Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

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2014, on se regarde dans les yeux, on se dit tout

Il est temps ! On a dit au revoir à 2014 depuis quelques jours, et demain, avec la rentrée, 2015 me semblera effectivement bien amorcée. Lors de ces passages symboliques, j’aime bien l’idée de faire un petit bilan, histoire de ne pas passer à autre chose en un claquement de doigt sans même un regard en arrière, sans essayer de mesurer le chemin parcouru.

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2014 a été une année particulière, bizarre, éprouvante, riche d’enseignement. Cette année, je n’ai pas arrêté de vous parler de ma blessure à la jambe, et c’est parce-que cet événement a déclenché beaucoup de choses dans ma vie. Moi qui pensais avoir le contrôle absolu sur mon corps me suis retrouvée à ne plus pouvoir faire ce que je voulais de celui-ci. Il a fallu que j’adapte mes habitudes, mon alimentation, mes loisirs, à cette nouvelle donne dans ma vie. J’ai du tirer un trait sur la course à pieds, et cela n’a pas été sans mal. Au bout de plusieurs mois, j’ai finalement avalé la pilule et accepté que je ne pourrai plus jamais dépenser mon trop plein d’énergie en chaussant mes runnings et en allant m’éclater sur les chemins alentours, musique dans les oreilles. La course à pieds, comme beaucoup de sport très physiques, est une véritable drogue, qui créé un manque lorsqu’on en est privé trop longtemps. Beaucoup de runners peuvent l’affirmer, et lorsqu’on lit des blogs de filles qui se sont mises à courir et qui soudainement ne parlent plus que de ça, on se rend bien compte qu’il y a une certaine dépendance liée à la décharge d’endorphine lors de l’activité physique.
Bref, certains penseront que j’exagère, mais c’est la vérité : moi qui me définissais en partie par cette pratique physique intense que j’avais, ai vécu comme un deuil la nécessité de devoir y renoncer. Douloureux. Je ne pouvais plus être moi-même sans cette part de moi que j’abandonnais.

De là a découlé pas mal de choses. Une espèce de cascade d’actes manqués et de soucis. L’arrêt du sport m’a fait tellement peur, je ne savais plus comment vivre, et surtout comment manger. J’ai donc tout simplement arrêté de manger, ou presque. Je mangeais des portions de moineau. Je ne me rendais pas compte, je pensais vraiment pouvoir transposer le contrôle de mes baskets à mon assiette, et j’avais réellement moins faim. Sauf que ce que je prenais pour une grande et forte volonté de ma part était en réalité ce qu’on appelle de l’anorexie mentale. J’ai perdu 14 kilos et me suis retrouvée avec un IMC très très bas.
La blessure à la jambe ne se rétablissait pas (forcément, je n’avais plus d’énergie), et par-dessus le marché je n’avais plus mes règles, je saignais des gencives, et mes cheveux ne ressemblaient plus à rien. Une catastrophe. Et le pire, c’est que JE NE ME RENDAIS COMPTE DE RIEN. Alors que j’ai toujours été hyper au fait des troubles de l’alimentation, toujours sûre que je ne serai jamais concernée par ce genre de problème, et bien trop alerte pour me laisser sombrer dans ce genre de spirale. Mais tout ça ne me posait aucune problème, je me trouvais mince, et je pouvais porter toutes les fringues que je voulais sans me poser de questions.

J’ai réalisé ce qui se passait en me voyant sur une photo, au mois de mai. Je ressemblais à un épouvantail, toute dégingandée. Mes vêtements trop grands, mes cheveux transformés en paille, dévitalisés.
J’ai commencé à couper mes cheveux, de plus en plus courts. Avec le recul, je me dis que c’était l’ultime étape de négation de ma féminité. Plus de formes, plus de règles, plus de cheveux. Mais je continuais à jouer le jeu, j’étais très féminine dans ma façon de m’habiller, de me maquiller. C’est juste que, l’image que me renvoyait le miroir commençait à me devenir vraiment, vraiment étrangère. Surtout que, après des années de blond (ou presque) je suis repassée au brun. Autre gros changement.
J’avais l’impression de me perdre et de ne plus savoir qui j’étais.

Rassurez-vous, l’histoire se termine bien. Tout cela a duré plusieurs mois, mes amis ont commencé à s’inquiéter, et moi-même je n’ai pas pu ignorer tous les signaux bien longtemps. J’ai recommencé à manger, depuis cet été. J’ai repris 6 kilos et me suis stabilisée, je ressemble moins à un épouvantail. J’essaie de ne pas trop focaliser sur la nourriture et sur mon poids, j’essaie surtout d’accepter que je ne peux pas tout contrôler. Mes règles sont revenues depuis peu, et je laisse repousser mes cheveux. Pour ce qui est de la couleur, on verra, je resterai peut-être brune. J’ai juste envie de me retrouver, de ne plus faire face à une étrangère dans le miroir.

Quand on lit tout ça, on pourrait se dire que 2014 a été une année triste. Alors que non, pas du tout! Une année un peu labyrinthique, plutôt, mais ponctuée par beaucoup de belles choses. En 2014, j’ai voyagé et c’était génial. J’ai beaucoup vu mes amis, et je me suis sentie très aimée et entourée. En 2014, mon petit frère a emménagé à Lyon et je le vois heureux, près de moi, et ça ça me rend heureuse. En 2014, j’ai obtenu un poste définitif dans une école à côté de chez moi et j’ai réussi à avoir le niveau de classe que je désirais. J’ai une classe géniale, des élèves adorables, je savoure. En 2014, je suis allée souvent au cinéma, j’ai vu des films qui m’ont touchée (Boyhood), d’autres qui m’ont fait rêver (Interstellar)… Cette année aussi, j’ai découvert les séries les plus géniales du monde, qui se sont classées direct dans mon top 5 : Top of the Lake, The Slap, Broadchurch, True Detective, Treme… et j’ai dit au revoir à Jax et à ses frères, après 7 ans de Sons of Anarchy (et ça c’est triste…). En 2014, j’ai vu pour la première fois un de mes groupes préférés en concert, un groupe australien de rock prog, dans une petite salle à Paris, et c’était complètement ouf, le meilleur concert de ma vie. Surtout après être allée sur leurs traces à Sydney en 2013, et après avoir écrit une nouvelle imaginant leur histoire (fictive), sur les routes d’Australie. En 2014, je n’ai pas forcément lu assez, une vingtaine de livres en moyenne, mais j’ai beaucoup parlé littérature avec mes amis, beaucoup partagé, beaucoup prêté, offert, reçu des bouquins, et cette effervescence autour de la littérature a été vraiment inspirante. En 2014, il y a eu plusieurs week-ends qui ont fait partie des meilleurs de ma vie, dont un à Metz avec tous mes amis lyonnais, un week-end où l’on a oublié nos âges et nos obligations sociales et professionnelles pour juste profiter, profiter, profiter…
En 2014, j’ai aussi beaucoup repensé à notre voyage en Nouvelle-Zélande, et je crois que ça reste l’un des événements les plus marquants de ma vie. On a très envie de repartir. On en parle, on y pense, on verra… Tout est possible.
Enfin, en 2014, j’ai eu droit au plus beau réveillon de Nouvel An de ma vie, entourée de mes amis les plus chers, de Robinson, c’était simple et génial. Et ça n’augure donc que des belles choses pour 2015, ça, non?

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Voilà pour ce bilan. Pour moi, il est juste positif. Aujourd’hui, je suis sereine, confiante, heureuse. Je sens que les choses se remettent en ordre, les forces s’équilibrent, et j’ai hâte de voir ce que nous réserve 2015. Je sais bien qu’on est bâtisseur de notre propre bonheur, et je veux tout faire pour être heureuse, alors je vais retrousser mes manches, et embrasser 2015 comme il se doit, avec mon énergie retrouvée, avec mes blessures pansées, et avec le sourire. Je vous souhaite plein belles choses pour cette nouvelle année. L’amour et la santé, parce-que c’est trop important, et de chouettes projets, parce-que c’est motivant.

A très vite!

Today is the first blank page of a 365 pages book. Write a good one.

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Ce matin, c’est detox et cocooning pour se remettre tranquillement du repas gargantuesque de la veille. Dehors, il fait beau, grand soleil et ciel bleu… Zut, un peu de neige n’aurait pas fait de mal. Tant pis, je peux toujours imaginer qu’un tapis blanc recouvre les trottoirs et les bords de fenêtres. Et le plancher qui craque, ce matin, let’s imagine que c’est le bruit des bûches qui se fendent dans la cheminée sous l’effet de la chaleur d’un bon feu ronronnant. Ahhh, voilà, on s’y croirait… Maintenant qu’on est bien installé(e)s, il est temps de faire un petit bilan de l’année qui vient de s’achever…

2013 a été une année bizarre. J’attendais beaucoup d’elle, après un 2012 pas folichon. Mais il s’est avéré que 2013 n’a pas été à la hauteur de mes espérances. En tous cas, j’ai vu beaucoup trop d’amis tristes cette année pour avoir le sentiment qu’elle fut belle et heureuse.

Malgré cela, des choses joyeuses, voire incroyables, se sont passées en 2013…

Parce que 2013 a été, avant tout, l’année de notre merveilleux voyage. Un voyage dont on a du mal à se remettre, et dont on regrette chaque minute. Pas un jour sans qu’on y pense, qu’on en parle, Robinson et moi… Ce voyage a été un moment magique dans notre vie, un pur moment de liberté. On en avait conscience à l’instant même où on le vivait, et heureusement, car cela nous a permis d’en profiter au maximum, de prendre tout ce que l’on pouvait prendre, de nous étourdir de toute cette beauté et du sentiment de liberté absolue qu’on a ressenti.

En 2013, j’ai gagné confiance en moi et j’ai osé. J’ai assumé les regards interrogateurs ou carrément jugeurs, j’ai souri des piques et des critiques, et j’ai trouvé mon mantra : DON’T TAKE IT PERSONNALY. Un mantra en anglais, of course, mon côté Jean-Claude Van Damme ne pouvait pas s’en empêcher… Mais surtout, un modjo rassurant et libérateur. Arrêter de prendre personnellement un regard de travers ou une remarque sans tact. Arrêter de me demander si j’ai bien fait, si c’est de ma faute, si « c’est moi ou…? ». Arrêter de douter de moi et de croire que je fais tout de travers. Juste, avancer, foncer même, en ne heurtant rien ni personne, mais sans se poser mille questions. Et accepter que tout ne peut pas être toujours parfait, surtout moi.

2013, ça a aussi été l’année du sport : un besoin de plus en plus présent, une pratique de plus en plus intensive, et la certitude que cela fait partie de ma vie et me rend heureuse. Et puis la dégringolade, le yang de mon yin, la blessure qui a mis fin au crescendo de mes entraînements. Depuis cinq mois, j’apprends la patience, et je relativise. Rien n’arrive par hasard, et si mes muscles ont lâché, il y a une raison à cela, et surtout une leçon à tirer. Arrêter le running, je ne vais pas mentir, ça a été difficile et flippant. Aujourd’hui encore, courir me manque. Enormément. Mais cette blessure m’a poussée vers d’autres horizons sportifs. Je fais plus de yoga, et ça me fait du bien aussi. J’apprends à ne plus être dans la toute-puissante, dans le contrôle absolu de mon corps. Je laisse aller, je laisse filer. Jean-Claude Van Damme dirait : let it go… 🙂

En 2013, enfin, j’ai entamé ma troisième année en tant que lyonnaise d’adoption. Et je ne regrette pas ce choix, celui d’être partie de ma Lorraine natale, qui, même si j’adore cette région, ne me va pas et ne correspond pas du tout à la vie qu’on se construit. Je suis heureuse d’être en Rhône Alpes, de savoir les montagnes toutes proches, de vivre dans un cadre où la nature est centrale, où le sport fait partie de la routine de beaucoup de gens, et où la culture est présente à chaque coin de rue. Le mix parfait, l’équilibre qu’il me faut. Un peu de danses folks, du yoga, des randonnées, des concerts et des expositions, saupoudrées de sorties snowboard et de restaurants succulents (Lyon capitale de la gastronomie ^-^). Peut-être qu’un jour, nous nous éloignerons de la ville tourbillonnante pour vivre un peu plus à la campagne, dans un village ou une ville plus petite… Mais toujours dans cette belle région, dynamique et respectueuse de la nature, ça c’est sûr.

Voilà pour le bilan de l’année qui s’achève. Beaucoup de positif malgré tout, et l’envie que 2014 soit encore plus belle et plus sereine.

Et vous, 2013 ? A-t’elle été une belle année ? Une comme les autres ? Une pas terrible ?