Sunday Morning 2018 #3

Hello !

Cela fait un moment que j’ai envie de rédiger un Sunday Morning car j’ai souvent pensé à vous en vivant plein de petites choses dernièrement, et j’avais envie de les raconter par ici.

Lately in our life…

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  • Little a été chez le coiffeur pour la première fois, et il fait tellement, vraiment petit garçon désormais… Je redoutais un peu ce moment mais ça s’est bien passé. Nous sommes allés chez la coiffeuse de notre village, et j’aime bien cette idée de créer de nouveaux rituels, de faire marcher les commerçants locaux, là où avant – à Lyon – je n’aurais pas hésité à emmener mon fils chez le super barbier hipster de Robinson… ^-^

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  • J’apprends plein de choses dans mon jardin : dernièrement, mes parents sont venus passer quelques jours à la maison et on a pu bien avancer (travaux, jardin…), mon père avait apporté sa tronçonneuse et m’a appris à m’en servir. C’est donc avec joie que j’ai passé deux jours à couper des troncs d’arbres (ils gisaient en tas depuis des années, amassés par les précédents propriétaires et laissés à l’abandon dans un coin du jardin). J’ai aussi scié entièrement à la main un énorme sapin horizontal qui prenait au moins 5 mètres carrés près du potager. J’ai bêché trois rectangles pour débuter un potager, que j’ai entouré d’une mini palissade de bois pour que Little ne passe pas son temps à traverser cet endroit en courant ou en draisienne… J’ai planté un eucalyptus, mais je doute qu’il supporte réellement les conditions climatiques de notre région (contrairement à ce qu’annonce Botanic) (on verra). J’ai potassé mes bouquins de permaculture et dessiné un premier plan du potager que je souhaiterais planter. Je vous en reparlerai sûrement dans un article dédié car ça me passionne !

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  • J’ai enfin déterminé l’ambiance que je souhaite pour notre nouveau séjour-cuisine, après plusieurs rendez-vous avec une architecte d’intérieur et beaucoup, beaucoup de revirements. C’était difficile pour moi de choisir l’univers que je voulais vraiment pour notre intérieur (oui, je dis « je voulais » car Robinson m’a laissée carte blanche en m’assurant qu’il se ferait à tout, tant que je ne faisais rien de trop moche ou extravagant). J’ai fait tourner en bourrique la pauvre Aurélie (qui me conseillait, donc) avec mes désirs précis et mes non catégoriques : rien de temporels, rien de trop vu, rien qui ne soit trop à la mode, même si certains intérieurs qu’on voit beaucoup en ce moment me plaisaient bien… Je voulais de la couleur mais c’est difficile de savoir ce qui ira aussi bien à une ambiance d’été qu’à l’hiver… non ? J’étais surtout très hésitante entre mes deux univers de prédilection : le bohème californien, et le cocooning d’un cottage anglais. J’ai finalement opté pour la 2ème option, car au final, c’est bien ça mon rêve, vivre en famille dans un petit cottage douillet niché dans un écrin verdoyant couvert de fleurs sauvages. Un feu de cheminée en hiver, un plaid et un rocking chair sur la terrasse en été, dans les deux cas un bon livre et mes deux hommes à proximité… C’est ma vision de la vie idéale, et ce que j’essaie de construire petit à petit. Une fois que j’ai été sûre de ce choix, j’ai pu choisir les couleurs qui correspondaient le mieux à cet idéal. Je suis partie de ce papier peint pour inspiration. Au final, nous devrions avoir un mariage de rose terracota, de vert d’eau tendre, de vert kaki poudré, et de vert bleu ardoise sur la cheminée… Beaucoup de couleurs, n’est-ce pas?

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J’avoue que je crains un peu le résultat, mais tant pis, je n’avais pas envie de me laisser brider par cette crainte et de me retrouver avec un intérieur blanc épuré qui n’aurait pas correspondu à notre famille… Les ouvriers ont commencé les travaux aujourd’hui, le résultat très bientôt!

 

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  • Nous avons regardé une série fabuleuse la semaine dernière : Big Little Lies. J’en avais beaucoup entendu parler l’année dernière, et on a enfin eu l’occasion de la regarder… J’ai A-DO-RÉ! Les actrices sont sublimes et incroyables, les enfants sont adorables et touchants, la BO est extraordinaire (de toutes façons je perds tout sens critique lorsqu’il s’agit de rock psyché, de Janis Joplin, d’Otis Redding, de Neil Young ou encore de Jefferson Airplane…). L’histoire entre ces femmes est vraiment belle et prenante, à la fois véridique, effarante, terrible, tendre, touchante… L’image est magnifique, un mélange de Top of the Lake et the Affair (deux séries que j’ai adorées), l’océan hypnotique, la lumière omniprésente… Bref, c’était très beau et trop court, cette immersion dans la vie de ces quatre mères californiennes m’a complètement embarquée et subjuguée et depuis que j’ai terminé le dernier épisode j’écoute en boucle la BO pour prolonger un peu ces sensations.

  • Comme je vous le disais plus haut, notre maison est en travaux nous avons démonté la vieille cuisine, certaines cloisons ont été abattues… Nous n’aurons la nouvelle cuisine que début mai, donc depuis dix jours on campe chez nous ! Heureusement que le beau temps est de la partie… C’est donc avec la plancha, un réchaud à gaz de chez Decathlon, un mini-four électrique et notre frigo dans une chambre que nous nous débrouillons pour préparer les repas. Puis, la vaisselle est lavée dans un lavabo de la salle de bain, et voilà, on a l’impression d’être en vacances dans notre propre maison!! La magie des travaux… Little s’en accommode assez bien, heureusement pour nous. Ça nous a demandé un peu d’adaptation au départ mais au bout de quelques jours nous étions bien rodés. Les vacances ont commencé dans notre zone, j’ai donc déserté la maison en travaux avec Little sous le bras, pour passer ces deux semaines chez mes parents en Lorraine, histoire de laisser les ouvriers travailler tranquillement et limiter ce mode camping au seuls jours où nous n’aurons vraiment pas le choix de faire autrement…

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  • J’ai lu deux tomes d’une BD de ma bibliothèque municipale dernièrement, et j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire un peu triste, le point de vue d’un papi dont le fils adopte une petite fille. Au départ le vieux a du mal à s’y faire puis il tombe sous le charme de la petite et en devient fou. Mais… mais… Je ne vous en dit pas plus, en tous cas j’ai beaucoup aimé cette lecture et je l’ai pas mal conseillée autour de moi. J’espère que ça vous tentera.

  • Point inspection : je vous avais parlé de mon inspection qui devait arriver en janvier, et qui a eu lieu et s’est très bien passée. L’inspecteur de mon école est adorable, j’ai de la chance. Mes élèves ont été cools et j’avais bien préparé tout ça. L’inspecteur m’a envoyée un mail dans la foulée pour me dire de passer très bientôt le CAFIPEMF (la certification pour devenir formateur d’enseignants en plus d’avoir sa classe). Ce qui fait partie des objectifs professionnels que je m’étais fixés à long terme. recevoir ce mail encourageant m’a évidemment fait HYPER PLAISIR et motivée. Ça fait quelque chose de voir son travail reconnu, surtout lorsque, comme moi, on doute très régulièrement du bien fondé de faire ce boulot, de l’inconsidération et des difficultés qui sont inhérentes au métier de prof… Parfois, je suis découragée et ai envie de tout laisser tomber pour me recentrer sur ma famille, la vie locale… Et puis parfois je suis portée par une classe qui me booste, ou un mot encourageant comme cet avis positif de l’inspecteur, ou encore par une équipe dynamique qui me donne envie de me dépasser. Alors j’ai des ailes et je sais pourquoi je fais ce métier. Je fonctionne par cycles, je ne m’inquiète plus de ces hauts et ces bas que je traverse. Mais grâce à cette dernière inspection, mon travail me semble plus légitime et ma pédagogie un peu… particulière me paraît enfin reconnue et entendue. J’ai moins l’impression d’être en freestyle total avec mes élèves et de devoir assumer ça seule face aux familles souvent demandeuses de traditions et d’une école conservatrice… (pas toutes, heureusement!). Bref, tout ça pour vous remercier, aussi, car vous avez été quelques unes à penser à mon inspection et à me demander comment cela s’était passé. Voilà, ça s’est bien passé ! 🙂

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  • J’écoute en boucle l’album Snow, d’Angus et Julia Stone (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines) et je ne m’en lasse pas. Que ce soit pour accompagner mes moments d’écriture, de lecture, des repas entre amis ou une soirée en amoureux, je trouve cet album parfait. Doux, cocooning (j’ai employé ce mot déjà trop de fois dans ce billet, cela ne va pas du tout), il me berce et créé juste exactement l’ambiance que j’aime. Il est parfait. En hiver comme au printemps. Et vous, le connaissez-vous ? Y-a-t-il un album qui vous fait cet effet là aussi ?

  • J’ai repris la natation depuis le début de l’année et je vais nager deux fois par semaine, une fois à Lyon centre, une fois le dimanche matin dans mon village. Ça me fait beaucoup de bien. Je sens que je progresse, que mon crawl devient plus rapide et plus souple même si je suis loin d’être une bonne nageuse. Et surtout, je vois que je travaille tous mes muscles, et surtout que je tonifie mon ventre qui a bien besoin de ça après ma grossesse car je peine à récupérer (#lavraievie). En plus, ça me délasse, me détend, muscle mon dos, et me fait travailler mon souffle. Bref, c’est parfait, j’espère tenir ce rythme encore longtemps, et pouvoir y ajouter plus de séances de yoga (j’ai peu de temps restant pour pratiquer, forcément).

Voilà pour nos petits bouts de vie de ces dernières semaines. Rien de palpitant, beaucoup d’inutile et d’insignifiant mais mis bout à bout cela représente un petit patchwork plutôt ressemblant de notre vie.

À très bientôt par ici, j’espère. J’ai un article en préparation sur les lectures de Little, et évidemment je mitonne un billet déco-rénovation avant/après que je pourrai rédiger dès que les travaux seront bels et bien finis !

Merci encore pour votre présence et vos petits mots que je lis toujours, toujours avec énormément de plaisir.

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Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

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Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Le mois de décembre ou préparer Noël

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Que j’aime ces semaines qui précèdent les fêtes ! J’aime l’effervescence du mois de décembre et toutes les promesses qui l’accompagnent. On espère toujours que cette année là, notre Noël ressemblera à ceux qu’on voit dans les films, enneigé, illuminé, tourbillonnant, familial et heureux.  Chaque année, je me dis que mes cadeaux seront faits à temps, réfléchis, bien choisis, durables… Chaque année, je rêve d’avoir le temps de fabriquer des cadeaux avec amour, des nappes, des carrés démaquillants, des totes-bags, des tissages… Chaque année, j’ai envie de prendre une jolie photo de famille, devant le sapin qui clignote, et sur nos têtes des bonnets de père Noël, puis en faire de jolies cartes de vœux bien kitsch pour nos familles. Et puis finalement, décembre passe toujours trop vite, il ne neige presque jamais à Noël, on n’a pas le temps de faire la photo ni d’écrire des cartes de voeux, et les cadeaux deviennent toujours une tâche qui s’ajoute à une longue liste intenable et donc, forcément, pas des plus agréables…  Rassurez-moi, c’est pareil pour vous ?

De plus, cette année, le nouveau challenge pour nous était de préparer Noël dans une maison. Une maison plutôt grande (donc nécessitant beaucoup de décorations), avec un jardin à décorer aussi… et puis une maison sans four, ce qui signifie : pas de biscuits de Noël, pas d’odeur de cannelle dans la cuisine, pas de bon gâteau moelleux pour accompagner le goûter et le thé de Noël… (le four viendra plus tard, quand nous changerons la cuisine…. ^-^)  Challenge, donc.
Eh bien oui, car j’ai beau avoir accumulé beaucoup de décorations pour les fêtes, je n’ai rien pour l’extérieur. Et plus les moyens financiers, cette année, d’investir dans de grandes guirlandes lumineuses pour illuminer mon jardin. Alors tant pis. Moi qui pensais que le jour où j’aurai ma maison, j’allais pouvoir transformer l’endroit en un palais des lumières pour Noël, je n’ai plus qu’à attendre l’an prochain et que nos comptes en banque soient un peu renfloués!… (non, en vrai, ça va, je m’en remettrai 😉  )

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Mais bon, n’ayez crainte, j’ai quand même bien décoré l’intérieur de notre home sweet home cette année, et préparé des listes de voeux au Père Noël, pour Little d’abord, mais aussi pour moi ^-^ Le père Noël sera peut-être surpris de découvrir sur ma liste un pied de vigne vierge à replanter contre la façade de la maison, ou un eucalyptus en pot, ou encore un gros manuel de permaculture. C’est sûr, ça change de mes précédentes listes de cadeaux… Mais il se rassurera en voyant que j’ai quand même émis le souhait de découvrir une belle paire de bottes (en caoutchouc) sous mon sapin (mais je crois que je devrai attendre encore un petit peu, et que ce ne sera pas cette année que les Hunter de mes rêves seront à mes pieds ^-^). Bon, et puis, en attendant d’avoir un four pour faire de bons gâteaux, je me console en préparant des crêpes, juste besoin d’une poêle pour ça ! Et c’est pour cette même raison que j’ai aussi suggéré l’idée de recevoir un gaufrier pour Noël. Les dimanches matins qui embaument les gaufres chaudes, c’est un peu comme si c’était Noël toute l’année, non ?

Allez, je file, car pour les instits le mois de décembre rime aussi avec livrets d’évaluations et ça, c’est pas un cadeau… 😦

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Et vous ? What’s on your list ?? 

 

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La joie de pouvoir fabriquer une couronne de Noël avec quatre branches de sapin directement coupées dans mon jardin… ❤

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En attendant la neige, j’en ai accroché de faux glaçons à mes baies vitrées. On y croirait presque 😉 

 

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Préparez bien les fêtes !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Wild new chapter

Tout a changé. Nous avons emménagé dans notre maison il y a 9 jours exactement. À présent, il s’agit pour nous de recréer un quotidien, des habitudes et des repères. Le silence absolu nous perturbe un peu, on n’avait plus l’habitude. Le noir total, lorsque la nuit tombe, nous surprend encore. Pas de réverbère autour de la maison, pas de phares, de néons… A peine, au loin, la fenêtre éclairée d’un voisin qu’on devine derrière les branches de sapins. Le carrelage froid glace nos pieds habitués au parquet de l’appartement bien chauffé. Mais on va s’y faire, il faut juste s’adapter. Ce moment de chamboulement me rappelle la naissance de Little : un moment de joie immense accompagné d’un sentiment de bouleversement total. La panique et la peur que rien ne soit plus jamais comme avant. Et puis, avec un peu de temps, les habitudes reviennent, de nouveaux repères se créent, et on est rassurés : la vie continue. C’est un peu ce qu’on vit en ce moment : la plongée dans l’inconnu. Même si c’est un rêve qui se réalise, cette maison, la nature partout, le calme, cela ne se fait pas sans inquiétude et sans moment de doute. A-t-on pris la bonne décision ?

Mais lorsque mes inquiétudes m’assaillent, je m’assois dans mon nouveau salon, face aux baies vitrées qui surplombent une vallée, le village, et des champs. J’observe tout ce vert. Les branches des sapins qui ondulent doucement. Et au loin, les monts du Beaujolais qui se découpent dans la ouate des nuages. Et je suis rassurée. Bien sûr qu’on a pris la bonne décision. Reste plus qu’à rendre familière cette nouvelle maison. Et cela ne se fait qu’avec un peu de temps passé entre ses murs.

Ce que tout de suite, j’ai aimé dans cette maison, c’est son potentiel. Lorsque je l’ai visitée, la première fois, j’imaginais tout ce qu’on allait pouvoir en faire. Elle n’était pas assez exploitée par ses propriétaires, elle n’était pas mise en valeur. J’avais plein d’idées.
Aujourd’hui, on y est, et lorsque je dresse la liste des changements à opérer pour transformer cette bâtisse en une maison idéale pour nous, j’ai le vertige tant il y a à faire. Mais ça ne me fait pas peur. On a le temps. C’est notre maison, on y fait ce qu’on veut, et au rythme que l’on veut.

Pour vous donner une idée, je peux vous dire par exemple que toutes les peintures sont à refaire : les murs sont enduits d’un crépi de papier horrible, blanc râpeux. Nous avons fait venir un peintre qui va nous proposer des devis pour lisser les murs et y coller de la toile à peindre (le rendu est vraiment plus propre que lorsqu’on peint directement sur le plâtre). Autre exemple : au sol de notre séjour, du couloir et de la cuisine, il y a de la tommette. Certains s’extasient sur ce matériau, moi pas du tout ! Je suis une extrémiste des sols en bois, je ne veux que du parquet, du plancher, du bois partout ! Le carrelage, la tommette, sont trop froids pour moi. J’aime la chaleur des planchers qui craquent. Et puis, notre tommette est rouge foncé, couleur que je n’affectionne pas particulièrement et qui ne se marie pas vraiment avec notre intérieur. On projette donc de refaire le sol des pièces concernées. En attendant, je glisse en chaussons sur la tommette pour ne pas geler sur place !

Notre grand projet, aussi, est d’abattre la cloison entre la cuisine, le couloir, et le salon, afin de créer une grande pièce séjour avec cuisine ouverte, plus moderne, correspondant mieux à un mode de vie familial où l’on passe beaucoup de temps en cuisine, ou à table, ou encore tous ensemble sur les canapés. Nous avons donc réfléchi à un projet mêlant tout cela, les peintures, le parquet, les cloisons à enlever… on dessine et on s’imagine à quoi cela va ressembler, c’est vraiment chouette de se lancer là-dedans avec Robinson, on a hâte de commencer tout ça (même si on va faire faire une grosse partie des travaux car nous sommes trop novices en la matière et avons peur de rater notre pièce principale ! On s’essaiera aux travaux dans les pièces du sous-sol, moins « importantes »).

 

Ce week-end, je prenais mon petit déjeuner devant la baie vitrée, et sur la terrasse face à moi, un petit écureuil pas farouche du tout est venu sautiller, faire le clown, puis sauter de branche en branche dans notre sapin. Il était si près… On a l’habitude d’en voir car il y en a beaucoup au parc de la Tête d’Or (où j’ai passé à peu près 40% de mon temps ces quatre dernières années!!!). Mais là, on avait l’impression qu’il n’était venu que pour nous saluer, nous ses nouveaux voisins, voir à quoi on ressemblait et si on avait l’air sympas ! Little était fasciné, immobile il regardait, le sourire aux lèvres.

En parlant de lui, il est celui qui semble s’acclimater le mieux au changement. Il adore la « nouvelle maison », sa nouvelle chambre, et surtout le terrain de jeux gigantesque que notre jardin et le village lui offrent. On fait de grandes balades dans le froid, matin et soir, on commence à s’occuper du jardin, à ramasser les pommes tombées et pourries au pied de l’arbre, à ratisser les feuilles. Little participe un peu, il est comme un poisson dans l’eau en pleine nature (tiens tiens, je me demande de qui il tient cela…?).

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(Little en bas de notre allée)

Vendredi matin, le soleil à peine levé, un camion est monté en haut de notre allée pour déverser 6 mètres cubes de bûches pour la cheminée. Little, collé au carreau de la fenêtre de sa chambre, n’a pas loupé une miette du spectacle. Puis, toute la journée, Robinson et moi avons chargé les bûches éparses dans notre brouette (rutilante et neuve) et entassé notre bois dans le garage. Cela nous a pris des heures, mais à la fin de la journée, nous étions si satisfaits de notre effort et du résultat : des murs recouverts de bûches minutieusement alignées et empilées. J’ai hâte que notre cheminée fonctionne (le ramoneur doit venir au début du mois de décembre) pour profiter de belles flambées chaleureuses…

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J’aimerais vous montrer quelques photos, mais j’ai cassé mon téléphone il y a quelques jours… J’ai tout de même pu prendre deux photos dernièrement, que je poste ici en attendant de faire mieux voire même, de vous écrire un billet « avant/après travaux », une fois que tous nos projets se seront mis en place.

D’ici là, je vous souhaite un bon week-end, et à très bientôt.

La maison

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J’aime la façon dont les anglais désignent leur foyer, leur maison, leur « chez-nous », un seul mot : home. A la fois le toit, et le coeur palpitant refuge de la famille. Le foyer chaleureux. Les racines. La maison douillette. Home.

On a cherché pendant deux années. On a visité des tonnes de biens. D’abord des appartements à Lyon, puis, Little étant né, la maison hors de Lyon devenait notre Graal et nous abandonnions l’idée de vivre en ville dans un appartement exigu. On a cherché, écumé les sites et les agences, passé nos weeks-ends, nos soirées à visiter des logements. J’ai passé des heures au téléphone à prendre des renseignements, sur Google Maps à chercher des localisations… Le bruit de la ville, les travaux qui ont envahi notre quartier, le stress des trajets, des embouteillages, la saturation des routes et des commerces, tout nous poussait à partir et notre recherche de maison devenait quasiment une quête de survie. Fuir pour reprendre de l’air, retrouver de l’espace et un rythme de vie normal. A la fin de ces deux ans, croyez le, nous étions découragés. Les tensions s’accumulaient, on en avait clairement marre. On ne voyait pas ce qui allait suivre, on n’arrivait plus à se projeter, il nous fallait trouver l’étape suivante pour reprendre souffle et forces et continuer à avancer.
A un moment, Robinson m’a dit : on se donne encore un mois. Si on n’a pas trouvé d’ici là, on change de projet, on n’achète rien, je lâche mon boulot, on quitte la région, voire le pays.

°_°         (radical, hein?)

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C’est là qu’on a visité notre maison. Elle n’était pas là où on avait cherché au départ, un tout petit peu plus éloignée que prévu. Mais parfaite et pleine d’imperfections. Je rêvais d’une maison isolée, au calme, je voulais une cheminée et un immense jardin arboré. Je voulais de la place, des pièces pour ranger, des pièces pour jouer avec Little, et dans mes rêves les plus fous, cette maison fantasmée aurait été à la lisière de la forêt. Robinson, lui, rêvait d’une vue. La vue imprenable de notre appartement allait être son seul regret de notre vie en ville, en étage élevé. Tous ces critères, vue, forêt, cheminée, jardin, espace… évidemment, lorsqu’on les verbalisait à un agent immobilier, on percevait bien le ton dubitatif et condescendant de sa réponse : « oui, bien sûr, mais vous savez, pour un premier achat, on met de côté ses rêves et idéaux, il s’agit bien souvent de faire le deuil de la maison idéale pour commencer par quelque chose de simple, de petit, mettre le pied à l’étrier avant un futur achat plus conséquent… Faire des compromis. Faire des sacrifices. Faire des concessions… »

Ces mots, on les a entendus, encore et encore. On était à deux doigts d’acheter une maison minuscule (90 m carrés) avec un jardin lilliputien (100 mètres carrés) dans un lotissement (!) à 30 minutes de Lyon, pour 50 000 euros de plus que la maison que l’on a finalement achetée. Une maison chère, sans cheminée, sans vue, sans immense jardin, sans forêt bien sûr, sans espace… !  On était prêts à faire ces concessions. Mon dieu heureusement qu’on ne l’a pas fait ! Il a suffit qu’on ouvre notre compas un tout petit peu plus, qu’on s’éloigne de Lyon de cinq minutes supplémentaires aux trente minutes qu’on s’était fixées comme limite, pour que nos critères deviennent réalisables et non plus des extravagances de jeune couple plein de rêves.

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(Cette affiche (d’un magazine Flow) est sur notre mur dans le séjour, je déjeune face à elle chaque jour. Elle était là, durant tous ces mois, pour me rappeler mon rêve, et pour me donner la motivation de continuer à chercher malgré tous les échecs de nos visites immobilières. A chaque fois que je la regardais, je me disais qu’il devait forcément y avoir un moyen d’obtenir ça, ce rêve, juste une maison au milieu d’un jardin, la possibilité de faire pousser des légumes, et de vivre au calme. En famille. Un rêve qui semblait fou mais pourquoi renoncer à le poursuivre pour autant ? Pourquoi ne serions nous pas parvenus à réaliser cela ? Lorsque je pensais à la somme que nous étions prêts à débourser pour un appartement ou une petite maison de lotissement, je me disais qu’il devait bien y avoir, quelque part, un peu plus loin sans doute, une maison comme celle-là qui nous attendait, pour y mener une vie paisible… Cette affiche est précieuse pour moi aujourd’hui.)

*

Aujourd’hui, je me dis : ces deux années de cheminement n’ont pas été vaines. Elles nous ont amenés exactement là où on devait aller. A cette maison. A renoncer aux sacrifices. Sans quoi, on aurait sans doute été un peu malheureux, dans une maison riquiqui au milieu de cinquante minuscules maisons les unes sur les autres, avec un prêt de vingt ans sur le dos…

On a donc élargi notre secteur de recherches, et on a visité une maison.
Une maison avec un immense jardin, en lisière d’un bois. En haut d’une colline, avec une vue imprenable sur le village, les champs, les fermes, la campagne. Avec une cheminée, et 160 mètres carrés d’espace, complétés par deux énormes terrasses de trente et cinquante mètres carrés éventuellement réaménageables en agrandissement de la maison. Une maison pas forcément jolie, plutôt simple et fonctionnelle, avec des rafraichissements à faire et des petits travaux à prévoir pour exploiter tout son potentiel. Une maison tranquille, un peu dans les arbres, dans un tout petit village au bord de la Saône, entre le Beaujolais, l’Ain et le Rhône. Une maison quelconque mais parfaite à mes yeux. Notre maison. Pour ma petite famille que je veux mettre au vert. Pour Little qui pourra courir, patauger dans la boue, marcher sur la route, ramasser des champignons, être couvert de terre et de feuilles mortes, faire des cabanes, inviter ses copains, avoir une petite piscine gonflable, faire un élevage d’escargots, ou de grenouilles, faire de la peinture sans avoir peur de salir, et respirer. Pour moi, pour avoir du vert autour de moi, pour lire au coin du feu, pour passer mes journées dehors avec mon fils, même quand il pleut, pour ne plus avoir peur des voitures qui saturent l’espace urbain, pour couper quand je rentre du travail, pour ne plus faire mes courses dans un Market de centre-ville hors de prix et au choix réduit, pour sortir et être immédiatement en pleine nature, pour pouvoir courir, marcher, faire du vélo quand j’ai envie, pour m’isoler et écrire, pour m’éloigner du centre névralgique qu’est Lyon, tentaculaire, emprisonnante, asphyxiante parfois… Pour Robinson aussi, pour les mêmes raisons que moi même si lui ressent moi cette pesanteur de la ville car il travaille déjà à la campagne.

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Voilà, au bout de deux ans, on l’a visitée, on a signé, on a obtenu notre prêt, on change de vie.

On a trouvé notre chez-nous. Home.
Je suis vraiment heureuse et j’ai hâte de commencer cette nouvelle aventure.

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La vie au ralenti

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              Nous sommes chez mes parents, en Lorraine, depuis une dizaine de jours, et je me sens enfin en vacances, enfin reposée, je profite ! Pourtant, il y a Little dont il faut s’occuper chaque minute, avec son énergie débordante et malheureusement non communicative ^-^ Il y a la maison à garder propre, car mes parents travaillent et je passe mes journées seule, je n’ai pas envie qu’ils retrouvent leur intérieur sens dessus dessous en rentrant du travail. Mais malgré cela, je me sens en vacances et reposée. Peut-être est-ce le vert qui nous entoure, couleur dominante de notre décor depuis plusieurs jours. Peut-être est-ce l’absence de bruit dehors, de route passante, de voitures, de travaux, de cris, de foule. Peut-être est-ce le fait d’être tant d’heures à l’extérieur, quel que soit le temps. Peut-être est-ce dû aux longs bains qu’on prend chaque soir, Little et moi, dans l’immense baignoire de mes parents (bien sûr, ce n’est pas très écologique, mais Little n’est pas encore prêt pour la douche… On y travaille ! Et un bain pour deux, c’est toujours mieux que deux bains pour deux ^-^). Peut-être que les températures douces et la fraîcheur des soirs y sont pour quelque chose aussi…

Je ne sais pas, c’est sans doute tout ça. En tous cas, je sens que je décompresse, que je laisse descendre toutes les tensions de ces dernières semaines, qu’elles quittent mon corps petit à petit…

Notre quotidien ici est simple, je ne cherche pas à trop le remplir, à trop nous occuper. Le matin, Little et moi mangeons plein de tartines de confiture, puis il joue avec ses voitures tandis que je range la cuisine. J’ouvre la baie vitrée pour aller cueillir les légumes du déjeuner dans le potager de mes parents. En ce moment, on mange surtout des haricots, des tomates, des courgettes et des salades. Je prépare le repas de midi en avance, pour ne pas être pressée par la suite. Je trouve ça fabuleux d’avoir ainsi tout à portée de main. Ça parait naturel, c’est ancestral, mais chaque jour je m’extasie devant la profusion de légumes qui poussent dans trois mètres carrés de terre !

Généralement, nous sortons dans le village vers 9h, Little veut désormais marcher et je prends sa poussette pour la forme, au cas où il serait trop fatigué sur le chemin du retour. Il est en train d’apprendre les règles de sécurité route-trottoir, c’est long et laborieux mais il commence à comprendre. Il n’y aurait pas meilleur endroit qu’ici pour lui apprendre ces règles. Peu de circulation, des trottoirs larges, on a l’espace et le temps qu’il faut pour travailler cette aptitude !
On fait de grandes marches, au bord de l’eau, puis on va voir les chevaux, les tracteurs, les vaches, enfin on termine par l’aire de jeux avec notre rituel du bateau pirate (Little est le capitaine, il court vers la barre, crie « à babord » puis se précipite sur les jumelles et lance « baleines bleues !! » puis on évacue le bateau par le toboggan, hilares, et on recommence) (= maman essouflée.à la fin).

A midi, on déjeune dehors, les pieds dans l’herbe. Au soleil, ou pas, mais ici on a l’habitude de ne pas attendre que la météo soit clémente pour être à l’extérieur. Puis c’est la sieste, et je profite de ce moment pour coudre, ou lire, mais surtout pour écrire. J’ai bien avancé dans mon projet de roman, j’en suis à la moitié, j’espère vous en reparler bientôt par ici.

Après la sieste, on goûte, on joue dehors, on lit, on dessine, et on marche encore et encore. Je discute avec les voisins, Little est très sociable ça me force à ne pas être sauvage. Le soir venu, parfois on boit un apéritif avec mes parents dans le jardin, parfois on reste à l’intérieur et on prépare le diner. Lorsqu’il fait nuit je lis un peu, ma mère fait des tisanes pour tout le monde, et voilà à quoi ressemble une journée ici. Lente et douce.

Les vacances…

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la récolte du jour

 

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figues et poires du jardin

 

cueillir des carottes sauvages et en faire des bouquets

 

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le plant de courge butternut qui envahit l’espace,
et le potager qui se fond dans le reste du jardin….