Petits bonheurs de l’automne (idées, inspirations, instantanés)

Je ne suis pas très présente ces derniers temps, disons que la vie de famille, le quotidien, les soucis entre travail et éducation de Little me prennent toute mon énergie, et m’aspirent en ne laissant de moi plus rien qui vaille la peine d’être rapporté ici (je vous en parlerai sans doute plus en détail prochainement, le temps que je digère un peu ces dernières semaines). Heureusement, je suis en vacances depuis quelques jours, et je me suis dépêchée de partir (avec Little sous le bras, bien sûr) chez mes parents, dans leur belle et apaisante campagne lorraine, pour me faire dorloter, dormir un peu plus les matins, et profiter de ma famille. J’ai donc pu recharger mes batteries, lire lire lire, me reposer, et prendre à nouveau beaucoup de temps pour d’autres aspirations que celles du quotidien. Bien sûr, mes passions tournent toujours autour des mêmes thématiques : l’éducation libre (on ne se refait pas…), la nature, les livres et fabriquer des trucs.

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Vie de famille

Les débuts à l’école pour Little sont…, hum, compliqués. Il ne s’agit pas de l’école en soi, mais plutôt d’un ensemble d’éléments qui ont un peu perturbé notre équilibre. Je rentre plus tard car je travaille loin, et plus. Les journées sont longues pour Little. Je sens qu’on a fortement besoin de nous reconnecter à la nature, car même en vivant à la campagne et en randonnant beaucoup, on passe finalement encore trop peu de temps dehors. C’est comme si, depuis que je vis dans une maison, j’avais moins besoin de sortir tout le temps car j’ai la nature sous les yeux à chaque instant. Or, cette baisse de mon envie d’être dehors n’a peut-être pas aidé Little à bien vivre tous les changements de ces derniers mois. Je sens qu’il a besoin de passer énormément de temps à l’extérieur, en liberté totale. Libre de grimper, de fabriquer des choses, de gratter la terre ou le sable, de transporter des cailloux ou de sauter dans les flaques.
Mes désirs de jolis jardins ou de potagers prolifiques se sont confrontés à son besoin de liberté ; je crois que je dois me recentrer sur sa croissance à lui, et oublier celle de mes légumes. Stresser à cause du jardin, des plates-bandes, des semis et jeunes pousses qu’il ne faut pas abimer, tout cela a créé des tensions et m’a fait perdre de vue mon objectif en tant que mère : laisser mes enfants grandir librement, sans les stresser, sans transformer leur environnement naturel en espace policé et contraint. Bien sûr, il y a des règles, il faut respecter certains espaces et Little ne doit pas se transformer en Destructor sous couvert d’autonomie et de liberté. Entre ces extrêmes, à moi de trouver l’équilibre pour que chacun trouve sa place dans notre grand jardin en fouillis.
J’ai regardé cette courte vidéo qui parle des écoles en forêt, au Danemark. Il y en a de plus en plus qui se créent dans le monde, je trouve le principe très intéressant, pas forcément pour l’idée de l’école en soi, mais de manière plus globale, et ce que cela révèle des besoins des enfants : s’épanouir en autonomie et en symbiose avec la nature.
Je réalise que Little a actuellement un fort besoin de bouger, de sauter, de crier, comme s’il était à l’étroit dans un carcan trop rigide ou en train d’essayer de se débarrasser de son ancienne peau pour muer vers la nouvelle. Il est clairement en train d’évoluer du stade de bébé à celui de petit garçon, je le vois grandir – à une vitesse folle ! Il a besoin d’explorer le monde, et ce monde, pour l’instant, est celui que ses parents vont préparer pour lui, dans lequel le laisser tranquillement vaquer à ses occupations : notre jardin, notre village, la forêt. Le reste, viendra en temps voulu, ou avec d’autres accompagnants (à l’école…)
J’ai découvert cette citation de Nietzsche et elle me parle beaucoup : Si nous nous trouvons tellement à l’aise dans la pleine nature, c’est qu’elle n’a pas d’opinion sur nous.

 

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Cinéma

J’aime tellement aller au cinéma, mais depuis que nous sommes parents et surtout, depuis que nous ne vivons plus en centre-ville, j’y vais rarement, trop rarement à mon goût. Je me rattrape en regardant des films à la maison mais ce n’est pas pareil, rien ne vaut une vraie sortie au cinéma, dans la salle obscure, avec un paquet de pop-corn bien sucré et le son au maximum pour se plonger totalement dans l’ambiance d’un film. Alors, à chaque fois que je rentre chez mes parents, j’en profite pour leur laisser Little le temps d’une soirée et m’offrir une escapade au cinéma, seule ou avec Robinson s’il est là lui aussi. Cette semaine, nous avons eu de la chance car sortait First Man, le dernier film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling. Je ne suis pas particulièrement fan des films traitant de l’exploration spatiale, mais Robinson, lui, adore (son film préféré ? Interstellar… ^-^) et étant donné que, pour ma part, j’aime énormément Chazelle ET Gosling (La La Land midinette forever) je ne me suis pas faite prier pour me rendre à cette séance ! Et tant mieux car nous avons passé un bon moment : le film est chouette (pas aussi exceptionnel que La La Land ou Whiplash, c’est sûr…) et on a passé un bon moment. Je peux vous dire, surtout, que cela m’a changé les idées et que c’est exactement ce dont j’avais besoin.

 

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Automne

Little ramasse des feuilles, s’y roule avec délice, on a fait cuire des châtaignes dans le feu de la cheminée, on dessine des arbres et on les colorie aux couleurs de l’automne… Je lis devant le feu, ma mère me prépare des tasses de thé, de tisane. On fait de grandes balades en trottinette et draisienne, ou à pieds. Ma mère tricote tranquillement à côté de nous pendant qu’on lit des histoires. Au goûter, on se régale de chocolat dans du pain. Un classique inégalé.
Little a regardé ses premiers Walt Disney (La Belle et la Bête, sa passion, et Le Livre de la Jungle) mais j’essaie de limiter encore les écrans, et de ne lui proposer un dessin animé que TRÈS ponctuellement (j’avais essayé de dédramatiser mon opinion sur les écrans et la petite enfance, mais je viens de retomber sur des textes et informations qui m’ont questionnée et je n’ai donc, à nouveau, plus du tout envie que Little regarde des films… Je tergiverse, je m’interroge, je ne sais pas quoi penser…) (#lâcherprise…)
Je viens d’acheter un presse-fleurs afin de faire sécher les jolies feuilles d’automne que Little ramasse et collectionne. J’ai hâte de l’essayer et d’accompagner mon fils pour la création de belles affiches ou d’un herbier poétique à quatre mains.

 

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Yoga

Dans mon village ont lieu deux cours de yoga chaque semaine, je suis inscrite à l’un des cours et j’y vais hebdomadairement, pour mon plus grand plaisir. Je ne m’attendais pas à trouver un cours de si grande qualité dans un tout petit village comme le mien. Ma prof propose des cours de Yoga Integral, j’aime le fait qu’elle nous parle des saisons, des quatre éléments, de nourriture… en plus des postures ou de la respiration. En cette période de rentrée, de stress, et de fin des beaux jours, je peux vous dire que cette échappée a été extrêmement bénéfique pour moi, et je ne m’en passerais pour rien au monde en ce moment !
J’ai aussi décidé de pratiquer plus souvent chez moi devant Little. En effet, je pratique déjà à la maison, mais seule et tranquille. Or, je crois que si je veux encourager mon fils à plus de sérénité, faire du yoga devant lui et lui donner envie de participer, de se joindre à moi, pourrait être utile. J’ai déjà essayé de l’initier, nous avons un très bel album sur le sujet, et il adore me piquer mon tapis de yoga orange…
Il faut que j’achète un nouveau tapis (ça tombe bien, le mien commence à partir en lambeaux…) afin que nous ayons chacun le nôtre, et que je puisse l’inviter à me joindre sur le tapis de manière ludique et informelle le plus souvent possible.
Si vous avez des marques de bon tapis de yoga à me conseiller, je suis preneuse ! Car je cherche, je cherche, mais je n’y connais rien et je ne sais pas que choisir !

 

J’espère avoir le temps ces vacances de rédiger un deuxième billet pour vous raconter nos derniers mois agités ! À très bientôt.

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Wild life

wildchild dehors

Cet été, nous sommes partis en vacances tous les trois, au mois d’août. Après avoir longé la côte Atlantique (et visité une partie des Pyrénées) en camping-car ces deux derniers étés, cette année nous avons choisi de partir près de chez nous, dans les Alpes. L’an passé, le camping-car avait été une contrainte plus qu’une liberté de déplacement. Nous qui aimons bouger, nous étions sentis limités par la taille imposante et toute la logistique du camping-car. Avant cela, les deux précédentes expériences du « road-trip » que nous avions eues, c’était dans un camion aménagé, bien plus petit et maniable. On s’était sentis plus libres. Mais cet été, nous n’avions pas envie de route, ni d’habitat « dur ». On avait envie de la plus extrême des simplicités, de revenir à un mode de vacances basique, sans contrainte, encore plus proche de la nature. La tente, économique et pratique, s’est rapidement imposée comme le meilleur choix pour des vacances « slow » en famille.

tentenotre tente XXL

Je vous avouerai que je n’étais pas à 100% convaincue : camper, en montagne, avec un enfant de trois ans extrêmement énergique et qui, ces derniers mois, a du mal à aller se coucher, me paraissait être une grosse galère, non pas des vacances de rêve. Mais, Robinson et sa force tranquille m’ont rassurée, et puis mon côté aventurier (« plus c’est risqué, plus ça me plait »…) n’a pas voulu se laisser impressionner par des craintes de maman-poule. (Car, oui, cohabitent en moi deux types de personnalités : une pirate tout feu tout flammes, et une mère louve qui s’oublie pour ne penser qu’au bien-être de son petit (et franchement, c’est souvent agaçant)). 
Bref.
Je voyais déjà le tableau : une tente difficile à monter, des heures d’acharnement pour planter des sardines, un coup de vent qui ferait tout s’envoler, des nuits sous la pluie à regarder l’eau gouter sur nos matelas, un Little survolté par l’absence de murs, de portes, de « limites », un enfant qui s’échapperait à la première occasion, les ronflements d’un voisin de tente qui nous empêcheraient de dormir, l’intérieur de la tente sali et mouillé à cause des allées et venues à l’extérieur, le réchaud qui nous lâcherait et l’impossibilité de manger chaud alors qu’on grelotterait, trempés de la tête aux pieds car l’orage nous aurait surpris au milieu d’une randonnée… Vous voyez le genre? Je me faisais des films d’horreur totalement dissuasifs. Des vacances en tente, avec un enfant en bas âge… Euh… Je n’étais pas tout à fait prête…

Et puis finalement, au milieu du mois de juillet, je me suis rendue à l’évidence : car de toutes façons, toutes les autres options étaient à oublier, il n’y avait plus de place dans les résidences de vacances, les chalets étaient tous loués ou hors de prix, et seule la tente restait envisageable. J’ai sans doute, inconsciemment, laisser le temps passer pour que le destin choisisse pour moi en quelque sort, et que je n’ai plus d’autres solutions que celle de lâcher prise et de me jeter à l’eau. Ok, alors, dans ce cas, ce sera la tente. Oh God, help us all… !
(-> petit clin d’oeil à mon film chouchou)
(La la land)

Nous avons choisi deux destinations, dans les Alpes du Sud : une première semaine à Briançon et la station de Serre-Chevalier, puis une deuxième semaine vers Gap, au lac de Serre-Ponçon. Nous avons volontairement limité le nombre de destinations, car pour une fois, nous n’avions pas l’intention de voyager en itinérance. En effet, notre grande tente familiale nécessitait une heure d’installation et une heure de désinstallation, or nous n’avions pas envie de passer nos vacances à ranger, nettoyer, monter les piquets, etc… Cependant, rester une semaine dans un camping ne signifiait pas rester immobiles : nous avons rayonné à partir de notre point d’attache, et visité tous les alentours de nos deux destinations. Il n’y a pas eu une journée où nous sommes restés au camping, dans la tente. Vacances en camping, d’accord, mais pas dans l’idée d’y avoir le même quotidien qu’à la maison !

mum and son« Little ? Lâche la jambe de maman s’il-te-plait… »

A quoi ressemblaient nos journées ?

Réveil vers 8h : petit-déjeuner dehors, à la fraîche. Robinson allait acheter du pain pendant que je faisais chauffer de l’eau pour le café, et que Little émergeait doucement et buvait son lait chocolaté.

Préparation : tenue de randonnée, avec une polaire le matin. Robinson préparait le sac à dos pour le pique-nique, tandis que je faisais un peu de rangement dans la tente et qu’on habillait Little.

Trajet en voiture : en route pour la randonnée du jour, sélectionnée par Robinson. Ce qui est génial, en haute montagne, c’est qu’il y a de quoi faire en terme de balade !
Généralement, on faisait entre 30 et 45 minutes de route pour atteindre le point de départ. Les routes de montagnes sont tellement belles que le chemin valait largement la destination !

pluieRobinson, et Little dans le porte-bébé. Et la pluie qui nous a trempés en plein milieu de la randonnée… ^-^

Vers 10h : arrivés au départ de la randonnée, on installait le sac porte-bébé, on chargeait les bouteilles d’eau dans le sac à dos, et hop c’était parti pour la grimpette.

Little marchait chaque jour de 3 à 4 kilomètres, ce qui est énorme pour un petit de 3 ans, surtout avec les dénivelés que l’on faisait (entre 500 et 600 mètres par jour). Il marchait plus volontiers dans les descentes, mais a fait un certain nombre de montées aussi ! Les randonnées en montagne, avec leurs racines qui traversent les chemins, leurs grosses pierres, leurs cairns (ces pyramides de cailloux qui indiquent qu’on est sur le bon chemin), leurs torrents, leurs ponts de fortune, et tous les animaux qui y passent et paissent, sont de fabuleux terrains de jeux pour les enfants.

chèvresAnimaux mythologiques ? Regardez donc les cornes incroyables de l’animal tout à gauche !

On s’est régalés, on a couru dans des pentes abruptes, on s’est roulés par terre, on a traversé des torrents glacés, on a approché des moutons, des chèvres aux cornes extraordinaires, des centaines de vaches en file indienne, et on a pu observé des marmottes et un nombre impressionnant de gros criquets aux couleurs chatoyantes.

rivierePas le choix, pour continuer à avancer, il fallait traverser la rivière. L’eau était si gelée que j’ai cru que j’allais rester bloquée au milieu du torrent, j’étais paralysée par le froid !
les deux autres, ça ne les a pas du tout dérangé ! De vrais hobbits… 

Une fois arrivés au sommet, c’était l’heure de déjeuner. Nous avions un rituel, et toujours le même type de repas (afin que ce soit plus simple pour les courses et pour préparer le sac le matin) : avocats qu’on tartinait sur du pain, fromage frais (type Kiri, Tartare…), une tomate chacun, des carottes crues épluchées, parfois une poignée de chips, des oeufs durs, et des gourdes de compote ou des nectarines en dessert. Little était un vrai petit randonneur, avec ses chaussures de marche, sa polaire, sa faculté à s’adapter à tous les terrains, son plaisir de manger au grand air, au sommet d’une montagne ou au bas d’un glacier, sans se soucier d’être bien assis ou de ne pas avoir de table…

lac glacier
Little et Robinson traversent un lac près du glacier, vers le Monnetier-les-Bains.

Nous randonnions durant 4 ou 5 heures, Robinson portait Little lorsque celui-ci n’avait plus envie de marcher (et que c’est difficile, de randonner avec un enfant de 18 kilos sur le dos, plus le poids du porte-bébé qui n’est pas tout léger non plus…! Mais c’était en quelque sorte le prix à payer pour faire ce qu’on aime le plus : profiter des paysages en randonnant, être dehors toute la journée et marcher, grimper, encore et encore…)

Vers 15 ou 16 heures, nous rentrions au camping et profitions de la piscine et de son emplacement paradisiaque, entourée de montagnes. Little est un vrai poisson, il se jetait dans l’eau, dans le grand bassin, sans hésitation. Il aurait pu rester, comme tous les enfants, des heures dans la piscine. Mais vers 18h, il fallait prendre les douches, puis c’était l’heure de l’apéro (rituel sacré des vacances ^-^).

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Chalet perdu dans un cirque

Apéro : soit à la tente, dehors, à la fois fourbus et revigorés de notre marche de la journée. Nous savourions nos bières fraîches, quelques olives et carottes, et Little engloutissait sa grenadine. Pendant ce temps, nous faisions cuire des pâtes.
Parfois, nous prenions l’apéro au bar du camping, car dans le second camping où nous avons séjourné, il y avait un restaurant bar très sympa, avec une belle déco mélangeant styles indus et bohème comme j’aime. La terrasse, faite de bric et de broc, de gros coussins bariolés, de lanternes multicolores et de braseros, était particulièrement accueillante et pratique puisqu’elle donnait directement sur la petite aire de jeux du camping. Ainsi, nous pouvions boire notre bière tandis que Little s’amusait sur le toboggan avec d’autres enfants. Souvent, nous restions pour manger des frites ou une pizza, pour changer un peu de nos traditionnelles pâtes.

piedsMes chaussures de marche, fidèles compagnes depuis notre tour du monde en 2013 !

Oui, vous pouvez le constater, nos repas, en camping, sont assez spartiates et monotones, mais cela ne nous pose aucun problème (et pourtant, vous savez que je suis une gourmette!). Un bon plat de pâtes pour récupérer chaque soir et absorber des sucres lents pour la randonnée du lendemain, des légumes et des protéines accompagnés de féculents le midi pour reprendre des forces, et un solide petit-déjeuner à base de fruits, de pain (et de café ^-^) chaque matin. L’un dans l’autre, nous parvenions à avoir un certain équilibre dans notre alimentation, tout en ne nous prenant pas la tête pour la liste de courses et l’élaboration des menus.

(Bon, et puis, pour ce qui est des frites, des pizzas et des bières, eh bien il faut bien se faire plaisir, non ? Surtout qu’on se dépensait assez la journée pour mériter ce genre de petites friandises… Lâcher prise, je vous ai dit que c’était le mot d’ordre de nos vacances…  ^-^)

😉

Le coucher : vers 21h, nous couchions Little, qui, après une histoire (la Belle et la Bête ou bien le Livre de la Jungle, conté dans le noir de sa chambrette, accompagné des chants que papa et maman connaissent par coeur, ah ah…), s’endormait sans trop de problème. Nous préparions notre traditionnelle tisane (c’est un rituel, ça aussi, mais qu’on a toute l’année! Avec Robinson, on partage chaque soir une délicieuse tisane à base de lavande, de vanille et de fleur d’oranger, comme un petit papi et une petite mamie…) qu’on buvait dehors, sous les étoiles. Puis, armés de nos lampes frontales, on rentrait dans notre chambrette et on lisait. On s’endormait assez tôt, car en camping on est vite subordonné par le rythme du soleil. Nous avons eu de la chance, nous n’avons eu qu’un voisin ronfleur, et ce pendant 3 ou 4 nuits seulement, des nuits où il a beaucoup plu et où le bruit de la pluie couvrait ses ronflements. Dans l’ensemble, nous avons (étonnement! ) très bien dormi.

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L’intérieur de la tente, les deux chambres côte à côte.

*** Ah,et, en réalité, les tentes sont assez imperméables pour que la pluie ne transforme pas l’intérieur de la tente en piscine. Ouf! ***

glacierLe glacier, majestueux.

Lors de nos randonnées, nous avons pris des télécabines (Little est fan des télécabines et des chasses-neige), et puis surtout, nous avons admiré des paysages sublimes : un glacier (je suis fascinée par les glaciers, depuis notre passage au Franz Joseph Glacier en Nouvelle-Zélande), des lacs de haute montagne et de moyenne montagne, à la couleur bleue polaire magnifique, des sommets enneigés, des sommets d’alpage, des forêts, des cirques immenses, des prairies… La montagne est définitivement mon environnement favori. Je ne sais pas, j’ai du être bouquetin ou ourse dans une autre vie 😉

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L’immensité des paysages, la nature brute et sauvage, et personne d’autre que nous.

 

Les avantages de ces vacances d’été en montagne ?
Nous n’avons pas eu chaud. Et nous qui n’aimons pas trop la chaleur, étions ravis. Enfiler la polaire le matin, puis dès 10h être en tee-shirt et short, pour enfiler à nouveau la polaire vers 20h le soir, c’est un rythme idéal pour nous. Je n’ai pas eu à craindre les fortes chaleurs des après-midis (et les galères que cela implique quand on doit gérer un petit enfant qui s’énerve car il fait chaud, et qu’il faut limiter les activités à cause de la chaleur…).
L’autre avantage est qu’il n’y avait pas grand monde, le bonheur ! Nous n’avons pas vécu les embouteillages sur les routes, la piscine du camping surpeuplée, les randonnées en file indienne (oui, ça existe, on l’a vécu en Corse au mois d’août…!!) ou les parkings bondés. Nous avons profité de la piscine avec 4, 5 ou 6 autres personnes seulement ! Nous étions très souvent seuls lors de nos randonnées, ou alors nous croisions une ou deux personnes par heure. Bref, on ne se marchait pas dessus. Nous n’avons pas été trop stressés, du coup, ce qui est tout de même un luxe aujourd’hui, quand on part en vacances en plein mois d’août !

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Panorama d’un lac, et Robinson qu’on aperçoit à peine dans l’ombre des arbres, à gauche.

 

Les vacances ont été aussi fabuleuses que mes craintes avaient été paralysantes. Je ne m’attendais pas à ce que tout se passe aussi bien, et puis finalement la magie a opéré. Little a été adorable, heureux et sautillant comme un petit cabri de montagne. Il s’est régalé de randonnées, de baignades et de la vie au grand air, et il n’a pas eu besoin de plus de jouets pour s’occuper que ses Duplos le soir, lorsqu’on préparait l’apéro, ou lors des moments de transition (rangement de la tente pour changer de camping, préparation du sac le matin…).

legosLes legos, toujours rangés dans l’hyper pratique sac de jeux « Play and Go », si indispensable aux familles que nous en achetons systématiquement pour tous les bébés naissant dans notre entourage ! C’est le cadeau parfait, le nôtre, on le traine partout !

Il a beaucoup « lu » les cartes de montagne et de randonnées, il s’amusait à repérer les chemins tracés sur les plans. On l’a vu vraiment grandir durant ces quinze jours de vie dehors. Il posait énormément de questions sur tout ce qu’on observait durant nos balades, et on sentait qu’il savourait les nouveaux mots que lui offraient ces paysages grandioses : torrent, marmotte, sentier, sommet, lac, glacier...

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Petit aventurier

Le retour à la réalité a été rude, comme toujours. Après avoir vécu en meute resserrée durant un mois (car nous avons vadrouillé deux semaines avant de camper deux autres semaines dans les Alpes), j’ai eu du mal à quitter mes deux hommes pour reprendre le chemin de l’école. Mais mon plus grand bonheur, c’est que cet été, j’ai eu la confirmation que nous pouvions être heureux avec peu, une tente à 250 euros qu’on réutilisera plusieurs fois (et qui, en 2 semaines de camping, a déjà été amortie), et du matériel de camping que nous avions déjà. Un sac de Duplos, des chaussures de marche, nos casquettes et juste nous trois. Et hop, à deux heures et demie de chez nous, nous voilà propulsés en vacances, dépaysement complet et lâcher prise garanti.
Quel ressourcement !

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Vue sur le lac de Serre-Ponçon

Je vais m’arrêter là car je pense que vous m’avez comprise ; la vie au grand air, le minimalisme, même avec un enfant, c’est possible. Et maintenant que je l’ai expérimenté avec un enfant, et que tout s’est bien passé,  je me dis que ce sera possible aussi, plus tard, si notre famille s’agrandit, de continuer à faire des choses qu’on aime, comme randonner, camper, peut-être même bivouaquer en camping sauvage… et retrouver ce sentiment de liberté qui m’a tant marquée lors de notre grand voyage autour du monde et que, je crois bien, je recherche constamment depuis.

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Arrivés au sommet d’une des randonnées les plus difficiles, au dénivelé épuisant. Mais le jeu en valait bien la chandelle…

 

Et vous alors, vos vacances ? Vous êtes plutôt plage, montagne, grandes villes ? Et niveau confort, ce serait plutôt tente et réchaud à gaz, ou hôtel 4 étoiles et room service ? 😉

Avez-vous déjà expérimenté les vacances wild and slow avec des enfants ? Ou seul(e) ?

Racontez-moi tout ! Et je vous dis à très bientôt !

 

chaletToutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TROIS ANS !!

bougies

 

Le 3 août, Little a fêté ses trois ans. Trois ans…!

On dit que lorsqu’on a un enfant, les journées sont longues mais les années sont courtes, et c’est bien vrai. Ce petit bonhomme va donc entrer à l’école dans quelques jours, et hop voilà, fini mon bébé, bonjour le petit garçon autonome qui donne son avis, ses préférences, prend des décisions et affiche de plus en plus un petit caractère bien trempé qui me rappelle quelqu’un (hu hu…).

Les trois ans, c’est l’anniversaire un peu spécial. Le passage de la toute petite-enfance, à la petite enfance tout court. Du baby au toddler, comme diraient les anglo-saxons.
Pour l’occasion, j’avais envie d’une belle fête, de cadeaux particuliers, de marquer le coup.

Et puis finalement, c’était l’été, je n’ai rien fait, invité personne, au dernier moment l’envie de rester tous les trois m’a convaincue qu’une petite soirée juste entre nous marquerait tout autant le coup. De toutes façons, les grandes démonstrations à base de décoration My Little Day qui coûte un bras avant d’être jetée à la poubelle (coucou la planète ^-^), ce n’est pas trop notre truc.

Pour les cadeaux, j’avais une idée assez précise : je voulais offrir une petite cuisine à Little. On a démonté notre vieille cuisine en début d’année pour pouvoir installer la nouvelle, j’en avais profité pour garder quelques éléments, meubles hauts et bas en bois, certains pour créer du rangement dans le garage, un autre, plus petit, pour le transformer en mini-cuisine, justement.

Le petit meuble a trainé dans le garage pendant quelques mois, j’ai essuyé les railleries de Robinson persuadé que je finirais par n’en rien faire et l’emmener à la déchetterie à la fin de l’histoire. Mais un jour, la motivation a montré le bout de son nez, j’ai nettoyé le meuble, l’ai repeint, j’ai bricolé des étagères, un pan de cloison pour rehausser le tout. J’ai fixé des crochets, des patères. J’ai même trouvé un petit robinet que mon père a installé.
Mois après mois, j’ai chiné des petits accessoires de cuisine pour accessoiriser le meuble. À force d’huile de coude, de peinture, de bricolage, de récup et de détournement d’objets, le vieux meuble s’est transformé en jolie cuisinette pour enfants. Je n’étais pas peu fière du résultat.

Un autre cadeau pour les trois ans me tentait, cependant. J’avais envie d’offrir à Little une petite ferme, et de compléter un peu sa collection d’animaux Schleich. Après avoir regardé tout ce que les magasins de jouets proposent comme ferme en plastique, moches et fragiles (et chères), j’ai finalement opté pour la petite maison de poupée en bois Ikea, et je l’ai détournée. Enfin, détournée, détournée… Pour le coup, pas de peinture, pas de transformation radicale, car je trouve la maison en bois brut, simple et belle, elle n’a pas besoin d’agrément. Accessoirisée de petits objets de la ferme (récup Playmobil de mon enfance) et d’animaux Schleich qui sont si parfaits qu’ils se suffisent à eux-mêmes, la maison Ikea prend d’elle-même des allures de ferme contemporaine. Et puis, si un jour Little veut jouer à la poupée, il pourra toujours faire de cette maison une maison de poupées. Ou une caserne de pompiers. Ou un refuge pour dinosaures. Ou l’antre de figurines Batman. Ou une maison Playmobil… Bref, tout est possible, aucune porte n’est fermée, et en plus ça fait une jolie déco un peu scandinave, tout le monde est content !

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Le soir de ses trois ans, nous avons fait un barbecue dans le jardin, mis de la musique, préparé ensemble un fondant au chocolat. La seule fantaisie que l’on s’est permise, ç’a été les vingt longues et fines bougies orangées sur le gâteau. C’était très beau, festif.
J’avais grossièrement emballée la cuisinette et la ferme dans des pans de tissus, et la joie de Little lorsqu’il a découvert sa petite cuisine est difficile à décrire, je ne m’attendais pas à ce que ça lui fasse TANT plaisir. Il y a joué toute la soirée, puis toute la journée du lendemain. Il disait « ma belle cuisine, ma belle cuisine… » et il s’activait derrière les fourneaux, sortait ses boîtes, ses casseroles, jouait au restaurant.
La petite ferme a eu son petit succès, elle aussi, et elle ajoute une jolie touche de déco dans sa (nouvelle) chambre.
Je suis heureuse d’avoir pu cette année lui concocter des cadeaux maisons. J’ai mis du temps à rassembler tous les éléments pour chaque pièce, à réflechir au résultat final, et voir les étoiles dans les yeux de mon petit chat, c’était une belle récompense.

La fête de ses trois ans ne comportait ni ballons dorés, ni gros chiffres gonflables, ni flamands roses ou guirlandes de lettres, pas de gâteau à trois étages avec des fleurs sauvages dessus, pas de dress code arc-en-ciel ou de photobooth cactus, rien de photogénique quoi. Je vous épargnerais donc les photos du barbecue et des maïs qui grillent tranquillement, des bières et du sirop de grenadine, ou du fondant au chocolat qui, comme tout fondant qui se respecte, n’est délicieux que s’il ne ressemble à rien. Je voulais juste, d’une certaine manière, raconter ici qu’il est possible d’aimer et de chérir son enfant sans l’inonder d’une ribambelle de cadeaux, sans acheter et dépenser de trop, même si j’ai bien conscience qu’il faut aussi du temps pour offrir des cadeaux plus personnalisés (je ne pense pas que je pourrai faire ça chaque année hein!). Et aussi, que les jolies photos sont certes importantes et on aime les regarder (belle déco, mise en scène…) mais que le plus important, c’était les souvenirs, les moments, et que, en toute sincérité, cette soirée d’anniversaire toute en simplicité était, à nos yeux, parfaite et mémorable. J’en garde un magnifique souvenir, des images qui n’iraient pas sur Instagram mais qui comblent mon cœur de maman et d’amoureuse. C’était sobre, naturel, sans chichis et juste pour nous.
J’en partage un petit bout avec vous aujourd’hui pour marquer le coup, d’une certaine manière. Le cap des trois ans, j’ai envie de le vivre aussi ici, sur ce petit blog qui vit, lui, depuis neuf, dix ans! Et je vous dois bien ça, vous qui êtes si fidèles et toujours adorables dans vos messages.

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Holiday mornings

Je voulais intituler ce billet « Sunday Morning » mais nous sommes mercredi et mon esprit cartésien et obtu ne pouvait se résoudre à ce genre d’entorse juste pour faire rentrer un post dans la bonne case des intitulés du blog… ^-^ Alors, à la place, voilà un Holiday Morning tout frais tout neuf. Et un bon concept fourre-tout comme je les aime 😉

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Je n’ai pas donné signe de vie dernièrement car la fin d’année, à l’école, est toujours très intense. Il y a les évaluations et les livrets à remplir (beurk), les spectacles à préparer (chouette!) et la kermesse à assurer (pfiou…), ainsi que les sorties de fin d’année, le goûter final, les photos à distribuer, le matériel et la classe à ranger… Ajouté à cela, les au-revoirs, les cadeaux pour les collègues, les compléments, les AVS, le personnel de la crèche qui s’est occupé de Little pendant deux ans… et le reste ! Bref, fin d’année intense, éprouvante, les vacances sont toujours très attendues.

Heureusement, mi-juin, nous avons pu faire garder Little pendant une semaine entière chez mes parents. Des mini-pré-vacances pour lui, et une coupure dans le course folle du quotidien pour nous. C’était la première fois qu’on le laissait si longtemps et il ne voulait même plus revenir à la maison tant il était bien avec son papi et sa mamie… (ingrat !). Et heureusement, en fait – pour mon petit cœur de maman poule qui n’aurait pas supporté que son fiston soit triste éloigné de la maison. Et pour mon taux de culpabilité qui est toujours prêt à faire des pics à la moindre réaction de mon entourage. Voilà, ouf, tout va bien, Little aime être séparé de ses parents, nous ne lui avons pas manqué, il n’a pas réclamé sa maman ni pleuré, bref, fortiche le fiston (sans cœur va !)…

Et puis à part ça, à part Little qui me prend tout mon temps de cerveau disponible, toute ma place de questionnements et tout mon champ d’action (oui, rien que ça. Ça passera, je sais.), à part ça, on a profité de ces pré-vacances juste à deux, avec Robinson, pour aller au ciné. Il n’y avait pas grand-chose à l’affiche, on a opté pour un pop-corn movie, le dernier Star Wars (et en vrai, c’était super !). J’ai aussi eu droit à une longue journée entièrement seule à la maison (merci la Coupe du Monde et ce besoin qu’ont les supporters (= Robinson) d’aller voir le match au milieu d’une foule d’autres supporters dans un bar plein à craquer où il faut attendre des heures pour se voir servir une bière sans bulles… ^-^). Robinson est donc allé à Lyon rejoindre ses copains et regarder le match de foot tandis que moi, je me suis aménagée un petit atelier couture dans la chambre d’amis du sous-sol, bien au frais, et j’y ai passé la journée à coudre tout en écoutant de fabuleux et passionnants podcasts (j’en reparle plus bas) et je me suis sentie légèrement en décalage, là, avec ma machine à coudre, la vie de la fratrie Brontë en fond sonore, le silence de la campagne autour de moi, tandis que la France entière se retrouvait en communion dans des cafés bruyants pour acclamer les exploits sportifs de son équipe de footballeurs. BREF. J’ai repris la couture, et ça fait du bien.

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mon petit atelier de couture au sous-sol, bien tranquille

 

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notre potager, un peu permaculture, un peu à l’arrache…

Aussi, la vie à la campagne, c’est aussi jardiner quotidiennement et regarder avec amour des petites graines sortir de terre pour devenir de jeunes plants puis de belles plantes puis faire des légumes et des fruits. Je ne m’en lasse pas, même si je dois bien avouer ne pas avoir la main si verte que ça et rater pas mal de choses. Je sais que ce sont les débuts, ça prend du temps de créer un potager ex-nihilo, plusieurs années sont nécessaires avant d’avoir de vrais résultats. Je prends mon mal en patience. Jusqu’à présent, nous avons quand même pu manger des radis, quelques haricots, des fraises et des salades. Nos plants de tomates sont lourds de gros fruits encore verts mais prometteurs (je prie pour qu’ils n’attrapent pas le mildiou, le fameux, terrible, redouté mildiou), les tournesols sont magnifiques, dorés et fiers sous le soleil, les plants de maïs croissent bien, et les courges promettent un automne riche en soupes, tartes et autres fournées de légumes rôtis.

oui, j’ai craqué, je porte des Crocs. Dieu que c’est pratique pour la vie au jardin !

Je ne me lasse pas de notre maison. Je crois bien que je l’aime chaque jour davantage. J’ai l’impression de vivre dans un livre, dans un rêve. Elle n’a rien d’extraordinaire cette maison, mais si vous saviez comme je l’aime ! Je fais parfois des cauchemars, où nous déménageons, où nous prenons une autre maison, moins parfaite, et où je regrette tristement cette petite baraque perchée sur sa colline, à l’orée du bois. J’aime notre vue sur le soleil couchant, sur le ciel orange ou rose ou violet ou bleu-blanc. J’aime le silence des jours et des nuits. J’aime la fraîcheur du soir et les grillons qui emplissent l’air à l’heure de l’apéro. J’aime – chose étrange – faire la lessive depuis que nous vivons ici. Étendre le linge dans le jardin, l’entendre claquer dans le vent, et l’odeur de la lessive, du propre, qui enveloppe tout, qui rafraîchit le soleil brûlant et qui, en l’espace de quelques minutes, est devenue une véritable madeleine de Proust dont je chéris déjà le souvenir. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’occuper du linge sale…

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J’aime être dehors, être dedans, que les portes-fenêtres soient toujours ouvertes et que l’ombre des arbres dansent sur le plancher du bureau, du salon, de la cuisine, d’une chambre. J’aime la fenêtre ouverte dans la douche, le jet d’eau fraîche combiné à la petite bise, qui provoquent la chair de poule et me donnent l’impression de prendre une douche dans le jardin, comme en vacances en Italie. J’aime m’installer à l’Est le matin pour profiter du soleil qui se lève et chauffe à peine, j’aime rester sous les arbres lorsqu’il fait trop chaud, puis me déplacer encore dans un coin de la terrasse, plein Ouest, le soir pour admirer le soleil abricot fondre et disparaitre derrière les monts du Beaujolais.

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soleil couchant

 

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l’Acacia de Constantinople qui orne l’entrée de la terrasse et ressemble à un nid d’oiseaux de paradis, oui rien que ça… ^-^

Nous avons installé la terrasse, elle est faite de bric et de broc, tout est dépareillé, récupéré à droite à gauche, exactement comme je le désirais. J’aimerais un jour y faire construire un porche, sous lequel on boirait une bière le soir, Robinson et moi, tandis qu’on se raconterait nos journées, puis nos souvenirs. Mais pour l’instant, même sans le porche, la terrasse est agréable, douillette et assez grande pour accueillir les activités de toute une journée – jeux avec Little, repas, barbecue, apéro avec les voisins, sieste et lecture sur le transat…

Capture d_écran 2018-07-11 à 14.09.25avec les décombres de la vieille cuisine, nous avons fabriqué une table basse d’extérieur, un peu gondolée à cause des orages mais très pratique et bien solide !

La petite chilienne bleue -sur la photo plus haut- était jaune à l’origine, une toile ajourée qui a lâché très rapidement. C’est donc pour la réparer, d’abord, que j’ai ressorti ma machine à coudre. Ça n’a pas été aussi simple que je le croyais mais j’ai finalement réussi à refaire une toile de transat passable, et qui, à défaut d’être totalement fiable et solide, sera tout du moins décorative et adaptée à de petits gabarits tels que celui de Little.
N’empêche, cette réparation m’a redonnée l’envie de coudre et après cela, je me suis fait deux pantalons, j’ai réparé tous les petits ouvrages qui m’attendaient depuis plus d’un an (boutons de jeans, de chemise, accrocs dans des sweats…) et j’ai de nouveaux projets en couture qui vont bien m’occuper durant ces vacances !

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coucher du soleil et Nigelle de Damas tout juste éclos, la fleur préférée de ma maman

 

Aussi, je me suis remise à la course à pieds, tranquillement. Le running et moi, après une histoire d’amour aussi intense que douloureuse, n’étions plus très copains depuis quelques années ; blessures diverses, périnée pas conciliant, et puis cette mode qui a transformé les allées du Parc en autoroute de runneurs… un peu too much pour moi qui vit très mal l’impression d’être un mouton. Alors je m’étais dit tant pis, pas pour toi, laisse tomber, fais autre chose. De toutes façons, pour mon corps, il valait mieux éviter cette activité traumatisante. Mais le plaisir de courir n’est jamais parti, lui. Et malgré un genou toujours aussi pourri, et une cheville qui a décidé de partir en sucette depuis quelques mois, et un périnée pas toujours d’accord, malgré cet effet de mode qui m’agace, malgré mon amour pour d’autres sports plus doux, comme ça l’air de rien, en emménageant à la campagne, je me suis remise à courir. Moins vite, moins longtemps, et surtout moins intensément qu’avant, bien sûr. Mais un peu, juste pour renouer, juste pour y regoûter, et juste pour le plaisir de transpirer beaucoup, de souffrir et de haleter comme aucun autre sport ne parvient à me faire transpirer, souffrir et haleter (bon, c’est sûr qu’en pratiquant le yoga, la marche et la natation, je n’espérais pas vivre des moments de sport exténuants non plus, hein…!)
Et je peux vous dire que ça n’a plus rien à voir avec le tranquille run du parc de la Tête d’Or, et que ça ressemble bien plus aux trails que je faisais en Nouvelle-Zélande ! Vivre dans des villages perchés sur des collines, dans une région bien vallonnée, me permet de faire des sorties pas trop longues mais bien éreintantes ! Pas d’alternatives ! Au niveau cardio, il n’y a pas à dire, ça bosse dur, toutes ces montées, ces descentes, ces chemins de VTT pleins de cailloux, et puis la chaleur actuelle n’aidant pas… Mes entrainements me donnent du fil à retordre et ce sentiment m’avait manqué, lui aussi !
Bref, j’en profite tant que j’en suis encore capable (jusqu’à la prochaine blessure, ou autre… ^-^) je prends ce qu’il y a à prendre sans chercher à trop en faire (ohhhh, cela ne me ressemble pas, dites voir… Serait-ce un début de sagesse?) et advienne que pourra.

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Je parlais de podcast, un peu plus haut. C’est grâce à mon amie Camille (coucou ^-^), qui a toujours d’inspirants conseils et semble si bien me connaître, que j’ai découvert les podcasts de l’émission de France Culture : La compagnie des auteurs. Elle évoquait les quatre épisodes concernant Harry Potter qui l’avait passionnée (et qui m’ont passionnée aussi, depuis), et de fil en aiguille, je me suis mise à écouter de nombreux podcasts de cette émission. Je suis FAN. J’ai adoré les épisodes sur Jane Austen, et ceux sur les quatre Brontë. J’ai hâte d’en écouter d’autres : Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, la Beat Generation, George Sand, Françoise Sagan… Que de belles promesses, et des heures savoureuse en perspective !

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les podcasts sur Jane Austen et sur la fratrie Brontë sont, eux aussi, une ôde à la quiétude de la vie à la campagne (voire de la nature sauvage…)

 

Voilà pour ces dernières semaines en images. Je vous laisse avec un vœu, pour ma part, et que je vous souhaite volontiers à tous : plus tard, j’espère ressembler à ces deux là, mes parents, toujours amoureux et mignons comme tout :

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Êtes-vous en vacances vous aussi ? Trouvez-vous, comme moi, que ce mois de juillet est particulièrement indolent et relax ?
À bientôt, belle semaine à vous.

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Notre vie à temps partiel

Cette année, j’ai eu la chance (et je l’ai encore pour les quelques semaines d’école qu’il reste avant les vacances) de travailler à mi-temps. Soit, de ne travailler que du mercredi matin au vendredi midi. Et de pouvoir rester chez moi, avec Little, les lundis et mardis. Alors, outre que je n’ai pas subi la fameuse et hebdomadaire « déprime du dimanche soir », j’ai pu profiter de ces deux jours à la maison pour passer plus de temps avec mon fils – ce qui était le but, n’est-ce pas ?!
Ce mi-temps, il était nécessaire dans notre équilibre familial, et répondait au désir de ne pas mettre trop Little à garder (en crèche, cette année). Mais cela me permettait aussi (et ce dans une vision tout à fait classique et traditionnelle de la famille, je vous l’accorde) d’avoir du temps pour toutes ces tâches du quotidien qui peuvent rapidement submerger un couple si on attend le week-end pour les faire – et surtout, si on doit tout faire le week-end, il devient difficile de passer du temps de qualité avec ses enfants, ou en couple, justement… Bref, les lundis et mardis, je range la maison, je fais un peu de ménage, je boucle mes lessives entamées le week-end, je passe les appels importants et prends le rendez-vous (administratifs, médicaux, livraisons diverses), j’avance dans nos tâches afin que, les trois jours de fin de semaine où Robinson et moi travaillons et où Little va à la crèche, ce ne soit pas trop la spirale infernale du « métro-boulot-dodo ».
J’ai de la chance (enfin, moi, je trouve ça normal, parce-que mon père m’a élevée en me donnant cette image là) car Robinson participe à moitié dans les tâches quotidiennes. Et pourtant, si on suivait vraiment un schéma traditionnel, étant donné que je ne travaille qu’à mi-temps, je devrais accepter de faire plus à la maison. Mais, d’un accord tacite, cette disponibilité que j’ai la chance d’avoir en début de semaine, on a décidé qu’elle devait en grande partie être dédiée à l’éducation de notre fils (l’éducation, dans le sens d’être présent et disponible pour lui, pour l’éveiller, pour jouer avec lui, pour lui proposer des activités en famille).

Aussi, les lundis et mardis, je fais un peu de ménage, de rangement, de courses, mais surtout, je passe du temps avec Little. Je m’occupe de lui, je joue avec lui, on lit, on va faire du vélo, des promenades, du jardinage… Et ces moments, pas toujours réussis, pas toujours « photographiables », ou qui ne ressemblent pas toujours à l’idée que je m’en faisais (parce-que rien, avec un enfant, ne peut être sous contrôle !) sont malgré tout des petits souvenirs que je nous créé, des apprentissages qui le rendent plus autonome, plus « grand », et des partages qui cimentent notre complicité.
Parfois, il y a des journées parfaites. Elles sont extrêmement rares, mais inoubliables. De celles où je ne me sens pas oppressée par un truc à faire (le boulot, le rangement, les rendez-vous…) et où je parviens à me rendre disponible, vraiment disponible, physiquement mais surtout mentalement. De celles où je ne me dis pas « bon, vite, que la sieste arrive et que je puisse avoir un peu de temps rien que pour moi… ». De celles où on ne se fâche pas, Little et moi (eh oui, ça arrive. On a beau prôner une éducation bienveillante, douce et positive, parfois on se frictionne, parfois je crie et gronde, Little est un enfant comme tous les enfants, qui teste les limites, fait des « bêtises » et, parfois, n’en fait qu’à sa tête… et je suis comme toutes les mamans, parfois épuisée, parfois sans patience, et irritable.)
Et puis le reste du temps, ce sont des journées imparfaites, avec des ratages, des moments de flottement, de l’ennui parfois (pour Little), du stress aussi (pour moi), et des choses-qui-ne-vont-pas-comme-on-veut, générant une certaine frustration. Quand on est à temps-partiel, qu’une belle journée libre se profile, on a envie d’en profiter et que tout soit parfait. Mais la réalité n’est jamais aussi prévisible et parfaite. Pourtant, ça donne des journées non moins réussies, mais juste un peu plus fatigantes, et dont le sentiment de satisfaction final est sans doute moins éclatant ^-^

Voici à quoi ressemblent, la plupart du temps, ces deux journées mi-réussies mi-ratées, « hors du temps » dont nous avons la chance de profiter chaque semaine, Little et moi.

 

Nous passons beaucoup de temps dehors

À présent que vous avons la chance inouïe d’avoir un immense jardin dans un village très vallonné, nous en profitons au maximum, quel que soit le temps ! Le matin, on joue un peu à l’intérieur, puis vers 10h on sort. Cache-cache dans le jardin, lancés de Vortex, balançoire dans le grand cèdre, bac à sable… Il y a de quoi faire dans notre jardin, ce qui ne nous empêche pas de le quitter très souvent pour vagabonder à l’extérieur.
Depuis quelques semaines, je sais attacher le porte-vélos sur ma voiture toute seule (grande fierté ^-^) alors j’embarque mon VTC et la draisienne de Little pour que nous allions rouler le long de la Saône dans le village voisin (notre village est vraiment trop pentu pour que Little puisse faire de la draisienne dans la rue, et les trottoirs ne sont pas assez sécurisés. Je préfère les chemins déserts au bord de l’eau, sans voiture et bien plats, pour ses débuts de cycliste).

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Mon petit bolide, sur sa draisienne, rejoignant les berges de la Saône.

Lorsqu’on est n’est pas à vélos, on fait de grandes promenades à pieds. Ce matin, on est carrément allés randonner, dans la forêt d’un village à côté. C’était fabuleux. Nous avons marché 1 heure et demi, fait 4 kilomètres (ce qui me paraît énorme pour un petit garçon de 2 ans trois quarts), sur des chemins de cailloux qui grimpaient secs et dégringolaient tout aussi abruptement. On s’est régalés, même si Little était bien fatigué après cette marche. J’étais fière de lui, j’espère qu’il aimera autant la randonnée que ses parents.

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Mini-Robinson des bois, entre la forêt et les prés.

 

On joue, on joue, on joue…

Little est dans cet âge où il pourrait passer ses journées, entières, à JOUER. Même dans son sommeil, car parfois il parle en dormant, il lui arrive de demander : Tu peux jouer ? (C’est trop, trop mignon… ❤ )
Ses jeux favoris sont les voitures et les Legos. Ses petites voitures sont une vraie passion. Il y joue des heures (fractionnées, bien sûr ^-^). Il a un garage (qui vient de chez Emmaüs, 1 euro…), un morceau de gouttière provenant d’un magasin de bricolage (pour faire office de toboggan de voitures), et un bout de planche en bois, un autre toboggan pour les voitures. Et ça l’occupe énormément. Sauf que, lui, il aime bien quand je joue avec lui, mais moi les voitures, ça ne m’inspire pas ! Autant, j’aime lire des histoires, jouer aux Legos, aux kaplas, etc… mais les voitures, je n’ai jamais su y jouer, même avec mon petit frère quand nous étions petits ! Alors j’ai cherché sur internet (oui oui, il y a des gens qui ont pensé aux parents, comme moi, qui sont à court d’idée quand il s’agit de jouer aux petites voitures avec leurs enfants ^-^) et j’ai trouvé quelques pistes. De toutes façons, Little aime que je lui fasse les mêmes histoires : les voitures de police poursuivent les voitures des « méchants », les arrêtent, mais elles s’enfuient, elles se cachent, on les cherche. Ou alors, on créé de gigantesques embouteillages ou accidents (coucou l’humour morbide des enfants… on en parle ? 😉  )

Ce que je préfère, c’est jouer aux Legos. Enfin, aux Duplos, plutôt, ces gros Legos pour les plus petits. Avec ce jeu, ça marche par phase : on a eu une longue période construction de maison, avec toutes les pièces, les toilettes, la cuisine, la salle de bain… Puis on est passé par une période « manège », on essayait de reproduite un grand carrousel avec tous nos animaux. Il y a eu une petite phase « Parc de la Tête d’or », durant laquelle on construisait un zoo, un jardin botanique, une mare aux canards… Une longue (trop longue) période construction de garages de voitures (les voitures, toujours…) et en ce moment, c’est passion lavage-auto. On s’éclate bien. Dernièrement, j’ai décidé d’agrémenter mon complexe lavage-auto d’une cafétéria pour que nos petits bonshommes Duplos puissent boire un café pendant que leur voiture se fait laver. On a aussi ajouter un camion-marchand de glaces, car il y a un glacier dans un des livres qu’on lit, et que Little aime beaucoup les glaces (évidemment…). Voyez, je m’amuse beaucoup, avec les Duplos… ^-^

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Les Duplos en action : notre magnifique lave-auto (on entre par la barrière à droite, puis on passe sous la cafétéria…)

On vit et on partage « local » :

Vivre à la campagne, dans un village, résulte bien sûr de notre volonté de plus de calme et de nature, de plus d’espace et d’un désir de ralentir. Mais autre chose m’attirait aussi dans le concept : la vie en communauté. Faire partie d’un village, c’est avoir la possibilité de s’y investir, de connaître tous ces voisins, d’échanger avec eux, de donner un peu de son temps aussi pour faire vivre l’endroit où l’on vit. Je ne désire pas forcément connaître tout le monde (et encore moins être connue de tous mes voisins!) mais j’aime ce côté « proximité » et « communauté » qui donne un sens à notre exil urbain. J’ai envie de m’investir dans la vie locale, ici dans nos villages, je me sens plus citoyenne, plus actrice éco-citoyenne, qu’avant. Et bien sûr, j’essaie de communiquer ces enjeux à mon petit garçon, car ce sont des choses qui ne s’apprennent pas dans des livres ni à la télé, mais bien en les vivant, en les expérimentant directement.
Je suis bénévole pour la bibliothèque, et nous y passons aussi régulièrement Little et moi, pour y emprunter quinze livres pour lui. Little adore les livres et je nourris ardemment sa passion en lui donnant la possibilité de lire de tout et beaucoup. Aller à la bibliothèque municipale lui permet aussi de rencontrer mes « collègues » bénévoles, de fréquenter des lieux culturels très différents de la grande médiathèque de Lyon ou des librairies où je l’emmène souvent. J’espère pouvoir un jour dégager plus de temps encore, pour m’investir dans une seconde association et lui montrer que, donner du temps, pour les autres, apporte du sens et rend heureux.
Un autre rituel de nos journées « off » consiste à nous rendre chez Ben, un maraîcher rencontré au marché des quais à Lyon, et qui nous a fourni pendant quatre ou cinq ans tous nos légumes hebdomadaires. Lorsque nous avons déménagé et que j’ai su que son exploitation était à quelques kilomètres de notre village, je lui ai demandé si nous pourrions, désormais, venir directement chez lui pour nous ravitailler. Et il a accepté.
Et c’est encore mieux que ce que j’espérais ! Ben est un cultivateur plutôt bio/naturel, il a de grandes serres et quelques bêtes au milieu de nulle part. Y aller est, chaque mardi, un grand moment. Little entre tout seul dans la basse cour, pénètre dans le poulailler, se faire suivre par l’énorme dindon qui l’adore, va saluer le cochon, cherche les poussins, ramasse les œufs. Et puis surtout, il eut s’adonner à une autre de ses passions : les TRACTEURS. Et Ben s’en donne à cœur joie : il montre à Little toutes ses machines, le fait grimper sur les tracteurs, lui donne des carottes fraîchement cueillies et lavées que mon fils croque allègrement, avec la peau ! Ben nous fait toujours visiter les serres, nous montre la progression des plantations, il m’explique plein de choses que j’essaie de remettre en pratique ensuite dans mon potager. Il m’a donné les graines des radis que j’ai semés et récoltés (et mangés !), des pieds de salades… Au fur et à mesure de nos visites dans son exploitation, c’est devenu un copain. On y reste toujours trois quarts d’heure, environ, je bavarde, je regarde émerveillée, Little patauge dans les flaques de boue et traîne avec son ami le dindon. C’est un moment hyper simple, mais génial, dont on ressort toujours très heureux (et surtout, alourdis de plusieurs kilos de légumes de saison). Je ne vous dirai pas, en plus, que les légumes de Ben sont une tuerie gustative, que ses épinards sont les meilleurs que j’ai jamais mangés, que ses carottes sont douces et sucrées, que ses tomates sont les meilleures du marché et que, chaque samedi et dimanche, c’est devant son stand qu’il y a la plus longue file d’attente du marché ^-^

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Little devant les serres, chez Ben

Tous les trois (fin de semaine)

Après ces deux jours parfois merveilleux parfois intenses, il est temps de retourner travailler, pour moi, et de retrouver les copains de la crèche, pour Little. Généralement, lui est assez content d’alterner entre ces moments en famille et ces trois petites journées en collectivité avec des enfants de son âge. Je trouve que c’est plutôt bien équilibré, il partage beaucoup avec nous, ses parents, mais a aussi des contacts avec des petits, et apprend les contraintes, les joies et les difficultés de la vie en groupe. Ce sont comme des respirations, ces temps hors de chez nous, avec d’autres personnes. Ça nous permet de reprendre un peu d’énergie, de souffle, pour savourer à nouveau la vie de famille trois jours plus tard.
Lorsqu’on se retrouve tous les trois le vendredi, on a notre rituel : l’apéro en famille. Grenadine pour Little, bière ou vin pour nous, quelques olives et, depuis le retour des beaux jours, coucher de soleil depuis notre terrasse. On met de la musique et on se pose un peu, après la tornade des trois jours d’allers-retours à Lyon, de levers aux aurores, d’embouteillages, de réunions, de bruit…

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Depuis notre terrasse, le coucher de soleil sur les Monts du Beaujolais. Peut-on un jour se lasser de cette vue…?

Le week-end file, et ce sont les mêmes activités qu’on refait à trois cette fois : balades, jardinage, Duplos, voitures… Lorsqu’on veut des moments plus tranquilles, on sort les puzzles (j’adore faire des puzzles avec Little. On est très concentrés, et quelle satisfaction quand on termine !), ou alors la pâte à modeler et alors on organise un goûter pour les doudous : gâteaux orange, fruits bleus turquoise, saucisses jaunes fluos… Ça permet à Little de muscler ses petits doigts, et toutes les sensations tactiles induites par la manipulation de la pâte à modeler sont utiles à la maturation de son cerveau (cf les travaux de Maria Montessori). Et puis, malaxer, couper, étirer… ça détend, aussi !
J’essaie aussi de proposer au moins une fois par semaine, une activité d’arts plastiques, dessin ou peinture (parfois argile). Ça demande plus d’organisation (et c’est plus « risqué ») mais c’est indispensable pour compléter cet éveil que l’on souhaite pour Little. Les feutres et les crayons ne doivent pas être l’apanage de la crèche/l’école, selon moi. Et la créativité des enfants a besoin d’être stimulée, encouragée, dédramatisée. Quoi de mieux qu’une grande feuille recouvrant la table, des outils de toutes les couleurs et textures (craies grasses, feutres, gros et petits crayons de couleur, aquarelle, pastels…), quelques gommettes aussi, pour passer un bon moment, relativement calme, en famille ?

 

Encore du vélo…

Lorsque Robinson est là, nous profitons de son super VTT et de ses muscles (!) (n’oubliez pas que notre village est trop pentu pour que je puisse faire du vélo avec Little dans le porte bébé sur le porte-bagage…) pour faire du vélo tous ensemble dans le village. C’était une activité que j’adorais lorsque j’étais enfant : les soirs de printemps et d’été, vers 18 heures ou 19 heures, partir faire le tour du village en vélo, avec mon frère et mes parents. Les odeurs, les couleurs des soirs chauds sont incomparables à tout le reste. Pédaler le nez au vent, au milieu des champs de blé et de maïs, sentir les premiers barbecues qu’on allume, la pelouse fraîchement tondue, voir les piscines scintiller sous le soleil déclinant, entendre les bruits de la vie des gens, contents d’être en week-ends, détendus, profitant de ces belles soirées chaudes et douces… Little bien accroché dans le porte bébé sur le vélo de Robinson, et moi pédalant derrière eux, on file sur les petites routes désertes, on découvre notre campagne, et je suis projetée vingt-cinq ans en arrière, dans mon village d’enfance, sur ma bicyclette jaune…

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Robinson et Little pédalant devant moi, au milieu des champs sur une route du village.

Voilà, un billet encore une fois bien long (mais que je suis bavarde ! ) pour vous raconter ma vie, enfin, notre vie. Je crois qu’aussi, quelque part, c’était pour l’écrire et m’en souvenir. Ces moments passent vite, l’année scolaire est presque finie, et l’année prochaine je reprendrai à temps plein et Little ira à l’école. Nous n’aurons plus ces parenthèse des lundis et mardis mère-fils. Nous ferons sans doute toujours des Duplos, des randos et du vélo, mais tout sera concentré le week-end, et aura forcément, moins le goût de la slow life qui me plaît tant cette année. Mais je me sens déjà très chanceuse d’avoir eu ces temps partiels depuis sa naissance. D’avoir pu profiter de lui, comme ça.

A bientôt, au plaisir de lire vos réactions sur ce billet, comme d’habitude. Merci encore de passer par ici !

PS : j’ai tout à fait conscience que pouvoir travailler à mi-temps est un luxe, financièrement parlant. Je sais que ce n’est pas une opportunité donnée à tout le monde, et, même si je n’en parle pas plus dans ce billet, sachez que cette organisation de travail n’est possible pour nous que parce-que nous avons accepté de faire, par ailleurs, certains sacrifices. Sinon, financièrement, c’était impossible. Et malgré ces sacrifices, c’est une situation tout de même assez exigeante et contraignante financièrement, qui ne serait pas viable pour nous si elle devait se prolonger l’année prochaine. Nous avions l’opportunité de le faire cette année, nous l’avons fait, mais impossible pour nous de reconduire ce temps partiel une année supplémentaire, pour l’instant. Je tenais à être transparente sur ce point, car même si je suis bien consciente d’avoir cette chance, je n’ai pas écrit ce billet pour m’en vanter, ou le revendiquer comme étant le meilleur fonctionnement existant, ou quelque chose de ce genre, car je sais que c’est un luxe parfois impossible pour certaines familles et ce serait manquer de tact que de prôner ce mode de vie au détriment des autres organisations familiales que chacun peut trouver pour son foyer.

NB : toutes les photos de ce billet sont privées, non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Écrire un roman

femme écrivain

Si vous venez par ici depuis longtemps, alors ce n’est pas un secret, vous savez que je travaille sur ce projet depuis des mois et des mois ; écrire une fiction.
C’était d’ailleurs pour avoir davantage de temps à consacrer à ce projet d’écriture que j’avais, un temps, mis ce blog en pause.
Alors quand, le 29 janvier, j’ai écrit la dernière ligne de mon dernier chapitre, forcément j’ai tout de suite pensé à vous, qui me lisez ici régulièrement, me soutenez à chaque fois que je vous parle d’un projet, m’encouragez, me laissez des commentaires adorables et faites toujours preuve de tant de bienveillance… J’ai immédiatement eu envie de vous prévenir, de vous crier AYÉ J’AI FINI !!!! ^-^ J’avais le sentiment que je vous devais bien ça. Vous prévenir en premier. Voilà, c’est fait, j’ai terminé Les Sœurs Ponsard (le titre est provisoire!).

Mais avant de vous le dire,  il fallait d’abord que je relise un peu tout ce que j’avais écrit, histoire d’avoir quelque chose à vous proposer une fois que l’annonce serait faite. Voilà pourquoi j’ai un peu tardé à vous le dire.

Bon, aujourd’hui, je suis encore en plein dedans, j’entame la lourde partie des corrections et des dizaines de dizaines de relectures – pas l’étape la plus fun, on est d’accord. En gros, j’ai achevé mon premier jet. L’histoire est posée, les personnages existent, la chronologie des actions est cohérente, j’ai un bon gros brouillon ; désormais, je vais devoir remodeler cette matière brute. Ciseler mes phrases, trancher dans mes chapitres, et pour une prolixe comme moi, vous vous doutez que ce travail ne va pas être aisé ah ah. J’ai été bien trop bavarde, dans mon écriture. Mon roman compte 110 000 mots, soit 657 000 caractères, soit 270 pages Word. 52 chapitres… Oui, je sais, c’est un peu beaucoup.

J’ai envie de vous raconter un peu plus cette expérience d’écriture, car elle a été formidable (et elle l’est encore, hein, puisque je n’ai pas terminé toutes les étapes permettant de dire, enfin, qu’on a définitivement fini un livre). Je ne sais pas si ça vous intéressera, mais peut-être que ça vous donnera envie, au moins, de lire quelques chapitres de mon histoire ?

La genèse

Il y a quatre ans et demi, je revenais de notre tour du monde, complètement déboussolée par le voyage, par l’isolement de notre road trip, en mode remise en question de toute la société, de nos habitudes de consommation, de ma vie, etc… Chamboulée. Mais heureuse, toujours. Après des mois de sport intensif, course à pieds et randonnée trekking, je rentre de ce voyage blessée au genou, immobilisée. En arrêt de travail de septembre à novembre. Assignée à domicile, quoi. J’ai plein de temps devant moi, pas encore d’enfant à ce moment là, alors je m’attelle à ce projet d’écriture. J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. Le blog m’avait permis d’entretenir ce besoin d’écrire, mais avec autant de temps libre à occuper à ce moment-là, tenir le blog ne suffisait pas. J’ai alors commencé à écrire quelques pages des Sœurs Ponsard (tout en m’auto-formant plus ou moins à l’enseignement du yoga, et en prenant des cours de guitare… c’était donc un projet en pointillés). J’avais dessiné des plans du village, choisi des prénoms, trouvé déjà quelques idées des péripéties diverses qui ponctueraient le roman, mais pas vraiment arrêté de scénario précis. J’avais envie d’écrire une histoire de famille, de sœurs, voilà tout.  Puis, j’ai mis tout ça de côté, j’ai repris le travail, la vie a continué, le blog, le temps qui file, Les sœurs Ponsard ont été rangées dans la catégorie « projet en cours » qui accueille régulièrement mes tonnes d’idées abandonnées.

Et puis il y a un an et demi, deux ans, j’ai repensé à cette histoire. J’étais jeune maman, en congé parental, avec un petit peu de temps à consacrer à l’écriture. L’année de mes trente ans. Je me suis rendue compte que, petite, je m’étais toujours imaginée que d’ici mes trente ans, je serais largement devenue écrivain ! Ça me paraissait tellement simple, vue de mon enfance ^-^ La vie file et on se rend compte un beau jour que nos rêves d’enfant ne se sont pas réalisés. Non, car les rêves ne se débrouillent pas tout seuls, ils ont besoin d’un coup de pouce, ils ont besoin qu’on se bouge les fesses pour les concrétiser. A trente ans, ce réveil un peu brutal m’a donné l’impulsion ; se dire qu’un jour on sera écrivain, c’est bien, mais essayer de le devenir vraiment, ça ne pouvait pas se faire tout seul. Alors que j’avais un peu de temps devant moi, pas de boulot à préparer, pas de classe à gérer, et mon cerveau plus aéré que d’habitude donc, je me suis dit qu’il était temps de m’atteler à ce projet, et de le mener à bien une bonne fois pour toute. Pour devenir écrivain, il faut écrire un livre, pas seulement les deux ou trois chapitres du début 😉
J’ai donc décidé de me donner cet objectif comme un test : écrire un roman en entier, de manière sérieuse, comme un vrai travail. Pas juste comme un petit projet parallèle, secret, quand je grappille deux minutes par ci et par là.

Les aides

Pour cela, il m’a fallu apprendre l’aspect technique de l’écriture, que mes études de lettres ne m’ont jamais enseignées ! J’ai beaucoup cherché, tâtonné… Et puis, finalement, je suis parvenue à percer cette communauté sur internet (car, comme pour tout, aujourd’hui, il existe sur le net une quantité impressionnante de ressources et de tutoriels, mais encore faut-il savoir où chercher pour tomber sur des trucs pertinents…)
Au départ, je tombais sur des vidéos de gens bizarres qui expliquent comment écrire un livre avec des techniques… euh, loufoques. Par exemple, prendre un livre qu’on aime et le recopier en changeant quelques éléments, (personnages, lieux etc…) !! Ou des blogs répertoriant tous les éléments indispensables pour écrire une romance à l’eau de rose (mais QUI veut écrire ça ??!!). Je peux vous dire que celui-là je l’ai lu et relu juste pour bien mémoriser tous les écueils dans lesquels ne pas tomber ah ah…
Finalement, à force de chercher, j’ai réussi à trouver : c’est la chaîne Youtube de Samantha Bailly qui a été le déclic : exactement ce que je cherchais ! Des tutoriels modernes et frais, une jeune femme agréable, sympathique, simple et claire. Des explications pertinentes et surtout très utiles. J’ai regardé un grand nombre de ses vidéos, pris des notes, assimilé le plus d’informations possibles. Et cela m’a été extrêmement utile pour la suite.

Le processus d’écriture

Grâce aux tutoriels de cette jeune autrice, j’ai pu mettre de l’ordre dans mon projet de départ. En gros, j’avais juste une idée de mes personnages, et de l’endroit où ils évolueraient, mais je me suis rendue compte que je n’avais absolument pas creusé l’intrigue. Puis j’ai compris que pour chaque personnage important, je devais fixer un enjeu, un objectif, que le roman permettrait d’atteindre ou d’invalider. Sans cet enjeu, l’histoire n’avait aucun intérêt.

A partir de là, j’ai retravaillé toutes mes idées, j’ai utilisé des post-its pour noter chaque bribe d’idée, les organiser entre elles (peut-être que celles/ceux qui me suivaient sur Instagram s’en souviennent ^-^ )… J’ai travaillé sur une frise chronologique pour vérifier la cohérence des enchainements d’événements.

En gros, j’ai commencé à utilisé des outils en parallèle de mon texte pour soutenir mon travail de rédaction. Ces outils, je les avais omis au commencement de mon projet, car je n’avais pas envie de m’embêter avec des détails techniques – je partais bille en tête, plongeant dans l’écriture sans préparation, en ne me fiant qu’à mon inspiration. En réalité, le processus d’écriture est tellement long qu’il me fallait, nécessairement, un « filet », un plan, des notes, une chronologie, des fiches personnages. Au départ, tout cela ne m’intéressait pas, ça me paraissait trop lourd, mais en réalité c’était impossible pour moi d’avancer – sérieusement – sans eux. Grâce à eux, mon travail d’écriture a pris une tout autre dimension, j’ai pu avoir une vision plus claire, plus globale de ce que j’écrivais, les idées venaient plus simplement, tout le processus m’a semblé plus fluide. Ça a véritablement été comme un mécanisme qu’on aurait enfin huilé. J’ai pu travailler beaucoup plus vite et surtout, avec plus de plaisir ! Car je poursuivais des objectifs définis, j’avais des étapes bien déterminées, je n’avais plus qu’à suivre mon plan et ma chronologie.

Je suis passée d’une idée sympathique d’histoire de sœurs dans un village de montagnes, sans savoir ni ce qui allait leur arriver, ni la fin de l’histoire, à un plan très détaillé des diverses actions de chaque personnage, principal comme secondaire, avec une imbrication plus « ficelée » des différents éléments, et une montée de la tension dramatique un tout petit peu plus travaillée (bon, ce n’est pas du Fred Vargas non plus hein !). Je vous jure, à partir de ce moment là, quand les choses ont été posées, écrire est devenu beaucoup plus facile, comme si déterminer tant de brides avait, finalement, débridé l’acte en lui-même.

Le temps

Disons qu’il m’a bien fallu deux ans pour mener ce projet à terme, à partir du moment où je l’ai repris de manière sérieuse, jusqu’à ce 29 janvier 2018 où j’ai écrit la dernière ligne. A présent, vont s’ajouter les mois de corrections et de relecture…

Pour bien écrire, il me faut une plage horaire assez longue. J’ai besoin de me plonger durablement dans le processus. Souvent, je passais une ou deux semaines à ne faire que ça lors des siestes de Little, soit environ trois heures par jour. Bien sûr, dans ces cas là, l’histoire me hantait à chaque moment de la journée, je m’endormais en y pensant le soir, je me réveillais avec elle le matin, c’est obsédant mais indispensable car très foisonnant et constructif.

J’alternais avec de longues périodes sans écrire, pendant lesquelles j’écrivais autre chose, des nouvelles, mon blog, des correspondances… ou bien je lisais beaucoup, pour nourrir le processus d’écriture justement. Pour me plonger dans une autre histoire, dans des mots moins habituels, dans un style différent du mien (parce-que, au bout d’un moment, on ne se supporte plus soi-même, on ne supporte plus sa façon d’écrire, je ne voyais que les défauts de mon « style »…).
Ce qui est drôle, c’est que, lorsque je relis certains chapitres des Sœurs Ponsard, je sais exactement quel livre j’étais en train de lire à cette période là : le style s’en ressent énormément ! Je peux voir très clairement les influences qui font onduler mon style, je reconnais des tournures de phrases, des syntaxes qui ne me sont pas habituelles… Lire, quand on écrit, est indispensable pour nourrir son écriture.

Mes proches

Lorsque j’ai décidé de considérer sérieusement cette activité d’écriture, et non plus simplement comme un petit loisir pratiqué en secret car je ne me sentais pas à la hauteur des vrais écrivains, j’en ai parlé autour de moi. Heureusement, les concours de nouvelles auxquels j’avais participé auparavant avaient déjà amorcé ce sujet, et aux yeux de mes proches, l’écriture faisait déjà officiellement partie de mes activités. Le fait d’écrire au grand jour, et de le revendiquer, est libérateur et en même temps… terrible, pour moi. À chaque fois que je dis que j’écris, que je suis en train d’écrire un roman… je me sens comme une énorme imposture, une fille prétentieuse qui se prend pour Victor Hugo et agite ses trois pauvres nouvelles sous le nez des gens comme s’il s’agissait du prochain Goncourt. Ça, c’est la crainte que j’ai, la peur que les gens aient cette image de moi lorsque je parle de l’écriture. Qu’on me trouve prétentieuse, imbue de moi-même, parce qu’évoquer l’écriture d’un roman ne serait réservé qu’aux écrivains qui ont déjà fait leur preuve, des vrais écrivains quoi. Pas des aspirants. Bref, le syndrome de l’imposteur, vous voyez ?
Mais, malgré tout, je me force à être fière et à assumer ce projet. C’est assez nouveau pour moi, qui ai toujours écrit, mais sans jamais le révéler « dans la vraie vie » (heureusement qu’il y a eu ce blog, où j’ai pu en parler très tôt, où je me sentais moins jugée..).
Aujourd’hui, je crains moins le jugement des autres (de manière générale, mais aussi concernant l’écriture en particulier). J’assume.
Quand un de mes amis m’a demandé de quoi parlait mon roman, je lui ai dit « oh ça ne te plaira pas, ça va te paraître nul, ce n’est pas du tout le genre de choses que tu lis, tu vas trouver ça naze ». Mais lui m’a répondu, très sérieusement : « Je ne me permettrais jamais de dire un truc pareil. Les gens ne te diront jamais ça, car qui, autour de nous, a réussi à faire ce que déjà tu as fait ? Tu as écrit un roman, et rien que ça, ça force le respect, aucun de nous n’en aurait été capable ». Cette remarque m’a fait beaucoup réfléchir, depuis. Je sais que ce que j’écris ne plaira pas à tout le monde, évidemment, et même que, s’il plaît à une toute petite poignée de personnes ce sera déjà merveilleux à mes yeux ! C’est difficile de se contenter d’écrire ce dont on est capable, quand on aspire à écrire comme ses auteurs préférés. Bien sûr, je rêverai de faire un roman comme Paul Auster, d’écrire avec le même style, la même intensité dramatique, qu’Emily Brontë, d’avoir l’imagination et l’efficacité narrative de JK Rowling (et pas parce qu’elle a vendu des millions de livres, mais bien car elle fait partie de mes auteurs de prédilection, qui m’emportent très loin dans l’imaginaire)… Mais je n’ai pas du tout les moyens de le faire, je n’ai pas ce niveau d’excellence évidemment, j’ai fait mon deuil de cette ambition, de cette prétention ^-^ Ce « deuil » est une étape importante quand on dévoile l’activité d’écriture à ses proches ; il faut accepter que certains ne liront pas avec enthousiasme ce qui, nous, nous a enthousiasmé pendant des mois ! Je sais que je n’ai pas écrit un chef-d’œuvre, le prochain prix littéraire de septembre, et je n’en ai jamais eu l’intention. Ce que j’ai écrit a été, dès le départ, sans prétention, je suis partie de l’idée que ça devrait me plaire, à moi, d’abord. Exactement comme ce blog, pour lequel le mot d’ordre a toujours été : écris le blog que tu aimerais lire. C’est un peu pareil pour ce roman. J’aime lire des chefs-d’oeuvres bien sûr ah ah, mais aussi des livres légers, agréables, tels que Quatre sœurs (dont je me suis beaucoup inspirée, je ne m’en cache pas), Tom Petit homme tout petit homme Tom, Sept Garçons, Big Easy, Le Cherche-Bonheur… alors j’ai eu envie d’essayer d’en écrire un. Ce genre de bouquins.

Et ça parle de quoi ?

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Alors ça, c’est LA question.  LA question que me posent mes proches lorsqu’ils apprennent l’existence de ce projet. Et je crois que, pas une fois, je n’ai été capable de répondre correctement. La plupart du temps, ma réponse ressemble à ça :
« Oh, euh, pff ça te va pas trop t’intéresser, c’est plutôt littérature jeunesse, young adult, un truc que j’aime bien mais pas toi je pense.. Une histoire de famille, des sœurs. Voilà, tu vois, c’est nul laisse tomber ».
Je vous jure, je n’ai jamais réussi à donner une réponse plus étoffée ! J’ai essayé d’y réflechir, comment décrire mon projet, quel résumé en faire. Mais impossible car je le trouverais trop réducteur, ce résumé. Imaginez :
C’est l’histoire de trois sœurs, Hortense, Rosalie et Paula. Elles se retrouvent après avoir vécues séparées pendant deux ans, et beaucoup de choses ont changé. Elles vont devoir, chacune à leur manière, apprendre à trouver ou retrouver leur place, à s’adapter aux nouveautés et aux imprévus de leur vie dans ce petit bourg au pied des montagnes, où tout le monde les connait.

Pff… naze, non ?

Alors qu’en réalité, ce n’est pas juste ça que j’ai voulu raconter. J’ai voulu écrire une histoire de fratrie, dépeindre trois sœurs avec des caractères pas si tranchés que ça, et des aspirations pas forcément différentes les unes des autres. J’ai eu envie de raconter des histoires d’amour et d’amitié à la fois simples et compliquées, heureuse et tragiques, évidentes ou tarabiscotées, comme dans la vraie vie. Bien sûr, j’ai créé quelques personnages insupportables qu’on adore détester, d’autres un peu loufoques pour lesquels on se prend d’affection (enfin, j’espère…). J’ai voulu raconter aussi une relation difficile entre une mère et sa fille, l’éloignement progressif d’êtres qui s’aiment mais se perdent de vue, la difficulté qu’on peut éprouver à ressentir des émotions négatives et peu altruistes et le désir de les combattre pour accepter un état de fait qui n’est pas à notre avantage. J’ai voulu raconter plusieurs vies dans un même lieu simple et proche de la nature, des vies qui s’y croisent, s’influencent ou non, des problèmes que l’on règle et d’autres qu’on ne règle pas. Bref, j’ai passé deux ans de ma vie à créer un lieu et à y faire vivre des personnages tout au long de quatre saisons, j’ai essayé de les faire évoluer, mais pas toujours, certains reviennent en arrière. J’ai cherché à vous faire tomber amoureuses de Yann, de Jocelyn, à vous donner envie de partir randonner comme Paula, à vous dépeindre quelques aspects de la vie d’une enseignante.
Voilà, il y a tout ça et encore d’autres choses dans Les Sœurs Ponsard, peut-être pas toujours bien fait ou bien pensé, mais je compte bien sur vous pour me le dire et m’aider à améliorer ce texte !

Et après ?

Bon, je dis que j’ai terminé d’écrire mon roman mais… j’ai encore du boulot au niveau des corrections! Malgré tout, dès que je parviens à une version « présentable », promis je vous en reparle. En attendant, si vous avez envie de découvrir les premiers chapitres des Sœurs Ponsard, je vous invite à me retrouver ici, sur le site Wattpad. J’ai commencé à y publier le début de l’histoire. N’hésitez pas, surtout, à m’y laisser des commentaires pour m’aider à améliorer le texte, à corriger les fautes, à mettre en évidence des incohérences… J’ai tellement « la tête dans le guidon » comme on dit, que je ne vois plus grand-chose quand je relis mon texte ! Votre aide sera la bienvenue, vos retours sont très précieux.

Bien sûr, maintenant, je rêve de la suite : parvenir à trouver un éditeur que le projet intéresserait et qui accepterait de publier ce livre ! Vous imaginez ? Mais je suis très lucide sur tout ça, je sais que sur 6 000 manuscrits reçus, un éditeur en publie un seul. Voilà à quoi s’élèvent mes chances aujourd’hui ^-^ Je sais aussi qu’on met tellement de soi dans un roman qu’on a tendance à le voir comme un véritable « bébé » et que chaque critique, chaque refus peut être très mal reçu. Je me prépare à tout cela, je ne me fais pas de films, mes proches se chargent de rêver à ma place (et si tu deviens multi-millionaire, Robinson arrêtera de travailler ? Tu pourras devenir écrivain à temps plein ? Vous pourrez construire l’extension tant rêvée à votre maison, ou vous payer un architecte paysagiste pour aménager le jardin ?… – oui, on a des rêves assez simples hein !). Moi, je suis juste hyper heureuse d’avoir mené ce long projet à son terme, sans promesse de gloire, sans certitude à la clé. Juste, l’avoir fait, avoir commencé à réaliser une partie de mon rêve d’enfant.
J’attends les premiers retours concernant mon texte, et en fonction de cela, je saurai un peu plus précisément si ce que j’ai écrit vaut quelque chose ou est, définitivement, aussi naze que ma réponse à la question « ça parle de quoi ton bouquin? »… ^-^ !
Si les réactions sont positives et encourageantes, alors bien sûr je me lancerai dans la suite : je ferai toutes les démarches nécessaires pour essayer de le faire publier, mais je saurai passer à autre chose lorsqu’il sera temps. Avoir terminé un livre, même s’il n’est jamais publié, ça n’est pas rien pour moi, ça me donnera la force, la motivation, l’énergie pour en écrire d’autres ! Ce n’est que le début…

En attendant, retrouvez-moi sur WattPad et donnez-moi vite votre avis sur les premières pages ! Votre opinion compte pour moi !

A bientôt !

 

Images :
1 . Une femme Maori qui essaie une machine à écrire en Nouvelle-Zélande, en 1906. Lien.
2. La couverture provisoire de mon roman, réalisée sur le site Canva.

Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.