The book club – bilan 2017

J’aime beaucoup le titre de catégorie qu’a choisi ma jolie Louise (A pirate’s life for me) pour parler de ses lectures, alors je me permets de la copier et d’intituler mes rubriques lectures de la même manière, j’espère qu’elle n’y verra pas un plagiat mais un hommage ^-^

❤ cœur sur toi ma Louise

Alors, 2017 en lecture, ça donne quoi ?

En 2017, j’ai lu à peu près autant de livres qu’en 2016. J’ai un rythme assez constant, à savoir un livre par mois durant l’année scolaire (oui, oui, c’est peu…), puis une boulimie (enfin, 5 ou 6 par mois, quoi, pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus…) pendant les vacances d’été ->  lorsque le rythme de nos journées s’apaise, qu’on prend le temps de prendre le temps…

J’ai surtout constaté que, ces derniers mois, j’allais de bon livre en bon livre, ce qui est franchement chouette car, quand on a peu le temps de lire, comme c’est mon cas, on n’a pas envie de lire de mauvais bouquins… pas de temps à perdre avec les navets, surtout que, pour ma part, une mauvaise lecture va refréner mon envie de dévorer d’autres livres, va retarder le moment où je choisirai un nouveau livre pour m’y plonger, en gros, une mauvaise lecture va venir ralentir encore plus ma cadence déjà pas bien rapide ! Si seulement mes journées durait 48 heures…
Ahhhh, dans un monde idéal, je passerai mes matinées à lire et mes après-midi à écrire… Une séance de yoga au réveil, un peu de jardinage à midi et un apéro en famille le soir, avant de regarder un épisode d’une bonne série ou d’aller au cinéma. Ça ne serait pas une journée parfaite, ça??  Bref, je m’égare…

En 2017, j’ai donc lu très exactement 20 livres. Oui, c’est peu, mais à ma décharge, certains étaient des pavés ! (J’aime bien les gros livres qui se dégustent lentement). Et puis, aussi, j’ai lu plein d’autres choses, notamment des ouvrages pédagogiques et des livres de jeunesse, pour Little ou mes élèves, mais je n’en tient pas compte dans mon bilan, bien sûr…
En 2017, il y a aussi eu beaucoup de relectures. Parfois, lorsque je ne savais pas quoi lire (oui, ça peut vous arriver lorsque vos journées sont si remplies que vous n’avez plus le temps de flâner en librairie ou de passer à la bibliothèque, et que vos amis ne vous ont pas prêté un bon livre la dernière fois que vous les avez vus…), plutôt que d’attendre sans rien lire, je prenais dans ma bibliothèque un de mes livres chouchous, pour être sûre de ne pas vivre ce fameux, tant redouté, moment de mauvaise lecture que j’évoquais plus haut.

Bref, je bavarde je tergiverse, mais venons-en à l’essentiel : un récapitulatif et un petit top et flop de mes lectures 2017.

Mes relectures:

♥ Les quatre tomes (qui sont, depuis, parus sous la forme d’un seul ouvrage réunissant les quatre) de Quatre soeurs, de Malika Ferdjoukh. A mes yeux, un classique de littérature jeunesse / young adult, qui me fait toujours autant sourire, rire et avoir les larmes aux yeux. J’adore le style de cette auteure, le rythme de ses dialogues, le vocabulaire imagé et hors du commun qu’elle utilise, et surtout l’ambiance très cocooning de ses romans. (PS : pour les amateurs de BD, l’adaptation du roman en format bulles existe en 4 tomes également, les dessins sont très beaux).quatre soeurs
Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq.
Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier.
Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents.4 soeurs
Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof…), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne). 7 ans (de réflexion) après leur première sortie, et le plébiscite de quelques centaines de milliers de lecteurs, revoici les Quatre Sœurs, dans un habit neuf taillé sur mesure.

♥ Sept garçons, d’Anne Wiazemsky. C’est définitivement l’un de mes livres préférés, je le relis très régulièrement. En 2017, il a eu une saveur particulière puisque le film traitant de la relation entre Jean-Luc Godard et la jeune Anne Wiazemsky est sorti au cinéma, et surtout parce-que, un mois plus tard, Wiazemsky est décédée…
Je vous ai déjà parlé de ce roman et de ma rencontre avec lui… Une anecdote qui a marqué ma vie de lectrice, et que je vous re-raconte bien volontiers : j’avais 16 ou 17 ans, je venais au Salon du Livre de Metz pour y rencontrer mon écrivaine contemporaine favorite (Shaïne Cassim), il était midi et celle-ci venait de partir déjeuner au restaurant avec d’autres auteurs. J’étais très déçue de ne pas pouvoir la rencontrer, alors, me voyant dépitée, mes parents qui m’accompagnaient m’ont proposée de visiter les autres stands pour m’offrir le livre de mon choix. Par hasard, je finis par lire la quatrième de couverture de Sept Garçons, d’Anne Wiazemsky. Le résumé me plaît, je discute un peu avec l’auteure et je lui raconte ma déception de ne pouvoir rencontrer Shaïne Cassim. Ça me fait sourire aujourd’hui car je me trouvais face à une célébrité septmais je n’en avais aucune idée, je ne l’ai su que bien plus tard… Compréhensive, elle m’a écoutée et écrit une petite dédicace dans le roman que je lui ai acheté, et qui, je ne m’en doutais pas une seule seconde, allait devenir l’un de mes livres préférés. Elle y a écrit qu’elle me remerciait pour ma confiance (de la choisir aveuglément, en dépit d’une autre auteure qui aurait été mon premier choix) et qu’elle espérait que cette découverte me plairait. C’est drôle, non, quand on y pense ?…
Cette énième relecture ne m’a pas déçue, j’aime le rythme lent, indolent des vacances d’été qui y sont décrites, et l’histoire m’arrache toujours les mêmes larmes…

Voici le résumé proposé sur Babelio : C’est un livre attachant qu’Anne Wiazemsky vient de publier. L’un de ces romans dans lesquels une atmosphère émerge dès les premières pages. D’emblée, on sait que le livre nous conduira au cœur d’une énigme : ici, il s’agit de celle de l’enfance. Comme le titre Sept garçons ne l’indique pas, l’héroïne est une petite fille (Roséliane) qui, au cours de vacances où sept garçons l’entourent, va découvrir ce qu’il faut appeler sa féminité. Les garçons quant à eux joueront à être de vrais petits hommes : chacun voudra éprouver la demoiselle. Mais dans ces jeux enfantins auxquels les adultes décident de ne jamais se mêler, une curieuse ambiance règne. Il plane un « quelque chose » de grave. Comme si ce moment de l’enfance était le temps où toute la vie future prenait forme. Comme s’il fallait que les risques les plus terribles et les plus déterminants y soient pris. Au fond, à quel moment et pour quelles raisons l’enfance finit-elle ? C’est la question que pose Anne Wiazemsky. 

Mes « cycles » d’auteur :

♥ Vous l’avez peut-être remarqué, quand j’aime un auteur, je suis du genre à dévorer plusieurs de ses romans à la suite, pour bien m’imprégner de l’ambiance et du style. En 2016, cela m’était arrivée en découvrant Joyce Maynard, dont j’ai lu presque toute la bibliographie d’une traite. En 2017, c’est une auteure (au même prénom !) sur laquelle je lorgnais depuis trèèèèèès longtemps sans avoir le courage de me lancer, qui m’a emballée : Joyce Carol Oates.
On connait tous ce nom, son succès, mais je n’avais jamais rien lu d’elle. J’avais peur que ce soit trop… bizarre, ou trop noir, ou trop compliqué, je ne sais pas… Avec le recul, je me dis que je n’étais simplement pas prête pour cette auteure, et qu’il faut savoir écouter ce genre d’intuitions. Ses livres m’intriguaient mais, comment dire… je n’avais pas trop envie. Jusqoatesu’au jour où, finalement, à ma petite librairie adorée (La librairie du Tramway, dans le 3ème arrondissement de Lyon, pour ceux que ça intéresse ^-^) j’ai eu le déclic, inexplicablement, et j’ai donc demandé à une libraire par quel roman de J.C. Oates elle me conseillerait de commencer. Elle a proposé Les Chutes, mais ne l’avait pas, alors s’est rabattue sur La fille du Fossoyeur. Et encore une fois je me dis qu’il n’y a pas de hasard. J’ai A-DO-RÉ La fille du Fossoyeur. Ce roman m’a terriblement marquée. Puis, une fois terminé (et je peux vous dire que c’était long! JCO est très prolixe, ses romans sont énormes) j’ai enchainé avec un roman encore plus dense, plus énorme, Blonde, toujours de JCO.
Re ->  coup de cœur incroyable
Je me demande si ce roman ne m’a pas encore plus marquée que le premier.
Ensuite, j’ai lu un de ses premiers romans, assez court, Délicieuses Pourritures, pas mal. J’ai laissé passé deux mois pour digérer un peu tout cela, et lire d’autres choses (un autre cycle d’auteur dont je vous parle juste après) et en septembre j’ai repris ma découverte de JCO en lisant ce fameux Les Chutes que m’avait de prime abord conseillée la libraire. J’ai bien sûr énormément aimé, mais finalement moins que mes deux blondepremières découvertes. J’ai été franchement marquée (je ne trouve pas d’autres termes… ni secouée, ni ébranlée, ni bouleversée…) et fascinée par ses deux gros romans, La fille du Fossoyeur, et Blonde. Pour ce dernier, j’avais quelques a-priori car je savais qu’il racontait la vie (imaginée par JCO, donc sous forme de fiction) de Marylin Monroe et, personnellement, je n’avais jamais éprouvé un grand intérêt pour cette icône. Après la lecture (éprouvante, intense, incroyable) de Blonde, j’ai changé de regard sur le phénomène et, même si je ne l’idolâtre toujours pas comme l’égérie glamour que certains voient en elle, la sublime femme torturée à la vie mouvementée que j’ai découverte dans Blonde m’a franchement passionnée. Bref, ces deux livres sont vraiment les pépites de 2017 pour moi.

Voici le résumé de La fille du Fossoyeur : « J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer. Avec sa musique, avec ses doigts, un homme peut aimer. Un homme peut être bon, il n’est pas forcé de vous faire du mal « : quand elle rencontre le pianiste Chet Gallagher, Rebecca ose à peine y croire.
Enfant de, juifs allemands réfugiés dans une petite ville américaine, elle a grandi dans la terreur et la misère.
Sa fuite éperdue à travers l’Amérique triomphante de l’après-guerre semble ne, jamais devoir s’arrêter. A moins que l’amour ne la rattrape…

Je ne vous propose pas le résumé de Blonde, mais plutôt le commentaire qu’en fait une lectrice sur Babelio, commentaire dans lequel je me suis tellement retrouvée que j’aurais voulu l’écrire moi-même, mot pour mot !
Attention, livre dangereux. Bombe à bord.
Pas celle que vous croyez, pas juste cette bombe-bombasse blonde dont l’éclat saisissant abasourdit pourtant encore, mais une bombe à fragmentation qui continue d’exploser dans la profondeur de l’être longtemps après avoir tourné chacune des pages de ce roman terrible.
Je ne sais pas pourquoi l’écriture de Joyce Carol Oates m’évoque toujours l’univers de l’eau, mais le fait est que « Blonde » n’échappe pas à la règle : la lecture de « Blonde » est une immersion, presque une noyade, dans les méandres dans l’esprit complexe, multiple et extraordinairement sensible de Norma Jean Baker.
Il faut tout le talent de JCO, dont la plume souvent un peu trop… vagabonde dirons-nous, colle cette fois-ci parfaitement à son sujet, et réussit à chaque ligne de ce gros pavé (1100 pages mais pas une de trop, une gageure !) à nous ancrer dans une profonde empathie pour cette lumineuse pauvre fille et nous faire entrer à l’intérieur même de ses fêlures. Et ce grâce aux deux plans de lecture qui s’entrecroisent pour nous ferrer comme des insectes dans une toile.
Il y a le plan linéaire déroulant les étapes de la tragédie : les pages terribles sur l’enfance et la mère toxique, les pages douloureuses sur l’orphelinat, les pages sordides sur Hollywood, les pages incandescentes sur la naissance de « Marylin », les pages belles à pleurer sur l’amour véritable et protecteur d’Arthur Miller
Et puis il y a le plan syncopé, brouillé dans lequel JCO superpose et entremêle plusieurs faces de Norma Jean, assez confusément pour que l’on ne sache pas parfois à laquelle l’on a affaire, assez inexorablement aussi pour que l’on comprenne que les plus noires finiront par définitivement polluer les plus pures, jusqu’à l’issue fatale.
Je ne suis pas à proprement parler une fan de Monroe, mais ce livre m’a profondément émue et troublée, et donné envie de voir ou revoir certains films de Marylin pour tenter de percevoir la profondeur quasi-monstrueuse de ces décalages de personnalités que JCO donne à voir dans le livre (si délicieuse dans « Certains l’aiment chaud », si dévastée sur le plateau ; si cavalière dans « Bus stop », si terrifiée dans la vraie vie ; si vénale dans « Niagara », si infantile entre deux prises)…
Ça donne envie de plonger, non ?!

♥ Je suis une grande grande fan (comme tout le monde, non ?) de Fred Vargas, dont les polars sont les seuls qui trouvent grâce à mes yeux de lectrice de romans non-policiers… ! J’avais déjà lu beaucoup de ses livres (il faut dire que, heureusement pour nous, Vargas est une grande bavarde qui produit beaucoup !) mais c’était sans compter sur l’une de mes amies qui m’a apportée une pile de presque tous les Vargas que je n’avais pas lus ! J’ai donc eu le loisir de me plonger dans un cycle d’auteur plus polars durant quelques mois.

J’ai adoré :
Un peu plus loin sur la droite
Sans feu ni lieu
Sous les vents de Neptune

J’ai beaucoup aimé :
L’homme aux cercles bleus

J’ai passé un moment agréable mais sans plus :
Dans les bois éternels
Coule la Seine (recueil de trois nouvelles)

Sous les vents de Neptune est clairement l’un de mes préférés (peut-être pour son ambiance glaciale et ses expéditions au Canada?), avec deux autres que j’avais lus l’année d’avant, L’armée furieuse (en Normandie, j’ai adoré) et Temps Glaciaires (en Islande, le kiffe total !) .
S’il est vrai qu’au bout de trois ou quatre Vargas, son style très particulier peut commencer à devenir lassant, j’avoue volontiers que cela ne m’empêche pas d’adorer ses romans, ses personnages truculents, ses atmosphères si typiques, et ses intrigues qui me laissent toujours abasourdie par les dénouements (je ne suis parvenue qu’une seule fois à deviner le « méchant » avant Adamsberg…! Le reste du temps, impossible pour moi de deviner, je me laisse toujours menée par le bout du nez par Vargas…!)

Des découvertes coups de cœur :

Je vous l’ai dit, j’ai lu beaucoup de livres qui m’ont énormément plu en 2017, alors désolée si tout ce billet vous semble une suite de superlatifs et de critiques enthousiastes…!

Camarades, de Shaïne Cassim. Si le nom de l’auteur vous semble familier, c’est normal, j’en parlais plus haut lorsque j’évoquais ma rencontre fortuite avec Anne Wiasemsky et mon rendez-vous manqué avec l’une de mes auteurs « jeunesse » chouchoute, Shaïne Cassim. J’ai lu la plupart de ses romans, et je crois que je suis très sensible à son style simple et élégant, et à la sensibilité de ses personnages et de leurs intrigues. Camarades est actuellement son dernier roman, on y suit plusieurs jeunes gens (qui ont quinzaine d’années mais semblent, clairement, plus matures et plus proches de la vingtaine…), à travers leur histoire, leur engagement, leur solidarité, dans leur pays respectif (ou non), au moment de la Révolution de 1870.
Ce roman fait voyager dans l’espace (Russie, Pays de Galles, Pologne…) et dans le temps, il m’a dépaysée et fait découvrir une période historique que, malgré mon amour pour le 19ème siècle, je connais finalement peu (et pourtant mon PPE en 1ère portait justement sur la littérature de Victor Hugo contre le pouvoir de Napoléon III… je sais, je sais, moi non plus je ne comprends pas comment je peux avoir une telle mémoire de poisson rouge…! Les choses passent dans ma tête et puis filent…).
camarades
Voici la quatrième de couverture : Dans une forêt enneigée, par moins trente degrés, en Russie, un jeune homme réussit à s’enfuir d’un bagne et à échapper à la police du Tsar. Au même moment, une jeune fille qu’on a battue perd connaissance dans une rue de Paris. En Normandie, une autre jeune fille commet un acte irréparable et trahit la seule personne qui lui soit fidèle. Dans un petit village du Pays De Galles, un garçon, perché au sommet d’un arbre, refuse obstinément de descendre. Il comprend qu’il vient de prendre sa vie en main. Ils s’appellent Evgueni, Gisèle, Eulalie, Eddie. Ils ont quinze ans, ils sont seuls au monde, ou presque. Chacun d’eux s’est accroché à un fil fragile que lui tendait tout à coup le destin. Nous sommes en 1870, et alors que grondent à la fois la guerre et la révolution, ils se rencontrent à Paris, où le pouvoir de Napoléon III met si facilement les gens en prison. C’est là que leurs vies vont se mêler. Et que leurs espoirs vont renaître. 

Au-revoir là haut, de Pierre Lemaître. Le prix Goncourt 2013 n’a pas volé son succès, ça a été un énorme coup de cœur pour ma part ! Et pourtant, il n’avait rien pour me tenter, ce roman : traitant de la Grande Guerre et de ses « gueules cassées », de politique et de misère sociale, je n’étais pas franchement emballée par le sujet. Comme quoi, il est parfois difficile de sortir de sa petite zone de confort, j’en suis la première convaincue ! Mais encore une fois, c’est mon amie Alma qui me l’a prêté (en plus de la pile de Fred Vargas) en m’encourageant à essayer malgré mon peu d’attirance. Comme elle a bien fait ! Ç’a été une lecture formidable, très différente de ce que je lis habituellement mais aussi, du même coup, rafraîchissante, surprenante, jouissive. Malgré le sujet qui peut sembler à certains rébarbatif (comme pour moi, par exemple !) le roman se lit très facilement, le style est fluide, drôle, mais aussi maitrisé et digne du prix que l’auteur a reçu ! J’avais très envie de voir le film qui est sorti cet automne (juste après que j’ai fini de lire le roman, justement…) mais je n’en ai pas eu l’occasion, j’espère me rattraper avec la VOD car l’adaptation ciné a l’air exceptionnelle, pour une fois.

aurevoirVoici le résumé du roman : « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Petit bonus :

Les notes qui s’aiment, de Jean-Pierre Chiron.
J’ai beaucoup de chance, dans mon école mes collègues sont des artistes, et l’un d’entre eux est écrivain ! Il a été publié à plusieurs reprises, notamment pour son cycle de polars dont le premier rôle est tenu par le personnage de Lou Grimaud, flic à la PJ de Lyon. notes qui s'aimentJ’étais très curieuse de découvrir les écrits de mon collègue, cette lecture m’a beaucoup plu, et surtout re-motivée à écrire alors qu’à ce moment là j’avais une petite baisse de régime. Le roman de Jean-Pierre Chiron est agréable à lire, bien écrit, fluide et ses personnages bien campés. J’ai beaucoup aimé que l’intrigue prenne place à Lyon, on sent le vrai lyonnais derrière la plume, connaissant chaque ruelle, chaque route, chaque place, chaque vue… C’est forcément pittoresque, et pour une lyonnaise de cœur comme moi, ce genre de lecture est rare et appréciable. Le style de l’auteur est simple et efficace, et l’intrigue prenante. Un polar bien écrit et haletant n’est pas si facile à trouver, surtout quand on ne veut pas se retrouver avec des romans sanguinolents et cruels (c’est mon cas, j’ai beaucoup de mal avec les thrillers trash et tous les polars nordiques plébiscités depuis quelques années, types Millénium ou Camilla Läckberg, au suspens certes insoutenables, mais au style absolument rédhibitoire pour moi, me laissent de marbre…)
J’ai passé un bon moment, je me suis laissée prendre par l’histoire et j’ai trouvé les personnages assez attachants pour repenser à eux à d’autres moments de la journée alors que je n’étais pas en train de lire (à mes yeux c’est un indice d’une bonne lecture, pas vous ?). J’espère avoir l’occasion de lire d’autres romans de mon collègue cette année, en attendant je peux vous dire que je me régale déjà de nos discussions autour du processus d’écriture, du monde de l’édition, de nos lectures diverses etc… c’est vraiment enrichissant de travailler avec des personnes telles que lui !
Voici la quatrième de couverture pour vous donner envie : Affectée à la P.J. de Lyon, le lieutenant Lou Grimaud est confrontée dès sa prise de fonction à une série de meurtres aussi subtils que violents. Comme si le tueur, mélomane et pervers, l’avait attendue pour la tester. La musique de Mozart, n’adoucit pas vraiment les mœurs. Jeu de piste noire sur fond d’opera seria, une sombre partition où la moindre erreur peut conduire à la mort du chasseur sur la trace du fauve, une partie d’échec entre un chef d’orchestre masqué et une inspectrice, aussi obstinée que séduisante, qui apprend vite la musique.

J’ai omis de parler de certaines autres lectures qui ne m’ont pas franchement marquée, sans pour autant avoir été désagréables. Ce billet est déjà bien assez long, j’espère que certain(e)s d’entre vous auront réussi à le lire en entier ?! Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous faire connaître pour que je vous félicite  ^-^  mais surtout à me donner votre avis sur ces impressions et conseils littéraires. Connaissez-vous certains de ces titres ? Ai-je réussi à vous donner envie d’en lire certains ? Avez-vous eu des coups de cœur lecture en 2017 ?

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Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

snow

Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Sunday morning 2018 – 1

Cette thématique m’avait manquée, je dois bien l’avouer… Mais en regardant dans mes anciens articles, je me suis aperçue que mon blog, peu à peu, avait fini par ressembler à un compte Instagram, un peu vide de contenu-texte, plein de photos de moments de vie, de miscellaneous, de « sundays mornings« … Bien sûr, j’aime ces petits articles pots-pourris qui permettent de s’arrêter sur les jolis moments du quotidien. Mais de là à ce que mon blog ne soit plus qu’un collier de toutes ces perles fugaces et instantanées, sans article de « fond », sans idées, sans sujet plus approfondi… je m’étais un peu perdue, je crois ! Heureusement, 2017 m’a permis, comme vous le savez, de prendre conscience de tout cela (voir mon billet : Les réseaux sociaux ) et de revenir à mes premiers amours : écrire et partager pour de vrai. Revenir à quelque chose de plus authentique.
Pour cela, fallait-il que j’abandonne totalement mes sundays mornings ?
J’y ai bien réfléchi, et je crois, finalement, que non. C’est juste que, comme je n’ai plus envie de me contraindre comme j’ai pu le faire, de me mettre la pression pour publier un certain nombre de billets à une cadence bien calibrée, je ne publierai plus un Sunday Morning chaque week-end… mais pourquoi gâcher son plaisir en n’en faisant pas un, au moins de temps en temps?

Alors c’est parti !

 

Sunday rituals

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Dernièrement, nos dimanches se ressemblent tous et sont très doux. La veille, je prépare une pâte à crêpes ou à gaufres, et le dimanche, lorsque Little vient nous réveiller, je commence à préparer le petit-déjeuner : Little m’aide à presser des oranges, j’empile quelques crêpes (ou gaufres) sur une assiette et je les emballe au fur et à mesure dans de l’aluminium, puis on s’attable tous les trois, dos à la cheminée, faces à la vue brumeuse sur la vallée encore endormie. J’adore ce nouveau rituel (j’adore ma maison, je vous l’ai déjà dit je sais mais j’y suis tellement tellement bien!).

 

Sunday outfit

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Avant de déménager, j’ai fait un ÉNORME tri dans mon dressing. Un énorme, immense, gigantissime tri (désolée pour la qualité de la photo ci-dessus, je n’avais plus mon téléphone (cassé comme d’habitude…) et avais utilisé un vieil Iphone pour capturer ce mémorable instant où TOUS mes vêtements, absolument tous, étaient réunis au même endroit, dans l’attente du grand tri). Pour me motiver, j’avais lu des articles de désencombrement (basés sur la méthode Konmari) et je m’étais lancée en vidant tous les placards de l’appartement contenant des vêtements à moi (j’ai laissé ceux de Robinson et Little qui en ont beaucoup moins… ^-^) ainsi que les cartons à la cave et au garage (je fais une rotation fringues d’été/fringues d’hiver pour ne pas en avoir trop en même temps dans mes armoires).

J’ai fait un premier tri, puis un deuxième, puis un troisième. A chaque fois, j’éliminais davantage. J’ai du garder moins d’un tiers de ce que j’avais. Puis, j’ai envoyé un mail à toutes mes copines pour leur dire de venir se servir. Vide dressing gratuit. Elles étaient ravies.

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Au final, j’ai beaucoup moins de vêtements et je n’en achète plus (pour l’instant). J’ai encore envie d’en coudre mais pas le temps pour l’instant. J’essaie de porter TOUT ce que j’ai gardé. J’ai hésité à garder cette salopette (j’en avais deux, j’ai donné l’autre, que j’adorais mais qui ne m’allait plus) et puis finalement j’ai resserré les bretelles et l’ai porté plus haut, et je l’aime bien comme ça. J’ai trouvé un nouveau combo pour l’associer, qui me plaît beaucoup, et c’est donc un peu ma tenue du moment. Je la porte à la maison, ou pour aller au boulot, ou pour sortir même. Je m’y sens bien. De toutes façons, toutes les tenues composées autour de mon gilet adoré me plaisent ! Je ne suis pas très difficile ^-^

 

Sunday in the garden

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Même s’il pleut ou fait froid, je passe un maximum de temps dehors. Cette semaine, j’ai construit mon composteur, l’ai installé dans le jardin, puis ai vidé mon premier compost (que j’avais mis dans un autre composteur lors de notre installation) pour l’étendre et le re-mélanger, j’ai tout remis dans le nouveau bac, ajouté des branches et des feuilles. J’ai aussi débroussaillé un talus, puis retourné la terre (pleine de pierres énormes et de racines) pour préparer le terrain avant de planter une vigne vierge le long de notre façade (un de mes rêves…). J’ai cassé du petit bois, débarrassé le sol autour du pommier, installé de la nourriture pour les oiseaux dans certains arbres, rempoté des plantes vertes, fait des boutures de lierre… Bref, je passe du temps les mains dans la terre, ça me détend, et pour l’âme sauvage que je suis, être dehors est indispensable, quelle que soit la météo. Ici, dans ma campagne isolée, je revis.

 

Sunday food

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L’une de mes résolutions de déménagement était de tenter de diminuer nos déchets (entre autre avec le compostage) et de me lancer dans les yaourts maison. A Noël, on m’a offert une yaourtière, et j’ai commencé ma petite production de yaourts cette semaine. A ma grande surprise, c’était réussi, du premier coup ! J’ai testé trois saveurs : yaourts au lait de coco et vanille, yaourt nature et yaourt au bifidus actif à la vanille. Ils étaient tous très bons, je dois encore revoir la recette de ceux au lait de coco qui ne me satisfont pas encore totalement mais pour un premier essai j’étais plutôt contente ! Ça donne envie de continuer et de ne plus acheter des packs tout emballés de plastique. On progresse, on progresse… ! Si je trouve d’autres recettes sympa et originales, j’essaierai de vous écrire un article à ce sujet !

 

Sunday DIY

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Je vous en avais parlé, j’avais promis de vous le montrer, cette année je n’ai réussi à faire qu’un seul cadeau de Noël « maison » : celui de Robinson. C’était un projet que j’avais en tête depuis deux ou trois ans, j’ai enfin trouvé (ou pris, plutôt) le temps de le mettre en oeuvre. J’ai donc essayé de reproduire un planisphère en bandelettes de papiers multicolores. Ce n’est pas précis (il manque le Groenland !!) et ça n’a pas vocation à donner de véritables informations géographiques, c’est juste pour décorer et faire joli… Mais pour l’instant, on ne l’a même pas accroché, on attend que nos travaux avancent pour trouver un emplacement où cette carte du monde rendrait bien.

 

Sunday inspiration

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Je passe beaucoup de temps sur les sites et blogs de jardinage en ce moment. Tout m’intéresse : permaculture, jardins fleuris, potager… J’adore regarder des vidéos de Silence ça pousse, où Stéphane Maire arrange un jardin ou un balcon et me donne plein d’idées, mais aussi des vidéos où de jeunes couples expliquent comment ils se sont lancer dans la micro-ferme bio ou la permaculture alors qu’ils n’y connaissaient rien. Ça me passionne… La visite du jardin de Virginie, par exemple, m’a beaucoup plu, j’aime ce qu’elle a fait de cet immense espace plein de mousses et d’humidité, j’aime sa petite mare, le foisonnement des plantes, la nature qui semble maitresse et libre. J’apprécie aussi regarder les tutoriels pour créer un jardin à l’anglaise (un rêve…!) (non mais ce parterre d’anémones n’est-il pas incroyable?!), j’épingle plein de photos de parterre de fleurs superbes et colorés, j’ai envie de dévaliser Botanic… ah ah. Tout cela m’inspire et m’apaise aussi, car réflechir à ses plantations, aux travaux manuels à effectuer (bêcher, planter, repiquer, déplacer, arroser, pailler, porter, ratisser, vider, débroussailler…!!) me permet de me focaliser sur notre projet familial, rendre cette petite maison et son grand jardin aussi accueillants et douillets que possible. Me concentrer sur ce projet me porte et me détend. C’est simple la vie, parfois…

Voilà, une macédoine de tout se qui est beau ou doux dans notre vie en ce moment. A présent, je vais profiter de la sieste de Little pour écrire un peu (j’ai commencé l’avant dernier chapitre de mon projet de roman !). Bon dimanche !

 

NB : les photos de ce billet (sauf mentionnées) sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Écrire dans le cadre d’un concours

Bonjour !

J’en avais parlé ici quelques fois : trois années de suite j’ai participé à un concours de nouvelles organisé par une association d’écriture à Lyon, l’Eveil Plumes. Il se trouve que cette asso a été créée par des enseignants lyonnais à l’âme d’artistes, et elle bénéficie d’un large groupe de lecteurs motivés pour dépouiller toutes les nouvelles reçues et élire leurs trois préférées. Peu importe qu’on habite Lyon, Paris, Bruxelles… tout le monde peut participer, il suffit d’envoyer la nouvelle par mail ou courrier ! Souvent, des belges, des gens du Sud, des gens du Nord… ont participé aux différents concours auxquels j’ai assistés.

L’année dernière, je n’avais pas participé au concours car le sujet ne m’avait pas inspirée, et puis surtout parce-que je voulais réserver un maximum de temps à l’écriture de mon projet de roman. Je suis actuellement en train d’en écrire le dernier chapitre, après cela il me restera beaucoup de travail pour remodeler la matière brute qu’est ce premier jet, mais une grosse part aura déjà été accomplie. Je me suis donc autorisée, cette année, à prendre un peu de temps pour participer au concours de nouvelles. Écrire cinq pages (le maximum autorisé) n’est pas insurmontable, et ça me permettra de vagabonder quelques temps hors du cadre de mon roman qui me passionne depuis plus de deux ans.

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Pourquoi je vous en parle ici ? Pour deux raisons !
Tout d’abord, pour vous encourager à participer vous aussi à ce concours. Lancez-vous, même si vous n’avez jamais écrit ! On se prend vite au jeu, et le cadre contraignant du sujet imposé est souvent une source d’inspiration lorsqu’on débute. Et puis, quelle chance de soumettre un texte personnel à un jury de lecteurs ! A chaque fois que je suis allée à la remise des prix, j’ai eu la chance de discuter avec des lecteurs qui avaient très envie d’échanger, de donner leurs avis sur nos écrits, de dire ce qu’ils avaient aimé et pourquoi. Ce retour critique est rare lorsqu’on écrit pour soi, sans être publié…
Allez, venez ! 🙂 Plus on est de participants, plus le recueil final sera diversifié et riche. Car, oui, les trente premières nouvelles classées sont (auto)publiées par l’asso dans un joli petit livre qu’on peut garder en souvenir et dans lequel piocher des récits de toutes sortes et de toutes plumes. Chouette objet qu’un livre où se trouve notre texte, non ?

La deuxième raison est que cela me permet de faire ce que je projette depuis longtemps : vous proposer de lire une de mes nouvelles. Car, c’est bien pratique, la dernière nouvelle que j’avais écrite et qui m’avait permis de gagner le concours se trouve sur le site de l’Eveil Plumes (et hop, je fais d’une pierre, deux coups !). J’espère pouvoir vous proposer très bientôt mes deux autres nouvelles, dans un genre un peu différent. Et puis, un jour peut-être… un roman !

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En attendant, j’espère que ce petit billet vous donnera envie de vous lancer (entre nous, qu’avez-vous à perdre? Un peu de temps, peut-être ? Mais le temps passé à créer n’est jamais perdu, même si ça n’aboutit à rien… non ?…). Surtout, si vous participez, faites le moi savoir, je serai tellement contente d’avoir pu motiver quelques personnes à s’inscrire ! Et puis, bien sûr, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ma nouvelle, si vous avez envie de la lire. Tous les retours, quels qui soient, sont toujours extrêmement constructifs et permettent de s’améliorer. J’ai un peu le trac car, même si j’écris tout le temps ici pour vous, vous donner à lire mes nouvelles me semble un pas supplémentaire dans le dévoilement personnel, j’ai l’impression d’en révéler beaucoup plus.
J’espère, très sincèrement, que ça vous plaira. Ou, en tous cas, que ça ne vous déstabilisera pas trop…?
Dans l’attente de vos réactions, que ce soit au sujet du concours ou de Conte de ma Grand-Mère, je vous dis à très vite, prenez bien soin de vous !

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(^-^. le site de l’association n’est pas des plus modernes et jolis, je vous l’accorde… ^-^ Un petit coup de frais serait le bienvenu !)

Ma nouvelle : Conte de ma Grand-Mère ICI  (si vous ne tombez pas directement sur la page, cliquez sur « concours 2016 » puis « les nouvelles primées« ).

Le site de l’association, avec le sujet du concours 2018 ICI
(le sujet de cette année : de A à Z…   Les inscriptions sont ouvertes jusque début février, puis les nouvelles sont à envoyer avant le 13 mars, ce qui vous laisse encore deux mois pour écrire… 😉 )

Alors, à vos plumes ?

Bonne année !

A vous qui êtes nombreux par ici (mais, merci !! ??!) je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de projets enthousiasmants et de jolies rencontres, de moments doudous et d’envolées intenses.

Je me fais rare ces dernières semaines car j’ai eu la surprise d’apprendre (non, pas que je suis enceinte, ah ah… ^-^) que j’étais inspectée à la rentrée de janvier. Je dis surprise car j’ai déjà été inspectée l’an dernier et que, avant, on n’était inspectables que tous les trois ans. J’avais, bien sûr, entendu parler de la réforme des inspections dans l’Education Nationale, mais je ne pensais pas être si vite concernée. Résultat : même si j’ai déjà été inspectée il y a dix mois à peine, étant donné mon échelon je repasse à la casserole cette année. Et ça, je ne m’y étais pas du tout préparée ! Je me pensais libérée du poids de tout cela pour cette année : l’administratif lourd et rébarbatif, les justifications de tout ce qu’on fait pour nos élèves, les préparations à outrance… Je m’étais réjouie, à la rentrée de septembre, de pouvoir savourer une année un peu plus libre, un peu simple, sans inspection ni comptes à rendre, et j’étais donc partie en mode freestyle, enthousiasmée à l’idée de pouvoir enfin expérimenter des pédagogies, des méthodes, des intuitions, en dehors du cadre, sans avoir besoin de montrer patte blanche à mes supérieurs.

Raté.

Voilà pourquoi, depuis que j’ai reçu mon « invitation » à être inspectée, je bosse comme une dingue pour préparer ces tonnes de documents administratifs qu’on nous demande pour justifier notre travail (j’y passe un temps fou, temps qui grignote mes heures si précieuses de travail utile à mes élèves). Mais bon, je ne voudrais pas commencer 2018 en me plaignant ^-^ C’était pour la petite anecdote ! Rassurez-vous, l’inspecteur, dans sa grande bonté (…) vient me voir le jeudi de la première semaine de rentrée… Après, hop, débarrassée, cette fois je n’entendrai plus parler d’inspection avant de nombreuses années – sauf si une nouvelle réforme vient à nouveau tout bouleverser… !!

Mais j’ai d’autres nouvelles à vous conter, rien de sensationnel, plutôt des tranches d’une vie tranquille : il a neigé avant les vacances, et notre maison était magnifique, ensevelie sous cette épaisse couche de blanc. La neige à la campagne, c’est incroyable. On a pu en profiter toute la journée, la nature autour de nous était magnifique, entièrement immaculée, où que l’on regarde. La luminosité des jours de neige est magique – c’est pour ça que j’aime tant la montagne… Découvrir ce manteau blanc en me réveillant le matin, le silence ouaté de la forêt par la fenêtre de ma chambre, c’était -un peu- merveilleux. Honnêtement, depuis qu’on a déménagé, je n’ai pas regretté une seule fois notre vie en ville…

 

fullsizeoutput_2f4 (Little descend l’allée de notre jardin, pour aller voir le chasse-neige qui déblaie la rue)

 

Les fêtes de Noël sont passées très rapidement cette année, nous avons peu profité de nos familles, heureusement je suis encore en vacances pour profiter de Little. On joue à la maison, on sort se promener, on fait des courses, on lit. On a la chance d’avoir une super bibliothèque très bien fournie dans le village, à peine arrivés nous avions déjà fait faire nos 3 cartes d’emprunteurs, et nous nous y ravitaillons régulièrement. Je pense pouvoir me mettre (enfin !) à lire des BD et à approfondir ce genre que je connais peu, car le stock de la bibliothèque municipale est impressionnant en la matière ! Je me suis aussi engagée comme bénévole pour faire des permanences et accueillir les lecteurs, les conseiller, et même pour faire les achats de nouveaux livres ! Je suis ravie de découvrir un nouveau  »milieu », et de donner un peu de mon temps pour participer à la vie du village !

 

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(ça débordait de cadeaux sous le sapin, dans la maison familiale)
(oui, Little est immense, je vais devoir lui trouver un autre surnom…  ^-^)

Je prépare un billet « culturel » relatant coups de coeur et déceptions littéraires, cinéma et séries de l’année 2017. C’est un peu long, forcément, mais j’ai bon espoir de pouvoir le terminer une fois l’inspection passée.

D’ici là, portez-vous bien, profitez bien de ces premiers jours de 2018 (avez-vous pris de bonnes résolutions ? ) et encore tous mes voeux ❤

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Le mois de décembre ou préparer Noël

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Que j’aime ces semaines qui précèdent les fêtes ! J’aime l’effervescence du mois de décembre et toutes les promesses qui l’accompagnent. On espère toujours que cette année là, notre Noël ressemblera à ceux qu’on voit dans les films, enneigé, illuminé, tourbillonnant, familial et heureux.  Chaque année, je me dis que mes cadeaux seront faits à temps, réfléchis, bien choisis, durables… Chaque année, je rêve d’avoir le temps de fabriquer des cadeaux avec amour, des nappes, des carrés démaquillants, des totes-bags, des tissages… Chaque année, j’ai envie de prendre une jolie photo de famille, devant le sapin qui clignote, et sur nos têtes des bonnets de père Noël, puis en faire de jolies cartes de vœux bien kitsch pour nos familles. Et puis finalement, décembre passe toujours trop vite, il ne neige presque jamais à Noël, on n’a pas le temps de faire la photo ni d’écrire des cartes de voeux, et les cadeaux deviennent toujours une tâche qui s’ajoute à une longue liste intenable et donc, forcément, pas des plus agréables…  Rassurez-moi, c’est pareil pour vous ?

De plus, cette année, le nouveau challenge pour nous était de préparer Noël dans une maison. Une maison plutôt grande (donc nécessitant beaucoup de décorations), avec un jardin à décorer aussi… et puis une maison sans four, ce qui signifie : pas de biscuits de Noël, pas d’odeur de cannelle dans la cuisine, pas de bon gâteau moelleux pour accompagner le goûter et le thé de Noël… (le four viendra plus tard, quand nous changerons la cuisine…. ^-^)  Challenge, donc.
Eh bien oui, car j’ai beau avoir accumulé beaucoup de décorations pour les fêtes, je n’ai rien pour l’extérieur. Et plus les moyens financiers, cette année, d’investir dans de grandes guirlandes lumineuses pour illuminer mon jardin. Alors tant pis. Moi qui pensais que le jour où j’aurai ma maison, j’allais pouvoir transformer l’endroit en un palais des lumières pour Noël, je n’ai plus qu’à attendre l’an prochain et que nos comptes en banque soient un peu renfloués!… (non, en vrai, ça va, je m’en remettrai 😉  )

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Mais bon, n’ayez crainte, j’ai quand même bien décoré l’intérieur de notre home sweet home cette année, et préparé des listes de voeux au Père Noël, pour Little d’abord, mais aussi pour moi ^-^ Le père Noël sera peut-être surpris de découvrir sur ma liste un pied de vigne vierge à replanter contre la façade de la maison, ou un eucalyptus en pot, ou encore un gros manuel de permaculture. C’est sûr, ça change de mes précédentes listes de cadeaux… Mais il se rassurera en voyant que j’ai quand même émis le souhait de découvrir une belle paire de bottes (en caoutchouc) sous mon sapin (mais je crois que je devrai attendre encore un petit peu, et que ce ne sera pas cette année que les Hunter de mes rêves seront à mes pieds ^-^). Bon, et puis, en attendant d’avoir un four pour faire de bons gâteaux, je me console en préparant des crêpes, juste besoin d’une poêle pour ça ! Et c’est pour cette même raison que j’ai aussi suggéré l’idée de recevoir un gaufrier pour Noël. Les dimanches matins qui embaument les gaufres chaudes, c’est un peu comme si c’était Noël toute l’année, non ?

Allez, je file, car pour les instits le mois de décembre rime aussi avec livrets d’évaluations et ça, c’est pas un cadeau… 😦

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Et vous ? What’s on your list ?? 

 

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La joie de pouvoir fabriquer une couronne de Noël avec quatre branches de sapin directement coupées dans mon jardin… ❤

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En attendant la neige, j’en ai accroché de faux glaçons à mes baies vitrées. On y croirait presque 😉 

 

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Préparez bien les fêtes !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

What make’s me happy

J’aime beaucoup cette période de l’année. Bon, ok, les arbres ont définitivement perdu leur beau feuillage doré, il pleut et la nuit semble grignoter presque toutes les pauvres heures du jour… mais, je ne sais pas, j’aime bien ces quelques semaines de transition entre le bel automne flamboyant et Noël. Et voici quelques petits plaisirs qui, malgré le temps maussade ou le stress du quotidien, peuvent rendre mes journées plus douces et plus lumineuses :

– prendre un bain bien chaud en plein après-midi, le week-end, lorsque Little fait sa sieste. Faire un gommage, laisser poser un masque sur mon visage, me chouchouter… Puis ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce et laisser entrer la forêt, son silence et ses mystères, dans la maison…

– allumer des bougies aux odeurs épicées dans n’importe quelle pièce où je me trouve ; bureau, salon, cuisine, et même salle de jeux !

– préparer Noël, faire des listes de cadeaux pour les proches, mais aussi réfléchir à ce qui me ferait plaisir (ben oui, je me chouchoute -bis ^-^)

– partir au fond d’un champs avec Little, chaussés de nos bottes en caoutchouc, pour faire nos emplettes directement chez notre producteur de légumes. En profiter pour patauger dans la boue au milieu des dindons, des poules, des lapins et de l’énooooorme cochon paresseux. Voir les yeux de Little s’agrandir de plaisir et d’étonnement à la découverte de tous ces animaux, si proches, bien vivants ! Et repartir avec un gros panier de légumes de saison qui ne m’a presque rien coûté. Punaise, mais qu’est-ce-que c’est chouette la nature !

– reprendre le yoga, à la maison, tranquillement. Face aux baies vitrées et à la vue sur la vallée, dérouler le tapis un peu usé, sortir mes nouveaux accessoires (une brique et une sangle !) et me détendre profondément.

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(Little devant notre cheminée, dans laquelle pour l’instant on ne fait brûler que de grosses bougies car on attend que le ramoneur vienne la remettre en marche)

– partager une tisane avec mon fils. Little adooooore la tisane vanille-lavande (avec une cuillerée de miel, forcément ^-^). Le soir, vers 17h, on se fait nos deux petits mugs, comme des papis-mamies, et on s’installe côté à côté sur le canapé pour la déguster, en faisant un puzzle, ou des legos… Et entendre Little dire de sa petite voix zozotante : « hum, est bon la tiz-zane, maman ». ❤

– regarder Stranger Things recroquevillée sous une épaisse couverture en polaire, trembler un peu de froid mais aussi de peur ^-^ (je suis une grosse chochote)

– l’odeur des mandarines qui flotte dans la maison. Et Little qui, de ses tous petits doigts agiles, pèle déjà allègrement les siennes. Le regarder grandir et être fière.

– regarder dehors, par n’importe laquelle de nos fenêtres, et m’émerveiller. L’autre soir, je crois que j’ai vu une chouette, toute blanche, dans le bois au fond du jardin. Parfois il y a les écureuils qui viennent sur la terrasse, mais aussi des petits moineaux mignons et gourmands. Il paraît que l’ancienne propriétaire a déjà vu des biches et même des sangliers traverser le jardin!!!

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(la vue depuis notre chambre)

-aller chez Ikéa pour terminer d’emménager correctement : acheter des étagères pour la salle de bain, quelques tapis, des rangements pour la cuisine ou le bureau, des chevets, et une magnifique parure de lit qui me faisait envie depuis longtemps…

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-cuisiner et savourer des soupes (depuis que j’ai vécu en Irlande, j’adore la soupe… Ils ont l’art et la manière de la manger, dans ce pays! Grosses tartines de beurre trempées dans le potage, mmh c’est un régal, bien plus gourmand que l’image light et diététique qu’avait avant la soupe pour moi)

-regarder des DVD de mes films doudous, et me faire une (re)immersion victorienne en regardant deux fois de suite (!) Pride and Prejudice (de Joe Wright) puis enchainer sur la mini-série si parfaite Pride and Prejudice BBC avec ❤ Colin Firth, avant de regarder Anna Karenine du même Joe Wright, pour terminer sur Atonement (Reviens-moi, en VF) toujours du même réalisateur. Et me rendre compte que, j’avais beau avoir déjà vu ces films, je ne m’étais pas aperçu que j’étais fan du travail de Joe Wright ^-^
Par contre, Anna Karenine était une découverte, et j’ai adoré (pourtant, je n’avais pas vraiment accroché avec le roman, alors que je suis habituellement fan de littérature du 19ème et que j’aime beaucoup les auteurs russes. Ce Tolstoï là, pourtant si encensé je le sais bien, ne m’avait pas emballée).
Et puis, Keira Knightley, quoi… quelle beauté, quelle grâce… je crois que j’ai vu absolument tous ces films, ça y est !

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– ne pas faire de shopping (ben oui, maintenant que je vis loin de tout !) et être fière. Et ressentir le contentement de consommer peu et mieux. Se nourrir d’autre chose et trouver ça bon.

– manger des biscuits de Noël et boire du thé de Noël

– sentir les odeurs de feux de bois qui envahissent toutes les rues du village…

J’aurais pu continuer encore… et pourtant je ne pensais pas que ma liste serait si longue ! Comme quoi, parfois, c’est bien de mettre par écrit ce qui nous rend heureux, ça permet de se rendre compte qu’on a vraiment un puits immense dans lequel puiser du bonheur et qu’on n’a pas de quoi se plaindre. Enfin, pas trop… ^-^

Et vous, des petits plaisirs de saison à partager avec moi ?

A bientôt !