Travaux chapitre 3 : les chambres

Voici le dernier volet de ma trilogie d’articles consacrés à la rénovation de notre maison. Vous pouvez découvrir le premier volet ici (le gros œuvre), le deuxième ici (les sols, la cuisine, et les peintures de pièces de vie). Ce troisième billet me permet de vous présenter la rénovation des quatre chambres de la maison, qui fut faite en deux temps. Pour rappel, notre maison est constituée d’un espace de plain-pied qui comporte la pièce de vie séjour-cuisine, les sanitaires, trois chambres, et d’un sous-sol semi-enterré, avec un garage, un espace buanderie, un espace rangement-stockage-cellier, un sas-bureau, et une chambre d’amis avec une petite salle de douche.

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Les plans du sous-sol

Les gros travaux de la pièce principale s’étalèrent entre février et mai 2018. Puis, en juillet, nous attaquâmes les chambres : seulement deux dans un premier temps, celle de Little et la nôtre. La troisième chambre et la chambre d’amis au sous-sol n’était alors pas une priorité.

Nous avons profité d’un séjour de Little chez mes parents pour travailler à fond : des copains sont venus aider un week-end, car la chambre de Little était dans un sale état. Les murs avaient été crépis, ils étaient immondes, il fallait tout poncer avec une énorme machine, puis enduire pour lisser les surfaces, boucher les trous, puis re-poncer afin d’homogénéiser le rendu. Un travail fastidieux et pas vraiment marrant.

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La simplicité de notre chambre, qui est plutôt petite et que nous avons choisi de ne pas trop encombrer pour l’instant. Plus tard, un grand tableau viendra peut-être décorer le mur au-dessus du lit…

Nous avons ensuite préparé les murs et les plafonds, mis les sous-couches. Puis Little est rentré de vacances, et, comme en plus c’était la canicule, nous avons dû travailler de nuit. Ainsi, nous profitions que notre fils dorme et que les températures soient moins infernales pour avancer notre chantier. J’ai un souvenir magique de ces moments, l’odeur de la peinture, et les podcasts que j’ai écouté durant de longues heures, au milieu de la nuit suffocante. Impossible d’ouvrir les fenêtres à cause des insectes qui seraient immédiatement venus se coller dans la peinture fraîche. L’air était moite et lourd, j’écoutais La compagnie des auteurs et lorsque je repense à ces nuits, le souvenir d’émissions parlant de Joyce Carol Oates et de Virginia Woolf y est irrémédiablement associé.

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La chambre de Little, avec ses murs gris souris et blancs.

Pour le choix des couleurs, nous avons fait au plus simple pour notre chambre : il nous restait beaucoup de rose des pots de peinture achetés pour le séjour, nous avons donc choisi de faire deux murs blancs, deux murs roses. J’avais un peu peur du côté romantique d’une chambre rose et blanche, j’ai donc cassé cet aspect en parsemant des touches de bleu soutenu un peu partout dans la déco : l’abat-jour de la lampe de chevet, la parure de lit, le luminaire principal… J’aime beaucoup l’association rose pâle/bleu nuit, qui a un petit côté russe, velours, anglais aussi… et La La Land, comme je m’en suis aperçue un peu plus tard !

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La chambre de Little vue depuis son lit. La bonnetière provient de chez mes parents qui chinent souvent de magnifiques meubles et les rénovent. Elle a été repeinte à l’arrache avec du blanc, au rouleau, pour lui donner ce petit côté vieilli et patiné.

Pour la chambre de Little, j’avais en tête un gris avec des notes de mauve, quelque chose de très doux. Comme pour notre chambre, nous avons décidé de peindre deux murs en blanc, deux murs en gris, pour préserver la luminosité. Tous les meubles, ou presque, ont été repeints en blanc, afin d’éviter de multiplier les matières et les couleurs et ne pas surcharger la pièce (nos trois chambres sont petites, celle de Little est la plus grande, elle fait onze mètres carrés).

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Le meuble à jouets, repeint en blanc lui aussi.

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Étant adeptes du home-stagging, de la récup, et du #riendeneuf, nous avons récupéré un des bancs de notre jardin (nous en avons trois) pour le mettre dans la chambre de Little pour le moment. Comme il est encore petit, il peut l’utiliser comme table, plan de travail pour jouer. Lorsqu’il sera plus grand, nous mettrons à la place du banc un bureau et des rangements.

Un an plus tard, avec l’arrivée prochaine d’un deuxième enfant, il a fallu s’atteler à la réfection des autres chambres : la chambre numéro 3 pour le bébé, mais aussi la chambre d’amis au sous-sol. Jusqu’à présent, nous pouvions accueillir les invités à l’étage principal, dans notre séjour, où nous avons un super convertible très confortable. Exceptionnellement, lorsque ce sont mes parents qui viennent passer un séjour chez nous, et étant donné qu’ils restent toujours longtemps (une ou deux semaines) nous leur laissions notre chambre et c’était Robinson et moi qui dormions dans le séjour. Avec les valises, les vas-et-viens, la cohabitation était vivable mais pas idéale. Avec un deuxième enfant dans l’équation, il devenait urgent d’avoir un endroit dédié pour accueillir dignement les invités.

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Notre chambre petite et minimaliste, ses deux murs roses, ses deux murs blancs, et la déco rose pâle et bleue.

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Notre chambre : un miroir, un mur blanc, la vue sur la forêt, et une parure de lit plus soutenue pour contraster l’aspect trop sage du rose et blanc.

Au sous-sol, une partie était déjà aménagée, deux pièces accolées au garage et à la buanderie. La première petite pièce est plutôt un sas, elle n’a pas de fenêtre, et dessert les autres pièces. Elle me sert désormais de bureau et d’atelier de couture. Elle dispose de nombreux rangements, bibliothèque intégrée et immenses placards, ce qui la rend bien pratique.

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Le sas-bureau, sans fenêtres mais avec rangements (photo prise lors de notre visite de la maison, avant l’achat)

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Le sas-bureau aujourd’hui : nous n’avons pas encore rénové cette pièce, ce sera la prochaine étape des travaux (mais pas tout de suite, pfiou…). Nous l’avons juste aménagée pour qu’elle devienne mon bureau-atelier, pour y ranger mes affaires d’école, tous les livres de la maison (ou presque), et surtout mon matériel de couture. Ma machine à coudre trouve sa place sur l’immense plan de travail à droite (pour l’instant, encombré des cartons qu’on a ressorti avec les affaires de bébé, etc…)

La deuxième pièce est plus grande, avec une cloison ainsi qu’une petite salle de bain qui existaient déjà lors de notre achat. Une petite fenêtre rectangulaire ouvre sur l’extérieur et apporte de la lumière. Un temps, nous avions songé à faire agrandir cette fenêtre pour la transformer en baie vitrée, et gagner en luminosité. Finalement l’enveloppe de ces travaux a été transférée aux modifications du séjour et de la cuisine dont j’ai parlées dans les billets précédents, et c’était clairement plus qu’indispensable !

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La chambre de bébé, minimale elle aussi. Deux murs kakis pour rappeler ceux du séjour, et des détails camel et moutarde. La vue sur la forêt suffit à décorer la pièce…

 

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Pas d’achat, uniquement de la récup pour meubler la chambre de bébé. Nous possédions déjà le lit, le couffin, la commode pour Little bébé, et la table blanche nous a servi durant de longues années de table de cuisine ! Elle attendait dans le garage qu’on lui trouve un nouvel usage. C’est chose faite, de manière temporaire elle sera notre table à langer : large, blanche, pratique.

Robinson a dû faire ces rénovations entièrement seul, car j’étais enceinte et très limitée. Pour la chambre 3 (bébé), il a nettoyé les murs et plafonds, enduit, lissé, peint. Nous avons choisi de garder une certaine harmonie à l’étage et, le vert kaki du coin cheminée du salon nous plaisant beaucoup, nous l’avons appliqué sur deux murs de la chambre, associé à deux murs blancs. Pour la décoration, j’avais envie de marier à ce vert des teintes cuivres, moutarde et camel, et une ambiance un peu vintage et forêt. Pour l’instant, cette dernière étape est encore en cours, car bébé n’est pas encore arrivé, et qu’il nous reste des cartons à ranger, des vêtements à trier, bref, un peu d’intendance et de préparation avant d’investir pleinement ce lieu et de le décorer.

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La chambre d’amis au sous-sol telle que nous l’avons découverte lors de la visite avant l’achat de la maison. Une petite fenêtre à double battant permet d’aérer et de faire entrer de la lumière.

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Voici la chambre d’amis aujourd’hui : du parquet, des murs propres et blancs, le vilain carrelage saumon repeint dans la SDB… Les radiateurs de toutes les chambres ont été changés, la chambre d’amis n’a pas fait exception. Elle est désormais très agréable et même, surprise, lumineuse !

Pour la grande pièce du sous-sol, nous avons décidé de lui attribuer deux fonctions (ce qu’il faut éviter de faire, généralement, pour ne pas se retrouver avec une pièce fourre-tout constamment encombrée et jamais vraiment utilisée). Au quotidien, elle sera la salle de jeux des enfants, nous permettant de garder des chambres et un séjour épurés, d’y disposer de manière pérenne certains jouets encombrants (un château Playmobil par exemple, ou la petite cuisine/dinette…) mais aussi de changer d’ambiance lorsque les enfants tourneront un peu en rond dans leur chambre ou dans le séjour (l’inconvénient des petites maisons, c’est peut-être parfois de s’y sentir à l’étroit, non?). Je l’envisage comme un espace de désengorgement, à l’image de la voie de détresse qu’on trouve parfois dans les pentes à fort dénivelé de certaines autoroutes, pour les poids lourds qui ne parviennent plus à freiner. Vous voyez, la métaphore ? Ça vous parle ?

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Le deuxième espace de la chambre d’amis : la salle de jeux. A terme, un rideau ou une cloison viendra isoler l’espace douche du reste de la pièce, mais pour l’instant nous avons fait au plus simple (je me répète ^-^).

Lorsqu’on saturera de trop rester dans la même pièce, de brasser le même air, hop un petit tour à la salle de jeux pourra éventuellement faire du bien à tout le monde.

Dans ce même espace, il y a aussi un coin chambre d’amis, avec une petite salle de bain que nous avons rénovée et une banquette-lit avec deux vrais matelas, pour que nos invités dorment confortablement.

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La salle de bain rénovée : nous avons gardé la douche qui était en bon état, ainsi que le lavabo et le miroir, nous avons simplement repeint le carrelage saumon en gris anthracite avec une peinture spéciale carrelage de salle de bain, et installé un luminaire au design un peu scandinave. Depuis cette photo, nous avons aussi fixé une patère 4 crochets, en bois brut, pour les draps de bain, ainsi que deux petits cubes-étagères, en bois brut également, pour que les invités puissent poser leurs affaires de toilette. Ponctuellement, lorsque nous auront des invités qui resteront dormir chez nous, nous installerons tapis de bain, serviettes, etc… Mais dans les périodes où la SDB n’est pas utilisée, nous avons choisi de ne pas encombrer la pièce avec des textiles qui prendraient la poussière.

La banquette, au quotidien, sert de canapé pour lire, pour jouer… Il y a aussi des étagères avec la bibliothèque des livres pour enfants. Au fil du temps, on fera évoluer l’espace jeux en fonction de l’âge de Little et de sa petite sœur.

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Dans la chambre d’amis- salle de jeux, la moitié de la pièce est réservée aux enfants : cuisinette, grand plan de travail pour installer les Playmobil, les Legos, les jeux…

J’aurais aimé vous montrer plus de photos « avant/après » pour ce billet concernant les chambres, mais c’est compliqué car nous avions pris très peu de photos des chambres d’origine : c’était tellement, tellement moche… du vieux papier peint dégoutant, des radiateurs électriques d’un autre âge, et nos meubles au milieu de tout ça qui ne matchaient pas du tout avec le décor… ! Ouf, ce sont de lointains souvenirs. Lorsque je regarde notre maison aujourd’hui, je la trouve tellement belle et adaptée à notre mode de vie, c’est subjectif bien sûr mais ce qui me plait c’est qu’elle est parfaite pour nous. On s’y sent incroyablement bien, elle est confortable et accueillante, chaleureuse, conviviale, familiale. Elle est petite oui, et le terrain est galère, c’est vrai. Elle a des défauts, indéniablement. Mais on l’aime comme ça. Sans parler des aménagements extérieurs (nombreux ! ) on a encore beaucoup de rénovations à faire, notamment dans le sous-sol où il nous faudra aménager une vraie buanderie, propre et pratique, ainsi que refaire le sas-atelier avec du parquet et des peintures blanches au mur et aux lambris du plafond. À l’étage de vie, la salle de bain sera la prochaine étape des travaux : elle mérite un coup de frais. Enfin, dans les années à venir, nous pensons faire une extension en bois sur le côté de notre maison, afin de nous offrir une suite parentale gigantesque avec une baie vitrée donnant sur la vallée en contrebas, un dressing et une salle d’eau, ainsi qu’une chambre supplémentaire pour contre-balancer l’effet « petites pièces » des trois chambres actuelles (on imagine déjà notre vie avec nos enfants ados ! ). Ce projet me fait rêver, même si je vivrais très bien sans cette extension et en utilisant cet énorme budget pour voyager, par exemple… ^-^ Le plus important, c’est d’avoir des projets dans tous les cas.

Voilà, cette trilogie travaux est terminée ! J’aimerais beaucoup avoir vos retours, n’hésitez pas à féliciter Robinson qui a fait un boulot incroyable alors qu’il ne s’en pensait pas capable. Il a vraiment assuré et m’a impressionnée, je pense que ces travaux sont venus cimenter encore plus notre relation ❤

Bonne semaine à vous.

Travaux chapitre 2 : peintures, parquet, cuisine

(suite du chapitre 1 : le gros œuvre)

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Le séjour-cuisine après rénovation : murs et cheminée peints, parquet posé, cuisine installée. Au moment de la photo, la cuisine n’était pas tout à fait terminée, il manquait les crédences, les luminaires… et nous avions encore notre vieille table de salle à manger.

Murs blancs blafards, tomette rouge, vieille cuisine délabrée, traces des anciennes cloisons au sol, nouveaux sas… Nous rentrions de vacances et retrouvions notre maison métamorphosée, mais encore en gros chantier. Les décisions concernant les étapes à suivre furent tout aussi prises de tête. Peintures, parquet, et surtout… plans pour la nouvelle cuisine.
Le parquet fut assez rapidement choisi, on voulait quelque chose de clair, brut et sobre qui passe partout. Nous l’avons fait poser par des professionnels via le magasin où nous l’avons acheté (Saint-Maclou). En deux jours, le séjour, la cuisine et les sas étaient équipés, les plinthes collées, et notre sol métamorphosé. Adieu, tommettes.

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La partie séjour, avec notre nouvelle table de salle à manger en pin massif, qui provient de chez Grenier Alpin, spécialisé dans les produits savoyards et montagnards. Elle a un aspect brut et rustique que nous adorons, elle est solide et de bonne qualité, et surtout ne nous a pas couté les yeux de la tête. Nous sommes ravis de cet achat.

Pour les peintures, ce fut plus laborieux : c’était ma mission et j’ai passé de nombreux samedis à discuter avec une conseillère en déco dans un endroit spécialisé à Villefranche (des conseils gratuits, avec une vraie prise en charge du projet, un accompagnement vraiment pro… je ne pensais pas que ça existait ! C’est à la fois un magasin et un showroom, les vendeuses ont donc aussi des compétences en décoration d’intérieur, et elles sont formidables !). J’avais des envies très marquées, du rose pâle, un bleu ardoise, mais aussi des kakis et autres verts végétaux. Il fut question, un temps, de moutarde et d’ocre associés à un papier peint monochrome… mais le papier peint (un Cole and Son imprimé de troncs d’arbres en noir et blanc) était tellement à la mode sur les réseaux sociaux, vu et archi-vu, que j’étais déjà lassée avant même de l’avoir posé dans mon salon !

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Le papier-peint Cole and Son, qui a failli atterrir sur un mur de notre séjour (en association avec un mur moutarde), mais que je trouvais un peu trop à la mode et qui a donc été éliminé de nos inspirations (source)

Une chose était certaine : ni mur blanc, ni mur gris chez nous, je voulais de la couleur et de l’originalité.

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Le papier peint à partir duquel j’ai défini la palette de couleurs dont je rêvais pour la pièce de vie. Source.

Je me suis inspirée d’une image sur Pinterest, un papier peint à grosses fleurs mêlant des roses et des bleus très doux, dans une ambiance assez anglaise (ou l’idée que je m’en fais ^-^). Pour atténuer la froideur du bleu, on a décidé de l’adoucir encore un peu plus avec deux nuances de verts : un vert d’eau pour l’espace cuisine, et un vert plus amande-kaki pour le renfoncement derrière la cheminée. Ce double vert est presque invisible, souvent les visiteurs pensent qu’il ne s’agit que d’un seul vert, nuancé par l’exposition, les ombres et la lumière.

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Une des images qui m’a inspirée pour la couleur de la cheminée. Source.

La cheminée est mise en valeur par le contraste de la pierre jaune avec le bleu ardoise qui habille ses quatre pans. Trônant au milieu de la grande pièce, elle se détache tout en se fondant parfaitement dans les autres couleurs. Deux murs roses pâles soulignent la partie salon-canapé-télé de cette grande pièce multi-usage. L’exposition ouest nous offre des couchers de soleil incroyables qui viennent colorer ce rose et lui apportent une richesse infinie de variations : rose sunset, rose orangé, rose cocktail, rose bleuté… Les couleurs varient en fonction de l’heure de la journée, et moi qui avais peur de me lasser de ce rose, ne cesse de me répéter que c’était le meilleur choix que nous avons fait. Robinson, lui, était un peu dubitatif lorsque je lui ai parlé de mon envie de rose, puis il a très vite adhéré à l’idée et il est, depuis, conquis par cette couleur. Comme quoi…

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La partie séjour / salle à manger.

Ce fut à Robinson que revint la lourde tâche de conceptualiser la cuisine, puis de la construire ! Lui qui n’était pas bricoleur pour un sou, avec cette maison il a appris à tout faire ou presque. Et il s’en est tiré avec les félicitations du jury ( = moi ^-^).

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La vue depuis le salon : la cuisine ouverte, les luminaires et les crédences sont posés.

Dessiner une cuisine qui nous correspondait, qui s’intégrait harmonieusement à la maison, à son style, à ses nouveaux volumes, fut laborieux. On a décidé d’aller au plus simple et de passer par Ikea, qui propose un outil de design en ligne. Je me souviens très bien, il y a un an et demi, des innombrables soirées passées à comparer des vues 3D, à interchanger des plans de travail, des couleurs de portes, à dessiner encore et encore un bar (trop haut, trop large, trop petit, trop étroit, trop massif, trop…). À force d’échanger, d’essayer, de modifier, nos attentes, nos besoins se sont dessinés de plus en plus clairement, et surtout nous étions conscients de ce qui ne nous convenait pas. En conclusion, on a cherché à faire une cuisine hyper fonctionnelle et largement pourvue en rangements, avec de grands plans de travail car nous aimons tous les deux cuisiner et passer du temps dans cet endroit. Nous voulions aussi qu’elle soit ouverte sur le séjour et qu’elle permette une vraie communication entre les différents espaces, par exemple quand nous recevons des invités : on peut aussi bien s’installer à table dans le séjour ou disposer les verres et prendre l’apéro de part et d’autre du « bar » tandis que l’un d’entre nous prépare aussi le repas. L’espèce d’îlot-bar-plan de travail est un élément central qui à la fois délimite les espaces et les réunit. Après de longues hésitations, on a renoncé à le surélever pour qu’il ait la hauteur d’un vrai bar et qu’on puisse s’y installer sur des tabourets hauts par exemple. On désirait que tous les plans soient à la même hauteur dans la cuisine, pour créer une harmonie plus épurée.

Avant / après

Enfin, la simplicité et le minimalisme ont été les maîtres mots dans la conceptualisation de la cuisine : nous hésitions entre plusieurs modèles, des placards plus traditionnels, cottage, en bois avec de petits carreaux et plein de beaux détails, une cuisine plus massive, ou plus colorée, du noir moderne, du vert laqué, une crédence carreaux de métro, des étagères… Le choix est si vaste ! Pour nous aider, nous avons fini par décréter que le plus simple serait le mieux, et que l’important était : l’harmonie visuelle (du blanc, du bois clair, pas de poignée de porte, pas de fioriture…), beaucoup d’espaces de rangements-tiroirs (larges, coulissants, le plus pratique ! ), peu de meubles hauts qui saturent les murs et rétrécissent l’espace, pas d’étagères pour les mêmes raisons et parce qu’elles prennent plus rapidement la poussière. Minimaliste, je vous dis. Et au final, nous sommes convaincus par nos critères. Au quotidien, notre cuisine est pratique pour cuisiner, pour ranger, et facile à nettoyer. Le plan de travail XXL de notre « bar » est d’un confort incroyable, car on peut y cuisiner à un, deux, trois… Les énormes tiroirs sont pratiques et permettent à Little de nous aider à mettre la table ou ranger la vaisselle, mais aussi à avoir une certaine autonomie dans la préparation de ses goûters ou lorsqu’on fait un gâteau ensemble.

Le blanc apporte de la luminosité, et le bois clair se marie parfaitement avec tous les meubles de notre intérieur qu’on ne choisit qu’en pin brut.

Cerise sur le gâteau, Robinson s’est vraiment débrouillé comme un chef pour démonter et dégager l’ancienne cuisine et construire entièrement la nouvelle. Il a appris à couper les plans de travail, à fixer les placards, les tiroirs, à poser un évier, un four, des plaques de cuisson, une hotte. Il m’a épatée. Je suis extrêmement fière de son travail.

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Sur cette photo le vert ressort saturé, en réalité il est beaucoup plus kaki, végétal, et sombre.

Avant / après

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.
Article non sponsorisé, je donne un avis honnête, personnel et sans contrepartie sur les sites/magasins cités.

Travaux chapitre 1 : le gros œuvre

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L’entrée de notre maison avant travaux, lorsqu’on nous avons fait la première visite

Nous sommes dans notre maison depuis deux ans tout pile, désormais. Nous avions emménagé le 1er novembre 2017. Deux ans, ça me parait si peu alors que j’ai l’impression d’être tellement à ma place ici.

En l’espace de deux ans, la maison a complètement changé. Nous avons fait un certain nombre de petits travaux, de petites transformations qui mis bout à bout ont totalement métamorphosé la maison. J’ai réalisé cela il y a quelques jours, quand mon frère et ma belle-sœur (qui vivent à Lyon et nous rendent visite souvent, et qui ont donc vu chaque étape de chaque transformation) découvraient notre nouvelle chambre d’amis et la chambre de bébé 2 et qu’ils nous disaient à quel point la maison avait changé depuis notre achat. Dernièrement, ce sont aussi mes voisins qui sont venus voir les derniers travaux, eux qui habitent dans le lotissement depuis sa création il y a quarante ans, qui ont connu chaque propriétaire de notre maison et qui ont vu évoluer celle-ci au fil des décennies. Quelle fierté j’ai ressenti lorsque Christian, mon voisin donc, m’a avoué son admiration pour les changements opérés, et nous a félicités d’avoir investi les lieux de la sorte et d’avoir découvert le potentiel caché de la maison. Effectivement, cette maison, quand on l’a visitée, c’était dur de s’y projeter, il fallait avoir un peu d’imagination pour envisager d’en faire quelque chose de cosy et qui nous ressemble, comme c’est le cas aujourd’hui. Depuis sa construction vers 1980, elle était restée dans son jus, les propriétaires successifs n’étant jamais restés vraiment longtemps pour investir pleinement les lieux et s’engager dans de gros travaux de modernisation.

En gros, il s’agit d’une petite maison sans charme particulier, posée sur un terrain immense mais très dénivelé, ce qui complique forcément l’entretien du jardin, mais nous offre en contrepartie une vue imprenable sur tout le village, les villages alentours, et les monts du Beaujolais derrière. C’est cette vue qui nous a décidés. Et depuis, on a réalisé que finalement, dans le choix d’un logement, la localisation est l’un des critères les plus importants, car il ne peut pas être modifié, contrairement à l’aspect de la maison, ses volumes, l’organisation de ses espaces intérieurs, extérieurs, sa luminosité… on peut toujours abattre des cloisons, créer des ouvertures, repeindre des murs, faire des extensions… (bien sûr, je parle plutôt d’une maison, là. Avec un appartement, en copropriété, c’est plus délicat…) mais on ne peut pas déplacer le logement, on ne peut pas changer son environnement. La maison était quelconque, fonctionnelle mais sans charme, par contre la vue était incroyable ; en toute sincérité, on a surtout acheté le cadre, l’écrin de verdure, la forêt à l’arrière et le panorama à l’avant, l’impression d’espace et de liberté, plutôt qu’une maison ! Et on a bien fait : pas une personne n’est montée chez nous sans s’exclamer face à la vue depuis notre terrasse et notre jardin. Pas un ami, pas un proche n’a résisté au charme de ce panorama grandiose. Bien sûr, ce n’est ni l’océan, ni la montagne, mais c’est beau et apaisant, et on se sent infiniment riches et chanceux de pouvoir profiter de ce cadre au quotidien.

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Le séjour avant travaux, lorsqu’on nous avons visité la maison. Les tomettes rouges au sol, les cloisons, les murs blancs, l’impression d’étouffer dans les petites pièces…

Concernant les travaux, nous avons d’abord essayé de vivre dans la maison telle quelle, afin de poser des constats : qu’est-ce qui nous convenait, qu’est-ce qui ne nous allait pas, dans sa disposition ? On a vite conclu que les espaces très fermés (cuisine d’un côté du couloir, salon de l’autre, puis long couloir perpendiculaire au premier pour desservir trois petites chambres d’un côté, une salle de bain, les toilettes et un placard de l’autre) étaient invivables pour nous, et pour Little. Bien sûr, cela avait un côté cosy, comme de petits cocons fermés et enveloppants. Mais nous savons que nous avons besoin d’ouverture, de circulation entre les pièces, et Little est comme ses parents, il suffoque rapidement dans des lieux trop confinés. De plus, au niveau du chauffage, toutes ces cloisons étaient pénalisantes : la chaleur de la cheminée stagnait dans le salon, où les températures montaient jusqu’à 25, 27 °C, alors que dans les autres pièces régnait un froid cru.
Le second constat (mais je m’en étais immédiatement aperçue) était que la tommette, présente partout (sauf dans les chambres), devait être remplacée par du parquet. Bien sûr, on nous a dit et redit que « c’est trop beau la tomette, c’est rare, c’est élégant, etc… » et je suis tout à fait d’accord. Mais ça ne correspondait pas du tout à la maison ni à notre style de vie. La tomette rouge bordeaux, c’est froid, tant au niveau de la couleur que de la matière. Impossible de chiller, pieds nus à la maison, le froid du sous-sol (garage notamment) remontait et glaçait l’atmosphère. Et l’association du sol bordeaux avec les murs blancs blafards n’était pas des plus chaleureuses. En bref, il fallait re-cosyfier tout cela, en amenant du bois et des couleurs plus chaudes dans la maison.
Le troisième constat fut : la cuisine. Une vieille cuisine toute en bois était installée, avec plein de placards, de rangements, un four qui ne fonctionnait pas, des plaques de cuisson neuves, et un carrelage hideux au sol (petits carreaux beiges mouchetés mariés avec des petits hexagones bordeaux). Les placards étaient bringuebalants, les installations électriques n’étaient pas aux normes (l’électricien était outré lorsqu’il est venu faire la vérification), et la grande quantité de meubles surchargeaient la petite pièce. J’avais cru, au départ, que cette cuisine à l’allure un peu rustique allait nous convenir. J’aime bien les trucs anciens, le bois, la déco un peu campagne. Il y avait un petit côté « cottage anglais » dans cette cuisine repeinte en bleu gris doux. Mais en réalité, elle était trop sale, et avait été installée n’importe comment, ce qui la rendait même dangereuse (chute de meuble, incendie électrique…). Et puis, le sol, lui, devait absolument disparaître ! Alors quitte à refaire un sol, autant tout jeter et recommencer sur une page blanche.

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La cuisine à l’origine, vétuste, avec un carrelage très laid.

Ce furent les constats que nous fîmes dans un premier temps, après un ou deux mois dans la maison. À partir de là, Robinson et moi avons mis de longues semaines à définir notre projet travaux, nous avions conscience de ce qui n’allait pas mais il fallait alors proposer des transformations cohérentes et faisables. Et surtout, il fallait se projeter, imaginer les lieux sans cloison, sans tomettes, sans cuisine, ouvrir en pensées tous les volumes pour considérer les nouveaux (futurs) espaces de la maison et pouvoir les aménager correctement. Ce ne fut pas facile, par exemple on avait peur de tomber les cloisons du salon/couloir/cuisine et de se retrouver avec l’entrée de la maison directement dans notre pièce de vie, sans sas, sans rien pour faire une séparation. On a aussi bloqué sur la cloison du second couloir à cause des chambres qu’il desservait, car dans notre esprit il était inconcevable que les chambres donnent directement sur le séjour, à cause du bruit. À force de discuter ensemble, mais aussi avec les deux supers artisans qui ont travaillé sur notre chantier (l’électricien sus-cité et un peintre-plâtrier, tous deux habitants du village), à force de croquis et de pérégrinations sur Pinterest, nous avons finalement eu un déclic et décidé de faire tomber, dans un premier temps, toutes les cloisons, puis à partir de là de voir s’il y avait besoin de recréer des séparations pour isoler d’autres espaces (créer une entrée avec une verrière par exemple, ou un sas pour les chambres…)

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Les plans de la maison (le rez-de-chaussée) telle que nous l’avons achetée. On voit qu’il y a beaucoup de cloisons, de couloirs, d’espaces étroits et/ou perdus.

Plan après

Les plans après travaux : cloisons abattues, création de deux petits sas pour isoler l’espace SDB, WC, escaliers du sous sol et l’espace nuit. La cheminée se retrouve au centre de la pièce principale.

Au final, l’espace entièrement ouvert, sur l’entrée, sur le séjour, sur les chambres, autour de la cheminée qui devenait alors un élément central de la maison et non plus un détail relégué dans un coin du séjour, nous a beaucoup plu. Nous avons juste fait monter deux cloisons et portes pour créer deux sas, l’un pour deux chambres, l’autre pour l’espace SDB, toilettes, escaliers du sous-sol. La troisième chambre donne directement sur notre séjour et c’est très bien comme ça. Nous avons une petite maison où toutes les pièces sont de plain-pied, il faut envisager les espaces à travers cette donne. Dans une grande maison, ou une maison sur deux niveaux, ce serait étrange que les chambres soient si proches des pièces de vie. Mais nous avons envisagé notre espace comme un loft, ou un appartement, et alors l’entrée directement dans la pièce de vie ou les chambres donnant sur le séjour ne nous ont plus dérangés.

Ce sont les gros travaux qui ont lancé le chantier : pendant une semaine, alors que nous étions en vacances aux sports d’hiver, les artisans ont cassé les cloisons, déblayé, et remonté des murs. Quand on est rentrés du ski, nous avions une coquille presque vide : un immense espace ouvert, et de nouvelles interrogations.

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La fin des premiers gros travaux : les cloisons ont disparu. La tomette est toujours là, il faut peindre les murs et poser du plancher.

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La cheminée n’est plus dans un angle de pièce mais au centre de la maison, entre la cuisine, le séjour et les espaces nuit/ sanitaires. Un morceau de la pierre de taille qui l’encadrait a été découpé et enlevé pour une plus jolie finition.

La suite des étapes de la rénovation de notre maison se trouve dans un deuxième article que vous pouvez lire ici : lire la suite : chapitre 2

2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Bazar #1

Parfois j’ai envie de vous parler d’un truc qui me passe par la tête, et puis lorsque je me retrouve face au clavier j’ai oublié. C’est embêtant.

Ce soir, je vais faire un effort pour tenter de remobiliser mon cerveau. Voici comme des petits aplats de peinture multicolore les idées et sujets qui me sont passés par la tête dernièrement et que je désirais partager avec vous. Comme un Sunday Morning, à la différence que, au lieu de vous présenter des photos de notre quotidien, dans ce billet je parlerai plutôt d’inspirations et proposerai donc des images qui ne sont pas de moi.

Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma… Et j’y vais si peu !
Ces derniers jours, trois films que j’ai très envie de voir sont sortis :

  • Come as you are, avec Chloe Grace Moretz et Sasha Lane (et accessoirement, Jennifer Ehle, qui jouait Lizzie Bennett dans la mémorable version BBC de Pride and Prejudice)
  • Dark River, avec la très douée Ruth Wilson (la plus inoubliable Jane Eyre à mes yeux, qui joue aussi la mystérieuse Alison dans The Affair)
  • Fleuve noir, un polar français avec Romain Duris, Sandrine Kiberlain et Vincent Cassel (je ne suis pas très film français mais celui-là me fait vraiment envie…)darkriver

 

Dimanche, je me suis éclipsée pour aller voir Come as you are. L’affiche, avec son côté vintage, grunge et wild promettait un film alliant tout ce que j’aime. Et puis je suis rarement déçue par la sélection du festival de Sundance, qui met en avant des films indépendants au sujet de société passionnants ou aux acteurs époustouflants de justesse et de naturel. Le film n’est pas à la hauteur de mes (hautes) attentes mais il reste un très bon film, intéressant de par le sujet qu’il traite (la volonté de « rééduquer » les ados homosexuels en les cloisonnant dans un centre où la religion et le reniement les poussent à détester ce qu’ils sont et à leur faire croire qu’ils peuvent changer).
J’ai aimé le film, sans l’adorer. J’ai aimé l’ambiance des années 90 très bien retranscrite (cassettes audio, bombers, coupes de cheveux improbables, moustaches, émission de gym ringardes…) et les acteurs, ainsi que les décors – une forêt américaine en automne, typiquement le genre de nature qui m’inspire et me plait beaucoup.

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Déco

Après avoir rénové le séjour-cuisine de notre maison, nous nous sommes attelés aux chambres, qui avaient désespérément besoin d’un coup de frais. Vieux papiers-peints, crépis, et même d’épouvantables frises fleuries, assorties de couleurs beurk (orange, jaune, beige…)… j’avais honte de laisser Little dormir dans sa chambre, dont on avait grossièrement arraché la frise, et qui présentait deux crépis différents : sur le haut du mur, un crépi qui ressortait, et sur le soubassement, un crépi présentant comme des creux. Le tout recouvert de peinture plastifiée très difficile à décoller. Bref, vous voyez le tableau… Il était urgent de s’attaquer aux chambres mais le chantier n’était pas facile, car il fallait avant tout poncer et lisser tous les murs !
Les copains sont venus nous prêter main forte, j’ai laissé les mecs s’occuper du gros œuvre, et je me suis chargée de ce que je préfère dans la rénovation de la maison : imaginer la déco finale. Peintures des murs, agencement de la pièce, choix des meubles… Pour ce projet, j’ai écumé internet, Pinterest et les sites de design, et passé un peu de temps dans les boutiques à la recherche des éléments clés de la décoration choisie. J’ai aussi chiné quelques meubles et récupéré des éléments chez mes parents (ma mère est une chineuse exceptionnelle, la maison familiale regorge de pépites, vieux pupitres d’écolier, établi en bois massif, armoires colossales, lustres à pampilles et autres trésors…). Voici quelques images de mes inspirations, qui ont orienté les choix pour la chambre de Little et la nôtre :

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Cette femme pose dans sa merveilleuse maison australienne, avec ses deux très beaux enfants. La photo est à la fois inspirante et un peu énervante, vous ne trouvez pas ^-^ ? Cette maman est belle, et sa maison est superbement décorée, il y a de quoi être un peu envieuse… 😉
Dans cette déco, j’aime le mélange de vintage, de récup, et de touches colorées ethniques avec les tissus damassés, et les empiècements précieux sur les petits vêtements suspendus. J’aime aussi l’impression de joyeux bazar qui se dégage de cette photo, les enfants nus sous la salopette, à la cool, peignant à même le sol, et leurs peintures enfantines accrochées au mur et présentées comme de véritables ouvrages d’artistes.
Son site ici : captainandthegypsykid

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Pour la couleur de la chambre de Little, j’ai opté pour ce gris aux tons un peu parme. Comme sur cette photo, il y aura des meubles en bois brut et clairs, et d’autres blancs cérusés. La patère en bois sera aussi un des éléments de décoration de la chambre de mon petit garçon.

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Chez mes parents, j’ai récupéré une armoire dans ce style, une vieille bonnetière que je trouve magnifique. Elle a été repeinte légèrement, un voile de blanc qui laisse apparaître les imperfections du bois et les éclats bruts en dessous. Elle remplacera la commode blanche dans laquelle nous rangions les vêtements de Little. J’aimerais pouvoir remplacer l’une des étagères (en bas) par une tringle afin de lui créer, dans l’armoire, une petite penderie et lui permettre d’être autonome au niveau de l’habillage. On verra si je parviendrai à bricoler ce meuble, mais déjà, tel quel, je l’adore.

Si vous souhaitez découvrir le reste de mes inspirations pour la chambre de Little, n’hésitez pas à jeter un œil à mon tableau Pinterest dédié.

 

Écriture

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Après avoir terminé de corriger mon premier projet de roman (Les Soeurs Ponsard – titre provisoire en attendant de trouver mieux) et avoir un peu saturé je dois bien l’admettre, une nouvelle idée d’histoire a tranquillement germé dans mon esprit, et si j’avais pourtant décidé de ne pas ma replonger dans l’écriture trop rapidement après Les Soeurs Ponsard, histoire de faire un break et d’avancer sur mes autres projets, il m’a bien fallu m’y remettre, tant cette petite idée trottait dans ma tête et prenait corps jour après jour, m’insufflant motivation et envie qu’il m’était impossible de tempérer ! J’ai couché mes idées dans mon cahier d’écriture, pour m’en débarrasser et soulager mon esprit, mais cela n’a pas aidé – au contraire – ; les choses se sont faites plus concrètes, le décor et les personnages se dessinaient plus précisément dans mon imagination, des noms de personnages dansaient en permanence dans mes pensées… Bref, l’inspiration était là, j’ai donc commencé à écrire mon second projet de roman : Wanaka Blues. Cette fois, rodée grâce à l’expérience de mon premier travail d’écriture, j’ai décidé de travailler de manière rigoureuse et organisée. J’utilise Scribbook (et c’est fantastique ! ) et je suis la méthode flocon (écrire pas à pas, en suivant des étapes bien précises pour dérouler tranquillement les personnages/l’intrigue/la narration et préparer de manière précise le travail d’écriture). Je ne me mets pas la pression, je sais désormais qu’écrire peut prendre du temps, des années, et que je suis capable d’aller jusqu’au bout de ce genre de projet. On verra bien ce que ça donne… Je vous propose ici quelques images qui m’inspirent et qui sont liées à l’intrigue et surtout aux décors de ce deuxième projet (comme je le répète souvent ici, en lecture, en écriture, et même dans les films ou séries que j’aime, ce sont les ambiances, les univers qui me guident ou me parlent, avant même de penser à l’intrigue en elle-même).

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Ah, et si ça vous dit de lire une de mes nouvelles, hier j’ai mis en ligne Bleu Corail sur une des pages de ce blog ! N’hésitez pas à découvrir ce texte écrit en 2015.

 

Inspiration

En faisant des recherches pour les travaux des chambres, je suis tombée sur le blog de Gabrielle (designmom) et je me suis laissée emporter par la simplicité et les jolies photos de ces billets. J’ai notamment aimé lire les articles de la série « Living with kids » présentant des intérieurs de familles, et donc des chambres d’enfants. J’ai aimé lire ce que disaient ces mamans sur le fait d’allier décoration et design avec la vie tourbillonnante d’un quotidien avec enfants. Avoir des enfants signifie accepter un certain désordre chez soi, un lâcher prise qui demande un long (loooooong) temps d’adaptation je trouve. Lire ces articles, et les commentaires associés, m’ont fait beaucoup de bien. Surtout ce billet où Gabrielle, maman de 6 ENFANTS (oui oui…) essaie d’expliquer ce qui l’a poussée à faire ce choix d’une famille nombreuse. Les réactions, en commentaires, sont extrêmement intéressantes. Des mamans expliquent à quel point elles se sont coupées des autres, de leurs amis, car il leur était impossible de sortir avec leurs enfants, car les tout-petits sont ingérables, etc… Je me suis reconnue dans les propos de ces mamans « désespérées » car, croyez le ou non, je suis souvent dépassée par l’énergie, le cyclone de vie qu’est mon fils. Il grandit, et en ce moment il est en pleine phase de… de trop-plein. Il déborde d’énergie, d’émotions, d’envies, c’est une petite tornade et je me sens épuisée (et pourtant je n’ai QU’UN ENFANT!!!). Parfois aussi, je ressens du désarroi, ou du découragement. Élever un enfant, c’est avancer à l’aveugle. C’est avoir la foi, et se dire que quoi qu’il fasse à ce moment précis de sa petite enfance (ce moment qu’on traverse actuellement, où il nous rend chèvres…), il faut croire en lui et se dire qu’il ne restera pas, non, cette boule de fureur ou ce petit être en crise qu’il est en ce moment. Et des fois, c’est dur de se convaincre. De ne pas abandonner… Il faut y croire, et cela demande une énergie de chaque instant. Je ne me plains pas, j’aime être maman, j’aime m’occuper de ce petit bout d’homme incroyable, mais je suis humaine et parfois je fatigue. Lire les témoignages de ces mamans de familles nombreuses (ou non) qui expliquent qu’elles ne peuvent plus rien faire en famille car leurs enfants sont des tornades, qu’elles ont l’impression de déranger les gens où qu’elles aillent quoi qu’elles fassent en famille, et surtout, lire les réponses rassurantes d’autres mamans dont les enfants-piles électriques ont grandi et se sont apaisés, m’a rassérénée.

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Éducation

Sur ce même blog (décidément très inspirant), j’ai adoré (A-DO-RÉ!) le billet Living with kids présentant la maison de Vivien (ce prénom… ❤ )

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Vivien a deux filles, adolescentes, et elles vivent toutes les trois au Pays de Galles dans une charmante maison qui m’a fait penser à un cottage. Ce n’est pas hyper design, mais juste cosy et agréable, douillet et beau. Mais le plus beau, le plus doux, ce sont les mots de Vivien qui dépeint son quotidien avec ses filles ; regarder des épisodes de Gilmore Girls, se faire un chocolat chaud, accéder à tous les petits commerces de la bourgade à pieds, se promener dans la nature environnante, discuter, échanger et débattre des faits de société, aller chercher ses filles tard le soir lorsqu’elles sortent… Vivien n’en fait pas des tonnes, son texte est très simple et sonne vrai, elle parle des difficultés d’être mère célibataire, d’élever des adolescentes dans le monde actuel. Une phrase a résonné en moi la jeune mère qu’elle était, ce serait de profiter à fond de sa parentalité, même des moments où ses filles, petites, l’accaparaient beaucoup et où elle regrettait de ne pas avoir plus de temps pour elle (oh que ce sentiment m’est familier…) car le temps file et on ne sait jamais quand on vivra le dernier moment d’une routine qui nous accable parfois : la dernière couche à changer, où le dernier biberon que notre enfant boira, où le dernier instant avant qu’il ne se mette debout pour essayer de marcher, où la dernière nuit où il vient se réfugier dans notre lit après un cauchemar… Elle ajoute que, si elle avait su, elle se serait moins mis la pression avec le temps passé devant les écrans. Et ça, ça me parle. Little n’a jamais regardé la télévision, ni un dessin animé sur l’ordinateur ou le téléphone. Je suis à la lettre la prérogative ministérielle qui dit : « pas d’écran avant trois ans ». Dans mon métier, je le conseille depuis longtemps aux parents et à mes élèves, limiter les écrans me paraît vital chez les petits enfants. En même temps, on a peu de témoignages de parents qui ont vécu ce changement et qui ont aujourd’hui des enfants assez grands pour mesurer si l’impact du « moins d’écran » a porté ses fruits ou non. Or, Vivien peut témoigner de cela, elle fait partie de ces parents qui ont connu le boom des écrans au moment où ils ont eu leurs premiers enfants. Vivien dit donc que, si elle avait su, elle se serit moins mis la pression car, dans tous les cas, les enfants finissent par grandir et devenir des adolescents qui vivent le nez rivé sur leurs écrans de portable. Bon, je ne sais pas si j’ai envie de croire à cette fatalité (n’existe-t-il vraiment pas d’adolescent qui ne soit accro à son téléphone ? ) mais dans tous les cas, voir cette femme qui semble équilibrée, parler de ses filles avec qui elle a une relation qui semble saine (et non violente et cataclismique comme celle de certains ados avec leurs parents (moi, par exemple ^-^) ) est plutôt rassurant. Elle m’a donné envie de lâcher prise, un tout petit peu plus. Je suis très très rigoureuse sur mes principes d’éducation (en bonne taureau que je suis, si je n’ai pas un cadre défini pour me rassurer, je fais n’importe quoi…) et lorsque je rencontre des personnes moins « control freak » que moi sur cet aspect, cela me fait du bien (mon amie Alma, donc je vous ai déjà parlé, est comme ça elle aussi. Un vent de fraicheur, cette maman. Beaucoup plus cool et « on verra, advienne que pourra » que moi…).

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Le texte est en anglais mais c’est assez facile à comprendre. Je vous encourage à le lire car, entre le côté cottage cosy dans la campagne anglaise (ou presque), et cool-raoul-(oui, j’utilise cette expression démodée)-je-suis-mère-d’adolescente-et-je-le-vis-bien, je trouve cette Vivien Jones très inspirante. (Et si j’ajoute qu’en plus, elle a lancé son propre magazine pour ado…)

Et voilà pour mon bazar !
Je vous montrerai le résultat de la rénovation des chambres dès que ce sera terminé (fin août, j’espère !). On verra bien si cela ressemblera ou non aux photos qui m’ont inspirée !

Bon week-end !