La fête des saisons

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Photo : la merveilleuse table d’automne réalisée par Emmanuelle, dont la photo a été envoyée et publiée sur le blog d’Elsa

 

Chez nous, pour diverses raisons personnelles, on a décidé depuis longtemps qu’on ne célèbrerait pas de fête religieuse, Noël mis à part (car ça s’apparente désormais plus à une réunion de famille joyeuse qu’à la célébration de la naissance de Jésus… et que cette tradition est, décidément, bien trop ancrée encore dans nos familles). Pas de fête pour Pâques, pas d’Épiphanie, de Chandeleur, ou autre…

Par contre, on a instauré de nouvelles fêtes, païennes elles, qui nous plaisent beaucoup : les fêtes des saisons.

Évidemment, je n’ai rien inventé, j’ai trouvé cette idée sur un blog, celui d’Elsa, blog que j’aime tant : Merci qui, merci Montessori. Là, j’ai découvert que des tas de famille avaient instauré cette pratique : célébrer le changement de saison, l’arrivée d’une nouvelle et la fin d’une précédente.

J’ai immédiatement adoré le concept. Mon côté instit a apprécié les bénéfices pédagogiques d’une telle démarche pour les enfants : ces célébrations participent à la construction des notions de temps qui passe, de cycle… J’aime le rôle central de la nature dans ces fêtes : on observe les éléments qui changent d’une saison à l’autre, on collecte des feuilles, des fleurs, des fruits, des graines qui symbolisent une saison… Le toucher, la vue, l’odorat, tous les sens sont sollicités pour appréhender ces transitions. C’est aussi l’occasion de partager un moment de joie avec ses enfants, de les voir s’émerveiller, et pourquoi pas de leur faire plaisir avec un petit (petit petit) cadeau pour marquer le coup.

Chez nous, Little est conquis. Il se souvient extrêmement bien des fêtes des saisons passées, des activités réalisées pour l’occasion (j’en donnerai quelques exemples plus bas), des cadeaux reçus. J’ai vraiment envie que ces célébrations continuent de rythmer son enfance et notre vie de famille, d’enrichir ses connaissances et d’éveiller sa curiosité. Je compte bien ne rien lâcher pour ancrer et faire perdurer ces pratiques, même si ça prend du temps et demande un peu de  préparation.

Pour faire simple, la fête des saisons consiste en une journée, ou un après-midi, ou une soirée, ou un week-end entier, dédiés au passage d’une saison à l’autre, et ce moment est marqué par des activités symboliques en lien avec la saison.
De manière générale, pour fêter une saison, on peut simplement :

– lire des livres sur le thème (les albums de Rotraut Susanne Berner sont parfaits, entre autres, mais il existe des centaines d’ouvrages jeunesse dédiés aux saisons)

– organiser un repas spécial, un peu festif, avec des aliments de saison

– faire une balade en famille en se fixant un objectif précis en lien avec la saison (exemple : récolter des mûres/du raisin/des châtaignes pour la fête de l’automne, observer des empreintes d’animaux dans la neige pour la fête de l’hiver – si vous vivez en altitude et qu’il neige avant le 20 décembre ^-^, cueillir des fleurs des champs et tresser des couronnes pour le printemps, capturer (délicatement) des insectes et les mettre dans une boîte d’observation avant de les relâcher, pour le passage à l’été… etc…)

– organiser une chasse au trésor, semer des indices, offrir des bonbons, des chocolats ou un petit cadeau

– apprendre une chanson ou une poésie sur le thème de la saison abordée

– préparer avec ses enfants une table des saisons qui restera visible tout au long de la saison, et sur laquelle ils disposeront des éléments caractéristiques récoltés dehors, mais aussi fabriqués, des livres de la bibliothèque en lien, des objets aux couleurs de la saison, bref tout ce qui pourra s’apparenter à la saison abordée.

 

Dans ce billet, long car je l’ai voulu le plus complet possible, vous pourrez trouver :
1. des idées d’activités pour fêter chaque saison
2. des questions sur le besoin, ou non, d’offrir un cadeau lors de ces occasions
3. un récit de nos propres fêtes des saisons de l’an passé

 

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         Voici en images et en liens, quelques idées pour célébrer en famille le passage des saisons. En espérant que ça vous donne envie à vous aussi, et que vous vous lanciez dans ces nouvelles traditions. L’idée n’est pas de tout faire, loin de là, mais de piocher une ou deux idées pour cette journée de fête, si vous le souhaitez d’y ajouter un petit présent (voir plus bas la partie consacrée à ce sujet), et de garder les autres idées pour les années suivantes.

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Une jolie table des saisons, aux couleurs de l’automne…  source

Des idées pour célébrer la fête de l’automne :

– passer la soirée dehors et faire un feu de camp
– observer les étoiles
– camper en famille
– ramasser des feuilles de toutes les couleurs, puis en faire des guirlandes décoratives, ou les coller sur les fenêtres pour créer une ambiance automnale
– avec des éléments naturels collectés dans la nature, fabriquer un hôtel à insectes (paille, glands, bogues, feuilles, bâtons…)
– jouer à la marchande des saisons avec de vrais légumes et autres : noix, courges, patissons, noisettes, glands, etc… Utiliser l’étal de marchande que les enfants ont, souvent, déjà dans leur chambre, et remplacer les aliments en bois ou plastique par de vrais aliments caractéristiques de la saison (on évitera le raisin, cela dit, sauf si on a envie de tout nettoyer après  ^-^). Jouer avec les petits paniers, les caddies, les prix, la fausse monnaie, pour les plus grands écrire le nom des aliments sur l’ardoise de l’étal, composer des menus imaginaires avec ces ingrédients…
– organiser en famille un repas de fête, en élaborant tous ensemble le menu, en cuisinant ensemble, puis en dressant une belle table de fête avec une nappe aux couleurs de l’automne, des petits éléments de décorations naturels, des bougies…

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Des idées pour célébrer la fête de l’hiver :

– faire fondre des cubes de glace dans lesquels sont figées des figurines d’animaux
– dessiner et/ou découper des flocons de neige
– réaliser un gâteau et le saupoudrer de sucre glace pour créer un décor polaire, puis le décorer de petits éléments de saison (type ceux qu’on trouve sur les bûches de Noël, ainsi que quelques figurines d’animaux Schleich par exemple, ours polaire, pingouin…)
– dîner à la seule lumière du sapin de Noël
– construire une cabane-grotte d’ours dans le salon, à base de couvertures, draps, plaids et coussins, et jouer à hiberner (ou dormir vraiment dans la cabane !)
– préparer tous ensemble des sablés à la cannelle pour le goûter

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Des petites figurines d’animaux polaires, des glaçons et des blocs de glace (tupperware ou bols…), hop tout ça dans la baignoire, ou une grande bassine, et c’est parti pour un jeu sollicitant tous les sens de l’enfant – source

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Pour vous inspirer et avoir une idée très concrète d’une fête de saison, voici le déroulement complet de la fête de l’hiver chez Elsa : ici. J’aime énormément l’idée des lutins de l’hiver, que j’avais déjà vue chez Julie (son blog : 2 louveteaux homeschoolers). Je vous encourage vivement à lire l’article de Julie sur son Lutin de Noël, je trouve toutes ses idées fantastiques, ça m’a donné très envie d’organiser la même chose moi aussi (mais cela demande beaucoup de préparation, et cette année ça ne va pas être possible DU TOUT… ^-^). Sur le blog dansmabulleilya vous pouvez trouver un article similaire racontant les tribulations de Tricotin, le lutin de Noël.

 

Des idées pour célébrer la fête du printemps :

– pique-niquer sur l’herbe
– semer des radis
– organiser la chasse aux diamants des lutins (sur une fabuleuse idée d’Elsa, encore et toujours, à lire ici)
– fabriquer des fleurs en papier, des guirlandes en perles aux couleurs vives
– réveiller la nature en agitant des clochettes partout dans le jardin (ou sur le sentier de promenade, en forêt…)
– préparer un rainbow-cake
– organiser une collecte de déchets (sur la plage, dans son village, dans son quartier…) en lien avec le grand nettoyage de printemps
– découper des silhouettes d’hirondelles à fixer sur les vitres pour décorer
– tresser des couronnes de pâquerettes ou réaliser des tissages végétaux

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Des idées pour célébrer la fête de l’été :

– concocter une salade de fruits frais
– aller se baigner au lac, à la rivière, à la piscine, à la mer…
– sortir les jeux de plage pour jouer dans le sable
– proposer un bac sensoriel sur le thème de l’océan, de la plage/des vacances d’été, des tropiques, de l’Australie… bref, autour d’un thème qui respire la chaleur et l’iode
– faire une sortie en paddle ou en pédalo
– fabriquer des glaces maisons
– faire une bataille d’eau
– décorer un arbre du jardin
– préparer un apéro avec des produits de saison (melon, tomates cerises…) ou un barbecue
– fabriquer un jeu de pêche à la ligne
– installer une petite cuisine d’extérieur, à base de seaux, de vieilles casseroles, d’ustensiles qu’on n’utilise plus (ou tout simplement, un vieux jeu de dinette en plastique qui ne craint plus rien), et laisser les enfants patouiller, faire leur popote de cailloux, bâtons, terre, herbe… leur donner un peu d’eau pour lier tout ça, bien sûr… ^-^
– composer des bouquets
– observer, trier des coquillages, créer des compositions de land-art
– cuisiner et déguster un gâteau du soleil (tarte au citron, ou gâteau yaourt au citron…)

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Une pêche aux grenouilles, fabriquée avec des balles de ping-pong et de vieilles intercalaires vertes… source

 

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Des cadeaux ?
Si vous vous souvenez de mon billet concernant les jouets et cadeaux pour enfants, vous vous rappelez peut-être notre démarche pour moins gâter notre fils, et surtout moins consommer. Offrir des cadeaux, acheter constamment de nouvelles choses, cela ne fait pas partie de ce que l’on veut lui transmettre alors pourquoi ferait-on une exception pour les fêtes des saisons…?
Voici comment ça se passe, concrètement : ce n’est pas parce qu’on essaie de réduire notre consommation qu’on n’a pas des envies ou des besoins d’achats pour Little. Si par exemple, je constate qu’il est très porté sur les planètes ou qu’il parle beaucoup des serpents, je sens que son intérêt est vif et a besoin d’être nourri, alors je note dans un coin de ma tête qu’il me faudra apporter de quoi répondre à ses questionnements. Mais je n’offre rien dans la minute, je ne lui achète pas immédiatement un livre ou un jeu sur le sujet, je collecte au fil de l’année les petites choses qui correspondent à ses centres d’intérêt, et la fête des saisons devient alors l’occasion idéale pour lui offrir ces présents.

Dans le passé, j’ai parfois eu la tentation d’offrir de petits rien comme ça, sans raison particulière, parce que je savais que cela leur faisait plaisir et relancerait leurs jeux : un sac de billes, un livre, une belle boite de pastels… Je fonctionne autrement à présent : lorsque j’ai une bonne idée de cadeau, j’acquière l’objet et je le mets de côté. Il est offert à l’occasion d’une fête quelconque, et il fait doublement (triplement !!) plaisir de ce fait. L’histoire de l’évènement reste attachée à lui – on peut dire : « Tu sais, le vélociraptor que vous aviez reçu pour la fête du printemps ?« .

Elsa – Merci qui, merci Montessori

Little se souvient exactement : le cachalot et la pieuvre Schleich que j’ai eus pour la fête de l’été ! Le puzzle en bois que j’avais découvert pendant la chasse au trésor de la fête du printemps…! Le livre de l’hiver que j’ai reçu pour la fête de l’hiver !
Ces petits cadeaux sont rattachés au souvenir de moments joyeux et emplis de sens. Ils prennent alors une dimension plus importante, plus symbolique, moins matérielle, et j’ai le sentiment qu’ils ne participent pas de l’amoncellement de jouets qu’on offre sans raison et dont on « gave » un peu les enfants (pardonnez-moi l’expression…). Bien sûr, ça peut marcher aussi pour d’autres fêtes n’est-ce-pas ? Tel cadeau d’anniversaire dont on se souvient particulièrement, par exemple…

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On voit bien ici qu’il ne s’agit pas de trouver vite fait un cadeau à offrir pour la fête des saisons, ça n’aurait aucun sens. On peut très bien les célébrer sans aucun présent et ça serait tout aussi chouette. Disons plutôt que j’aime l’idée de profiter d’une occasion particulière pour offrir des cadeaux utiles, qui attendaient leur moment, et que les fêtes des saisons s’y prêtent particulièrement bien. Mais si, la veille du solstice d’été par exemple, je n’avais aucun cadeau à offrir pour la fête du lendemain, hors de question de filer au magasin de jouets ou à la librairie pour prendre un cadeau en vitesse, ça irait à l’encontre même de notre façon de penser, ce serait juste consommer pour consommer.

De même, la décoration et les petits objets des saisons dont je vous parlais (sur la Table des Saisons, ou pour décorer la table lors de votre repas festif, ou encore pour égayer la maison aux couleurs de la saison…) ne devraient pas être des prétextes à consommer chez Action ou Hema… Je m’en voudrais terriblement si mes articles de blog poussaient certain(e)s d’entre vous à la consommation, ce serait l’exact opposé de ce que je souhaite. Pour moi, célébrer les saisons, cela s’inscrit dans une démarche plus globale d’éducation responsable, de pédagogie active et positive, et de respect de la nature (puisque le but, quand même, c’est de l’observer, cette nature, de s’y immerger, et d’apprendre ou réapprendre à la respecter). Si fêter les saisons devient un prétexte à faire les magasins, dépenser de l’argent et consommer inutilement, je crois qu’on passe complètement à côté du sujet, non?

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Une magnifique table d’automne, photo envoyée par Sabrina sur le blog d’Elsa. J’adore les petits champignons maisons, et la guirlande lumineuse…

En réalité, on peut tout à fait célébrer les saisons sans offrir de cadeaux, surtout si l’on continue de fêter les autres événements du calendrier, Pâques, Noël, anniversaires, etc… Les occasions d’offrir des présents à nos enfants sont nombreuses. Mais j’aime me rappeler les conseils du précieux ouvrage Parents tout simplement (à propos des jouets, mais qu’on peut élargir à tous les cadeaux en général) :

L’attention que l’enfant accorde à chaque jouet est réduite, rognée par la surabondance.

Alors chez nous, même si on adore faire des cadeaux et qu’on a très envie de faire plaisir à Little, on essaie de limiter les surprises et les présents, et de les circonscrire dans des moments balisés, attendus, et symboliques, dont Little se souviendra longtemps.

 

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Nous avons commencé à fêter les saisons l’année dernière, lorsque Little a eu trois ans, car il commençait à appréhender le passage du temps, le rythme et les cycles de la nature, à poser des questions sur l’environnement, grâce notamment à notre jardin et à nos nombreuses balades en forêt.

La fête de l’automne l’a beaucoup marqué. Nous l’avions fêtée un dimanche, le temps était typique d’une journée d’automne, frais, nuageux, avec les odeurs de feux et d’humidité, et une lumière si particulière, encore chaude d’été. Nous avons roulé jusque dans le Beaujolais (les petites montagnes que l’on aperçoit à l’horizon, depuis notre maison perchée) et fait deux randonnées dans la forêt puis les vignobles. En voiture, nous avions traversé des tas de villages très charmants. Little avait pris son goûter en balade, c’est toujours un moment qu’il apprécie beaucoup.
Au retour à la maison, la nuit commençait à tomber, j’ai dressé une nappe rouge imprimée de feuilles argentées, on a installé plein de bougies sur la table, et tous les petits trésors de nature glanés lors de notre marche : mousse, bâtons, rondins, glands, même des champignons. On a aussi mis en scène quelques animaux Schleich, ceux de la forêt, au milieu de ce décor naturel, et on a ajouté les arcs en ciel Grimm’s aux couleurs de l’automne. Robinson a cuisiné une délicieuse sauce tomate, et on a dîné aux chandelles (d’autres petites lampes étaient allumées dans les coins de la pièce, quand même…). Puis, Little a longuement joué avec les figurines et les éléments de la forêt. Il a un souvenir très précis de cette fête là, pourtant très simple (c’était ma première, j’avais un peu improvisé ^-^).

Pour la fête de l’hiver, j’avais un peu plus anticipé (mais rien de fou non plus, vous allez voir). J’étais passée chez Lush pour acheter un cadeau de Noël pour ma belle-sœur, et j’en avais profité pour prendre une boule effervescente pour Little. C’était une belle boule bleu et rose scintillante, qui colorait le bain après avoir pétillé et répandu dans l’eau des nuances pailletées d’aurore boréale.
J’avais aussi sélectionné parmi ses animaux Schleich (et oui, toujours eux…) ceux qui s’apparentaient à l’hiver : ours polaire, cerf… et acheté un loup blanc, en plus ( = le petit cadeau). Je les avais mis dans des récipients emplis d’eau et les avais placés au congélateur. Le jour J, on s’est retrouvés avec de gros glaçons et des animaux prisonniers à l’intérieur… Au moment du bain, j’ai apporté les blocs de glace à Little, qui a adoré le concept. Il les a touchés, a essayé de les casser, puis il a réfléchi deux secondes et, avisant son bain chaud qui attendait, a balancé les glaçons-animaux dedans et les a fait fondre pour libérer les figurines ! (J’étais sciée qu’il trouve aussi rapidement la solution de la fonte par la chaleur… ). Puis il s’est mis au bain lui aussi, il a observé les blocs fondre lentement et libérer progressivement les animaux. On a remarqué que les petits animaux dans les petits blocs étaient libérés plus rapidement, que les très gros animaux étaient ceux qui restaient pris au piège le plus longtemps… Cette petite activité a permis à Little de faire une expérience scientifique intéressante et adaptée à son âge et sa curiosité.
Lorsque les animaux ont été libérés, on a jeté la boule-aurore-boréale dans l’eau et la magie a commencé.
Encore une fois, c’était très simple, et les moments de fête n’ont pas duré spécialement longtemps, mais Little se souvient très précisément de ces célébrations.

Pour la fête du printemps, je n’avais presque rien anticipé, si ce n’est les présents et l’achat de chocolats…
J’ai préparé une chasse aux chocolats dans notre jardin (eh oui, comme on ne fête pas Pâques, je peux reprendre le thème du chocolat sans problème ^-^ ) avec une petite carte au trésor très simple pour lui donner des indices et solliciter son sens de l’orientation et ses repères topologiques (exemple : sous le cèdre, en bas des escaliers, devant la porte de garage, etc… tout cela à l’aide de petits dessins, bien sûr, Little ne sachant pas encore lire).
Little était en plein dans une période « passion océan » : il a donc reçu une boîte de Legos 3 en 1  » requin, poulpe, baleine, poisson pêcheur » et une seconde boîte pour construire une péniche. Ces cadeaux étaient assez conséquents, je vous l’accorde, mais depuis quelques mois j’avais remarqué que Little traversait une période sensible portée sur la construction minutieuse et le suivi détaillé d’un mode d’emploi. Je trouvais ça formidable que, d’un coup, il se mette à suivre pas à pas les modèles du peu de Legos qu’il possédait, et les construise et reconstruise patiemment, sans se lasser, sans rien oublier. J’avais envie d’approfondir cette compétence et d’entretenir son intérêt, et ces deux nouveaux Legos me tentaient beaucoup. Typiquement, c’est le genre de cadeaux qu’avant, j’aurais été capable de lui offrir sans occasion particulière, juste pour lui faire plaisir et « battre le fer tant qu’il est chaud ». Mais dans cette nouvelle démarche de simplicité et de slow-consommation, j’ai trouvé cela plus judicieux de les cacher un moment, d’attendre une occasion spéciale, et ainsi de leur donner encore plus de valeur aux yeux de mon fils. Ça n’a pas loupé ! Ces deux boîtes de Legos ont été plébiscitées durant de longues, longues heures de jeu. Ce sont les deux plus usées de toute sa collection je pense ^-^

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Enfin, la fête de l’été, une réussite ! C’était un mercredi caniculaire. J’avais eu un peu plus de temps pour m’organiser puisque, enceinte, je ne travaillais plus et restais à la maison. La passion « fonds marins » de Little ne s’étant pas éteinte (au contraire !) j’avais investi dans deux nouvelles figurines Schleich (toujours dans l’idée d’agrandir sa collection de manière raisonnée et justifiée), des animaux dont il parlait constamment et qui le fascinaient : un poulpe et un cachalot. Puis, je n’ai utilisé que des objets que je possédais déjà : du colorant alimentaire, un bac en plastique, du sable de notre bac à sable, des coquillages de notre collection (on en ramène chaque année de nos vacances à la mer, je les nettoie et on les stocke dans une boîte en métal pour les activités de tri et d’observation de type Montessori…) et des cailloux de verre, des perles colorées et translucides, le genre qu’on met dans les aquariums pour décorer vous voyez ? (Je les avais achetées, une fois, dans un Babou ou quelque chose comme ça…). Ah, oui, j’ai juste acheté chez Botanic une petite plante en plastique lestée spéciale aquarium, je l’avoue…

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Avec tout ça, j’ai préparé un bac sensoriel sur le thème de l’océan : j’ai mis du sable sur le côté du bac, rempli le bac d’eau que j’ai colorée en bleu avec le colorant alimentaire, disposé les coquillages dans le sable, ainsi que tout le reste des éléments. J’avais placé une bâche sur une des terrasses, à l’extérieur, afin que Little puisse jouer et patauger et s’exprimer en toute liberté, sans crainte de mouiller ou salir. Le bac sensoriel a eu beaucoup de succès, Little a voulu le remplir deux ou trois fois, et a longuement joué avec les figurines. Le cachalot et le poulpe ont rejoint la ménagerie de la salle de bain et chaque soir Little s’amuse avec eux dans la baignoire.

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Après le bac sensoriel, j’ai préparé un pique-nique, les sacs de baignade, et j’ai emmené Little se baigner au plan d’eau à côté de chez nous. Il y a une petite plage de sable, des installations en bois pour jouer, on a planté le parasol et sorti les seaux, les pelles… Little a fait trempette mais surtout on a beaucoup, beaucoup, joué dans le sable. On s’est régalé des sandwich et crudités du pique-nique (et, bien sûr, des chips, parce-que bon c’est la base d’un pique-nique même si c’est très, très mauvais pour la santé ^-^ ).
Cette journée très chaude et ensoleillée a été une pure réussite et Little était vraiment heureux. Je garde un merveilleux souvenir de ce moment tous les deux.

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Et voilà, ce long long billet s’achève, je pense avoir fait le tour mais si vous avez des questions (ou si vous n’êtes pas d’accord sur certains de mes propos 😉

), surtout n’hésitez pas. J’espère que ces idées vous inspireront et vous donneront envie de célébrer, vous aussi, le passage des saisons. Et si c’est le cas, je serai ravie d’avoir vos retours, témoignages, et même photos de vos fêtes des saisons !

À bientôt

Les jouets #2 Conseils et liste d’essentiels

Have less.

Do more.

Be more.

Suite au premier article concernant la nécessité de simplifier les chambres de nos enfants, et de consommer moins mais mieux, même pour les jouets, voici donc, dans un premier temps, les liens vers mes tableaux Pinterest vous proposant des idées de cadeaux selon l’âge de l’enfant, ainsi que des activités et des jeux avec les petits, puis dans un second temps une liste de jouets qui reflète bien ce à quoi ressemblerait ma ludothèque idéale, respectueuse des besoins et du développement des enfants.

 

MES TABLEAUX PINTEREST

Cadeaux pour enfants autour d’un an

Cadeaux pour enfants 1 à 2 ans

Cadeaux pour enfants 3 ans

Activités types Montessori avec les touts-petits / petits

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QUELS JOUETS POUR MON ENFANT ?

  • une boîte de kaplas : on peut tout faire avec ça. Construire des routes, des ponts, des maisons, des tours, des barrières pour les animaux… Le bois brut et la forme simplifiée des petites planchettes lui confèrent une infinité de possibles. C’est à l’enfant d’y voir ce qu’il veut ou ce dont il a besoin pour tel ou tel jeu.
  • des Duplos, beaucoup de briques et d’animaux. Ce jeu de construction pour le premier âge, bien qu’en plastique, trouve grâce à nos yeux. C’est l’un des jeux avec lesquels Little a le plus joué. On a emporté notre sac/tapis de Duplos partout avec nous : dans le van au bord de l’océan, dans la tente à la montagne, chez les grands-parents à Noël, sur la terrasse, dans le jardin, dans la chambre, chez les copains, sur la terrasse des bars en été, dans le chalet de montagne en hiver… Le rapport prix/usage est largement amorti, c’est un des meilleurs investissements qu’on ait pu faire pour les trois premières années de notre fils. Et la solidité de ces Duplos est incroyable, on sait qu’ils seront encore en état pour un deuxième voire un troisième enfant (voire nos petits-enfants !!! )
  • des animaux Schleich. Ces petites figurines en plastique sont d’une qualité incroyable, et le réalisme des animaux est saisissant. C’est un petit investissement car cette marque n’est pas donnée, un animal coûte entre 5 et 15 euros, donc autant vous dire qu’il faut investir un peu pour se constituer un zoo digne de ce nom ! L’idée, c’est de fonctionner par famille (mâle, femelle, bébé) mais aussi par environnement (des animaux de la savane, de la ferme, de l’océan, de la forêt…). Ces figurines permettent aux enfants d’avoir des jeux d’imagination bien sûr, mais aussi de catégoriser et de classer. Chez nous, les animaux Schleich sont régulièrement sortis, parfois pour jouer dans la petite maison de poupée, parfois pour les aligner, parfois pour les mettre dans le bain, parfois pour les ranger dans des enclos de Kaplas… On les utilise aussi pour les fêtes des saisons (un article sur le sujet arrive très bientôt). Vu leur prix, on en achète un de temps en temps pour une occasion : pour la fête de l’été, le 21 juin, Little a reçu un cachalot et un poulpe, animaux de l’océan qui allaient avec le thème de la fête. Lorsque son papa est parti en déplacement pro à l’étranger pendant une semaine cet hiver, il lui a offert avant de partir un requin tigre pour lui dire qu’il penserait à lui et qu’il allait lui manquer. Toute la semaine, Little n’a pas quitté le requin, il l’a trainé dans toutes les flaques, sur tous les sentiers de forêt, dans son lit, dans son bain… On en a commandé quelques-uns à Noël aussi, et il se peut que pour son anniversaire avec ses copains, je suggère à chaque maman (et papa, hein, je sais bien qu’ils sont investis eux aussi ^-^) d’acheter comme unique cadeau une figurine de l’animal préféré de leur enfant, afin d’augmenter la collection petit à petit.

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Lorsqu’il sera plus grand, on pourra utiliser les figurines pour des classifications plus pointues, plus poussées, plus scientifiques. Observer les pattes des animaux, classer les vertébrés/invertébrés, les vivipares/ovipares, rattacher chaque espère à son continent, etc… tout cela en lien avec la pédagogie Montessori.

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  • des puzzles, beaucoup de puzzles. J’ai commencé assez tôt à en proposer à Little. Les premiers lui ont été offerts pour ses deux ans, de gros puzzles à 2 ou 3 pièces seulement. Ils étaient vendus sans le modèle, j’avais donc photocopié en couleurs les puzzles, plastifié et coupé, afin de créer des modèles et des supports pour débuter. Progressivement, je lui ai proposé des puzzles de plus en plus complexes. Aujourd’hui, en fin de petite section, Little est capable de réaliser des puzzles de 48 pièces sans modèle. Mais ç’a été un apprentissage long, accompagné, et laborieux, car il n’aimait pas trop la difficulté lorsqu’il était plus petit. j’ai dû lui apprendre à trier les pièces, les bords d’un côté les milieux de l’autre, les couleurs similaires, etc… en gros, il a fallu lui enseigner la méthodologie du puzzle. Tout cela est très important car ça participe au développement d’autres facultés plus globales (repérages spatiaux, esprit logique, déduction, capacités d’analyse et d’observation…). Le puzzle, c’est essentiel, il ne faut pas hésiter à en proposer encore et encore et à apprendre aux touts-petits des techniques pour les réaliser (souvent, ils ont tendance à abandonner très vite car c’est une activité complexe. Il ne faut pas se décourager, mais reproproser encore et encore, prendre le temps, dédramatiser…).

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J’achète les puzzles dans les vides-greniers, il y en a toujours des tas et des tas, pour pas grand-chose. Je privilégie ceux en bois qui tiennent plus longtemps et sont plus beaux, et je n’achète pas de puzzles de franchise (Disney et compagnie) (ma mère s’en charge … ^-^ donc Little en a quand même, mais bon…). J’ai des puzzles des lettres, des planisphères, des puzzles de livres et albums jeunesse, mais surtout d’animaux dans leur environnement, le top pour la pluridisciplinarité…!

  • une caisse d’accessoires et d’outils d’arts plastiques, de création, pour fabriquer des choses… de la colle, des perles, du tissu, des lacets, etc…
  • une belle boîte de crayons de couleur : alors ça c’est l’achat du siècle. Au départ, comme tout le monde, je donnais des crayons du supermarché ou autre à mon fils. Puis, en lisant un article d’Eve sur son blog, j’ai réalisé que si moi j’aimais travailler avec de beaux outils adaptés, pourquoi pas Little ? J’ai donc investi dans une belle boîte de crayons de couleur haut de gamme, avec différentes nuances d’une même couleur. 24 crayons, pour notre fils de 2 ans et demi. Au départ j’étais sceptique. Mais ç’a tout changé pour lui. Il s’est mis à dessiner de plus en plus, à expliquer ses choix de couleurs, à s’intéresser aux nuances. Il prend soin de son matériel et aime aligner les crayons en dégradé dans sa boîte. Avoir des outils de qualité lui a donné envie de faire bien, de s’appliquer, de soigner son travail et son matériel. Si petit, c’était incroyable… ! Là où au même âge il aurait laissé traîner les feutres sans leur capuchon, appuyé comme un fou sur les mines, délaissé les mauvais crayons de couleurs qui font des couleurs pâlichonnes, il a vraiment investi cette boîte de crayons et on l’a emportée partout avec nous elle aussi (vacances, week-end, jardin, sorties au bar, plage…). Après tout ce temps et cette utilisation intensive, il était temps d’en changer, certains crayons sont minuscules à force d’être taillés et inutilisables. Pour ses 4 ans en août, on a prévu une nouvelle boîte de couleurs, une gamme encore au-dessus, 36 crayons Faber-Castel cette fois. La boîte est si belle, les crayons si fins, les couleurs si intenses, que l’objet donne envie de s’asseoir et de dessiner, de s’appliquer, de créer… Je rejoins vraiment Eve sur ce sujet : les enfants ont besoin de matériel de qualité, même si cela coûte un peu plus cher. Au final, cette première boîte que Little a possédé était un investissement, certes, mais quand on voit comme il l’a utilisée, le rapport « cost per use » si je puis dire est clairement minime !couleurs(apparté : les ergothérapeutes et les psychomotriciens conseillent souvent de ne pas donner de feutres aux enfants avant la fin de la maternelle, car le feutre ne participe pas au bon développement de la motricité fine de l’enfant. Le crayon de couleur oblige l’enfant à appuyer et l’aide à muscler ses doigts encore patauds, cela fait partie du bon développement nécessaire à l’apprentissage, plus tard, de l’écriture. Un enfant qui n’utilise que le feutre risque d’avoir une main moins agile, une dextérité moins développée, des doigts moins musclés qu’un enfant qui aura l’habitude d’appuyer sur son crayon, de colorier avec des couleurs, etc… En plus, le feutre ce n’est pas terrible, ça tâche, ça fait des trous dans la feuille, les couleurs qui se mélangent font du marron-moche, le noir bave dans les autres coloris… Bref, chers parents de jeunes bambins, rien de sert d’investir dans un seau de feutres, préférez plutôt une belle boîte de crayons de bois ! )
  • maintenant que Little est plus grand, les Duplos font la place aux Legos. Little adore les petits Legos et aime passer des heures (oui oui ! ) à construire des animaux marins, des engins, des maisons… Ce qu’il préfère, c’est suivre les modèles étape par étape, mais ça c’est typique de son esprit logique et mathématique et ce n’est pas de sa maman qu’il le tient 😉
  • des jeux de société : les jeux Haba et SmartGames sont nos préférés. Ils sont un peu chers (entre 20 et 30 euros la boîte) mais ils sont PAR-FAITS, vraiment intelligents et adaptés. Je ne peux que vous conseiller le jeu du Verger, l’incontournable, le grand classique, un jeu de coopération Haba qu’on peut sortir avec un petit dès 2 ans 1/2 – 3 ans. Chez nous, on adore se faire un apéro-verger : pendant que le dîner mijote, Little installe le plateau, les petits fruits en bois (trop mignons), les petits paniers, le puzzle du corbeau, puis on s’installe en famille avec notre verre de jus, de bière, de sirop, de vin au choix, et on se fait une partie tous les trois juste avant le dîner. C’est très agréable, et le principe du jeu collaboratif c’est que soit on gagne tous ensemble, soit on perd tous ensemble, ce qui permet à l’enfant de relativiser l’échec et d’apprendre à perdre (parce que, ça aussi, c’est un sacré apprentissage !! ).vergerbahuts
    On a aussi le jeu des Bahuts Malins, chez SmartGames, qui se joue seul avec un petit livret de modèle. C’est un jeu de logique, de réflexion, de topologie, encore une fois extrêmement bien pensé.
    Pour compléter cela, nous avons des memory, un jeu de cartes pour jouer à la bataille, un petit jeu tout simple de plateau où il faut lancer un dé et déplacer une petite grenouille sur les nénuphars, ce qui permet à l’enfant d’apprendre à se déplacer sur un plateau de jeu (et c’est une compétence pas si facile que ça à acquérir car il faut compter correctement, sans prendre en compte la case sur laquelle se trouve le pion, etc…) et nous empruntons régulièrement d’autres jeux SmartGames à la ludothèque à laquelle nous sommes abonnés, ce qui permet de découvrir plein de jeux sans se ruiner ni se lasser.
    Nos proches ont offert d’autres jeux à Little, plus classiques et plus… stimulants, bruyants, comme Bourricot (le cheval sauvage sur lequel il faut poser des petits éléments sans le faire ruer) mais il accroche moins. Encore une fois, les trucs trop élaborés, qui bougent tout seul, qui excitent les enfants, ont souvent moins de succès chez nous que le jeu simple, efficace, inusable.
  • un train électrique en bois et des cubes en bois. Il y a un côté fascinant pour l’enfant, à regarder une locomotive tirer des wagons sur les rails de bois qu’il vient d’installer dans sa chambre. Même si c’est un jeu qui est sorti un peu moins souvent que les autres cités plus haut, il fait partie des classiques qui, me semble-t-il, sont intéressants pour un petit enfant. Les notions d’espace, d’assemblage, de logique, d’analyse entrent en jeu lorsqu’on construit le circuit du train puis qu’on éprouve la satisfaction de le voir avancer sur le parcours, monter les côtes, traverser les ponts, passer sous les tunnels, ressortir sous une montagne… Les cubes en bois permettent de compléter les décors en créant autour du circuit des villages, des tours, à la manière des Kaplas. Notre train en bois est un Lidl et il est d’excellente facture ! Pas la peine de se ruiner.

    train bois
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  • un arc-en-ciel Grimm’s. C’est beau, c’est en bois, c’est solide, et c’est multi-usage. On peut jouer avec pour créer des ponts et des tunnels pour les petites voitures, les trains, les figurines d’animaux Schleich. On peut les empiler de différentes manières pour construire des tours et s’amuser avec l’équilibre et les poids. On peut les agencer les uns par rapport aux autres sur le sol pour créer des œuvres d’art éphémères, des sortes de mandalas colorés, en bois. On peut les utiliser comme référent pour faire des activités de tri de couleur : sous l’arche bleu, tous les objets bleus !

empilement-montagnes-grand-modele

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grimms

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Petites voitures, crayons, cubes, billes, etc… J’aimerais posséder tous les jouets en bois de la marque Grimm’s car je les trouve beaux, solides, doux, poétiques. Mais ils sont aussi très chers. Un jour, j’investirai peut-être dans les petits lutins de couleur, ou dans un puzzle d’encastrement en bois. Mais je suis déjà très contente que Little ait l’arc-en-ciel, un joli cadeau qu’on s’est fait offrir à Noël il y a deux ou trois ans.

lutins et bois

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  • une poupée toute simple, en tissu. Plus elle est sophistiquée, plus elle réduit les possibilités de jeux. Celle proposée ci-dessous vient de chez Jacadi et elle est soldée à moins de 10 euros !

poupée
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« Plus la poupée est basique, plus l’enfant peut se projeter dans sa relation avec elle »

 

  • une malle de déguisements, tissus, accessoires.
  • une petite cuisine avec de la dinette en bois, des aliments en bois, et même des contenants récupérés dans la vraie cuisine (emballages, boîtes de beurre, conserves vides, bouteilles, flacons…)
  • un bout de jardin ou un bac de terre, pour patouiller, expérimenter, planter, observer…

J’ajouterais enfin cette citation du très pertinent Parents, tout simplement, pour conclure ma liste d’essentiels (et la nuancer ! ) :

La seule chose dont les enfants ont besoin, c’est de temps. De beaucoup de temps libre, l’esprit dégagé.

La frustration de n’avoir « rien à faire » est le point de départ de quelque chose de merveilleux.

 

Et puis surtout, n’oublions jamais que là où nos enfants sont le plus heureux, c’est dehors, dans la nature, avec des copains pour jouer. Les tas de feuilles mortes, le ruisseau, les arbres et les fleurs, les insectes, les oiseaux, la terre et le sable… sont autant d’invitation à créer, imaginer, raconter, jouer… que des objets en plastique colorés fragiles, coûteux en matière polluante et en argent. Non ?

kids outside

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Edit : je profite du commentaire d’une lectrice pour apporter quelques précisions. Je vous copie/colle ici ma réponse. Effectivement on pourrait croire que ma liste est excluante et qu’il faut acheter uniquement des jouets hors de prix, or ce n’est pas ce que j’essaie de dire dans ce billet (surtout pas !!). Je vous laisse donc lire ces précisions si toutefois vous aviez eu la même impression que Nathalie :

Bonjour Nathalie, merci d’avoir pris le temps d’écrire ici.
Je suis un peu embêtée car je vois tout à fait ce que tu veux dire et ce côté donneur de leçon culpabilisant, c’est exactement ce que je voulais éviter en rédigeant mes articles !!! Au contraire, je sais que si je veux faire adhérer les autres à une idée, ce n’est pas en les culpabilisant mais en étant pédagogue et dans la compréhension, alors zut zut zut c’est que je n’ai pas réussi à véhiculer mon message correctement !
D’un autre côté, ce que tu décris (le fait que tu aimes offrir des Playmobils, etc…) cela rejoint un peu mon propos : on a envie de bien faire en achetant des jouets qui nous plaisent, qui nous renvoient à nos souvenirs d’enfant, on pense bien faire. J’ai fait pareil tu sais : à Noël dernier, j’ai submergé Little de boîtes de Playmobils, me rappelant avec nostalgie comme j’avais aimé, moi, joué des heures et des heures aux Playmo… (j’ai écrit un billet sur le sujet à Noël, d’ailleurs).
D’un côté, je pense que j’étais plus enthousiaste que lui avec ces jouets, qu’il utilise un peu mais par petites tranches de 10-15 minutes, car il préfère les jouets moins « fermés », avec des possibilités plus étendues (parce qu’il a eu l’habitude de ce genre de jeux, je pense, aussi…) et qu’il est peut-être encore un peu petit pour les Playmobils, d’un autre côté, je persiste à penser qu’il y jouera peut-être plus lorsqu’il sera plus grand. En grandissant, la durée de ses jeux avec les Playmobils s’allongera sans doute.
Enfin, je ne mets pas les Playmobils dans le même sac que les autres jouets en plastique que je « critique » dans mes deux billets, au contraire je les associe plutôt aux Duplos et aux Legos dont je parle dans ma liste et que je plébiscite. Je trouve que ce sont des jeux intéressants et qu’on peut proposer à un enfant s’il accroche. Mon problème c’est plutôt que Little n’accroche pas encore. Mais ça viendra sûrement ^-^

Pour terminer, je voulais juste préciser que ma liste ci-dessus n’est pas exhaustive, et qu’effectivement on aurait pu ajouter d’autres éléments, typiquement les Playmobils. Mais aussi que les jouets que j’y mentionne ne sont pas tous hors de prix 😉 La poupée en tissu Jacadi coûte 9 euros ! Un puzzle simple (pas ceux sur les photos que j’ai choisies, qui sont en bois, massif, et faits main) coûte une dizaine d’euros aussi. Une boîte de Duplos ou de Legos vaut le même pris qu’une boîte de Playmobils… Si tu as envie de gâter les enfants de tes proches, je suis sûre que tu trouveras des choses abordables dans ma liste !!!!! 🙂
Un album de jeunesse, une ou deux figurines Schleich, un puzzle, un jeu de memory ou de 7 familles, un petit jeu de société de la marque Janod (10 euros, en carton et bois, et toujours bien pensé) type Fast and Frogs, Farm poursuit, Top 10…

Moi aussi j’ai dû réfrener mes envies et mes coups de coeur, mon désir que mon fils ait accès à toute sorte de beaux jouets, et j’ai dû mettre en sourdine mes jolis souvenirs patinés par le temps qui me faisaient croire que, si moi j’avais joué des heures et des heures avec tel jouet, pourquoi mon fils ne devrait-il pas avoir la même chose, ce serait une garantie qu’il passerait de longues et belles heures de jeu, non ? J’ai en fait compris que j’avais possédé beaucoup de jouets, petite, mais que ça ne m’avait pas forcément rendue heureuse. Par contre ça m’a peut-être fait devenir la consommatrice que j’ai été adulte (avant de raisonner cela aussi). Enfant, j’aimais déjà beaucoup acheter, posséder. Ma maison Playmobil est l’un des plus beaux jouets que j’ai eu et avec lequel j’ai joué, je ne le regrette pas. Je sais juste que j’aurais pu être aussi heureuse sans elle, sans doute. Et même si ce jouet pouvait rendre mon fils très heureux, je vois aujourd’hui qu’il n’en a pas besoin pour diversifier ses jeux, et développer son monde d’enfant. Et ça me va.

Voilà Nathalie, j’espère à nouveau ne pas avoir été trop péremptoire car encore une fois ce n’est pas du tout ma volonté !

Les jouets #1

Avoir des enfants émotionnellement sains dans l’Occident d’aujourd’hui implique de faire des choix face à l’économie de consommation.

trop jouets

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Aujourd’hui j’aimerais écrire à propos d’un sujet qui me semble important : la consommation. Mais en focalisant le propos (car sinon on en a pour des pages et des pages !) à l’un des pôles de consommation dans une famille : l’enfant.

Si vous n’êtes pas maman/papa, ne partez pas ! C’est une discussion plus générale sur notre société que cristallise ce sujet qui semble restreint. On peut dire beaucoup en ne parlant que des jouets d’un enfant. Si si.

CONSTAT

Il y a peu, Little rentrait d’un week-end à Paris chez ses cousines, un petit séjour de deux jours avec son papa. Robinson, lorsqu’il est entré dans la chambre de Little pour y vider sa valise et ranger ses vêtements, a eu un moment d’arrêt et a observé autour de lui. Puis il m’a dit : Ok, tu as raison. Little n’a vraiment pas beaucoup de jouets comparé aux autres enfants.

Nos nièces, les deux cousines de Little donc, vivent à Paris, dans un appartement.
Rempli de jouets.
Elles ont des Playmobils, des Barbies, des poupées Corolles, des Legos Friends, des tablettes, tous les DVD Disney, des peluches, une collection de chevaux et des dragons Schleich, des déguisements, des mallettes de coloriage, de bricolage, une cuisine, de la dînette, une marchande, et j’en passe…

Leur chambre, qu’elles partagent, est peine à craquer, les murs sont remplis de boîtes et de tiroirs pleins, le salon et les autres pièces sont envahis.

Bref, ce sont des enfants de 5 et 8 ans comme beaucoup d’autres, d’après ce que je peux voir.
Notre petit voisin, le meilleur copain de Little, a une chambre pleine de jouets en plastique lui aussi. Des trucs Cars et Planes (-> franchise Disney), des garages de voitures, des caisses de petites voitures, plein de DVD, et… un quad ! Un vrai quad. À MOTEUR.
Mais bon, ça c’est encore à part, laissons-le de côté.

Chez un autre copain de Little, la chambre est remplie de Playmobils. Il a tous les univers Playmo : dragons, city, animaux, pirates, chevaliers… La chambre reste belle et rangée car sa maman agence les jouets sur un tapis central, elle créé des petites scènes qui donnent envie de venir s’asseoir et de jouer. On sent, dans cette famille, qu’il y a une consommation plus réfléchie, si ce n’est réfrénée.

Voici donc quelques exemples mais je pourrais vous en citer des dizaines : des enfants de cousins, des élèves de mes classes, des connaissances ou des amis… J’en vu des chambres qui ressemblaient à des Toys’r’us, et ça m’a fait peur.

purge jouets

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IDÉAUX

Lorsqu’on a décidé d’avoir un enfant, avec Robinson, j’avais des principes assez arrêtés sur l’éducation : je désirais l’élever dans une pédagogie douce, bienveillante, lente et slow-consommation. Je ne rêvais que de jouets en bois, de vêtements cousus-main, tricotés-main, seconde-main, de vieux meubles vintage chinés et retapés, puis d’un bambin qui s’extasierait sur pas grand-chose, quelques bâtons, des cailloux, un peu de sable et des étoffes de tissus.

La réalité, comme souvent, a été un peu différente.

Les jouets en bois sont très très lourds. Little a fracassé le parquet massif de notre ancien appartement, et s’est blessé à plusieurs reprises (et nous a blessés, aussi. Se prendre une grosse locomotive en bois massif sur le pied, ça fait mal…).
Un enfant sera forcément plus attiré par le truc qui clignote en faisant du bruit et de la musique que par les pommes de pin qu’on a ramassées dans la forêt. Surtout si, dans un foyer, l’objet technologique et lumineux est rare tandis que les éléments naturels sont monnaie courante. Forcément.
Les proches ont voulu gâter notre fils et on s’est retrouvés avec un tas de jouets en plastique hyper colorés, bruyants, à pile, moches, pseudo-éducatifs, hypra-stimulants et excitants. Sauf que, ce sont des cadeaux, alors que faire ? Les jeter, les donner, les cacher sous le canapé … ?
J’ai essayé d’expliquer notre vision des choses à nos proches, de faire des listes d’idées-cadeaux pour Noël ou les anniversaires. Et puis, les gens nous connaissent, ils savent que nous ne sommes pas de gros consommateurs, qu’on fait partie de cette espèce de bobos écolos très répandues qui aime les matières naturelles, brutes, les choses simples (et hors de prix malheureusement…). 😉 Mais malgré tout, on a continué de nous offrir des jouets en plastique multi-usages sans intérêt.

(aparté : je n’écris pas cela pour critiquer et dénigrer, j’essaie juste de faire un état des lieux concis).

 

NOTRE EXPÉRIENCE AU BOUT DE 4 ANS AVEC LITTLE

Après quatre ans passés à vivre auprès d’un tout-petit, j’ai l’impression d’y voir un peu plus clair en ce qui concerne les besoins et les réels intérêts d’un enfant. Moi-même, malgré mes principes et mes idéaux, j’ai évidemment fait des erreurs, des achats idiots, j’ai consommé inutilement en pensant que mon fils avait besoin de ci ou de ça pour se développer, que ceci ou cela lui plairait et l’éveillerait, etc…
Je me dis que ce billet pourra éventuellement aider d’autres parents (ou proches ?) à évaluer les choses réellement utiles et les achats pertinents pour le développement d’un enfant. Car, concrètement, si on se soucie un tant soit peu de l’environnement et de la planète, et qu’on a envie d’avoir un rôle utile dans l’éducation d’un enfant (que ce soit le nôtre ou un neveu, un cousin, un enfant d’ami…), alors il faut prendre en considération ces deux critères avant d’acheter/d’offrir un jouet à un petit. Ce n’est pas parce-qu’il s’agit d’un cadeau qu’il faut renier ses valeurs et ses principes, non ?

En tous cas, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivée. Je n’ai plus envie de faire des cadeaux pour faire des cadeaux, d’acheter des trucs parce-que « c’est de son âge », « c’est rigolo ça fait de la musique », « toutes ces lumières il va adorer! », « c’est moins cher qu’un jeu Grimm’s en bois »… etc… Pour illustrer avec un dernier exemple, je vous parlerai d’une cousine et de son mari, qui, depuis que Little est né, le gâtent exagérément (mais c’est très mignon je trouve). Le hic, c’est qu’ils achètent énormément de choses inutiles, de trucs en plastique, des jouets qu’on utilise très très peu et qui se retrouvent vite abandonnés. Des boules en plastique pour faire une piscine à balles par exemple (jamais utilisées). Des voiture qui clignotent et chantent. Un énorme camion de chantier, qui traine dans le garage. Plusieurs peluches. Par contre, une fois, à Noël, ils ont offert un train en bois. Et ça, c’était super, on y joue encore alors que c’était un cadeau de 2016 je crois. De notre côté, j’ai bien conscience qu’on gâte moins notre petit-cousin (leur fils, donc), né il y a peu. À Noël, je n’ai acheté que deux cadeaux pour lui, mais j’ai choisi la marque Vilac, des jouets en bois, bien solides (des instruments de musique, et un toboggan à billes, un grand classique pour les moins de 18 mois). J’ai essayé d’y réflechir à l’avance, de me demander de quoi ils avaient besoin, quel jeu serait adapté pour le petit de quelques mois, et serait utilisé longtemps. Quel jouet serait assez résistant aussi pour être utilisé par un deuxième, un troisième enfant plus tard.

Je ne dis pas que je fais mieux. Mais j’essaie de raisonner ma consommation et de penser mes achats, même lorsqu’il s’agit de cadeaux (et surtout s’il s’agit d’enfants).

Gâter un enfant, c’est chouette, c’est adorable et généreux, mais ce n’est pas forcément un service qu’on lui rend. Si le jouet n’a pas de valeur, qu’il est fragile, multi-usages, trop limité dans le temps, etc… il rejoindra la pile des jouets sans valeur, et l’enseignement que l’enfant risque de tirer de tout ça, c’est : les choses sont accumulables mais je ne les investis pas, elles n’ont pas de valeur. Il peut rapidement appliquer cette façon de penser, de consommer, de jeter, à l’ensemble de sa vie.
Mais aujourd’hui, on sait bien à quel point c’est important d’enseigner la durabilité à nos enfants, la consommation responsable, l’anti-gaspillage.

Alors en offrant un jouet « jetable », quel est le message qu’on transmet à nos enfants?

Pour un enfant, une montagne de jouets, c’est une carte topographique de sa vision du monde en émergence. « Il y en a tant qu’aucun d’entre eux n’a de valeur. Il me faut autre chose ! » L’enfant à qui l’on propose autant de choix apprend à les dévaloriser tous, et se réserve toujours pour autre chose d’attirant qu’il ne possède pas.

 

CONSEILS POUR LES ANNIVERSAIRES, NOËL…

En tant que parents qui les aiment (nos enfants), nous sommes en mesure d’aider nos enfants en limitant leurs choix.

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Concernant les cadeaux des proches, on ne peut rien faire d’autre que continuer à discuter de nos convictions, faire des listes et espérer qu’ils adhèrent à nos propos. D’un autre côté, nous persistons à ne pas faire de cadeaux inutiles, à ne pas « acheter pour acheter » et à essayer de coller à nos principes lorsque nous offrons un jouet à l’enfant d’un proche.

Pour l’anniversaire d’un copain de Little, plutôt que d’acheter un petit bidule qui aurait sans doute fini par traîner dans un coin de sa chambre, on a offert un bon-cadeau pour un atelier de construction de Kaplas à Lyon. On était très contents d’allier l’utile au dématérialisé. Et la maman du petit garçon était ravie.
À un autre anniversaire, j’ai envoyé un message à la maman pour savoir ce qui pouvait plaire à son fils, en lui proposant une liste d’idées que j’avais. Des puzzles, des jeux de société, des livres ? Je n’ai pas demandé « est-ce qu’il veut des voitures, des Legos…? » car je me doutais qu’il en avait déjà des tonnes. Lorsqu’on est arrivés dans leur maison, effectivement, on a constaté que la caisse de petites voitures débordait, et que le petit garçon ne manquait de rien (surtout qu’il avait récupéré les jeux de ses ainés). La maman de l’enfant m’avait dit : un livre, oui, pourquoi pas. Joie pour moi qui adore offrir des bouquins. J’ai sorti ma casquette de maitresse d’école, réfléchi aux albums qui plaisent le plus à cet âge là (4, 5 ans), et on lui a acheté Les trois brigands, de Tomi Ungerer (un graaaand classique, et un des auteurs jeunesse les plus connus et les plus géniaux. On l’adore ici…). J’avais peur que le petit garçon ait déjà cet album, mais ça c’est ma déformation de prof. En réalité, les albums jeunesse qu’on considère nous comme des grands classiques sont très étonnement, très souvent méconnus des familles. Mais bref, ceci est un autre débat.
Je ne suis pas restée pour assister à l’anniversaire et n’ai donc pas vu le déballage des cadeaux, mais la maman m’en a reparlé à la fin de la fête (elle l’avait lu à tous les petits invités et ils avaient été captivés), puis m’a même envoyé un sms pour me dire que son fils adorait et qu’elle devait lui lire tous les jours plusieurs fois par jour ! Un autre copain qui était là ce jour-là et dont je connais bien la maman (c’est donc elle qui m’a raconté ce qui suit), a demandé à ses parents de lui acheter « Les trois brigands comme le cadeau que Little a offert à G*****  » …  Apparemment, ce cadeau a été apprécié par tout le monde et remarqué par les autres enfants. Autant vous dire que j’étais  HY-PER-CON-TENTE !

LA CHAMBRE DE LITTLE

L’attention que l’enfant accorde à chaque jouet est réduite, rognée par la surabondance.

Concernant Little à présent : nous épurons très régulièrement sa chambre et lui offrons très peu de jouets.

J’ai réservé un placard de notre sous-sol pour ranger les jeux « off », c’est-à-dire que nous faisons une rotation des jeux afin qu’il n’y en ait que très peu de sortis en même temps. Concrètement, si Little a 10 jouets adaptés à ses 4 ans par exemple, nous en sortons 4 (répartis entre sa chambre et le séjour) et les 6 autres restent rangés dans le placard, que je surnomme « la ludothèque ». Régulièrement, je change les jeux, je range les 4 qui étaient sortis, en sors 4 autres, etc… Cela permet à Little de ne pas se lasser, et ne pas s’éparpiller en ayant trop de choix. Il peut ainsi se concentrer sur un petit nombre de jouets, et les investir à fond. Et il est toujours content de retrouver les jeux qui étaient rangés pendant quelques semaines dans la ludothèque et qu’il a eu le temps d’oublier.
Je fais la même chose avec sa bibliothèque. Je dois avouer qu’il a un nombre indécent de livres, j’ai donc consacré une étagère de la grande bibliothèque du sous-sol aux ouvrages « jeunesse » et régulièrement je. vais piocher quelques livres que je remonte au séjour, là où Little a une petite bibliothèque pour le quotidien. On y met aussi les livres empruntés à la médiathèque, ce qui nous permet d’avoir un changement très régulier de livres tout en évitant le débordement. Quand il y a une trop grande quantité de jouets ou de livres, l’enfant ne les voit même plus, comme nous lorsque notre dressing est plein à craquer et qu’on ne sait même plus ce qu’on possède alors on finit toujours par porter la même chose.

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LES CADEAUX DE LITTLE

Comme je le disais, on achète peu de jouets, de cadeaux à notre fils. On a compris que le couvrir d’objets n’avait aucun rapport avec le fait de l’aimer très fort. Depuis qu’il est né, j’ai pris l’habitude de lire des blogs, des articles concernant les besoins, le développement, etc, à différents âges. Je m’inspire toujours, bien sûr, des courants pédagogiques qui me parlent : Montessori, Freinet, Steiner, Waldorf. Avec une pincée de Céline Alvarez.
Une grande quantité de blogs existe sur le sujet. J’aime particulièrement celui de Merci qui, merci Montessori, extrêmement riches en conseils de lectures, de jouets, d’ateliers, d’activités dans la nature, mais aussi celui de Jackie et Cie, une maman qui fait l’école à la maison (IEF) et propose des activités simples et inspirantes avec ses enfants, d’Eve Herrmann, que j’adore, qui a une approche artistique et littéraire absolument passionnante (IEF aussi), d’Add fun and mix, maman de trois enfants IEF qui font des tonnes d’activités culturelles, plastiques, scientifiques, audiovisuelles, et qui est une mine d’idées, et de 2 louveteaux homeschoolers, enfin, qui propose pas mal d’activités en mode Montessori, Waldorf… donc plutôt pédagogiques.
Au fil des mois puis des années, j’ai créé des tableaux Pinterest pour centraliser les différentes idées de cadeaux, de jouets que je pensais utiles pour Little. Certains ont fini par être achetés, ou offerts à Noël ou aux anniversaires lorsque nos listes étaient prises en compte ^-^, d’autres sont restés des souhaits et c’est bien comme ça. Ces listes me sont très utiles aussi pour piocher des idées de cadeaux pour nos proches, pour des enfants d’un âge différent de celui de Little. J’ai catégorisé les tableaux par tranche d’âge, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble pratique et efficace.

Avec l’expérience, après avoir catégoriquement refusé les jouets en plastique, puis avoir cédé par facilité en me disant que ça ne pouvait pas être si inutile que ça, avant de revenir à une conception épurée des besoins des enfants, en croisant ces constats avec mes lectures, ainsi qu’avec la visite d’autres chambres d’enfants, je peux aujourd’hui vous faire une liste des jouets et jeux qu’un enfant devrait avoir, et qui devrait se limiter à ce petit nombre d’items. Ce sont des suggestions, et cela reflète ce qui a intéressé et plu à Little dans sa petite enfance, mais je suis sûre que cette liste a un petit côté universel, et que chaque enfant peut être très heureux avec ces jouets, uniquement.
Rendez-vous dans l’article suivant pour découvrir la liste des indispensables pour un enfant jusqu’à 4 ou 5 ans (voire plus).

 

NB : toutes les citations sont extraites du fabuleux ouvrage Parents, tout simplement, de Kim J. Payne et Lisa M. Ross.

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L’hiver

Vous le savez sûrement, j’adore Noël, et toute cette période qui commence autour de mi-novembre, et qui s’achève après les fêtes de fin d’année, cette période où les rues s’illuminent, où les vitrines sont somptueuses, et où je n’éprouve aucune culpabilité à manger trop de chocolat devant un film ou à rester enfermer toute la journée devant la cheminée occupée à dessiner et jouer avec mon fils. Je suis une fille du froid, comme si j’avais eu une autre vie auparavant, une vie d’Inuit, de pingouin, de renard argenté ou d’ours polaire.
(Sans doute d’ours polaire…)
En hiver, j’aime courir au grand air, les joues fouettées par l’air frais ou la pluie glacée, et enfiler mes chaussures de randonnée pour partir en balade avec Little, le regarder sauter dans les flaques d’eau, y tremper ses animaux en plastique, se salir avec la boue et les bâtons et ramasser des cailloux pour les lancer dans la rivière du village. J’aime les ciels opaques parfois noirs et violets de l’hiver, la nuit qui tombe tôt, flâner dans les rues et observer les intérieurs éclairés des maisons (ne me jugez pas ^-^), les chemins boueux et les promenades à la lueur des lampes torches, d’où l’on rentre crottés, transis, et heureux comme une tribu d’ours justement !

Les présents

Et puis j’aime offrir des cadeaux, et Noël me ravit pour cela. Cette année, contrairement à mes habitudes, j’ai vraiment, beaucoup, gâté mon fils. Je voulais un Noël magique, pour ses trois ans et demi, à présent qu’il a l’âge de comprendre et de retenir ce qui se passe. Les autres années, je préférais des cadeaux utiles, ou éducatifs, mais surtout peu nombreux. Cette fois-ci, j’avoue avoir complétement craqué, car je rêvais d’une pièce de jeux emplie de mondes Playmobil et Legos qui feraient rêver n’importe quel enfant, moi comprise 🙂

fullsizeoutput_325(petit lutin de Noël qui m’aide à démêler la guirlande lumineuse)

J’ai eu la chance de me rendre à une bourse aux jouets extrêmement prolifique au mois de novembre, où j’ai déniché des pépites. À la base, je cherchais ardemment un château fort Playmobil, et on m’a indiqué qu’il y en avait eu un qui s’était vendu le matin même, pour 40 euros, « un énoooorme château » m’a-t-on répété plusieurs fois, gestes à l’appui. J’étais déçue, mais je ne suis pas repartie bredouille, car d’autres sets de Playmobil étaient en vente ; j’ai acheté une ferme, un étang, une charrette du marché, le bureau du shériff… Uniquement de beaux jouets d’occasion, vraiment bon marché. J’ai aussi déniché un grand ensemble Duplos Safari et la maison Duplos, j’étais ravie car les Duplos coûtent très cher et il faut toujours se saigner pour enrichir un peu la collection de Little (qui a déjà de quoi faire, cela dit ! Mais plus on a de briques Duplos, plus on a de possibilités de construction, n’est-ce pas…?)
Les grands-parents de Little vont lui offrir un chalet de montagne Playmobil qui est superbe (et dont je suis très jalouse) et j’ai ajouté à tout cela un fourgon de police et un atelier du Père Noël Playmobil. Ses autres grands-parents lui offrent une caserne de pompiers Legos, et un des frères de Robinson a choisi, je crois, un avion Playmobil ! Bref, vous le voyez, ça va en faire, des univers de jeu !

Cette envie ne vient pas de nulle part, évidemment. Tout d’abord, j’ai moi-même été une enfant Playmobil ; le plus beau de mes cadeaux de Noël a été sans conteste la somptueuse maison 1900 Playmobil, avec laquelle j’ai joué des années durant. J’adore les Paymobil, petite j’aurais adoré pouvoir jouer avec le bateau pirate ou le château fort aussi…
Et puis, la dernière fois, je suis allée chez une des mamans d’un copain de Little, on est devenues copines à force de discuter de nos soucis de mamans, et de réaliser qu’au-delà de ce rôle nous avions beaucoup de points communs. En allant boire un thé chez elle un lundi matin (mon jour off) j’ai découvert dans la chambre de Gaspard, son fils, un tapis recouvert d’installations Playmobil, digne d’une vitrine de Noël. Le zoo, l’hôpital, l’école, le commissariat, la cabane dans les arbres, le square… Sa maman avait tout installé pour que Gaspard puisse jouer, c’était ordonné, agencé, composé, ça m’a littéralement donner envie de m’asseoir par terre et de jouer, moi aussi ! Ça m’a rappelé les heures de jeux avec ma maison Playmobil. J’ai eu envie de partager ça avec Little aussi. Je préfère l’encourager à développer des mondes Playmobil, mixtes et asexués, que d’autres jeux plus genrés (et qui, pour être honnête, me plaisent moins aussi ah ah ah…!).

Bref, voilà comment est née mon désir de commencer avec lui une collection de ces beaux jouets, de mêler les Legos et Duplos à construire, avec les Playmobil (un peu moins chers que Legos). J’imagine déjà l’installation que nous allons faire dans la pièce de jeux attenante au séjour, lorsque nous assemblerons ces beaux cadeaux de Noël neufs et d’occasion, avec en plus mes reliquats d’enfance, que j’ai évidemment soigneusement conservés !
Et puis, après réflexion, lorsque j’ai réalisé que tous ces cadeaux, ça faisait tout de même beaucoup pour un seul enfant, j’ai décidé d’offrir la ferme Playmobil et la charrette du marché aux grands-parents de Little, les parents de Robinson, qui n’ont pas vraiment investi dans l’aménagement de leur maison pour leurs petits-enfants, et qui n’ont beaucoup de jouets pour accueillir dignement leurs quatre petits-fils-et-filles. Je me suis dit que les cousins, âgés de 4 mois à 7 ans, seraient heureux d’avoir de nouveaux jeux chez leurs grands-parents, et qu’il serait plus facile pour eux de partager ces jouets collectifs que de prêter leurs propres affaires qu’ils ne manquent jamais d’emmener avec eux. Bref, de cette manière, Little ne croulera pas sous les cadeaux et ne deviendra pas un enfant pourri gâté (!), et je minimise les risques de conflits de partage de jouets entre cousins. J’ai tout bon, là, non ? 😉

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Décorations

Nous partirons samedi direction la Lorraine, pour fêter Noël dans nos familles. Cette année, deux nouvelles petites invitées se joignent aux festivités, puisque mon frère et l’un des frères de Robinson sont papas depuis peu. Deux nouvelles cousines pour Little, qui n’est entouré que de filles, et aimerait bien avec un autre garçon avec lui aussi pour changer un peu ^-^

Notre maison est décorée depuis quelques semaines déjà, mais je n’ai pas fait dans la démesure cette année, je me suis contentée de resortir notre vieux sapin artificiel qui a presque 10 ans (à cette époque, acheter un sapin artificiel ne me posait absolument pas de problème, je n’avais aucune conscience écologique je l’avoue…), est un peu maigrichon mais nous convient tout à fait. J’ai décoré les fenêtres et fabriqué une couronne de sapin pour la porte d’entrée, avec des branches de l’énorme sapin qui trône devant notre terrasse. Nous allumons des bougies dans les photophores en forme de maison en céramique blanche, et retournons régulièrement notre boule à neige de Noël, et puis voilà, rien de plus. C’est déjà parfait pour nous.

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Ma collection de décorations de Noël des quatre coins du monde s’agrandit année après année, en voici un petit aperçu :

Colonne de gauche : Nessie d’Ecosse – boule de Londres – maisonnette de Russie – Rockefeller Center de New-York

Colonne du milieu : maisonnette de Russie – boule Navajo d’Utah – maisonnette de Russie

Colonne de droite : poupée d’Afrique du Sud – boule et gingerbread de Londres – boule du Costa Rica (avec le Père Noël qui surfe, j’adooore…), lutin d’Islande, et sapin kangourou d’Australie !

La fête de l’hiver

Vendredi, ce sera le premier jour de l’hiver, et comme nous l’avons fait pour l’automne, nous souhaiterions fêter ce changement de saison avec Little. J’aime beaucoup cette idée de faire une fête pour chaque saison…
Le 21 décembre, voici comment nous célèbrerons la fin de l’automne et l’entrée dans l’hiver :
– activités artistiques et manuelles sur le thème de l’hiver : confection de flocons découpés, dessins de flocons, de paysages de montagne, d’un lumignon, et préparation de papiers d’emballage des cadeaux avec des chutes de récupération, des tampons de Noël et de jolies paillettes
– bain moussant pétillant avec une énorme boule effervescente de chez Lush, aux couleurs d’aurore boréale. Little va adorer. (La chance ! Moi je n’ai jamais eu de boule Lush…!)
– dîner dans la pénombre, à la lueur des bougies et de la guirlande du sapin de Noël
– le lendemain, chasse aux trésors dans le jardin (chocolats, papillotes, et un petit dragon Schleich, car Little est en plein dans sa période dragon… ^-^)
– confection de sablés de Noël
– atelier « glace et givre » : Little devra libérer ses petits animaux Schleich que j’aurais fait préalablement geler dans de l’eau durant la nuit. Les faire fondre ou casser la glace, cela devrait l’occuper un petit moment !
– lectures de circonstance : le Livre de l’hiver, incontournable, mais aussi Première nuit d’hiver, d’Amy Hest et de Lauren Tobia, dont les illustrations sont d’une douceur exquise.

(Le livre de l’hiver, de Rotraut Susanne Berner, et Première Nuit d’Hiver, d’Hest et Tobia)

Le tout, ponctué de chants de Noël, et conclu par un tour sur la grande roue du Marché de Noël de Metz lorsque nous arriverons samedi soir. Ça promet d’être féérique !  Ne demandez pas qui est la plus impatiente de fêter l’arrivée de l’hiver … ^-^

fullsizeoutput_327(fabrication de la couronne de Noël pour décorer la porte)

Voici à peu près tout, tout ce qui me met en joie en cette période. Même faire les magasins sur ma pause déjeuner, dans un centre commercial surbondé et trop chauffé, n’a pas réussi à grignoter ma bonne humeur hivernale et mon esprit de Noël.

Et vous, êtes vous gagné(e)s par la magie de Noël ? Avez-vous terminé de préparer tous vos cadeaux ? Quels sont vos petits bonheurs durant la période des Fêtes ?

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

L’hiver doux

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Ah, le mois de décembre, le calendrier de Noël, ses chocolats, les guirlandes lumineuses qui clignotent, et l’envie de rester des journées entières sous un plaid à lire et à regarder des films de saison.

Voir

animaux fantastiques

Je suis allée au cinéma voir Les Animaux Fantastiques 2 – les Crimes de Grindewald, et j’ai passé un excellent moment. C’est du ciné comme j’aime : spectaculaire, dépaysant, sans ennui, féerique… on ne s’ennuie pas, les personnages sont étonnamment étoffés, j’ai surtout, évidemment, craqué pour le personnage de Leta Lestrange interprété par la fascinante Zoë Kravitz. Leta est ambivalente, à la fois sombre et lumineuse, et jusqu’au dernier moment on ne sait pas quel côté l’emportera chez elle. Zoë Kravitz est, comme dans Big Little Lies, sensuelle, racée, féline et magnétique. Et bonne actrice, pour ne rien gâcher !
Cette escapade dans les salles obscures était un bon moment partagé avec Robinson, comme on en a trop peu depuis la naissance de Little, mais qu’on saisit à chaque fois qu’on le peut !

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Lire

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J’ai lu un roman de Malika Ferdjoukh dernièrement, et ses livres sont toujours aussi savoureux. Cela se passe à New York dans les années 40, c’est Halloween, puis Noël, il neige, et il est question de jeunes gens apprentis comédiens, danseurs, artistes à Broadway. Ils vivent dans une pension, la maison Giboulée, et la narration est, comme toujours avec Ferdjoukh, drôle, inventive, rythmée et délicieuse. Broadway Limited est un roman parfait pour la saison, un tome 2 vient de paraître et bien sûr il me tarde d’y plonger !

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Écrire

Le nouveau sujet du concours d’écriture auquel je participe chaque année est sorti début novembre ! Vous avez jusqu’à mars pour y participer, ce qui laisse beaucoup de temps en réalité, car il s’agit de nouvelles, et seulement cinq pages maximum sont autorisées !
Le sujet 2019 est : Jeux interdits… Hum hum… ^-^

affiche eveil plumesLa jolie affiche du concours, réalisée cette année par… ma meilleure amie, dont j’avais glissé le nom à l’oreille du président du concours, et qui l’a contactée !

Après m’avoir laissée de marbre pendant quelques jours, le thème m’a finalement inspirée et à présent, j’attends d’avoir un peu de temps libre pour m’atteler à l’écriture. J’aime ce concours car il me donne un élan d’écriture libre, ça me cadre et me fixe un objectif, et puis être lue par d’autres personnes est toujours très enrichissant. Bref, si vous avez envie de vous amuser sans pression, de vous contraindre à un petit exercice d’écriture, ou même de devenir lecteur et faire partie du jury, n’hésitez pas à participer !

 

Et vous, que lisez-vous, que regardez-vous, qu’écrivez-vous, cet hiver ?

Music of the day : Lately, Lera Lynn (from HBO True Detective 2)

Illustrations : ici et ici

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Le mois de décembre ou préparer Noël

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Que j’aime ces semaines qui précèdent les fêtes ! J’aime l’effervescence du mois de décembre et toutes les promesses qui l’accompagnent. On espère toujours que cette année là, notre Noël ressemblera à ceux qu’on voit dans les films, enneigé, illuminé, tourbillonnant, familial et heureux.  Chaque année, je me dis que mes cadeaux seront faits à temps, réfléchis, bien choisis, durables… Chaque année, je rêve d’avoir le temps de fabriquer des cadeaux avec amour, des nappes, des carrés démaquillants, des totes-bags, des tissages… Chaque année, j’ai envie de prendre une jolie photo de famille, devant le sapin qui clignote, et sur nos têtes des bonnets de père Noël, puis en faire de jolies cartes de vœux bien kitsch pour nos familles. Et puis finalement, décembre passe toujours trop vite, il ne neige presque jamais à Noël, on n’a pas le temps de faire la photo ni d’écrire des cartes de voeux, et les cadeaux deviennent toujours une tâche qui s’ajoute à une longue liste intenable et donc, forcément, pas des plus agréables…  Rassurez-moi, c’est pareil pour vous ?

De plus, cette année, le nouveau challenge pour nous était de préparer Noël dans une maison. Une maison plutôt grande (donc nécessitant beaucoup de décorations), avec un jardin à décorer aussi… et puis une maison sans four, ce qui signifie : pas de biscuits de Noël, pas d’odeur de cannelle dans la cuisine, pas de bon gâteau moelleux pour accompagner le goûter et le thé de Noël… (le four viendra plus tard, quand nous changerons la cuisine…. ^-^)  Challenge, donc.
Eh bien oui, car j’ai beau avoir accumulé beaucoup de décorations pour les fêtes, je n’ai rien pour l’extérieur. Et plus les moyens financiers, cette année, d’investir dans de grandes guirlandes lumineuses pour illuminer mon jardin. Alors tant pis. Moi qui pensais que le jour où j’aurai ma maison, j’allais pouvoir transformer l’endroit en un palais des lumières pour Noël, je n’ai plus qu’à attendre l’an prochain et que nos comptes en banque soient un peu renfloués!… (non, en vrai, ça va, je m’en remettrai 😉  )

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Mais bon, n’ayez crainte, j’ai quand même bien décoré l’intérieur de notre home sweet home cette année, et préparé des listes de voeux au Père Noël, pour Little d’abord, mais aussi pour moi ^-^ Le père Noël sera peut-être surpris de découvrir sur ma liste un pied de vigne vierge à replanter contre la façade de la maison, ou un eucalyptus en pot, ou encore un gros manuel de permaculture. C’est sûr, ça change de mes précédentes listes de cadeaux… Mais il se rassurera en voyant que j’ai quand même émis le souhait de découvrir une belle paire de bottes (en caoutchouc) sous mon sapin (mais je crois que je devrai attendre encore un petit peu, et que ce ne sera pas cette année que les Hunter de mes rêves seront à mes pieds ^-^). Bon, et puis, en attendant d’avoir un four pour faire de bons gâteaux, je me console en préparant des crêpes, juste besoin d’une poêle pour ça ! Et c’est pour cette même raison que j’ai aussi suggéré l’idée de recevoir un gaufrier pour Noël. Les dimanches matins qui embaument les gaufres chaudes, c’est un peu comme si c’était Noël toute l’année, non ?

Allez, je file, car pour les instits le mois de décembre rime aussi avec livrets d’évaluations et ça, c’est pas un cadeau… 😦

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Et vous ? What’s on your list ?? 

 

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La joie de pouvoir fabriquer une couronne de Noël avec quatre branches de sapin directement coupées dans mon jardin… ❤

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En attendant la neige, j’en ai accroché de faux glaçons à mes baies vitrées. On y croirait presque 😉 

 

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Préparez bien les fêtes !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.