Education, bienveillance, école et maison

Bonjour !

Ce billet, je dois l’écrire depuis un moment mais j’avoue ne as savoir par où commencer tant j’ai à dire, à expliquer, tant le sujet m’inspire.

L’école et l’éducation. Tout a commencé lorsque je suis devenue enseignante, sans doute. Je me suis intéressée à la transmission du savoir, et le monde de l’enfance s’est ré-ouvert à moi. Au fil des années, l’enfant et son bien-être est devenu quelque chose de fondamental à mes yeux. Évidemment, lorsque je suis devenue maman, cela a pris une tout autre dimension, c’est devenu une évidence : l’éducation et la pédagogie sont devenues comme une passion. Lorsque je repense à mes premiers pas d’enseignante… j’étais enfermée dans ma vision traditionnelle de l’école et j’ai fait beaucoup d’erreurs. Heureusement, j’ai depuis appris plein de choses, rencontré des personnes merveilleuses et intéressantes, enrichi ma vision de la pédagogie, et le plus fabuleux dans tout ça c’est que je ne suis qu’au commencement de ce cheminement! Il me reste encore des tas de choses à apprendre, à approfondir.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.34.00

source

J’ai rencontré des enseignants extraordinaires qui dépoussiéraient notre métier et posaient un œil bienveillant sur leurs élèves. J’en ai aussi rencontré beaucoup dont les méthodes me choquaient et les propos moqueurs sur les enfants me mettaient hors de moi. Petite fille, j’ai été très bonne élève, mais l’école n’a pas toujours été facile pour moi. Je crois que c’est grâce à cela, en partie, que je mesure aujourd’hui l’importance de créer une bulle où les enfants vont se sentir bien, en confiance, et apprendre à leur rythme.

Après sept ans d’enseignement, plusieurs années en REP mais aussi dans les beaux quartiers de Lyon, après un passage par la pédagogie Freinet qui m’a ouvert les portes des pédagogies dites alternatives, et surtout après beaucoup, beaucoup de lectures, de rencontres et d’expérimentations, je sens aujourd’hui que j’approche de mon objectif : trouver l’équilibre dans ma manière d’appréhender l’instruction.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.36.32

source

Mon but est simple, surtout depuis que j’ai moi-même un enfant et son éducation à charge : je suis convaincue que l’autonomie et le respect du rythme naturel de l’enfant sont la clé des apprentissages heureux. Bien sûr, j’ai lu Céline Alvarez et je rejoins ce qu’elle énonce, j’étais déjà convaincue par la pédagogie Montessori auparavant et je trouve que l’éclairage moderne d’Alvarez (grâce aux neurosciences) est plus que bienvenu pour relancer le débat au sein de notre société. Vous remarquerez que je ne dis pas « au sein de l’éducation nationale ». Non. L’éducation des enfants devrait concerné tout le monde, parents ou non, enseignants ou non. N’oublions pas qu’il s’agit des électeurs de demain. De futurs citoyens. Ce sont les enfants que nous éduquons aujourd’hui qui gouverneront dans le futur, qui feront des choix pour notre planète, qui décideront quoi faire de l’héritage qu’on leur laissera. Souvent, j’ai le sentiment que les débats sur l’école et l’éducation sont relégués auprès d’un public ciblé : les trentenaires et quadragénaires, parents, et les enseignants. Alors que l’avis d’un jeune bachelier ou d’un cadre célibataire sont tout aussi importants, et qu’il est nécessaire qu’eux aussi se sentent impliqués dans la question de l’éducation.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.37.59

Bref, je m’égare.

L’éducation, comme l’a dit Nelson Mandela, est l’arme la plus puissante que l’ont ait pour changer le monde. Une arme de paix, disait Maria Montessori. Je trouve cela si juste, si vrai, mais aussi si impressionnant! Grâce à l’éducation, on peut tout. Tout se joue lors de ces premières années. Bien sûr, la résilience permettra qu’une fois adulte, un enfant qui a été traumatisé, violenté, mal éduqué, pourra toujours se remettre sur les rails, se re-sociabiliser et apprendre la douceur. Heureusement, la nature a pensé à tout, et elle permet les corrections tardives (croyez moi, je suis passée par là). Mais il est tout de même indispensable de mieux penser l’éducation de nos jeunes, et de prendre enfin mesure de l’ampleur de l’enjeu actuel. Aujourd’hui, avec tout ce qui se passe dans l’actualité, on se rend bien compte que ce ne sont pas les actions correctives, à-posteriori, qui ont un impact sur l’évolution de notre société (attentats, climat…). il faut agir à la base, à la racine. Diffuser les valeurs justes et humanistes le plus tôt possible plutôt que réprehender, incarcérer, punir lorsque les fautes sont commises.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.38.48

Plus je vis l’école au quotidien, plus je m’en éloigne. Je ne comprends plus cette institution, qui, je m’en rends compte, ne correspond pas aux valeurs primordiales pour moi. A ceux qui me disent qu’un enfant a besoin de se sociabiliser et que l’école joue ce rôle de sociabilisation, je réponds, oui bien sûr l’enfant doit côtoyer d’autres humains. Mais quel adulte vivrait bien de passer de longues journées avec trente autres adultes exactement du même âge que lui, assis à écouter puis faire ce qu’on lui demande (je grossis le trait bien sûr, mais la réalité n’est pas si éloignée). Personnellement, j’ai des amis de tout âge : l’une des personnes que je fréquente le plus est mon petit frère, de trois ans mon cadet. Je dîne souvent avec d’anciennes collègues qui ont entre 40 et 45 ans. J’adore les longues discussions que j’ai avec parents, sexagénaires. Mes amis ont souvent un, deux ou trois ans de plus que moi. Je suis très proche d’une de mes cousines qui a dix ans de moins que moi. J’adore faire la fête avec mes oncles, qui ont entre 45 et 50 ans. Le grand-frère de Robinson a douze ans de plus que moi et on est très proches, je discute énormément avec lui, on partage beaucoup. Bref, pas la peine de vous faire un dessin : personne ne se se contente de se sociabiliser avec des gens nés uniquement la même année. Tout simplement parce-que ce n’est pas enrichissant. Pourtant, on impose cela à nos enfants. Des classes surchargées composées uniquement d’enfants du même age. Évidemment, ça tourne en rond, ça se dispute, ça n’avance pas, on a l’impression de tirer de force une mule bien têtue qui a décidé d’aller dans la direction opposée à la nôtre. Celine Alvarez évoque cela dans son livre et je suis tout à fait d’accord avec elle. Je me suis « battue » avec mes collègues deux rentrées de suite pour que l’on compose des classes à plusieurs niveaux, pour diversifier, brasser nos groupes d’élèves, dynamiser et rendre nos classes plus vivantes, plus réelles. En vain, mes collègues n’étaient pas prêtes à travailler plus et à changer leur vision traditionnelle de l’école. Cela m’a un peu découragée, et, même si je suis restée en très bons termes avec cette équipe, c’est en partie l’une des causes de mon changement d’école.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.39.43

Donc, je disais : nous, adultes, vivrions très mal de devoir passer nos journées enfermés dans de petites salles avec trente autres personnes. Pourtant, on l’impose aux enfants. Souvent, cette situation s’étend sur plusieurs années : de la petite section au CM2, les classes restent les mêmes (sauf dans les grosses écoles où il y a plusieurs classes de CM1 par exemple, et où l’on peut rebrasser les groupes chaque année). Ce qui signifie qu’un enfant peut passer 8 ans entouré uniquement des mêmes vingt-cinq autres enfants, sans en connaitre beaucoup d’autres. En terme de sociabilisation, on a vu mieux, non ? Ce système aurait plutôt tendance à rendre fou plutôt qu’à développer les facultés sociales de n’importe quel être humain (ou animal même !).

Cet argument de sociabilisation n’est pas valable à mes yeux. Il y a plein d’endroits et de moments pour créer du lien, sauf qu’aujourd’hui, dans notre société, on les a un peu perdus de vue. La famille est le premier, mais aussi le voisinage, ainsi que l’implication dans la vie locale, ou encore les infrastructures culturelles, bibliothèques, ludothèques… Les aires de jeux ou squares sont bien sûr de hauts lieux de sociabilisation pour les enfants. Et puis, n’oublions pas les activités périscolaires : sport, musique, activités manuelles… Autant de moyens de rencontrer d’autres enfants, sans passer par la case « école ».

Je suis de moins en moins d’accord avec l’institution scolaire, le rôle que l’on attribue à l’école et surtout, surtout, les méthodes utilisées. J’avais vu une vidéo, une fois, d’un homme qui mettait en regard l’évolution de plusieurs éléments de nos vies, depuis une cinquantaine d’années. Il montrait comment la technologie avait évolué, avec les voitures très différentes de celles de l’époque, ou l’arrivée de l’informatique. Il montrait l’évolution des vêtements, des conditions de travail, etc (je ne sais plus exactement, c’était il y a plusieurs mois déjà!) et puis il montrait l’école il y a cinquante ans, et l’école aujourd’hui. Et on pouvait constater que rien n’avait changé : le maitre debout face à ses élèves assis, sommés de rester tranquilles, d’écouter, de comprendre et de retenir. Le savant déversant le savoir. Et, même si de plus en plus d’enseignants innovent et s’éloignent de ce modèle traditionnel, croyez-moi, ce que j’ai vu durant sept ans à droite et à gauche, au gré de mes diverses affectations, m’a fait comprendre que l’école avait très peu changé et qu’on imposait encore et toujours aux enfants de se « tenir », de faire ce qu’on leur demande, et de refréner leurs pulsions de curiosité, leur spontanéité, leur élans pleins de fraîcheur et d’innocence, leur soif d’apprendre et de savoir. Si l’on se place du point de vue de l’enseignant, on peut comprendre cela : comment gérer vingt-cinq à trente enfants, en même temps? Comment leur faire comprendre et apprendre TOUT le programme de l’année alors même que les programmes sont intenables (tout le monde vous le dira)? On demande aux instits de faire des miracles, alors ils font ce qu’ils peuvent : et ce sont les enfants qui en pâtissent.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.40.42

Depuis que je suis maman, je pense avec angoisse au moment où Little va devoir aller à l’école (oui, c’est une enseignante qui vous dit ça, et je ne suis pas la seule instit terrifiée à l’idée que ses enfants aillent à l’école) : le système me déplait, le rythme infernal me déplait, la non-considération des besoins propres à chaque enfant me déplait, l’éducation de masse me déplait, le moule dans lequel on veut enfermer les enfants me déplait, le carcan imposé par notre société me déplait. Bien sûr, mon discours est souvent mal reçu, puisque notre société ne tolère pas de penser qu’on puisse faire différemment. Qu’on puisse être normal, équilibré, humain, tout en n’entrant pas dans la norme. Je ne le vois que maintenant. Même si je sais que la petite graine de ces idées-là germe depuis bien longtemps en moi.

Il faut être très courageux pour oser défier la norme. Je suis admirative de ces familles qui osent franchir le pas. Je les envie. Et depuis la naissance de Little, je travaille doucement mais sûrement Robinson pour que ces mêmes-idées germent aussi en lui ^-^

4481410_4_7980_celine-alvarez_8403e97fad7bc0b498e0611f9018f023

Céline Alvarez, qui a publié un désormais célèbre livre : Les lois naturelles de l’enfant

Après ma prise de conscience « pédagogique » (Freinet, puis Montessori, les pédagogies alternatives et innovantes pour faire bref), je suis entrée dans une phase plus familiale, plus maternelle de ma réflexion. Et ce, d’abord, en lisant un billet sur le blog de Bambichoses. C’était la première fois que j’entendais parler du unschcooling. Ou plutôt, la première fois que quelqu’un de « normal », une femme moderne bien dans ses baskets, avec des aspirations et une vie qui ressemblent aux miennes, évoquait ce sujet. Pour moi, l’école à la maison (l’IEF – instruction en famille, pour le jargon), le unschooling, était un truc de hippie, de personnes marginales vivant en rejet total de la société (coucou les idées reçues, hein !?!). J’ai lu l’article de Bambichoses (et un second là) avec passion et étonnement, et quelque chose a résonné en moi, cette idée s’est mise à m’obséder. C’était la suite de mon cheminement, ce processus enclenché avec le constat de l’échec de l’institution scolaire.
Ce jour là, je me suis mise à considérer l’IEF d’un autre regard, avec compréhension, empathie, et envie. De fil en aiguilles, j’ai découvert et lu d’autres blogs de familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à l’école, et j’ai découvert tout un monde parallèle que j’avais pas soupçonné, des gens tout à fait normaux, éduqués, humains et généreux, qui décidaient de retirer leurs enfants de l’éducation nationale en désaccord avec leurs principes de vie, leurs valeurs. J’ai trouvé ça très beau et surtout courageux. Et puis, évidemment, j’ai trouvé ça excitant. Imaginez, le challenge !
C’est là aussi, que j’ai découvert le blog d’Eve Hermann, qui vit à Lyon, prend des photos sublimes de ses deux filles « non-sco » et de leurs activités et escapades dans la nature. Son blog est magnifique, inspirant, bien écrit, il donne vraiment envie d’envisager un retour à un état plus naturel de l’éducation, une éducation en famille, en petit groupe, qui suivrait le rythme de l’enfant et respecterait ses envies, ses besoins, sans pressions extérieures, sans carcan, sans moule à intégrer à tout prix.

J’ai eu la chance de croiser Eve il y a quelques jours, sur le chemin du parc. Elle était avec ses deux filles, ce sont elles que j’ai reconnues. Je me suis arrêtée pour discuter cinq minutes avec elles, j’étais très heureuse de la rencontrer, et je voulais lui dire que son blog m’inspirait beaucoup. Liv et Emy sont deux petites filles magnifiques, sauvages et pleines de vie.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.50.03

Peut-être que vous me prenez pour une dingue. Peut-être que vous avez été le/la bonne élève étant enfant, que l’école ne vous a pas traumatisé(e). C’est aussi mon cas. C’est difficile, dans ce cas, de comprendre le point de vue que j’expose aujourd’hui. C’est en rencontrant de plus en plus d’enfants « hors du moule », des jeunes malheureux car incapables de s’adapter au système (coercitif) de l’institution, des élèves en échec, qui progressivement s’isolent de cette même société qu’on veut leur imposer à tout prix. Des enfants incompris qui finissent par ne plus comprendre, et parfois par ne plus pouvoir empathir. Évidemment, les bons élèves ne vivent pas toujours mal l’école, ils en comprennent les codes, les attentes, ils respectent le moule, ils l’intègrent. Mais combien d’enfants n’y parviennent pas? Et se sentent responsables de ne pas y parvenir? Alors que les responsables, c’est nous adultes, acteurs de l’éducation, parents, citoyens. Laisser perdurer notre école vieillissante, notre système traditionnel et poussiéreux, sous prétexte que ça a toujours été ainsi et qu’on ne voit pas pourquoi ça changerait, c’est notre erreur à nous et la cause du mal-être de certains enfants, de l’échec de beaucoup d’entre eux, mais aussi de la radicalisation de certains, de la souffrance et de la rage que d’autres peuvent ressentir à l’égard de la société, à l’égard de l’autre, des institutions, de la République, etc… Comment pouvons-nous croire que nos enfants deviendront des adultes capables de penser, de prendre les bonnes décisions, de contrôler leurs émotions, de dispenser douceur et amour et empathie, de respecter l’autre et la planète, si on n’agit pas de la sorte avec eux? Nos écoles manquent de souplesse, manquent de temps, manquent d’amour, manquent d’empathie, manquent d’émotions. Le cadre est rigide, l’élève doit s’adapter, pas l’école. Les moutons doivent suivre le troupeau, parce-que c’est comme ça. Les enfants doivent tous apprendre la même chose au même moment (alors que, bon, un enfant de CP né en janvier n’a pas la même maturité intellectuelle et motrice qu’un enfant de CP né en décembre, on est d’accord??!), sans aucun respect pour leur besoin, leur rythme, leur envie, leur préférence, leur situation personnelle, leur vécu, leur intelligence. Je ne vois pas nos élèves développer empathie et compétences relationnelles dans les écoles. Je vois des enfants subir des rythmes effrénés, des enfants bouillonner sur des chaises, des enfants qui ne rêvent que d’aller courir dehors ou d’apprendre naturellement, en jouant, en se questionnant, en rencontrant. Tout est dématérialisé, tout est superficiel dans les classes d’aujourd’hui. Je me revois, en REP, tenter d’enseigner les différents paysages géographiques à mes élèves : paysages maritimes, montagnes, campagnes, déserts… Alors que la plupart n’étaient jamais sorti du quartier bétonné, hyper-urbain, qui les avait vus grandir! C’était tellement décalé! Il aurait fallu les emmener là-bas, sur place, les faire voyager, découvrir, toucher, expérimenter ces différents paysages. Mais comment? Et donc, à quoi leur servira ce genre de connaissances? Je ne sais pas, je me pose encore la question… Peut-être à quelque chose oui, je ne vois juste pas encore quoi.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.51.45

Aujourd’hui, je suis sûre d’une chose : j’ai envie que mon fils apprenne librement, quand il se sent prêt, quand il en ressent l’envie. Je l’observe depuis deux ans : il est curieux, volontaire, il veut comprendre, il veut savoir. Tous les enfants qu’on n’aura pas préalablement abrutis devant des écrans, ont cette soif de savoir. J’ai de plus en plus l’impression que c’est l’école (et la société) qui bride cette pulsion de connaissances, cette vitalité chez l’enfant. Franchement, il n’y a rien de moins naturel que de forcer un enfant à s’assoir et à apprendre. « Tiens! Apprends. Connais. Comprend. » Ce ne sont pas des verbes qu’on peut conjuguer à l’impératif… ( <- ce n’est pas de moi, je crois que c’est Céline Alvarez qui disait cela. Tellement vrai !).

J’ai envie de préserver l’innocence et la spontanéité de Little, d’encourager sa curiosité, de la nourrir, de la respecter, pas de la brusquer et de la forcer. J’ai envie qu’on prenne le temps, chaque jour, d’apprendre ensemble, de manière naturelle. Je rêve de journées passées au rythme de mon enfant, ponctuées de découvertes imprévues, d’activités rassurantes et connues et aimées, de lectures choisies par lui, en fonction de son centre d’intérêt du moment. J’aimerais qu’il développe les talents qu’il souhaite, et pas ceux qu’on attend d’un enfant de son age, de son sexe, ou de son milieu. Je rêve de journées passées au grand air, à contempler, observer, étudier le nez en l’air selon l’inspiration du moment, en fonction de l’étincelle qui jaillira, inattendue, dans le regard de mon fils. J’aimerais tant qu’il n’apprenne pas trop tôt les réveils aux aurores, les longues journées fatigantes, les contraintes incohérentes… Pourquoi nos enfants devraient-ils avoir si tôt des vies de petits adultes, des horaires de cadres, du stress et de la pression….? Je ne comprends pas…

J’ai peur pour Little, j’ai peur que l’école n’éteigne sa flamme, j’ai peur qu’il ne se mette la pression pour rentrer dans le moule. Je sais qu’il aura la chance d’avoir eu une maman enseignante qui sait exactement ce qu’il est censé apprendre à tel ou tel age. Évidemment, je lui donne déjà des billes, je le nourris intellectuellement, car il est demandeur et que j’adore passer du temps à partager avec lui. Je sais que faire des puzzles déjà si petit, va développer tout un tas de compétences primordiales pour la suite (motricité fine, coordination motrice, logique, structuration de l’espace, entre autres…). Je suis sûre qu’il réussira à l’école, scolairement je veux dire, je ne me fais pas de doute. Ce n’est pas ça qui m’inquiète. C’est simplement : est-ce-que les valeurs de l’école, son mode de fonctionnement, ce système, correspond à mes valeurs et à ce que j’aimerais transmettre à mon enfant? Est-ce qu’on ne va pas le brusquer, le pousser pour qu’il suive les apprentissages « de son age », ou au contraire, le freiner sur certains apprentissages qu’il maitrisera déjà mais par lesquels il faut passer car c’est de son age? Je le constate quotidiennement à l’école : chaque enfant est unique, avance à son rythme, est intéressé par des choses diverses, variées, mais surtout différentes de celles de son voisin. Impossible de mettre tout le monde dans le même sac, de secouer bien fort pour que le groupe s’imprègne de manière homogène de ses connaissances « imposées », et de s’imaginer qu’on peut passer à la compétence suivante, hop le tour est joué. Non, impossible. On le sait bien. Tout le monde le sait. Et pourtant, ce système perdure. Le changer, le repenser, demanderait trop de travail. Trop fatigant. Laissons les choses telles qu’elles sont. Envoyons nos enfants au casse-pipe. Il y en aura toujours bien un ou deux qui s’en sortiront.

Capture d_écran 2017-10-21 à 16.53.33

source

Je ne supporte plus ce système, je cherche des solutions, des alternatives. Pour moi, aujourd’hui, une éducation LIBRE et HEUREUSE se fait hors de l’école. Je rêve de faire l’école à la maison, comme ces familles : Add fun and mix, Bambichoses, Liv et Emy, entre autres… Je trouve ça alarmant que des enseignants tiennent un discours pareil, c’est bien le signe que quelque chose ne va pas. Si j’ajoute que mes deux seuls amis enseignants (c’est-à-dire, qui n’ont pas été au préalable des collègues mais que je connaissais avant l’éducation nationale) ont démissionné 4 ou 5 ans après avoir débuté dans le métier, je pense que mon tableau s’assombrira davantage encore. Je sais que mes propos peuvent surprendre, voire choquer, ou même faire sourire. Mais pour une fois, je suis sûre de moi. Je suis certaine que les valeurs humanistes et environnementales sont les plus importantes. Et clairement, l’école n’est pas leur lieu de propagation.

Voilà, je vais m’arrêter là, ce billet est on ne peut plus décousu, je l’ai écrit comme ça venait, avec mes tripes comme on dit 🙂 En tous cas, il me tenait à cœur de vous en parler , car je suis sûre que beaucoup ne savent pas ce qui se passe dans nos écoles aujourd’hui, au XXIème siècle. Voilà, maintenant vous savez : il ne se passe rien de plus qu’à votre époque, au XXème, et ce n’est peut-être même pas très différent du XIXème ! (Ah, si, on n’a plus le droit de taper sur les enfants! Ouf!). Peut-être aussi que certain(e)s d’entre vous partagent en partie mon opinion (radicale, oui je sais). Peut-être enfin que je vais faire définitivement fuir quelques uns d’entre vous. J’assume. Je sais que c’est un peu extrême, mais ça me semble si important… J’ai besoin de semer des graines autour de moi, même si je sais que je ne m’y prends pas forcément de la meilleure manière qui soit (trop vindicative, non?).

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire Céline Alvarez et tous les blogs cités plus hauts. Et il y en a plein d’autres, faciles à trouver sur internet.

N’hésitez surtout pas à me laisser votre avis, je suis curieuse de voir l’effet de ce pavé (dans la mare) que j’ai écrit aujourd’hui. Bravo si vous avez réussi à me lire jusqu’au bout. Même moi, je n’ai pas le courage de me relire! Désolée pour les fautes!

Et, en attendant, portez-vous bien, et à bientôt !

PS : non, mais, sinon, j’aime bien mon métier hein? Ce sont juste les conditions de travail et les mentalités poussiéreuses qui me font hurler ^-^….

 

 

Publicités

Soir d’automne

Oh que j’aime ces dimanches soirs d’automne… Là, je sirote un verre de vin rouge ouvert hier pour un apéro entre voisins (il est délicieux, Robinson est parti ce matin en racheter deux autres bouteilles ^-^), une savoureuse odeur de beurre fondu et de persil emplit la pièce et me fait saliver à l’idée de déguster la poêlée de champignons que prépare Robinson. Little est couché, j’ai allumé une bougie, étalé sur la table une jolie nappe blanche et noire à grosses fleurs. Ce matin et cet après-midi, nous sommes sortis nous promener à vélo, profiter du soleil revenu après la météo apocalyptique d’hier. Pendant la sieste de Little, on a rangé et emballé des affaires, le déménagement se prépare tranquillement, mais la douceur de notre cocon actuel est toujours bien agréable. J’ai hâte de le quitter, mais je profite des derniers moments, avant que les cartons n’aient envahi l’espace, avant que le stress ne sature de ses tensions l’atmosphère de notre petit foyer.

bonfire

source

Pour accompagner ces jolies journées d’automne (mes préférées ! ), je lis un Fred Vargas, je trouve ces romans tellement doudous, tellement réconfortants (plutôt étrange d’utiliser ces adjectifs, lorsqu’on parle d’un polar, non ?… °-°), je tartine mon pain de gelée de coings pour accompagner mon thé du matin, je fais des tartes aux pommes et des gâteaux à la vanille. Je regarde des films anglais, parce-que j’adore ça, et que ça va tellement bien avec l’ambiance paisible, élégante et surannée de cette saison particulière.

autumn

source

En automne, comme tous les ans, j’ai envie d’une paire de bottes en caoutchouc pour affronter la pluie sans avoir peur de me salir (mais, à vrai dire, je ne suis pas du genre à avoir peur de me salir… #teamgarçonmanqué), de la fabuleuse parka qui me fait rêver depuis plusieurs années à présent, de bottines à lacets, en cuir marron, toutes souples et gavroches, de rouge à lèvres aubergine et bordeau foncé, de me teindre les cheveux en roux, de ne plus sortir de chez moi sauf pour passer au marché me ravitailler en champignons et en châtaignes (mais qui ne se nourrit que de ça…?), de dormir et de lire, et de regarder des films en amoureux. L’automne, saison hautement cocooning…

bottes

source

D’ailleurs, si vous avez envie d’un petit film parfait pour la saison, j’ai vu et beaucoup aimé Mémoires de Jeunesse (Testament of Youth en VO), avec le très beau Kit Harrington (John-Ohmygod-Snow de Games of Thrones), et l’irrésistible Alicia Vikander, que je découvrais ici et dont j’ai envie de regarder tous les films (belle, talentueuse, intelligente… Cette fille est impressionnante !). C’est une histoire vraie, d’amour et de guerre, de littérature et de femmes intelligentes et indépendantes. Ça se passe en Angleterre au début du siècle, et rien que ça, c’est suffisant pour me faire aimer ce film (les paysages de campagne m’ont fait rêver…).

film

 

Je vous laisse, la poêlée de champignons est servie, Robinson a re-rempli mon verre, et un vieux film nous attend (on va même faire éclater du pop corn ! #commeaucinémaquandtuasunenfant). J’espère que vous profitez vous aussi de ces belles journées rousses et or, et que ce rapide billet vous a plu.

A très bientôt,

 

La maison

nature5

source

J’aime la façon dont les anglais désignent leur foyer, leur maison, leur « chez-nous », un seul mot : home. A la fois le toit, et le coeur palpitant refuge de la famille. Le foyer chaleureux. Les racines. La maison douillette. Home.

On a cherché pendant deux années. On a visité des tonnes de biens. D’abord des appartements à Lyon, puis, Little étant né, la maison hors de Lyon devenait notre Graal et nous abandonnions l’idée de vivre en ville dans un appartement exigu. On a cherché, écumé les sites et les agences, passé nos weeks-ends, nos soirées à visiter des logements. J’ai passé des heures au téléphone à prendre des renseignements, sur Google Maps à chercher des localisations… Le bruit de la ville, les travaux qui ont envahi notre quartier, le stress des trajets, des embouteillages, la saturation des routes et des commerces, tout nous poussait à partir et notre recherche de maison devenait quasiment une quête de survie. Fuir pour reprendre de l’air, retrouver de l’espace et un rythme de vie normal. A la fin de ces deux ans, croyez le, nous étions découragés. Les tensions s’accumulaient, on en avait clairement marre. On ne voyait pas ce qui allait suivre, on n’arrivait plus à se projeter, il nous fallait trouver l’étape suivante pour reprendre souffle et forces et continuer à avancer.
A un moment, Robinson m’a dit : on se donne encore un mois. Si on n’a pas trouvé d’ici là, on change de projet, on n’achète rien, je lâche mon boulot, on quitte la région, voire le pays.

°_°         (radical, hein?)

nature2

source

C’est là qu’on a visité notre maison. Elle n’était pas là où on avait cherché au départ, un tout petit peu plus éloignée que prévu. Mais parfaite et pleine d’imperfections. Je rêvais d’une maison isolée, au calme, je voulais une cheminée et un immense jardin arboré. Je voulais de la place, des pièces pour ranger, des pièces pour jouer avec Little, et dans mes rêves les plus fous, cette maison fantasmée aurait été à la lisière de la forêt. Robinson, lui, rêvait d’une vue. La vue imprenable de notre appartement allait être son seul regret de notre vie en ville, en étage élevé. Tous ces critères, vue, forêt, cheminée, jardin, espace… évidemment, lorsqu’on les verbalisait à un agent immobilier, on percevait bien le ton dubitatif et condescendant de sa réponse : « oui, bien sûr, mais vous savez, pour un premier achat, on met de côté ses rêves et idéaux, il s’agit bien souvent de faire le deuil de la maison idéale pour commencer par quelque chose de simple, de petit, mettre le pied à l’étrier avant un futur achat plus conséquent… Faire des compromis. Faire des sacrifices. Faire des concessions… »

Ces mots, on les a entendus, encore et encore. On était à deux doigts d’acheter une maison minuscule (90 m carrés) avec un jardin lilliputien (100 mètres carrés) dans un lotissement (!) à 30 minutes de Lyon, pour 50 000 euros de plus que la maison que l’on a finalement achetée. Une maison chère, sans cheminée, sans vue, sans immense jardin, sans forêt bien sûr, sans espace… !  On était prêts à faire ces concessions. Mon dieu heureusement qu’on ne l’a pas fait ! Il a suffit qu’on ouvre notre compas un tout petit peu plus, qu’on s’éloigne de Lyon de cinq minutes supplémentaires aux trente minutes qu’on s’était fixées comme limite, pour que nos critères deviennent réalisables et non plus des extravagances de jeune couple plein de rêves.

IMG_8265

(Cette affiche (d’un magazine Flow) est sur notre mur dans le séjour, je déjeune face à elle chaque jour. Elle était là, durant tous ces mois, pour me rappeler mon rêve, et pour me donner la motivation de continuer à chercher malgré tous les échecs de nos visites immobilières. A chaque fois que je la regardais, je me disais qu’il devait forcément y avoir un moyen d’obtenir ça, ce rêve, juste une maison au milieu d’un jardin, la possibilité de faire pousser des légumes, et de vivre au calme. En famille. Un rêve qui semblait fou mais pourquoi renoncer à le poursuivre pour autant ? Pourquoi ne serions nous pas parvenus à réaliser cela ? Lorsque je pensais à la somme que nous étions prêts à débourser pour un appartement ou une petite maison de lotissement, je me disais qu’il devait bien y avoir, quelque part, un peu plus loin sans doute, une maison comme celle-là qui nous attendait, pour y mener une vie paisible… Cette affiche est précieuse pour moi aujourd’hui.)

*

Aujourd’hui, je me dis : ces deux années de cheminement n’ont pas été vaines. Elles nous ont amenés exactement là où on devait aller. A cette maison. A renoncer aux sacrifices. Sans quoi, on aurait sans doute été un peu malheureux, dans une maison riquiqui au milieu de cinquante minuscules maisons les unes sur les autres, avec un prêt de vingt ans sur le dos…

On a donc élargi notre secteur de recherches, et on a visité une maison.
Une maison avec un immense jardin, en lisière d’un bois. En haut d’une colline, avec une vue imprenable sur le village, les champs, les fermes, la campagne. Avec une cheminée, et 160 mètres carrés d’espace, complétés par deux énormes terrasses de trente et cinquante mètres carrés éventuellement réaménageables en agrandissement de la maison. Une maison pas forcément jolie, plutôt simple et fonctionnelle, avec des rafraichissements à faire et des petits travaux à prévoir pour exploiter tout son potentiel. Une maison tranquille, un peu dans les arbres, dans un tout petit village au bord de la Saône, entre le Beaujolais, l’Ain et le Rhône. Une maison quelconque mais parfaite à mes yeux. Notre maison. Pour ma petite famille que je veux mettre au vert. Pour Little qui pourra courir, patauger dans la boue, marcher sur la route, ramasser des champignons, être couvert de terre et de feuilles mortes, faire des cabanes, inviter ses copains, avoir une petite piscine gonflable, faire un élevage d’escargots, ou de grenouilles, faire de la peinture sans avoir peur de salir, et respirer. Pour moi, pour avoir du vert autour de moi, pour lire au coin du feu, pour passer mes journées dehors avec mon fils, même quand il pleut, pour ne plus avoir peur des voitures qui saturent l’espace urbain, pour couper quand je rentre du travail, pour ne plus faire mes courses dans un Market de centre-ville hors de prix et au choix réduit, pour sortir et être immédiatement en pleine nature, pour pouvoir courir, marcher, faire du vélo quand j’ai envie, pour m’isoler et écrire, pour m’éloigner du centre névralgique qu’est Lyon, tentaculaire, emprisonnante, asphyxiante parfois… Pour Robinson aussi, pour les mêmes raisons que moi même si lui ressent moi cette pesanteur de la ville car il travaille déjà à la campagne.

nature

source

Voilà, au bout de deux ans, on l’a visitée, on a signé, on a obtenu notre prêt, on change de vie.

On a trouvé notre chez-nous. Home.
Je suis vraiment heureuse et j’ai hâte de commencer cette nouvelle aventure.

nature"

source

 

Septembre, la rentrée

hp

Je l’avait évoqué par ici il y a quelques semaines : après trois années passées dans mon école en REP avec des CP et une équipe formidable, à la rentrée je change d’école. C’était très improbable mais c’est arrivé : j’ai obtenu une école de centre-ville à cinq minutes à pieds de chez moi (le chez-moi actuel, hein… dans 2 mois, lorsque nous déménagerons à la campagne, je serai bien éloignée, mais tout autant que si j’étais restée à Villeurbanne dans mon école REP). Une toute petite école dans laquelle je ne pensais jamais obtenir un poste avant d’atteindre 15 ans de carrière ! Mais le « mouvement' » a ses mécanismes mystérieux et me voilà changeant d’école (et de niveau de classe) alors que je ne m’étais pas vraiment préparée à cette éventualité… Rassurez-vous, je le vis très bien, j’adorais mon ancienne école et mes collègues mais j’avais aussi envie de changement et de changer un peu de quartier !

L’autre grand changement de cette rentrée, c’est que je travaillerai à mi-temps, seulement les fins de semaine, ce qui est vraiment extrêmement confortable, j’en suis bien consciente. Mais je voulais profiter de la dernière année où Little sera à la maison avant qu’il n’aille à l’école lui aussi. Et avec le déménagement et les travaux qui nous attendent dans notre maison, je vais avoir beaucoup de choses à gérer. Cet emploi du temps allégé, il m’était indispensable pour aborder au mieux ce que cette nouvelle vie nous réserve. Des tas de routines différentes vont devoir être mises en place : moi qui faisais tout à vélo, je vais avoir à nouveau une voiture, faire de longs trajets… Vivre à la campagne signifie aussi la fin des petites courses quotidiennes au Market du coin, et le nouveau rythme des « grosses » courses hebdomadaires dans les grands supermarchés à une dizaine de kilomètres de la maison… Bref, une toute nouvelle organisation nous attend, matinée de petits et gros travaux d’aménagement qui vont eux aussi être une grande découverte pour les bricoleurs novices que nous sommes !

Mes deux journées de repos – lundi et mardi – seront consacrées à Little, à des promenades, et des jeux et ateliers d’éveil (j’ai bon espoir de parvenir à aménager une pièce qui serait notre atelier d’expériences et de jeux, à la manière de cette maman dont j’adore le blog * et qui m’inspire beaucoup), mais aussi à la maison, son organisation, le ménage, le jardin, et un tout petit peu de temps sera dédié à ma classe pour me permettre de préparer mes journées de travail et de corriger fiches et cahiers (mais j’ai aussi la ferme intention de travailler de plus en plus en système d’ateliers de manipulation Montessoriens et donc d’évaluer de manière continue plutôt que finale, ce qui me demandera beaucoup plus de travail en classe mais moins à la maison (désolée pour le jargon, les non-PE ^-^)) (j’ai déjà bien amorcé cette transition l’an passé, en faisant beaucoup travailler mes élèves à partir de centres et d’ateliers, mais j’espère faire évoluer encore ce cheminement et parvenir, un jour, à obtenir une classe totalement Montessori en Cycle 2 ! Je consacrerai peut-être un article à ce propos si cela vous intéresse). J’espère aussi qu’il me restera une petite heure ou deux pour écrire : j’ai achevé deux tiers de mon projet, je pense qu’il me faudra encore une année de travail pour terminer, relire et corriger tout cela. C’est vraiment porteur d’avoir réussi à mener aussi loin ce travail, car à présent je ne peux plus abandonner, j’y ai consacré trop de temps et d’énergie, et c’est plutôt positif car ça me pousse à continuer, à aller jusqu’au bout. Je vous en donnerai des nouvelles de temps en temps.

Voilà pour cette rentrée 2017 : plutôt excitante car pleine de promesses, de renouveau, de projets… et d’inattendu !

Et vous votre « rentrée » ? Le mois de septembre vous fait-il le même effet « nouvelle année » qu’à moi ?

A bientôt !

IMG_8179

-> ma tenue de rentrée : du doré, du bariolé, du confortable… !

 

* si le sujet vous intéresse, le blog d’Elsa (merci qui? merci montessori) est une mine d’or, mais je vous préviens, une fois qu’on commence, on ne peut plus s’arrêter de lire et de s’émerveiller… il faut un peu de temps devant soi pour véritablement éplucher ces articles passionnants et détailler les photos toutes plus parlantes les unes que les autres…!

NB : pour la rentrée, quoi de plus adéquat qu’une photo des acteurs d’Harry Potter, le jour de leur rencontre lors du tout premier tournage ? Je ne sais pas vous, mais moi, je rêve toujours d’une école qui ressemblerait à Poudlard, d’uniformes rouges et or, de grandes tablées d’élèves qui festoient, et de tournois de balais volants… J’ai beau être de l’autre côté du pupitre, je reste une grande enfant… ^-^
Source de la photo : ici

Vacances en campervan #3

J’écris depuis notre vieille chaise pliable en toile Decathlon, face à la mer et au soleil qui s’y couche. Le ciel est rose et gris, avec une traînée de nuages, une masse sombre sans couleur, poudreuse, qui strie le ciel. C’est beau. C’est les vacances. Le goût de la liberté.

vanlife

source

C’est la 3ème fois que nous louons un camping-car, et la 2ème avec notre fils. Cet été, Little a eu deux ans, et c’est un peu plus difficile qu’avant ; il court partout, s’affirme, s’exprime, ne respecte pas toutes les règles de sécurité… Mais on s’était préparés à cet âge réputé difficile, on encaisse, on en rigole le soir, quand il fait nuit noire, que Little dort enfin, et que Robinson et moi nous retrouvons, épuisés, vaincus, contents, autour de la dernière bière ou d’une tisane bien chaude dehors, sous l’auvent du camping-car, dans le bruit des grillons et du vent breton.

On ne connaissait pas la Bretagne, et on n’avait pas de pièce d’identité pour Little, donc impossible de sortir de France cet été pour les vacances. Faire le tour de la Bretagne, ça a été un peu l’évidence, nous qui aimons voyager, les vacances itinérantes, et qui fuyons la chaleur des côtes méditerranéennes. Bon, pour éviter le monde, on repassera… La Bretagne, comme n’importe quelle côté française au mois d’août, est archi-bondée. On a peine à y croire. On pensait être peu nombreux à aimer le froid, le vent, la pluie d’été et les paysages désolés. Il faut croire que non… On oscille donc entre stations balnéaires noires de monde, et villages déserts. Routes bouchonnées, et chemins vides. Visites touristiques prisées, et randonnées sauvages. Le soir, immanquablement, on cuisine des pâtes, on boit du vin, et on initie Little à l’art de l’apéro en vacances (jus d’orange, olives vertes, et trois chips – l’enfant le plus content de la Terre). On regarde le soleil se coucher. On écoute les vagues… Parfois, nous sommes chanceux, comme ce soir ; nous avons trouvé un camping entourés de randonneurs, d’amoureux de la nature comme nous, pour qui camper est synonyme de vie dehors et de liberté de mouvement.

Ce qui me marque, dans cette région nouvelle pour moi, c’est la beauté des maisons et des jardins. Cela regorge de massifs d’hortensias énormes, d’agapanthes, les maisonnettes sont coquettes comme des cottages anglais, et si bien entretenues… On se croirait dans un magazine de décoration. On dirait qu’il fait bon vivre en Bretagne… Ces petits villages si typiques, la mer toute proche, l’air frais, pur, salé, revigorant…

Je savoure cette pause juste pour nous trois, bien méritée après une année un peu fatigante. On reprend des forces, on pense à la belle perspective qui nous attend après la rentrée (la maison), on prend des résolutions, comme à chaque fin d’année (scolaire, pour notre part ; nous sommes réglés par le calendrier de l’école, et septembre plus que janvier représente le renouveau pour nous, le moment de se lancer dans de nouveaux projets et de repartir à zéro). On prend des forces, aussi, pour tout ce qui reste à faire, les montagnes à déplacer (emprunts, travaux, déménagements, rentrée dans une nouvelle école, Little qui grandit…). Les vacances quoi, reposantes et ressourçantes, inspirantes.

Vous êtes parti(e)s cet été ? Vous connaissez la Bretagne ? Des endroits ou activités à nous conseiller ?

PS : la Bretagne, c’est beau, c’est sûr… Mais ça manque de montagnes tout de même…! 😉 Mes beaux sommets sauvages et enneigés me manquent…^-^
#jesuisunefilledesmontagnes

La vie au ralenti

IMG_7685

              Nous sommes chez mes parents, en Lorraine, depuis une dizaine de jours, et je me sens enfin en vacances, enfin reposée, je profite ! Pourtant, il y a Little dont il faut s’occuper chaque minute, avec son énergie débordante et malheureusement non communicative ^-^ Il y a la maison à garder propre, car mes parents travaillent et je passe mes journées seule, je n’ai pas envie qu’ils retrouvent leur intérieur sens dessus dessous en rentrant du travail. Mais malgré cela, je me sens en vacances et reposée. Peut-être est-ce le vert qui nous entoure, couleur dominante de notre décor depuis plusieurs jours. Peut-être est-ce l’absence de bruit dehors, de route passante, de voitures, de travaux, de cris, de foule. Peut-être est-ce le fait d’être tant d’heures à l’extérieur, quel que soit le temps. Peut-être est-ce dû aux longs bains qu’on prend chaque soir, Little et moi, dans l’immense baignoire de mes parents (bien sûr, ce n’est pas très écologique, mais Little n’est pas encore prêt pour la douche… On y travaille ! Et un bain pour deux, c’est toujours mieux que deux bains pour deux ^-^). Peut-être que les températures douces et la fraîcheur des soirs y sont pour quelque chose aussi…

Je ne sais pas, c’est sans doute tout ça. En tous cas, je sens que je décompresse, que je laisse descendre toutes les tensions de ces dernières semaines, qu’elles quittent mon corps petit à petit…

Notre quotidien ici est simple, je ne cherche pas à trop le remplir, à trop nous occuper. Le matin, Little et moi mangeons plein de tartines de confiture, puis il joue avec ses voitures tandis que je range la cuisine. J’ouvre la baie vitrée pour aller cueillir les légumes du déjeuner dans le potager de mes parents. En ce moment, on mange surtout des haricots, des tomates, des courgettes et des salades. Je prépare le repas de midi en avance, pour ne pas être pressée par la suite. Je trouve ça fabuleux d’avoir ainsi tout à portée de main. Ça parait naturel, c’est ancestral, mais chaque jour je m’extasie devant la profusion de légumes qui poussent dans trois mètres carrés de terre !

Généralement, nous sortons dans le village vers 9h, Little veut désormais marcher et je prends sa poussette pour la forme, au cas où il serait trop fatigué sur le chemin du retour. Il est en train d’apprendre les règles de sécurité route-trottoir, c’est long et laborieux mais il commence à comprendre. Il n’y aurait pas meilleur endroit qu’ici pour lui apprendre ces règles. Peu de circulation, des trottoirs larges, on a l’espace et le temps qu’il faut pour travailler cette aptitude !
On fait de grandes marches, au bord de l’eau, puis on va voir les chevaux, les tracteurs, les vaches, enfin on termine par l’aire de jeux avec notre rituel du bateau pirate (Little est le capitaine, il court vers la barre, crie « à babord » puis se précipite sur les jumelles et lance « baleines bleues !! » puis on évacue le bateau par le toboggan, hilares, et on recommence) (= maman essouflée.à la fin).

A midi, on déjeune dehors, les pieds dans l’herbe. Au soleil, ou pas, mais ici on a l’habitude de ne pas attendre que la météo soit clémente pour être à l’extérieur. Puis c’est la sieste, et je profite de ce moment pour coudre, ou lire, mais surtout pour écrire. J’ai bien avancé dans mon projet de roman, j’en suis à la moitié, j’espère vous en reparler bientôt par ici.

Après la sieste, on goûte, on joue dehors, on lit, on dessine, et on marche encore et encore. Je discute avec les voisins, Little est très sociable ça me force à ne pas être sauvage. Le soir venu, parfois on boit un apéritif avec mes parents dans le jardin, parfois on reste à l’intérieur et on prépare le diner. Lorsqu’il fait nuit je lis un peu, ma mère fait des tisanes pour tout le monde, et voilà à quoi ressemble une journée ici. Lente et douce.

Les vacances…

IMG_7681

la récolte du jour

 

IMG_7693

figues et poires du jardin

 

cueillir des carottes sauvages et en faire des bouquets

 

IMG_7691

le plant de courge butternut qui envahit l’espace,
et le potager qui se fond dans le reste du jardin….

Les réseaux sociaux – 2

meanwhile-on-instagr62C1CF

source

Je vous en parlais dans mon précédent billet, j’ai abandonné Instagram il y a quelques semaines (mois ?) car je n’en pouvais plus. Pardonnez-moi ma franchise mais je n’ai pas pour habitude de passer par quatre chemins (sauf pour la poésie).

Je ne renie pas internet et l’univers des blogs, qui sont bien trop vastes pour être réduits à une seule forme d’utilisation. C’est pourquoi, d’ailleurs, je me permets de repasser par ici, de reprendre du clavier, et de voir ce que ça donne. Peut-être que j’utiliserai à nouveau Instagram bientôt, qui sait? Peut-être aurai-je prochainement besoin de remettre ce blog en pause pour cause de manque de temps, qui sait? Pourquoi se faire ce genre de promesse ? Pourquoi s’engager pour tout et pour rien? Je me sais fluctuante et ce n’est pas un trait de caractère que je blâme, ni chez moi ni chez les autres. Encore heureux qu’on ait le droit de changer autant de fois qu’on veut, pour de petites ou de grandes décisions (tant qu’on ne fait de mal à personne).

Bref. Revenons à Instagram.

C’était aux alentours de mars, avril…

Il y a eu ce moment où je ne supportais plus rien dans ma vie, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé. Je ne comprenais pas pourquoi. J’attribuais cela à des causes diverses ; le travail, le stress, la vie citadine trop intense, Little qui entrait dans une période difficile, la recherche trop longtemps inaboutissante d’une maison à la campagne… Petit à petit je suis devenue irritable, puis carrément déprimée. J’avais l’impression de subir ma vie, de perdre mon temps, de n’être pas au bon endroit, de gaspiller mes belles années de jeune trentenaire à galérer… bref, je broyais du noir. Et bien sûr, qui subissait de plein fouet cette humeur terriblement maussade ? Mon pauvre Robinson, toujours stoïque dans la tourmente, toujours prêt à me soutenir et à encaisser mes coups durs pour m’aider à doucement remonter la pente et défricher les terrains vagues de mes orageuses émotions.

Lors de nos discussions, Robinson a quelques fois évoqué le mal-être que me causait Instagram, mais je n’avais pas envie d’entendre et de le croire. Il fallait que je prenne consience par moi-même du mal que je m’infligeais avec ce réseau social.

Est venu un moment où, tout simplement, je me laissais totalement envahir par les images (et donc les vies) projetées par cette application. Moi qui étais persuadée de maîtriser assez internet et ses méandres pour ne pas être concernée par les risques inhérents aux réseaux sociaux. Moi qui pensais faire si facilement la part des choses. « On ne me la fait pas, à moi! », m’exclamais-je souvent avec un peu trop de confiance en mes capacités de discernement…

En réalité, il n’y avait plus assez de réalité justement. Je voyais toutes ces vies au bord de la mer, ces filles dont le job fait rêver et vendre, ces enfants parfaits vêtus en Bonton, en Numéro 74, ces mères faussement cools qui mitraillent leur vie aux tons pastels, photos faites de lin, de feuilles tropicales et de sandales Saltwater… Je me disais : non non non, je ne veux pas vivre ici, à Lyon, alors que je pourrais être à Bordeaux ! A Biarritz ? A Annecy ?! Pourquoi chercher une maison dans la campagne lyonnaise alors que la vie serait tellement plus cool au bord de l’océan? Tellement plus… photogénique ?

J’ai réalisé que ça n’allait plus lorsque, en visitant des maisons et en pensant à notre vie future entre ces différents murs, je me demandais comment rendre cette vie là attrayante sur Instagram. Comment rivaliser face aux maisons dans les Landes, face aux surfeuses passant leur vie à boire des smoothies sur la plage et à faire la fête dans des piscines pleines de flamands roses gonflables. Et ce projet de maison à la campagne, notre projet, m’apparaissait de plus en plus déprimant. Je n’arrivais plus à en avoir envie. Je voulais PLUS, je voulais MIEUX. Ma vie me semblait tout simplement nulle.

Et là, vous allez vous dire : WHAT ?! Comment peut-elle dire une connerie pareille ?! La nana a un job qu’elle aime, un petit garçon trop mignon, un mec plutôt génial, plein de hobbies, une belle bande d’amis, et une famille aimante et présente. Que veut-elle de plus? À quel moment a-t’elle cru qu’elle avait le droit de se plaindre…?!

Oui. J’avais beau relativiser, me dire qu’on était tous en bonne santé, qu’on n’avait pas de problèmes d’argent, que je n’étais en froid avec personne, je ne parvenais pas à me défaire de cette impression de nullité. Et forcément, dans cet état d’esprit, impossible pour moi de m’investir dans notre projet d’achat de maison. Mais, si vous suivez bien, je n’en pouvais plus non plus de la vie en ville, du bruit et de la pollution, de l’absence de verdure et de grands espaces… J’étais paumée, et je faisais tourner en bourrique mon pauvre Robinson qui essayait simplement de me rendre heureuse mais ne savait plus à quel Saint se vouer. Bref, à un moment, j’ai compris que le problème ne venait pas de ma vie. J’ai déconnecté Instagram avant de finir totalement déconnectée moi-même. Et croyez le ou non, ça m’a fait, très rapidement, un bien fou.

J’ai compris que je n’étais pas obligée de m’infliger ça. Que j’avais le droit d’être un peu envieuse, au fond on l’est tous et c’est plutôt normal, mais que je ne pouvais pas me dégouter du quotidien en me plongeant trop profondément dans des envies inatteignables. J’ai décidé d’accepter que d’autres aient des vies incroyables, de faire le deuil de mes grands rêves (la vie au bord de l’océan) et de me satisfaire de ce que j’avais. En discutant avec Robinson, j’ai pris conscience que déjà plusieurs fois dans ma vie j’avais voulu plus, visé mieux, et obtenu ce que je désirais. Et même si cela est plutôt positif, j’ai compris que le risque pour moi résidait justement dans ces ambitions toujours accomplies. N’allais-je pas passer mon temps à vouloir encore plus et mieux ? Et devenir éternellement insatisfaite. Une quête sans fin…
J’ai fermé les yeux et essayé d’imaginer : à quoi ça ressemblerait, si je réalisais tous ces désirs qui me rongeaient, la vie à l’océan (mais nous n’aurions pas assez d’argent pour avoir une maison là bas), un autre boulot plus zen et plus cool, et et et… et toujours plus, mais pas forcément mieux. Robinson, toujours si sage, m’a juste doucement dit : « et qui d’autre que toi peut être aussi fier de son boulot ? ( note = il parlait du corps enseignant en général hein !). Tous ces jobs à la mode, instagramables et compagnie, ils font du bien à qui ? Ils sauvent la vie de quels enfants ? (car oui, Robinson pense que les instits, au moins une fois ou deux dans leur carrière,, parviennent à insuffler une flamme dans un gamin un peu perdu et à le  »repêcher », et j’aime bien cette vision là des choses, c’est beau…) ». J’ai coupé Instagram et mon homme m’a aidée à redescendre sur Terre, et c’est exactement ce dont j’avais besoin.

Bizarrement, quelques jours après cette déconnexion, nous avons trouvé la maison de nos rêves dans une campagne perdue, assez éloignée de Lyon (mais toujours pas plus proche de l’océan ^-^). Le genre de campagne absolument pas Instagramable (qui voudrait vivre entre le Rhône, l’Ain et le Beaujolais…? Je vous le demande!). Je me suis longuement demandée si cette maison aurait été la nôtre si je n’avais pas fermé mon compte Instagram et que j’avais encore été sous l’influence d’une dépendance aussi forte au réseau social. Aurai-je, alors, osé l’acheter ?

Et franchement, quand on en vient à se poser ce genre de question, ça devient grave !

Bref, j’ai fait un burn out d’Instagram, et ça va mieux 😉
Je ne prends plus mes repas en photo même si je suis parfois tentée de le faire. Je ne dégaine plus mon Iphone pour immortaliser le moindre moment cool que je vis, et cela ne m’empêche pas d’en vivre plein (et peut-être même plus ? ). Je prends du recul sur le monde d’internet et je ne sais pas si je dois rire ou pleurer de la situation de laquelle je sors, de l’état dans lequel je me suis mise toute seule et sans m’en rendre compte.

Je n’ai pas vraiment parlé de tout ça autour de moi. A part avec Robinson, je veux dire. Je ne sais pas si mes amis pourraient comprendre car ils n’ont pas le même rapport que moi à la vie virtuelle. Tous ont Facebook, Instagram, mais l’utilisent comme des réseaux sociaux  »de proximité », pour communiquer avec leur cercle d’amis, de proches, de connaissances. Pas comme moi qui l’utilisais comme le prolongement de ce blog, et donc de mon identité  »virtuelle » (c’est-à-dire véridique bien qu’anonyme) et pour qui la mise en scène faisait un peu partie de l’équation.

Je n’ai plus envie de m’imposer ça. J’ai envie de vivre mes trucs tranquillement et de cesser de comparer mes journées à celles d’autres personnes dont je ne sais finalement pas grand-chose. J’ai envie de trouver ma vie belle et heureuse et de me satisfaire de mon quotidien, aussi banal, aussi peu exotique soit-il. J’ai envie d’écrire, encore et toujours, et la seule transformation de la réalité qui m’intéresse est la fiction d’un roman ou la poésie d’une autobiographie.

Je ne sais pas si ce  »coming out » vous parlera ou vous semblera farfelu, mais finalement peu importe, j’avais besoin de l’écrire, et de m’affranchir de tout ça. Et puis, j’avais aussi envie d’expliquer à certain(e)s les raisons de mon absence et de mon silence sur Instagram. A eux, encore merci pour vos inquiétudes si touchantes. Mais vous voyez, tout va bien, tout va mieux, et rien n’est grave ! A très bientôt ! (mais pas sur Instagram!) (en tous cas, pas avant un loooong moment).

 

PS : utilisateurs/trices d’Instagram, surtout, ne vous sentez pas visé(e)s par ce billet, je fais une grosse généralisation d’une utilisation finalement relativement exceptionnelle des réseaux sociaux, et je ne juge pas, je ne critique pas ces instagrameuses à la vie un peu trop mise en scène. La seule que je blâme, ici, c’est moi, et mon incapacité à faire la part des choses, ma faculté à tout remettre en question pour des broutilles que je laisse m’envahir.