Je porte ce que je couds

Dernièrement, j’ai beaucoup cousu. Je me suis laissée porter par un enthousiasme efficace et j’ai réalisé de nouvelles robes, un pantalon, et une blouse. Mon petit atelier, au sous-sol de la maison, avec ses lampes de table bringuebalantes, son grand bureau de fortune, et des tapis partout, m’accueille donc de plus en plus régulièrement pour des soirées entières derrière ma machine à coudre. Je lance des podcasts, me prépare un thé fumant, et me voilà partie, absorbée pendant des heures.

J’adore ce moment à moi, où, seule dans ma pièce tamisée, je me laisse transporter par la voix de Matthieu Garrigou-Lagrange (podcast : La compagnie des auteurs) ou de Jérôme Garcin (podcast : Le masque et la Plume), que mes mains agissent comme celles d’un automate, je me concentre sur les points de l’aiguille, sur le rythme régulier de la machine, sur le tissu qui glisse et avance métronomiquement. Je souris aux remarques des chroniqueurs du Masque, je m’offusque des assertions de certains spécialistes de La compagnie des auteurs, je suis dans ma petite bulle rien qu’à moi…

Quelle satisfaction j’ai eu en observant mon dressing ce matin : j’ai remarqué qu’un tiers de ma penderie au moins, était cousu main ! Je ne parle bien que de l’espace penderie, c’est-à-dire les blouses, robes et chemises de ma garde-robe, et non des étagères qui, elles, contiennent les pantalons, jeans et les pulls. Pour l’instant, je ne me couds que des robes et des blouses. Toujours le même patron ou presque, que j’adapte, modifie, et décline dans des tissus très divers. Cela va des petits carreaux vichy style nordique, aux grosses fleurs bigarrées un peu russes, ou encore du léopard, ou du lin bordeaux. C’est bien simple, ces derniers temps, je porte autant de fringues achetées que de vêtements fabriqués à la maison. Cela me motive énormément, j’ai encore des tonnes de tissus qui bien rangés dans mes étagères, des patrons à découvrir, des pièces déjà découpées qui n’attendent plus que l’assemblage… je ne suis pas prête de m’arrêter !

Voici quelques photos de mes vêtements faits main.

 

ROBE MARTHE ET CHÂLE LÉO

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Une robe cousue à partir du patron de la blouse Marthe, rallongée. Le tissu est un lin assez épais et lourd, aubergine. J’ai aussi découpé un grand triangle dans de la polaire léopard pour me faire un châle. J’avais en tête cette association aubergine/léopard depuis un moment, et j’aime beaucoup porter ces deux pièces ensemble !

 

PANTALON VELOURS

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J’ai déjà cousu trois pantalons à partir de ce patron japonais. C’est un modèle plus que simple, qui se porte large et flou. J’avais envie d’en avoir un plus chaud, pour l’hiver, je l’ai donc cousu dans ce velours chamarré que j’adore, un morceau de tissu que ma mère m’a donné il y a un moment déjà. J’aime porter ce pantalon loose et doudou avec de gros pulls en laine, ou ma marinière, et des Uggs bien chaudes. C’est la tenue confortable et douillette pour rester à la maison cet hiver !

 

MAXI-JUPE LÉO

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Coudre une jupe longue et large, c’est le truc le plus simple, pas besoin de patron. Il faut juste savoir faire des ourlets. Lorsque j’ai déniché ce tissu, polaire d’un côté, léopard moutarde de l’autre, j’ai immédiatement imaginé dedans une maxi-jupe chaude pour l’hiver. En une heure, la jupe était faite, et portée le lendemain, avec des motardes et un pull large noir, histoire de ne pas trop en rajouter… Elle est très facile à vivre, je pense qu’elle est en train de devenir un des basiques de ma penderie d’hiver.

 

BLOUSE EUGENIE

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Cette blouse Atelier Scämmit est le dernier patron que j’ai acheté et cousu. J’ai pris beaucoup de temps pour le faire car je me suis bien plus appliquée que d’habitude… Le truc génial, c’est que le patron est accompagné d’un tutoriel sur Youtube, un pas à pas extrêmement détaillé et indispensable pour faire de beaux biais, des coutures anglaises et des fronces réussies. J’aime énormément les volumes de cette blouse, courte et large, très féminine. J’ai envie de la décliner dans tous les tissus, toutes les couleurs, et surtout en robe, ce qui est très facile car il suffit d’ajouter un nouveau « volant » à la blouse pour la rallonger à notre convenance. Le tissu que j’ai choisi ici est le même que celui pour la robe aubergine, un lin épais, rose pâle cette fois. Peut-être un brin trop rigide pour la coupe de ce modèle, mais très joli tout de même…

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Je suis une vraie novice de la couture, croyez-moi, et je ne suis pas très minutieuse, donc mes créations sont toujours un peu à l’arrache, mais tant pis cela ne me dérange pas, j’aime les porter, ne pas les croiser sur quelqu’un d’autre dans la rue, et savoir que c’est moi qui les ai faites. Et surtout, je peux enfin choisir les imprimés les plus dingues, et élargir toujours plus les volumes ou les longueurs, bref, obtenir des vêtements exactement comme j’aime, sans être déçue.
Et vous alors, n’êtes-vous pas tenté(e)s par la couture ?

À très bientôt ! Et n’hésitez pas à partager vos patrons coups de cœur ou vos dernières créations, ou encore des modèles de vêtements que vous aimez et ne parvenez jamais à trouver en magasin et que vous rêveriez de vous coudre… je serai très curieuse de découvrir ça !

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The book club 2018 – bilan

En 2018, j’ai lu un peu plus de livres que les dernières années, et cela me ravit ! Trente-et-une lectures au compteur, mais surtout, beaucoup, beaucoup de coups de cœur qui ont entretenu ma boulimie de lecture, pour mon plus grand plaisir (oui, je sais, les vraies dévoreuses de livres qui tiennent des blogs dignes de ce nom caracolent à 80 bouquins lus par an… °_° j’en suis loin ! )

En parallèle de ces romans ou BD papiers, j’ai aussi lu quelques fictions sur Wattpad (dont certaines de plusieurs centaines de pages, haletantes !…) et j’ai pris quelques jours en février pour relire mon premier projet de roman, d’environ 400 pages Word, ce qui m’a grignoté un peu de temps pour mes autres lectures.

Sans plus attendre, voici la liste des titres que j’ai pu inscrire dans mon petit carnet de bord de lectrice, mois après mois :

 

Des BD

Culottées, Pénélope Bagieu ♥♥♥

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Une BD incontournable et indispensable, pour tous les âges. Pénélope Bagieu choisit de montrer quelques non-héroïnes qui ont réellement existé, elle dessine et écrit des « portraits de femme qui ont choisi leur destin ». Elle propose 2, 3 ou 4 pages seulement par personnage, et choisit délibérément de montrer une synthèse de leur vie ou du moment de leur vie le plus emblématique. C’est captivant et intelligent, et surtout, inspirant. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est l’après-lecture, lorsque j’ai discuté de cette BD avec des ami(e)s qui l’avaient lue, et qu’on comparait nos coups de cœur : telle ou telle femme nous a particulièrement marqué(e), et pour X ou Y raisons… C’est intéressant de constater que nos sensibilités nous portent tout(e)s vers des héroïnes très différentes. Certains destins des Culottées m’ont vraiment chamboulée, et pour un grand nombre de ces femmes incroyables, j’ai versé une larme !! Car, qui dit synthèse d’une vie, dit beaucoup d’émotions en quelques coups de crayon !
Pour moi, c’est un livre vraiment réussi, et surtout un beau cadeau à offrir ou à se faire (puis à prêter, beaucoup).

L’adoption, tomes 1 et 2, Zidrou et Monin ♥♥

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Cette BD m’a été conseillée par mes collègues de la bibliothèque de mon village. Je l’ai lu, j’ai un peu pleuré (je suis très sensible voilà je l’admets…) puis je l’ai prêté à Robinson, qui a été un peu chaviré, puis à mon père, qui m’a dit « oh, c’est triste, dis donc… ». Oui, c’est triste, mais c’est beau, et puis surtout c’est la vie. Il n’y a aucun héroïsme, aucun fantastique, aucun merveilleux dans cette histoire, juste une banalité poignante et émouvante (aux larmes, donc).

Les filles de Salem, comment nous avons condamné nos enfants, Thomas Gilbert ♥♥

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J’ai offert ce roman graphique à ma meilleure amie car notre enfance a été imprégnée d’histoires de sorcières et de magie noire. Adolescentes, comme beaucoup d’autres, nous étions fascinées par les sciences occultes, les pendules, les esprits, les exorcismes, tout ça… ( je suis sûre que cela ravive des souvenirs chez vous aussi, non?… ). Nous avions même un projet de film (oui oui, en toute simplicité ^-^) à propos d’amies qui découvrent leurs pouvoirs magiques et… et je ne sais pas comment c’était censé se finir car nous n’avons écrit et filmé que le début (donc, oui, il y a malheureusement une trace vidéo de cet ambitieux projet 🙂 …. ! )
Bref. Les filles de Salem a reçu d’excellentes critiques ; pour une novice de la BD comme moi, les sélections Coups de cœur d’Inter ou autres, sont toujours un vivier sûr où puiser de nouveaux titres. Ça n’a pas loupé, ce roman graphique se lit d’une traite, les images sont puissantes et évocatrices, le thème assez envoûtant et… édifiant.

 

De la littérature « young adult » ou jeunesse (mon guilty pleasure)

Nulle et grande gueule, Joyce Carol Oates ♥♥

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J’aime énormément Joyce Carol Oates, et je suis tombée sur ce roman jeunesse d’elle dans la petite bibliothèque de mon village. Ça se lit tout seul, c’est bien écrit et on reconnait la virtuosité de la plume de J.C.O. Ce qui différencie ce livre de ses autres écrits pour adultes, c’est qu’il est moins dense, plus accessible peut-être. Mais le thème traité reste dans la veine de ce que l’autrice aborde généralement : la violence des relations humaines, le mal, la résilience. Le tout d’un point de vue d’adolescents, personnages plus sensibles et friables encore que les habituels adultes qui peuplent ses romans. J’ai lu des critiques très dures sur internet, concernant ce virage « jeunesse » emprunté par Joyce Carol Oates, et je ne les trouve pas justifiées. Personnellement j’ai beaucoup aimé ce roman, qui m’a d’ailleurs fait un peu penser à la série 13 reasons why, qu’on a parfois trop rapidement cataloguée comme série « teenagers » alors qu’elle touche beaucoup plus largement qu’on ne pourrait le penser. Cela pose la question suivante : avoir pour protagoniste des enfants ou des adolescents range-t-il forcément un roman dans la catégorie jeunesse ?

Le cycle de La passe-miroir, les 3 tomes de Christelle Dabos :

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Les fiancés de l’hiver, tome 1 ♥
Les disparus du Clairdelune, tome 2 ♥♥
La mémoire de Babel, tome 3 ♥♥♥

J’entendais énormément parler de ce cycle de romans (jeunesse, encore une fois). Et je dois avouer que l’histoire de Christelle Dabos m’intriguait ; elle écrivait depuis longtemps, en parallèle de son job, elle faisait partie de forum d’écrivains en herbe, etc… et puis un jour elle a participé au Concours du 1er Roman Jeunesse organisé par Gallimard, et elle l’a remporté. Alors ce fut le début d’un tourbillon de succès pour Christelle Dabos et son histoire de mondes, d’arches et de clans maîtres de pouvoirs magiques. J’étais un peu dubitative au début de ma lecture, et puis j’ai du admettre que le style était remarquable ET original, que l’intrigue était prenante et l’univers fantastique créé de toutes pièces par l’autrice se tenait solidement. Bref, j’y ai cru, j’ai voyagé, je me suis laissée transportée et j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ces moments de lecture hors du quotidien. J’attends désormais le 4ème tome avec impatience.

Stony Bay Beach, Huntley Fitzpatrick

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Samantha a 17 ans. Sa mère est une figure politique locale. Leur maison est immense, immaculée, tout le contraire de celle des Garrett, les voisins que sa mère déteste. Ces derniers ont huit enfants et vivent dans un bouillonnant désordre organisé. Un jour d’été, alors que Sam les observe de son balcon, un garçon l’y rejoint : c’est Jase, le troisième enfant des Garrett. Commence alors pour Sam et Jase l’été des premières fois, mais aussi des secrets, qui ne peuvent rester bien longtemps gardés…
J’avoue, je n’ai acheté ce livre que parce-que j’ai craqué sur la couverture, veloutée et colorée. Je m’attendais bien à un roman très très teenager, je n’étais pas surprise. Je ne peux pas dire que la lecture était insupportable car je n’ai pas rechigné à m’y plonger, mais il faut avouer qu’elle n’a pas grand intérêt…

Mes nuits à la caravane, Sylvie Deshors

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Lucile a perdu sa mère adorée il y a quatre ans, et depuis, son père a sombré. Un jour, exaspérée, elle quitte la maison et s’installe dans une caravane, au bout du pré, dans laquelle sa mère aimait se réfugier pour peindre. Avec l’aide de trois copains, elle se construit un refuge, mais mène aussi l’enquête sur les raisons de la faillite du restaurant de ses parents… Portrait positif d’une bande d’adolescents, luttant contre la désespérance et l’ennui, dans un petit bourg du Limousin.
Là aussi, c’est la couverture qui m’a convaincue d’acheter ce roman – je l’ai d’ailleurs acheté le même jour que Stony Bay Beach, je devais avoir un besoin inconscient de lecture-doudou et de jolies couvertures pleines de poésie et de douceur ce jour là… – L’idée de départ de cette histoire est plutôt bonne, et j’avais envie de croire que le livre honorerait ses promesses. Malheureusement, même si je lui ai laissé une chance, l’histoire convenue et le style fade et quelconque ont eu raison de mes espoirs. Déception.
Je n’ai pas passé un mauvais moment en lisant ce livre, mais disons que c’est le genre d’histoire qui est aussi vite lue qu’oubliée.

Le plus bel âge (scénario), Claire Mercier ♥

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Il s’agit d’une relecture, quinze ans plus tard. Je ne sais toujours pas quoi penser des relectures de nos coups de cœur d’enfant ou d’adolescent. Car elles se transforment parfois en déception.
Ce petit livre, de la collection Page Blanche chez Gallimard (collection qui, malheureusement, n’existe plus mais qui proposait un choix intéressant et sophistiqué d’œuvres pour adolescents, des sélections littéraires impeccables loin des romans et séries un peu vulgaires qu’on trouve souvent adressés à ce public), m’avait énormément marquée durant mon adolescence. Je me souvenais vaguement du point de départ de l’histoire, du drame, et surtout de ce monde inconnu dont je ne connaissais pas la moitié des mots : l’intrigue prend place à Paris, dans des classes de khâgne, d’hypokhâgne et à Saint-Cyr.Autant vous dire que pour une gamine de quatorze ans, c’était une nouvelle dimension, une galaxie très lointaine qui était dépeinte dans ces pages. Je ne me rappelais plus vraiment de l’histoire et encore moins du titre, mais le souvenir de cette lecture m’a profondément marquée et j’ai eu envie de m’y replonger. Forcément, quinze ans plus tard, j’ai découvert ce qu’était ce monde parisien des études supérieurs, et les états d’âmes des étudiants pressurisés par les concours touchent peut-être moins la trentenaire, mère de famille que je suis aujourd’hui… N’empêche, je veux garder le souvenir de ma première lecture, le bouleversement et le mystère qui l’ont accompagnée.
Note : il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais de la transcription d’un scénario. Le film Le plus bel âge est sorti en 1995 avec les tout jeunes Melvil Poupaud et Elodie Bouchez. Je ne l’ai pas vu, mais je crois que ce n’est pas un chef d’œuvre ^-^

 

Des romans néo-zélandais, américains, italiens, anglais…

Un ange à ma table, Ma vie mon île tome 1, Janet Frame (Nouvelle-Zélande)

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J’ai commandé ce livre (rare, et difficile à se procurer) car Jane Campion le cite souvent comme LA référence ; pour elle, Janet Frame est incarne l’âme de la Nouvelle-Zélande, qui a écrit LE roman que tout le pays attendait, à la fois poétique, sombre, et vrai. Janet Frame a écrit son autobiographie en trois volumes, et Ma vie mon île en est le premier volet. Elle y décrit très précisément son enfance et ses études, il y a de beaux passages, des choses très sombres aussi. Dans les tomes suivants, elle détaillera son internement en asile psychiatrique, événement de sa vie qui fit couler beaucoup d’encre en Nouvelle-Zélande et qui inspira crainte, pitié et profonde admiration à Jane Campion. Cette dernière décida même, plus tard, d’adapter Un ange à ma table au cinéma, et contribua ainsi à mettre en avant Janet Frame au-delà des frontières de son île.
Ce fut une lecture intéressante, mais je crois que j’attendais plus de… de Nouvelle-Zélande, de nature, de paysages, de culture autochtone aussi peut-être, et que les nombreux aspects de la vie domestique et de l’enfance chaotique mais studieuse de Janet Frame, n’étant pas les objets premiers de ma quête lors de cette incursion littéraire, ne m’ont pas captivée.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante (Italie) ♥
Le nouveau nom, Elena Ferrante ♥♥
Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante ♥♥
L’enfant perdue, Elena Ferrante ♥

Le battage médiatique autour de ces livres et de leur autrice ne pouvaient pas me laisser indifférente, j’ai voulu savoir de quoi il s’agissait et pourquoi tout le monde s’emballait ainsi. Notamment mon père qui n’arrêtait pas de m’en parler avec des étoiles plein les yeux… ❤

Je suis comme tout le monde, je me suis laissée prendre au jeu et par l’histoire de ces deux fillettes italiennes qui vivent et s’aiment dans la misère et la violence. J’ai aimé les voir grandir et affronter leur destin, ou se laisser malmener par lui. J’ai aussi éprouvé quelque chose d’indéfinissablement doux et triste à la fois car cette Italie dépeinte par Elena Ferrante m’a replongée dans mes propres souvenirs, les vacances dans les Pouilles, dans la famille de ma mère. Inévitablement, Lila, Lena et ma mère (jeune) se sont superposées, les mères des jeunes filles ont fusionné avec les souvenirs de ma grand-mère, son accent à couper au couteau et ses tabliers fleuris, ses cheveux noirs et son duvet au-dessus des lèvres, son efficacité rude et sa douceur parfumée de talc. J’ai imaginé le visage de mes oncles incarner les personnages de Pascale, Gino, Stefano, Enzo, Nino… Cette immersion dans Naples peuplée de ces familles nombreuses a été un voyage à la fois littéraire, temporel et généalogique, presque. Un voyage doux-amer qu’il a été dur de quitter une fois les quatre tomes engloutis.

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe (Royaume-Uni) ♥

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Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle. Elle a perdu l’esprit un soir de l’hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par la DCA allemande au-dessus de Berlin. Elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu’elle déteste. Tabitha commande alors à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l’Angleterre des années quatre-vingt. Il y a du jeu de massacre dans l’air d’autant que Tabitha n’est peut-être pas aussi folle qu’il y paraît.
Cela faisait un moment que ce roman me faisait de l’œil, et, même s’il y a eu des passages un peu plus laborieux que d’autres à lire (l’histoire est assez longue et convoque un nombre assez impressionnant de personnages…!), j’ai beaucoup aimé cette lecture, assaisonnée d’une pointe satirique de cet humour cinglant si caractéristique des anglo-saxons. Un bon polar qui ne se prend pas vraiment au sérieux, so british.

D’où viennent les vagues, Fabio Genovesi (Italie)

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Il y a des vagues qui viennent bousculer pour toujours les eaux calmes de la vie. Celle de Luna, une petite albinos, aux yeux si clairs qu’elle ne peut voir le réel ; celle de son frère Luca, grand surfeur, qui sillonne les vagues et traîne tous les cœurs derrière lui ; celle de leur mère qui pense que l’amour n’existe plus ; celle d’un mystérieux enfant arrivé de Tchernobyl qui parle un italien suranné.
Encore un livre acheté en même temps que les deux autres aux jolies couvertures. Ça devait être au mois de juin, je devais avoir sacrément besoin de soleil, d’été, de vacances… car elles ont bien ça en commun : de belles couvertures qui laissent présager la douceur et l’indolence de journées dehors, au soleil.
L’autre point commun que partagent ces trois romans, c’est que l’histoire n’a jamais été à la hauteur des attentes posées par ces jolies images.
Pourtant, c’était plutôt bien parti pour D’où viennent les vagues : un bon titre, un résumé alléchant, l’originalité du sujet et des personnages… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce livre un bon bouquin, voire un petit bijou. Comme ces livres bonbons dont on se souvient avec délectation et qu’on a hâte d’avoir assez oubliés pour pouvoir les relire avec une gourmandise non dissimulée.
Mais, malheureusement, D’où viennent les vagues n’en avait que l’aspect, et passe à côté de cette réussite. Ce n’est pas la faute de l’écrivain, qui a une jolie plume et beaucoup d’humour, sans compter toutes ces chouettes et originales idées. Je ne saurais pas dire ce qu’il manque, en réalité. Une âme, peut-être ?

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty (Australie) ♥

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Après avoir vu la mini-série adaptée du roman, que j’ai ADORÉE, j’ai eu envie de lire le livre de Liane Moriarty. Souvent, lorsqu’un bouquin est adapté au cinéma ou à la télévision, on y fait de nombreux changements, et j’ai toujours trouvé intéressant de pouvoir comparer les différentes versions d’une même histoire ; des personnages ajoutés ou supprimés, des prénoms modifiés, des détails changés, voire même, parfois, des fins différentes (comme par exemple pour l’adaptation BBC d’Une place à prendre, de JK Rowling). Je pensais trouver quelques changements entre ces deux versions de Big Little Lies, mais pas du tout ! L’unique différence est le lieu de l’intrigue, qui passe de l’Australie (pour le roman) à la Californie (pour la mini-série). Pourtant, cet énorme modification topologique, qui pourrait engendrer par effet dominos d’autres changements, rien n’est perceptible !
L’intrigue de la série était encore toute fraîche dans mon esprit, alors lire le roman ne m’a absolument rien apporté d’autre. Les actrices se sont immédiatement imposées devant chaque personnage papier, les décors d’océan, de plages et de fabuleuses maisons étaient encore bien présents dans ma tête, ne laissant aucune place à l’imagination, je n’avais pus rien à créer. Dommage. Cette lecture aurait sans doute pu être plus inoubliable (d’autant plus que j’ai trouvé le style de Liane Moriarty intéressant et sa perception des relations humaines, profonde et complexe), la prochaine fois j’espacerai un peu plus ma rencontre avec les différentes adaptations d’une même histoire !

Des polars / thrillers

Quand sort la recluse, Fred Vargas ♥♥

Que dire de plus lorsqu’on aime tout Fred Vargas ? Un nouveau roman qui sort, je le lis, je l’aime, je ne suis jamais déçue. Son style et ses personnages m’enthousiasment toujours autant, et les moments de lecture de ces polars sont, inévitablement, de douillettes échappées qui me laissent des souvenirs de lecture très agréables.

Trois jours et une vie, Pierre Lemaître ♥♥

Je ne sais pas si j’ai véritablement aimé ce livre. Mais je peux dire qu’il ne m’a pas laissée indifférente. L’intrigue, par elle-même, est marquante : la disparition d’un petit garçon, dans une petite ville, en France. J’aime beaucoup le style de Pierre Lemaître, l’auteur d’Au-revoir là-haut. J’ai trouvé que Trois jours et une vie se lisait vite, qu’on se laissait facilement prendre dans l’histoire de ces jeunes garçons, de leur famille, et de la ville qui tourne au ralenti. Le sujet et le décor sont assez glauques, mais pas poisseux. C’est là toute la magie des bons écrivains, qui savent doser intelligemment la part de sombre et de lumière qu’il faut glisser dans leur roman.

Le treizième conte, Diane Setterfield ♥♥♥♥

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Il s’agit d’une relecture, dix ans après la première.
J’avais eu un coup de cœur absolu pour ce roman anglais à l’ambiance gothique, dans la veine de ceux des Brontë ou de Wilkie Collins. Tous les ingrédients sont réunis pour me plaire : les personnages principaux, l’une libraire, les autres jumelles maléfiques, envoûtantes, énigmatiques. Et puis les personnages secondaires : un pâtissier, une vieille écrivaine, des amants maudits, un jardinier. Qu’ajouter à cela ? Des décors parfaits ? Effectivement : vieux manoirs hantés, landes désolées, petite ville anglaise, boutique de vieux livres oubliés, cottage douillet et jardins mystérieux. Une intrigue bien ficelée, enfin, qui surprend à coup sûr le lecteur (bon, je l’avais déjà lu donc pour moi, l’effet de surprise n’a pas pu avoir lieu la deuxième fois)…
C’est une réussite, ce roman, et j’attends encore que Diane Setterfield publie un nouveau livre… en attendant, je vais patienter en regardant l’adaptation BBC du Treizième Conte, avec les actrices de Broadchurch et Games of Thrones en sus !
Bref, j’adore ce livre, que je recommande à tous les amoureux de littérature anglaise.

 

Mes coups de coeur absolus, que je recommande chaudement !

Shibumi, de Trevanian ♥♥♥♥

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Que j’ai aimé ce livre ! Surprenant, original, déroutant, magistral, grisant ! Il ne ressemble à rien de ce que j’ai lu auparavant. Pendant ma lecture, je n’avais jamais envie de reposer ce bouquin, trop absorbée par l’histoire, trop plongée dans la vie incroyable du personnage principal. L’imagination de l’auteur me laisse sans voix ! J’ai du mal à croire qu’un seul esprit humain peut contenir autant d’idées, autant de fulgurances, autant de virtuosité. Je ne peux que vous encourager à tenter l’expérience vous aussi, et à ne pas vous laisser décourager par les premières pages. C’est un chef-d’œuvre.

Le ver à soie,de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥ + La carrière du mal, de Robert Galbraith (J.K. Rowling) ♥♥♥♥

Les tomes 2 et 3 des enquêtes de Cormoran Strike m’ont absolument ravie ! Ces deux romans furent des délices, que j’ai dévorés bien trop vite, malheureusement. J’avais assez aimé le premier opus, et mon intérêt est allé croissant jusqu’à atteindre l’apogée au 3ème tome que j’ai A-DO-RÉ ! Les personnages sont attachants, Londres y est à la fois très réaliste et merveilleuse, avec un soupçon de magie, de mystère, propre à l’écriture de Rowling, et l’intrigue, enfin, est toujours haletante. Je suis subjuguée par l’art de la romancière à donner vie à ses personnages : j’aime Strike, depuis le début, j’ai appris à aimer Robin au fil des pages, pour finalement m’identifier beaucoup à elle, et c’est en ça que JK Rowling est très forte. Elle remporte mon adhésion à chaque fois. Quoi qu’elle écrive, elle m’emporte, me fait basculer de l’autre côté de l’imaginaire, et m’enlève tout envie de quitter ses histoires. Chaque livre convoque un univers vivant, palpable et envoûtant, je peux vous dire que j’attends le tome 4 (qui sortira en mars/avril, en France) avec impatience !

Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaître ♥♥♥

La suite d’Au-revoir là haut est aussi irrésistible que son prédécesseur. On retrouve quelques personnages du précédent roman, qui se révèlent enfin, comme de fragiles papillons. Ce livre est une gourmandise acidulée qui se déguste avec plaisir sans même qu’on s’aperçoive que les pages défilent et que la fin arrive trop vite.

Broadway Limited, Malika Ferdjoukh ♥♥♥

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Normalement, Jocelyn n’aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n’accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu’il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l’autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu’il est à New York, il a le sentiment d’avoir débarqué dans une maison de fous. Et il doit garder la tête froide, car ici il n’y a que des filles. Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d’argent et passent leur temps à courir les auditions.
Mon dernier coup de cœur de l’année appartient, encore une fois, à la catégorie « jeunesse » des librairies. Malika Ferdjoukh fait partie de mon Panthéon personnel des auteurs contemporains ; j’aime son style, sa façon de faire vivre ses personnages toujours loufoques, la fausse simplicité de ses histoires, les thèmes universels mais efficaces qu’elle choisit, et qui me parlent. Encore une fois, ces romans sont des mondes, des bulles dans lesquelles j’aime me réfugier ; les personnages deviennent familiers, comme des amis qu’il me tarde de retrouver en reprenant ma lecture. Je trouve ça incroyable cette faculté qu’ont certains auteurs à donner vie à des êtres et des lieux de papier. Si ça, ce n’est pas de la magie, en tous cas ça s’en approche…
(Note : il s’agit d’un cycle de plusieurs tomes, dont je n’ai lu que le premier pour l’instant. Le second est sorti en novembre 2018, et un 3ème semble prévu mais ce n’est pas pour tout de suite ! )

 

Les flops de 2018 :

Et puis, Paulette, Barbara Constantine

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J’avais aimé Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, de la même autrice. J’avais trouvé ça aussi onirique que profondément et innocemment réaliste. Je vous en parlais ici, si ma chronique vous intéresse.
Cet autre titre de Barbara Constantine ne m’a pas convaincue, on y retrouve le même style « feel good book » avec très peu de dialogues et une petite part de folie douce chez les personnages, mais à trop user de cette recette je trouve qu’elle tombe dans la caricature. On n’y croit plus, ou en tous cas, on n’a plus envie d’y croire. Dommage.

Comme une respiration, Jean Teulé (recueil de nouvelles)

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Mon collègue m’avait prévenue : parfois, être un auteur célèbre suffit pour être publié, quel que soit la qualité du nouvel ouvrage que l’on propose. Et en guise d’exemple, il m’a passé ce recueil de nouvelles du très connu et très vendu Jean Teulé. Mon avis a été semblable au sien : je n’ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Alors, oui, parfois certaines nouvelles étaient poétiques, littérairement intéressantes, mais je suis persuadée que si l’auteur avait été un illustre inconnu, la qualité et la pertinence de ce recueil auraient été bien plus questionnées avant la publication.

Nos adorables belles-filles, Aurélie Valognes

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Bon, y a-t-il vraiment quelque chose à dire sur ce… « livre« ? J’ai été curieuse de voir à quoi ressemblait ce best-seller, dont l’autrice, sortie de nulle part et écrivant à ses heures perdues, a percé de manière fulgurante dans le monde si difficile d’accès de l’auteur édité (et pour cela, je l’envie, soyons honnêtes). Mais réaliser qu’un roman aussi médiocre et niais, bourré de fautes d’orthographe qui plus est, ait autant de succès en librairie, m’a très sincèrement dépitée et découragée. Est-ce ce genre d’insipidité qu’ont envie de lire les gens aujourd’hui ? J’avais l’impression qu’il s’agissait du scénario d’un épisode d’Une famille formidable, et ce n’est pas un compliment…

Karoo, Steve Tesich (abandonné après une centaine de pages)

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Ce roman a été encensé par la critique et conseillé par un ami, pourtant, je n’ai pas réussi à entrer dans cette lecture. J’ai vraiment essayé de m’accrocher, mais j’ai trouvé le personnage et l’intrigue aussi ennuyeux l’un que l’autre. L’histoire est poussive et vaine, le héros nombriliste et ses problèmes – ceux d’un riche égoïste qui se plaint beaucoup et ment comme il respire – ne m’ont inspiré aucune sympathie. J’ai préféré abandonner pour profiter de mon temps avec un autre livre.

Pastorale Américaine, Philip Roth (USA)

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La vie de Seymour Levov ressemble à un cliché noir et blanc des années cinquante, un portrait de famille figé dans le bonheur. Petit-fils d’immigré juif parfaitement assimilé à l’American Way of Life, une réussite sociale exemplaire, une épouse ex-Miss New Jersey composent le tableau idyllique d’une histoire lacérée au couteau. C’est à travers le récit des années fiévreuses de l’Amérique que le narrateur Nathan Zuckerman, personnage récurrent de l’oeuvre de Roth puisqu’il est Roth lui-même, évoque les failles mais surtout les revers du rêve américain devenu tas de cendres. Avec Pastorale américaine, l’auteur, chroniqueur de son temps, tord le cou aux mythes d’un autre âge, certes avec un brin de nostalgie.
Ce roman a reçu le prix Pulitzer, et il est mon premier du mythique Philip Roth. Apprenant la mort de l’auteur, en 2018, je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Mes collègues, grands lecteurs, m’ont donc prêté celui-là. Eux l’avaient beaucoup aimé. Moi, eh bien, moins… Je ne cache pas que j’ai eu énormément de mal à lire ce livre, je l’ai trouvé long, laborieux, et un grand nombre de passages m’ont découragée (notamment toutes les descriptions de la fabrique de gants en peaux… Éprouvant !). Je n’ai pas compris l’intérêt du livre, certes remarquablement bien écrit, mais parfois trop érudit et compliqué, peut-être, pour moi.

 

Il m’a fallu un mois pour rédiger ce billet ! Ouf ! Chroniquer 30 lectures d’un coup, quel travail ! Idéalement, j’aimerais revenir à des chroniques mensuelles mais je sais déjà que le temps me manquera…
J’aime tout de même bien ce récapitulatif qui me permet d’avoir une vue d’ensemble sur tous les livres passés entre mes mains une fois l’année achevée. C’est intéressant de se souvenir de l’état d’esprit dans lequel on était durant la lecture, ou de laisser reposer les ressentis pour réaliser qu’on a finalement plus, ou moins, aimé que ce que l’on a cru d’abord.
Avez-vous eu, en 2018, des coups de cœur à me conseiller ?
Et des titres qui vous ont déçu(e)s ?

À bientôt !

2018 -> 2019

Bonne année ! Meilleurs vœux à vous, qui êtes toujours présent(e)s, fidèles au poste, et que je remercie chaleureusement pour vos mots et vos encouragements ! Je reprendrai les mots de mon amie Camille pour vous souhaiter une année 2019 pleine de CALME et de sérénité 😉  En tous cas, c’est ce que je me souhaite ^-^
Ce premier billet de l’année sera consacré à une rétrospective, dans les grandes lignes, de l’année qui vient de s’achever, et à une petite liste de bonnes résolutions ou de projets motivants pour 2019. C’est parti !

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Bilan 2018

  • sport

Trois ans et demi après l’accouchement, on peut dire que j’ai enfin retrouvé un rythme de croisière au niveau de mon activité sportive. Après avoir beaucoup nagé en 2017-2018, la deuxième partie de l’année aura été entièrement dédiée au grand retour de la course à pieds, ou presque. Ma piscine municipale ferme en juin, car un grand complexe aquatique en plein air ouvre exclusivement pour l’été, dans le village voisin. Alors j’ai du dire adieu à mes longueurs crawlées dominicales, car hors de question d’aller nager au milieu des palmiers, des centaines de familles venues faire bronzette sur les berges de la piscine d’été, de me faire bousculer et éclabousser dans le lagon ou à côté des toboggans à eau. Clairement, le complexe aquatique d’été n’est pas fait pour nager. En juin, je suis donc devenue SPF, sans piscine fixe. Le plus simple a alors été de me rabattre sur l’activité sportive qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de baskets : le running. J’allais déjà courir de temps en temps, mais à partir de juin, je me suis astreinte à une (ou deux) sorties par semaine. La reprise a été dure, car mon village est à la fois perché et escarpé, et mon parcours est une suite de montées et de descentes raides, de celles qui esquintent les genoux. Mais après sept mois de running, je peux dire que je constate mes progrès ! Sur le même parcours, je suis bien moins essoufflée, je me traîne moins, au contraire je sens mon énergie monter progressivement au fil de mes foulées. J’ai retrouvé les sensations (grisantes) que j’avais il y a cinq ans, quand je courais beaucoup, avant de me blesser. Mais j’essaie d’apprendre de mes erreurs, je sais que mon corps n’est pas capable d’encaisser plus d’une course par semaine, à raison de 7 kilomètres format trail, sur 45 minutes. Même si j’ai très envie d’aller courir tous les deux jours, je me retiens, car les fois où je l’ai fait, mon dos et mes hanches se sont rappelés à moi de manière, euh, douloureuses… ^-^ Ce qui me fait prendre conscience, aussi, du temps qui est passé depuis mes performances d’il y a cinq ans. J’ai trente-deux ans, bientôt trente-trois, un enfant, des abdominaux bien moins gainés, et un dos qui a beaucoup porté. Je vieillis, même si je ne ressens pas du tout l’angoisse de prendre des années. Je me sens toujours très jeune, surtout dans ma tête, mais mon corps me rappelle de temps en temps que je ne peux plus effectuer tout ce que je pouvais faire avant. C’est comme ça. Lorsque je vois mes progrès en yoga par exemple, je me dis que le temps et l’âge peuvent aussi être synonymes d’évolution en souplesse, le corps a de nouvelles limites mais il débloque aussi de nouvelles possibilités. C’est intéressant, cette exploration, je ne m’en lasse pas.

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  • éducation

Cela a été le gros contrecoup de 2018. Nous avons eu beaucoup d’inquiétudes et de soucis avec Little, et une grosse remise en question de nos principes d’éducation. Trop de lâcher-prise, pas assez de cadre… on a réalisé en septembre que notre fils se transformait en enfant-roi et qu’il devenait de plus en plus difficile à gérer. Les crises à répétitions, la violence… autant de signaux qui nous ont alertés, et on a vite sonné l’alarme autour de nous. Entourage, médecin, enseignante… j’ai frappé à toutes les portes pour demander de l’aide, et des réponses à nos questions. Finalement, nous avons eu plus de peur que de mal, car nous avons compris assez rapidement ce qui n’allait pas dans notre manière d’éduquer notre fils et avons pu corriger le tir. Poser des limites plus claires, être plus stricts… Little avait besoin d’être rassuré et de voir ses parents affirmer leur rôle d’éducateur. Je n’en reviens pas d’avoir pu me perdre à ce point dans les méandres de l’éducation, alors que c’est mon métier… Mais comme le dit l’adage, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés 😉
Depuis les vacances de la Toussaint, après beaucoup de crises de larmes, d’épuisement, de découragement, nous avons donc pris le problème à bras-le-corps, et, aidés d’une pédopsychiatre, notre famille a replacé au centre de ses préoccupations l’éducation de Little. Ça demande beaucoup d’énergie et de confiance, bien sûr, mais le plus important est que j’ai retrouvé la foi que j’avais perdu, en lui, en moi, et en nos convictions éducatives.

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  • lecture

Le bilan qui fait plaisir : trente livres lus cette année ! Alors, ça peut paraître peu aux yeux de gros lecteurs, mais pour moi qui ai très peu de temps, et qui veux faire dix mille activités dès que j’ai un moment, trente livres c’est énorme. En tous cas, c’est plus que ces trois ou quatre dernières années. Depuis que je suis devenue maman, quoi.
Faire les trajets maison-travail en train a clairement changé la donne et me permet d’avoir une heure de lecture supplémentaire par jour (quand je ne suis pas épuisée et que je m’endors pas durant le trajet !).
Je ferai un petit billet spécial « Bilan lecture 2018 » avec mes coups de cœur de l’année.

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mon petit coin bureau improvisé lorsque je veux rester au coin du feu

  • écriture

Ayant terminé mon premier roman en février, j’ai passé les premiers mois de 2018 à le corriger, puis je l’ai envoyé pour une première beta-lecture à des copines volontaires ^-^ Le laisser de côté, reposer comme une pâte à pain, m’a fait du bien, cela m’a permis de prendre du recul bien sûr, et de laisser décanter toutes ces idées, toutes ces histoires qui s’entremêlent dans mon récit. Je suis à présent prête à le retrouver, maintenant que mon esprit s’est détaché de l’histoire et que je me sens plus fraîche, plus disposée à le relire avec un nouveau regard. J’espère parvenir, en 2019, à la retravailler en profondeur, à le dépouiller de ses inutilités, de ses lourdeurs, à le polir comme un joli galet.
En 2018, j’ai aussi jeté les premières fondations de mon second roman, en effectuant tout le travail de préparation, en amont de l’écriture. Mais le temps me manque, j’attends d’en avoir à nouveau pour m’y atteler tranquillement et me plonger avec dévotion dans ce nouveau projet d’écriture.

  • maison

2018 aura été une année de travaux et d’aménagement ! En février, nous avons fait abattre des cloisons, et monter de nouvelles séparations entre la pièce principale et les chambres / SDB. Nous avons fusionné la cuisine et le séjour, fait disparaître les couloirs sombres.
Puis, il a fallu choisir les peintures de ce nouvel espace, et ce ne fut pas une mince affaire. J’ai eu envie, dès le départ, d’un bleu ardoise et d’un rose coucher de soleil californien, mais je suis passée par moult tergiversations, du moutarde, du kaki, du bleu… avant d’être sûre de mes choix. Et nous avons fini par obtenir le mélange parfait dont nous rêvions, un séjour vert amande, rose, kaki et bleu ardoise ! Qui surprend toujours mais surtout, qui séduit tout le monde !
Ensuite, Robinson, aidé de son frère et de nos amis, a installé la cuisine qu’il a entièrement conçu ! Je l’ai trouvé très courageux car c’est le genre de travaux que je ne ferai JAMAIS ! Sûr. Le résultat est comme nous l’espérions, très minimaliste, et s’intègre parfaitement avec le côté plus chaleureux et bohème du reste de la maison.
Enfin, en été, nous avons rénové deux des trois chambres du rez-de-chaussée, la nôtre et celle de Little. Elles étaient hideuses, couvertes de crépit, les prises électriques ressortaient des murs, les plinthes se décollaient, bref c’était immonde. Nos amis, encore une fois, sont venus nous aider à décaper les murs, puis nous avons passé sept nuits de canicule à peindre, minutieusement, Robinson et moi. Des nuits, car la journée Robinson travaillait et moi, je m’occupais de Little. Et puis, les journées de juillet étaient trop chaudes pour entreprendre quoi que ce soit. Alors, à la nuit tombée (22h … !), et une fois Little endormi (évidemment, il a choisi ce moment pour veiller plus que de raison…!), je mettais un podcast de La compagnie des auteurs, enfilais le vieux tee-shirt gris de Robinson, et passais le rouleau pendant des heures. J’ai de très chouettes souvenirs de ces moments, l’odeur entêtante de la peinture, le calme de la nuit, la chaleur étouffante, la voix de Mathieu Garrigou-Lagrange, des textes lus, des extraits de Gatsby, d’Une chambre à soi, des anecdotes d’écriture de la Comtesse de Ségur ou de Joyce Carol Oates… J’en ai écouté des dizaines et des dizaines, des podcasts, ces nuits de travaux : F.S. Fitzgerald, la Comtesse de Ségur, la fratrie Brontë, Joyce Carol Oates, Virginia Woolf, mais aussi les épisodes sur les séries, Six Feet Under, Sopranos…

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notre chambre, peinte en blanc et rose, les restes de peinture du salon, et décorée de touches de bleu russe

Après ces sept mois de travaux, nous avons décidé de faire une pause. Il reste une chambre à rénover au rez-de-chaussée, et toutes les boiseries (volets, porte, garage) à repeindre en bleu-gris. Il y a aussi le sous-sol, à rafraichir et aménager. Mais nous avons besoin de profiter un peu, d’abord, de notre jolie maison, et financièrement de nouveaux gros travaux sont inenvisageables pour l’instant, ou alors au détriment du reste. Nous avons envie de nous reposer, de savourer, de passer du temps avec Little (qui a été un peu négligé, pendant les travaux, forcément), et de dépenser nos économies dans un voyage plutôt que dans du plâtre et du ciment ^-^ … Ça attendra un peu !

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la chambre de Little, peinte dans un gris aux reflets lavande très doux

 

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Vœux pour 2019 : ce que je me souhaite de réaliser pour cette année à venir (une sorte de listes de résolutions, si l’on veut…)

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  • couture

Durant ces vacances de Noël, je ne sais pas comment, par quel mystérieux tour de magie, j’ai pu trouver le temps et la motivation de me remettre à la couture ! Cela faisait quelques mois que je n’avais pas utilisé ma machine à coudre, ou alors seulement pour faire des ourlets ou de minimes réparations. Mais là, je n’ai pas chômé, puisque dimanche dernier, j’ai coupé deux patrons pour coudre deux robes, et hop je les ai cousues en deux jours. Je souhaitais porter l’une d’elles au réveillon du nouvel an, mais malheureusement je ne l’ai pas finie à temps (je l’ai terminée le lendemain… dommage…). Mais peu importe ; remettre le pied à l’étrier a généré un sentiment de satisfaction immense et m’a redonnée envie de coudre, beaucoup. Dans la foulée, j’ai donc fait l’acquisition d’un nouveau patron (la blouse Eugénie d’Atelier Scämmit, pour tout vous dire) que j’ai découpé hier, et je me suis lancée dans un patron que je possédais déjà mais qui me semblait difficile. Hier, je l’ai découpé aussi, comme ça pas de marche-arrière possible, le tissu est prêt, il ne me reste plus qu’à coudre (enfin, « plus qu’à »… c’est vite dit !). Cette année, j’aimerais être plus régulière, et m’éloigner des patrons rebattus que j’ai cousus des dizaines de fois. Ma garde-robe ne demande que ça, je n’en peux plus de ne porter qu’un modèle de blouse et qu’un modèle de robe, aussi jolis soient-ils. Il faut que je me renouvelle.
Bon, pour tout vous avouer, lorsque j’ai montré, toute fière, ma dernière robe cousue main à Robinson, il l’a regardée et m’a dit : « Hum, oui c’est bien… Mais tu sais, ton truc à toi, c’est l’écriture. Tu devrais peut-être plutôt te concentrer sur ça… »  °_°  Ah ah ah ah… Le tact de cet homme me laisse toujours pantoise… 😉

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voici la robe que je voulais me coudre pour la Saint Sylvestre, mais que je n’ai pas terminée à temps

  • voyage

Notre dernier voyage à l’étranger remonte à 2015. J’étais alors enceinte de trois mois, et nous avions passé dix jours à crapahuter en Écosse, dans un décor fantasmagorique entre montagnes, lacs gelés, lochs mystérieux et landes brumeuses. Depuis lors, nous sommes partis à la montagne pour faire du snow, à l’océan pour découvrir la Bretagne et arpenter la côte des surfeurs en camping-car, et nous avons campé dans les Alpes cet été. Mais repartir à l’étranger nous taraudait. Après avoir envisagé un voyage en amoureux dans de lointaines contrées, nos finances et notre envie de transmettre l’amour du voyage à Little nous ont fait envisager les choses sous un autre angle. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à booker des billets d’avion pour l’Angleterre ! Nous partons à la découverte du Yorkshire au mois d’avril, tous les trois ! Je vous en parlais dans ce billet, c’est le voyage de Bakpoki qui m’avait donné terriblement envie de découvrir le nord de l’Angleterre, terre sauvage et littéraire à souhait. Sur les traces des Brontë, d’Harry Potter et même de … Robin des Bois paraît-il (!) -> information à confirmer…. ! Nous ferons aussi un petit tour par Birmingham, pour visiter la ville des Peaky Blinders, série que nous adorons et dont l’ambiance industrielle et sombre nous fascine.  Je suis ravie, j’ai hâte de repartir en terre anglo-saxone, d’entendre parler anglais dans la rue, de boire des bières et de manger des frites dans des pubs, de randonner dans des paysages accidentés de falaises, de montagnes, et de me perdre dans des vallons couverts de bruyères et humides de tourbe. Nous avions envisagé l’Écosse ou l’Irlande, mais les horaires de vol et/ou les tarifs étaient dissuasifs. Le Yorkshire était sur ma liste de voyages rêvés, et les vols pour Manchester correspondaient mieux à nos contraintes. C’était écrit, voilà tout…

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  • écriture

2019 sera placé, je l’espère, sous le signe de l’écriture ! Tout d’abord, cette année, je participe à nouveau au concours de nouvelles de l’Eveil Plumes (pour la cinquième fois ! On dirait que je deviens une fidèle de l’association…). Le sujet, Jeux Interdits, m’a assez inspirée pour que, contrairement à mes habitudes, je sois déjà bien avancée dans l’écriture de ma nouvelle (les autres années, je m’attelais à la tâche durant les vacances de février, soit deux ou trois semaines avant la date limite d’envoi des manuscrits…^-^).
Et puis, autre projet ! À force de participer à ce concours, je commence à accumuler un petit nombre de nouvelles que je souhaiterais réunir en un recueil, et que j’aimerais auto-publier. Je n’en suis qu’aux prémices de ce projet, mais cette idée me motive pour écrire encore et encore. J’ai envie d’élargir mon horizon, j’ai envie d’y croire et de me lancer. J’ai toujours voulu devenir écrivain, il faut que je croie en moi sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Il n’y a que moi qui pourrai provoquer ma chance, n’est-ce pas ? J’ai envie de foncer, de tout faire pour essayer, quitte à échouer. Je préfère les échecs aux regrets. Bien sûr, je vous en reparlerai en temps voulu. Tout cela n’est qu’à l’état d’embryon d’idée, pour l’instant.
Enfin, comme je l’ai évoqué dans le bilan ci-dessus, j’ai commencé un nouveau projet de fiction intitulé Wanaka Blues, une histoire qui se déroule en Nouvelle-Zélande, en été. Comme je suis extrêmement sensible aux saisons et incapable de me projeter dans les beaux jours lorsque c’est encore le plein hiver, je ne parviens pas à avancer sur ce projet actuellement. J’attends le retour du soleil pour m’y remettre, je sais que le déclic se fera de lui-même. Mon inspiration est vraiment fluctuante en fonction de la météo, je suis une véritable ourse polarisée entre l’hiver et l’été, sans demi-mesure, ah ah ah…

Mon mantra en 2019

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le givre, à Noël, chez mes parents

Voilà pour ce billet de changement d’année. J’aime bien cette idée de la page qu’on tourne, des souvenirs qu’on garde et de la feuille vierge qui s’offre à nous. Dernièrement, je ne sais plus où, j’ai lu une sorte de mantra qui disait, en substance : notre vie entière est à l’image de ce qui remplit une de nos journées, ou quelque chose comme ça. Cela m’a fait prendre conscience qu’à force d’attendre de vivre de grands moments inoubliables, j’en oubliais parfois un peu le doux quotidien. Et aussi, que passer mes journées à faire des tâches ménagères, à ressasser des soucis, à m’énerver avec Little ou à scroller sur internet reflétait une bien piètre image de ma vie, loin de celle que j’aspire à avoir. Alors, j’ai envie d’inverser la tendance, et d’envisager chacune de mes journées comme le reflet de ma vie entière. Cette semaine, j’ai fait trois randonnées, j’ai passé beaucoup de temps dehors, j’ai lu et cuisiné avec Little, j’ai beaucoup joué avec lui aussi, j’ai pris le temps de préparer des recettes que je n’avais pas faites depuis longtemps, j’ai essayé d’être présente pour mes amis, de prendre des nouvelles… bref, je me suis dit que mes journées devaient être remplies de plus de belles choses, et de moins de négatif (boulot, tâches ménagères, routines obligatoires mais que je vais essayer de mieux diluer dans ma semaine…). Tâchons de mettre ce mantra à exécution en 2019 !

 

Et vous alors ? Votre bilan 2018 est-il plutôt positif ou, comme pour nous, l’impression d’un tourbillon un peu éreintant qu’on est content de vois s’achever ?

Quels sont vos vœux pour 2019 ? Des bonnes résolutions ?

À très bientôt, et encore une belle année à vous !

 

NB : toutes les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Christmas spirit

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L’hiver

Vous le savez sûrement, j’adore Noël, et toute cette période qui commence autour de mi-novembre, et qui s’achève après les fêtes de fin d’année, cette période où les rues s’illuminent, où les vitrines sont somptueuses, et où je n’éprouve aucune culpabilité à manger trop de chocolat devant un film ou à rester enfermer toute la journée devant la cheminée occupée à dessiner et jouer avec mon fils. Je suis une fille du froid, comme si j’avais eu une autre vie auparavant, une vie d’Inuit, de pingouin, de renard argenté ou d’ours polaire.
(Sans doute d’ours polaire…)
En hiver, j’aime courir au grand air, les joues fouettées par l’air frais ou la pluie glacée, et enfiler mes chaussures de randonnée pour partir en balade avec Little, le regarder sauter dans les flaques d’eau, y tremper ses animaux en plastique, se salir avec la boue et les bâtons et ramasser des cailloux pour les lancer dans la rivière du village. J’aime les ciels opaques parfois noirs et violets de l’hiver, la nuit qui tombe tôt, flâner dans les rues et observer les intérieurs éclairés des maisons (ne me jugez pas ^-^), les chemins boueux et les promenades à la lueur des lampes torches, d’où l’on rentre crottés, transis, et heureux comme une tribu d’ours justement !

Les présents

Et puis j’aime offrir des cadeaux, et Noël me ravit pour cela. Cette année, contrairement à mes habitudes, j’ai vraiment, beaucoup, gâté mon fils. Je voulais un Noël magique, pour ses trois ans et demi, à présent qu’il a l’âge de comprendre et de retenir ce qui se passe. Les autres années, je préférais des cadeaux utiles, ou éducatifs, mais surtout peu nombreux. Cette fois-ci, j’avoue avoir complétement craqué, car je rêvais d’une pièce de jeux emplie de mondes Playmobil et Legos qui feraient rêver n’importe quel enfant, moi comprise 🙂

fullsizeoutput_325(petit lutin de Noël qui m’aide à démêler la guirlande lumineuse)

J’ai eu la chance de me rendre à une bourse aux jouets extrêmement prolifique au mois de novembre, où j’ai déniché des pépites. À la base, je cherchais ardemment un château fort Playmobil, et on m’a indiqué qu’il y en avait eu un qui s’était vendu le matin même, pour 40 euros, « un énoooorme château » m’a-t-on répété plusieurs fois, gestes à l’appui. J’étais déçue, mais je ne suis pas repartie bredouille, car d’autres sets de Playmobil étaient en vente ; j’ai acheté une ferme, un étang, une charrette du marché, le bureau du shériff… Uniquement de beaux jouets d’occasion, vraiment bon marché. J’ai aussi déniché un grand ensemble Duplos Safari et la maison Duplos, j’étais ravie car les Duplos coûtent très cher et il faut toujours se saigner pour enrichir un peu la collection de Little (qui a déjà de quoi faire, cela dit ! Mais plus on a de briques Duplos, plus on a de possibilités de construction, n’est-ce pas…?)
Les grands-parents de Little vont lui offrir un chalet de montagne Playmobil qui est superbe (et dont je suis très jalouse) et j’ai ajouté à tout cela un fourgon de police et un atelier du Père Noël Playmobil. Ses autres grands-parents lui offrent une caserne de pompiers Legos, et un des frères de Robinson a choisi, je crois, un avion Playmobil ! Bref, vous le voyez, ça va en faire, des univers de jeu !

Cette envie ne vient pas de nulle part, évidemment. Tout d’abord, j’ai moi-même été une enfant Playmobil ; le plus beau de mes cadeaux de Noël a été sans conteste la somptueuse maison 1900 Playmobil, avec laquelle j’ai joué des années durant. J’adore les Paymobil, petite j’aurais adoré pouvoir jouer avec le bateau pirate ou le château fort aussi…
Et puis, la dernière fois, je suis allée chez une des mamans d’un copain de Little, on est devenues copines à force de discuter de nos soucis de mamans, et de réaliser qu’au-delà de ce rôle nous avions beaucoup de points communs. En allant boire un thé chez elle un lundi matin (mon jour off) j’ai découvert dans la chambre de Gaspard, son fils, un tapis recouvert d’installations Playmobil, digne d’une vitrine de Noël. Le zoo, l’hôpital, l’école, le commissariat, la cabane dans les arbres, le square… Sa maman avait tout installé pour que Gaspard puisse jouer, c’était ordonné, agencé, composé, ça m’a littéralement donner envie de m’asseoir par terre et de jouer, moi aussi ! Ça m’a rappelé les heures de jeux avec ma maison Playmobil. J’ai eu envie de partager ça avec Little aussi. Je préfère l’encourager à développer des mondes Playmobil, mixtes et asexués, que d’autres jeux plus genrés (et qui, pour être honnête, me plaisent moins aussi ah ah ah…!).

Bref, voilà comment est née mon désir de commencer avec lui une collection de ces beaux jouets, de mêler les Legos et Duplos à construire, avec les Playmobil (un peu moins chers que Legos). J’imagine déjà l’installation que nous allons faire dans la pièce de jeux attenante au séjour, lorsque nous assemblerons ces beaux cadeaux de Noël neufs et d’occasion, avec en plus mes reliquats d’enfance, que j’ai évidemment soigneusement conservés !
Et puis, après réflexion, lorsque j’ai réalisé que tous ces cadeaux, ça faisait tout de même beaucoup pour un seul enfant, j’ai décidé d’offrir la ferme Playmobil et la charrette du marché aux grands-parents de Little, les parents de Robinson, qui n’ont pas vraiment investi dans l’aménagement de leur maison pour leurs petits-enfants, et qui n’ont beaucoup de jouets pour accueillir dignement leurs quatre petits-fils-et-filles. Je me suis dit que les cousins, âgés de 4 mois à 7 ans, seraient heureux d’avoir de nouveaux jeux chez leurs grands-parents, et qu’il serait plus facile pour eux de partager ces jouets collectifs que de prêter leurs propres affaires qu’ils ne manquent jamais d’emmener avec eux. Bref, de cette manière, Little ne croulera pas sous les cadeaux et ne deviendra pas un enfant pourri gâté (!), et je minimise les risques de conflits de partage de jouets entre cousins. J’ai tout bon, là, non ? 😉

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Décorations

Nous partirons samedi direction la Lorraine, pour fêter Noël dans nos familles. Cette année, deux nouvelles petites invitées se joignent aux festivités, puisque mon frère et l’un des frères de Robinson sont papas depuis peu. Deux nouvelles cousines pour Little, qui n’est entouré que de filles, et aimerait bien avec un autre garçon avec lui aussi pour changer un peu ^-^

Notre maison est décorée depuis quelques semaines déjà, mais je n’ai pas fait dans la démesure cette année, je me suis contentée de resortir notre vieux sapin artificiel qui a presque 10 ans (à cette époque, acheter un sapin artificiel ne me posait absolument pas de problème, je n’avais aucune conscience écologique je l’avoue…), est un peu maigrichon mais nous convient tout à fait. J’ai décoré les fenêtres et fabriqué une couronne de sapin pour la porte d’entrée, avec des branches de l’énorme sapin qui trône devant notre terrasse. Nous allumons des bougies dans les photophores en forme de maison en céramique blanche, et retournons régulièrement notre boule à neige de Noël, et puis voilà, rien de plus. C’est déjà parfait pour nous.

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Ma collection de décorations de Noël des quatre coins du monde s’agrandit année après année, en voici un petit aperçu :

Colonne de gauche : Nessie d’Ecosse – boule de Londres – maisonnette de Russie – Rockefeller Center de New-York

Colonne du milieu : maisonnette de Russie – boule Navajo d’Utah – maisonnette de Russie

Colonne de droite : poupée d’Afrique du Sud – boule et gingerbread de Londres – boule du Costa Rica (avec le Père Noël qui surfe, j’adooore…), lutin d’Islande, et sapin kangourou d’Australie !

La fête de l’hiver

Vendredi, ce sera le premier jour de l’hiver, et comme nous l’avons fait pour l’automne, nous souhaiterions fêter ce changement de saison avec Little. J’aime beaucoup cette idée de faire une fête pour chaque saison…
Le 21 décembre, voici comment nous célèbrerons la fin de l’automne et l’entrée dans l’hiver :
– activités artistiques et manuelles sur le thème de l’hiver : confection de flocons découpés, dessins de flocons, de paysages de montagne, d’un lumignon, et préparation de papiers d’emballage des cadeaux avec des chutes de récupération, des tampons de Noël et de jolies paillettes
– bain moussant pétillant avec une énorme boule effervescente de chez Lush, aux couleurs d’aurore boréale. Little va adorer. (La chance ! Moi je n’ai jamais eu de boule Lush…!)
– dîner dans la pénombre, à la lueur des bougies et de la guirlande du sapin de Noël
– le lendemain, chasse aux trésors dans le jardin (chocolats, papillotes, et un petit dragon Schleich, car Little est en plein dans sa période dragon… ^-^)
– confection de sablés de Noël
– atelier « glace et givre » : Little devra libérer ses petits animaux Schleich que j’aurais fait préalablement geler dans de l’eau durant la nuit. Les faire fondre ou casser la glace, cela devrait l’occuper un petit moment !
– lectures de circonstance : le Livre de l’hiver, incontournable, mais aussi Première nuit d’hiver, d’Amy Hest et de Lauren Tobia, dont les illustrations sont d’une douceur exquise.

(Le livre de l’hiver, de Rotraut Susanne Berner, et Première Nuit d’Hiver, d’Hest et Tobia)

Le tout, ponctué de chants de Noël, et conclu par un tour sur la grande roue du Marché de Noël de Metz lorsque nous arriverons samedi soir. Ça promet d’être féérique !  Ne demandez pas qui est la plus impatiente de fêter l’arrivée de l’hiver … ^-^

fullsizeoutput_327(fabrication de la couronne de Noël pour décorer la porte)

Voici à peu près tout, tout ce qui me met en joie en cette période. Même faire les magasins sur ma pause déjeuner, dans un centre commercial surbondé et trop chauffé, n’a pas réussi à grignoter ma bonne humeur hivernale et mon esprit de Noël.

Et vous, êtes vous gagné(e)s par la magie de Noël ? Avez-vous terminé de préparer tous vos cadeaux ? Quels sont vos petits bonheurs durant la période des Fêtes ?

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

L’hiver doux

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Ah, le mois de décembre, le calendrier de Noël, ses chocolats, les guirlandes lumineuses qui clignotent, et l’envie de rester des journées entières sous un plaid à lire et à regarder des films de saison.

Voir

animaux fantastiques

Je suis allée au cinéma voir Les Animaux Fantastiques 2 – les Crimes de Grindewald, et j’ai passé un excellent moment. C’est du ciné comme j’aime : spectaculaire, dépaysant, sans ennui, féerique… on ne s’ennuie pas, les personnages sont étonnamment étoffés, j’ai surtout, évidemment, craqué pour le personnage de Leta Lestrange interprété par la fascinante Zoë Kravitz. Leta est ambivalente, à la fois sombre et lumineuse, et jusqu’au dernier moment on ne sait pas quel côté l’emportera chez elle. Zoë Kravitz est, comme dans Big Little Lies, sensuelle, racée, féline et magnétique. Et bonne actrice, pour ne rien gâcher !
Cette escapade dans les salles obscures était un bon moment partagé avec Robinson, comme on en a trop peu depuis la naissance de Little, mais qu’on saisit à chaque fois qu’on le peut !

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Lire

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J’ai lu un roman de Malika Ferdjoukh dernièrement, et ses livres sont toujours aussi savoureux. Cela se passe à New York dans les années 40, c’est Halloween, puis Noël, il neige, et il est question de jeunes gens apprentis comédiens, danseurs, artistes à Broadway. Ils vivent dans une pension, la maison Giboulée, et la narration est, comme toujours avec Ferdjoukh, drôle, inventive, rythmée et délicieuse. Broadway Limited est un roman parfait pour la saison, un tome 2 vient de paraître et bien sûr il me tarde d’y plonger !

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Écrire

Le nouveau sujet du concours d’écriture auquel je participe chaque année est sorti début novembre ! Vous avez jusqu’à mars pour y participer, ce qui laisse beaucoup de temps en réalité, car il s’agit de nouvelles, et seulement cinq pages maximum sont autorisées !
Le sujet 2019 est : Jeux interdits… Hum hum… ^-^

affiche eveil plumesLa jolie affiche du concours, réalisée cette année par… ma meilleure amie, dont j’avais glissé le nom à l’oreille du président du concours, et qui l’a contactée !

Après m’avoir laissée de marbre pendant quelques jours, le thème m’a finalement inspirée et à présent, j’attends d’avoir un peu de temps libre pour m’atteler à l’écriture. J’aime ce concours car il me donne un élan d’écriture libre, ça me cadre et me fixe un objectif, et puis être lue par d’autres personnes est toujours très enrichissant. Bref, si vous avez envie de vous amuser sans pression, de vous contraindre à un petit exercice d’écriture, ou même de devenir lecteur et faire partie du jury, n’hésitez pas à participer !

 

Et vous, que lisez-vous, que regardez-vous, qu’écrivez-vous, cet hiver ?

Music of the day : Lately, Lera Lynn (from HBO True Detective 2)

Illustrations : ici et ici

L’escapade enchantée

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Après la crise d’octobre et une visite chez mon médecin qui m’a prescrit « des week-ends et des vacances sans enfant » … j’ai pris les choses en main et j’ai déculpabilisé à l’idée d’abandonner homme et enfant pour m’octroyer des moments « à moi ». Alors vendredi soir, j’ai regardé partir Little et Robinson pour un week-end père-fils, avec un petit pincement au cœur bien sûr, mais aussi un soulagement que je ne peux pas nier ; enfin j’allais pouvoir prendre mon temps sans pression, sans cris, sans stress. Le samedi matin, je me suis levée aux aurores et j’ai pris la route encore noire de nuit pour récupérer un de mes meilleurs ami et filer, direction les Alpes. Nos snowboards dans le coffre, de la musique et deux heures de discussion arrosées de café ont accompagné le trajet. Sans pneus neige, nous avons dû abandonner la voiture un peu avant la station ( après avoir poussé et dérapé un long moment! ) et avons gagné à pieds les remontées mécaniques.

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C’était la journée d’ouverture des 2 Alpes, le soleil était au rendez-vous, il avait neigé toute la semaine, les conditions étaient incroyablement optimales. Nous qui avions prévu cette échappée sans trop y croire, persuadés qu’un contre-temps nous forcerait à l’annuler, que l’un de nous deux aurait un manque de motivation à la dernière minute, qu’un 1er décembre il y aurait trop peu de neige pour pouvoir profiter des pistes, que nos voitures tomberaient en panne ou que sais-je encore… ne nous attendions pas à ça! Nous avions guetté la météo des jours durant, et la pluie discontinue semblait être la prévision la plus probable. Alors se retrouver au pied des pistes face à une couverture de poudreuse épaisse et immaculée et sous un soleil éclatant, c’était inespéré. Nous avons eu du mal à y croire. Dans les télécabines, on a enfilé gants, bonnets, on a mis nos téléphones en mode avion, j’ai demandé « Yolo? » il a répondu « Yolo! », on s’était dit qu’on irait tranquillement pour cette reprise après des mois sans skier, et puis finalement on n’a pas arrêté de la journée. On n’a même pas eu envie de déjeuner, à midi. Les pistes et la neige parfaite, le soleil, le ciel bleu et le peu de monde en station nous ont grisés, on avait envie de profiter à fond, sans contrainte. On a grignoté des noisettes dans les remontées mécaniques, bu un café le temps de prendre quelques photos souvenirs et de les envoyer à nos proches restés en bas, dans la vie normale. De leur dire que tout allait bien, qu’on était bien arrivés et qu’on savourait ce moment en pensant aussi à eux, qu’on aurait aimé qu’ils soient là. On a passé la journée à se répéter à quel point on était chanceux, comme si toutes les planètes étaient alignées. On n’a pris aucune décision, on est allés là où notre snowboard nous emmenait, puis on remontait et redescendait encore. Sans se poser de questions. Personne ne nous attendait, nous n’avions ni contrainte d’heure, ni de bienséance, il ne fallait prendre soin de personne, ne faire attention à rien, juste être là et faire du snow. Aussi simplement que ça. On a ridé jusqu’à la tombée du jour et fait notre dernière descente face à un coucher de soleil rose et bleu sur les montagnes blanches. C’était comme d’habitude, incroyable, à chaque fois j’en ai le souffle coupé, la beauté des montagnes est saisissante, elle nous donne le sentiment d’être à la fois tout-puissant et tout petit, insignifiant. Elles sont majestueuses, froides et enveloppantes.

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Le trajet du retour fut un nouveau moment d’échanges, de rires, de musique, de chips trop salées et de confidences parfois un peu brutes, ce fut tout aussi savoureux que le reste de la journée. Le soir, on a rejoint notre bande sur les quais à Lyon, pour profiter encore et faire la fête tous ensemble.

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Je suis rentrée chez moi à deux heures du matin, la maison vide ne m’a pas parue triste. Alors dans la nuit, j’ai allumé un feu, pris une douche chaude, et j’ai dormi dans le canapé-lit devant la cheminée et les flammes oranges qui m’ont bercée. Fourbue, épuisée, sereine, emplie de bien-être, comme je n’en avait pas ressenti depuis longtemps. Ce lâcher-prise était nécessaire, je suis heureuse d’avoir saisi le moment et provoquer la chance de cette journée magique.

Ne penser à rien et profiter, ne pas être une maman l’espace de deux ou trois jours, c’est dur à admettre mais, quel bien ça fait.

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Le lendemain matin, je me suis réveillée dans le calme typique d’un dimanche pluvieux à la campagne. Dehors, le gris et la bruine avaient envahi le village, je n’ai pas replié le canapé-lit, j’ai relancé le feu dans la cheminée et j’ai pris mon petit-déjeuner au lit. Puis, trop courbaturée pour faire quoi que ce soit, je suis restée allongée toute la journée et j’ai regardé des films. Je n’avais pas fait ça depuis… je ne sais même plus quand ! Oui, j’avais des millions d’envies, de choses à faire, écrire, coudre, sortir me promener, aller prendre un cours de yoga à Lyon, passer chez mon frère voir ma nièce née il y a quinze jours, emballer les cadeaux de Noël, installer les décorations de Noël aussi tiens, préparer tous ces légumes qui attendent d’être lavés, coupés, cuisinés… lire, aller au cinéma… Mais le désir et le besoin de me reposer sans culpabiliser ont pris le dessus. C’est trop rare.

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Le soir, lorsque Robinson et Little sont rentrés de leur escapade en Lorraine, je les attendais avec un plat de pâtes à la sauce tomate et un sourire jusqu’aux oreilles. Little était paisible et content de retrouver la maison et maman, Robinson était heureux que j’ai pu profiter comme je l’ai fait, et moi j’étais rayonnante et ravie d’avoir coupé un peu le quotidien avec cette parenthèse enchantée.

Le seul bémol, bien sûr, est que je n’ai pas pu emmener Robinson avec moi, alors que c’est habituellement lui, mon partner in crime à la montagne. Faire du snow sans lui est toujours un peu étrange pour moi, mais lorsqu’on est parents, on n’a pas forcément le choix, et on doit bien accepter de ne plus pouvoir TOUT faire ensemble, en tous cas pas tout le temps. Malgré tout, une chose est sûre : la prochaine fois, c’est avec lui que j’irai dévaler les pistes de ma montagne adorée.
Et en attendant, eh bien, il faut reprendre le chemin du quotidien et sa routine ronronnante. Mes courbatures encore vives me rappellent mon échappée et me mettent du baume au cœur tandis que je me plonge dans les livrets d’évaluation de mes élèves et les préparatifs de Noël. Je vous souhaite une belle semaine, à bientôt.

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Music of the day : Wolf like me, TV on the radio

 

NB : les photos de ce billet sont toutes personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser dans mon autorisation.

Sunday morning # novembre 2018

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Ce matin, le brouillard envahit les baies vitrées, on distingue à peine le grand sapin planté devant nos fenêtres, que dire de la vallée, des toits du village, ou des monts qu’on ne devine même pas, tout là bas ? Robinson, à peine levé, à démarré un feu dans la cheminée, Little boit son chocolat chaud encore tout endormi (mais en chantonnant, toujours…) et j’émerge doucement en savourant le silence de cette journée d’automne, blanche et opaque, aussi cotonneuse que de la ouate.

Mon café au lait fume, je tartine une tranche de pain en me disant que j’aurais du préparer des crêpes. J’adore les crêpes. Je le ferai dimanche prochain.
Little a terminé son chocolat, il réclame son deuxième petit-déjeuner : le nôtre. Tartines, oranges, bananes, il chipe tout ce qu’il peut. Cet enfant est un incorrigible glouton, pas étonnant qu’il mesure deux têtes de plus que tous ses camarades…

Après avoir englouti une montagne d’aliments, il s’installe à la table basse du salon pour jouer dessiner. Je bois mon deuxième café. Robinson propose à Little de colorier un dessin de Noël ensemble, alors tous les trois on se met au travail. Little s’applique, et nous aussi. Notre ours de Noël est plutôt réussi. Autour de nous, la petite guirlande luciole et l’étoile lumineuse donnent déjà des airs de fête. J’allume ma nouvelle Yankee Candle au nom évocateur : a calm and quiet place… le feu crépite, Little joue avec son train éléctrique qu’on entend carillonner dans toute la maison.

breakfast

Puis, il est temps de s’habiller : bottes en caoutchouc, cirés, vêtements chauds, et zou tout le monde au jardin. Tandis que Little joue dans le bac à sable avec des marrons et des rondins de bûches, Robinson pioche la terre pour déraciner les bambous coriaces qui envahissent notre terrain. C’est un travail pénible et long, cela fait des mois qu’il a commencé. D’ici quelques années, il espère qu’il n’y aura plus de bambous.
Pendant ce temps, je nettoie le jardin, je le prépare pour son hivernation. J’ai planté un nouvel arbuste dans le grand bac près de la porte d’entrée, pour agrémenter un peu notre terrasse. Quelques pots de pensées oranges et mauves côtoient les pots de bruyères tricolores, c’est joli.

Tout à l’heure, nous accrocherons les décorations de Noël sur la rambarde de la terrasse, la couronne de branches de sapin entrelacées à la porte. Déjà, les odeurs de clémentine qui envahissent toute la maison donne à l’atmosphère des airs de fêtes.

Cet après-midi, nous irons marcher dans un village voisin, ou au bord de la rivière. Nous évitons les forêts ces temps-ci, pas envie de nous retrouver nez à nez avec un chasseur.

Ce sera un dimanche doux en famille, qui se terminera pas notre habituel plat de pâtes à la sauce tomate mijotée par Robinson, notre traditionnel repas réconfortant de la fin de semaine.

 

Sunday looks (attention les yeux – montage photo de l’extrême)

Voici un aperçu de mes tenues fétiches du moment : la salopette.  Je la porte chic ou version « bleu de travail », en velours noir + dentelle ou velours beige + chemise de bûcheron, selon que je vais travailler dans le jardin ou que je m’accorde un resto avec mes copines… J’adore les salopettes et leur côté absolument décontracté, quelle que soit l’association.
La qualité de mes photos était tellement médiocre que j’ai préféré faire un montage psychédélique, avec un paysage de Nouvelle-Zélande en arrière-plan (improbable) de deux silhouettes découpées. C’était ça ou bien ma salle de bain en fond ah ah. Excusez-moi pour ce délire absolument pas esthétique, promis je ne le ferai plus !! Oui, je sais, c’est très très moche et bizarre, non ? 🙂

psychédelique

 

Sunday movie

Après avoir terminé la dernière saison en date de The Americans, une série que nous apprécions beaucoup, nous avons réservé deux semaines au visionnage intégral des adaptations version longues du Seigneur des Anneaux, un de nos petits rituels. Régulièrement, tous les quatre ans environ, nous adorons nous replonger des heures durant dans cette fabuleuse épopée, tournée dans le plus beau pays du monde… À hauteur d’une heure chaque jour, douze soirées furent nécessaires pour engloutir la totalité des versions longues. Ah, je peux vous dire que Frodon, Sam et Aragorn me manquent déjà… Heureusement, à présent, c’est dans un cycle Harry Potter que nous nous lançons 😉 N’est-ce pas la période idéale pour s’aventurer à Poudlard sans bouger de son canapé et d’une montagne de plaids en polaire ?

 

Sunday artcraft with kids

presse fleurs

Comme je l’avais mentionné dans un précédent article, j’ai offert un petit presse-fleurs à Little, afin que les dizaines de feuilles qu’il ramasse quotidiennement puissent avoir un autre usage que de finir en tas dans le compost. Ainsi, lorsqu’on part en balade, j’encourage Little à chercher des feuilles de différentes couleurs pour notre presse-fleurs, puis une fois rentrés à la maison nous les compulsons avec soin entre les cartons épais. Little adore visser et dévisser les boulons qui servent à serrer le presse-fleurs. Lorsque les feuilles ont bien séché, au bout de quelques jours, on re-déboulonne tout, puis Little applique avec enthousiasme de grosses tartines de glue au dos des feuilles pour les coller sur des cartons peints ou un cahier (futur herbier ?). Je trouve le rendu très joli, simple et poétique.
Et lorsqu’il préfère faire de la peinture, je sors ma petite boîte de pastilles aquarelles et le laisse divaguer sur grand format (le rouleau de papier Ikea est parfait pour ça), puis une fois tout cela sec, on décore au feutre ou au stylo, en dessinant de petites bébêtes qui grimpent sur les arabesques colorées. Enfin, j’ai commencé à utilisé ces grandes peintures pour emballer les cadeaux de Noël. Surprenant : le rendu est vraiment chouette ! On n’aurait presque pas envie d’arracher l’emballage… Ça peut paraître incongru à certain(e)s que je ne garde pas précieusement les peintures de mon rejeton, mais en réalité je garde énormément de ses productions, et je ne peux pas tout stocker, alors je peux me permettre d’écouler un peu mon stock d’œuvres d’art 😉 Et puis, cette double utilisation, c’est un peu écologique, non ?

herbier

Sunday run and yoga

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Depuis quelques mois, j’ai repris la course à pieds de manière régulière et ça me rend HEU-REUSE ! Évidemment, je me sais en sursis ; ce sport n’est pas fait pour moi, il est bien trop traumatisant, j’ai des blessures et des antécédents, mon dos mes genoux ma cheville encore faible… je profite tant que je peux, jusqu’à la prochaine blessure, ou autre. Je me fais plaisir, j’engrange un maximum de souvenirs de runs matinaux un peu frais ou de couchers de soleil sur les prés, de petites foulées dans la brume mystérieuse près du château fort, ou sous la pluie battante dans un décor d’halloween. J’aime courir dans toutes les conditions (sauf la chaleur), froid, soleil, grisaille, bruine et même neige. L’endorphine du footing me donne toujours le sourire, je savoure ma playlist spéciale course à pieds et j’écoute les battements de mon coeur qui cogne au rythme des pulsations de Nine Inche Nails, M83, The Dead Weather ou Karnivool…
Après ma sortie course, je prolonge le plaisir en faisant une séance de yoga, soit sur la terrasse face à la vue sur toute la vallée, soit au coin de la cheminée, au chaud sur mon tapis. J’ai trois séances toutes prêtes griffonnées sur mon carnet, que j’alterne en fonction de mes envies, de mes besoins (ouverture des hanches, travail du dos, étirements des jambes…) et je m’accorde parfois quelques sauts dans mon ancien studio de Lyon, pour une séance avec mon super professeur de yoga histoire de garder le rythme et le niveau !

runLes décors bucoliques de mes entrainements

Sunday travel (inspiration)

Sur l’Instagram de Bakpoki, on peut admirer les sublimes photos de l’échappée dans le Yorkshire de cette famille qui sait toujours comment nous faire partager son goût des beaux voyages et des grands espaces. Les landes verdoyantes et humides, les pierres nappées de brume, les moutons, les époustouflants lieux de tournage d’Harry Potter… j’ai très envie de découvrir cette partie de l’Angleterre, qui semble très adaptée pour un voyage avec des petits enfants. Et puis, le Yorkshire est la terre des Brontë, j’adorerais arpenter la lande qui a inspiré deux de mes livres préférés du monde entier !
Voici le lien du blog de Bakpoki où est publié un petit compte-rendu de ce voyage très nature en Angleterre.

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(photos de l’Instagram de Bakpoki)

Je vous souhaite un bon dimanche tout doux. Allez-vous commencer vous aussi à décorer votre intérieur pour les fêtes de fin d’année ? Ou paresser devant un bon film du dimanche ? À très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet, exceptée la dernière, sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.