Les jouets #2 Conseils et liste d’essentiels

Have less.

Do more.

Be more.

Suite au premier article concernant la nécessité de simplifier les chambres de nos enfants, et de consommer moins mais mieux, même pour les jouets, voici donc, dans un premier temps, les liens vers mes tableaux Pinterest vous proposant des idées de cadeaux selon l’âge de l’enfant, ainsi que des activités et des jeux avec les petits, puis dans un second temps une liste de jouets qui reflète bien ce à quoi ressemblerait ma ludothèque idéale, respectueuse des besoins et du développement des enfants.

 

MES TABLEAUX PINTEREST

Cadeaux pour enfants autour d’un an

Cadeaux pour enfants 1 à 2 ans

Cadeaux pour enfants 3 ans

Activités types Montessori avec les touts-petits / petits

kaplas

source

QUELS JOUETS POUR MON ENFANT ?

  • une boîte de kaplas : on peut tout faire avec ça. Construire des routes, des ponts, des maisons, des tours, des barrières pour les animaux… Le bois brut et la forme simplifiée des petites planchettes lui confèrent une infinité de possibles. C’est à l’enfant d’y voir ce qu’il veut ou ce dont il a besoin pour tel ou tel jeu.
  • des Duplos, beaucoup de briques et d’animaux. Ce jeu de construction pour le premier âge, bien qu’en plastique, trouve grâce à nos yeux. C’est l’un des jeux avec lesquels Little a le plus joué. On a emporté notre sac/tapis de Duplos partout avec nous : dans le van au bord de l’océan, dans la tente à la montagne, chez les grands-parents à Noël, sur la terrasse, dans le jardin, dans la chambre, chez les copains, sur la terrasse des bars en été, dans le chalet de montagne en hiver… Le rapport prix/usage est largement amorti, c’est un des meilleurs investissements qu’on ait pu faire pour les trois premières années de notre fils. Et la solidité de ces Duplos est incroyable, on sait qu’ils seront encore en état pour un deuxième voire un troisième enfant (voire nos petits-enfants !!! )
  • des animaux Schleich. Ces petites figurines en plastique sont d’une qualité incroyable, et le réalisme des animaux est saisissant. C’est un petit investissement car cette marque n’est pas donnée, un animal coûte entre 5 et 15 euros, donc autant vous dire qu’il faut investir un peu pour se constituer un zoo digne de ce nom ! L’idée, c’est de fonctionner par famille (mâle, femelle, bébé) mais aussi par environnement (des animaux de la savane, de la ferme, de l’océan, de la forêt…). Ces figurines permettent aux enfants d’avoir des jeux d’imagination bien sûr, mais aussi de catégoriser et de classer. Chez nous, les animaux Schleich sont régulièrement sortis, parfois pour jouer dans la petite maison de poupée, parfois pour les aligner, parfois pour les mettre dans le bain, parfois pour les ranger dans des enclos de Kaplas… On les utilise aussi pour les fêtes des saisons (un article sur le sujet arrive très bientôt). Vu leur prix, on en achète un de temps en temps pour une occasion : pour la fête de l’été, le 21 juin, Little a reçu un cachalot et un poulpe, animaux de l’océan qui allaient avec le thème de la fête. Lorsque son papa est parti en déplacement pro à l’étranger pendant une semaine cet hiver, il lui a offert avant de partir un requin tigre pour lui dire qu’il penserait à lui et qu’il allait lui manquer. Toute la semaine, Little n’a pas quitté le requin, il l’a trainé dans toutes les flaques, sur tous les sentiers de forêt, dans son lit, dans son bain… On en a commandé quelques-uns à Noël aussi, et il se peut que pour son anniversaire avec ses copains, je suggère à chaque maman (et papa, hein, je sais bien qu’ils sont investis eux aussi ^-^) d’acheter comme unique cadeau une figurine de l’animal préféré de leur enfant, afin d’augmenter la collection petit à petit.

    schleichsource

Lorsqu’il sera plus grand, on pourra utiliser les figurines pour des classifications plus pointues, plus poussées, plus scientifiques. Observer les pattes des animaux, classer les vertébrés/invertébrés, les vivipares/ovipares, rattacher chaque espère à son continent, etc… tout cela en lien avec la pédagogie Montessori.

maison bois

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  • des puzzles, beaucoup de puzzles. J’ai commencé assez tôt à en proposer à Little. Les premiers lui ont été offerts pour ses deux ans, de gros puzzles à 2 ou 3 pièces seulement. Ils étaient vendus sans le modèle, j’avais donc photocopié en couleurs les puzzles, plastifié et coupé, afin de créer des modèles et des supports pour débuter. Progressivement, je lui ai proposé des puzzles de plus en plus complexes. Aujourd’hui, en fin de petite section, Little est capable de réaliser des puzzles de 48 pièces sans modèle. Mais ç’a été un apprentissage long, accompagné, et laborieux, car il n’aimait pas trop la difficulté lorsqu’il était plus petit. j’ai dû lui apprendre à trier les pièces, les bords d’un côté les milieux de l’autre, les couleurs similaires, etc… en gros, il a fallu lui enseigner la méthodologie du puzzle. Tout cela est très important car ça participe au développement d’autres facultés plus globales (repérages spatiaux, esprit logique, déduction, capacités d’analyse et d’observation…). Le puzzle, c’est essentiel, il ne faut pas hésiter à en proposer encore et encore et à apprendre aux touts-petits des techniques pour les réaliser (souvent, ils ont tendance à abandonner très vite car c’est une activité complexe. Il ne faut pas se décourager, mais reproproser encore et encore, prendre le temps, dédramatiser…).

puzzle encastsource

puzzle lunesource

J’achète les puzzles dans les vides-greniers, il y en a toujours des tas et des tas, pour pas grand-chose. Je privilégie ceux en bois qui tiennent plus longtemps et sont plus beaux, et je n’achète pas de puzzles de franchise (Disney et compagnie) (ma mère s’en charge … ^-^ donc Little en a quand même, mais bon…). J’ai des puzzles des lettres, des planisphères, des puzzles de livres et albums jeunesse, mais surtout d’animaux dans leur environnement, le top pour la pluridisciplinarité…!

  • une caisse d’accessoires et d’outils d’arts plastiques, de création, pour fabriquer des choses… de la colle, des perles, du tissu, des lacets, etc…
  • une belle boîte de crayons de couleur : alors ça c’est l’achat du siècle. Au départ, comme tout le monde, je donnais des crayons du supermarché ou autre à mon fils. Puis, en lisant un article d’Eve sur son blog, j’ai réalisé que si moi j’aimais travailler avec de beaux outils adaptés, pourquoi pas Little ? J’ai donc investi dans une belle boîte de crayons de couleur haut de gamme, avec différentes nuances d’une même couleur. 24 crayons, pour notre fils de 2 ans et demi. Au départ j’étais sceptique. Mais ç’a tout changé pour lui. Il s’est mis à dessiner de plus en plus, à expliquer ses choix de couleurs, à s’intéresser aux nuances. Il prend soin de son matériel et aime aligner les crayons en dégradé dans sa boîte. Avoir des outils de qualité lui a donné envie de faire bien, de s’appliquer, de soigner son travail et son matériel. Si petit, c’était incroyable… ! Là où au même âge il aurait laissé traîner les feutres sans leur capuchon, appuyé comme un fou sur les mines, délaissé les mauvais crayons de couleurs qui font des couleurs pâlichonnes, il a vraiment investi cette boîte de crayons et on l’a emportée partout avec nous elle aussi (vacances, week-end, jardin, sorties au bar, plage…). Après tout ce temps et cette utilisation intensive, il était temps d’en changer, certains crayons sont minuscules à force d’être taillés et inutilisables. Pour ses 4 ans en août, on a prévu une nouvelle boîte de couleurs, une gamme encore au-dessus, 36 crayons Faber-Castel cette fois. La boîte est si belle, les crayons si fins, les couleurs si intenses, que l’objet donne envie de s’asseoir et de dessiner, de s’appliquer, de créer… Je rejoins vraiment Eve sur ce sujet : les enfants ont besoin de matériel de qualité, même si cela coûte un peu plus cher. Au final, cette première boîte que Little a possédé était un investissement, certes, mais quand on voit comme il l’a utilisée, le rapport « cost per use » si je puis dire est clairement minime !couleurs(apparté : les ergothérapeutes et les psychomotriciens conseillent souvent de ne pas donner de feutres aux enfants avant la fin de la maternelle, car le feutre ne participe pas au bon développement de la motricité fine de l’enfant. Le crayon de couleur oblige l’enfant à appuyer et l’aide à muscler ses doigts encore patauds, cela fait partie du bon développement nécessaire à l’apprentissage, plus tard, de l’écriture. Un enfant qui n’utilise que le feutre risque d’avoir une main moins agile, une dextérité moins développée, des doigts moins musclés qu’un enfant qui aura l’habitude d’appuyer sur son crayon, de colorier avec des couleurs, etc… En plus, le feutre ce n’est pas terrible, ça tâche, ça fait des trous dans la feuille, les couleurs qui se mélangent font du marron-moche, le noir bave dans les autres coloris… Bref, chers parents de jeunes bambins, rien de sert d’investir dans un seau de feutres, préférez plutôt une belle boîte de crayons de bois ! )
  • maintenant que Little est plus grand, les Duplos font la place aux Legos. Little adore les petits Legos et aime passer des heures (oui oui ! ) à construire des animaux marins, des engins, des maisons… Ce qu’il préfère, c’est suivre les modèles étape par étape, mais ça c’est typique de son esprit logique et mathématique et ce n’est pas de sa maman qu’il le tient 😉
  • des jeux de société : les jeux Haba et SmartGames sont nos préférés. Ils sont un peu chers (entre 20 et 30 euros la boîte) mais ils sont PAR-FAITS, vraiment intelligents et adaptés. Je ne peux que vous conseiller le jeu du Verger, l’incontournable, le grand classique, un jeu de coopération Haba qu’on peut sortir avec un petit dès 2 ans 1/2 – 3 ans. Chez nous, on adore se faire un apéro-verger : pendant que le dîner mijote, Little installe le plateau, les petits fruits en bois (trop mignons), les petits paniers, le puzzle du corbeau, puis on s’installe en famille avec notre verre de jus, de bière, de sirop, de vin au choix, et on se fait une partie tous les trois juste avant le dîner. C’est très agréable, et le principe du jeu collaboratif c’est que soit on gagne tous ensemble, soit on perd tous ensemble, ce qui permet à l’enfant de relativiser l’échec et d’apprendre à perdre (parce que, ça aussi, c’est un sacré apprentissage !! ).vergerbahuts 


    On a aussi le jeu des Bahuts Malins, chez SmartGames, qui se joue seul avec un petit livret de modèle. C’est un jeu de logique, de réflexion, de topologie, encore une fois extrêmement bien pensé.
    Pour compléter cela, nous avons des memory, un jeu de cartes pour jouer à la bataille, un petit jeu tout simple de plateau où il faut lancer un dé et déplacer une petite grenouille sur les nénuphars, ce qui permet à l’enfant d’apprendre à se déplacer sur un plateau de jeu (et c’est une compétence pas si facile que ça à acquérir car il faut compter correctement, sans prendre en compte la case sur laquelle se trouve le pion, etc…) et nous empruntons régulièrement d’autres jeux SmartGames à la ludothèque à laquelle nous sommes abonnés, ce qui permet de découvrir plein de jeux sans se ruiner ni se lasser.
    Nos proches ont offert d’autres jeux à Little, plus classiques et plus… stimulants, bruyants, comme Bourricot (le cheval sauvage sur lequel il faut poser des petits éléments sans le faire ruer) mais il accroche moins. Encore une fois, les trucs trop élaborés, qui bougent tout seul, qui excitent les enfants, ont souvent moins de succès chez nous que le jeu simple, efficace, inusable.
  • un train électrique en bois et des cubes en bois. Il y a un côté fascinant pour l’enfant, à regarder une locomotive tirer des wagons sur les rails de bois qu’il vient d’installer dans sa chambre. Même si c’est un jeu qui est sorti un peu moins souvent que les autres cités plus haut, il fait partie des classiques qui, me semble-t-il, sont intéressants pour un petit enfant. Les notions d’espace, d’assemblage, de logique, d’analyse entrent en jeu lorsqu’on construit le circuit du train puis qu’on éprouve la satisfaction de le voir avancer sur le parcours, monter les côtes, traverser les ponts, passer sous les tunnels, ressortir sous une montagne… Les cubes en bois permettent de compléter les décors en créant autour du circuit des villages, des tours, à la manière des Kaplas. Notre train en bois est un Lidl et il est d’excellente facture ! Pas la peine de se ruiner.

    train bois
    source

  • un arc-en-ciel Grimm’s. C’est beau, c’est en bois, c’est solide, et c’est multi-usage. On peut jouer avec pour créer des ponts et des tunnels pour les petites voitures, les trains, les figurines d’animaux Schleich. On peut les empiler de différentes manières pour construire des tours et s’amuser avec l’équilibre et les poids. On peut les agencer les uns par rapport aux autres sur le sol pour créer des œuvres d’art éphémères, des sortes de mandalas colorés, en bois. On peut les utiliser comme référent pour faire des activités de tri de couleur : sous l’arche bleu, tous les objets bleus !

empilement-montagnes-grand-modele

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grimms

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Petites voitures, crayons, cubes, billes, etc… J’aimerais posséder tous les jouets en bois de la marque Grimm’s car je les trouve beaux, solides, doux, poétiques. Mais ils sont aussi très chers. Un jour j’investirai peut-être dans les petits lutins de couleur, ou dans un puzzle d’encastrement en bois. Mais je suis déjà très contente que Little ait l’arc-en-ciel, un joli cadeau qu’on s’est fait offrir à Noël il y a deux ou trois ans.

lutins et bois

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  • une poupée toute simple, en tissu. Plus elle est sophistiquée, plus elle réduit les possibilités de jeux. Celle proposée ci-dessous vient de chez Jacadi et elle est soldée à moins de 10 euros !

poupée
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« Plus la poupée est basique, plus l’enfant peut se projeter dans sa relation avec elle »

 

  • une malle de déguisements, tissus, accessoires.
  • une petite cuisine avec de la dinette en bois, des aliments en bois, et même des contenants récupérés dans la vraie cuisine (emballages, boîtes de beurre, conserves vides, bouteilles, flacons…)
  • un bout de jardin ou un bac de terre, pour patouiller, expérimenter, planter, observer…

J’ajouterais enfin cette citation du très pertinent Parents, tout simplement, pour conclure ma liste d’essentiels (et la nuancer ! ) :

La seule chose dont les enfants ont besoin, c’est de temps. De beaucoup de temps libre, l’esprit dégagé.

La frustration de n’avoir « rien à faire » est le point de départ de quelque chose de merveilleux.

 

Et puis surtout, n’oublions jamais que là où nos enfants sont le plus heureux, c’est dehors, dans la nature, avec des copains pour jouer. Les tas de feuilles mortes, le ruisseau, les arbres et les fleurs, les insectes, les oiseaux, la terre et le sable… sont autant d’invitation à créer, imaginer, raconter, jouer… que des objets en plastique colorés fragiles, coûteux en matière polluante et en argent. Non ?

kids outside

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Edit : je profite du commentaire d’une lectrice pour apporter quelques précisions. Je vous copie/colle ici ma réponse. Effectivement on pourrait croire que ma liste est excluante et qu’il faut acheter des jouets hors de prix seulement, or ce n’est pas ce que j’essaie de dire dans ce billet (surtout pas !!). Je vous laisse donc lire ces précisions si toutefois vous aviez eu la même impression que Nathalie :

Bonjour Nathalie, merci d’avoir pris le temps d’écrire ici.
Je suis un peu embêtée car je vois tout à fait ce que tu veux dire et ce côté donneur de leçon culpabilisant, c’est exactement ce que je voulais éviter en rédigeant mes articles !!! Au contraire, je sais que si je veux faire adhérer les autres à une idée, ce n’est pas en les culpabilisant mais en étant pédagogue et dans la compréhension, alors zut zut zut c’est que je n’ai pas réussi à véhiculer mon message correctement !
D’un autre côté, ce que tu décris (le fait que tu aimes offrir des Playmobil, etc…) cela rejoints un peu mon propos : on a envie de bien faire en achetant des jouets qui nous plaisent, qui nous renvoient à nos souvenirs d’enfant, on pense bien faire. J’ai fait pareil tu sais : à Noël dernier, j’ai submergé Little de boîtes de Playmobils, me rappelant avec nostalgie comme j’avais aimé, moi, joué des heures et des heures aux Playmo… (j’ai écrit un billet sur le sujet à l’Noël, d’ailleurs).
D’un côté, je pense que j’étais plus enthousiaste que lui avec ces jouets, qu’il utilise relativement peu car il préfère les jouets moins « fermés », avec des possibilités plus étendues (parce qu’il a eu l’habitude de ce genre de jeux, je pense, aussi…), d’un autre côté, je persiste à penser qu’il y jouera sans doute plus lorsqu’il sera plus grand.
Enfin, je ne considère par les Playmobils comme les autres jouets en plastique que je « critique » dans mes 2 billets, au contraire je les associe plutôt aux Duplos et aux Legos dont je parle dans ma liste et que je plébiscite. Je trouve que ce sont des jeux intéressants et qu’on peut proposer à un enfant s’il accroche. Mon problème c’est plutôt que Little n’accroche pas encore. Mais ça viendra sûrement ^-^

Pour terminer, je voulais juste préciser que ma liste ci-dessus n’est pas exhaustive, et qu’effectivement on aurait pu ajouter d’autres éléments, typiquement les Playmobils. Mais aussi que les jouets que j’y mentionne ne sont pas tous hors de prix 😉 La poupée en tissu Jacadi coûte 9 euros ! Un puzzle simple (pas ceux sur les photos que j’ai choisies, qui sont en bois, massif, et faits main) coûte une dizaine d’euros aussi. Une boîte de Duplos ou de Legos vaut le même pris qu’une boîte de Playmobils… Si tu as envie de gâter les enfants de tes proches, je suis sûre que tu trouveras des choses abordables dans ma liste !!!!! 🙂
Un album de jeunesse, une ou deux figurines Schleich, un puzzle, un jeu de memory ou de 7 familles, un petit jeu de société de la marque Janod (10 euros, en carton et bois, et toujours bien pensé) type Fast and Frogs, Farm poursuit, Top 10…

Moi aussi j’ai dû réfrener mes envies et mes coups de coeur, mon désir que mon fils ait accès à toute sorte de beaux jouets, et j’ai dû mettre en sourdine mes jolis souvenirs patinés par le temps qui me faisaient croire que, si moi j’avais joué des heures et des heures avec tel jouet, pourquoi mon fils ne devrait-il pas avoir la même chose, ce serait une garantie qu’il passerait de longues et belles heures de jeu, non ? J’ai en fait compris que j’avais possédé beaucoup de jouets, petite, mais que ça ne m’avait pas forcément rendue heureuse. Par contre ça m’a peut-être fait devenir la consommatrice que j’ai été adulte (avant de raisonner cela aussi). Enfant, j’aimais déjà beaucoup acheter, posséder. Ma maison Playmobil est l’un des plus beaux jouets que j’ai eu et avec lequel j’ai joué, je ne le regrette pas. Je sais juste que j’aurais pu être aussi heureuse sans elle, sans doute. Et même si ce jouet pouvait rendre mon fils très heureux, je vois aujourd’hui qu’il n’en a pas besoin pour diversifier ses jeux, et développer son monde d’enfant. Et ça me va.

Voilà Nathalie, j’espère à nouveau ne pas avoir été trop péremptoire car encore une fois ce n’est pas du tout ma volonté !

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Les jouets #1

Avoir des enfants émotionnellement sains dans l’Occident d’aujourd’hui implique de faire des choix face à l’économie de consommation.

trop jouets

source

Aujourd’hui j’aimerais écrire à propos d’un sujet qui me semble important : la consommation. Mais en focalisant le propos (car sinon on en a pour des pages et des pages !) à l’un des pôles de consommation dans une famille : l’enfant.

Si vous n’êtes pas maman/papa, ne partez pas ! C’est une discussion plus générale sur notre société que cristallise ce sujet qui semble restreint. On peut dire beaucoup en ne parlant que des jouets d’un enfant. Si si.

CONSTAT

Il y a peu, Little rentrait d’un week-end à Paris chez ses cousines, un petit séjour de deux jours avec son papa. Robinson, lorsqu’il est entré dans la chambre de Little pour y vider sa valise et ranger ses vêtements, a eu un moment d’arrêt et a observé autour de lui. Puis il m’a dit : Ok, tu as raison. Little n’a vraiment pas beaucoup de jouets comparé aux autres enfants.

Nos nièces, les deux cousines de Little donc, vivent à Paris, dans un appartement.
Rempli de jouets.
Elles ont des Playmobils, des Barbies, des poupées Corolles, des Legos Friends, des tablettes, tous les DVD Disney, des peluches, une collection de chevaux et des dragons Schleich, des déguisements, des mallettes de coloriage, de bricolage, une cuisine, de la dînette, une marchande, et j’en passe…

Leur chambre, qu’elles partagent, est peine à craquer, les murs sont remplis de boîtes et de tiroirs pleins, le salon et les autres pièces sont envahis.

Bref, ce sont des enfants de 5 et 8 ans comme beaucoup d’autres, d’après ce que je peux voir.
Notre petit voisin, le meilleur copain de Little, a une chambre pleine de jouets en plastique lui aussi. Des trucs Cars et Planes (-> franchise Disney), des garages de voitures, des caisses de petites voitures, plein de DVD, et… un quad ! Un vrai quad. À MOTEUR.
Mais bon, ça c’est encore à part, laissons-le de côté.

Chez un autre copain de Little, la chambre est remplie de Playmobils. Il a tous les univers Playmo : dragons, city, animaux, pirates, chevaliers… La chambre reste belle et rangée car sa maman agence les jouets sur un tapis central, elle créé des petites scènes qui donnent envie de venir s’asseoir et de jouer. On sent, dans cette famille, qu’il y a une consommation plus réfléchie, si ce n’est réfrénée.

Voici donc quelques exemples mais je pourrais vous en citer des dizaines : des enfants de cousins, des élèves de mes classes, des connaissances ou des amis… J’en vu des chambres qui ressemblaient à des Toys’r’us, et ça m’a fait peur.

purge jouets

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IDÉAUX

Lorsqu’on a décidé d’avoir un enfant, avec Robinson, j’avais des principes assez arrêtés sur l’éducation : je désirais l’élever dans une pédagogie douce, bienveillante, lente et slow-consommation. Je ne rêvais que de jouets en bois, de vêtements cousus-main, tricotés-main, seconde-main, de vieux meubles vintage chinés et retapés, puis d’un bambin qui s’extasierait sur pas grand-chose, quelques bâtons, des cailloux, un peu de sable et des étoffes de tissus.

La réalité, comme souvent, a été un peu différente.

Les jouets en bois sont très très lourds. Little a fracassé le parquet massif de notre ancien appartement, et s’est blessé à plusieurs reprises (et nous a blessés, aussi. Se prendre une grosse locomotive en bois massif sur le pied, ça fait mal…).
Un enfant sera forcément plus attiré par le truc qui clignote en faisant du bruit et de la musique que par les pommes de pin qu’on a ramassées dans la forêt. Surtout si, dans un foyer, l’objet technologique et lumineux est rare tandis que les éléments naturels sont monnaie courante. Forcément.
Les proches ont voulu gâter notre fils et on s’est retrouvés avec un tas de jouets en plastique hyper colorés, bruyants, à pile, moches, pseudo-éducatifs, hypra-stimulants et excitants. Sauf que, ce sont des cadeaux, alors que faire ? Les jeter, les donner, les cacher sous le canapé … ?
J’ai essayé d’expliquer notre vision des choses à nos proches, de faire des listes d’idées-cadeaux pour Noël ou les anniversaires. Et puis, les gens nous connaissent, ils savent que nous ne sommes pas de gros consommateurs, qu’on fait partie de cette espèce de bobos écolos très répandues qui aime les matières naturelles, brutes, les choses simples (et hors de prix malheureusement…). 😉 Mais malgré tout, on a continué de nous offrir des jouets en plastique multi-usages sans intérêt.

(aparté : je n’écris pas cela pour critiquer et dénigrer, j’essaie juste de faire un état des lieux concis).

 

NOTRE EXPÉRIENCE AU BOUT DE 4 ANS AVEC LITTLE

Après quatre ans passés à vivre auprès d’un tout-petit, j’ai l’impression d’y voir un peu plus clair en ce qui concerne les besoins et les réels intérêts d’un enfant. Moi-même, malgré mes principes et mes idéaux, j’ai évidemment fait des erreurs, des achats idiots, j’ai consommé inutilement en pensant que mon fils avait besoin de ci ou de ça pour se développer, que ceci ou cela lui plairait et l’éveillerait, etc…
Je me dis que ce billet pourra éventuellement aider d’autres parents (ou proches ?) à évaluer les choses réellement utiles et les achats pertinents pour le développement d’un enfant. Car, concrètement, si on se soucie un tant soit peu de l’environnement et de la planète, et qu’on a envie d’avoir un rôle utile dans l’éducation d’un enfant (que ce soit le nôtre ou un neveu, un cousin, un enfant d’ami…), alors il faut prendre en considération ces deux critères avant d’acheter/d’offrir un jouet à un petit. Ce n’est pas parce-qu’il s’agit d’un cadeau qu’il faut renier ses valeurs et ses principes, non ?

En tous cas, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivée. Je n’ai plus envie de faire des cadeaux pour faire des cadeaux, d’acheter des trucs parce-que « c’est de son âge », « c’est rigolo ça fait de la musique », « toutes ces lumières il va adorer! », « c’est moins cher qu’un jeu Grimm’s en bois »… etc… Pour illustrer avec un dernier exemple, je vous parlerai de mon beau-frère et de sa femme, qui, depuis que Little est né, le gâtent exagérément (mais c’est très mignon je trouve). Le hic, c’est qu’ils achètent énormément de choses inutiles, de trucs en plastique, des jouets qu’on utilise très très peu et qui se retrouvent vite abandonnés. Des boules en plastique pour faire une piscine à balles par exemple (jamais utilisées). Des voiture qui clignotent et chantent. Un énorme camion de chantier, qui traine dans le garage. Plusieurs peluches. Par contre, une fois, à Noël, ils ont offert un train en bois. Et ça, c’était super, on y joue encore alors que c’était un cadeau de 2016 je crois. De notre côté, j’ai bien conscience qu’on gâte moins notre neveu (leur fils, donc), né il y a peu. À Noël, je n’ai acheté que deux cadeaux pour lui, mais j’ai choisi la marque Vilac, des jouets en bois, bien solides (des instruments de musique, et un toboggan à billes, un grand classique pour les moins de 18 mois). J’ai essayé d’y réflechir à l’avance, de me demander de quoi ils avaient besoin, quel jeu serait adapté pour le petit de quelques mois, et serait utilisé longtemps. Quel jouet serait assez résistant aussi pour être utilisé par un deuxième, un troisième enfant plus tard.

Je ne dis pas que je fais mieux. Mais j’essaie de raisonner ma consommation et de penser mes achats, même lorsqu’il s’agit de cadeaux (et surtout s’il s’agit d’enfants).

Gâter un enfant, c’est chouette, c’est adorable et généreux, mais ce n’est pas forcément un service qu’on lui rend. Si le jouet n’a pas de valeur, qu’il est fragile, multi-usages, trop limité dans le temps, etc… il rejoindra la pile des jouets sans valeur, et l’enseignement que l’enfant risque de tirer de tout ça, c’est : les choses sont accumulables mais je ne les investis pas, elles n’ont pas de valeur. Il peut rapidement appliquer cette façon de penser, de consommer, de jeter, à l’ensemble de sa vie.
Mais aujourd’hui, on sait bien à quel point c’est important d’enseigner la durabilité à nos enfants, la consommation responsable, l’anti-gaspillage.

Alors en offrant un jouet « jetable », quel est le message qu’on transmet à nos enfants?

Pour un enfant, une montagne de jouets, c’est une carte topographique de sa vision du monde en émergence. « Il y en a tant qu’aucun d’entre eux n’a de valeur. Il me faut autre chose ! » L’enfant à qui l’on propose autant de choix apprend à les dévaloriser tous, et se réserve toujours pour autre chose d’attirant qu’il ne possède pas.

 

CONSEILS POUR LES ANNIVERSAIRES, NOËL…

En tant que parents qui les aiment (nos enfants), nous sommes en mesure d’aider nos enfants en limitant leurs choix.

toys alternative

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Concernant les cadeaux des proches, on ne peut rien faire d’autre que continuer à discuter de nos convictions, faire des listes et espérer qu’ils adhèrent à nos propos. D’un autre côté, nous persistons à ne pas faire de cadeaux inutiles, à ne pas « acheter pour acheter » et à essayer de coller à nos principes lorsque nous offrons un jouet à l’enfant d’un proche.

Pour l’anniversaire d’un copain de Little, plutôt que d’acheter un petit bidule qui aurait sans doute fini par traîner dans un coin de sa chambre, on a offert un bon-cadeau pour un atelier de construction de Kaplas à Lyon. On était très contents d’allier l’utile au dématérialisé. Et la maman du petit garçon était ravie.
À un autre anniversaire, j’ai envoyé un message à la maman pour savoir ce qui pouvait plaire à son fils, en lui proposant une liste d’idées que j’avais. Des puzzles, des jeux de société, des livres ? Je n’ai pas demandé « est-ce qu’il veut des voitures, des Legos…? » car je me doutais qu’il en avait déjà des tonnes. Lorsqu’on est arrivés dans leur maison, effectivement, on a constaté que la caisse de petites voitures débordait, et que le petit garçon ne manquait de rien (surtout qu’il avait récupéré les jeux de ses ainés). La maman de l’enfant m’avait dit : un livre, oui, pourquoi pas. Joie pour moi qui adore offrir des bouquins. J’ai sorti ma casquette de maitresse d’école, réfléchi aux albums qui plaisent le plus à cet âge là (4, 5 ans), et on lui a acheté Les trois brigands, de Tomi Ungerer (un graaaand classique, et un des auteurs jeunesse les plus connus et les plus géniaux. On l’adore ici…). J’avais peur que le petit garçon ait déjà cet album, mais ça c’est ma déformation de prof. En réalité, les albums jeunesse qu’on considère nous comme des grands classiques sont très étonnement, très souvent méconnus des familles. Mais bref, ceci est un autre débat.
Je ne suis pas restée pour assister à l’anniversaire et n’ai donc pas vu le déballage des cadeaux, mais la maman m’en a reparlé à la fin de la fête (elle l’avait lu à tous les petits invités et ils avaient été captivés), puis m’a même envoyé un sms pour me dire que son fils adorait et qu’elle devait lui lire tous les jours plusieurs fois par jour ! Un autre copain qui était là ce jour-là et dont je connais bien la maman (c’est donc elle qui m’a raconté ce qui suit), a demandé à ses parents de lui acheter « Les trois brigands comme le cadeau que Little a offert à G*****  » …  Apparemment, ce cadeau a été apprécié par tout le monde et remarqué par les autres enfants. Autant vous dire que j’étais  HY-PER-CON-TENTE !

LA CHAMBRE DE LITTLE

L’attention que l’enfant accorde à chaque jouet est réduite, rognée par la surabondance.

Concernant Little à présent : nous épurons très régulièrement sa chambre et lui offrons très peu de jouets.

J’ai réservé un placard de notre sous-sol pour ranger les jeux « off », c’est-à-dire que nous faisons une rotation des jeux afin qu’il n’y en ait que très peu de sortis en même temps. Concrètement, si Little a 10 jouets adaptés à ses 4 ans par exemple, nous en sortons 4 (répartis entre sa chambre et le séjour) et les 6 autres restent rangés dans le placard, que je surnomme « la ludothèque ». Régulièrement, je change les jeux, je range les 4 qui étaient sortis, en sors 4 autres, etc… Cela permet à Little de ne pas se lasser, et ne pas s’éparpiller en ayant trop de choix. Il peut ainsi se concentrer sur un petit nombre de jouets, et les investir à fond. Et il est toujours content de retrouver les jeux qui étaient rangés pendant quelques semaines dans la ludothèque et qu’il a eu le temps d’oublier.
Je fais la même chose avec sa bibliothèque. Je dois avouer qu’il a un nombre indécent de livres, j’ai donc consacré une étagère de la grande bibliothèque du sous-sol aux ouvrages « jeunesse » et régulièrement je. vais piocher quelques livres que je remonte au séjour, là où Little a une petite bibliothèque pour le quotidien. On y met aussi les livres empruntés à la médiathèque, ce qui nous permet d’avoir un changement très régulier de livres tout en évitant le débordement. Quand il y a une trop grande quantité de jouets ou de livres, l’enfant ne les vois même plus, comme nous lorsque notre dressing est plein à craquer et qu’on ne sait même plus ce qu’on possède alors on finit toujours par porter la même chose.

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source

LES CADEAUX DE LITTLE

Comme je le disais, on achète peu de jouets, de cadeaux à notre fils. On a compris que le couvrir d’objets n’avait aucun rapport avec le fait de l’aimer très fort. Depuis qu’il est né, j’ai pris l’habitude de lire des blogs, des articles concernant les besoins, le développement, etc, à différents âges. Je m’inspire toujours, bien sûr, des courants pédagogiques qui me parlent : Montessori, Freinet, Steiner, Waldorf. Avec une pincée de Céline Alvarez.
Une grande quantité de blogs existe sur le sujet. J’aime particulièrement celui de Merci qui, merci Montessori, extrêmement riches en conseils de lectures, de jouets, d’ateliers, d’activités dans la nature, mais aussi celui de Jackie et Cie, une maman qui fait l’école à la maison (IEF) et propose des activités simples et inspirantes avec ses enfants, d’Eve Herrmann, que j’adore, qui a une approche artistique et littéraire absolument passionnante (IEF aussi), d’Add fun and mix, maman de trois enfants IEF qui font des tonnes d’activités culturelles, plastiques, scientifiques, audiovisuelles, et qui est une mine d’idées, et de 2 louveteaux homeschoolers, enfin, qui propose pas mal d’activités en mode Montessori, Waldorf… donc plutôt pédagogiques.
Au fil des mois puis des années, j’ai créé des tableaux Pinterest pour centralisé les différentes idées de cadeaux, de jouets que je pensais utiles pour Little. Certains ont fini par être achetés, ou offerts à Noël ou aux anniversaires lorsque nos listes étaient prises en compte ^-^, d’autres sont restés des souhaits et c’est bien comme ça. Ces listes me sont très utiles aussi pour piocher des idées de cadeaux pour nos proches, pour des enfants d’un âge différent de celui de Little. J’ai catégorisé les tableaux par tranche d’âge, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble pratique et efficace.

Avec l’expérience, après avoir catégoriquement refusé les jouets en plastique, puis avoir cédé par facilité en me disant que ça ne pouvait pas être si inutile que ça, avant de revenir à une conception épurée des besoins des enfants, en croisant ces constats avec mes lectures, ainsi qu’avec la visite d’autres chambres d’enfants, je peux aujourd’hui vous faire une liste des jouets et jeux qu’un enfant devrait avoir, et qui devrait se limiter à ce petit nombre d’items. Ce sont des suggestions, et cela reflète ce qui a intéressé et plu à Little dans sa petite enfance, mais je suis sûre que cette liste a un petit côté universel, et que chaque enfant peut être très heureux avec ces jouets, uniquement.
Rendez-vous dans l’article suivant pour découvrir la liste des indispensables pour un enfant jusqu’à 4 ou 5 ans (voire plus).

 

NB : toutes les citations sont extraites du fabuleux ouvrage Parents, tout simplement, de Kim J. Payne et Lisa M. Ross.

Juin aux Nouettes

L’été, la chaleur, les longues soirées dehors…

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Au moins de juin, je ne suis pas encore lassée des chaudes températures, j’ai juste envie de profiter de la belle saison. Voici les petits riens qui me rendent très heureuses ces jours-ci :

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Jardiner entre 20 et 22 heures.
Lorsque Little est couché, Robinson et moi sortons au jardin et travaillons à nos chantiers : lui, les bambous à défricher, les bûches qu’il faut ranger et empiler, et autre réjouissances d’homme ^-^ Moi : entretenir le potager, arracher les mauvaises herbes, pailler, planter les semis qui sont prêts à être en terre, arroser mes fleurs, mes talus, mes plates-bandes de légumes…
Ça n’a pas l’air, dit comme ça, mais en réalité c’est un moment très agréable : on bavarde à la fraîche, on s’aide, on patouille dans la terre et on transpire beaucoup, mais ce genre d’efforts partagés, cet engagement mutuel pour embellir notre chez-nous, fait partie du ciment de notre couple aussi.
Une fois qu’on en a assez ou que notre mini-tâche du jour est terminée, on s’assied quelques minutes sur la terrasse, les mèches de cheveux collantes sur le front, les ongles noirs de terre, mais emplis de la satisfaction du travail accompli. On discute encore un peu, jusqu’à ce que le soleil disparaisse totalement et que les moustiques nous délogent. Alors, rien de meilleur que la douche délassante qui lave toute cette saleté, toute cette sueur, qui détend les muscles et nous prépare à la relaxation de la nuit…

Manger des tomates et une boule de mozzarella, avec un filet d’huile d’olive, et puis c’est tout. Mon repas fétiche lorsque les belles tomates anciennes sont enfin mûres.

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Commencer à recueillir les fruits de mon labeur dans le potager, récolter les premiers légumes : petits pois, radis, roquette… et les mettre directement dans nos assiettes.

Prendre ma douche en laissant la fenêtre ouverte.
La fenêtre de la salle de bain donne directement dans la baignoire. De là, lorsque je prends ma douche, j’ai une vue sur mon jardin et sur le potager, et la forêt en arrière-fond.
Je considère comme un luxe le fait de pouvoir ouvrir la fenêtre sans craindre d’être vue (pas de voisin de ce côté là de la maison), mais surtout de profiter du jet d’eau tout en observant la nature, la végétation foisonnante du bois, le ciel, etc… J’ai l’impression de me doucher dehors, au Costa Rica par exemple (le pouvoir de l’imagination ^-^). Et ce que j’aime le plus :  la petite brise légère qui s’engouffre et rafraîchit, parfaite en ces chaudes journées de canicule.

Manger une glace par jour.
Sans culpabiliser.

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Regarder les orages avec Robinson.
Les soirs d’orage, nous aimons nous installer dehors, à l’abri, et observer le spectacle des éclairs et du tonnerre. On s’assied dans nos fauteuils de jardin, une bière (0% pour moi) ou une tisane à la main, et on s’extasie en frissonnant, bien heureux de ne pas être directement sous la tempête.

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Traîner en uniforme estival = short en jeans et débardeur loose.
Et puis, exceptionnellement, pour sortir, pour voir des amis, pour boire un verre, enfiler une de mes robes longues que j’adore.

L’odeur de la crème solaire.
Impression immédiate d’être au bord de la mer.
Mes préférées sont : l’huile solaire de Bioderma (indice 50) et la crème solaire des laboratoires de Biarritz (qui a, en plus, une bonne composition je crois ! et sent divinement bon…)

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Voici des petits riens qui, je les ai remarqués, me font sourire chaque jour, m’emplissent de bien-être ou de félicité, et participent de la douceur de cette période de fin d’année scolaire, de début de vacances… Ce sont aussi des petites perles qui, enfilées les unes après les autres, construiront des souvenirs durables de la vie douce qu’on a pu mener à certains moments de notre existence…
Bien sûr, comme tout le monde, parfois je rêve de plus. Maintenant que j’ai une maison, un jardin, eh bien… j’ai envie d’une piscine… ! C’est insupportable, le besoin humain de toujours plus, toujours mieux. Non ? Heureusement, pour l’instant, mes idéaux écologiques et la réalité de nos finances freinent mes envies de bassin bleu turquoise… Et puis j’ai d’autres d’autres projets, d’autres rêves fous, surtout, qui seront prioritaires sur la piscine ! En attendant, on continuera d’avoir chaud, de s’arroser au jet d’eau extérieur, d’aller se baigner à la rivière, de faire trempette dans la mini-piscine de Little, et… de manger des glaces.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs de ce début d’été ?

Yogi Mama

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Mon baby bump de 21 sa

Si vous me suivez sur Instagram (où j’ai repris du service, jusqu’à la prochaine coupure ^-^), vous savez que j’essaie de retrouver un peu de mobilité malgré une grossesse « tendue », et pour cette raison je me suis lancée le défi de pratiquer quotidiennement le yoga, comme lorsque j’étais enceinte de Little il y a quatre ans.
En 2015, j’ai profité des quatre derniers mois de ma grossesse pour pratiquer une heure à une heure trente chaque jour, d’abord en studio à Lyon, puis seule chez moi lors des vacances. Je pense que cette routine m’a énormément aidée à limiter les douleurs de la grossesse et à accoucher rapidement.
Pour cette deuxième grossesse, les nombreuses contractions m’ont octroyée un arrêt de travail précoce et une mise au repos forcé. Je ne nage plus, ne marche plus beaucoup (je m’accorde une longue balade par semaine…), je reste beaucoup allongée. Mais le moral en pâtit, et des douleurs et des gênes naissent de cet immobilisme (sciatique, oppression de la cage thoracique, fourmis dans les jambes…) : je me suis demandée si « j’avais le droit » de faire un peu de yoga au quotidien pour me dérouiller, et j’ai décidé d’essayer, pour voir, à hauteur de trente à quarante minutes maximum chaque matin. Est-ce que les contractions vont se multiplier ? Ou est-ce que les douleurs vont disparaître ? Nous verrons bien, je ne suis pas inconsciente et je ne veux pas faire n’importe quoi, je m’écoute, les jours où je suis très fatiguée je ne pratique pas et attends sagement le lendemain. Ce challenge de « yoga everyday » n’est pas un réel défi auquel je veux me mesurer, il s’agit juste de fixer un rituel cadrant, rassurant, et engageant, afin de rester motivée. Mais ce cadre est souple et adaptable.

Aujourd’hui, je partage avec vous les professeurs et les chaines youtube qui font partie de ma playlist pour pratiquer le yoga quotidiennement chez moi. Si vous taper « vidéo yoga » dans votre moteur de recherche, vous trouverez des centaines de propositions, il y en a pour tous les goûts, tous les niveaux, tous les styles et toutes les langues. Voici une sélection personnelle de séances qui me plaisent, je vous expliquerai rapidement pourquoi, et j’espère que cela pourra vous aider si vous-même vous cherchez à pratiquer seul(e) chez vous, sans savoir par où commencer. Mais ce billet sera aussi, je l’espère, un moyen d’échanger sur nos pratiques diverses du yoga (en salle, chez soi, ashtanga, kundalini, hatha, tous les jours, toutes les semaines, en stage intensif…) et de me faire conseiller d’autres vidéos qui vous plaisent à vous, des profs youtube que je ne connais pas, des séances sympas pour femmes enceintes (ou non)…

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♥ Je vous recommande :

Les trois vidéos de la chaîne d’Anouk Corolleur. Elles ne sont pas dédiées au yoga prénatal en particulier, mais on peut les pratiquer en adaptant légèrement selon son propre ressenti ou ses besoins du moment. Anouk est une jeune femme fraîche et souriante, qui a beaucoup voyagé (elle a vécu en Australie pendant 5 ans, en Nouvelle-Zélande pendant un an, entre autre..!), et qui s’est spécialisée dans le bien-être et le développement personnel. Originaire des Alpes, elle fait du surf et du yoga et organise des stages de yoga/surf (vous pouvez consulter son site ici). Les vidéos qu’elle propose sont des routines douces et extrêmement bien expliquées, la progression de la séance est pertinente et fluide, la vidéo est agréable.

J’aime :

  • l’introduction en posture assise et le recentrage sur le souffle en début de séance
  • le flow de la pratique proposée
  • les salutations au soleil
  • l’absence de musique en fond

J’aime moins :

  • rien, j’aime tout ^-^

 

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♥ Je vous recommande :

La vidéo spéciale Yoga prénatal de My Sunny Yoga.

J’aime :

  • la durée idéale de cette séance (26 minutes)
  • la douceur et la sérénité intrinsèques à cette pratique
  • le déroulement bien pensé, très adapté aux femmes enceintes
  • les explications simples et claires de la prof, on voit qu’elle sait de quoi elle parle (et qu’elle est enceinte !)

J’aime moins :

  • l’image même de la vidéo, pas très esthétique (je suis assez sensible aux choses belles, j’aime bien que le rendu photo d’une vidéo soit un peu travaillé)

 

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♥ Je vous recommande :

Une vidéo pour toutes et tous, pas spéciale femme enceinte : celle de la chaîne Youtube doctissimo avec Sandrine Bridoux (la célèbre @frenchyogagirl)

J’aime :

  • le choix des postures proposées, intéressantes et pertinentes
  • l’esthétique de la vidéo, de grande qualité
  • les explications de Sandrine

J’aime moins :

  • rien, j’aime tout

 

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♥ Je vous recommande :

Une vidéo de 35 minutes de la célèbre et joyeuse Adriene, qui, pour cette séance, a invité une yogi future maman, afin de lui faire effectuer les postures tout en donnant des explications précises pour que la séance soit efficace mais sans douleur.

J’aime :

  • le choix réduit de postures : cinq. Choisies avec soin et pour des raisons précises
  • la bonne humeur d’Adriene
  • les explications claires et développées

J’aime moins :

  • le rythme un peu trop lent de la pratique : trente-cinq minutes pour cinq poses. Pour ma part, je trouve qu’il y a un peu trop de blabla (mais c’est mon défaut, je suis un peu impatiente °_°)
  • la langue : la vidéo est en anglais et cela pourra décourager certains yogis

 

Souvent, pour compléter ces séances de quelques minutes de relaxation un peu plus approfondie, je mets à la suite d’une de ces vidéos celle de Yoga Fire by Jo pour m’octroyer un savasana bien régénérant. Ses exercices de respiration consciente me plaisent beaucoup : la vidéo spéciale relaxation guidée ici.

 

♦ Je vous déconseille :

→ la séance de prénatal sur la chaîne Doctissimo « Yoga prénatal ».

– La musique de la séance que j’ai suivie était bien trop rythmée, inappropriée.
– La prof m’a agacée avec son discours un peu condescendant et infantilisant.
– Le yoga proposé est trop doux et basique pour moi (mais il peut convenir à d’autres yogis, peut-être).
– La séance ne propose pas de salutation au soleil.
– À aucun moment le nom sanskrit des postures n’est donné (j’aime bien qu’on nous donne le nom générique, type « posture de l’enfant », puis le nom sanskrit. Je suis snob, vous savez bien… ^-^).
= En résumé, je trouve cette vidéo bien trop superficielle, sans âme, sans flow, sans intérêt.

Voilà, c’était un aperçu des quelques vidéos que j’aime utiliser pour pratiquer à la maison, enceinte ou non (j’utilise énormément les vidéos de Sandrine Bridoux et d’Adriene depuis que je vis à la campagne et que je pratique un peu plus seule). Y a-t-il des profs et des cours que vous adorez et que vous me conseilleriez pour enrichir cette playlist ?

À bientôt.

Journal d’écriture #3

Être au repos forcé est à la fois très frustrant (dieu que j’aimerais pouvoir randonner au soleil, faire du yoga, nager, accomplir des tâches dans mon jardin et ma maison…) et une bénédiction. Moi qui fourmille habituellement, je suis contrainte de prendre mon temps et de ralentir le rythme. Au lieu de m’éparpiller dans des dizaines d’activités passionnantes, je dois me concentrer sur un très petit nombre de choses : lire, écrire, dormir, et manger équilibré, entre autres. Le reste… eh bien, le reste n’est plus une priorité par rapport au bébé. N’est-ce pas ?

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(mon bureau au soleil, sur l’une des terrasses de la maison)

Je profite donc de ce temps qui m’est offert pour travailler sur mon projet de roman n°1, toujours le même, celui dont le titre provisoire était Les Sœurs Ponsard et qui, dernièrement, s’est mué en : Les racines sauvages (sur les conseils de ma petite communauté Instagram, et de mes proches).

Depuis hier, je travaille sur un chapitre qui manquait, celui d’une audition au Conservatoire de Paris. C’est intéressant de fouiller sur internet pour trouver des informations sur ce lieu, des photos pour m’aider dans les descriptions, et me projeter à la place de mes personnages dans cette journée de stress et d’escapade à la capitale.

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(nouveau titre, et un essai de couverture, provisoire, pour mon projet de fiction. Première de couverture réalisée gratuitement sur le site Canva)

Depuis que j’écris ce roman, je vous l’ai déjà dit, je ne lis plus les autres livres de la même façon. C’est-à-dire, je ne suis plus une lectrice innocente qui se laisse emporter sans s’arrêter. Je suis plus alerte, j’ai des filtres de lecture qui m’aident pour mon travail d’écriture (mais qui malheureusement brisent un peu la magie du voyage total dans un récit envoûtant…).
Grâce à l’un de ces filtres, j’ai remarqué que mon intrigue restait trop au même endroit. Mes personnages ne sortaient pas de leur petite ville douillette, et d’un périmètre bien défini entre la maison, leurs lieux de travail ou d’études, et le centre du bourg et ses commerces.
Or, en lisant d’autres romans donc, je me suis aperçue que certes j’aimais beaucoup ce côté « ancrage marqué dans un lieu de référence », qui me rassure et m’attache aux personnages et au livre en général, mais uniquement dans la mesure où, à un moment donné, intervenait un éloignement temporaire des personnages par rapport à ce lieu : un voyage, un départ brusque, un bannissement même. Pour illustrer cela, je peux tout simplement vous parler du dernier livre que j’ai terminé, un polar suédois d’Henning Mankell : L’homme inquiet.
L’une des choses qui m’a le plus plu dans ce roman, c’est le lieu et la saison. C’est-à-dire, l’ancrage spatio-temporel du récit. Wallander, l’enquêteur, est un sexagénaire qui vit seul avec son chien dans une ferme très isolée en Suède, entre mer et champs. L’auteur insiste beaucoup sur le lieu, sur la solitude et la douce mélancolie qu’inspire le paysage. Pendant ma lecture, je ressentais le vent océanique, la brise marine, j’entendais l’air souffler entre les épis de blé et les herbes sauvages. J’accompagnais Wallander dans ses longues promenades et ses errances mentales. L’intrigue avait lieu en été, les orages et les chaleurs étaient convoqués au fil des pages, tout comme les siestes sur la balancelle, les petits-déjeuners dehors sur la terrasse, les nuits chaudes et lourdes… Bref, autant d’éléments qui m’ont conquise et attachée au roman, au personnage principal, au lieu. Mais durant cet été d’enquête, Wallander est aussi amené à faire beaucoup de déplacements courts, à divers endroits autour de son terrier : Stockholm, Copenhague, Berlin, une ville où il a grandi ou encore d’autres petites villes proches de la sienne… Et c’est à chaque fois le même exotisme du départ et de l’inconnu, et le même soulagement du retour à la ferme isolée, que j’ai ressentis. Partir pour mieux revenir, partir pour mieux ressentir ? …

On peut aussi penser à tout un tas d’autres romans, plus connus encore, et qui parleront à tout le monde ou presque : prenons l’exemple d’Harry Potter. Je ne sais pas vous, mais moi j’adore être à Poudlard avec les héros d’HP, encore plus après l’une de leurs escapades à Londres, un passage dans Diagon Alley, un rendez-vous au Ministère de la Magie, une sortie nocturne dans la Forêt Interdite, après une excursion à Pré-au-Lard ou encore au retour des éprouvantes grandes vacances chez les Dursley. Je sens bien que le plaisir de me sentir à Poudlard est décuplé par le fait d’en avoir été éloignée temporairement. Vous voyez ce que je veux dire ?

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(Malham Cove, que nous avons visité en avril dans le Yorkshire : l’un des (magnifiques) endroits où Harry Potter, Hermione et Ron se rendent dans le tome 7 de leurs aventures, alors qu’ils essaient d’échapper aux Mangemorts qui débarquent chez les Weasley)

Ce n’est pas la première fois que je prends conscience de ce sentiment de lectrice, et cela m’a fait réflechir à mon propre récit. Mes personnages s’éloignaient-ils assez d’Aiguevieille, leur petite bourgade paisible, pour qu’on prenne encore plus de plaisir à y revenir avec eux ?
Non, et il me fallait y remédier. En plus, ces nouveaux chapitres à intercaler me permettent d’étoffer un personnage trop secondaire, Hortense, la benjamine des trois sœurs, et de lever le voile sur un aspect trop peu abordé de l’histoire de leur famille.

Voilà donc où en est mon travail actuellement. Je glisse dans mon manuscrit de nouveaux chapitres pour apporter une touche d’exotisme à mon ancrage spatial, pour rendre l’un de mes personnages moins anecdotique, et pour apporter une réponse que je ne pensais pas donner en premier lieu, concernant le mystère du père trop absent.

Je suis vraiment heureuse de m’être lancée pour de bon dans l’écriture, car cela m’apprend beaucoup, et pas seulement lors des phases d’écriture proprement dites, mais aussi lors de moments de lecture, lesquels ne sont plus aussi insouciants qu’auparavant, mais le fait qu’ils soient si riches d’enseignement compense largement cette perte d’innocence à mes yeux.

Ressentez-vous ce besoin d’ancrage spatio-temporel en tant que lectrice/lecteur, vous ?

Et concernant mon projet d’histoire, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ce nouveau titre !

 

NB : les photos de ce billet sont personnelles et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

La librairie

* attention : certains paragraphes de cet article sont snobs  *

😉

bookshop

Il y a peu, j’ai loué un film sur la VOD, The Bookshop. Un film anglais, qui parle d’une femme qui veut ouvrir une librairie dans un petit village portuaire, où la population, notamment un couple influent et riche, fait de la résistance.
Le film ne m’a pas emballée, mais il me donne l’occasion d’introduire ce billet où j’ai envie de vous parler des librairies, de manière plus générale.

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Un book truck, ou le goût de la liberté

Avant, lorsque je vivais à Lyon, j’allais presque toujours dans la même librairie : la Librairie du Tramway, place Guichard. J’aime cet endroit, le charme des lieux, l’emplacement de la boutique, le calme des gens qui travaillent là, et le choix qui y est proposé. J’avais pris l’habitude d’envoyer un mail pour commander les titres qui m’intéressaient, toujours mue par l’objectif de ne pas céder à la trop grande facilité d’Amazon et des clics-panier-Paypal (qui tuent les petits commerces est-il besoin de le rappeler…).

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Une librairie sur l’eau… romantique.

Puis, nous avons déménagé à la campagne, pas très loin de Lyon certes, mais, même si mon école se trouve dans le même quartier que la Librairie du Tramway, je n’ai plus vraiment l’occasion d’y passer. Mes journées de travail sont compressées par les horaires des trains qui m’amènent et me ramènent chaque matin et chaque soir. Entre les heures de classe, je n’ai pas une minute pour flâner dans une librairie, car je dois déjeuner, corriger, et assister aux réunions d’équipe.

La semaine dernière, alors que je refermais un roman qui m’avait beaucoup plu et que, motivée par cet enthousiasme, j’avais envie de me replonger immédiatement dans un nouveau livre (mais que rien, dans ma PAL, ne me tentait ce jour-là), j’ai décidé de me rendre dans le lieu « culturel » le plus proche de chez moi pour acheter des livres.

Non, pas le bureau de tabac-presse du coin… ^-^ Quand même… !

Cultura.

Je suis entrée, j’ai scanné tout le rayon littérature pendant vingt bonnes minutes.
Et là où, habituellement, lorsque je mets les pieds dans une (bonne) librairie, j’ai envie de tout acheter, ce jour-là je n’avais qu’un désir : tourner les talons. L’offre et les sélections étaient pauvres, commerciales, sans attrait. Tous les romans de gare étaient disponibles en grande quantité. Aurélie Valogne était déclinée dans tous les formats et dans toutes les couleurs… Il n’y avait pas un seul roman de Joyce Maynard. Ni de Paul Auster ! Les éditions Gallmeister n’étaient même pas présentes…

Où est la qualité, où est la diversité, où est l’identité des libraires ???

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Lire, partout, tout le temps.

Une de mes collègues était, avant de se reconvertir dans l’Éducation Nationale, libraire chez Cultura. La pauvreté et la formalisation de sa mission dans cette entreprise l’ont dégoutée du métier de libraire. Just saying
Certes, il s’agit d’une grande surface. Mais faut-il pour autant restreindre et homogénéiser les étals de librairie ? Soit on se dit librairie, soit on s’abstient de vendre des livres (ou alors on se rebaptise station-services, tabac-presse, supermarché…).
Proposer les grands prix littéraires et les auteurs à succès, soit, mais à condition de proposer à côté de ceux-là des titres plus confidentiels, des maisons d’éditions moins grandes mais de qualité et qui ont besoin d’être soutenues par les libraires. Des choix qui correspondent à tous les lecteurs, et pas seulement à une partie d’entre eux.

* fin du paragraphe très très très snobinard *

Je n’ai rien acheté. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais je n’ai pas pu me résoudre à dépenser mon argent dans cet endroit. Pourtant, j’avais très envie de lire et plus rien à me mettre sous la dent. Mais impossible, mon snobisme (assumé) et mes convictions ont pris le dessus. Sorry not sorry, comme on dit.

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Mon programme pour cet été.

Le lendemain, drôle de coïncidence : je reçois un mail de la bibliothèque de mon village dans laquelle je suis bénévole. On y annonce l’ouverture, dans le village d’à côté, d’une librairie pas comme les autres : La folle aventure. Les habitants du bourg se sont regroupés en association pour ouvrir un lieu culturel et faire revivre la librairie qui avait fermé quatre ans plus tôt. Une libraire professionnelle est employée dans ce nouveau lieu, et chapeaute l’équipe de bénévoles. L’inauguration vient d’avoir lieu, et je suis passée samedi voir à quoi ressemblait cette nouvelle librairie pleine de promesses.
Je suis ravie car j’ai eu le sentiment que cet endroit avait une véritable identité, celle de la diversité des personnes s’investissant dans ce projet. On sera loin, j’espère, des étals aseptisés de Cultura. Bien sûr, comme dans toute librairie (sans exception j’imagine ?) il y aura du Musso et du Lévy (et Aurélie Valogne… grrr…) mais la sélection que j’ai pu voir samedi m’a donné bon espoir. Joyce Carol Oates était présente sur les étagères, le rayon jeunesse était bien pensé (et – alléluia – on y trouve autre chose que l’intégralité des livres Usborne à toucher/qui font du bruit… °_° … ), et je suis sûre que les petites maisons d’édition sauront trouver leur place en ce lieu. L’endroit est cosy et super bien placé dans le bourg, et les libraires qui m’ont accueillie étaient sympathiques, disponibles, motivées. J’ai commandé trois romans (de Joyce Maynard et Bret Easton Ellis) et j’espère bien pouvoir reprendre mes petites habitudes comme au bon vieux temps de la Librairie du Tramway.

PS : allez, promis, bientôt j’arrête de râler et d’écrire des trucs contre les auteurs à succès 😉

Les images de ce billet proviennent d’ici, ici, ici et .

Mai aux Nouettes

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Les fleurs poussent dans le talus devant la maison

Il fait enfin beau temps.
Et je suis en arrêt de travail.
Car, bonne nouvelle : on attend notre deuxième enfant !

On est très heureux, vous l’imaginez bien. C’est encore assez récent, la naissance est prévue pour fin octobre. Un petit bébé d’automne.

Sauf que, un peu comme pour la grossesse de Little, j’ai eu très tôt des contractions. Rien de grave, mais trop répétées (et accentuées sans doute par mes longs trajets quotidiens pour me rendre au travail) ce n’est pas très bon alors, par précaution, la sage-femme m’a mise au repos.
Je ne vous dirais pas que ça m’embête, évidemment. Moi, j’aime bien mon travail, mais j’adore buller et employer autrement mon temps, aussi. Alors être à la maison et profiter du soleil, des journées qui s’allongent, de la douceur et du calme de la campagne, cela n’a rien d’une torture et je savoure pleinement ma chance.

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Dîner sur la terrasse, cheveux mouillés après la douche…

Je fais la grasse matinée. Je prends mon petit déjeuner avec lenteur. Je bouquine dans un transat. J’écris. Je regarde un film parfois. Je papote plantes et potager avec ma voisine, une retraitée dont le jardin est spectaculaire, et qui me donne plein de boutures et de rejets de fleurs, d’arbres… Je cuisine des repas sains pour mon déjeuner et pour le dîner en famille. Je fais des siestes ou alors je reste allongée dehors, à ne rien faire d’autre que regarder le ciel et penser. Je réfléchis à des histoires, à la vie, au prénom du bébé, à tout ce qui m’a menée là, à la dernière saison de Game of Thrones, aux romans que je lis, aux recettes que j’ai envie de cuisiner, aux mois à venir. Je crois que, je peux le dire : tout va bien pour le moment. Je me sens très heureuse. Les hormones, sans doute ^-^

Bref, c’est la belle vie. Et c’est tout ce qui compte pour l’instant.

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Chiller sur un transat, avec un livre et un peu de musique, face à ma maison et notre jolie vue. Sans conteste, une définition du bonheur…

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Une tenue printanière, ENFIN ! Il était temps, je trépignais d’impatience en regardant mes vêtements d’été attendre dans leurs cartons de pouvoir être ressortis, rangés dans la penderie, et surtout portés !