Avril aux Nouettes

Nous sommes en vacances scolaires depuis une semaine, Little et moi. Et j’avais oublié à quel point les vacances d’avril peuvent être ressourçantes. Je voulais l’écrire et les décrire ici, afin de m’en souvenir pour les prochaines années.
Le printemps et l’automne sont des saisons intermédiaires : périodes de gros changements climatiques, mais aussi émotionnels. Ma prof de yoga nous a expliqué qu’on pouvait fréquemment se sentir déprimé, ou nerveux, et la plupart du temps, fatigué aussi. Le corps s’épuise pour s’adapter aux changements. Il y a quelques années, ma kiné, elle, m’avait raconté que le taux de dépressions était plus élevé durant ces saisons intermédiaires. Je ne sais pas si c’est une vérité, mais ça me semble probable car j’ai moins même très souvent ressenti des passages de blues, inexplicables, au printemps (mais moins en automne, saison que j’adore et savoure toujours intensément).
Cette année, je redoutais un peu ces nouvelles chutes émotionnelles du printemps, car après une rentrée scolaire difficile, et un automne mouvementé, je ne me sentais pas la force d’affronter une nouvelle vague de doutes, d’angoisses, de crises ou de déprime.
Heureusement pour moi, cette année, le printemps, je le vis bien ! Je ne sais pas si c’est dû au fait de vivre à la campagne, ou de passer mes journées dans une maison que j’adore, et dans mon jardin… ou encore si c’est parce que Little a grandi et qu’il devient plus facile de s’en occuper aujourd’hui qu’il y a six mois encore… Tout est possible, je n’ai pas de réponse, mais une seule certitude : cette première semaine de vacances d’avril a été parfaite. Et je VEUX m’en souvenir !

Un coin du jardin, le bac à compost et Little qui attrape des insectes.

 

VIVRE DEHORS

Notre maison n’est pas une grande et belle demeure avec des poutres apparentes et des moulures aux plafonds (dommage…). Je veux dire : on ne peut pas vraiment lui trouver du cachet. Elle est toute simple, pas vraiment belle de l’extérieur, mais bon, elle est bien pratique car elle c’est une maison de plein-pied. Et pour ce qui est de l’intérieur, nous avons tout refait à notre goût, alors même si elle n’a pas trois mètres de hauteur sous plafond ni un parquet en chêne massif, je la trouve agréable à vivre, fonctionnelle, et à mon goût (et c’est ça qui compte, on est d’accord). L’une des choses que j’apprécie dans ma maison, ce sont ses portes vitrées tout le long du séjour-cuisine. Aux beaux jours, on ouvre tout, porte d’entrée incluse, et on vit moitié dedans, moitié dehors. C’est exactement ce dont je rêvais lorsque j’imaginais ma maison.
Vous commencez à le savoir, je suis une amoureuse de la nature. Vivre dans une maison sans jardin ou sans accès à l’extérieur, c’était inenvisageable. Le plein-pied et les baies vitrées sont parfaits pour notre mode de vie. Ainsi, nos journées de vacances, avec Little, se passent aussi bien dehors que dedans. La maison déborde sur la terrasse, le matériel de dessin, les jouets, les préparatifs des repas, tout ce que l’on peut faire à l’extérieur est un prétexte pour vivre hors des murs. Aujourd’hui, en fin de journée, Little faisait des Legos dans le salon, et j’étais de l’autre côté de la baie ouverte, j’épluchais des légumes pour le dîner. On avait mis la musique dans le salon, on discutait de part et d’autre de l’ouverture, c’était très agréable. À un moment, il y a eu Dancing in the streets (Martha Reeves and the Vandellas) et on s’est mis à danser dans le séjour, Little sautillait partout, on a ri comme des baleines… puis on a couru dans le jardin pour jouer au loup, faire un peu de balançoire pendant que les artichauts cuisaient tranquillement. Cette vie dedans-dehors, ça paraît évident, mais ça me rend vraiment heureuse. Alors, oui, ma maison n’est pas toujours super propre car les allers-retours intempestifs font entrer l’herbe, les feuilles, la terre, les cailloux, les petites bêtes. Mais l’élan de vie qui accompagne cette ouverture sur l’extérieur vaut largement les quelques minutes d’aspirateur supplémentaire que j’offre chaque jour à ma maison ^-^

Little au bord de la Saône.

JARDINER

C’est devenu une véritable passion, mais au fond je sais que ç’a toujours été là, en moi. Ma grand-mère italienne avait un jardin minuscule mais d’une richesse incroyable. Elle cultivait de tout, faisait du compost, récupérait l’eau des pâtes et des légumes bouillis pour arroser ses plantations. J’étais enfant, je ne m’intéressais pas encore au jardinage, mais aujourd’hui je le regrette. J’aurais aimé partager ça avec elle.
Ma mère a repris le flambeau : dans notre maison familiale, elle cultive un jardin qui, année après année, se révèle de plus en plus spectaculaire. C’est un paradis de fleurs et de massifs colorés. Son potager, l’été dernier, nous a tous laissés bouches bées. Les tomates croulaient, tout était luxuriant et savoureux.

Les iris se sont ouverts ce matin.

Jardiner, aujourd’hui, c’est comme le yoga pour moi. Je passe beaucoup de temps à observer mes plantations, ou tout simplement la vie au jardin, ce qui se passe sous mes yeux sans que j’intervienne. Je ne connais pas encore tous mes arbres, toutes mes fleurs, je me laisse surprendre par des éclosions et des couleurs, car je n’ai vécu qu’un printemps dans notre maison pour l’instant, et je n’ai pas eu le temps de tout mémoriser.
Jardiner m’enseigne la patience et la persévérance car il faut beaucoup d’erreurs et d’échecs avant d’obtenir une réussite dans un potager. Je suis du genre impatiente, alors je me tempère, je prends mon temps. Je sais que nous sommes ici pour quelques années, et que je n’ai pas besoin de me presser. J’aimerais planter des dizaines d’arbres fruitiers, des mûriers, des framboisiers, des groseilliers… mais j’attends de voir si les trois pieds que j’ai plantés cet hiver donneront quelque chose. J’observe mon terrain, l’ensoleillement, je teste et expérimente. Chaque week-end, je fais des semis, je note tout sur mon carnet de bord du jardin, j’aimerais parvenir à des conclusion intéressantes pour les années à venir, afin de gagner en efficacité et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le printemps est un moment passionnant au jardin, on a envie de planter, de faire pousser, la nature se réveille et on veut participer à l’explosion de bourgeons, de fleurs, de parfums, aux centaines de micro-changements qui s’effectuent tout autour de nous.

Il y a quelques mois, ici il n’y avait qu’une pente raide d’herbe, de ronces et de bulbes. J’ai créé des terrasses et planté toutes sortes de fleurs et arbustes. Dans deux ou trois ans, on verra bien si j’ai parfaitement échoué ou si ce projet va porter ses fruits et nous offrir une belle entrée colorée et foisonnante.

Mon jardin imparfait, où il reste tant à faire, ce projet-en-cours qui durera des années, je crois que c’est lui aussi qui me fait aimer le printemps cette année.

LECTURE ET INSPIRATION

Ma petite bible superficielle

Au printemps 2013, j’avais acheté un petit livre de cuisine-lifestyle : Ma detox made in Hollywood, d’Elsa Launay. Le titre peut faire sourire, oui. C’était le début de la mode healthy, cuisine bio et veggie, écolo sexy et tout le reste. À l’époque, ce genre de livre ne pullulait pas dans les librairies, et j’avais été très heureuse de découvrir Ma detox made in Hollywood qui était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là de ma vie. J’avais envie de cuisiner mieux, de bouger plus, ce petit ouvrage a été plus qu’une source d’inspiration pour moi, comme vous allez le voir.
C’est devenu comme un rituel, au printemps : je relis Ma detox made in… (MDMIH pour faire court, si vous le voulez bien).
À noter : je le relis, certes, mais pas sans un regard critique ni un sourire aux lèvres.
Pourquoi ce livre et pas un autre ? MDMIH n’est pas qu’un simple recueil de recettes. D’ailleurs, en parlant de recettes, elles ne sont pas vraiment exceptionnelles, celles que propose l’ouvrage. Healthy mais simplistes, et pas toutes végétariennes. Parfois, Elsa Launay décrit une simple salade pamplemousse-avocat. Ou une galette de riz soufflé tartinée de compote maison. Rien d’extravagant ni de compliqué.

Les petits-déjeuners des vacances sont les meilleurs…

Ce livre n’a pas pour ambition de nous transformer en Cyril Lignac, ni d’impressionner nos invités, PAS. DU. TOUT.
C’est un livre pour soi, un ouvrage qui part du principe qu’on aurait, pouf comme par magie, dix jours de temps libre à occuper, seule, et qu’on en profiterait pour se faire une detox. Et pas n’importe où, attention. Non. À Los Angeles, excusez du peu.
(D’où, entre autre, mon sourire narquois lorsque je relis ce bouquin ^-^)
Mais l’objectif, ce n’est pas la véracité, l’authenticité de l’expérience qu’on nous décrit. Moi, quand je lis MDMIH, j’y cherche l’inspiration. Ce serait l’histoire d’une française qui passerait quelques jours en solo à L.A. (ma ville chouchoute), et qui n’aurait pour seule directive que de prendre soin d’elle. Alors Elsa Launay nous décrit une espèce de déroulement journalier parfait et idyllique : tu te lèves le matin, tu fais quelques postures de yoga au bord de la piscine, puis tu bois un smoothie épinards-poire-ananas. Ensuite, tu chausses tes baskets pour un petit running au Runyon Canyon de L.A. À midi, tu prépares des tagliatelles de courgettes sauce pesto, et une salade de patates douces rôties sur lit de roquette, hyper detox. Après une sieste au bord de la piscine, il est temps de faire une séance de yoga en regardant les étoiles, et bla bla bla…
Hilarant, n’est-ce-pas ?
Alors bon, j’imagine que les lectrices-eurs qui ont pris ce bouquin au pied de la lettre ont du être quelque peu, heu, … décontenancé(e)s ? Difficile de reproduire à l’identique ce que l’auteure nous encourage à mettre en œuvre pour notre semaine de detox. Il faudrait pour cela : vivre à LA, avoir un jardin à LA, avec un spa, beaucoup d’argent pour assister aux cours de yoga ou se payer les massages dont elle parle, et aussi, ne pas avoir de mec, d’enfant, de boulot, etc… Bref. PAS POSSIBLE.
En fait, je crois que c’est ça que j’adore dans cet ouvrage. Je ne pense pas qu’Elsa Launay se prenne au sérieux deux minutes. Elle nous décrit un fantasme total, et moi j’adhère, je voyage, je rêve complètement.
Lire quelques pages par jour, ça me redonne juste la dose d’inspiration et de motivation nécessaires pour prendre soin de moi à ma façon et dans la mesure de mes moyens.
Je suis humaine, parfois je craque volontiers pour un goûter bien gras et pas healthy du tout, ça arrive, pas grave… Mais il y a aussi des moments où je me laisse un peu dépasser par mes envies (pulsions?) et où j’ai besoin de reprendre le contrôle. Au printemps, après un hiver un peu difficile, j’ai envie de prendre soin de moi et de faire mieux. De retrouver des bonnes habitudes, de prendre du temps pour cuisiner et innover un peu côté recettes, de faire le plein de vitamines pour affronter tous les changements de cette saison. Lire MDMIH, c’est comme écouter une playlist motivante lorsque les beaux jours reviennent et avoir envie de se remettre au sport. Tous ces clichés décrits dans le livre, cette parenthèse enchantée racontée par Elsa Delaunay, ça me fait rêver et m’inspire et me donne envie de dérouler mon tapis de yoga plus souvent, d’offrir à mon corps des petits plats pleins d’antioxydants et de vitamines, de délester mon organisme de toxines et d’autres trucs qui m’alourdissent, de dormir beaucoup, de marcher, de sourire.
Bref, c’est un tout petit livre de cuisine hyper marketing qui a surfé sur la vague de la mode bobo-healthy, mais pour moi c’est juste efficace et inspirant, un véritable shoot de bonne humeur et de motivation pour vivre sereinement le printemps.

 

CUISINER

Je ne vais pas beaucoup développer cette partie, car cela recouperait ce que je viens de dire. Notons simplement que j’ai très envie de cuisiner et de prendre soin de moi et de ma petite famille en ce moment ; je prépare des salades fraîches, je cuisine des légumes de saison (j’adore les asperges, les petits pois, les artichauts… c’est un bonheur de les réintroduire dans nos menus !), je prends le temps de prévoir plusieurs repas pour les jours à venir afin d’anticiper les courses et le gaspillage (si seulement j’avais le temps de faire ça toute l’année…). On fait aussi beaucoup de pâtisserie avec Little, et souvent ces moment gourmands suffisent à combler mes fringales de sucre car, après avoir préparé la pâte à gâteaux ou le mélange pour des Bounty maison par exemple, je n’ai plus vraiment envie de les manger lorsqu’ils sont prêts ^-^ J’ai l’impression que je parviens plus vite à satiété lorsqu’il s’agit de produits faits maison.

 

FAIRE DU YOGA

Est-il besoin d’en dire plus ? Dans les périodes où j’ai besoin de me recentrer, le yoga est toujours un allié de choix. Plus de douceur et d’indulgence envers moi-même, apaisement du mental, ralentir et se satisfaire de ce qu’on a… tous les messages, tous les objectifs du yoga sont honorables et devraient, idéalement, accompagner notre quotidien. En tous cas, ce serait le rêve pour moi, pratiquer tous les jours. Honnêtement, avec une vie de famille et un travail prenant, des trajets longs et ma foultitude d’autres passions (!), c’est difficile de caser une pratique quotidienne du yoga. Mais je ne désespère pas, et ce que je trouve très positif dans tout ça, c’est que depuis presque dix ans, le yoga m’accompagne de façon extrêmement régulière. Pour la fille papillonnante que je suis, c’est assez rare une telle fidélité (je parle de mes activités et centres d’intérêts, bien sûr, pas de ma vie amoureuse ^-^). Je sais que le yoga tient une place primordiale dans ma vie et, tel un pendule, ou un papillon de nuit subjugué par une lumière dans le noir (pour rester dans la métaphore), je gravite continuellement autour, parfois de près, de manière très assidue, parfois d’un peu plus loin, en pratiquant par pointillés, par petites touches de temps en temps. Mais c’est là, en moi, les enchaînements d’asanas sont ancrés, le flux de mes respirations devient automatique dès que je mets un pied sur mon tapis, alors je sais que c’est gagné et que, avec le temps, je grignoterai de plus en plus de moments pour pratiquer. J’en suis sûre. Parce-que je le veux.

 

BOUGER

Ce matin, Little et moi sommes allés dans un village voisin qui propose plusieurs sentiers de marche. Nous avons fait une randonnée de 2H30, dans les vignes, la forêt, les champs, en pleine campagne et sur les hauteurs de la vallée de la Saône. Il faisait beau, chaud, Little étrennait sa nouvelle paire de chaussures de rando, nous avions pris une gourde en alu et deux pommes, et tout notre enthousiasme pour effectuer notre parcours. C’était tout simplement parfait. Little a marché (je ne peux plus le porter, de toutes façons, il est bien trop grand et lourd !), ramassé des bâtons, pêché (des poissons imaginaires dans les ornières du chemin), cueilli des fleurs, dévalé des pentes en courant, grimpé aux arbres, découvert une cabane en branches, écouté les histoires des Trois petits cochons et du Petit Poucet (un bon moyen pour le faire se concentrer sur autre chose que les kilomètres, lorsque la fatigue se fait sentir ^-^), partagé sa pomme verte avec moi, et croqué dans ma pomme rouge, bu à la gourde comme un véritable Robinson… et puis, clou du spectacle, alors que nous ne y attendions pas, nous sommes tombés nez à nez avec un serpent ! Le choc ! Je vous avoue que j’ai eu peur, nous étions à quelques centimètres seulement, et la couleuvre était immense, elle faisait plus d’1m50, et ne nous quittait pas des yeux !!! Nous avons pris des photos, malgré tout, pour garder un souvenir de cette rencontre mémorable.
C’est peut-être bête, mais c’est ce genre de moments que je rêvais pour mes enfants. Je voulais les élever dans la nature, à la campagne (bon, ou à la montagne, je ne suis pas difficile !), et partager en famille des moments simples et authentiques, sans besoin de consommer ou de paraître. La randonnée, c’est exactement ça : on découvre des belles choses, on apprend à respecter la nature, on se dépense physiquement, on discute et on se tait aussi, c’est une activité que j’aime depuis longtemps et que je suis profondément heureuse de partager aujourd’hui avec mon petit loulou de trois ans et demi.

Le serpent qui m’a surprise en pleine randonnée dans les champs.

 

Comment profitez-vous du printemps de votre côté ?
À bientôt, avec un billet sur notre voyage dans le Yorkshire (on décolle demain !).

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Sunday Morning #47

J’ai un peu déserté ces derniers jours, faute de temps… J’essaie de profiter à fond de Little et Robinson lorsque je ne suis pas à l’école, et des vrais moments de qualité en famille. Le boulot me demande beaucoup de temps aussi, corrections, préparations, fête de fin d’année et commandes pour l’année prochaine font partie de ce programme bien chargé. Mais j’ai quand même pris quelques photos de ces journées bien chargées pour partager mon quotidien avec vous.

Ma vie de maman, de la semaine

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Mon salon est définitivement devenu une salle de jeux, il n’y a plus moyen de le traverser sans marcher sur un cube en bois ou des animaux du cirque. Mais j’adore ce bazar d’enfant qui colore notre appartement et met de la vie un peu partout.
Little se tient désormais assis bien droit, joue de plus en plus seul, il empile, fait tomber ses tours de cubes, met tout dans sa bouche puis me tend ses jouets pour que je les mange aussi. Il est adorable, rigole beaucoup, s’éveille, c’est un bonheur de le voir grandir comme ça. Dans quelques jours il fêtera ses 10 mois, déjà…

Le déjeuner de la semaine

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Une galette à base de farine de pois chiches, fourrée d’un mélange tout bête de haricots rouges et maïs rôtis et de tomates fraîches, voilà un déjeuner bien nourrissant et plutôt sain pour mes repas à l’école. Pour cette recette, j’ai totalement improvisé à partir des ingrédients que j’avais sous la main. Mais rien de vraiment compliqué. La galette est une mélange de farines, de fécule, d’eau et d’épices, et on doit pouvoir trouver des tas de recettes de ce genre en tapant « galette farine pois chiches à l’indienne » sur Google…

La jolie déco de la semaine

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J’ai une amie talentueuse qui fabrique des sacs magnifiques (je vous en reparlerai très bientôt) et qui coud aussi des mobiles sublimes comme celui-ci en forme de nuage. Les gouttes sont en cuir, les grues en papier origami, et le nuage en tissu tout doux. Normalement, il était destiné à la chambre de Little (dont elle est la « parraine »), mais je le trouve si beau que je crois bien qu’il va rester suspendu dans notre séjour (peut-être pas à ce macramé pas fini, cela dit…!)

Le sport au quotidien

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Lorsque j’ai repris le travail, il a fallu trouver une organisation pour cette nouvelle vie « active » avec bébé. Robinson emmène Little chez son nounou tous les matins, et c’est moi qui vais le chercher en quittant l’école. Je vais travailler à vélo, c’est donc aussi à vélo que je récupère mon fiston chaque jour et qu’on rentre ensemble à la maison. Et il adore ça ! Il tient son casque d’une main, pour bien voir passer les tramways qui le fascinent.

Le DIY de la semaine

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Mon petit truc en ce moment, c’est de faire mon « nutella » maison : un peu de purée de noisettes, un peu de cacao en poudre et du sucre de coco, hop dans le mixeur et voilà une pâte à tartiner bonne et bio qui se garde longtemps bien fermée dans un petit pot hermétique.

Le week-end en famille de la semaine

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Mes parents ont passé quelques jours à Lyon et nous en avons profité pour organiser un grand pique-nique samedi soir, avec mon frère et des amis. Au menu, des tonnes de bonnes choses à manger, du guacamole, du melon, des petits muffins aux pépites de chocolat, des fraises, du vin et de la bière… le soleil était au rendez-vous, trois générations étaient réunies sur des grandes nappes étalées dans l’herbe du parc, c’était parfait.

La première fois de l’année, de la semaine

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Il était temps ! Nous avons pris notre premier repas sur notre balcon vendredi soir, après un petit passage à la fête des voisins de notre immeuble. De la musique, le coucher de soleil, les voix de la rue qui s’élèvent dans le soir tombant, prendre le temps de profiter de Robinson et souffler un peu lorsque le rythme effréné de la semaine s’arrête. Quel meilleur moyen pour décompresser…?

 

Voilà quelques photos de notre vie dernièrement. Vous pouvez le constater, je ne fais pas grand chose de plus que boulot-famille, mais c’est sans stress car je sais que dans quelques semaines ce sera les grandes vacances et que je pourrai me dégager à nouveau un peu de temps pour faire autre chose, lire, fabriquer des trucs, cuisiner… Mais je savoure aussi cette période, tout se passe bien à l’école et dans notre quotidien, ce serait dommage de ne pas en profiter.

Je vous dis à très bientôt (j’espère !) et vous souhaite un bon dimanche !

 

 

Ma semaine en images #25

Ces derniers jours, j’ai profité de ma nouvelle cuisine et j’ai énormément cuisiné. Mais comme je prévois de vous parler plus en détails de cet aspect culinaire de ma vie, je garde les photos pour plus tard, et c’est donc un tout petit billet que je vous propose aujourd’hui. Mais peu importe car l’important, comme on dit, ce n’est pas la quantité…

Alors voilà, mes petits plaisirs ces jours-ci restent assez simples… Ballades, douceurs, un bon livre et un peu d’exercice, voilà pour résumer  »ma semaine en images » :

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Quel plaisir de lézarder de plus en plus tard, le soir, au soleil. Après l’école, lorsque je ne surveille pas la garderie ni ne donne un cours à ma petite étudiante, j’enfourche mon vélo direction : le Parc de la Tête d’Or. Là, mon programme varie : soit j’essaie tranquillement de faire quelques petites foulées, reprenant très, très, très doucement la course à pied. Soit, je flâne le nez au vent et m’arrête devant chaque lilas en fleurs que je croise sur mon passage. Soit, je me cale le dos contre un tronc d’arbre, dans l’herbe, et me plonge dans ma lecture du moment. Quelle que soit l’option choisie, j’en reviens toujours sereine et heureuse. Un véritable sas de décompression après une journée de travail.

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Même si j’effectue tous mes déplacements en vélo, pour aller travailler ou me rendre à mes cours, à la kiné etc… le week-end, je n’en suis pas lassée, et je le prends avec plaisir pour faire de longues ballades le long de l’eau. Dimanche dernier, nous avons profité du soleil pour aller voir et essayer la nouvelle passerelle qui vient d’être posée sur le Rhône, reliant la Cité Internationale à Caluire, et offrant de nouveaux chemins de promenade le long des berges encore peu fréquentées de cette rive là du fleuve. C’était une après-midi superbe, il faisait beau et bon, la végétation était partout florissante, on se serait presque cru au mois de mai ! Plus on avançait, et plus les chemins devenaient déserts, j’avais l’impression d’être en pleine campagne alors qu’on était à quelques minutes du centre-ville de Lyon ! Ca et là, des groupes de gens terminaient de manger les grillades faites au feu de bois, dans la nature, d’autres promenaient leurs chiens, d’autres pêchaient, et certains encore musardaient, allongés dans l’herbe, au soleil. Enfin, cerise sur le gâteau, j’ai pu effectuer 17km sans trop souffrir, et cette reprise de l’activité me fait un bien fou au moral.

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Faire le marché le dimanche matin reste un plaisir toute l’année, mais le marché au soleil, on ne peut pas dire, c’est quand même le meilleur. Les gens ont un sourire jusqu’aux oreilles, les terrasses alentours sont fourmillantes d’allées et venues de personnes au panier rempli, satisfaite d’avoir fait leurs petites emplettes, ou au panier encore vide, qu’il tarde de remplir de bonnes choses. Les étals de légumes se colorent de nouvelles teintes printanières, les courges ont disparu et à la place des poignées et des poignées de pousses d’épinards couvrent les planches de bois des primeurs. L’odeur du poulet qui rôtit est toujours aussi alléchante mais on l’imagine accompagné de tomates et de mozzarella fraîche, de basilic, et alors ces saveurs revenues nous font saliver davantage. Les marchands de fleurs semblent avoir changé la déco, une explosion de couleurs habillent désormais leurs étals, et les renoncules, les anémones, les tulipes font leur retour pour mon plus grand plaisir. Dimanche, en rentrant du marché, c’est bien une salade de tomates, basilic, et Mozzarella di Buffala que nous avons dégustée, et sur la table trônait ce magnifique bouquet d’anémones chatoyantes. Quelques gazouillis d’oiseaux, les rayons du soleil sur le balcon… il ne m’en fallait pas plus pour me croire en vacances. Ou, mieux : enfin au printemps.

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Le petit-déjeuner reste, je crois, mon repas préféré de la journée, et peut-être même le moment que j’aime le plus, même sans prendre en considération le repas qu’il comprend… ! J’aime ces heures où la page vierge de la journée à venir se présente tranquillement à moi, c’est le temps de tous les possibles. J’aime aussi les odeurs qui l’accompagnent, souvent : le café qui coule et embaume tout l’appartement, le miel et le beurre salé, l’orange pelée… Souvent, je prépare une douceur que je savourerai pour ce repas si particulier : des scones, du granola, ou un gâteau. J’ai remarqué que je me réveille de bien meilleure humeur lorsque je sais qu’un petit déjeuner gourmand m’attend. La semaine dernière, c’est un banana bread qui m’a accueillie au réveil. Préparé la veille, moelleux et humide à souhait, il était délicieux avec une tasse de café, sucré mais pas trop, consistant mais pas lourd… Et puis surtout, le banana bread, c’est ce qui constituait nos breakfasts australiens lors de notre étape à Sydney, l’été dernier. Son apport calorique, ses bons ingrédients et ce petit côté « nourriture saine » étaient parfaits pour commencer sur le pouce nos journées de visite, de marche, à travers la grande ville de Sydney, le long de ses plages ou dans les forêts attenantes. Alors, ces petites bouchées de cake à la banane m’ont replongée, chaque matin, dans mes souvenirs de voyage, un peu nostalgiques mais tellement agréables et réconfortants. Imaginez, tous les jours avant d’aller travailler, je revivais quelques minutes notre escapade à l’autre bout du monde. J’ai voyagé depuis mon salon, et bizarrement, ça m’aidait à me motiver pour bien attaquer ma journée !

La recette du banana bread ? Chez Victoria, comme d’habitude. Ma référence ès-douceurs saines 🙂

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Même si j’ai retrouvé une plus grande activité physique que celle de ces huit derniers mois, ma jambe n’est toujours que partiellement remise, et je continue de la ménager. Je prends mieux conscience, désormais, que notre façon de nous chausser peut influencer sur les différents petits maux du quotidien. Exit le plat, je ne porte presque plus mes Converses, ni cette paire de low-boots que j’adore mais dont la semelle est trop fine. Par contre, je gambade allègrement en running quasiment sept jours sur sept, et les Nike Free Run que j’ai achetées à Los Angeles l’été dernier sont devenues ma paire de chaussures chouchoute ces derniers temps. Rien de plus confortable pour aller flâner dans les magasins, faire du shopping avec mes copines, rien de plus douillet pour enchainer 6 heures debout au travail, des trajets en vélo, des rendez-vous à droite et à gauche, rien de plus amorti pour assurer une journée de promenade en ville, avec ce que cela comporte de montées (Fourvière), de pavés, de sentiers… C’est simple, je les porte avec tout, tout le temps. Et, si au départ j’avais peur de trouver difficilement comment les assortir, aujourd’hui je suis conquise par leurs couleurs vitaminées qui apportent une touche décalée et pleine de gaité à des tenues parfois plus sobres (j’ai dit « parfois »…^-^).

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Bon, et puis, je voulais ne pas trop parler cuisine aujourd’hui, mais je vous laisse malgré tout avec une photo de mon nouveau livre de chevet, ouvrage dont on entend assez parler en ce moment : Green, Glam et Gourmande.
Je n’ai lu que les premières pages et n’ai encore testé aucune recette, mais j’ai hâte hâte hâte de m’y mettre, je suis déjà conquise par sa présentation, sa couverture douce, ses couleurs, ses typos… Je ne m’attendais pas à ce que l’objet, en soi, soit si beau. Je suis ravie, d’autant plus que je sais déjà que le contenu, lui, va m’enchanter. Je vous en reparle dès que j’ai un peu approfondi ma lecture!

Et vous, alors, ces belles journées printanières, elles vous inspirent quoi ? Plus de sport ? Plus de repas sains et équilibrés ? Plus de… shopping ??

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits