus être dans la toute-puissante, dans le contrôle absolu de mon corps. Je laisse aller, je laisse filer. Jean-Claude Van Damme dirait : let it go… 🙂

En 2013, enfin, j’ai entamé ma troisième année en tant que lyonnaise d’adoption. Et je ne regrette pas ce choix, celui d’être partie de ma Lorraine natale, qui, même si j’adore cette région, ne me va pas et ne correspond pas du tout à la vie qu’on se construit. Je suis heureuse d’être en Rhône Alpes, de savoir les montagnes toutes proches, de vivre dans un cadre où la nature est centrale, où le sport fait partie de la routine de beaucoup de gens, et où la culture est présente à chaque coin de rue. Le mix parfait, l’équilibre qu’il me faut. Un peu de danses folks, du yoga, des randonnées, des concerts et des expositions, saupoudrées de sorties snowboard et de restaurants succulents (Lyon capitale de la gastronomie ^-^). Peut-être qu’un jour, nous nous éloignerons de la ville tourbillonnante pour vivre un peu plus à la campagne, dans un village ou une ville plus petite… Mais toujours dans cette belle région, dynamique et respectueuse de la nature, ça c’est sûr.

Voilà pour le bilan de l’année qui s’achève. Beaucoup de positif malgré tout, et l’envie que 2014 soit encore plus belle et plus sereine.

Et vous, 2013 ? A-t’elle été une belle année ? Une comme les autres ? Une pas terrible ?