Holiday mornings

Je voulais intituler ce billet « Sunday Morning » mais nous sommes mercredi et mon esprit cartésien et obtu ne pouvait se résoudre à ce genre d’entorse juste pour faire rentrer un post dans la bonne case des intitulés du blog… ^-^ Alors, à la place, voilà un Holiday Morning tout frais tout neuf. Et un bon concept fourre-tout comme je les aime 😉

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.07.26

Je n’ai pas donné signe de vie dernièrement car la fin d’année, à l’école, est toujours très intense. Il y a les évaluations et les livrets à remplir (beurk), les spectacles à préparer (chouette!) et la kermesse à assurer (pfiou…), ainsi que les sorties de fin d’année, le goûter final, les photos à distribuer, le matériel et la classe à ranger… Ajouté à cela, les au-revoirs, les cadeaux pour les collègues, les compléments, les AVS, le personnel de la crèche qui s’est occupé de Little pendant deux ans… et le reste ! Bref, fin d’année intense, éprouvante, les vacances sont toujours très attendues.

Heureusement, mi-juin, nous avons pu faire garder Little pendant une semaine entière chez mes parents. Des mini-pré-vacances pour lui, et une coupure dans le course folle du quotidien pour nous. C’était la première fois qu’on le laissait si longtemps et il ne voulait même plus revenir à la maison tant il était bien avec son papi et sa mamie… (ingrat !). Et heureusement, en fait – pour mon petit cœur de maman poule qui n’aurait pas supporté que son fiston soit triste éloigné de la maison. Et pour mon taux de culpabilité qui est toujours prêt à faire des pics à la moindre réaction de mon entourage. Voilà, ouf, tout va bien, Little aime être séparé de ses parents, nous ne lui avons pas manqué, il n’a pas réclamé sa maman ni pleuré, bref, fortiche le fiston (sans cœur va !)…

Et puis à part ça, à part Little qui me prend tout mon temps de cerveau disponible, toute ma place de questionnements et tout mon champ d’action (oui, rien que ça. Ça passera, je sais.), à part ça, on a profité de ces pré-vacances juste à deux, avec Robinson, pour aller au ciné. Il n’y avait pas grand-chose à l’affiche, on a opté pour un pop-corn movie, le dernier Star Wars (et en vrai, c’était super !). J’ai aussi eu droit à une longue journée entièrement seule à la maison (merci la Coupe du Monde et ce besoin qu’ont les supporters (= Robinson) d’aller voir le match au milieu d’une foule d’autres supporters dans un bar plein à craquer où il faut attendre des heures pour se voir servir une bière sans bulles… ^-^). Robinson est donc allé à Lyon rejoindre ses copains et regarder le match de foot tandis que moi, je me suis aménagée un petit atelier couture dans la chambre d’amis du sous-sol, bien au frais, et j’y ai passé la journée à coudre tout en écoutant de fabuleux et passionnants podcasts (j’en reparle plus bas) et je me suis sentie légèrement en décalage, là, avec ma machine à coudre, la vie de la fratrie Brontë en fond sonore, le silence de la campagne autour de moi, tandis que la France entière se retrouvait en communion dans des cafés bruyants pour acclamer les exploits sportifs de son équipe de footballeurs. BREF. J’ai repris la couture, et ça fait du bien.

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.11.07
mon petit atelier de couture au sous-sol, bien tranquille

 

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.08.14
notre potager, un peu permaculture, un peu à l’arrache…

Aussi, la vie à la campagne, c’est aussi jardiner quotidiennement et regarder avec amour des petites graines sortir de terre pour devenir de jeunes plants puis de belles plantes puis faire des légumes et des fruits. Je ne m’en lasse pas, même si je dois bien avouer ne pas avoir la main si verte que ça et rater pas mal de choses. Je sais que ce sont les débuts, ça prend du temps de créer un potager ex-nihilo, plusieurs années sont nécessaires avant d’avoir de vrais résultats. Je prends mon mal en patience. Jusqu’à présent, nous avons quand même pu manger des radis, quelques haricots, des fraises et des salades. Nos plants de tomates sont lourds de gros fruits encore verts mais prometteurs (je prie pour qu’ils n’attrapent pas le mildiou, le fameux, terrible, redouté mildiou), les tournesols sont magnifiques, dorés et fiers sous le soleil, les plants de maïs croissent bien, et les courges promettent un automne riche en soupes, tartes et autres fournées de légumes rôtis.

oui, j’ai craqué, je porte des Crocs. Dieu que c’est pratique pour la vie au jardin !

Je ne me lasse pas de notre maison. Je crois bien que je l’aime chaque jour davantage. J’ai l’impression de vivre dans un livre, dans un rêve. Elle n’a rien d’extraordinaire cette maison, mais si vous saviez comme je l’aime ! Je fais parfois des cauchemars, où nous déménageons, où nous prenons une autre maison, moins parfaite, et où je regrette tristement cette petite baraque perchée sur sa colline, à l’orée du bois. J’aime notre vue sur le soleil couchant, sur le ciel orange ou rose ou violet ou bleu-blanc. J’aime le silence des jours et des nuits. J’aime la fraîcheur du soir et les grillons qui emplissent l’air à l’heure de l’apéro. J’aime – chose étrange – faire la lessive depuis que nous vivons ici. Étendre le linge dans le jardin, l’entendre claquer dans le vent, et l’odeur de la lessive, du propre, qui enveloppe tout, qui rafraîchit le soleil brûlant et qui, en l’espace de quelques minutes, est devenue une véritable madeleine de Proust dont je chéris déjà le souvenir. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’occuper du linge sale…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.37

J’aime être dehors, être dedans, que les portes-fenêtres soient toujours ouvertes et que l’ombre des arbres dansent sur le plancher du bureau, du salon, de la cuisine, d’une chambre. J’aime la fenêtre ouverte dans la douche, le jet d’eau fraîche combiné à la petite bise, qui provoquent la chair de poule et me donnent l’impression de prendre une douche dans le jardin, comme en vacances en Italie. J’aime m’installer à l’Est le matin pour profiter du soleil qui se lève et chauffe à peine, j’aime rester sous les arbres lorsqu’il fait trop chaud, puis me déplacer encore dans un coin de la terrasse, plein Ouest, le soir pour admirer le soleil abricot fondre et disparaitre derrière les monts du Beaujolais.

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.08.04
soleil couchant

 

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.07.50
l’Acacia de Constantinople qui orne l’entrée de la terrasse et ressemble à un nid d’oiseaux de paradis, oui rien que ça… ^-^

Nous avons installé la terrasse, elle est faite de bric et de broc, tout est dépareillé, récupéré à droite à gauche, exactement comme je le désirais. J’aimerais un jour y faire construire un porche, sous lequel on boirait une bière le soir, Robinson et moi, tandis qu’on se raconterait nos journées, puis nos souvenirs. Mais pour l’instant, même sans le porche, la terrasse est agréable, douillette et assez grande pour accueillir les activités de toute une journée – jeux avec Little, repas, barbecue, apéro avec les voisins, sieste et lecture sur le transat…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.25avec les décombres de la vieille cuisine, nous avons fabriqué une table basse d’extérieur, un peu gondolée à cause des orages mais très pratique et bien solide !

La petite chilienne bleue -sur la photo plus haut- était jaune à l’origine, une toile ajourée qui a lâché très rapidement. C’est donc pour la réparer, d’abord, que j’ai ressorti ma machine à coudre. Ça n’a pas été aussi simple que je le croyais mais j’ai finalement réussi à refaire une toile de transat passable, et qui, à défaut d’être totalement fiable et solide, sera tout du moins décorative et adaptée à de petits gabarits tels que celui de Little.
N’empêche, cette réparation m’a redonnée l’envie de coudre et après cela, je me suis fait deux pantalons, j’ai réparé tous les petits ouvrages qui m’attendaient depuis plus d’un an (boutons de jeans, de chemise, accrocs dans des sweats…) et j’ai de nouveaux projets en couture qui vont bien m’occuper durant ces vacances !

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.07.36
coucher du soleil et Nigelle de Damas tout juste éclos, la fleur préférée de ma maman

 

Aussi, je me suis remise à la course à pieds, tranquillement. Le running et moi, après une histoire d’amour aussi intense que douloureuse, n’étions plus très copains depuis quelques années ; blessures diverses, périnée pas conciliant, et puis cette mode qui a transformé les allées du Parc en autoroute de runneurs… un peu too much pour moi qui vit très mal l’impression d’être un mouton. Alors je m’étais dit tant pis, pas pour toi, laisse tomber, fais autre chose. De toutes façons, pour mon corps, il valait mieux éviter cette activité traumatisante. Mais le plaisir de courir n’est jamais parti, lui. Et malgré un genou toujours aussi pourri, et une cheville qui a décidé de partir en sucette depuis quelques mois, et un périnée pas toujours d’accord, malgré cet effet de mode qui m’agace, malgré mon amour pour d’autres sports plus doux, comme ça l’air de rien, en emménageant à la campagne, je me suis remise à courir. Moins vite, moins longtemps, et surtout moins intensément qu’avant, bien sûr. Mais un peu, juste pour renouer, juste pour y regoûter, et juste pour le plaisir de transpirer beaucoup, de souffrir et de haleter comme aucun autre sport ne parvient à me faire transpirer, souffrir et haleter (bon, c’est sûr qu’en pratiquant le yoga, la marche et la natation, je n’espérais pas vivre des moments de sport exténuants non plus, hein…!)
Et je peux vous dire que ça n’a plus rien à voir avec le tranquille run du parc de la Tête d’Or, et que ça ressemble bien plus aux trails que je faisais en Nouvelle-Zélande ! Vivre dans des villages perchés sur des collines, dans une région bien vallonnée, me permet de faire des sorties pas trop longues mais bien éreintantes ! Pas d’alternatives ! Au niveau cardio, il n’y a pas à dire, ça bosse dur, toutes ces montées, ces descentes, ces chemins de VTT pleins de cailloux, et puis la chaleur actuelle n’aidant pas… Mes entrainements me donnent du fil à retordre et ce sentiment m’avait manqué, lui aussi !
Bref, j’en profite tant que j’en suis encore capable (jusqu’à la prochaine blessure, ou autre… ^-^) je prends ce qu’il y a à prendre sans chercher à trop en faire (ohhhh, cela ne me ressemble pas, dites voir… Serait-ce un début de sagesse?) et advienne que pourra.

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.11.33

 

Je parlais de podcast, un peu plus haut. C’est grâce à mon amie Camille (coucou ^-^), qui a toujours d’inspirants conseils et semble si bien me connaître, que j’ai découvert les podcasts de l’émission de France Culture : La compagnie des auteurs. Elle évoquait les quatre épisodes concernant Harry Potter qui l’avait passionnée (et qui m’ont passionnée aussi, depuis), et de fil en aiguille, je me suis mise à écouter de nombreux podcasts de cette émission. Je suis FAN. J’ai adoré les épisodes sur Jane Austen, et ceux sur les quatre Brontë. J’ai hâte d’en écouter d’autres : Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, la Beat Generation, George Sand, Françoise Sagan… Que de belles promesses, et des heures savoureuse en perspective !

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.11.22
les podcasts sur Jane Austen et sur la fratrie Brontë sont, eux aussi, une ôde à la quiétude de la vie à la campagne (voire de la nature sauvage…)

 

Voilà pour ces dernières semaines en images. Je vous laisse avec un vœu, pour ma part, et que je vous souhaite volontiers à tous : plus tard, j’espère ressembler à ces deux là, mes parents, toujours amoureux et mignons comme tout :

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.10.52

Êtes-vous en vacances vous aussi ? Trouvez-vous, comme moi, que ce mois de juillet est particulièrement indolent et relax ?
À bientôt, belle semaine à vous.

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Publicités

Vacances en campervan #3

J’écris depuis notre vieille chaise pliable en toile Decathlon, face à la mer et au soleil qui s’y couche. Le ciel est rose et gris, avec une traînée de nuages, une masse sombre sans couleur, poudreuse, qui strie le ciel. C’est beau. C’est les vacances. Le goût de la liberté.

vanlife

source

C’est la 3ème fois que nous louons un camping-car, et la 2ème avec notre fils. Cet été, Little a eu deux ans, et c’est un peu plus difficile qu’avant ; il court partout, s’affirme, s’exprime, ne respecte pas toutes les règles de sécurité… Mais on s’était préparés à cet âge réputé difficile, on encaisse, on en rigole le soir, quand il fait nuit noire, que Little dort enfin, et que Robinson et moi nous retrouvons, épuisés, vaincus, contents, autour de la dernière bière ou d’une tisane bien chaude dehors, sous l’auvent du camping-car, dans le bruit des grillons et du vent breton.

On ne connaissait pas la Bretagne, et on n’avait pas de pièce d’identité pour Little, donc impossible de sortir de France cet été pour les vacances. Faire le tour de la Bretagne, ça a été un peu l’évidence, nous qui aimons voyager, les vacances itinérantes, et qui fuyons la chaleur des côtes méditerranéennes. Bon, pour éviter le monde, on repassera… La Bretagne, comme n’importe quelle côté française au mois d’août, est archi-bondée. On a peine à y croire. On pensait être peu nombreux à aimer le froid, le vent, la pluie d’été et les paysages désolés. Il faut croire que non… On oscille donc entre stations balnéaires noires de monde, et villages déserts. Routes bouchonnées, et chemins vides. Visites touristiques prisées, et randonnées sauvages. Le soir, immanquablement, on cuisine des pâtes, on boit du vin, et on initie Little à l’art de l’apéro en vacances (jus d’orange, olives vertes, et trois chips – l’enfant le plus content de la Terre). On regarde le soleil se coucher. On écoute les vagues… Parfois, nous sommes chanceux, comme ce soir ; nous avons trouvé un camping entourés de randonneurs, d’amoureux de la nature comme nous, pour qui camper est synonyme de vie dehors et de liberté de mouvement.

Ce qui me marque, dans cette région nouvelle pour moi, c’est la beauté des maisons et des jardins. Cela regorge de massifs d’hortensias énormes, d’agapanthes, les maisonnettes sont coquettes comme des cottages anglais, et si bien entretenues… On se croirait dans un magazine de décoration. On dirait qu’il fait bon vivre en Bretagne… Ces petits villages si typiques, la mer toute proche, l’air frais, pur, salé, revigorant…

Je savoure cette pause juste pour nous trois, bien méritée après une année un peu fatigante. On reprend des forces, on pense à la belle perspective qui nous attend après la rentrée (la maison), on prend des résolutions, comme à chaque fin d’année (scolaire, pour notre part ; nous sommes réglés par le calendrier de l’école, et septembre plus que janvier représente le renouveau pour nous, le moment de se lancer dans de nouveaux projets et de repartir à zéro). On prend des forces, aussi, pour tout ce qui reste à faire, les montagnes à déplacer (emprunts, travaux, déménagements, rentrée dans une nouvelle école, Little qui grandit…). Les vacances quoi, reposantes et ressourçantes, inspirantes.

Vous êtes parti(e)s cet été ? Vous connaissez la Bretagne ? Des endroits ou activités à nous conseiller ?

PS : la Bretagne, c’est beau, c’est sûr… Mais ça manque de montagnes tout de même…! 😉 Mes beaux sommets sauvages et enneigés me manquent…^-^
#jesuisunefilledesmontagnes

La vie au ralenti

IMG_7685

              Nous sommes chez mes parents, en Lorraine, depuis une dizaine de jours, et je me sens enfin en vacances, enfin reposée, je profite ! Pourtant, il y a Little dont il faut s’occuper chaque minute, avec son énergie débordante et malheureusement non communicative ^-^ Il y a la maison à garder propre, car mes parents travaillent et je passe mes journées seule, je n’ai pas envie qu’ils retrouvent leur intérieur sens dessus dessous en rentrant du travail. Mais malgré cela, je me sens en vacances et reposée. Peut-être est-ce le vert qui nous entoure, couleur dominante de notre décor depuis plusieurs jours. Peut-être est-ce l’absence de bruit dehors, de route passante, de voitures, de travaux, de cris, de foule. Peut-être est-ce le fait d’être tant d’heures à l’extérieur, quel que soit le temps. Peut-être est-ce dû aux longs bains qu’on prend chaque soir, Little et moi, dans l’immense baignoire de mes parents (bien sûr, ce n’est pas très écologique, mais Little n’est pas encore prêt pour la douche… On y travaille ! Et un bain pour deux, c’est toujours mieux que deux bains pour deux ^-^). Peut-être que les températures douces et la fraîcheur des soirs y sont pour quelque chose aussi…

Je ne sais pas, c’est sans doute tout ça. En tous cas, je sens que je décompresse, que je laisse descendre toutes les tensions de ces dernières semaines, qu’elles quittent mon corps petit à petit…

Notre quotidien ici est simple, je ne cherche pas à trop le remplir, à trop nous occuper. Le matin, Little et moi mangeons plein de tartines de confiture, puis il joue avec ses voitures tandis que je range la cuisine. J’ouvre la baie vitrée pour aller cueillir les légumes du déjeuner dans le potager de mes parents. En ce moment, on mange surtout des haricots, des tomates, des courgettes et des salades. Je prépare le repas de midi en avance, pour ne pas être pressée par la suite. Je trouve ça fabuleux d’avoir ainsi tout à portée de main. Ça parait naturel, c’est ancestral, mais chaque jour je m’extasie devant la profusion de légumes qui poussent dans trois mètres carrés de terre !

Généralement, nous sortons dans le village vers 9h, Little veut désormais marcher et je prends sa poussette pour la forme, au cas où il serait trop fatigué sur le chemin du retour. Il est en train d’apprendre les règles de sécurité route-trottoir, c’est long et laborieux mais il commence à comprendre. Il n’y aurait pas meilleur endroit qu’ici pour lui apprendre ces règles. Peu de circulation, des trottoirs larges, on a l’espace et le temps qu’il faut pour travailler cette aptitude !
On fait de grandes marches, au bord de l’eau, puis on va voir les chevaux, les tracteurs, les vaches, enfin on termine par l’aire de jeux avec notre rituel du bateau pirate (Little est le capitaine, il court vers la barre, crie « à babord » puis se précipite sur les jumelles et lance « baleines bleues !! » puis on évacue le bateau par le toboggan, hilares, et on recommence) (= maman essouflée.à la fin).

A midi, on déjeune dehors, les pieds dans l’herbe. Au soleil, ou pas, mais ici on a l’habitude de ne pas attendre que la météo soit clémente pour être à l’extérieur. Puis c’est la sieste, et je profite de ce moment pour coudre, ou lire, mais surtout pour écrire. J’ai bien avancé dans mon projet de roman, j’en suis à la moitié, j’espère vous en reparler bientôt par ici.

Après la sieste, on goûte, on joue dehors, on lit, on dessine, et on marche encore et encore. Je discute avec les voisins, Little est très sociable ça me force à ne pas être sauvage. Le soir venu, parfois on boit un apéritif avec mes parents dans le jardin, parfois on reste à l’intérieur et on prépare le diner. Lorsqu’il fait nuit je lis un peu, ma mère fait des tisanes pour tout le monde, et voilà à quoi ressemble une journée ici. Lente et douce.

Les vacances…

IMG_7681

la récolte du jour

 

IMG_7693

figues et poires du jardin

 

cueillir des carottes sauvages et en faire des bouquets

 

IMG_7691

le plant de courge butternut qui envahit l’espace,
et le potager qui se fond dans le reste du jardin….

Les vacances ou prendre le temps

Bonjour !

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir vos commentaires laissés par ici alors que je pensais l’endroit complètement désert. Merci pour ces petits mots encourageants qui me donnent toujours envie de tapoter sur mon clavier.

Je suis en vacances depuis vendredi, presque deux mois de pause que j’attendais impatiemment (évidemment !). Au programme : passer du temps avec Little, préparer un peu ma rentrée (il le faut bien), lire beaucoup, écrire beaucoup, coudre beaucoup, et faire des cartons ! Il y a eu pas mal de changements dans notre vie ces derniers temps, des bonnes nouvelles et des projets qui se concrétisent, j’ai hâte de vous raconter ça.

Certain(e)s l’ont remarqué aussi, je ne suis plus active sur Instagram depuis quelques semaines. Je sentais que ce réseau social me minait petit à petit, et même si je sais pertinemment faire la différence entre le réel et la vie enjolivée sur les réseaux sociaux, il est parfois difficile de faire la part des choses, surtout dans la période de changements dans laquelle on était ces derniers temps, et je me suis laissée submergée. J’ai préféré couper court, au moins pour un moment.

Me voilà donc en vacances, il fait beau et chaud, ça sent l’été et l’indolence des longues journées sans but – le bonheur. J’ai envie de chiller dans la nature, loin du bruit de Lyon, de son bitume et de sa frénésie. Je repartirais bien au Costa Rica, tiens ! En attendant, je vais simplement savourer ce moment où Little est couché et s’endort en gazouillant, l’air devient enfin plus frais, et je peux m’allonger un moment sur le canapé pour bouquiner tranquille. Je suis dans une période où je dévore les romans de Joyce Carol Oats, j’espère trouver le temps de vous en reparler.

D’ici là, je vous souhaite une belle semaine sous le soleil, et espère vous revoir par ici ! A très vite !

 

L’inspiration du moment : comme une envie de buller face à l’océan, de déguster des jus bien frais, de sentir l’air et les embruns balayer mes cheveux sur mon dos nu… les vacances quoi !

9

source

 

 

Away

Je l’évoquais dans mon dernier Sunday Morning, en ce moment je « travaille » sur l’un de mes projets perso, il s’agit de la vidéo de notre voyage en Ecosse de l’an passé. Pour m’inspirer, je flâne sur certains blogs et comptes Instagram, je feuillette mon sublime livre « The Outsiders », et j’écoute de la musique. Pour tout vous avouer, avoir regardé Outlander juste après mon accouchement (lorsque je ne dormais plus, passais mon temps à nourrir mon bébé et à me remettre de mes émotions… ^-^ et que j’avais du temps devant moi donc) m’a donné envie de me replonger dans nos souvenirs d’Ecosse, dans son ambiance brumeuse, pluvieuse et un peu mystérieuse…

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous mes lectures internet du moment, qui m’inspirent pour cette vidéo, et qui me donnent très très envie de repartir en voyage.


Pour commencer, en restant dans le thème : le billet de Sunrise over sea où s’enchainent des clichés de l’Ecosse tous plus sublimes les uns que les autres… Leurs photos sont des merveilles, on a l’impression d’être sur les routes avec eux ! L’ambiance particulière de ce pays est particulièrement bien retranscrite je trouve. Et j’adore tomber sur un voyage d’autres personnes aussi similaire au nôtre : mêmes randonnées, mêmes routes, voire mêmes hôtels… leurs photos et les nôtres se ressemblent donc forcément un peu. Le talent en moins, pour nous !

 

 


Puis, on change totalement de décor, direction : Hawaï. L’une des destinations qui me fait le plus rêver (avec la Patagonie…). Hawaï, on pense toujours à ses plages à touristes et son côté « cocotiers+fast foods+buildings à l’américaine », alors qu’en réalité il s’agit d’un archipel d’îles dont certaines sont encore très, très sauvages. Je rêve de partir sur l’une d’entre elles, au coeur de la jungle ! En attendant, je me délecte des clichés du blog Sunrise never ends, et de son voyage tout récent de l’autre côté de la planète. Quand je vois ces photos, j’ai juste envie que ce soit l’été, qu’il fasse chaud, et que l’océan fasse entendre son ressac à quelques pas de ma porte vitrée… Bon, on est encore en mars donc je continue à rêver et à enfiler des pulls et des chaussettes, mais eh, on n’est plus si loin de la belle saison, maintenant, non ? !

 


Il y a cette photographe française aussi, qui tient une chaîne youtube, et qui, je dois vous l’avouer, me rend terriblement JALOUSE. Elle voyage partout. Ses photos sont sublimes et incitent à rêver sur la vie… Si vous n’êtes pas trop vidéos, alors vous pouvez tout simplement consulter son compte instagram qui est très inspirant lui aussi. Cabanes au fond de la forêt, paysages enneigés, barques perdues sur des lacs tranquilles… on se croirait constamment dans une pub ou dans un film, tellement l’image est belle et les décors époustouflant.

 


Pour finir, restons en France ! J’aime beaucoup le compte Instagram de Stéphanie, qui y montre surtout sa vie de famille, en maman douce et en amoureuse comblée. Depuis peu, elle a créé un blog avec son compagnon, où sont publiées quelques photos de leur vie paisible à Bordeaux, déco des chambres d’enfants, shooting photo en famille, DIY… et puis ce billet sur leurs escapades dans les « refuges bordelais ». J’ai beaucoup aimé. Je me suis rendue compte (ce n’est pas la première fois, mais j’ai tendance à l’oublier) qu’en France on a aussi plein de concepts sympas pour voyager, et surtout des tas de régions magnifiques à découvrir. Ca tombe bien ! Cet été, plutôt que de faire prendre un avion à Little et de partir à l’autre bout du monde (un temps envisagé mais j’ai finalement laissé tomber l’idée… trop galère), on a décidé de louer un mini-van et de partir faire un road-trip côté Atlantique : visite des copains, surf (à Biarritz évidemment ^-^), farniente sous les arbres et randonnées dans les Pyrénées sont au programme ! J’ai hâte !! En attendant les vraies vacances en famille, je me régale en commençant doucement à les préparer et les organiser. Et vous, vous avez déjà planifié vos vacances d’été ? Avez vous des comptes IG ou des blogs de voyages à me conseiller ? (je suis TRÈS TRÈS TRÈS preneuse !)