Écrire un roman

femme écrivain

Si vous venez par ici depuis longtemps, alors ce n’est pas un secret, vous savez que je travaille sur ce projet depuis des mois et des mois ; écrire une fiction.
C’était d’ailleurs pour avoir davantage de temps à consacrer à ce projet d’écriture que j’avais, un temps, mis ce blog en pause.
Alors quand, le 29 janvier, j’ai écrit la dernière ligne de mon dernier chapitre, forcément j’ai tout de suite pensé à vous, qui me lisez ici régulièrement, me soutenez à chaque fois que je vous parle d’un projet, m’encouragez, me laissez des commentaires adorables et faites toujours preuve de tant de bienveillance… J’ai immédiatement eu envie de vous prévenir, de vous crier AYÉ J’AI FINI !!!! ^-^ J’avais le sentiment que je vous devais bien ça. Vous prévenir en premier. Voilà, c’est fait, j’ai terminé Les Sœurs Ponsard (le titre est provisoire!).

Mais avant de vous le dire,  il fallait d’abord que je relise un peu tout ce que j’avais écrit, histoire d’avoir quelque chose à vous proposer une fois que l’annonce serait faite. Voilà pourquoi j’ai un peu tardé à vous le dire.

Bon, aujourd’hui, je suis encore en plein dedans, j’entame la lourde partie des corrections et des dizaines de dizaines de relectures – pas l’étape la plus fun, on est d’accord. En gros, j’ai achevé mon premier jet. L’histoire est posée, les personnages existent, la chronologie des actions est cohérente, j’ai un bon gros brouillon ; désormais, je vais devoir remodeler cette matière brute. Ciseler mes phrases, trancher dans mes chapitres, et pour une prolixe comme moi, vous vous doutez que ce travail ne va pas être aisé ah ah. J’ai été bien trop bavarde, dans mon écriture. Mon roman compte 110 000 mots, soit 657 000 caractères, soit 270 pages Word. 52 chapitres… Oui, je sais, c’est un peu beaucoup.

J’ai envie de vous raconter un peu plus cette expérience d’écriture, car elle a été formidable (et elle l’est encore, hein, puisque je n’ai pas terminé toutes les étapes permettant de dire, enfin, qu’on a définitivement fini un livre). Je ne sais pas si ça vous intéressera, mais peut-être que ça vous donnera envie, au moins, de lire quelques chapitres de mon histoire ?

La genèse

Il y a quatre ans et demi, je revenais de notre tour du monde, complètement déboussolée par le voyage, par l’isolement de notre road trip, en mode remise en question de toute la société, de nos habitudes de consommation, de ma vie, etc… Chamboulée. Mais heureuse, toujours. Après des mois de sport intensif, course à pieds et randonnée trekking, je rentre de ce voyage blessée au genou, immobilisée. En arrêt de travail de septembre à novembre. Assignée à domicile, quoi. J’ai plein de temps devant moi, pas encore d’enfant à ce moment là, alors je m’attelle à ce projet d’écriture. J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. Le blog m’avait permis d’entretenir ce besoin d’écrire, mais avec autant de temps libre à occuper à ce moment-là, tenir le blog ne suffisait pas. J’ai alors commencé à écrire quelques pages des Sœurs Ponsard (tout en m’auto-formant plus ou moins à l’enseignement du yoga, et en prenant des cours de guitare… c’était donc un projet en pointillés). J’avais dessiné des plans du village, choisi des prénoms, trouvé déjà quelques idées des péripéties diverses qui ponctueraient le roman, mais pas vraiment arrêté de scénario précis. J’avais envie d’écrire une histoire de famille, de sœurs, voilà tout.  Puis, j’ai mis tout ça de côté, j’ai repris le travail, la vie a continué, le blog, le temps qui file, Les sœurs Ponsard ont été rangées dans la catégorie « projet en cours » qui accueille régulièrement mes tonnes d’idées abandonnées.

Et puis il y a un an et demi, deux ans, j’ai repensé à cette histoire. J’étais jeune maman, en congé parental, avec un petit peu de temps à consacrer à l’écriture. L’année de mes trente ans. Je me suis rendue compte que, petite, je m’étais toujours imaginée que d’ici mes trente ans, je serais largement devenue écrivain ! Ça me paraissait tellement simple, vue de mon enfance ^-^ La vie file et on se rend compte un beau jour que nos rêves d’enfant ne se sont pas réalisés. Non, car les rêves ne se débrouillent pas tout seuls, ils ont besoin d’un coup de pouce, ils ont besoin qu’on se bouge les fesses pour les concrétiser. A trente ans, ce réveil un peu brutal m’a donné l’impulsion ; se dire qu’un jour on sera écrivain, c’est bien, mais essayer de le devenir vraiment, ça ne pouvait pas se faire tout seul. Alors que j’avais un peu de temps devant moi, pas de boulot à préparer, pas de classe à gérer, et mon cerveau plus aéré que d’habitude donc, je me suis dit qu’il était temps de m’atteler à ce projet, et de le mener à bien une bonne fois pour toute. Pour devenir écrivain, il faut écrire un livre, pas seulement les deux ou trois chapitres du début 😉
J’ai donc décidé de me donner cet objectif comme un test : écrire un roman en entier, de manière sérieuse, comme un vrai travail. Pas juste comme un petit projet parallèle, secret, quand je grappille deux minutes par ci et par là.

Les aides

Pour cela, il m’a fallu apprendre l’aspect technique de l’écriture, que mes études de lettres ne m’ont jamais enseignées ! J’ai beaucoup cherché, tâtonné… Et puis, finalement, je suis parvenue à percer cette communauté sur internet (car, comme pour tout, aujourd’hui, il existe sur le net une quantité impressionnante de ressources et de tutoriels, mais encore faut-il savoir où chercher pour tomber sur des trucs pertinents…)
Au départ, je tombais sur des vidéos de gens bizarres qui expliquent comment écrire un livre avec des techniques… euh, loufoques. Par exemple, prendre un livre qu’on aime et le recopier en changeant quelques éléments, (personnages, lieux etc…) !! Ou des blogs répertoriant tous les éléments indispensables pour écrire une romance à l’eau de rose (mais QUI veut écrire ça ??!!). Je peux vous dire que celui-là je l’ai lu et relu juste pour bien mémoriser tous les écueils dans lesquels ne pas tomber ah ah…
Finalement, à force de chercher, j’ai réussi à trouver : c’est la chaîne Youtube de Samantha Bailly qui a été le déclic : exactement ce que je cherchais ! Des tutoriels modernes et frais, une jeune femme agréable, sympathique, simple et claire. Des explications pertinentes et surtout très utiles. J’ai regardé un grand nombre de ses vidéos, pris des notes, assimilé le plus d’informations possibles. Et cela m’a été extrêmement utile pour la suite.

Le processus d’écriture

Grâce aux tutoriels de cette jeune autrice, j’ai pu mettre de l’ordre dans mon projet de départ. En gros, j’avais juste une idée de mes personnages, et de l’endroit où ils évolueraient, mais je me suis rendue compte que je n’avais absolument pas creusé l’intrigue. Puis j’ai compris que pour chaque personnage important, je devais fixer un enjeu, un objectif, que le roman permettrait d’atteindre ou d’invalider. Sans cet enjeu, l’histoire n’avait aucun intérêt.

A partir de là, j’ai retravaillé toutes mes idées, j’ai utilisé des post-its pour noter chaque bribe d’idée, les organiser entre elles (peut-être que celles/ceux qui me suivaient sur Instagram s’en souviennent ^-^ )… J’ai travaillé sur une frise chronologique pour vérifier la cohérence des enchainements d’événements.

En gros, j’ai commencé à utilisé des outils en parallèle de mon texte pour soutenir mon travail de rédaction. Ces outils, je les avais omis au commencement de mon projet, car je n’avais pas envie de m’embêter avec des détails techniques – je partais bille en tête, plongeant dans l’écriture sans préparation, en ne me fiant qu’à mon inspiration. En réalité, le processus d’écriture est tellement long qu’il me fallait, nécessairement, un « filet », un plan, des notes, une chronologie, des fiches personnages. Au départ, tout cela ne m’intéressait pas, ça me paraissait trop lourd, mais en réalité c’était impossible pour moi d’avancer – sérieusement – sans eux. Grâce à eux, mon travail d’écriture a pris une tout autre dimension, j’ai pu avoir une vision plus claire, plus globale de ce que j’écrivais, les idées venaient plus simplement, tout le processus m’a semblé plus fluide. Ça a véritablement été comme un mécanisme qu’on aurait enfin huilé. J’ai pu travailler beaucoup plus vite et surtout, avec plus de plaisir ! Car je poursuivais des objectifs définis, j’avais des étapes bien déterminées, je n’avais plus qu’à suivre mon plan et ma chronologie.

Je suis passée d’une idée sympathique d’histoire de sœurs dans un village de montagnes, sans savoir ni ce qui allait leur arriver, ni la fin de l’histoire, à un plan très détaillé des diverses actions de chaque personnage, principal comme secondaire, avec une imbrication plus « ficelée » des différents éléments, et une montée de la tension dramatique un tout petit peu plus travaillée (bon, ce n’est pas du Fred Vargas non plus hein !). Je vous jure, à partir de ce moment là, quand les choses ont été posées, écrire est devenu beaucoup plus facile, comme si déterminer tant de brides avait, finalement, débridé l’acte en lui-même.

Le temps

Disons qu’il m’a bien fallu deux ans pour mener ce projet à terme, à partir du moment où je l’ai repris de manière sérieuse, jusqu’à ce 29 janvier 2018 où j’ai écrit la dernière ligne. A présent, vont s’ajouter les mois de corrections et de relecture…

Pour bien écrire, il me faut une plage horaire assez longue. J’ai besoin de me plonger durablement dans le processus. Souvent, je passais une ou deux semaines à ne faire que ça lors des siestes de Little, soit environ trois heures par jour. Bien sûr, dans ces cas là, l’histoire me hantait à chaque moment de la journée, je m’endormais en y pensant le soir, je me réveillais avec elle le matin, c’est obsédant mais indispensable car très foisonnant et constructif.

J’alternais avec de longues périodes sans écrire, pendant lesquelles j’écrivais autre chose, des nouvelles, mon blog, des correspondances… ou bien je lisais beaucoup, pour nourrir le processus d’écriture justement. Pour me plonger dans une autre histoire, dans des mots moins habituels, dans un style différent du mien (parce-que, au bout d’un moment, on ne se supporte plus soi-même, on ne supporte plus sa façon d’écrire, je ne voyais que les défauts de mon « style »…).
Ce qui est drôle, c’est que, lorsque je relis certains chapitres des Sœurs Ponsard, je sais exactement quel livre j’étais en train de lire à cette période là : le style s’en ressent énormément ! Je peux voir très clairement les influences qui font onduler mon style, je reconnais des tournures de phrases, des syntaxes qui ne me sont pas habituelles… Lire, quand on écrit, est indispensable pour nourrir son écriture.

Mes proches

Lorsque j’ai décidé de considérer sérieusement cette activité d’écriture, et non plus simplement comme un petit loisir pratiqué en secret car je ne me sentais pas à la hauteur des vrais écrivains, j’en ai parlé autour de moi. Heureusement, les concours de nouvelles auxquels j’avais participé auparavant avaient déjà amorcé ce sujet, et aux yeux de mes proches, l’écriture faisait déjà officiellement partie de mes activités. Le fait d’écrire au grand jour, et de le revendiquer, est libérateur et en même temps… terrible, pour moi. À chaque fois que je dis que j’écris, que je suis en train d’écrire un roman… je me sens comme une énorme imposture, une fille prétentieuse qui se prend pour Victor Hugo et agite ses trois pauvres nouvelles sous le nez des gens comme s’il s’agissait du prochain Goncourt. Ça, c’est la crainte que j’ai, la peur que les gens aient cette image de moi lorsque je parle de l’écriture. Qu’on me trouve prétentieuse, imbue de moi-même, parce qu’évoquer l’écriture d’un roman ne serait réservé qu’aux écrivains qui ont déjà fait leur preuve, des vrais écrivains quoi. Pas des aspirants. Bref, le syndrome de l’imposteur, vous voyez ?
Mais, malgré tout, je me force à être fière et à assumer ce projet. C’est assez nouveau pour moi, qui ai toujours écrit, mais sans jamais le révéler « dans la vraie vie » (heureusement qu’il y a eu ce blog, où j’ai pu en parler très tôt, où je me sentais moins jugée..).
Aujourd’hui, je crains moins le jugement des autres (de manière générale, mais aussi concernant l’écriture en particulier). J’assume.
Quand un de mes amis m’a demandé de quoi parlait mon roman, je lui ai dit « oh ça ne te plaira pas, ça va te paraître nul, ce n’est pas du tout le genre de choses que tu lis, tu vas trouver ça naze ». Mais lui m’a répondu, très sérieusement : « Je ne me permettrais jamais de dire un truc pareil. Les gens ne te diront jamais ça, car qui, autour de nous, a réussi à faire ce que déjà tu as fait ? Tu as écrit un roman, et rien que ça, ça force le respect, aucun de nous n’en aurait été capable ». Cette remarque m’a fait beaucoup réfléchir, depuis. Je sais que ce que j’écris ne plaira pas à tout le monde, évidemment, et même que, s’il plaît à une toute petite poignée de personnes ce sera déjà merveilleux à mes yeux ! C’est difficile de se contenter d’écrire ce dont on est capable, quand on aspire à écrire comme ses auteurs préférés. Bien sûr, je rêverai de faire un roman comme Paul Auster, d’écrire avec le même style, la même intensité dramatique, qu’Emily Brontë, d’avoir l’imagination et l’efficacité narrative de JK Rowling (et pas parce qu’elle a vendu des millions de livres, mais bien car elle fait partie de mes auteurs de prédilection, qui m’emportent très loin dans l’imaginaire)… Mais je n’ai pas du tout les moyens de le faire, je n’ai pas ce niveau d’excellence évidemment, j’ai fait mon deuil de cette ambition, de cette prétention ^-^ Ce « deuil » est une étape importante quand on dévoile l’activité d’écriture à ses proches ; il faut accepter que certains ne liront pas avec enthousiasme ce qui, nous, nous a enthousiasmé pendant des mois ! Je sais que je n’ai pas écrit un chef-d’œuvre, le prochain prix littéraire de septembre, et je n’en ai jamais eu l’intention. Ce que j’ai écrit a été, dès le départ, sans prétention, je suis partie de l’idée que ça devrait me plaire, à moi, d’abord. Exactement comme ce blog, pour lequel le mot d’ordre a toujours été : écris le blog que tu aimerais lire. C’est un peu pareil pour ce roman. J’aime lire des chefs-d’oeuvres bien sûr ah ah, mais aussi des livres légers, agréables, tels que Quatre sœurs (dont je me suis beaucoup inspirée, je ne m’en cache pas), Tom Petit homme tout petit homme Tom, Sept Garçons, Big Easy, Le Cherche-Bonheur… alors j’ai eu envie d’essayer d’en écrire un. Ce genre de bouquins.

Et ça parle de quoi ?

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Alors ça, c’est LA question.  LA question que me posent mes proches lorsqu’ils apprennent l’existence de ce projet. Et je crois que, pas une fois, je n’ai été capable de répondre correctement. La plupart du temps, ma réponse ressemble à ça :
« Oh, euh, pff ça te va pas trop t’intéresser, c’est plutôt littérature jeunesse, young adult, un truc que j’aime bien mais pas toi je pense.. Une histoire de famille, des sœurs. Voilà, tu vois, c’est nul laisse tomber ».
Je vous jure, je n’ai jamais réussi à donner une réponse plus étoffée ! J’ai essayé d’y réflechir, comment décrire mon projet, quel résumé en faire. Mais impossible car je le trouverais trop réducteur, ce résumé. Imaginez :
C’est l’histoire de trois sœurs, Hortense, Rosalie et Paula. Elles se retrouvent après avoir vécues séparées pendant deux ans, et beaucoup de choses ont changé. Elles vont devoir, chacune à leur manière, apprendre à trouver ou retrouver leur place, à s’adapter aux nouveautés et aux imprévus de leur vie dans ce petit bourg au pied des montagnes, où tout le monde les connait.

Pff… naze, non ?

Alors qu’en réalité, ce n’est pas juste ça que j’ai voulu raconter. J’ai voulu écrire une histoire de fratrie, dépeindre trois sœurs avec des caractères pas si tranchés que ça, et des aspirations pas forcément différentes les unes des autres. J’ai eu envie de raconter des histoires d’amour et d’amitié à la fois simples et compliquées, heureuse et tragiques, évidentes ou tarabiscotées, comme dans la vraie vie. Bien sûr, j’ai créé quelques personnages insupportables qu’on adore détester, d’autres un peu loufoques pour lesquels on se prend d’affection (enfin, j’espère…). J’ai voulu raconter aussi une relation difficile entre une mère et sa fille, l’éloignement progressif d’êtres qui s’aiment mais se perdent de vue, la difficulté qu’on peut éprouver à ressentir des émotions négatives et peu altruistes et le désir de les combattre pour accepter un état de fait qui n’est pas à notre avantage. J’ai voulu raconter plusieurs vies dans un même lieu simple et proche de la nature, des vies qui s’y croisent, s’influencent ou non, des problèmes que l’on règle et d’autres qu’on ne règle pas. Bref, j’ai passé deux ans de ma vie à créer un lieu et à y faire vivre des personnages tout au long de quatre saisons, j’ai essayé de les faire évoluer, mais pas toujours, certains reviennent en arrière. J’ai cherché à vous faire tomber amoureuses de Yann, de Jocelyn, à vous donner envie de partir randonner comme Paula, à vous dépeindre quelques aspects de la vie d’une enseignante.
Voilà, il y a tout ça et encore d’autres choses dans Les Sœurs Ponsard, peut-être pas toujours bien fait ou bien pensé, mais je compte bien sur vous pour me le dire et m’aider à améliorer ce texte !

Et après ?

Bon, je dis que j’ai terminé d’écrire mon roman mais… j’ai encore du boulot au niveau des corrections! Malgré tout, dès que je parviens à une version « présentable », promis je vous en reparle. En attendant, si vous avez envie de découvrir les premiers chapitres des Sœurs Ponsard, je vous invite à me retrouver ici, sur le site Wattpad. J’ai commencé à y publier le début de l’histoire. N’hésitez pas, surtout, à m’y laisser des commentaires pour m’aider à améliorer le texte, à corriger les fautes, à mettre en évidence des incohérences… J’ai tellement « la tête dans le guidon » comme on dit, que je ne vois plus grand-chose quand je relis mon texte ! Votre aide sera la bienvenue, vos retours sont très précieux.

Bien sûr, maintenant, je rêve de la suite : parvenir à trouver un éditeur que le projet intéresserait et qui accepterait de publier ce livre ! Vous imaginez ? Mais je suis très lucide sur tout ça, je sais que sur 6 000 manuscrits reçus, un éditeur en publie un seul. Voilà à quoi s’élèvent mes chances aujourd’hui ^-^ Je sais aussi qu’on met tellement de soi dans un roman qu’on a tendance à le voir comme un véritable « bébé » et que chaque critique, chaque refus peut être très mal reçu. Je me prépare à tout cela, je ne me fais pas de films, mes proches se chargent de rêver à ma place (et si tu deviens multi-millionaire, Robinson arrêtera de travailler ? Tu pourras devenir écrivain à temps plein ? Vous pourrez construire l’extension tant rêvée à votre maison, ou vous payer un architecte paysagiste pour aménager le jardin ?… – oui, on a des rêves assez simples hein !). Moi, je suis juste hyper heureuse d’avoir mené ce long projet à son terme, sans promesse de gloire, sans certitude à la clé. Juste, l’avoir fait, avoir commencé à réaliser une partie de mon rêve d’enfant.
J’attends les premiers retours concernant mon texte, et en fonction de cela, je saurai un peu plus précisément si ce que j’ai écrit vaut quelque chose ou est, définitivement, aussi naze que ma réponse à la question « ça parle de quoi ton bouquin? »… ^-^ !
Si les réactions sont positives et encourageantes, alors bien sûr je me lancerai dans la suite : je ferai toutes les démarches nécessaires pour essayer de le faire publier, mais je saurai passer à autre chose lorsqu’il sera temps. Avoir terminé un livre, même s’il n’est jamais publié, ça n’est pas rien pour moi, ça me donnera la force, la motivation, l’énergie pour en écrire d’autres ! Ce n’est que le début…

En attendant, retrouvez-moi sur WattPad et donnez-moi vite votre avis sur les premières pages ! Votre opinion compte pour moi !

A bientôt !

 

Images :
1 . Une femme Maori qui essaie une machine à écrire en Nouvelle-Zélande, en 1906. Lien.
2. La couverture provisoire de mon roman, réalisée sur le site Canva.

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Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

snow

Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Sunday morning 2018 – 1

Cette thématique m’avait manquée, je dois bien l’avouer… Mais en regardant dans mes anciens articles, je me suis aperçue que mon blog, peu à peu, avait fini par ressembler à un compte Instagram, un peu vide de contenu-texte, plein de photos de moments de vie, de miscellaneous, de « sundays mornings« … Bien sûr, j’aime ces petits articles pots-pourris qui permettent de s’arrêter sur les jolis moments du quotidien. Mais de là à ce que mon blog ne soit plus qu’un collier de toutes ces perles fugaces et instantanées, sans article de « fond », sans idées, sans sujet plus approfondi… je m’étais un peu perdue, je crois ! Heureusement, 2017 m’a permis, comme vous le savez, de prendre conscience de tout cela (voir mon billet : Les réseaux sociaux ) et de revenir à mes premiers amours : écrire et partager pour de vrai. Revenir à quelque chose de plus authentique.
Pour cela, fallait-il que j’abandonne totalement mes sundays mornings ?
J’y ai bien réfléchi, et je crois, finalement, que non. C’est juste que, comme je n’ai plus envie de me contraindre comme j’ai pu le faire, de me mettre la pression pour publier un certain nombre de billets à une cadence bien calibrée, je ne publierai plus un Sunday Morning chaque week-end… mais pourquoi gâcher son plaisir en n’en faisant pas un, au moins de temps en temps?

Alors c’est parti !

 

Sunday rituals

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Dernièrement, nos dimanches se ressemblent tous et sont très doux. La veille, je prépare une pâte à crêpes ou à gaufres, et le dimanche, lorsque Little vient nous réveiller, je commence à préparer le petit-déjeuner : Little m’aide à presser des oranges, j’empile quelques crêpes (ou gaufres) sur une assiette et je les emballe au fur et à mesure dans de l’aluminium, puis on s’attable tous les trois, dos à la cheminée, faces à la vue brumeuse sur la vallée encore endormie. J’adore ce nouveau rituel (j’adore ma maison, je vous l’ai déjà dit je sais mais j’y suis tellement tellement bien!).

 

Sunday outfit

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Avant de déménager, j’ai fait un ÉNORME tri dans mon dressing. Un énorme, immense, gigantissime tri (désolée pour la qualité de la photo ci-dessus, je n’avais plus mon téléphone (cassé comme d’habitude…) et avais utilisé un vieil Iphone pour capturer ce mémorable instant où TOUS mes vêtements, absolument tous, étaient réunis au même endroit, dans l’attente du grand tri). Pour me motiver, j’avais lu des articles de désencombrement (basés sur la méthode Konmari) et je m’étais lancée en vidant tous les placards de l’appartement contenant des vêtements à moi (j’ai laissé ceux de Robinson et Little qui en ont beaucoup moins… ^-^) ainsi que les cartons à la cave et au garage (je fais une rotation fringues d’été/fringues d’hiver pour ne pas en avoir trop en même temps dans mes armoires).

J’ai fait un premier tri, puis un deuxième, puis un troisième. A chaque fois, j’éliminais davantage. J’ai du garder moins d’un tiers de ce que j’avais. Puis, j’ai envoyé un mail à toutes mes copines pour leur dire de venir se servir. Vide dressing gratuit. Elles étaient ravies.

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Au final, j’ai beaucoup moins de vêtements et je n’en achète plus (pour l’instant). J’ai encore envie d’en coudre mais pas le temps pour l’instant. J’essaie de porter TOUT ce que j’ai gardé. J’ai hésité à garder cette salopette (j’en avais deux, j’ai donné l’autre, que j’adorais mais qui ne m’allait plus) et puis finalement j’ai resserré les bretelles et l’ai porté plus haut, et je l’aime bien comme ça. J’ai trouvé un nouveau combo pour l’associer, qui me plaît beaucoup, et c’est donc un peu ma tenue du moment. Je la porte à la maison, ou pour aller au boulot, ou pour sortir même. Je m’y sens bien. De toutes façons, toutes les tenues composées autour de mon gilet adoré me plaisent ! Je ne suis pas très difficile ^-^

 

Sunday in the garden

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Même s’il pleut ou fait froid, je passe un maximum de temps dehors. Cette semaine, j’ai construit mon composteur, l’ai installé dans le jardin, puis ai vidé mon premier compost (que j’avais mis dans un autre composteur lors de notre installation) pour l’étendre et le re-mélanger, j’ai tout remis dans le nouveau bac, ajouté des branches et des feuilles. J’ai aussi débroussaillé un talus, puis retourné la terre (pleine de pierres énormes et de racines) pour préparer le terrain avant de planter une vigne vierge le long de notre façade (un de mes rêves…). J’ai cassé du petit bois, débarrassé le sol autour du pommier, installé de la nourriture pour les oiseaux dans certains arbres, rempoté des plantes vertes, fait des boutures de lierre… Bref, je passe du temps les mains dans la terre, ça me détend, et pour l’âme sauvage que je suis, être dehors est indispensable, quelle que soit la météo. Ici, dans ma campagne isolée, je revis.

 

Sunday food

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L’une de mes résolutions de déménagement était de tenter de diminuer nos déchets (entre autre avec le compostage) et de me lancer dans les yaourts maison. A Noël, on m’a offert une yaourtière, et j’ai commencé ma petite production de yaourts cette semaine. A ma grande surprise, c’était réussi, du premier coup ! J’ai testé trois saveurs : yaourts au lait de coco et vanille, yaourt nature et yaourt au bifidus actif à la vanille. Ils étaient tous très bons, je dois encore revoir la recette de ceux au lait de coco qui ne me satisfont pas encore totalement mais pour un premier essai j’étais plutôt contente ! Ça donne envie de continuer et de ne plus acheter des packs tout emballés de plastique. On progresse, on progresse… ! Si je trouve d’autres recettes sympa et originales, j’essaierai de vous écrire un article à ce sujet !

 

Sunday DIY

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Je vous en avais parlé, j’avais promis de vous le montrer, cette année je n’ai réussi à faire qu’un seul cadeau de Noël « maison » : celui de Robinson. C’était un projet que j’avais en tête depuis deux ou trois ans, j’ai enfin trouvé (ou pris, plutôt) le temps de le mettre en oeuvre. J’ai donc essayé de reproduire un planisphère en bandelettes de papiers multicolores. Ce n’est pas précis (il manque le Groenland !!) et ça n’a pas vocation à donner de véritables informations géographiques, c’est juste pour décorer et faire joli… Mais pour l’instant, on ne l’a même pas accroché, on attend que nos travaux avancent pour trouver un emplacement où cette carte du monde rendrait bien.

 

Sunday inspiration

tapis bleu d'anémones blandasource

Je passe beaucoup de temps sur les sites et blogs de jardinage en ce moment. Tout m’intéresse : permaculture, jardins fleuris, potager… J’adore regarder des vidéos de Silence ça pousse, où Stéphane Maire arrange un jardin ou un balcon et me donne plein d’idées, mais aussi des vidéos où de jeunes couples expliquent comment ils se sont lancer dans la micro-ferme bio ou la permaculture alors qu’ils n’y connaissaient rien. Ça me passionne… La visite du jardin de Virginie, par exemple, m’a beaucoup plu, j’aime ce qu’elle a fait de cet immense espace plein de mousses et d’humidité, j’aime sa petite mare, le foisonnement des plantes, la nature qui semble maitresse et libre. J’apprécie aussi regarder les tutoriels pour créer un jardin à l’anglaise (un rêve…!) (non mais ce parterre d’anémones n’est-il pas incroyable?!), j’épingle plein de photos de parterre de fleurs superbes et colorés, j’ai envie de dévaliser Botanic… ah ah. Tout cela m’inspire et m’apaise aussi, car réflechir à ses plantations, aux travaux manuels à effectuer (bêcher, planter, repiquer, déplacer, arroser, pailler, porter, ratisser, vider, débroussailler…!!) me permet de me focaliser sur notre projet familial, rendre cette petite maison et son grand jardin aussi accueillants et douillets que possible. Me concentrer sur ce projet me porte et me détend. C’est simple la vie, parfois…

Voilà, une macédoine de tout se qui est beau ou doux dans notre vie en ce moment. A présent, je vais profiter de la sieste de Little pour écrire un peu (j’ai commencé l’avant dernier chapitre de mon projet de roman !). Bon dimanche !

 

NB : les photos de ce billet (sauf mentionnées) sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

What make’s me happy

J’aime beaucoup cette période de l’année. Bon, ok, les arbres ont définitivement perdu leur beau feuillage doré, il pleut et la nuit semble grignoter presque toutes les pauvres heures du jour… mais, je ne sais pas, j’aime bien ces quelques semaines de transition entre le bel automne flamboyant et Noël. Et voici quelques petits plaisirs qui, malgré le temps maussade ou le stress du quotidien, peuvent rendre mes journées plus douces et plus lumineuses :

– prendre un bain bien chaud en plein après-midi, le week-end, lorsque Little fait sa sieste. Faire un gommage, laisser poser un masque sur mon visage, me chouchouter… Puis ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce et laisser entrer la forêt, son silence et ses mystères, dans la maison…

– allumer des bougies aux odeurs épicées dans n’importe quelle pièce où je me trouve ; bureau, salon, cuisine, et même salle de jeux !

– préparer Noël, faire des listes de cadeaux pour les proches, mais aussi réfléchir à ce qui me ferait plaisir (ben oui, je me chouchoute -bis ^-^)

– partir au fond d’un champs avec Little, chaussés de nos bottes en caoutchouc, pour faire nos emplettes directement chez notre producteur de légumes. En profiter pour patauger dans la boue au milieu des dindons, des poules, des lapins et de l’énooooorme cochon paresseux. Voir les yeux de Little s’agrandir de plaisir et d’étonnement à la découverte de tous ces animaux, si proches, bien vivants ! Et repartir avec un gros panier de légumes de saison qui ne m’a presque rien coûté. Punaise, mais qu’est-ce-que c’est chouette la nature !

– reprendre le yoga, à la maison, tranquillement. Face aux baies vitrées et à la vue sur la vallée, dérouler le tapis un peu usé, sortir mes nouveaux accessoires (une brique et une sangle !) et me détendre profondément.

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(Little devant notre cheminée, dans laquelle pour l’instant on ne fait brûler que de grosses bougies car on attend que le ramoneur vienne la remettre en marche)

– partager une tisane avec mon fils. Little adooooore la tisane vanille-lavande (avec une cuillerée de miel, forcément ^-^). Le soir, vers 17h, on se fait nos deux petits mugs, comme des papis-mamies, et on s’installe côté à côté sur le canapé pour la déguster, en faisant un puzzle, ou des legos… Et entendre Little dire de sa petite voix zozotante : « hum, est bon la tiz-zane, maman ». ❤

– regarder Stranger Things recroquevillée sous une épaisse couverture en polaire, trembler un peu de froid mais aussi de peur ^-^ (je suis une grosse chochote)

– l’odeur des mandarines qui flotte dans la maison. Et Little qui, de ses tous petits doigts agiles, pèle déjà allègrement les siennes. Le regarder grandir et être fière.

– regarder dehors, par n’importe laquelle de nos fenêtres, et m’émerveiller. L’autre soir, je crois que j’ai vu une chouette, toute blanche, dans le bois au fond du jardin. Parfois il y a les écureuils qui viennent sur la terrasse, mais aussi des petits moineaux mignons et gourmands. Il paraît que l’ancienne propriétaire a déjà vu des biches et même des sangliers traverser le jardin!!!

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(la vue depuis notre chambre)

-aller chez Ikéa pour terminer d’emménager correctement : acheter des étagères pour la salle de bain, quelques tapis, des rangements pour la cuisine ou le bureau, des chevets, et une magnifique parure de lit qui me faisait envie depuis longtemps…

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-cuisiner et savourer des soupes (depuis que j’ai vécu en Irlande, j’adore la soupe… Ils ont l’art et la manière de la manger, dans ce pays! Grosses tartines de beurre trempées dans le potage, mmh c’est un régal, bien plus gourmand que l’image light et diététique qu’avait avant la soupe pour moi)

-regarder des DVD de mes films doudous, et me faire une (re)immersion victorienne en regardant deux fois de suite (!) Pride and Prejudice (de Joe Wright) puis enchainer sur la mini-série si parfaite Pride and Prejudice BBC avec ❤ Colin Firth, avant de regarder Anna Karenine du même Joe Wright, pour terminer sur Atonement (Reviens-moi, en VF) toujours du même réalisateur. Et me rendre compte que, j’avais beau avoir déjà vu ces films, je ne m’étais pas aperçu que j’étais fan du travail de Joe Wright ^-^
Par contre, Anna Karenine était une découverte, et j’ai adoré (pourtant, je n’avais pas vraiment accroché avec le roman, alors que je suis habituellement fan de littérature du 19ème et que j’aime beaucoup les auteurs russes. Ce Tolstoï là, pourtant si encensé je le sais bien, ne m’avait pas emballée).
Et puis, Keira Knightley, quoi… quelle beauté, quelle grâce… je crois que j’ai vu absolument tous ces films, ça y est !

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– ne pas faire de shopping (ben oui, maintenant que je vis loin de tout !) et être fière. Et ressentir le contentement de consommer peu et mieux. Se nourrir d’autre chose et trouver ça bon.

– manger des biscuits de Noël et boire du thé de Noël

– sentir les odeurs de feux de bois qui envahissent toutes les rues du village…

J’aurais pu continuer encore… et pourtant je ne pensais pas que ma liste serait si longue ! Comme quoi, parfois, c’est bien de mettre par écrit ce qui nous rend heureux, ça permet de se rendre compte qu’on a vraiment un puits immense dans lequel puiser du bonheur et qu’on n’a pas de quoi se plaindre. Enfin, pas trop… ^-^

Et vous, des petits plaisirs de saison à partager avec moi ?

A bientôt !

 

 

Wild new chapter

Tout a changé. Nous avons emménagé dans notre maison il y a 9 jours exactement. À présent, il s’agit pour nous de recréer un quotidien, des habitudes et des repères. Le silence absolu nous perturbe un peu, on n’avait plus l’habitude. Le noir total, lorsque la nuit tombe, nous surprend encore. Pas de réverbère autour de la maison, pas de phares, de néons… A peine, au loin, la fenêtre éclairée d’un voisin qu’on devine derrière les branches de sapins. Le carrelage froid glace nos pieds habitués au parquet de l’appartement bien chauffé. Mais on va s’y faire, il faut juste s’adapter. Ce moment de chamboulement me rappelle la naissance de Little : un moment de joie immense accompagné d’un sentiment de bouleversement total. La panique et la peur que rien ne soit plus jamais comme avant. Et puis, avec un peu de temps, les habitudes reviennent, de nouveaux repères se créent, et on est rassurés : la vie continue. C’est un peu ce qu’on vit en ce moment : la plongée dans l’inconnu. Même si c’est un rêve qui se réalise, cette maison, la nature partout, le calme, cela ne se fait pas sans inquiétude et sans moment de doute. A-t-on pris la bonne décision ?

Mais lorsque mes inquiétudes m’assaillent, je m’assois dans mon nouveau salon, face aux baies vitrées qui surplombent une vallée, le village, et des champs. J’observe tout ce vert. Les branches des sapins qui ondulent doucement. Et au loin, les monts du Beaujolais qui se découpent dans la ouate des nuages. Et je suis rassurée. Bien sûr qu’on a pris la bonne décision. Reste plus qu’à rendre familière cette nouvelle maison. Et cela ne se fait qu’avec un peu de temps passé entre ses murs.

Ce que tout de suite, j’ai aimé dans cette maison, c’est son potentiel. Lorsque je l’ai visitée, la première fois, j’imaginais tout ce qu’on allait pouvoir en faire. Elle n’était pas assez exploitée par ses propriétaires, elle n’était pas mise en valeur. J’avais plein d’idées.
Aujourd’hui, on y est, et lorsque je dresse la liste des changements à opérer pour transformer cette bâtisse en une maison idéale pour nous, j’ai le vertige tant il y a à faire. Mais ça ne me fait pas peur. On a le temps. C’est notre maison, on y fait ce qu’on veut, et au rythme que l’on veut.

Pour vous donner une idée, je peux vous dire par exemple que toutes les peintures sont à refaire : les murs sont enduits d’un crépi de papier horrible, blanc râpeux. Nous avons fait venir un peintre qui va nous proposer des devis pour lisser les murs et y coller de la toile à peindre (le rendu est vraiment plus propre que lorsqu’on peint directement sur le plâtre). Autre exemple : au sol de notre séjour, du couloir et de la cuisine, il y a de la tommette. Certains s’extasient sur ce matériau, moi pas du tout ! Je suis une extrémiste des sols en bois, je ne veux que du parquet, du plancher, du bois partout ! Le carrelage, la tommette, sont trop froids pour moi. J’aime la chaleur des planchers qui craquent. Et puis, notre tommette est rouge foncé, couleur que je n’affectionne pas particulièrement et qui ne se marie pas vraiment avec notre intérieur. On projette donc de refaire le sol des pièces concernées. En attendant, je glisse en chaussons sur la tommette pour ne pas geler sur place !

Notre grand projet, aussi, est d’abattre la cloison entre la cuisine, le couloir, et le salon, afin de créer une grande pièce séjour avec cuisine ouverte, plus moderne, correspondant mieux à un mode de vie familial où l’on passe beaucoup de temps en cuisine, ou à table, ou encore tous ensemble sur les canapés. Nous avons donc réfléchi à un projet mêlant tout cela, les peintures, le parquet, les cloisons à enlever… on dessine et on s’imagine à quoi cela va ressembler, c’est vraiment chouette de se lancer là-dedans avec Robinson, on a hâte de commencer tout ça (même si on va faire faire une grosse partie des travaux car nous sommes trop novices en la matière et avons peur de rater notre pièce principale ! On s’essaiera aux travaux dans les pièces du sous-sol, moins « importantes »).

 

Ce week-end, je prenais mon petit déjeuner devant la baie vitrée, et sur la terrasse face à moi, un petit écureuil pas farouche du tout est venu sautiller, faire le clown, puis sauter de branche en branche dans notre sapin. Il était si près… On a l’habitude d’en voir car il y en a beaucoup au parc de la Tête d’Or (où j’ai passé à peu près 40% de mon temps ces quatre dernières années!!!). Mais là, on avait l’impression qu’il n’était venu que pour nous saluer, nous ses nouveaux voisins, voir à quoi on ressemblait et si on avait l’air sympas ! Little était fasciné, immobile il regardait, le sourire aux lèvres.

En parlant de lui, il est celui qui semble s’acclimater le mieux au changement. Il adore la « nouvelle maison », sa nouvelle chambre, et surtout le terrain de jeux gigantesque que notre jardin et le village lui offrent. On fait de grandes balades dans le froid, matin et soir, on commence à s’occuper du jardin, à ramasser les pommes tombées et pourries au pied de l’arbre, à ratisser les feuilles. Little participe un peu, il est comme un poisson dans l’eau en pleine nature (tiens tiens, je me demande de qui il tient cela…?).

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(Little en bas de notre allée)

Vendredi matin, le soleil à peine levé, un camion est monté en haut de notre allée pour déverser 6 mètres cubes de bûches pour la cheminée. Little, collé au carreau de la fenêtre de sa chambre, n’a pas loupé une miette du spectacle. Puis, toute la journée, Robinson et moi avons chargé les bûches éparses dans notre brouette (rutilante et neuve) et entassé notre bois dans le garage. Cela nous a pris des heures, mais à la fin de la journée, nous étions si satisfaits de notre effort et du résultat : des murs recouverts de bûches minutieusement alignées et empilées. J’ai hâte que notre cheminée fonctionne (le ramoneur doit venir au début du mois de décembre) pour profiter de belles flambées chaleureuses…

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J’aimerais vous montrer quelques photos, mais j’ai cassé mon téléphone il y a quelques jours… J’ai tout de même pu prendre deux photos dernièrement, que je poste ici en attendant de faire mieux voire même, de vous écrire un billet « avant/après travaux », une fois que tous nos projets se seront mis en place.

D’ici là, je vous souhaite un bon week-end, et à très bientôt.