The book club 2018 – bilan

En 2018, j’ai lu un peu plus de livres que les dernières années, et cela me ravit ! Trente-et-une lectures au compteur, mais surtout, beaucoup, beaucoup de coups de cœur qui ont entretenu ma boulimie de lecture, pour mon plus grand plaisir (oui, je sais, les vraies dévoreuses de livres qui tiennent des blogs dignes de ce nom caracolent à 80 bouquins lus par an… °_° j’en suis loin ! )

En parallèle de ces romans ou BD papiers, j’ai aussi lu quelques fictions sur Wattpad (dont certaines de plusieurs centaines de pages, haletantes !…) et j’ai pris quelques jours en février pour relire mon premier projet de roman, d’environ 400 pages Word, ce qui m’a grignoté un peu de temps pour mes autres lectures.

Sans plus attendre, voici la liste des titres que j’ai pu inscrire dans mon petit carnet de bord de lectrice, mois après mois :

 

Des BD

Culottées, Pénélope Bagieu ♥♥♥

les-culottees-tome-1-9782070601387_0

Une BD incontournable et indispensable, pour tous les âges. Pénélope Bagieu choisit de montrer quelques non-héroïnes qui ont réellement existé, elle dessine et écrit des « portraits de femme qui ont choisi leur destin ». Elle propose 2, 3 ou 4 pages seulement par personnage, et choisit délibérément de montrer une synthèse de leur vie ou du moment de leur vie le plus emblématique. C’est captivant et intelligent, et surtout, inspirant. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est l’après-lecture, lorsque j’ai discuté de cette BD avec des ami(e)s qui l’avaient lue, et qu’on comparait nos coups de cœur : telle ou telle femme nous a particulièrement marqué(e), et pour X ou Y raisons… C’est intéressant de constater que nos sensibilités nous portent tout(e)s vers des héroïnes très différentes. Certains destins des Culottées m’ont vraiment chamboulée, et pour un grand nombre de ces femmes incroyables, j’ai versé une larme !! Car, qui dit synthèse d’une vie, dit beaucoup d’émotions en quelques coups de crayon !
Pour moi, c’est un livre vraiment réussi, et surtout un beau cadeau à offrir ou à se faire (puis à prêter, beaucoup).

L’adoption, tomes 1 et 2, Zidrou et Monin ♥♥

adoption

Cette BD m’a été conseillée par mes collègues de la bibliothèque de mon village. Je l’ai lu, j’ai un peu pleuré (je suis très sensible voilà je l’admets…) puis je l’ai prêté à Robinson, qui a été un peu chaviré, puis à mon père, qui m’a dit « oh, c’est triste, dis donc… ». Oui, c’est triste, mais c’est beau, et puis surtout c’est la vie. Il n’y a aucun héroïsme, aucun fantastique, aucun merveilleux dans cette histoire, juste une banalité poignante et émouvante (aux larmes, donc).

Les filles de Salem, comment nous avons condamné nos enfants, Thomas Gilbert ♥♥

les-filles-de-salem

J’ai offert ce roman graphique à ma meilleure amie car notre enfance a été imprégnée d’histoires de sorcières et de magie noire. Adolescentes, comme beaucoup d’autres, nous étions fascinées par les sciences occultes, les pendules, les esprits, les exorcismes, tout ça… ( je suis sûre que cela ravive des souvenirs chez vous aussi, non?… ). Nous avions même un projet de film (oui oui, en toute simplicité ^-^) à propos d’amies qui découvrent leurs pouvoirs magiques et… et je ne sais pas comment c’était censé se finir car nous n’avons écrit et filmé que le début (donc, oui, il y a malheureusement une trace vidéo de cet ambitieux projet 🙂 …. ! )
Bref. Les filles de Salem a reçu d’excellentes critiques ; pour une novice de la BD comme moi, les sélections Coups de cœur d’Inter ou autres, sont toujours un vivier sûr où puiser de nouveaux titres. Ça n’a pas loupé, ce roman graphique se lit d’une traite, les images sont puissantes et évocatrices, le thème assez envoûtant et… édifiant.

 

De la littérature « young adult » ou jeunesse (mon guilty pleasure)

Nulle et grande gueule, Joyce Carol Oates ♥♥

nulle-et-grande-gueule-9782070425716_0

J’aime énormément Joyce Carol Oates, et je suis tombée sur ce roman jeunesse d’elle dans la petite bibliothèque de mon village. Ça se lit tout seul, c’est bien écrit et on reconnait la virtuosité de la plume de J.C.O. Ce qui différencie ce livre de ses autres écrits pour adultes, c’est qu’il est moins dense, plus accessible peut-être. Mais le thème traité reste dans la veine de ce que l’autrice aborde généralement : la violence des relations humaines, le mal, la résilience. Le tout d’un point de vue d’adolescents, personnages plus sensibles et friables encore que les habituels adultes qui peuplent ses romans. J’ai lu des critiques très dures sur internet, concernant ce virage « jeunesse » emprunté par Joyce Carol Oates, et je ne les trouve pas justifiées. Personnellement j’ai beaucoup aimé ce roman, qui m’a d’ailleurs fait un peu penser à la série 13 reasons why, qu’on a parfois trop rapidement cataloguée comme série « teenagers » alors qu’elle touche beaucoup plus largement qu’on ne pourrait le penser. Cela pose la question suivante : avoir pour protagoniste des enfants ou des adolescents range-t-il forcément un roman dans la catégorie jeunesse ?

Le cycle de La passe-miroir, les 3 tomes de Christelle Dabos :

fiances hiver dabos

Les fiancés de l’hiver, tome 1 ♥
Les disparus du Clairdelune, tome 2 ♥♥
La mémoire de Babel, tome 3 ♥♥♥

J’entendais énormément parler de ce cycle de romans (jeunesse, encore une fois). Et je dois avouer que l’histoire de Christelle Dabos m’intriguait ; elle écrivait depuis longtemps, en parallèle de son job, elle faisait partie de forum d’écrivains en herbe, etc… et puis un jour elle a participé au Concours du 1er Roman Jeunesse organisé par Gallimard, et elle l’a remporté. Alors ce fut le début d’un tourbillon de succès pour Christelle Dabos et son histoire de mondes, d’arches et de clans maîtres de pouvoirs magiques. J’étais un peu dubitative au début de ma lecture, et puis j’ai du admettre que le style était remarquable ET original, que l’intrigue était prenante et l’univers fantastique créé de toutes pièces par l’autrice se tenait solidement. Bref, j’y ai cru, j’ai voyagé, je me suis laissée transportée et j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ces moments de lecture hors du quotidien. J’attends désormais le 4ème tome avec impatience.

Stony Bay Beach, Huntley Fitzpatrick

stonybaybeach

Samantha a 17 ans. Sa mère est une figure politique locale. Leur maison est immense, immaculée, tout le contraire de celle des Garrett, les voisins que sa mère déteste. Ces derniers ont huit enfants et vivent dans un bouillonnant désordre organisé. Un jour d’été, alors que Sam les observe de son balcon, un garçon l’y rejoint : c’est Jase, le troisième enfant des Garrett. Commence alors pour Sam et Jase l’été des premières fois, mais aussi des secrets, qui ne peuvent rester bien longtemps gardés…
J’avoue, je n’ai acheté ce livre que parce-que j’ai craqué sur la couverture, veloutée et colorée. Je m’attendais bien à un roman très très teenager, je n’étais pas surprise. Je ne peux pas dire que la lecture était insupportable car je n’ai pas rechigné à m’y plonger, mais il faut avouer qu’elle n’a pas grand intérêt…

Mes nuits à la caravane, Sylvie Deshors

Mes-nuits-a-la-caravane

Lucile a perdu sa mère adorée il y a quatre ans, et depuis, son père a sombré. Un jour, exaspérée, elle quitte la maison et s’installe dans une caravane, au bout du pré, dans laquelle sa mère aimait se réfugier pour peindre. Avec l’aide de trois copains, elle se construit un refuge, mais mène aussi l’enquête sur les raisons de la faillite du restaurant de ses parents… Portrait positif d’une bande d’adolescents, luttant contre la désespérance et l’ennui, dans un petit bourg du Limousin.
Là aussi, c’est la couverture qui m’a convaincue d’acheter ce roman – je l’ai d’ailleurs acheté le même jour que Stony Bay Beach, je devais avoir un besoin inconscient de lecture-doudou et de jolies couvertures pleines de poésie et de douceur ce jour là… – L’idée de départ de cette histoire est plutôt bonne, et j’avais envie de croire que le livre honorerait ses promesses. Malheureusement, même si je lui ai laissé une chance, l’histoire convenue et le style fade et quelconque ont eu raison de mes espoirs. Déception.
Je n’ai pas passé un mauvais moment en lisant ce livre, mais disons que c’est le genre d’histoire qui est aussi vite lue qu’oubliée.

Le plus bel âge (scénario), Claire Mercier ♥

Mercier-Claire-Le-Plus-Bel-Age-Livre-386219230_L

Il s’agit d’une relecture, quinze ans plus tard. Je ne sais toujours pas quoi penser des relectures de nos coups de cœur d’enfant ou d’adolescent. Car elles se transforment parfois en déception.
Ce petit livre, de la collection Page Blanche chez Gallimard (collection qui, malheureusement, n’existe plus mais qui proposait un choix intéressant et sophistiqué d’œuvres pour adolescents, des sélections littéraires impeccables loin des romans et séries un peu vulgaires qu’on trouve souvent adressés à ce public), m’avait énormément marquée durant mon adolescence. Je me souvenais vaguement du point de départ de l’histoire, du drame, et surtout de ce monde inconnu dont je ne connaissais pas la moitié des mots : l’intrigue prend place à Paris, dans des classes de khâgne, d’hypokhâgne et à Saint-Cyr.Autant vous dire que pour une gamine de quatorze ans, c’était une nouvelle dimension, une galaxie très lointaine qui était dépeinte dans ces pages. Je ne me rappelais plus vraiment de l’histoire et encore moins du titre, mais le souvenir de cette lecture m’a profondément marquée et j’ai eu envie de m’y replonger. Forcément, quinze ans plus tard, j’ai découvert ce qu’était ce monde parisien des études supérieurs, et les états d’âmes des étudiants pressurisés par les concours touchent peut-être moins la trentenaire, mère de famille que je suis aujourd’hui… N’empêche, je veux garder le souvenir de ma première lecture, le bouleversement et le mystère qui l’ont accompagnée.
Note : il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais de la transcription d’un scénario. Le film Le plus bel âge est sorti en 1995 avec les tout jeunes Melvil Poupaud et Elodie Bouchez. Je ne l’ai pas vu, mais je crois que ce n’est pas un chef d’œuvre ^-^

 

Des romans néo-zélandais, américains, italiens, anglais…

Un ange à ma table, Ma vie mon île tome 1, Janet Frame (Nouvelle-Zélande)

janet frame

J’ai commandé ce livre (rare, et difficile à se procurer) car Jane Campion le cite souvent comme LA référence ; pour elle, Janet Frame est incarne l’âme de la Nouvelle-Zélande, qui a écrit LE roman que tout le pays attendait, à la fois poétique, sombre, et vrai. Janet Frame a écrit son autobiographie en trois volumes, et Ma vie mon île en est le premier volet. Elle y décrit très précisément son enfance et ses études, il y a de beaux passages, des choses très sombres aussi. Dans les tomes suivants, elle détaillera son internement en asile psychiatrique, événement de sa vie qui fit couler beaucoup d’encre en Nouvelle-Zélande et qui inspira crainte, pitié et profonde admiration à Jane Campion. Cette dernière décida même, plus tard, d’adapter Un ange à ma table au cinéma, et contribua ainsi à mettre en avant Janet Frame au-delà des frontières de son île.
Ce fut une lecture intéressante, mais je crois que j’attendais plus de… de Nouvelle-Zélande, de nature, de paysages, de culture autochtone aussi peut-être, et que les nombreux aspects de la vie domestique et de l’enfance chaotique mais studieuse de Janet Frame, n’étant pas les objets premiers de ma quête lors de cette incursion littéraire, ne m’ont pas captivée.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante (Italie) ♥
Le nouveau nom, Elena Ferrante ♥♥
Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante ♥♥
L’enfant perdue, Elena Ferrante ♥

Le battage médiatique autour de ces livres et de leur autrice ne pouvaient pas me laisser indifférente, j’ai voulu savoir de quoi il s’agissait et pourquoi tout le monde s’emballait ainsi. Notamment mon père qui n’arrêtait pas de m’en parler avec des étoiles plein les yeux… ❤

Je suis comme tout le monde, je me suis laissée prendre au jeu et par l’histoire de ces deux fillettes italiennes qui vivent et s’aiment dans la misère et la violence. J’ai aimé les voir grandir et affronter leur destin, ou se laisser malmener par lui. J’ai aussi éprouvé quelque chose d’indéfinissablement doux et triste à la fois car cette Italie dépeinte par Elena Ferrante m’a replongée dans mes propres souvenirs, les vacances dans les Pouilles, dans la famille de ma mère. Inévitablement, Lila, Lena et ma mère (jeune) se sont superposées, les mères des jeunes filles ont fusionné avec les souvenirs de ma grand-mère, son accent à couper au couteau et ses tabliers fleuris, ses cheveux noirs et son duvet au-dessus des lèvres, son efficacité rude et sa douceur parfumée de talc. J’ai imaginé le visage de mes oncles incarner les personnages de Pascale, Gino, Stefano, Enzo, Nino… Cette immersion dans Naples peuplée de ces familles nombreuses a été un voyage à la fois littéraire, temporel et généalogique, presque. Un voyage doux-amer qu’il a été dur de quitter une fois les quatre tomes engloutis.

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe (Royaume-Uni) ♥

testament

Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle. Elle a perdu l’esprit un soir de l’hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par la DCA allemande au-dessus de Berlin. Elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu’elle déteste. Tabitha commande alors à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l’Angleterre des années quatre-vingt. Il y a du jeu de massacre dans l’air d’autant que Tabitha n’est peut-être pas aussi folle qu’il y paraît.
Cela faisait un moment que ce roman me faisait de l’œil, et, même s’il y a eu des passages un peu plus laborieux que d’autres à lire (l’histoire est assez longue et convoque un nombre assez impressionnant de personnages…!), j’ai beaucoup aimé cette lecture, assaisonnée d’une pointe satirique de cet humour cinglant si caractéristique des anglo-saxons. Un bon polar qui ne se prend pas vraiment au sérieux, so british.

D’où viennent les vagues, Fabio Genovesi (Italie)

vagues

Il y a des vagues qui viennent bousculer pour toujours les eaux calmes de la vie. Celle de Luna, une petite albinos, aux yeux si clairs qu’elle ne peut voir le réel ; celle de son frère Luca, grand surfeur, qui sillonne les vagues et traîne tous les cœurs derrière lui ; celle de leur mère qui pense que l’amour n’existe plus ; celle d’un mystérieux enfant arrivé de Tchernobyl qui parle un italien suranné.
Encore un livre acheté en même temps que les deux autres aux jolies couvertures. Ça devait être au mois de juin, je devais avoir sacrément besoin de soleil, d’été, de vacances… car elles ont bien ça en commun : de belles couvertures qui laissent présager la douceur et l’indolence de journées dehors, au soleil.
L’autre point commun que partagent ces trois romans, c’est que l’histoire n’a jamais été à la hauteur des attentes posées par ces jolies images.
Pourtant, c’était plutôt bien parti pour D’où viennent les vagues : un bon titre, un résumé alléchant, l’originalité du sujet et des personnages… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce livre un bon bouquin, voire un petit bijou. Comme ces livres bonbons dont on se souvient avec délectation et qu’on a hâte d’avoir assez oubliés pour pouvoir les relire avec une gourmandise non dissimulée.
Mais, malheureusement, D’où viennent les vagues n’en avait que l’aspect, et passe à côté de cette réussite. Ce n’est pas la faute de l’écrivain, qui a une jolie plume et beaucoup d’humour, sans compter toutes ces chouettes et originales idées. Je ne saurais pas dire ce qu’il manque, en réalité. Une âme, peut-être ?

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty (Australie) ♥

big little lies

Après avoir vu la mini-série adaptée du roman, que j’ai ADORÉE, j’ai eu envie de lire le livre de Liane Moriarty. Souvent, lorsqu’un bouquin est adapté au cinéma ou à la télévision, on y fait de nombreux changements, et j’ai toujours trouvé intéressant de pouvoir comparer les différentes versions d’une même histoire ; des personnages ajoutés ou supprimés, des prénoms modifiés, des détails changés, voire même, parfois, des fins différentes (comme par exemple pour l’adaptation BBC d’Une place à prendre, de JK Rowling). Je pensais trouver quelques changements entre ces deux versions de Big Little Lies, mais pas du tout ! L’unique différence est le lieu de l’intrigue, qui passe de l’Australie (pour le roman) à la Californie (pour la mini-série). Pourtant, cet énorme modification topologique, qui pourrait engendrer par effet dominos d’autres changements, rien n’est perceptible !
L’intrigue de la série était encore toute fraîche dans mon esprit, alors lire le roman ne m’a absolument rien apporté d’autre. Les actrices se sont immédiatement imposées devant chaque personnage papier, les décors d’océan, de plages et de fabuleuses maisons étaient encore bien présents dans ma tête, ne laissant aucune place à l’imagination, je n’avais pus rien à créer. Dommage. Cette lecture aurait sans doute pu être plus inoubliable (d’autant plus que j’ai trouvé le style de Liane Moriarty intéressant et sa perception des relations humaines, profonde et complexe), la prochaine fois j’espacerai un peu plus ma rencontre avec les différentes adaptations d’une même histoire !

Des polars / thrillers

Quand sort la recluse, Fred Vargas ♥♥

Que dire de plus lorsqu’on aime tout Fred Vargas ? Un nouveau roman qui sort, je le lis, je l’aime, je ne suis jamais déçue. Son style et ses personnages m’enthousiasment toujours autant, et les moments de lecture de ces polars sont, inévitablement, de douillettes échappées qui me laissent des souvenirs de lecture très agréables.

Trois jours et une vie, Pierre Lemaître ♥♥

Je ne sais pas si j’ai véritablement aimé ce livre. Mais je peux dire qu’il ne m’a pas laissée indifférente. L’intrigue, par elle-même, est marquante : la disparition d’un petit garçon, dans une petite ville, en France. J’aime beaucoup le style de Pierre Lemaître, l’auteur d’Au-revoir là-haut. J’ai trouvé que Trois jours et une vie se lisait vite, qu’on se laissait facilement prendre dans l’histoire de ces jeunes garçons, de leur famille, et de la ville qui tourne au ralenti. Le sujet et le décor sont assez glauques, mais pas poisseux. C’est là toute la magie des bons écrivains, qui savent doser intelligemment la part de sombre et de lumière qu’il faut glisser dans leur roman.

Le treizième conte, Diane Setterfield ♥♥♥♥

treizieme

Il s’agit d’une relecture, dix ans après la première.
J’avais eu un coup de cœur absolu pour ce roman anglais à l’ambiance gothique, dans la veine de ceux des Brontë ou de Wilkie Collins. Tous les ingrédients sont réunis pour me plaire : les personnages principaux, l’une libraire, les autres jumelles maléfiques, envoûtantes, énigmatiques. Et puis les personnages secondaires : un pâtissier, une vieille écrivaine, des amants maudits, un jardinier. Qu’ajouter à cela ? Des décors parfaits ? Effectivement : vieux manoirs hantés, landes désolées, petite ville anglaise, boutique de vieux livres oubliés, cottage douillet et jardins mystérieux. Une intrigue bien ficelée, enfin, qui surprend à coup sûr le lecteur (bon, je l’avais déjà lu donc pour moi, l’effet de surprise n’a pas pu avoir lieu la deuxième fois)…
C’est une réussite, ce roman, et j’attends encore que Diane Setterfield publie un nouveau livre… en attendant, je vais patienter en regardant l’adaptation BBC du Treizième Conte, avec les actrices de Broadchurch et Games of Thrones en sus !
Bref, j’adore ce livre, que je recommande à tous les amoureux de littérature anglaise.

 

Mes coups de coeur absolus, que je recommande chaudement !

Shibumi, de Trevanian ♥♥♥♥

trevanian

Que j’ai aimé ce livre ! Surprenant, original, déroutant, magistral, grisant ! Il ne ressemble à rien de ce que j’ai lu auparavant. Pendant ma lecture, je n’avais jamais envie de reposer ce bouquin, trop absorbée par l’histoire, trop plongée dans la vie incroyable du personnage principal. L’imagination de l’auteur me laisse sans voix ! J’ai du mal à croire qu’un seul esprit humain peut contenir autant d’idées, autant de fulgurances, autant de virtuosité. Je ne peux que vous encourager à tenter l’expérience vous aussi, et à ne pas vous laisser décourager par les premières pages. C’est un chef-d’œuvre.

Le ver à soie,de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥ + La carrière du mal, de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥

Les tomes 2 et 3 des enquêtes de Cormoran Strike m’ont absolument ravie ! Ces deux romans furent des délices, que j’ai dévorés bien trop vite, malheureusement. J’avais assez aimé le premier opus, et mon intérêt est allé croissant jusqu’à atteindre l’apogée au 3ème tome que j’ai A-DO-RÉ ! Les personnages sont attachants, Londres y est à la fois très réaliste et merveilleuse, avec un soupçon de magie, de mystère, propre à l’écriture de Rowling, et l’intrigue, enfin, est toujours haletante. Je suis subjuguée par l’art de la romancière à donner vie à ses personnages : j’aime Strike, depuis le début, j’ai appris à aimer Robin au fil des pages, pour finalement m’identifier beaucoup à elle, et c’est en ça que JK Rowling est très forte. Elle remporte mon adhésion à chaque fois. Quoi qu’elle écrive, elle m’emporte, me fait basculer de l’autre côté de l’imaginaire, et m’enlève tout envie de quitter ses histoires. Chaque livre convoque un univers vivant, palpable et envoûtant, je peux vous dire que j’attends le tome 4 (qui sortira en mars/avril, en France) avec impatience !

Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaître ♥♥♥

La suite d’Au-revoir là haut est aussi irrésistible que son prédécesseur. On retrouve quelques personnages du précédent roman, qui se révèlent enfin, comme de fragiles papillons. Ce livre est une gourmandise acidulée qui se déguste avec plaisir sans même qu’on s’aperçoive que les pages défilent et que la fin arrive trop vite.

Broadway Limited, Malika Ferdjoukh ♥♥♥

broadway

Normalement, Jocelyn n’aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n’accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu’il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l’autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu’il est à New York, il a le sentiment d’avoir débarqué dans une maison de fous. Et il doit garder la tête froide, car ici il n’y a que des filles. Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d’argent et passent leur temps à courir les auditions.
Mon dernier coup de cœur de l’année appartient, encore une fois, à la catégorie « jeunesse » des librairies. Malika Ferdjoukh fait partie de mon Panthéon personnel des auteurs contemporains ; j’aime son style, sa façon de faire vivre ses personnages toujours loufoques, la fausse simplicité de ses histoires, les thèmes universels mais efficaces qu’elle choisit, et qui me parlent. Encore une fois, ces romans sont des mondes, des bulles dans lesquelles j’aime me réfugier ; les personnages deviennent familiers, comme des amis qu’il me tarde de retrouver en reprenant ma lecture. Je trouve ça incroyable cette faculté qu’ont certains auteurs à donner vie à des êtres et des lieux de papier. Si ça, ce n’est pas de la magie, en tous cas ça s’en approche…
(Note : il s’agit d’un cycle de plusieurs tomes, dont je n’ai lu que le premier pour l’instant. Le second est sorti en novembre 2018, et un 3ème semble prévu mais ce n’est pas pour tout de suite ! )

 

Les flops de 2018 :

Et puis, Paulette, Barbara Constantine

paulette

J’avais aimé Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, de la même autrice. J’avais trouvé ça aussi onirique que profondément et innocemment réaliste. Je vous en parlais ici, si ma chronique vous intéresse.
Cet autre titre de Barbara Constantine ne m’a pas convaincue, on y retrouve le même style « feel good book » avec très peu de dialogues et une petite part de folie douce chez les personnages, mais à trop user de cette recette je trouve qu’elle tombe dans la caricature. On n’y croit plus, ou en tous cas, on n’a plus envie d’y croire. Dommage.

Comme une respiration, Jean Teulé (recueil de nouvelles)

teulé

Mon collègue m’avait prévenue : parfois, être un auteur célèbre suffit pour être publié, quel que soit la qualité du nouvel ouvrage que l’on propose. Et en guise d’exemple, il m’a passé ce recueil de nouvelles du très connu et très vendu Jean Teulé. Mon avis a été semblable au sien : je n’ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Alors, oui, parfois certaines nouvelles étaient poétiques, littérairement intéressantes, mais je suis persuadée que si l’auteur avait été un illustre inconnu, la qualité et la pertinence de ce recueil auraient été bien plus questionnées avant la publication.

Nos adorables belles-filles, Aurélie Valognes

Nos-adorables-belles-filles

Bon, y a-t-il vraiment quelque chose à dire sur ce… « livre« ? J’ai été curieuse de voir à quoi ressemblait ce best-seller, dont l’autrice, sortie de nulle part et écrivant à ses heures perdues, a percé de manière fulgurante dans le monde si difficile d’accès de l’auteur édité (et pour cela, je l’envie, soyons honnêtes). Mais réaliser qu’un roman aussi médiocre et niais, bourré de fautes d’orthographe qui plus est, ait autant de succès en librairie, m’a très sincèrement dépitée et découragée. Est-ce ce genre d’insipidité qu’ont envie de lire les gens aujourd’hui ? J’avais l’impression qu’il s’agissait du scénario d’un épisode d’Une famille formidable, et ce n’est pas un compliment…

Karoo, Steve Tesich (abandonné après une centaine de pages)

karoo

Ce roman a été encensé par la critique et conseillé par un ami, pourtant, je n’ai pas réussi à entrer dans cette lecture. J’ai vraiment essayé de m’accrocher, mais j’ai trouvé le personnage et l’intrigue aussi ennuyeux l’un que l’autre. L’histoire est poussive et vaine, le héros nombriliste et ses problèmes – ceux d’un riche égoïste qui se plaint beaucoup et ment comme il respire – ne m’ont inspiré aucune sympathie. J’ai préféré abandonner pour profiter de mon temps avec un autre livre.

Pastorale Américaine, Philip Roth (USA)

pastorale

La vie de Seymour Levov ressemble à un cliché noir et blanc des années cinquante, un portrait de famille figé dans le bonheur. Petit-fils d’immigré juif parfaitement assimilé à l’American Way of Life, une réussite sociale exemplaire, une épouse ex-Miss New Jersey composent le tableau idyllique d’une histoire lacérée au couteau. C’est à travers le récit des années fiévreuses de l’Amérique que le narrateur Nathan Zuckerman, personnage récurrent de l’oeuvre de Roth puisqu’il est Roth lui-même, évoque les failles mais surtout les revers du rêve américain devenu tas de cendres. Avec Pastorale américaine, l’auteur, chroniqueur de son temps, tord le cou aux mythes d’un autre âge, certes avec un brin de nostalgie.
Ce roman a reçu le prix Pulitzer, et il est mon premier du mythique Philip Roth. Apprenant la mort de l’auteur, en 2018, je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Mes collègues, grands lecteurs, m’ont donc prêté celui-là. Eux l’avaient beaucoup aimé. Moi, eh bien, moins… Je ne cache pas que j’ai eu énormément de mal à lire ce livre, je l’ai trouvé long, laborieux, et un grand nombre de passages m’ont découragée (notamment toutes les descriptions de la fabrique de gants en peaux… Éprouvant !). Je n’ai pas compris l’intérêt du livre, certes remarquablement bien écrit, mais parfois trop érudit et compliqué, peut-être, pour moi.

 

Il m’a fallu un mois pour rédiger ce billet ! Ouf ! Chroniquer 30 lectures d’un coup, quel travail ! Idéalement, j’aimerais revenir à des chroniques mensuelles mais je sais déjà que le temps me manquera…
J’aime tout de même bien ce récapitulatif qui me permet d’avoir une vue d’ensemble sur tous les livres passés entre mes mains une fois l’année achevée. C’est intéressant de se souvenir de l’état d’esprit dans lequel on était durant la lecture, ou de laisser reposer les ressentis pour réaliser qu’on a finalement plus, ou moins, aimé que ce que l’on a cru d’abord.
Avez-vous eu, en 2018, des coups de cœur à me conseiller ?
Et des titres qui vous ont déçu(e)s ?

À bientôt !

Travel with me

hobbiton

Au départ

Depuis que j’ai vu les vidéos de voyage d’amis ou d’amis d’amis, je me suis prise de passion pour cette activité ! Lors de nos premiers voyages, ce n’était pas le cas, aussi nous n’avons aucune vidéo de notre mois sur la côte Est des USA, ni de notre tout premier voyage à deux en Andalousie (pfiou, ça remonte !!).

Lorsque nous avons fait notre « tour du monde », j’ai machinalement filmé sans trop savoir dans quel but, mais avec le recul, heureusement que nous avons eu ces petits rushs éparpillés, car c’est après ce voyage que Robinson a eu envie de se lancer dans le montage vidéo et ainsi est née la vidéo de notre road-trip en Nouvelle-Zélande. Je ne voyais pas trop en quoi ça serait intéressant (j’imaginais un film à l’ancienne (en mode caméscope) avec des tonnes de rushs inutiles, un peu comme les cassettes filmées par nos parents dans les années 80, sur lesquelles il peut ne rien se passer pendant dix minutes… Vous aussi vous avez connu ça ? C’est looooong,  et ennuyeux…!! Par contre, quand par hasard un truc drôle se passe et a été capturé par la caméra, quel régal, on ne regrette généralement pas d’avoir attendu pour le savourer!).

La vidéo de Robinson

En réalité, j’ai été bluffée ; la vidéo de Nouvelle-Zélande ne ressemblait pas à ces cassettes intitulées « fête de l’école 1992 », « vacances Oléron 1990 », ou encore « anniversaire mariage papi et mamie »…  : Robinson a choisi une super bande-son, a fait des plans assez courts, et a donné un sens à ses séquences : sa vidéo raconte quelque chose. En tous cas, elle nous raconte quelque chose à nous qui avons vécu ces moments filmés. Et cette petite vidéo, je ne me lasse pas de la regarder. A chaque fois, c’est la même chose, les souvenirs remontent à la surface, je replonge dans notre voyage, les émotions affleurent, j’ai la chair de poule et envie de pleurer tant ce voyage était beau et intense. Grâce au petit film que Robinson a réalisé, nos souvenirs sont encore plus réels, et la musique choisie pour accompagner densifie encore un peu plus tout ça (la plupart des morceaux de la bande-son faisaient partie de nos playlists sur place, et passaient en fond sonore dans le camping-car ou dans nos écouteurs lorsqu’on marchait…).

tumblr_mqbecqnocB1sybbyyo6_540

Pour les voyages qui ont suivi, la question de faire ou non une vidéo ne s’est pas posée, c’était évident que nous voulions continuer à créer ce genre de souvenirs, avec des supports multimédias qui nous ressemblent tant. Robinson m’a laissée la main, et lui s’est concentré sur les photos de nos périples, quand moi je filmais des heures et des heures de randonnées, de villes, de nature, d’animaux, d’avions qui décollent et atterrissent…

En pratique

Mais plus question de filmer tout et n’importe quoi non plus ; désormais, je réfléchis en amont au résultat final, ce qui me permet de mieux penser les plans que je filme, et l’atmosphère que je veux donner à ma vidéo. Réfléchir aux différentes séquences du film peut être très utile, et il est important de se poser des questions telles que : la vidéo sera t’elle chronologique, ou thématique ? Rapide ou lente ? Nous verra-t’on beaucoup sur les vidéos, ou bien seuls les paysages et le pays visité seront au centre du film ?

Maintenant que j’ai « l’habitude » de réaliser nos vidéos, je parviens mieux à anticiper la phase délicate du montage et des « choix artistiques ». Par exemple, j’élimine plus facilement les plans inutiles alors qu’avant j’avais tendance à vouloir tout garder… Ce qui reste l’étape la plus longue, selon moi, c’est le gros tri de rushs qu’il faut faire en amont : visionner tout ce qu’on a filmé (il peut y avoir jusqu’à 200 vidéos pour 10 jours de voyage !), renommer chaque plan, et une fois que ce gros oeuvre de défrichage est fait, on peut commencer le vrai travail de montage (ce que je préfère).

Notre chaîne sur Viméo

Bref, je parle je parle, mais je ne sais même pas si tout cela vous intéresse ou non… Cette longue introduction pourquoi, d’ailleurs ? Mais parce-que je me suis enfin décidée à partager avec vous nos vidéos de voyage, justement !

Donc voilà, vous allez voir nos têtes, et même nous entendre parler  °_°

tumblr_mqbgr8Jvdz1sybbyyo2_1280

Le mot de passe

Je dois vous avouer que je suis anxieuse à l’idée de perdre un peu d’anonymat, mais j’ai juste envie de vous montrer cette facette de nous, simplement. Je sais que mon but n’est pas de chercher à rendre nos vidéos virales. On a voulu les mettre en ligne pour pouvoir, avant tout, les partager plus rapidement et plus simplement avec nos proches. Mais on les a protégées par des mots de passe, et seules les personnes autorisées peuvent les visionner. Elles ne peuvent pas être partagées sur des sites, des blogs, ni commentées. Bref, elles restent dans le domaine du privé. Chaque semaine, je vous donnerai un mot de passe pour que vous puissiez en regarder une. Pour commencer, voici donc le mot de passe de la vidéo de Nouvelle-Zélande (je suis l’ordre chronologique de nos voyages) : metzlyon !

L’anonymat

Je suis un peu émue de nous dévoiler comme ça, cet acte aujourd’hui n’est pas anodin pour moi, et j’espère ne pas le regretter. D’ici une dizaine de jours je changerai le mot de passe pour que la vidéo ne soit plus accessible… Je n’ai pas l’intention de la laisser en libre accès à partir du blog, seulement de la partager à un moment T avec vous. Une petite fenêtre sur notre intimité, que j’ouvre aujourd’hui, mais loin de moi l’intention de laisser constamment les portes grandes ouvertes ^-^ Bloguer ne me fait pas perdre de vue l’adage que je chéris depuis longtemps : pour vivre heureux, vivons cachés, (ou en tous cas, ne nous exposons pas sur Facebook ^-^).

Premiers pas

Soyez indulgent(e)s, c’est notre première vidéo, il y aura sans doute des longueurs pour vous (pour nous, elle aurait pu durer 3 heures de plus on aurait été encore plus heureux !), et bien sûr l’idéal serait de la regarder avec nous pour qu’on puisse vous la commenter en direct, mais je vous laisse le soin de faire la voix-off à ma place 😉 Je suis sûre que je vous ai raconté tellement d’anecdotes de nos voyages que vous être capables de faire des liens entre ce que vous savez et ce que vous allez voir !

Et en échange ?

La seule « contrepartie » que je vous demanderai, si vous regardez les vidéos, c’est de nous dire, s’il vous plait, ce que vous en pensez, en me laissant un commentaire ici (j’ai désactivé cette option sur Viméo). Monter ces vidéos nous a demandé énormément de temps, et même si on l’a fait pour nous avant tout, pour nos souvenirs et notre plaisir, avoir un retour sur ce gros travail est toujours très appréciable et constructif – toute critique étant bonne à prendre, cela nous permettra de plus de nous améliorer pour les prochains films ! Car, vous vous en doutez, on compte bien en réaliser des dizaines d’autres tout au long de notre vie, et enrichir des années durant notre vidéothèque de nos souvenirs de voyages !

Voilà, je vous laisse avec le lien de notre première vidéo : ici

Les blonds ?

Ah, et cela risque de vous intriguer alors je prends les devants : « les blonds », c’est notre surnom à Robinson et moi (et aussi Little, désormais). Robinson est certes blond à l’origine, mais moi pas du tout, et ce surnom n’a en réalité rien à voir avec notre couleur de cheveux … ^-^ Nos amis nous surnomment ainsi depuis le sketch de Gad Elmaleh… je crois que c’est parce-qu’on est de vrais bobos un peu insupportables ah ah. On a donc eu souvent droit à cette gentille moquerie qui nous est finalement restée. Et du coup, c’est même assez pratique car plutôt que de nous appeler par nos noms de famille (vous savez, comme quand nos parents disent : « Tiens, on a eu les Hubert qui sont venus dîner samedi !  » ou bien « on a croisé les Lenôtre au supermarché hier ! ») et bien là, nous, on est « les blonds ». « Hey, les blonds, vous passez boire un café cet après-midi ? « , voilà, c’est nous. 😉
Et c’est Robinson qui a trouvé le « Der Blonden Produktion » que vous verrez dans toutes nos vidéos. Encore un petit clin d’oeil, car ici, à Lyon, en plus d’être « les blonds », on a parfois certains amis qui nous surnomment gentiment « les allemands », du fait que nous venons de Lorraine et que Metz fut annexée durant de longues années. Effectivement, la Moselle est profondément imprégnée de culture allemande, on a tous fait allemand en première langue, et l’architecture, le dialecte (le plate, les noms de famille… tout reflète ce mélange germano-lorrain si typique de notre région. Cela nous fait sourire alors on a voulu le glisser dans notre montage comme un clin d’oeil à nos racines ^-^ D’où quelques mots/phrases traduites en allemand ici ou là.

J’attend très impatiemment vos réactions ! J’espère que ça vous plaira, et si vous avez des questions n’hésitez pas ! A très bientôt ! Bonne fin de semaine (oui, à partir de mercredi, on peut dire qu’on entame la deuxième partie de la semaine, donc la fin. Non ?…)