Bye bye 2016, welcome 2017 ! (Mes coups de coeur lectures de 2016)

Hello !

D’abord, tout d’abord, un immense IMMENSE gigantissime MERCI pour tous vos mots depuis l’arrêt du blog, j’ai été surprise et très touchée par vos réactions, vos commentaires, vos encouragements, wahou… Internet, ça peut quand même être ouf, quand on a la chance de vivre ce genre de choses – avoir un blog et partager avec des gens bienveillants, tolérants et ouverts sur le monde.
Merci.

Depuis quelques temps le clavier me démange et le blog me manque. Je sais pourtant que je n’ai vraiment pas le temps de recommencer à bloguer, mais je me dis que rien ne m’empêche de passer de temps en temps par ici pour publier un billet qui me tient à coeur. Par exemple, j’avais envie de partager avec vous mes coups de coeur lectures de 2016, et de publier quelques billets sur l’éducation, ainsi que des propositions de livres pour les petits… Quelques idées de billets me traversent l’esprit de temps en temps, et il n’y a aucune raison pour que je les bride, si ce n’est le temps. Alors aujourd’hui, comme j’avais un tout petit peu de temps pour moi *, j’ai voulu en profiter, et revenir vous saluer, vous souhaiter une belle année, et papoter un peu des livres que j’ai découverts en 2016.

(* parce-que j’ai fini 2016 et commencé 2017 avec une bonne grosse grippe de fou ! Eh oui ! Lucky me… ^-^ Donc, je suis à la maison aujourd’hui, à grelotter comme une dingue pour, dans deux minutes, me mettre à suer comme si je chauffais à 200 ° degrés…. Youpi.)

Bon, tout d’abord, comme vous vous en doutez, j’ai lu… trop peu. Avec la reprise du travail, notre bébé, mes douze mille passions et le reste, difficile de se trouver du temps pour lire. Heureusement qu’il y a eu les vacances où le rythme s’est ralenti… Mais mon palmarès 2016 n’est pas brillant : 17 lectures au compteur (et encore, j’ai pris en compte les BD !!). Bon, pour ma défense, j’ai aussi lu beaucoup de magazines et de Hors-séries, notamment le super chouette Harry Potter à l’école des Philosophes (Hors-Série Philosophie magazine) et le très inspirant LIRE dédié à Roald Dahl, lecture qui m’a beaucoup marquée et, je ne vous le cache pas, motivée pour me remettre à écrire et me lancer dans un projet de roman.

Je vous propose un petit top et flop, en essayant de ne pas être trop longue pour chaque lecture ! J’espère que cela vous plaira et que vous aurez envie de découvrir certains titres !

— MON TOP —

La maison de Sugar Beach, de Hélène Cooper

Ce récit autobiographique d’un enfance dorée au Liberia bercée par la musique de Michael Jackson est brusquement interrompu par la guerre civile de 1980. 
Fille, petite-fille et arrière-petite fille des fondateurs du pays, H. Cooper est ce que l’on appelle une congo : elle appartient à la famille d’anciens esclaves affranchis venus reconquérir leur ancienne terre africaine.

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Merveilleuse lecture, que j’ai beaucoup conseillée autour de moi après l’avoir dévorée. Ce roman a reçu le prix ELLE du documentaire, et même si je me méfie des prix attribués par les magazines féminins (je suis toujours déçue…) j’ai bien fait de me laisser tenter par la couverture et le titre de cet ouvrage. Hélène Cooper y retrace l’histoire de sa famille et du Liberia, petit pays d’Afrique qui a connu beaucoup d’atrocités. J’ai découvert ce pays et son histoire qui m’étaient absolument inconnus (oui, je suis assez nulle en géopolitique…), et je me suis laissée entrainée par la jolie plume de l’auteure. Ce livre n’est pas un documentaire pur et dur, sec et froid, car Hélène Cooper parvient à nous faire vivre avec elle son enfance colorée et bruyante, elle a ce don de parvenir à nous faire sentir les odeurs de sa ville natale, nous faire entendre l’accent et les intonations de sa langue dans la bouche de ses personnages, et nous mettre l’eau à la bouche en décrivant les plats qui la faisaient elle-même saliver enfant. On est en totale immersion dans le Liberia des années 70. Et puis brusquement une guerre civile éclate en 1980 et le chaos s’installe. Même si on n’aime pas les livres de guerre ou les documentaires, cet ouvrage peut plaire. Il m’a fait voyager, il m’a appris des choses, il m’a transportée, il m’a un peu fait pleurer aussi… bref, tout ce qu’on attend d’un bon bouquin, non ?

L’armée furieuse, de Fred Vargas

– Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
– C’est une association ?
– L’armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
– Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
– Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle ?
– Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?
Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.
– Votre fille l’a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?
– Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
Veyrenc retint discrètement le commissaire.
– Jean-Baptiste, vraiment, tu n’as jamais entendu parler de ça ?
– Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.
– Pourquoi ?
– Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse.

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JE RAPPELLE QUE JE N’AIME PAS LES POLARS.
Voilà, maintenant que ça, c’est dit, je peux ajouter que ce polar est mon coup de coeur incontesté de 2016. Inexplicablement… Ou, si, explicablement. Fred Vargas est tellement douée pour créer des ambiances … Je suis admirative de ce talent là. Bien sûr, comme tous les lecteurs de Vargas, je suis très attachée aux personnages, notamment au génialissime commissaire Adamsberg. Et puis, il y a toujours ces petits détails qui font la différence, qui font qu’on s’imprègne des lieux, qu’on entre presque physiquement dans le bouquin. Cet opus là se passe en Normandie et, très sincèrement, j’avais juste envie de prendre ma voiture et de partir découvrir cette région si tranquille, de m’asseoir sous un pommier et de regarder la fumée s’échapper d’un toit voisin… Fred Vargas est aussi très douée pour saisir et retranscrire des caractères : le côté un peu bourru, brut de décoffrage des campagnards normands est délicieusement distillé dans tous les personnages que croise Adamsberg… Et puis, l’intrigue, comme d’habitude, haletante, passionnante, avec son petit enracinement historique qui nous donne l’impression de finir cette lecture en étant un peu plus intelligent… ^-^ Bref, un coup de coeur…

Temps glaciaires, de Fred Vargas

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Je vous épargne un second rappel (non, je n’aime toujours pas les polars). Mais CE livre… Comme le précédent, un coup de coeur, dévoré en un rien de temps mais savouré avec délectation… Cette fois, Adamsberg nous emmène en Islande ET au coeur d’une société secrète adepte de Robespierre… Hum, pas banal n’est-ce-pas ? Et même si vous n’aimez pas Robespierre, vous aimerez ce roman j’en suis certaine. Comme d’habitude, Fred Vargas fait des ronds concentriques encore et encore, mais jamais pour rien. Et comme d’habitude, Adamsberg, surnommé « pelleteur de nuage », semble s’attacher à des détails et faire des digressions (savoureuses, toujours) mais ne perd jamais de vue son objectif. Et nous, comme d’habitude, on est complètement emportés, sous le charme de cette équipe de policiers si particuliers, ces doux-dingues, sous le charme du froid polaire et de la beauté brute de l’Islande, sous le charme de la petite auberge au bord de la mer et balayée par le vent,…  sous le charme du roman tout simplement.

Harry Potter et l’enfant maudit

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Nul besoin de le présenter, celui-là, n’est-ce-pas ?

En grande grande fan d’Harry Potter que je suis, je savais que j’aimerais cette pièce de théâtre, même si, bien sûr, elle me laisse sur ma faim : trop courte, trop peu détaillée… J’aurais aimé que JK Rowling écrive réellement ce 8ème tome, mais je suis déjà heureuse d’avoir pu repasser un peu de temps dans le monde merveilleux d’Harry Potter. Je m’en suis rendue compte en lisant cette pièce de théâtre : l’ambiance si particulière de cette série m’avait beaucoup manquée. Après cette lecture, j’ai eu envie de me replonger dans cet univers et c’est pourquoi j’ai acheté le Hors-Série Philosophie dédié à Harry Potter. Dans la foulée (ou presque) je suis aussi allée voir le film « Les animaux fantastiques » que j’ai adoré (oui, je suis sans demie mesure, vous le savez… ^-^) et j’ai passé un peu trop de temps sur le site Pottermore pendant les vacances de Noël, pour dévorer les textes que Rowling poste par ci par là (j’ai énormément aimé lire l’histoire de la création d’Ilvermorny, par exemple) ou pour créer mon Patronus et essayer le choixpeau magique… ^-^
Et vous, êtes-vous des puristes qui ne jurez que par le vrai de vrai Harry Potter et refusez tous les dérivés, ou bien des fanatiques qui aimez tout ce qui touche à cet univers ? 

— MON FLOP —

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

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« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…
Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Même si j’ai bien aimé le « véritable chant d’amour au Midwest américain », je n’ai pas trop compris où voulait en venir ce livre… Pas de début, pas de fin, pas d’intrigue, pas d’élément perturbateur, une narration chorale qui fait que tous les personnages sont des personnages principaux… Oui, l’ambiance est sympa, et on pourrait argumenter dans cette direction : n’est-ce-pas un livre qui nous immerge dans une atmosphère atypique (le Midwest américain de nos jours) plutôt qu’un énième roman d’amour ou d’aventure ? Je ne sais pas. Et quand je ne sais pas… ça m’embête.
J’avais lu sur un blog une critique au sujet de ce bouquin, et je pense que cela a en partie biaisé ma lecture. Cette critique disait que ça sentait le roman écrit selon tous les codes appris à l’université (ben oui, parce qu’aux USA, ils ont cette chance là : des cours d’écriture pour tout le monde ! On t’apprend à devenir écrivain à l’université…! Nous, en France, on est bien loin de cela… on mise tout sur le talent inné et on ne donne pas leur chance aux autres… :-/  #scrogneugneu ). En gros, le roman sans âme, écrit avec les bons outils, en suivant bien les codes et les règles du genre, donc pas un mauvais roman, mais pas un bouquin mémorable non plus.
Bon, et pour l’épargner un peu, j’ajouterais quand même que cette lecture a été assez agréable, hein ! Ce n’était pas du tout un moment de torture. C’était chouette, simple et doudou, et ça fait du bien aussi de temps en temps…

Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt

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Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Pfiou, qu’est-ce-que c’était naze ! Je me suis forcée à le finir (parce qu’il était très court, ouf) mais j’ai trouvé ça cucul… Typiquement le genre de bouquin qui me fait fuir la littérature française contemporaine (alors qu’il y a des tas de très bons auteurs). J’ai toujours peur de tomber sur des romans un peu naïfs et pleins de poncifs. Et là, j’ai été servie… C’est niais, irréaliste, ça se veut poétique mais c’est lourd, c’est prévisible, sans rythme, les stéréotypes s’enchainent, et le côté « je me regarde écrire » de ce genre d’auteur m’horripile. On dirait qu’il a fait des phrases juste pour se relire et se dire « ah ouais, là, ça sonne bien, c’est onirique, on ne comprend pas tout mais c’est beau… ». Je me moque, mais ce genre écriture ampoulée m’énerve un peu ah ah… A ce genre d’écrivain, j’ai envie de rappeler l’adage : le mieux est l’ennemi du bien. Parfois, il vaut mieux être sobre et efficace que trop lyrique et tombé dans le ridicule. Surtout lorsque, comme ici, on n’a rien d’intéressant à dire.

Les filles de Hallows Farm, d’Angela Huth

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Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l’effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella, la romantique, qui se croit amoureuse d’un enseigne de vaisseau ; Agatha, l’étudiante rêveuse de Cambridge. 
Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers – et notamment celle de Joe, leur fils, réformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d’armement. 
Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute la vie. Le décor d’une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux ou les feux de toutes sortes de passions.

J’attendais sans doute un peu trop de ce roman, dont j’avais entendu parler sur le forum Whoopsie Daisy (qui est un peu mon Télérama à moi… ^-^) et j’ai été déçue. Bon, il se lit bien, vite, on est bien dans l’ambiance, etc… Mais le côté bucolique de ce roman champêtre qui s’égare même de temps en temps dans le roman-passion, le manque de profondeur dans l’étude des caractères psychologiques, et le côté très téléphoné (voire lourd) de certains actions m’ont un peu gâchée la lecture. A lire si on a envie de légèreté, de frivolité même, bref, si on n’a pas envie de se prendre la tête avec de la vraie littérature (OH MAGAAD elle a osé le dire… !!! ^-^)

Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foers

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. 
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. 
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais j’ai mis un temps fou pour le lire (deux mois !) car il est vraiment très indigeste. Evidemment, c’est une bible en terme de données scientifiques et si l’on veut devenir incollable sur le végétarisme, il est préférable de le lire (et de retenir ce qui y est dit ! ). Mais j’avoue que le soir après ma journée de classe puis mon rôle de maman-faire-la-cuisine-la-lessive-ranger-coucher-bébé-tout-ça je n’ai plus la tête à lire de longs longs longs chapitres sur des sujets aussi douloureux. Souvent, le soir, dans mon lit, je lisais quelques pages, horrifiée par la cruauté décrite, je voulais en parler avec Robinson, du coup après je ne dormais plus, révoltée par tant de sauvagerie. C’est clairement un livre intéressant, très bien fait, très documenté, et si l’on veut approfondir ses connaissances sur le thème il est indispensable. C’est juste qu’il a été trop indigeste pour moi.

Et voilà ! Cela fait plus de deux heures que j’écris et je me souviens donc pourquoi j’ai du arrêter ce blog ! Je repasserai sûrement de temps en temps poster un billet sur des sujets qui me tiennent à coeur et/ou que je ne peux pas développer sur Instagram ! Je ne sais pas si vous serez au rendez-vous, j’espère que oui !

En attendant, je serai bien curieuse de connaitre votre propre TOP-FLOP de 2016, et de découvrir vos conseils lecture pour 2017 ! J’ai commencé une petite liste de livres que j’aimerais lire cette année, et je l’agrémenterai volontiers de vos suggestions ! Si cela vous intéresse d’ailleurs, j’ai fait un tableau Pinterest pour ne pas oublier les livres et films qu’il faut que j’ai lus/vus en 2017 (si je ne les note pas, je les oublie, j’ai une mémoire de petit poisson rouge!). Vous pouvez voir ça ici. (bon, pour l’instant, il n’y a pas grand chose, surtout des films, mais je n’ai pas d’inspiration pour mes lectures !! Help !)

Je vous souhaite encore une très belle année 2017 avec plein de paillettes, de couchers de soleil sur les montagnes, d’apéros entre potes et de soirées pizza-bière en amoureux ! Je vous embrasse !

Mon année 2015 en quelques bouquins (ou mes tops/flops littéraires de l’année)

Avant toute chose, laissez moi vous souhaiter le meilleur pour l’année à venir, beaucoup de bonheur au quotidien et de l’amour à profusion ! Puisse 2016 être moins tragique que 2015, même si, d’un point de vue strictement personnel, l’année qui s’achève a été celle du plus grand bonheur qu’il m’ait été donné de vivre : la naissance de Little !

A présent, passons à cette petite rétrospective littéraire !

En 2015, j’ai lu 22 livres et abandonné deux bouquins (sans quoi, j’aurais pu avoir la joie d’annoncer 24 lectures, soit une petite moyenne de 2 par mois, ce que je m’étais fixée comme objectif). Les 2 mois qui ont suivi la naissance de Little n’ont pas été très prolifiques en terme de lecture, j’ai passé la grande partie de mon temps libre à dormir pour rattraper les heures de sommeil perdues. Mais finalement, mon rythme de lecture a repris comme avant, et je profite des siestes de bébé pour lire un peu et ne pas perdre cette habitude.

Cette année, j’ai découvert des auteurs que j’ai adorés et qui sont devenus des incontournables de ma bibliothèque, je me suis forcée à terminer certains romans et j’en ai dévorés d’autres, j’ai lu des choses très tristes et très joyeuses, réalistes et fantastiques. J’ai envie de dresser une petite liste thématique de mes coups de coeur littéraires de 2015, et de vous parler aussi un peu des déceptions livresques que j’ai connues.

C’est parti pour le bilan d’une année de lecture !

LES TOPS

La découverte de l’année

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De cette année, je retiendrai avant toute chose ma rencontre (livresquement parlant) avec Joyce Maynard, dont j’ai dévoré 4 romans, que je serais bien incapable de classer par ordre de préférence tellement ils m’ont tous plu! Je crois que, spontanément, je conseillerai toujours Baby Love avant tout car c’est celui qui m’a le plus marquée, et peut-être « parlée » étant donné que le roman évoque surtout le thème de la maternité. Au-delà de ça, dans tous ses romans, Joyce Maynard raconte l’adolescence, et c’est cela qui m’a immédiatement captivée dans son oeuvre. J’ai hâte de me plonger dans ses autres livres !

Le livre qui m’a fait voyager

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J’ai commencé 2015 par la lecture de Wild, de Cheryl Strayed. Conseillé par une amie (coucou Mona!) et offert par un ami, je crois qu’aucun livre ne pouvait plus me parler que celui-ci ! Durant toute la durée de la lecture, j’ai voyagé avec Cheryl, marché le long du Pacific Coast Trail à ses côtés, admiré les paysages époustouflants de la Californie avec elle… Ce livre m’a fait revivre notre grand voyage, les nombreuses randonnées et les décors de dingues qui nous ont tant marqués. Un gros coup de coeur donc ! Je l’ai d’ailleurs beaucoup offert par la suite, tellement j’avais envie de partager ce livre avec le plus grand nombre !

Le feel good book de l’année

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LE livre qu’il faut lire pour illuminer son quotidien, c’est Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, dont je parlais ici. Il se dévore à toute vitesse, et je vous garantis beaucoup de sourires après avoir refermer ce bouquin. Une vraie lecture-bonheur!

Le classique de l’année

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Chaque année, j’aime découvrir ou relire quelques classiques, incontournables de la littérature française et étrangère. Il y a 2 ans, j’avais commencé La vie devant soi, de Romain Gary, bien vite abandonné : trop bizarre, un peu glauque, un style déroutant, un propos qui ne m’intéressait pas tellement… Et puis, je ne sais pourquoi, en mai cette année, j’ai eu envie de redonner une chance à ce bouquin, et grand bien m’en a pris : j’ai adoré. Certes, il reste un peu étrange et loufoque à mes yeux, mais que c’est beau…! J’ai été transportée. Un beau roman poignant, sensible, plein d’humanité (et pas au sens cucul la praline du terme hein…!! ^-^)

L’essai de l’année

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Ne fuyez pas !
Je dis ça car, je ne sais pas vous mais moi, généralement, quand je vois écrit « essai », je détourne le regard, incapable de m’intéresser à autre chose qu’aux romans (oui, je sais, il y a plein de choses à lire autres que de la fiction… il faudra que je m’y mette un jour…!), mais celui-ci, qui a gagné le prix Médicis en 2011, vaut terriblement le coup !
Sylvain Tesson est un explorateur aventurier anthropologue (et tout un tas d’autres étiquettes géniales, on rêverait de faire la moitié de ce qu’il fait…), qui a décidé, un jour, d’expérimenter la vie en ermite au coeur de la Sibérie, dans une cabane au bord d’un immense lac gelé. Il s’est isolé durant 6 mois et a tenu un carnet de bord où il consignait des observations et réflexions sur la nature environnante et l’Homme de manière plus générale.
Ce livre est remarquablement beau, bien écrit et extrêmement érudit, c’est un régal pour qui aime la Littérature (et les grands espaces). Je n’ai jamais autant corné de pages et souligné de passages que dans ce livre, tellement je trouvais tout incroyablement intelligent et magnifiquement écrit. Les idées, les mots, les tournures de phrases, tout m’a transportée, j’ai littéralement voyagé à travers ces pages, au fin fond de la Sibérie gelée, immense et mystérieuse.
Ce livre fait aussi partie de ceux que j’ai racheté par la suite pour l’offrir à mon entourage, tellement j’ai aimé le lire !

Le coup de coeur absolu de l’année

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Outre mon coup de foudre pour Joyce Maynard, cette année j’ai eu la chance de découvrir une pépite, sur les conseils d’une amie (encore) (mes proches me connaissent bien!!) : L.A. Story, de James Frey. Pour l’amoureuse de Los Angeles que je suis, c’était un régal. J’ai avalé ses 500 (grandes) pages à la vitesse de l’éclair, subjuguée par le tourbillon infernal de la plume de l’auteur. Le personnage central de ce roman, c’est la ville tentaculaire, à la fois paradis sur terre et Babylone maudite. On croise tout un tas de personnages qui errent dans la cité, y échouent ou réussissent, des anges et des démons acteurs passifs de ce roman dédié à cette ville fascinante, obsédante, maléfique. Ce bouquin est un bijou sulfureux au ton provocateur et au style un peu barré. J’ai adoré !

LES FLOPS

Le succès de librairie un peu trop roman de gare

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Je me méfie toujours un peu des livres dont tout le monde parle et dont la couverture est placardée partout… sauf cette fois où j’ai cédé à l’appel de la com’, et je n’aurais pas du. Demain, j’arrête, de Gilles Legardinier, m’a fait perdre mon temps. Je ne suis décidément pas friande de ce genre de romans qui se veut drôle et barjot mais qui n’est qu’une succession de quiproquos et de gros gags pas très amusants. Je comprends qu’on puisse aimer ce livre pour son côté divertissant, mais malheureusement je n’ai pas été sensible à cet aspect là…

Le livre, encensé par la critique, qui m’a laissée de marbre

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Il y a deux ans (ou trois ?), La lettre à Helga faisait partie de la sélection du prix littéraire Price Minister. On a beaucoup entendu parler de ce roman, sur les blogs et dans les journaux un peu « culturels ». C’était LE bijou de littérature islandaise qu’il ne fallait pas rater. Je m’attendais donc à être transportée, mais la magie n’a pas eu lieu et j’ai trouvé ce petit bouquin assez banal et pas forcément bien traduit (eh non, je ne suis pas capable de lire l’islandais dans le texte ^-^).

Le roman qui avait le potentiel, mais non (et donc que j’ai abandonné)(deux fois)

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La dernière conquête du major Pettigrew, d’Helen Simonson, ne m’a pas emballée, du tout. Pourtant, j’avais tellement envie de le lire, ce roman anglais ! Il avait tout pour me plaire : la campagne anglaise, des personnages bien élevés et à cheval sur les traditions et le protocole, une histoire simple et réaliste mais aussi tendre et parfois un peu loufoque… Mais non, pas moyen de m’intéresser à l’histoire de ce papi un peu coincé aux prises avec les cancans de ces voisins et en désaccord avec les choix de vie de sa progéniture (voilà le peu que je peux en dire, je n’ai lu que les 200 premières pages). J’ai laissé tomber, puis ai essayé de redonner une chance à ce livre, puis re-laissé tomber. Comme on dit : quand ça veut pas…

Les autres lectures :

❤ ❤ ❤

Nina Simone, roman, de Gilles Leroy

Le jardin des secrets, de Kate Morton

Le meilleur pour mon enfant, de Guillemette Faure

Chaque soir à 11 heures, de Malika Ferdjoukh

❤ ❤

Une année studieuse, d’Anne Wiasmeski

Un été sans les hommes, de Siri Hustvedt

Mille femmes blanches, de Jim Fergus

Debout les morts, de Fred Vagras

Apocalypse bébé, de Virginie Despente

Une saison avec Jane Esther, de Shaïne Cassim

:-/

Les faux-fuyants, de Françoise Sagan

Le bruit des silences, de Valérie Gans

Et voilà ! Vous ne serez peut-être pas d’accord avec ces opinions et ce « classement », n’hésitez pas à partager ici vos accords et désaccords, vos amours et désamours littéraires, j’adore connaître votre avis !

A très vite !