Mon école

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Atelier de grammaire Montessori : manipulation des formes de grammaire, jeu auto-correctif.

Le sujet de l’éducation revient régulièrement dans mes billets, j’en ai bien conscience, et j’ai d’ailleurs eu un certain nombre de questions à ce sujet. Après mon billet sur le pourquoi je ne veux pas scolariser mon fils (mais je le scolariserai tout de même car je n’ai pas, malheureusement, les moyens financiers pour faire l’IEF – et parce que Robinson n’est pas d’accord avec cette idée d’école à la maison, aussi), voici un petit (ah ah, petit… genre. Il va être beaucoup trop long, comme d’habitude) article sur ma classe, ou comment j’essaie d’appliquer mes principes pédagogiques au carcan parfois trop rigide de l’Éducation Nationale.

Multi-niveaux

À chaque réunion de répartition (celle où l’on décide du paysage de nos futures classes, où on se répartit le niveau et les élèves), je me BATS pour, au mieux faire uniquement des classes à niveaux multiples, au moins obtenir une classe avec un double-niveau. Dans mon idéal, tous les collègues travailleraient en niveau double ou triple, et pas forcément avec des classes d’âge qui se suivraient. J’ai vu, dans plusieurs écoles (en REP, notamment), des classes de CP-CM2 qui fonctionnaient merveilleusement bien. Les études actuelles le montrent : les enfants ont besoin d’être brassés avec des enfants d’âges différents. Comme je l’avais déjà dit dans mon billet sur l’IEF, nous-mêmes adultes, ne nous contentons pas de fréquenter des gens qui auraient uniquement notre âge, nous avons des amis plus jeunes, plus vieux, et cela apporte une véritable richesse dans nos échanges.
J’aime les classes à niveaux multiples car:
– je ne m’ennuie pas (j’ai le syndrome Carrie Mathison, j’ai besoin d’être en ébullition constamment, sinon, je tourne en rond et suis malheureuse comme une pierre)
– on est OBLIGÉS de différencier, c’est-à-dire de réflechir à une compétence développée dans plusieurs niveaux de difficultés, et cela est une richesse pour les élèves qui ont des difficultés MAIS AUSSI pour les élèves qui se baladent dans leur niveau et s’ennuient vite. Qu’un enfant de CP puisse, selon ses envies et réussites ou besoins, refaire un travail de Grande Section ou passer à une compétence de CE1, est pour moi juste INDISPENSABLE.
– une réelle entraide se met en place entre les élèves, le tutorat est aussi bénéfique pour celui qui a besoin d’aide que pour celui qui aide, voire même PLUS bénéfique pour le tuteur, car on n’apprend jamais mieux que lorsqu’on reformule une consigne ou qu’on essaie d’expliquer une compétence qu’on a soi-même comprise.
– il y a beaucoup moins de tensions entre les élèves que dans une classe où TOUS ont le même âge, et où ça tourne vite en rond. Prenons un exemple concret : cette année, j’ai une classe de CE1-CE2. Parmi mes CE1, il y  a un élève vraiment difficile, pénible, désagréable avec les autres, il a toujours le mot blessant, l’attitude méprisante, bref, vous voyez le portrait. Cet élève, typiquement, serait un véritable « parasite » (désolée si le mot vous choque, c’est juste une image) dans une classe de CE1 uniquement. Il prendrait toute la place, serait odieux avec tout le monde et s’approprierait le rôle du vilain petit canard, ce qui serait terriblement néfaste pour lui et pour la suite de sa scolarité. Or, dans ma classe actuelle, cet enfant côtoie des « plus grands », et il se permet donc beaucoup moins de choses. Il est pénible, oui, mais il ne joue pas la carte du « bad boy » à fond comme il le ferait avec des enfants uniquement de son âge. Le fait d’être avec des grands, des CE2, lui donne aussi envie d’être respecté par eux, de faire partie de leur bande, et donc de se montrer (parfois) digne de ces « grands ». Alors il fait parfois des efforts, et il se fait moins « vilain petit canard ». Des fois, il sait se faire oublier, ou même mieux, essayer de participer et d’être agréable (rarement, mais assez pour que l’effort ne passe pas inaperçu !). Bon, j’essaie de vous replacer tout cela dans ce que j’imagine de la mythologie mentale de ce petit garçon. En réalité je me plante peut-être complètement.

J’enseigne depuis sept ans (ou huit ? je ne sais plus), c’est peu, certes, mais ça m’a permis d’expérimenter les niveaux simples et multiples, et indéniablement, je trouve le niveau multiple plus riche, plus innovant, et plus apaisant pour les élèves.

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Les ateliers en libre-service

Ateliers et manipulation

Peut-être que mes premières années en maternelle m’ont appris à me détacher du sacro-saint combo « papier-crayon » car je ne suis pas du tout une adepte de la tradition en la matière. Des fiches d’exercices ? Beurk… Qu’on soit en grande section ou en CM1, pour moi, les apprentissages se font par la manipulation, l’expérimentation, le concret, et non par une fiche de préparation suivant le monotone déroulement : « découverte de la notion, exercices, leçon, évaluation ». C’est un point de vue personnel, discutable, qui ne plait pas toujours. Heureusement, pour l’instant, je n’ai pas eu de plaintes de parents ^-^ Parfois, certains me demandent un peu inquiets : « euh, vous les évaluez bien tous les trimestre, hein ? Il y aura un bulletin, et on pourra voir les fiches corrigées ? ». Je prends toujours beaucoup de temps en début d’année pour expliquer ma démarche. Généralement, cela plaît aux parents d’aujourd’hui, qu’on soit dans une école de bobos (comme la mienne actuellement) où les parents sont friands de pédagogie alternative et d’école ouverte, ou qu’on soit dans une REP (comme mes dernières années) où les parents veulent à tout prix éviter l’échec social à leurs enfants, et se fichent des programmes comme de l’an 40, tant que leur gamin se sent bien à l’école et ne se retrouve pas en décrochage scolaire. En fait, j’ai l’impression que tous les parents, ou presque, veulent la même chose pour leur enfant : le bien-être, le bonheur à l’école. Après, chacun l’adapte comme il veut ou peut. Personnellement, ma vision du bonheur et du bien-être ne passe pas par la réussite à tout prix et la concurrence (personnellement, j’ai très mal vécu mon année de concours, notamment). Quand je pense à Little, et à l’école que je souhaite pour lui, il s’agit d’une école libre, ouverte sur l’extérieur, où les enfants joueraient toute la journée, et apprendraient par la rencontre fortuite de leur curiosité et d’une question de la vie. « Tiens, la graine a germé ? Comment ça marche ! Je veux comprendre ! » ou bien  » Mais pourquoi faut-il dire Je veux que tu viennes et non Je veux que tu viens ?  » des questions qui émergeraient d’eux mêmes, sans fausse mise en scène pour les amener pile poil au moment où ça correspondrait au programme. Le livre de Céline Alvarez est passionnant sur ce sujet. LA curiosité des enfants est incommensurable, un puits sans fond, un moteur infatigable, qui rend tous les apprentissages possibles, même les plus complexes.

Le jeu, la manipulation, les ateliers autonomes permettent à tous les enfants d’être actifs, sur des compétences diverses et variées qui correspondent, ou non, aux programmes de leur tranche d’âge. Dans ma classe, mes élèves peuvent faire des Legos Technics très difficiles, des batailles de cartes sur les durées, reconstituer des frises historiques détaillées ou simplifiées, copier des poèmes qu’ils aiment, créer des lapbooks sur un sujet de leur choix, s’entrainer à conjuguer grâce à des jeux auto-correctifs, fabriquer des volumes à partir de plaques de construction emboîtables… Pour l’instant, je n’ai pas poussé ma démarche à fond comme je le souhaiterais, car je suis à mi-temps et partage ma classe avec une collègue à qui je ne peux pas imposer mon fonctionnement. Dans l’idéal, j’aimerais que nos journées se déroulent exactement comme C. Alvarez les décrit : les élèves manipuleraient en autonomie, tout le temps, et on ferait de longues pauses à l’extérieur pour développer la motricité et dépenser leur énergie. Pendant les temps de manipulation, je passerais parmi les élèves, regarderais ce qu’ils font, réussissent ou non, évaluerais tout cela de manière détachée, dédramatisée. Cela prendrait du temps mais c’est la meilleure façon, à mes yeux, de voir les progrès des enfants sans formaliser ce temps d’évaluation. Je me souviens de mes propres « contrôles » qui certifiait qu’à un moment T je savais faire ci ou ça. Oui, sur le moment, je savais, mais j’oubliais aussitôt le contrôle terminé et ma bonne note obtenue !! C’est pourquoi j’ai toujours bien réussi mes études tout en laissant grandir en moi ce sentiment de ne rien comprendre et de ne pas retenir grand-chose ! Aucun lien ne se faisait dans mon esprit, dans mes connaissances. J’apprenais, bêtement, et recrachais tout le jour J, bien comme il fallait. Ce système me paraît tellement absurde. Permettre aux enfants de faire et refaire cinquante fois un atelier, de le laisser s’ancrer en lui, de lui donner la possibilité d’être évalué plusieurs fois sur une même compétence, me semble bien moins illogique.

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Les ateliers de maths à gauche, de français à droite.

Travailler en ateliers de manipulation demande beaucoup, beaucoup de préparation, mais ce travail en amont permet aussi d’avoir beaucoup, beaucoup moins de corrections le soir ! Je passe toujours énormément de temps en début d’année à créer mes ateliers, imprimer, plastifier, découper, et dépense aussi beaucoup d’argent pour acheter de beaux jeux du commerce (type Montessori). Puis à chaque période de petites vacances, même chose, je créé de nouveaux ateliers. Mais le reste du temps, je suis plus tranquille. J’ai peu de corrections, (les dictées, tout de même…) et je peux prendre plus de temps pour réfléchir à des projets qui me portent : projet poésie, projet Histoire, projet théâtre… car comme je l’ai dit, je ne fonctionne pas non plus à 100% en ateliers, j’ai donc aussi des temps de classe plus traditionnels.
En gros, mon fonctionnement est le suivant :  je travaille avec des groupes de besoin, tous niveaux confondus. Je prends le 1er groupe en atelier dirigé pour découvrir  une notion (orthographe, maths…), pendant ce temps un 2ème groupe est en ateliers autonomes, et un troisième travaille de manière plus « traditionnelle », sur de la lecture, de l’expression écrite, ou des petits calculs en lien avec la notion étudiée. Puis, je fais une rotation, afin de voir tous les groupes en atelier dirigé, durant lequel j’adapte le contenu en fonction des besoins. C’est plus individualisé que de faire classe en grand groupe, mais moins individualisé que de prendre chaque élève un par un comme le préconise Alvarez en maternelle. Bon, il faut dire que le contenu des programmes est un peu plus lourd en cycle 2, aussi…

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Coin sciences dans ma classe

Les programmes officiels

Je les suis en pointillés. Mon but n’est pas que mes élèves soient en échec l’an prochain quand ils changeront de classe, d’enseignant et de méthode. Mon objectif est qu’ils soient adaptables, autonomes, et curieux (et bien sûr, heureux !). Je ne m’affole pas avec les programmes. Il y a des choses qui me semblent en parfait décalage parfois, comme le fait de devoir enseigner une grammaire très poussée alors que les élèves ont 8 ans et parfois ne maîtrisent pas bien la lecture, et l’encodage (écriture de mots). À quoi bon ? Qu’on ne me dise pas que la grammaire permet de mieux maîtriser la langue française. Je n’y crois pas une seconde. C’est le cas lorsqu’on maîtrise DÉJÀ la langue ! Pas quand on galère à avoir une syntaxe correcte et qu’on a un vocabulaire pauvre. Encore une fois, je peux parler de mon expérience personnelle en tant qu’élève : j’ai toujours été très bonne en français, je n’ai jamais fait beaucoup d’erreurs (orthographe, grammaire, conjugaison) et pourtant je n’ai JAMAIS RIEN COMPRIS à la grammaire française qui est, à mes yeux, une torture. C’est la lecture qui m’a permis de maîtriser la langue française, je lisais énormément et les règles de grammaire, d’orthographe, se sont imprimées en moi. De la même manière que j’ai appris l’anglais en vivant en Irlande et en baignant dans la langue, alors qu’auparavant toutes mes leçons théoriques de grammaire anglaise n’avaient jamais rien donné ! Bref, je m’égare… mais vous voyez où je veux en venir. Je me permets de prendre dans les programmes ce qui me paraît justifié et utile, et, oui, je l’assume et accepte qu’on puisse me le reprocher. Cette attitude n’est pas du tout recommandée par l’Éducation Nationale, mais en même temps j’ai la conviction que l’EN ne sait pas toujours ce qu’il faut faire et ce qui est bon pour les élèves aujourd’hui (les pontes décisionnaires ont tellement peu d’expérience du terrain…). Je suis persuadée que c’est le terrain qui fera bouger les pontes, et non le contraire. Alors je fais ma petite popote en me posant beaucoup de questions et avec la conviction de ne pas mal agir.

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Atelier d’histoire : la frise historique à reconstituer (événements, dates, titres, personnages importants…)

Les notes

Je ne note pas mes élèves. Les notes sont intéressantes et peut-être stimulantes pour les bons élèves, mais elles ne leur apportent rien cependant, tandis qu’elles sont néfastes pour les élèves plus faibles. Alors je ne vois pas vraiment quel est leur intérêt… Parfois, mes élèves ont un pourcentage de réussite, afin de se positionner par rapport à leur évolution. Exemple, en dictée : un élève peut avoir 87% de réussite une semaine, et la suivante 90%, et il sait alors qu’il a progressé. C’est un repère par rapport à lui-même, à son travail qui évolue.
Sinon, la plupart du temps, quand je dois évaluer les compétences, je note celles qui sont acquises, et je précise celles qui sont à renforcer, à revoir, en renvoyant directement à la page dédiée du cahier de leçons.

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Atelier de maths : grandeurs et mesures (la balance)

Culture humaniste

C’est un élément très important dans mon enseignement. À mes yeux, la Culture est une richesse que tous les enfants devraient recevoir à parts égales, et pas seulement ceux qui savent déjà bien lire, écrire, compter, ceux qui maîtrisent les bases quoi. En REP, j’avais monté un projet d’arts pour mes élèves les plus en difficulté : on écoutait de l’opéra, on observait des tableaux, on peignait, on modelait de l’argile, on allait au musée. C’était un renforcement pour ses « petits » élèves.
J’adore les arts et les enseigner : peinture, musique, photos, littérature, poésie… Dans ma classe, on fait beaucoup de danse, de théâtre, de lectures offertes, d’Histoire de l’art, de théâtre. Ça permet aussi aux élèves moins « scolaires » de se retrouver dans autre chose, de se révéler parfois. J’ai un élève assez difficile, un petit mec rude et brutal, qui m’a scotchée lors de notre cycle poétique de six semaines. Sa diction, sa finesse d’élocution, sa sensibilité se sont révélées lors de lectures offertes de poésie, ou d’écriture poétique. C’était magique, émouvant. Les arts sont essentiels car ils sont, d’une certaine façon, inutiles aujourd’hui, dans une société où tout se mesure, s’évalue, fait profit. Les études artistiques aboutissent rarement à un métier, comparées aux écoles de commerce qui enseignent comment bien vendre un produit et faire du profit. C’est dommage qu’on soit parfois si concentré sur les mathématiques qu’on en oublie à quel point un roman ou un tableau peuvent changer une vie. Je choisis souvent de faire des choses complexes, difficiles d’accès avec mes élèves, je leur choisis des livres pour les plus âgés, je leur montre des tableaux indéchiffrables, je leur parle de courants artistiques alambiqués (j’adore évoquer les Surréalistes avec eux, par exemple, et évidemment ils adorent!), je leur donne l’étymologie grecque ou latine de mots compliqués, et ils accrochent, ils en redemandent, ils s’ouvrent et attrapent toutes ces lianes pour grimper encore plus haut. C’est fantastique. Par exemple, on a lu Roald Dahl toute l’année, et pourtant ses livres sont très difficiles pour des CE1. Eh bien, après deux mois à étudier quotidiennement Roald Dahl, presque tous les élèves s’étaient achetés, sans que je leur demande bien sûr, un exemplaire d’un roman de cet auteur, et je les voyais plongés dans ces énormes livres à chaque moment libre de leur journée. Même les plus faibles, les CE1 qui entrent à peine dans la lecture et pour qui lire cinq lignes est laborieux, même eux avaient le nez dans les trois cents pages de Sacrées Sorcières, ou de Charlie et la Chocolaterie. Incroyable. C’est un exemple parmi tant d’autres, je pourrais vous en raconter plein, comment mes élèves déclamaient des poèmes dans la cour de récréation plutôt que d’aller jouer au foot, comment ils se sont passionnés pour Victor Hugo (qui est tout de même assez difficile pour de si jeunes enfants, même si certains de ses poèmes sont abordables), comment la Danse Macabre de Saint-Saëns n’a plus de secret pour eux…
Bref, l’art, l’art, l’art, ne doit pas être une pincée de sel sur le reste, mais bien l’ingrédient principal d’où tout part car les enfants sont incroyablement perméables à cela !

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Atelier de géographie : les continents (cartes de nomenclature Montessori)

Et voilà, je vous avais dit que mon billet serait court ah ah… Je ne sais pas s’il est très utile ni même intéressant, surtout pour des personnes qui ne travailleraient pas dans l’Éducation Nationale. Je voulais surtout montrer qu’il existe des alternatives aux pédagogies traditionnelles (et encore, je ne vous ai pas parlé de nos conseils de classe et de tous les ingrédients de la pédagogie Freinet qu’on utilise dans la classe…) et que, le plus important, est de prendre en considération tous les enfants, pas seulement les meilleurs bien sûr, mais pas non plus seulement les plus faibles, car les bons élèves qui s’ennuient en classe sont aussi un problème que l’on doit prendre en compte. Bref, je serais ravie d’avoir vos avis sur tout ça, que vous enseigniez ou non, que vous soyez parents d’élèves ou non, l’éducation des futurs citoyens est l’affaire de tous et nous avons tous notre mot à dire, n’est-ce pas ? En tous cas, une chose est sûre, il n’est jamais inutile de se poser des questions à ce sujet !

A bientôt !

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Atelier de géographie : les pays d’Europe (cartes de nomenclature)

 

NB : les photos de cet article sont toutes privées et non libres de droits.

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Sunday Morning 2018 #3

Hello !

Cela fait un moment que j’ai envie de rédiger un Sunday Morning car j’ai souvent pensé à vous en vivant plein de petites choses dernièrement, et j’avais envie de les raconter par ici.

Lately in our life…

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  • Little a été chez le coiffeur pour la première fois, et il fait tellement, vraiment petit garçon désormais… Je redoutais un peu ce moment mais ça s’est bien passé. Nous sommes allés chez la coiffeuse de notre village, et j’aime bien cette idée de créer de nouveaux rituels, de faire marcher les commerçants locaux, là où avant – à Lyon – je n’aurais pas hésité à emmener mon fils chez le super barbier hipster de Robinson… ^-^

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  • J’apprends plein de choses dans mon jardin : dernièrement, mes parents sont venus passer quelques jours à la maison et on a pu bien avancer (travaux, jardin…), mon père avait apporté sa tronçonneuse et m’a appris à m’en servir. C’est donc avec joie que j’ai passé deux jours à couper des troncs d’arbres (ils gisaient en tas depuis des années, amassés par les précédents propriétaires et laissés à l’abandon dans un coin du jardin). J’ai aussi scié entièrement à la main un énorme sapin horizontal qui prenait au moins 5 mètres carrés près du potager. J’ai bêché trois rectangles pour débuter un potager, que j’ai entouré d’une mini palissade de bois pour que Little ne passe pas son temps à traverser cet endroit en courant ou en draisienne… J’ai planté un eucalyptus, mais je doute qu’il supporte réellement les conditions climatiques de notre région (contrairement à ce qu’annonce Botanic) (on verra). J’ai potassé mes bouquins de permaculture et dessiné un premier plan du potager que je souhaiterais planter. Je vous en reparlerai sûrement dans un article dédié car ça me passionne !

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  • J’ai enfin déterminé l’ambiance que je souhaite pour notre nouveau séjour-cuisine, après plusieurs rendez-vous avec une architecte d’intérieur et beaucoup, beaucoup de revirements. C’était difficile pour moi de choisir l’univers que je voulais vraiment pour notre intérieur (oui, je dis « je voulais » car Robinson m’a laissée carte blanche en m’assurant qu’il se ferait à tout, tant que je ne faisais rien de trop moche ou extravagant). J’ai fait tourner en bourrique la pauvre Aurélie (qui me conseillait, donc) avec mes désirs précis et mes non catégoriques : rien de temporels, rien de trop vu, rien qui ne soit trop à la mode, même si certains intérieurs qu’on voit beaucoup en ce moment me plaisaient bien… Je voulais de la couleur mais c’est difficile de savoir ce qui ira aussi bien à une ambiance d’été qu’à l’hiver… non ? J’étais surtout très hésitante entre mes deux univers de prédilection : le bohème californien, et le cocooning d’un cottage anglais. J’ai finalement opté pour la 2ème option, car au final, c’est bien ça mon rêve, vivre en famille dans un petit cottage douillet niché dans un écrin verdoyant couvert de fleurs sauvages. Un feu de cheminée en hiver, un plaid et un rocking chair sur la terrasse en été, dans les deux cas un bon livre et mes deux hommes à proximité… C’est ma vision de la vie idéale, et ce que j’essaie de construire petit à petit. Une fois que j’ai été sûre de ce choix, j’ai pu choisir les couleurs qui correspondaient le mieux à cet idéal. Je suis partie de ce papier peint pour inspiration. Au final, nous devrions avoir un mariage de rose terracota, de vert d’eau tendre, de vert kaki poudré, et de vert bleu ardoise sur la cheminée… Beaucoup de couleurs, n’est-ce pas?

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J’avoue que je crains un peu le résultat, mais tant pis, je n’avais pas envie de me laisser brider par cette crainte et de me retrouver avec un intérieur blanc épuré qui n’aurait pas correspondu à notre famille… Les ouvriers ont commencé les travaux aujourd’hui, le résultat très bientôt!

 

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  • Nous avons regardé une série fabuleuse la semaine dernière : Big Little Lies. J’en avais beaucoup entendu parler l’année dernière, et on a enfin eu l’occasion de la regarder… J’ai A-DO-RÉ! Les actrices sont sublimes et incroyables, les enfants sont adorables et touchants, la BO est extraordinaire (de toutes façons je perds tout sens critique lorsqu’il s’agit de rock psyché, de Janis Joplin, d’Otis Redding, de Neil Young ou encore de Jefferson Airplane…). L’histoire entre ces femmes est vraiment belle et prenante, à la fois véridique, effarante, terrible, tendre, touchante… L’image est magnifique, un mélange de Top of the Lake et the Affair (deux séries que j’ai adorées), l’océan hypnotique, la lumière omniprésente… Bref, c’était très beau et trop court, cette immersion dans la vie de ces quatre mères californiennes m’a complètement embarquée et subjuguée et depuis que j’ai terminé le dernier épisode j’écoute en boucle la BO pour prolonger un peu ces sensations.

  • Comme je vous le disais plus haut, notre maison est en travaux nous avons démonté la vieille cuisine, certaines cloisons ont été abattues… Nous n’aurons la nouvelle cuisine que début mai, donc depuis dix jours on campe chez nous ! Heureusement que le beau temps est de la partie… C’est donc avec la plancha, un réchaud à gaz de chez Decathlon, un mini-four électrique et notre frigo dans une chambre que nous nous débrouillons pour préparer les repas. Puis, la vaisselle est lavée dans un lavabo de la salle de bain, et voilà, on a l’impression d’être en vacances dans notre propre maison!! La magie des travaux… Little s’en accommode assez bien, heureusement pour nous. Ça nous a demandé un peu d’adaptation au départ mais au bout de quelques jours nous étions bien rodés. Les vacances ont commencé dans notre zone, j’ai donc déserté la maison en travaux avec Little sous le bras, pour passer ces deux semaines chez mes parents en Lorraine, histoire de laisser les ouvriers travailler tranquillement et limiter ce mode camping au seuls jours où nous n’aurons vraiment pas le choix de faire autrement…

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  • J’ai lu deux tomes d’une BD de ma bibliothèque municipale dernièrement, et j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire un peu triste, le point de vue d’un papi dont le fils adopte une petite fille. Au départ le vieux a du mal à s’y faire puis il tombe sous le charme de la petite et en devient fou. Mais… mais… Je ne vous en dit pas plus, en tous cas j’ai beaucoup aimé cette lecture et je l’ai pas mal conseillée autour de moi. J’espère que ça vous tentera.

  • Point inspection : je vous avais parlé de mon inspection qui devait arriver en janvier, et qui a eu lieu et s’est très bien passée. L’inspecteur de mon école est adorable, j’ai de la chance. Mes élèves ont été cools et j’avais bien préparé tout ça. L’inspecteur m’a envoyée un mail dans la foulée pour me dire de passer très bientôt le CAFIPEMF (la certification pour devenir formateur d’enseignants en plus d’avoir sa classe). Ce qui fait partie des objectifs professionnels que je m’étais fixés à long terme. recevoir ce mail encourageant m’a évidemment fait HYPER PLAISIR et motivée. Ça fait quelque chose de voir son travail reconnu, surtout lorsque, comme moi, on doute très régulièrement du bien fondé de faire ce boulot, de l’inconsidération et des difficultés qui sont inhérentes au métier de prof… Parfois, je suis découragée et ai envie de tout laisser tomber pour me recentrer sur ma famille, la vie locale… Et puis parfois je suis portée par une classe qui me booste, ou un mot encourageant comme cet avis positif de l’inspecteur, ou encore par une équipe dynamique qui me donne envie de me dépasser. Alors j’ai des ailes et je sais pourquoi je fais ce métier. Je fonctionne par cycles, je ne m’inquiète plus de ces hauts et ces bas que je traverse. Mais grâce à cette dernière inspection, mon travail me semble plus légitime et ma pédagogie un peu… particulière me paraît enfin reconnue et entendue. J’ai moins l’impression d’être en freestyle total avec mes élèves et de devoir assumer ça seule face aux familles souvent demandeuses de traditions et d’une école conservatrice… (pas toutes, heureusement!). Bref, tout ça pour vous remercier, aussi, car vous avez été quelques unes à penser à mon inspection et à me demander comment cela s’était passé. Voilà, ça s’est bien passé ! 🙂

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  • J’écoute en boucle l’album Snow, d’Angus et Julia Stone (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines) et je ne m’en lasse pas. Que ce soit pour accompagner mes moments d’écriture, de lecture, des repas entre amis ou une soirée en amoureux, je trouve cet album parfait. Doux, cocooning (j’ai employé ce mot déjà trop de fois dans ce billet, cela ne va pas du tout), il me berce et créé juste exactement l’ambiance que j’aime. Il est parfait. En hiver comme au printemps. Et vous, le connaissez-vous ? Y-a-t-il un album qui vous fait cet effet là aussi ?

  • J’ai repris la natation depuis le début de l’année et je vais nager deux fois par semaine, une fois à Lyon centre, une fois le dimanche matin dans mon village. Ça me fait beaucoup de bien. Je sens que je progresse, que mon crawl devient plus rapide et plus souple même si je suis loin d’être une bonne nageuse. Et surtout, je vois que je travaille tous mes muscles, et surtout que je tonifie mon ventre qui a bien besoin de ça après ma grossesse car je peine à récupérer (#lavraievie). En plus, ça me délasse, me détend, muscle mon dos, et me fait travailler mon souffle. Bref, c’est parfait, j’espère tenir ce rythme encore longtemps, et pouvoir y ajouter plus de séances de yoga (j’ai peu de temps restant pour pratiquer, forcément).

Voilà pour nos petits bouts de vie de ces dernières semaines. Rien de palpitant, beaucoup d’inutile et d’insignifiant mais mis bout à bout cela représente un petit patchwork plutôt ressemblant de notre vie.

À très bientôt par ici, j’espère. J’ai un article en préparation sur les lectures de Little, et évidemment je mitonne un billet déco-rénovation avant/après que je pourrai rédiger dès que les travaux seront bels et bien finis !

Merci encore pour votre présence et vos petits mots que je lis toujours, toujours avec énormément de plaisir.

Écrire un roman

femme écrivain

Si vous venez par ici depuis longtemps, alors ce n’est pas un secret, vous savez que je travaille sur ce projet depuis des mois et des mois ; écrire une fiction.
C’était d’ailleurs pour avoir davantage de temps à consacrer à ce projet d’écriture que j’avais, un temps, mis ce blog en pause.
Alors quand, le 29 janvier, j’ai écrit la dernière ligne de mon dernier chapitre, forcément j’ai tout de suite pensé à vous, qui me lisez ici régulièrement, me soutenez à chaque fois que je vous parle d’un projet, m’encouragez, me laissez des commentaires adorables et faites toujours preuve de tant de bienveillance… J’ai immédiatement eu envie de vous prévenir, de vous crier AYÉ J’AI FINI !!!! ^-^ J’avais le sentiment que je vous devais bien ça. Vous prévenir en premier. Voilà, c’est fait, j’ai terminé Les Sœurs Ponsard (le titre est provisoire!).

Mais avant de vous le dire,  il fallait d’abord que je relise un peu tout ce que j’avais écrit, histoire d’avoir quelque chose à vous proposer une fois que l’annonce serait faite. Voilà pourquoi j’ai un peu tardé à vous le dire.

Bon, aujourd’hui, je suis encore en plein dedans, j’entame la lourde partie des corrections et des dizaines de dizaines de relectures – pas l’étape la plus fun, on est d’accord. En gros, j’ai achevé mon premier jet. L’histoire est posée, les personnages existent, la chronologie des actions est cohérente, j’ai un bon gros brouillon ; désormais, je vais devoir remodeler cette matière brute. Ciseler mes phrases, trancher dans mes chapitres, et pour une prolixe comme moi, vous vous doutez que ce travail ne va pas être aisé ah ah. J’ai été bien trop bavarde, dans mon écriture. Mon roman compte 110 000 mots, soit 657 000 caractères, soit 270 pages Word. 52 chapitres… Oui, je sais, c’est un peu beaucoup.

J’ai envie de vous raconter un peu plus cette expérience d’écriture, car elle a été formidable (et elle l’est encore, hein, puisque je n’ai pas terminé toutes les étapes permettant de dire, enfin, qu’on a définitivement fini un livre). Je ne sais pas si ça vous intéressera, mais peut-être que ça vous donnera envie, au moins, de lire quelques chapitres de mon histoire ?

La genèse

Il y a quatre ans et demi, je revenais de notre tour du monde, complètement déboussolée par le voyage, par l’isolement de notre road trip, en mode remise en question de toute la société, de nos habitudes de consommation, de ma vie, etc… Chamboulée. Mais heureuse, toujours. Après des mois de sport intensif, course à pieds et randonnée trekking, je rentre de ce voyage blessée au genou, immobilisée. En arrêt de travail de septembre à novembre. Assignée à domicile, quoi. J’ai plein de temps devant moi, pas encore d’enfant à ce moment là, alors je m’attelle à ce projet d’écriture. J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. Le blog m’avait permis d’entretenir ce besoin d’écrire, mais avec autant de temps libre à occuper à ce moment-là, tenir le blog ne suffisait pas. J’ai alors commencé à écrire quelques pages des Sœurs Ponsard (tout en m’auto-formant plus ou moins à l’enseignement du yoga, et en prenant des cours de guitare… c’était donc un projet en pointillés). J’avais dessiné des plans du village, choisi des prénoms, trouvé déjà quelques idées des péripéties diverses qui ponctueraient le roman, mais pas vraiment arrêté de scénario précis. J’avais envie d’écrire une histoire de famille, de sœurs, voilà tout.  Puis, j’ai mis tout ça de côté, j’ai repris le travail, la vie a continué, le blog, le temps qui file, Les sœurs Ponsard ont été rangées dans la catégorie « projet en cours » qui accueille régulièrement mes tonnes d’idées abandonnées.

Et puis il y a un an et demi, deux ans, j’ai repensé à cette histoire. J’étais jeune maman, en congé parental, avec un petit peu de temps à consacrer à l’écriture. L’année de mes trente ans. Je me suis rendue compte que, petite, je m’étais toujours imaginée que d’ici mes trente ans, je serais largement devenue écrivain ! Ça me paraissait tellement simple, vue de mon enfance ^-^ La vie file et on se rend compte un beau jour que nos rêves d’enfant ne se sont pas réalisés. Non, car les rêves ne se débrouillent pas tout seuls, ils ont besoin d’un coup de pouce, ils ont besoin qu’on se bouge les fesses pour les concrétiser. A trente ans, ce réveil un peu brutal m’a donné l’impulsion ; se dire qu’un jour on sera écrivain, c’est bien, mais essayer de le devenir vraiment, ça ne pouvait pas se faire tout seul. Alors que j’avais un peu de temps devant moi, pas de boulot à préparer, pas de classe à gérer, et mon cerveau plus aéré que d’habitude donc, je me suis dit qu’il était temps de m’atteler à ce projet, et de le mener à bien une bonne fois pour toute. Pour devenir écrivain, il faut écrire un livre, pas seulement les deux ou trois chapitres du début 😉
J’ai donc décidé de me donner cet objectif comme un test : écrire un roman en entier, de manière sérieuse, comme un vrai travail. Pas juste comme un petit projet parallèle, secret, quand je grappille deux minutes par ci et par là.

Les aides

Pour cela, il m’a fallu apprendre l’aspect technique de l’écriture, que mes études de lettres ne m’ont jamais enseignées ! J’ai beaucoup cherché, tâtonné… Et puis, finalement, je suis parvenue à percer cette communauté sur internet (car, comme pour tout, aujourd’hui, il existe sur le net une quantité impressionnante de ressources et de tutoriels, mais encore faut-il savoir où chercher pour tomber sur des trucs pertinents…)
Au départ, je tombais sur des vidéos de gens bizarres qui expliquent comment écrire un livre avec des techniques… euh, loufoques. Par exemple, prendre un livre qu’on aime et le recopier en changeant quelques éléments, (personnages, lieux etc…) !! Ou des blogs répertoriant tous les éléments indispensables pour écrire une romance à l’eau de rose (mais QUI veut écrire ça ??!!). Je peux vous dire que celui-là je l’ai lu et relu juste pour bien mémoriser tous les écueils dans lesquels ne pas tomber ah ah…
Finalement, à force de chercher, j’ai réussi à trouver : c’est la chaîne Youtube de Samantha Bailly qui a été le déclic : exactement ce que je cherchais ! Des tutoriels modernes et frais, une jeune femme agréable, sympathique, simple et claire. Des explications pertinentes et surtout très utiles. J’ai regardé un grand nombre de ses vidéos, pris des notes, assimilé le plus d’informations possibles. Et cela m’a été extrêmement utile pour la suite.

Le processus d’écriture

Grâce aux tutoriels de cette jeune autrice, j’ai pu mettre de l’ordre dans mon projet de départ. En gros, j’avais juste une idée de mes personnages, et de l’endroit où ils évolueraient, mais je me suis rendue compte que je n’avais absolument pas creusé l’intrigue. Puis j’ai compris que pour chaque personnage important, je devais fixer un enjeu, un objectif, que le roman permettrait d’atteindre ou d’invalider. Sans cet enjeu, l’histoire n’avait aucun intérêt.

A partir de là, j’ai retravaillé toutes mes idées, j’ai utilisé des post-its pour noter chaque bribe d’idée, les organiser entre elles (peut-être que celles/ceux qui me suivaient sur Instagram s’en souviennent ^-^ )… J’ai travaillé sur une frise chronologique pour vérifier la cohérence des enchainements d’événements.

En gros, j’ai commencé à utilisé des outils en parallèle de mon texte pour soutenir mon travail de rédaction. Ces outils, je les avais omis au commencement de mon projet, car je n’avais pas envie de m’embêter avec des détails techniques – je partais bille en tête, plongeant dans l’écriture sans préparation, en ne me fiant qu’à mon inspiration. En réalité, le processus d’écriture est tellement long qu’il me fallait, nécessairement, un « filet », un plan, des notes, une chronologie, des fiches personnages. Au départ, tout cela ne m’intéressait pas, ça me paraissait trop lourd, mais en réalité c’était impossible pour moi d’avancer – sérieusement – sans eux. Grâce à eux, mon travail d’écriture a pris une tout autre dimension, j’ai pu avoir une vision plus claire, plus globale de ce que j’écrivais, les idées venaient plus simplement, tout le processus m’a semblé plus fluide. Ça a véritablement été comme un mécanisme qu’on aurait enfin huilé. J’ai pu travailler beaucoup plus vite et surtout, avec plus de plaisir ! Car je poursuivais des objectifs définis, j’avais des étapes bien déterminées, je n’avais plus qu’à suivre mon plan et ma chronologie.

Je suis passée d’une idée sympathique d’histoire de sœurs dans un village de montagnes, sans savoir ni ce qui allait leur arriver, ni la fin de l’histoire, à un plan très détaillé des diverses actions de chaque personnage, principal comme secondaire, avec une imbrication plus « ficelée » des différents éléments, et une montée de la tension dramatique un tout petit peu plus travaillée (bon, ce n’est pas du Fred Vargas non plus hein !). Je vous jure, à partir de ce moment là, quand les choses ont été posées, écrire est devenu beaucoup plus facile, comme si déterminer tant de brides avait, finalement, débridé l’acte en lui-même.

Le temps

Disons qu’il m’a bien fallu deux ans pour mener ce projet à terme, à partir du moment où je l’ai repris de manière sérieuse, jusqu’à ce 29 janvier 2018 où j’ai écrit la dernière ligne. A présent, vont s’ajouter les mois de corrections et de relecture…

Pour bien écrire, il me faut une plage horaire assez longue. J’ai besoin de me plonger durablement dans le processus. Souvent, je passais une ou deux semaines à ne faire que ça lors des siestes de Little, soit environ trois heures par jour. Bien sûr, dans ces cas là, l’histoire me hantait à chaque moment de la journée, je m’endormais en y pensant le soir, je me réveillais avec elle le matin, c’est obsédant mais indispensable car très foisonnant et constructif.

J’alternais avec de longues périodes sans écrire, pendant lesquelles j’écrivais autre chose, des nouvelles, mon blog, des correspondances… ou bien je lisais beaucoup, pour nourrir le processus d’écriture justement. Pour me plonger dans une autre histoire, dans des mots moins habituels, dans un style différent du mien (parce-que, au bout d’un moment, on ne se supporte plus soi-même, on ne supporte plus sa façon d’écrire, je ne voyais que les défauts de mon « style »…).
Ce qui est drôle, c’est que, lorsque je relis certains chapitres des Sœurs Ponsard, je sais exactement quel livre j’étais en train de lire à cette période là : le style s’en ressent énormément ! Je peux voir très clairement les influences qui font onduler mon style, je reconnais des tournures de phrases, des syntaxes qui ne me sont pas habituelles… Lire, quand on écrit, est indispensable pour nourrir son écriture.

Mes proches

Lorsque j’ai décidé de considérer sérieusement cette activité d’écriture, et non plus simplement comme un petit loisir pratiqué en secret car je ne me sentais pas à la hauteur des vrais écrivains, j’en ai parlé autour de moi. Heureusement, les concours de nouvelles auxquels j’avais participé auparavant avaient déjà amorcé ce sujet, et aux yeux de mes proches, l’écriture faisait déjà officiellement partie de mes activités. Le fait d’écrire au grand jour, et de le revendiquer, est libérateur et en même temps… terrible, pour moi. À chaque fois que je dis que j’écris, que je suis en train d’écrire un roman… je me sens comme une énorme imposture, une fille prétentieuse qui se prend pour Victor Hugo et agite ses trois pauvres nouvelles sous le nez des gens comme s’il s’agissait du prochain Goncourt. Ça, c’est la crainte que j’ai, la peur que les gens aient cette image de moi lorsque je parle de l’écriture. Qu’on me trouve prétentieuse, imbue de moi-même, parce qu’évoquer l’écriture d’un roman ne serait réservé qu’aux écrivains qui ont déjà fait leur preuve, des vrais écrivains quoi. Pas des aspirants. Bref, le syndrome de l’imposteur, vous voyez ?
Mais, malgré tout, je me force à être fière et à assumer ce projet. C’est assez nouveau pour moi, qui ai toujours écrit, mais sans jamais le révéler « dans la vraie vie » (heureusement qu’il y a eu ce blog, où j’ai pu en parler très tôt, où je me sentais moins jugée..).
Aujourd’hui, je crains moins le jugement des autres (de manière générale, mais aussi concernant l’écriture en particulier). J’assume.
Quand un de mes amis m’a demandé de quoi parlait mon roman, je lui ai dit « oh ça ne te plaira pas, ça va te paraître nul, ce n’est pas du tout le genre de choses que tu lis, tu vas trouver ça naze ». Mais lui m’a répondu, très sérieusement : « Je ne me permettrais jamais de dire un truc pareil. Les gens ne te diront jamais ça, car qui, autour de nous, a réussi à faire ce que déjà tu as fait ? Tu as écrit un roman, et rien que ça, ça force le respect, aucun de nous n’en aurait été capable ». Cette remarque m’a fait beaucoup réfléchir, depuis. Je sais que ce que j’écris ne plaira pas à tout le monde, évidemment, et même que, s’il plaît à une toute petite poignée de personnes ce sera déjà merveilleux à mes yeux ! C’est difficile de se contenter d’écrire ce dont on est capable, quand on aspire à écrire comme ses auteurs préférés. Bien sûr, je rêverai de faire un roman comme Paul Auster, d’écrire avec le même style, la même intensité dramatique, qu’Emily Brontë, d’avoir l’imagination et l’efficacité narrative de JK Rowling (et pas parce qu’elle a vendu des millions de livres, mais bien car elle fait partie de mes auteurs de prédilection, qui m’emportent très loin dans l’imaginaire)… Mais je n’ai pas du tout les moyens de le faire, je n’ai pas ce niveau d’excellence évidemment, j’ai fait mon deuil de cette ambition, de cette prétention ^-^ Ce « deuil » est une étape importante quand on dévoile l’activité d’écriture à ses proches ; il faut accepter que certains ne liront pas avec enthousiasme ce qui, nous, nous a enthousiasmé pendant des mois ! Je sais que je n’ai pas écrit un chef-d’œuvre, le prochain prix littéraire de septembre, et je n’en ai jamais eu l’intention. Ce que j’ai écrit a été, dès le départ, sans prétention, je suis partie de l’idée que ça devrait me plaire, à moi, d’abord. Exactement comme ce blog, pour lequel le mot d’ordre a toujours été : écris le blog que tu aimerais lire. C’est un peu pareil pour ce roman. J’aime lire des chefs-d’oeuvres bien sûr ah ah, mais aussi des livres légers, agréables, tels que Quatre sœurs (dont je me suis beaucoup inspirée, je ne m’en cache pas), Tom Petit homme tout petit homme Tom, Sept Garçons, Big Easy, Le Cherche-Bonheur… alors j’ai eu envie d’essayer d’en écrire un. Ce genre de bouquins.

Et ça parle de quoi ?

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Alors ça, c’est LA question.  LA question que me posent mes proches lorsqu’ils apprennent l’existence de ce projet. Et je crois que, pas une fois, je n’ai été capable de répondre correctement. La plupart du temps, ma réponse ressemble à ça :
« Oh, euh, pff ça te va pas trop t’intéresser, c’est plutôt littérature jeunesse, young adult, un truc que j’aime bien mais pas toi je pense.. Une histoire de famille, des sœurs. Voilà, tu vois, c’est nul laisse tomber ».
Je vous jure, je n’ai jamais réussi à donner une réponse plus étoffée ! J’ai essayé d’y réflechir, comment décrire mon projet, quel résumé en faire. Mais impossible car je le trouverais trop réducteur, ce résumé. Imaginez :
C’est l’histoire de trois sœurs, Hortense, Rosalie et Paula. Elles se retrouvent après avoir vécues séparées pendant deux ans, et beaucoup de choses ont changé. Elles vont devoir, chacune à leur manière, apprendre à trouver ou retrouver leur place, à s’adapter aux nouveautés et aux imprévus de leur vie dans ce petit bourg au pied des montagnes, où tout le monde les connait.

Pff… naze, non ?

Alors qu’en réalité, ce n’est pas juste ça que j’ai voulu raconter. J’ai voulu écrire une histoire de fratrie, dépeindre trois sœurs avec des caractères pas si tranchés que ça, et des aspirations pas forcément différentes les unes des autres. J’ai eu envie de raconter des histoires d’amour et d’amitié à la fois simples et compliquées, heureuse et tragiques, évidentes ou tarabiscotées, comme dans la vraie vie. Bien sûr, j’ai créé quelques personnages insupportables qu’on adore détester, d’autres un peu loufoques pour lesquels on se prend d’affection (enfin, j’espère…). J’ai voulu raconter aussi une relation difficile entre une mère et sa fille, l’éloignement progressif d’êtres qui s’aiment mais se perdent de vue, la difficulté qu’on peut éprouver à ressentir des émotions négatives et peu altruistes et le désir de les combattre pour accepter un état de fait qui n’est pas à notre avantage. J’ai voulu raconter plusieurs vies dans un même lieu simple et proche de la nature, des vies qui s’y croisent, s’influencent ou non, des problèmes que l’on règle et d’autres qu’on ne règle pas. Bref, j’ai passé deux ans de ma vie à créer un lieu et à y faire vivre des personnages tout au long de quatre saisons, j’ai essayé de les faire évoluer, mais pas toujours, certains reviennent en arrière. J’ai cherché à vous faire tomber amoureuses de Yann, de Jocelyn, à vous donner envie de partir randonner comme Paula, à vous dépeindre quelques aspects de la vie d’une enseignante.
Voilà, il y a tout ça et encore d’autres choses dans Les Sœurs Ponsard, peut-être pas toujours bien fait ou bien pensé, mais je compte bien sur vous pour me le dire et m’aider à améliorer ce texte !

Et après ?

Bon, je dis que j’ai terminé d’écrire mon roman mais… j’ai encore du boulot au niveau des corrections! Malgré tout, dès que je parviens à une version « présentable », promis je vous en reparle. En attendant, si vous avez envie de découvrir les premiers chapitres des Sœurs Ponsard, je vous invite à me retrouver ici, sur le site Wattpad. J’ai commencé à y publier le début de l’histoire. N’hésitez pas, surtout, à m’y laisser des commentaires pour m’aider à améliorer le texte, à corriger les fautes, à mettre en évidence des incohérences… J’ai tellement « la tête dans le guidon » comme on dit, que je ne vois plus grand-chose quand je relis mon texte ! Votre aide sera la bienvenue, vos retours sont très précieux.

Bien sûr, maintenant, je rêve de la suite : parvenir à trouver un éditeur que le projet intéresserait et qui accepterait de publier ce livre ! Vous imaginez ? Mais je suis très lucide sur tout ça, je sais que sur 6 000 manuscrits reçus, un éditeur en publie un seul. Voilà à quoi s’élèvent mes chances aujourd’hui ^-^ Je sais aussi qu’on met tellement de soi dans un roman qu’on a tendance à le voir comme un véritable « bébé » et que chaque critique, chaque refus peut être très mal reçu. Je me prépare à tout cela, je ne me fais pas de films, mes proches se chargent de rêver à ma place (et si tu deviens multi-millionaire, Robinson arrêtera de travailler ? Tu pourras devenir écrivain à temps plein ? Vous pourrez construire l’extension tant rêvée à votre maison, ou vous payer un architecte paysagiste pour aménager le jardin ?… – oui, on a des rêves assez simples hein !). Moi, je suis juste hyper heureuse d’avoir mené ce long projet à son terme, sans promesse de gloire, sans certitude à la clé. Juste, l’avoir fait, avoir commencé à réaliser une partie de mon rêve d’enfant.
J’attends les premiers retours concernant mon texte, et en fonction de cela, je saurai un peu plus précisément si ce que j’ai écrit vaut quelque chose ou est, définitivement, aussi naze que ma réponse à la question « ça parle de quoi ton bouquin? »… ^-^ !
Si les réactions sont positives et encourageantes, alors bien sûr je me lancerai dans la suite : je ferai toutes les démarches nécessaires pour essayer de le faire publier, mais je saurai passer à autre chose lorsqu’il sera temps. Avoir terminé un livre, même s’il n’est jamais publié, ça n’est pas rien pour moi, ça me donnera la force, la motivation, l’énergie pour en écrire d’autres ! Ce n’est que le début…

En attendant, retrouvez-moi sur WattPad et donnez-moi vite votre avis sur les premières pages ! Votre opinion compte pour moi !

A bientôt !

 

Images :
1 . Une femme Maori qui essaie une machine à écrire en Nouvelle-Zélande, en 1906. Lien.
2. La couverture provisoire de mon roman, réalisée sur le site Canva.

Sunday Morning 2018 #2

La vie à la campagne est douce et paisible, je ne m’en lasse pas (en même temps, cela ne fait que quatre mois qu’on y est ^-^)

Lorsque je rentre du travail, après une journée entre voiture, embouteillages, pollution, rues saturées de monde, circulation intensive du centre-ville, bruit et klaxons… et que j’ouvre ma portière, que le silence de la campagne m’enveloppe, que les odeurs de feu de cheminée, de bois humide, d’herbe mouillée explosent sous mon nez, c’est comme un shoot de Xanax ah ah, je me sens immédiatement plus calme, la paix et le silence de cette vie plus isolée et plus lente me font beaucoup de bien.

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Little et moi passons beaucoup de temps à l’extérieur, dans notre jardin. Little joue avec rien, des bâtons, trois cailloux… il observe les vers de terre, il collectionne des pommes de pin, il éparpille les feuilles mortes. Je lutte contre mon envie de lui aménager un terrain de jeux incroyable, car j’ai aussi envie qu’il garde ses jeux simples, son plaisir du peu. Je prévois de lui installer un bac à sable au printemps, et j’ai déjà acheté une simple planche de balançoire que Robinson fixera au grand cèdre du jardin, au mois de mai. J’ai fait une croix sur les grands portiques balançoires, les toboggans… et je bannis les trampolines qui, paraît-il, font de grands dégâts au niveau des vertèbres des enfants en pleine croissance. De toute façon, je trouve ça trop imposant et laid pour en installer un dans le jardin 😉

J’aime énormément jardiner, je bêche beaucoup, je prépare notre futur potager en creusant des plates-bandes, et puis je nettoie les talus de leurs feuilles mortes et du lierre grimpant qui envahit chaque recoin du jardin.

Robinson, lui, coupe le bois, prépare les petits fagots à garder pour la cheminée et les tas de branches qu’on ne pourra pas faire brûler.

Toute la famille s’active, qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il fasse moins dix degrés, comme mercredi dernier. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons dehors. Élever Little dans la nature nous paraît trop primordial, et impossible pour Robinson et moi de rester enfermés toute une journée !

 

Snowing sunday

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En février, nous sommes partis une semaine à la montagne, en famille (mes parents, mon frère et ma belle-soeur étaient de la partie). Nous avons beaucoup profité, surtout du fait que Little était gardé par ses grands-parents. Robinson et moi avons fait du snow chaque jour, et profité à fond de ce temps libre qu’on a peu souvent tous les deux ensemble. J’ai aussi emmené ma belle-soeur à une séance de yoga dans la station où nous étions, elle n’en avait jamais fait et c’était vraiment chouette de pouvoir partager cela avec elle ! Les soirs, lorsque Little dormait, nous buvions notre tisane en jouant à des jeux de société (vous connaissez le super « Les aventuriers du Rail »?), ou en bouquinant, ou en discutant tranquillement. Nous avons passé une journée juste Little Robinson et moi, pour emmener Little dans les télécabines et faire une randonnée en altitude, dans la neige (pas très longue, mais fatigante !). Nous avons eu la chance d’assister au départ de traineaux tirés par les chiens loups de la station, c’était magnifique et Little a été très impressionné (mais pas plus que par les télécabines, sa nouvelle passion). Cette semaine nous a fait beaucoup de bien.

 

Green sunday

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J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle plante, un Alocasia aussi appelé « Oreilles d’éléphant », je la trouve très belle avec ses grandes feuilles veinées. Je continue mes petites expériences botaniques en bouturant toutes les plantes qui me tombent sous la main. Cela n’aboutit pas toujours, je n’ai d’ailleurs toujours pas réussi à faire germer un noyau d’avocat… !

 

J’ai terminé d’écrire mon roman ! C’est un événement important pour moi, je suis en pleine relecture et j’avoue que l’avoir terminé, c’est aussi jouissif qu’inquiétant. L’écriture m’a demandé tellement de temps, d’énergie, d’investissement personnel, que j’ai peur de me retrouver désemparée lorsque j’aurai définitivement bouclé ce projet. Bien sûr, j’ai plein d’autres idées d’histoire à écrire, et des tonnes de choses à faire (reprendre la couture, entre autre), mais je sens tout de même qu’en ce moment se joue quelque chose pour moi, la fin de quelque chose, l’acceptation de lâcher prise, un peu comme quand on laisse grandir son enfant (et qu’on le met à l’école pour la première fois, sujet qui est d’ailleurs AUSSI très délicat pour moi ^-^).
Je prépare un billet spécial sur ce thème, si cela vous intéresse STAY TUNED comme on dit 😉

 

Montessori sunday

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Avec Little, je savoure nos moments en tête à tête, ceux que me permet encore mon mi-temps. L’année prochaine, je reprendrai le travail à temps plein sans doute (je prie encore pour obtenir un 80%…) et Little ira à l’école (…! °_°)
Voici une photo de notre goûter.
En ce moment, nous sommes dans l’apprentissage des versés, et je profite de son goûter pour le laisser s’entrainer à verser son lait d’une petite carafe vers sa tasse. Il est très fier de lui lorsqu’il ne fait pas tomber une goutte à côté !
On s’entraine également à l’extérieur, avec des carafes remplies de coquillages, de sable ou de semoule très fine.

Home sweet home

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Actuellement, nous sommes dans une phase de travaux très grisante (pour moi, pas pour Robinson ^-^ Lui trime sur les plans de la cuisine). Je suis chargée de tout le côté « déco » et vous imaginez bien que je m’en donne à cœur joie. J’ai rencontré une super architecte d’intérieur qui me conseille avec beaucoup de justesse et de discernement, c’est génial d’avancer ainsi épaulée et écoutée dans un domaine que je ne maitrise pas bien.
J’ai donc compris, grâce à elle, que primait pour moi  les matières, par rapport aux couleurs ; que j’étais très attirée par les matériaux bruts, le bois, le béton, et donc les teintes naturelles ou neutres… En même temps, pas facile pour elle de me conseiller, car je lui explique que je ne veux pas d’un intérieur trop à la mode, trop Instagram ; que j’aimerais quelque chose de plus original, moins impersonnel, moins vu et rebattu… C’est assez difficile de trouver l’équilibre entre le beau, le chaleureux, et le personnel. Bien sûr j’aime les intérieurs scandinaves… mais ai-je vraiment envie de vivre dans une maison toute blanche et épurée, moi qui aime le désordre, les couleurs, les tissus ethniques et les objets chargés d’histoire, les livres et les tissages, les plantes, les tapis, les guirlandes de lampions… ? Je vais le mettre où, mon bazar…? Bref, voilà mes questionnements actuels, qui sont passionnants à mes yeux et dans lesquels je me plonge volontiers je l’admets ^-^ C’est un vrai plaisir de s’investir dans sa maison, de manière sérieuse je veux dire, avec Robinson qui me rappelle constamment à quel point il compte sur moi pour trouver le bon mix, le bon équilibre, pour que notre intérieur soit beau et chaleureux. Que notre maison soit lumineuse, accueillante, pratique, mais aussi… époustouflante 😉 On y met tellement de temps et d’argent, on a envie qu’elle soit magnifique, comme tous les gens qui passent par là (achat, travaux, réaménagement…) j’imagine. En tous cas, j’ai hâte de vous montrer tout ça, je prends des photos de chaque étape pour pouvoir vous faire, à la fin, un avant-après des changements de la maison.

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Voici les petits et plaisants événements de notre quotidien ces derniers temps. La vie est douce même si l’hiver traine, on se languit de voir les premiers bourgeons sur nos arbres, et on rêve déjà des futurs apéros qu’on prendra sur notre terrasse face au coucher de soleil (oui, ça, c’est un peu le rêve ultime… Le soleil qui se couche dans la vallée aux pieds de notre village, qu’on domine de notre petite colline boisée…). A très bientôt !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

The book club – bilan 2017

J’aime beaucoup le titre de catégorie qu’a choisi ma jolie Louise (A pirate’s life for me) pour parler de ses lectures, alors je me permets de la copier et d’intituler mes rubriques lectures de la même manière, j’espère qu’elle n’y verra pas un plagiat mais un hommage ^-^

❤ cœur sur toi ma Louise

Alors, 2017 en lecture, ça donne quoi ?

En 2017, j’ai lu à peu près autant de livres qu’en 2016. J’ai un rythme assez constant, à savoir un livre par mois durant l’année scolaire (oui, oui, c’est peu…), puis une boulimie (enfin, 5 ou 6 par mois, quoi, pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus…) pendant les vacances d’été ->  lorsque le rythme de nos journées s’apaise, qu’on prend le temps de prendre le temps…

J’ai surtout constaté que, ces derniers mois, j’allais de bon livre en bon livre, ce qui est franchement chouette car, quand on a peu le temps de lire, comme c’est mon cas, on n’a pas envie de lire de mauvais bouquins… pas de temps à perdre avec les navets, surtout que, pour ma part, une mauvaise lecture va refréner mon envie de dévorer d’autres livres, va retarder le moment où je choisirai un nouveau livre pour m’y plonger, en gros, une mauvaise lecture va venir ralentir encore plus ma cadence déjà pas bien rapide ! Si seulement mes journées durait 48 heures…
Ahhhh, dans un monde idéal, je passerai mes matinées à lire et mes après-midi à écrire… Une séance de yoga au réveil, un peu de jardinage à midi et un apéro en famille le soir, avant de regarder un épisode d’une bonne série ou d’aller au cinéma. Ça ne serait pas une journée parfaite, ça??  Bref, je m’égare…

En 2017, j’ai donc lu très exactement 20 livres. Oui, c’est peu, mais à ma décharge, certains étaient des pavés ! (J’aime bien les gros livres qui se dégustent lentement). Et puis, aussi, j’ai lu plein d’autres choses, notamment des ouvrages pédagogiques et des livres de jeunesse, pour Little ou mes élèves, mais je n’en tient pas compte dans mon bilan, bien sûr…
En 2017, il y a aussi eu beaucoup de relectures. Parfois, lorsque je ne savais pas quoi lire (oui, ça peut vous arriver lorsque vos journées sont si remplies que vous n’avez plus le temps de flâner en librairie ou de passer à la bibliothèque, et que vos amis ne vous ont pas prêté un bon livre la dernière fois que vous les avez vus…), plutôt que d’attendre sans rien lire, je prenais dans ma bibliothèque un de mes livres chouchous, pour être sûre de ne pas vivre ce fameux, tant redouté, moment de mauvaise lecture que j’évoquais plus haut.

Bref, je bavarde je tergiverse, mais venons-en à l’essentiel : un récapitulatif et un petit top et flop de mes lectures 2017.

Mes relectures:

♥ Les quatre tomes (qui sont, depuis, parus sous la forme d’un seul ouvrage réunissant les quatre) de Quatre soeurs, de Malika Ferdjoukh. A mes yeux, un classique de littérature jeunesse / young adult, qui me fait toujours autant sourire, rire et avoir les larmes aux yeux. J’adore le style de cette auteure, le rythme de ses dialogues, le vocabulaire imagé et hors du commun qu’elle utilise, et surtout l’ambiance très cocooning de ses romans. (PS : pour les amateurs de BD, l’adaptation du roman en format bulles existe en 4 tomes également, les dessins sont très beaux).quatre soeurs
Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq.
Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier.
Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents.4 soeurs
Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof…), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne). 7 ans (de réflexion) après leur première sortie, et le plébiscite de quelques centaines de milliers de lecteurs, revoici les Quatre Sœurs, dans un habit neuf taillé sur mesure.

♥ Sept garçons, d’Anne Wiazemsky. C’est définitivement l’un de mes livres préférés, je le relis très régulièrement. En 2017, il a eu une saveur particulière puisque le film traitant de la relation entre Jean-Luc Godard et la jeune Anne Wiazemsky est sorti au cinéma, et surtout parce-que, un mois plus tard, Wiazemsky est décédée…
Je vous ai déjà parlé de ce roman et de ma rencontre avec lui… Une anecdote qui a marqué ma vie de lectrice, et que je vous re-raconte bien volontiers : j’avais 16 ou 17 ans, je venais au Salon du Livre de Metz pour y rencontrer mon écrivaine contemporaine favorite (Shaïne Cassim), il était midi et celle-ci venait de partir déjeuner au restaurant avec d’autres auteurs. J’étais très déçue de ne pas pouvoir la rencontrer, alors, me voyant dépitée, mes parents qui m’accompagnaient m’ont proposée de visiter les autres stands pour m’offrir le livre de mon choix. Par hasard, je finis par lire la quatrième de couverture de Sept Garçons, d’Anne Wiazemsky. Le résumé me plaît, je discute un peu avec l’auteure et je lui raconte ma déception de ne pouvoir rencontrer Shaïne Cassim. Ça me fait sourire aujourd’hui car je me trouvais face à une célébrité septmais je n’en avais aucune idée, je ne l’ai su que bien plus tard… Compréhensive, elle m’a écoutée et écrit une petite dédicace dans le roman que je lui ai acheté, et qui, je ne m’en doutais pas une seule seconde, allait devenir l’un de mes livres préférés. Elle y a écrit qu’elle me remerciait pour ma confiance (de la choisir aveuglément, en dépit d’une autre auteure qui aurait été mon premier choix) et qu’elle espérait que cette découverte me plairait. C’est drôle, non, quand on y pense ?…
Cette énième relecture ne m’a pas déçue, j’aime le rythme lent, indolent des vacances d’été qui y sont décrites, et l’histoire m’arrache toujours les mêmes larmes…

Voici le résumé proposé sur Babelio : C’est un livre attachant qu’Anne Wiazemsky vient de publier. L’un de ces romans dans lesquels une atmosphère émerge dès les premières pages. D’emblée, on sait que le livre nous conduira au cœur d’une énigme : ici, il s’agit de celle de l’enfance. Comme le titre Sept garçons ne l’indique pas, l’héroïne est une petite fille (Roséliane) qui, au cours de vacances où sept garçons l’entourent, va découvrir ce qu’il faut appeler sa féminité. Les garçons quant à eux joueront à être de vrais petits hommes : chacun voudra éprouver la demoiselle. Mais dans ces jeux enfantins auxquels les adultes décident de ne jamais se mêler, une curieuse ambiance règne. Il plane un « quelque chose » de grave. Comme si ce moment de l’enfance était le temps où toute la vie future prenait forme. Comme s’il fallait que les risques les plus terribles et les plus déterminants y soient pris. Au fond, à quel moment et pour quelles raisons l’enfance finit-elle ? C’est la question que pose Anne Wiazemsky. 

Mes « cycles » d’auteur :

♥ Vous l’avez peut-être remarqué, quand j’aime un auteur, je suis du genre à dévorer plusieurs de ses romans à la suite, pour bien m’imprégner de l’ambiance et du style. En 2016, cela m’était arrivée en découvrant Joyce Maynard, dont j’ai lu presque toute la bibliographie d’une traite. En 2017, c’est une auteure (au même prénom !) sur laquelle je lorgnais depuis trèèèèèès longtemps sans avoir le courage de me lancer, qui m’a emballée : Joyce Carol Oates.
On connait tous ce nom, son succès, mais je n’avais jamais rien lu d’elle. J’avais peur que ce soit trop… bizarre, ou trop noir, ou trop compliqué, je ne sais pas… Avec le recul, je me dis que je n’étais simplement pas prête pour cette auteure, et qu’il faut savoir écouter ce genre d’intuitions. Ses livres m’intriguaient mais, comment dire… je n’avais pas trop envie. Jusqoatesu’au jour où, finalement, à ma petite librairie adorée (La librairie du Tramway, dans le 3ème arrondissement de Lyon, pour ceux que ça intéresse ^-^) j’ai eu le déclic, inexplicablement, et j’ai donc demandé à une libraire par quel roman de J.C. Oates elle me conseillerait de commencer. Elle a proposé Les Chutes, mais ne l’avait pas, alors s’est rabattue sur La fille du Fossoyeur. Et encore une fois je me dis qu’il n’y a pas de hasard. J’ai A-DO-RÉ La fille du Fossoyeur. Ce roman m’a terriblement marquée. Puis, une fois terminé (et je peux vous dire que c’était long! JCO est très prolixe, ses romans sont énormes) j’ai enchainé avec un roman encore plus dense, plus énorme, Blonde, toujours de JCO.
Re ->  coup de cœur incroyable
Je me demande si ce roman ne m’a pas encore plus marquée que le premier.
Ensuite, j’ai lu un de ses premiers romans, assez court, Délicieuses Pourritures, pas mal. J’ai laissé passé deux mois pour digérer un peu tout cela, et lire d’autres choses (un autre cycle d’auteur dont je vous parle juste après) et en septembre j’ai repris ma découverte de JCO en lisant ce fameux Les Chutes que m’avait de prime abord conseillée la libraire. J’ai bien sûr énormément aimé, mais finalement moins que mes deux blondepremières découvertes. J’ai été franchement marquée (je ne trouve pas d’autres termes… ni secouée, ni ébranlée, ni bouleversée…) et fascinée par ses deux gros romans, La fille du Fossoyeur, et Blonde. Pour ce dernier, j’avais quelques a-priori car je savais qu’il racontait la vie (imaginée par JCO, donc sous forme de fiction) de Marylin Monroe et, personnellement, je n’avais jamais éprouvé un grand intérêt pour cette icône. Après la lecture (éprouvante, intense, incroyable) de Blonde, j’ai changé de regard sur le phénomène et, même si je ne l’idolâtre toujours pas comme l’égérie glamour que certains voient en elle, la sublime femme torturée à la vie mouvementée que j’ai découverte dans Blonde m’a franchement passionnée. Bref, ces deux livres sont vraiment les pépites de 2017 pour moi.

Voici le résumé de La fille du Fossoyeur : « J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer. Avec sa musique, avec ses doigts, un homme peut aimer. Un homme peut être bon, il n’est pas forcé de vous faire du mal « : quand elle rencontre le pianiste Chet Gallagher, Rebecca ose à peine y croire.
Enfant de, juifs allemands réfugiés dans une petite ville américaine, elle a grandi dans la terreur et la misère.
Sa fuite éperdue à travers l’Amérique triomphante de l’après-guerre semble ne, jamais devoir s’arrêter. A moins que l’amour ne la rattrape…

Je ne vous propose pas le résumé de Blonde, mais plutôt le commentaire qu’en fait une lectrice sur Babelio, commentaire dans lequel je me suis tellement retrouvée que j’aurais voulu l’écrire moi-même, mot pour mot !
Attention, livre dangereux. Bombe à bord.
Pas celle que vous croyez, pas juste cette bombe-bombasse blonde dont l’éclat saisissant abasourdit pourtant encore, mais une bombe à fragmentation qui continue d’exploser dans la profondeur de l’être longtemps après avoir tourné chacune des pages de ce roman terrible.
Je ne sais pas pourquoi l’écriture de Joyce Carol Oates m’évoque toujours l’univers de l’eau, mais le fait est que « Blonde » n’échappe pas à la règle : la lecture de « Blonde » est une immersion, presque une noyade, dans les méandres dans l’esprit complexe, multiple et extraordinairement sensible de Norma Jean Baker.
Il faut tout le talent de JCO, dont la plume souvent un peu trop… vagabonde dirons-nous, colle cette fois-ci parfaitement à son sujet, et réussit à chaque ligne de ce gros pavé (1100 pages mais pas une de trop, une gageure !) à nous ancrer dans une profonde empathie pour cette lumineuse pauvre fille et nous faire entrer à l’intérieur même de ses fêlures. Et ce grâce aux deux plans de lecture qui s’entrecroisent pour nous ferrer comme des insectes dans une toile.
Il y a le plan linéaire déroulant les étapes de la tragédie : les pages terribles sur l’enfance et la mère toxique, les pages douloureuses sur l’orphelinat, les pages sordides sur Hollywood, les pages incandescentes sur la naissance de « Marylin », les pages belles à pleurer sur l’amour véritable et protecteur d’Arthur Miller
Et puis il y a le plan syncopé, brouillé dans lequel JCO superpose et entremêle plusieurs faces de Norma Jean, assez confusément pour que l’on ne sache pas parfois à laquelle l’on a affaire, assez inexorablement aussi pour que l’on comprenne que les plus noires finiront par définitivement polluer les plus pures, jusqu’à l’issue fatale.
Je ne suis pas à proprement parler une fan de Monroe, mais ce livre m’a profondément émue et troublée, et donné envie de voir ou revoir certains films de Marylin pour tenter de percevoir la profondeur quasi-monstrueuse de ces décalages de personnalités que JCO donne à voir dans le livre (si délicieuse dans « Certains l’aiment chaud », si dévastée sur le plateau ; si cavalière dans « Bus stop », si terrifiée dans la vraie vie ; si vénale dans « Niagara », si infantile entre deux prises)…
Ça donne envie de plonger, non ?!

♥ Je suis une grande grande fan (comme tout le monde, non ?) de Fred Vargas, dont les polars sont les seuls qui trouvent grâce à mes yeux de lectrice de romans non-policiers… ! J’avais déjà lu beaucoup de ses livres (il faut dire que, heureusement pour nous, Vargas est une grande bavarde qui produit beaucoup !) mais c’était sans compter sur l’une de mes amies qui m’a apportée une pile de presque tous les Vargas que je n’avais pas lus ! J’ai donc eu le loisir de me plonger dans un cycle d’auteur plus polars durant quelques mois.

J’ai adoré :
Un peu plus loin sur la droite
Sans feu ni lieu
Sous les vents de Neptune

J’ai beaucoup aimé :
L’homme aux cercles bleus

J’ai passé un moment agréable mais sans plus :
Dans les bois éternels
Coule la Seine (recueil de trois nouvelles)

Sous les vents de Neptune est clairement l’un de mes préférés (peut-être pour son ambiance glaciale et ses expéditions au Canada?), avec deux autres que j’avais lus l’année d’avant, L’armée furieuse (en Normandie, j’ai adoré) et Temps Glaciaires (en Islande, le kiffe total !) .
S’il est vrai qu’au bout de trois ou quatre Vargas, son style très particulier peut commencer à devenir lassant, j’avoue volontiers que cela ne m’empêche pas d’adorer ses romans, ses personnages truculents, ses atmosphères si typiques, et ses intrigues qui me laissent toujours abasourdie par les dénouements (je ne suis parvenue qu’une seule fois à deviner le « méchant » avant Adamsberg…! Le reste du temps, impossible pour moi de deviner, je me laisse toujours menée par le bout du nez par Vargas…!)

Des découvertes coups de cœur :

Je vous l’ai dit, j’ai lu beaucoup de livres qui m’ont énormément plu en 2017, alors désolée si tout ce billet vous semble une suite de superlatifs et de critiques enthousiastes…!

Camarades, de Shaïne Cassim. Si le nom de l’auteur vous semble familier, c’est normal, j’en parlais plus haut lorsque j’évoquais ma rencontre fortuite avec Anne Wiasemsky et mon rendez-vous manqué avec l’une de mes auteurs « jeunesse » chouchoute, Shaïne Cassim. J’ai lu la plupart de ses romans, et je crois que je suis très sensible à son style simple et élégant, et à la sensibilité de ses personnages et de leurs intrigues. Camarades est actuellement son dernier roman, on y suit plusieurs jeunes gens (qui ont quinzaine d’années mais semblent, clairement, plus matures et plus proches de la vingtaine…), à travers leur histoire, leur engagement, leur solidarité, dans leur pays respectif (ou non), au moment de la Révolution de 1870.
Ce roman fait voyager dans l’espace (Russie, Pays de Galles, Pologne…) et dans le temps, il m’a dépaysée et fait découvrir une période historique que, malgré mon amour pour le 19ème siècle, je connais finalement peu (et pourtant mon PPE en 1ère portait justement sur la littérature de Victor Hugo contre le pouvoir de Napoléon III… je sais, je sais, moi non plus je ne comprends pas comment je peux avoir une telle mémoire de poisson rouge…! Les choses passent dans ma tête et puis filent…).
camarades
Voici la quatrième de couverture : Dans une forêt enneigée, par moins trente degrés, en Russie, un jeune homme réussit à s’enfuir d’un bagne et à échapper à la police du Tsar. Au même moment, une jeune fille qu’on a battue perd connaissance dans une rue de Paris. En Normandie, une autre jeune fille commet un acte irréparable et trahit la seule personne qui lui soit fidèle. Dans un petit village du Pays De Galles, un garçon, perché au sommet d’un arbre, refuse obstinément de descendre. Il comprend qu’il vient de prendre sa vie en main. Ils s’appellent Evgueni, Gisèle, Eulalie, Eddie. Ils ont quinze ans, ils sont seuls au monde, ou presque. Chacun d’eux s’est accroché à un fil fragile que lui tendait tout à coup le destin. Nous sommes en 1870, et alors que grondent à la fois la guerre et la révolution, ils se rencontrent à Paris, où le pouvoir de Napoléon III met si facilement les gens en prison. C’est là que leurs vies vont se mêler. Et que leurs espoirs vont renaître. 

Au-revoir là haut, de Pierre Lemaître. Le prix Goncourt 2013 n’a pas volé son succès, ça a été un énorme coup de cœur pour ma part ! Et pourtant, il n’avait rien pour me tenter, ce roman : traitant de la Grande Guerre et de ses « gueules cassées », de politique et de misère sociale, je n’étais pas franchement emballée par le sujet. Comme quoi, il est parfois difficile de sortir de sa petite zone de confort, j’en suis la première convaincue ! Mais encore une fois, c’est mon amie Alma qui me l’a prêté (en plus de la pile de Fred Vargas) en m’encourageant à essayer malgré mon peu d’attirance. Comme elle a bien fait ! Ç’a été une lecture formidable, très différente de ce que je lis habituellement mais aussi, du même coup, rafraîchissante, surprenante, jouissive. Malgré le sujet qui peut sembler à certains rébarbatif (comme pour moi, par exemple !) le roman se lit très facilement, le style est fluide, drôle, mais aussi maitrisé et digne du prix que l’auteur a reçu ! J’avais très envie de voir le film qui est sorti cet automne (juste après que j’ai fini de lire le roman, justement…) mais je n’en ai pas eu l’occasion, j’espère me rattraper avec la VOD car l’adaptation ciné a l’air exceptionnelle, pour une fois.

aurevoirVoici le résumé du roman : « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Petit bonus :

Les notes qui s’aiment, de Jean-Pierre Chiron.
J’ai beaucoup de chance, dans mon école mes collègues sont des artistes, et l’un d’entre eux est écrivain ! Il a été publié à plusieurs reprises, notamment pour son cycle de polars dont le premier rôle est tenu par le personnage de Lou Grimaud, flic à la PJ de Lyon. notes qui s'aimentJ’étais très curieuse de découvrir les écrits de mon collègue, cette lecture m’a beaucoup plu, et surtout re-motivée à écrire alors qu’à ce moment là j’avais une petite baisse de régime. Le roman de Jean-Pierre Chiron est agréable à lire, bien écrit, fluide et ses personnages bien campés. J’ai beaucoup aimé que l’intrigue prenne place à Lyon, on sent le vrai lyonnais derrière la plume, connaissant chaque ruelle, chaque route, chaque place, chaque vue… C’est forcément pittoresque, et pour une lyonnaise de cœur comme moi, ce genre de lecture est rare et appréciable. Le style de l’auteur est simple et efficace, et l’intrigue prenante. Un polar bien écrit et haletant n’est pas si facile à trouver, surtout quand on ne veut pas se retrouver avec des romans sanguinolents et cruels (c’est mon cas, j’ai beaucoup de mal avec les thrillers trash et tous les polars nordiques plébiscités depuis quelques années, types Millénium ou Camilla Läckberg, au suspens certes insoutenables, mais au style absolument rédhibitoire pour moi, me laissent de marbre…)
J’ai passé un bon moment, je me suis laissée prendre par l’histoire et j’ai trouvé les personnages assez attachants pour repenser à eux à d’autres moments de la journée alors que je n’étais pas en train de lire (à mes yeux c’est un indice d’une bonne lecture, pas vous ?). J’espère avoir l’occasion de lire d’autres romans de mon collègue cette année, en attendant je peux vous dire que je me régale déjà de nos discussions autour du processus d’écriture, du monde de l’édition, de nos lectures diverses etc… c’est vraiment enrichissant de travailler avec des personnes telles que lui !
Voici la quatrième de couverture pour vous donner envie : Affectée à la P.J. de Lyon, le lieutenant Lou Grimaud est confrontée dès sa prise de fonction à une série de meurtres aussi subtils que violents. Comme si le tueur, mélomane et pervers, l’avait attendue pour la tester. La musique de Mozart, n’adoucit pas vraiment les mœurs. Jeu de piste noire sur fond d’opera seria, une sombre partition où la moindre erreur peut conduire à la mort du chasseur sur la trace du fauve, une partie d’échec entre un chef d’orchestre masqué et une inspectrice, aussi obstinée que séduisante, qui apprend vite la musique.

J’ai omis de parler de certaines autres lectures qui ne m’ont pas franchement marquée, sans pour autant avoir été désagréables. Ce billet est déjà bien assez long, j’espère que certain(e)s d’entre vous auront réussi à le lire en entier ?! Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous faire connaître pour que je vous félicite  ^-^  mais surtout à me donner votre avis sur ces impressions et conseils littéraires. Connaissez-vous certains de ces titres ? Ai-je réussi à vous donner envie d’en lire certains ? Avez-vous eu des coups de cœur lecture en 2017 ?

Blanc rustique, bois authentique, nature et lenteur…

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Quelques mots qui définissent mes envies du moment, en matière de décoration d’intérieur, mais aussi de style de vie tout court. J’ai envie d’épurer sans pour autant transformer mon environnement en l’intérieur scandinave que l’on voit partout sur les blogs et Instagram (même si j’adore le style scandi, bien sûr!). Je ne veux pas renoncer à mes pulsions bohèmes et à la déco folk que j’adore, mais qui me semble parfois trop brouillonne, trop encombrée, alors que je n’aspire qu’à un peu d’espace vide et clair en ce moment.

Je sais que c’est cyclique, comme tout. Actuellement, j’ai envie de douceur, d’un blanc immaculé rassurant, et de matières nobles et vieilles pour la symbolique d’enracinement durable qu’elles portent.

Je suis tombée sur les photos du blog d’Annabelle Hickson, The Daily’s, ainsi que sur un reportage sur cette famille sur le blog Turbulences Déco, et j’ai tout de suite accroché : exactement ce qui me fait rêver en ce moment. Brut et blanc, nature et authentique, des grands espaces, une famille, du bon temps et le travail de la terre. La bonne association. Et puis, le bush, l’Australie sauvage, cette lumière douce et oblique incroyable… ça fait voyager, un peu, aussi.

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Je vous laisse avec quelques photos qui vous inspireront peut-être vous aussi (et sinon, moi aussi j’aimerais bien avoir un petit marsupial qui traîne dans mon salon… ^-^) :

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Et pendant que je bave devant cette tenue simple, rustique, pratique et confortable, j’écoute Baudelaire d’Angus et Julia Stone ( tiens, des Australiens eux aussi ! ) et ça me fait planer et voyager de plus belle, tout en me donnant envie de me pelotonner sur mon canapé entre mes deux hommes. Je crois que ce billet transcrit bien l’ambivalence de mes désirs actuels, entre l’envie terrible de partir en voyage et celle de mener la slow life dans ma campagne retirée…

snow

Photos : homelife.com.au – Kara Rosenlud
Turbulences déco

 

Sunday morning 2018 – 1

Cette thématique m’avait manquée, je dois bien l’avouer… Mais en regardant dans mes anciens articles, je me suis aperçue que mon blog, peu à peu, avait fini par ressembler à un compte Instagram, un peu vide de contenu-texte, plein de photos de moments de vie, de miscellaneous, de « sundays mornings« … Bien sûr, j’aime ces petits articles pots-pourris qui permettent de s’arrêter sur les jolis moments du quotidien. Mais de là à ce que mon blog ne soit plus qu’un collier de toutes ces perles fugaces et instantanées, sans article de « fond », sans idées, sans sujet plus approfondi… je m’étais un peu perdue, je crois ! Heureusement, 2017 m’a permis, comme vous le savez, de prendre conscience de tout cela (voir mon billet : Les réseaux sociaux ) et de revenir à mes premiers amours : écrire et partager pour de vrai. Revenir à quelque chose de plus authentique.
Pour cela, fallait-il que j’abandonne totalement mes sundays mornings ?
J’y ai bien réfléchi, et je crois, finalement, que non. C’est juste que, comme je n’ai plus envie de me contraindre comme j’ai pu le faire, de me mettre la pression pour publier un certain nombre de billets à une cadence bien calibrée, je ne publierai plus un Sunday Morning chaque week-end… mais pourquoi gâcher son plaisir en n’en faisant pas un, au moins de temps en temps?

Alors c’est parti !

 

Sunday rituals

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Dernièrement, nos dimanches se ressemblent tous et sont très doux. La veille, je prépare une pâte à crêpes ou à gaufres, et le dimanche, lorsque Little vient nous réveiller, je commence à préparer le petit-déjeuner : Little m’aide à presser des oranges, j’empile quelques crêpes (ou gaufres) sur une assiette et je les emballe au fur et à mesure dans de l’aluminium, puis on s’attable tous les trois, dos à la cheminée, faces à la vue brumeuse sur la vallée encore endormie. J’adore ce nouveau rituel (j’adore ma maison, je vous l’ai déjà dit je sais mais j’y suis tellement tellement bien!).

 

Sunday outfit

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Avant de déménager, j’ai fait un ÉNORME tri dans mon dressing. Un énorme, immense, gigantissime tri (désolée pour la qualité de la photo ci-dessus, je n’avais plus mon téléphone (cassé comme d’habitude…) et avais utilisé un vieil Iphone pour capturer ce mémorable instant où TOUS mes vêtements, absolument tous, étaient réunis au même endroit, dans l’attente du grand tri). Pour me motiver, j’avais lu des articles de désencombrement (basés sur la méthode Konmari) et je m’étais lancée en vidant tous les placards de l’appartement contenant des vêtements à moi (j’ai laissé ceux de Robinson et Little qui en ont beaucoup moins… ^-^) ainsi que les cartons à la cave et au garage (je fais une rotation fringues d’été/fringues d’hiver pour ne pas en avoir trop en même temps dans mes armoires).

J’ai fait un premier tri, puis un deuxième, puis un troisième. A chaque fois, j’éliminais davantage. J’ai du garder moins d’un tiers de ce que j’avais. Puis, j’ai envoyé un mail à toutes mes copines pour leur dire de venir se servir. Vide dressing gratuit. Elles étaient ravies.

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Au final, j’ai beaucoup moins de vêtements et je n’en achète plus (pour l’instant). J’ai encore envie d’en coudre mais pas le temps pour l’instant. J’essaie de porter TOUT ce que j’ai gardé. J’ai hésité à garder cette salopette (j’en avais deux, j’ai donné l’autre, que j’adorais mais qui ne m’allait plus) et puis finalement j’ai resserré les bretelles et l’ai porté plus haut, et je l’aime bien comme ça. J’ai trouvé un nouveau combo pour l’associer, qui me plaît beaucoup, et c’est donc un peu ma tenue du moment. Je la porte à la maison, ou pour aller au boulot, ou pour sortir même. Je m’y sens bien. De toutes façons, toutes les tenues composées autour de mon gilet adoré me plaisent ! Je ne suis pas très difficile ^-^

 

Sunday in the garden

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Même s’il pleut ou fait froid, je passe un maximum de temps dehors. Cette semaine, j’ai construit mon composteur, l’ai installé dans le jardin, puis ai vidé mon premier compost (que j’avais mis dans un autre composteur lors de notre installation) pour l’étendre et le re-mélanger, j’ai tout remis dans le nouveau bac, ajouté des branches et des feuilles. J’ai aussi débroussaillé un talus, puis retourné la terre (pleine de pierres énormes et de racines) pour préparer le terrain avant de planter une vigne vierge le long de notre façade (un de mes rêves…). J’ai cassé du petit bois, débarrassé le sol autour du pommier, installé de la nourriture pour les oiseaux dans certains arbres, rempoté des plantes vertes, fait des boutures de lierre… Bref, je passe du temps les mains dans la terre, ça me détend, et pour l’âme sauvage que je suis, être dehors est indispensable, quelle que soit la météo. Ici, dans ma campagne isolée, je revis.

 

Sunday food

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L’une de mes résolutions de déménagement était de tenter de diminuer nos déchets (entre autre avec le compostage) et de me lancer dans les yaourts maison. A Noël, on m’a offert une yaourtière, et j’ai commencé ma petite production de yaourts cette semaine. A ma grande surprise, c’était réussi, du premier coup ! J’ai testé trois saveurs : yaourts au lait de coco et vanille, yaourt nature et yaourt au bifidus actif à la vanille. Ils étaient tous très bons, je dois encore revoir la recette de ceux au lait de coco qui ne me satisfont pas encore totalement mais pour un premier essai j’étais plutôt contente ! Ça donne envie de continuer et de ne plus acheter des packs tout emballés de plastique. On progresse, on progresse… ! Si je trouve d’autres recettes sympa et originales, j’essaierai de vous écrire un article à ce sujet !

 

Sunday DIY

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Je vous en avais parlé, j’avais promis de vous le montrer, cette année je n’ai réussi à faire qu’un seul cadeau de Noël « maison » : celui de Robinson. C’était un projet que j’avais en tête depuis deux ou trois ans, j’ai enfin trouvé (ou pris, plutôt) le temps de le mettre en oeuvre. J’ai donc essayé de reproduire un planisphère en bandelettes de papiers multicolores. Ce n’est pas précis (il manque le Groenland !!) et ça n’a pas vocation à donner de véritables informations géographiques, c’est juste pour décorer et faire joli… Mais pour l’instant, on ne l’a même pas accroché, on attend que nos travaux avancent pour trouver un emplacement où cette carte du monde rendrait bien.

 

Sunday inspiration

tapis bleu d'anémones blandasource

Je passe beaucoup de temps sur les sites et blogs de jardinage en ce moment. Tout m’intéresse : permaculture, jardins fleuris, potager… J’adore regarder des vidéos de Silence ça pousse, où Stéphane Maire arrange un jardin ou un balcon et me donne plein d’idées, mais aussi des vidéos où de jeunes couples expliquent comment ils se sont lancer dans la micro-ferme bio ou la permaculture alors qu’ils n’y connaissaient rien. Ça me passionne… La visite du jardin de Virginie, par exemple, m’a beaucoup plu, j’aime ce qu’elle a fait de cet immense espace plein de mousses et d’humidité, j’aime sa petite mare, le foisonnement des plantes, la nature qui semble maitresse et libre. J’apprécie aussi regarder les tutoriels pour créer un jardin à l’anglaise (un rêve…!) (non mais ce parterre d’anémones n’est-il pas incroyable?!), j’épingle plein de photos de parterre de fleurs superbes et colorés, j’ai envie de dévaliser Botanic… ah ah. Tout cela m’inspire et m’apaise aussi, car réflechir à ses plantations, aux travaux manuels à effectuer (bêcher, planter, repiquer, déplacer, arroser, pailler, porter, ratisser, vider, débroussailler…!!) me permet de me focaliser sur notre projet familial, rendre cette petite maison et son grand jardin aussi accueillants et douillets que possible. Me concentrer sur ce projet me porte et me détend. C’est simple la vie, parfois…

Voilà, une macédoine de tout se qui est beau ou doux dans notre vie en ce moment. A présent, je vais profiter de la sieste de Little pour écrire un peu (j’ai commencé l’avant dernier chapitre de mon projet de roman !). Bon dimanche !

 

NB : les photos de ce billet (sauf mentionnées) sont personnelles et non libres de droits, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.