Vacances en campervan #3

J’écris depuis notre vieille chaise pliable en toile Decathlon, face à la mer et au soleil qui s’y couche. Le ciel est rose et gris, avec une traînée de nuages, une masse sombre sans couleur, poudreuse, qui strie le ciel. C’est beau. C’est les vacances. Le goût de la liberté.

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C’est la 3ème fois que nous louons un camping-car, et la 2ème avec notre fils. Cet été, Little a eu deux ans, et c’est un peu plus difficile qu’avant ; il court partout, s’affirme, s’exprime, ne respecte pas toutes les règles de sécurité… Mais on s’était préparés à cet âge réputé difficile, on encaisse, on en rigole le soir, quand il fait nuit noire, que Little dort enfin, et que Robinson et moi nous retrouvons, épuisés, vaincus, contents, autour de la dernière bière ou d’une tisane bien chaude dehors, sous l’auvent du camping-car, dans le bruit des grillons et du vent breton.

On ne connaissait pas la Bretagne, et on n’avait pas de pièce d’identité pour Little, donc impossible de sortir de France cet été pour les vacances. Faire le tour de la Bretagne, ça a été un peu l’évidence, nous qui aimons voyager, les vacances itinérantes, et qui fuyons la chaleur des côtes méditerranéennes. Bon, pour éviter le monde, on repassera… La Bretagne, comme n’importe quel côté française au mois d’août, est archi-bondée. On a peine à y croire. On pensait être peu nombreux à aimer le froid, le vent, la pluie d’été et les paysages désolés. Il faut croire que non… On oscille donc entre stations balnéaires noires de monde, et villages déserts. Routes bouchonnées, et chemins vides. Visites touristiques prisées, et randonnées sauvages. Le soir, immanquablement, on cuisine des pâtes, on boit du vin, et on initie Little à l’art de l’apéro en vacances (jus d’orange, olives vertes, et trois chips – l’enfant le plus content de la Terre). On regarde le soleil se coucher. On écoute les vagues, ou les voisins malpolis selon le camping dans lequel on est tombé. Parfois, nous sommes chanceux, comme ce soir ; entourés de randonneurs, d’amoureux de la nature comme nous, pour qui le camping est synonyme de vie dehors et de liberté de mouvement. Parfois, on tombe sur des aires emplies de gens bruyants et mal élevés, qui font du bruit jusque tard dans la nuit, crient, mettent la musique fort, oublient qu’ils partagent l’espace avec des dizaines de campeurs comme eux, venus peut-être à la recherche de calme. On accepte, ce sont les aléas, on ne choisit pas toujours le bon endroit, ni la bonne promenade, ni la bonne route. Parfois je m’impatiente, parfois j’en ris. Les vacances quoi.

Ce qui me marque, dans cette région nouvelle pour moi, c’est la beauté des maisons et des jardins. Cela regorge de massifs d’hortensias énormes, d’agapanthes, les maisonnettes sont coquettes comme des cottages anglais, et si bien entretenues… On se croirait dans un magazine de décoration. On dirait qu’il fait bon vivre en Bretagne… Ces petits villages si typiques, la mer toute proche, l’air frais, pur, salé, revigorant…

Je savoure cette pause juste pour nous trois, bien méritée après une année un peu fatigante. On reprend des forces, on pense à la belle perspective qui nous attend après la rentrée (la maison), on prend des résolutions, comme à chaque fin d’année (scolaire, pour notre part ; nous sommes réglés par le calendrier de l’école, et septembre plus que janvier représente le renouveau pour nous, le moment de se lancer dans de nouveaux projets et de repartir à zéro). On prend des forces, aussi, pour tout ce qui reste à faire, les montagnes à déplacer (emprunts, travaux, déménagements, rentrée dans une nouvelle école, Little qui grandit…). Les vacances quoi, reposantes et ressourçantes, inspirantes.

Vous êtes parti(e)s cet été ? Vous connaissez la Bretagne ? Des endroits ou activités à nous conseiller ?

PS : la Bretagne, c’est beau, c’est sûr… Mais ça manque de montagnes tout de même…! 😉 Mes beaux sommets sauvages et enneigés me manquent…^-^
#jesuisunefilledesmontagnes

La vie au ralenti

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              Nous sommes chez mes parents, en Lorraine, depuis une dizaine de jours, et je me sens enfin en vacances, enfin reposée, je profite ! Pourtant, il y a Little dont il faut s’occuper chaque minute, avec son énergie débordante et malheureusement non communicative ^-^ Il y a la maison à garder propre, car mes parents travaillent et je passe mes journées seule, je n’ai pas envie qu’ils retrouvent leur intérieur sens dessus dessous en rentrant du travail. Mais malgré cela, je me sens en vacances et reposée. Peut-être est-ce le vert qui nous entoure, couleur dominante de notre décor depuis plusieurs jours. Peut-être est-ce l’absence de bruit dehors, de route passante, de voitures, de travaux, de cris, de foule. Peut-être est-ce le fait d’être tant d’heures à l’extérieur, quel que soit le temps. Peut-être est-ce dû aux longs bains qu’on prend chaque soir, Little et moi, dans l’immense baignoire de mes parents (bien sûr, ce n’est pas très écologique, mais Little n’est pas encore prêt pour la douche… On y travaille ! Et un bain pour deux, c’est toujours mieux que deux bains pour deux ^-^). Peut-être que les températures douces et la fraîcheur des soirs y sont pour quelque chose aussi…

Je ne sais pas, c’est sans doute tout ça. En tous cas, je sens que je décompresse, que je laisse descendre toutes les tensions de ces dernières semaines, qu’elles quittent mon corps petit à petit…

Notre quotidien ici est simple, je ne cherche pas à trop le remplir, à trop nous occuper. Le matin, Little et moi mangeons plein de tartines de confiture, puis il joue avec ses voitures tandis que je range la cuisine. J’ouvre la baie vitrée pour aller cueillir les légumes du déjeuner dans le potager de mes parents. En ce moment, on mange surtout des haricots, des tomates, des courgettes et des salades. Je prépare le repas de midi en avance, pour ne pas être pressée par la suite. Je trouve ça fabuleux d’avoir ainsi tout à portée de main. Ça parait naturel, c’est ancestral, mais chaque jour je m’extasie devant la profusion de légumes qui poussent dans trois mètres carrés de terre !

Généralement, nous sortons dans le village vers 9h, Little veut désormais marcher et je prends sa poussette pour la forme, au cas où il serait trop fatigué sur le chemin du retour. Il est en train d’apprendre les règles de sécurité route-trottoir, c’est long et laborieux mais il commence à comprendre. Il n’y aurait pas meilleur endroit qu’ici pour lui apprendre ces règles. Peu de circulation, des trottoirs larges, on a l’espace et le temps qu’il faut pour travailler cette aptitude !
On fait de grandes marches, au bord de l’eau, puis on va voir les chevaux, les tracteurs, les vaches, enfin on termine par l’aire de jeux avec notre rituel du bateau pirate (Little est le capitaine, il court vers la barre, crie « à babord » puis se précipite sur les jumelles et lance « baleines bleues !! » puis on évacue le bateau par le toboggan, hilares, et on recommence) (= maman essouflée.à la fin).

A midi, on déjeune dehors, les pieds dans l’herbe. Au soleil, ou pas, mais ici on a l’habitude de ne pas attendre que la météo soit clémente pour être à l’extérieur. Puis c’est la sieste, et je profite de ce moment pour coudre, ou lire, mais surtout pour écrire. J’ai bien avancé dans mon projet de roman, j’en suis à la moitié, j’espère vous en reparler bientôt par ici.

Après la sieste, on goûte, on joue dehors, on lit, on dessine, et on marche encore et encore. Je discute avec les voisins, Little est très sociable ça me force à ne pas être sauvage. Le soir venu, parfois on boit un apéritif avec mes parents dans le jardin, parfois on reste à l’intérieur et on prépare le diner. Lorsqu’il fait nuit je lis un peu, ma mère fait des tisanes pour tout le monde, et voilà à quoi ressemble une journée ici. Lente et douce.

Les vacances…

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la récolte du jour

 

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figues et poires du jardin

 

cueillir des carottes sauvages et en faire des bouquets

 

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le plant de courge butternut qui envahit l’espace,
et le potager qui se fond dans le reste du jardin….

Les réseaux sociaux – 2

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Je vous en parlais dans mon précédent billet, j’ai abandonné Instagram il y a quelques semaines (mois ?) car je n’en pouvais plus. Pardonnez-moi ma franchise mais je n’ai pas pour habitude de passer par quatre chemins (sauf pour la poésie).

Je ne renie pas internet et l’univers des blogs, qui sont bien trop vastes pour être réduits à une seule forme d’utilisation. C’est pourquoi, d’ailleurs, je me permets de repasser par ici, de reprendre du clavier, et de voir ce que ça donne. Peut-être que j’utiliserai à nouveau Instagram bientôt, qui sait? Peut-être aurai-je prochainement besoin de remettre ce blog en pause pour cause de manque de temps, qui sait? Pourquoi se faire ce genre de promesse ? Pourquoi s’engager pour tout et pour rien? Je me sais fluctuante et ce n’est pas un trait de caractère que je blâme, ni chez moi ni chez les autres. Encore heureux qu’on ait le droit de changer autant de fois qu’on veut, pour de petites ou de grandes décisions (tant qu’on ne fait de mal à personne).

Bref. Revenons à Instagram.

C’était aux alentours de mars, avril…

Il y a eu ce moment où je ne supportais plus rien dans ma vie, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé. Je ne comprenais pas pourquoi. J’attribuais cela à des causes diverses ; le travail, le stress, la vie citadine trop intense, Little qui entrait dans une période difficile, la recherche trop longtemps inaboutissante d’une maison à la campagne… Petit à petit je suis devenue irritable, puis carrément déprimée. J’avais l’impression de subir ma vie, de perdre mon temps, de n’être pas au bon endroit, de gaspiller mes belles années de jeune trentenaire à galérer… bref, je broyais du noir. Et bien sûr, qui subissait de plein fouet cette humeur terriblement maussade ? Mon pauvre Robinson, toujours stoïque dans la tourmente, toujours prêt à me soutenir et à encaisser mes coups durs pour m’aider à doucement remonter la pente et défricher les terrains vagues de mes orageuses émotions.

Lors de nos discussions, Robinson a quelques fois évoqué le mal-être que me causait Instagram, mais je n’avais pas envie d’entendre et de le croire. Il fallait que je prenne consience par moi-même du mal que je m’infligeais avec ce réseau social.

Est venu un moment où, tout simplement, je me laissais totalement envahir par les images (et donc les vies) projetées par cette application. Moi qui étais persuadée de maîtriser assez internet et ses méandres pour ne pas être concernée par les risques inhérents aux réseaux sociaux. Moi qui pensais faire si facilement la part des choses. « On ne me la fait pas, à moi! », m’exclamais-je souvent avec un peu trop de confiance en mes capacités de discernement…

En réalité, il n’y avait plus assez de réalité justement. Je voyais toutes ces vies au bord de la mer, ces filles dont le job fait rêver et vendre, ces enfants parfaits vêtus en Bonton, en Numéro 74, ces mères faussement cools qui mitraillent leur vie aux tons pastels, photos faites de lin, de feuilles tropicales et de sandales Saltwater… Je me disais : non non non, je ne veux pas vivre ici, à Lyon, alors que je pourrais être à Bordeaux ! A Biarritz ? A Annecy ?! Pourquoi chercher une maison dans la campagne lyonnaise alors que la vie serait tellement plus cool au bord de l’océan? Tellement plus… photogénique ?

J’ai réalisé que ça n’allait plus lorsque, en visitant des maisons et en pensant à notre vie future entre ces différents murs, je me demandais comment rendre cette vie là attrayante sur Instagram. Comment rivaliser face aux maisons dans les Landes, face aux surfeuses passant leur vie à boire des smoothies sur la plage et à faire la fête dans des piscines pleines de flamands roses gonflables. Et ce projet de maison à la campagne, notre projet, m’apparaissait de plus en plus déprimant. Je n’arrivais plus à en avoir envie. Je voulais PLUS, je voulais MIEUX. Ma vie me semblait tout simplement nulle.

Et là, vous allez vous dire : WHAT ?! Comment peut-elle dire une connerie pareille ?! La nana a un job qu’elle aime, un petit garçon trop mignon, un mec plutôt génial, plein de hobbies, une belle bande d’amis, et une famille aimante et présente. Que veut-elle de plus? À quel moment a-t’elle cru qu’elle avait le droit de se plaindre…?!

Oui. J’avais beau relativiser, me dire qu’on était tous en bonne santé, qu’on n’avait pas de problèmes d’argent, que je n’étais en froid avec personne, je ne parvenais pas à me défaire de cette impression de nullité. Et forcément, dans cet état d’esprit, impossible pour moi de m’investir dans notre projet d’achat de maison. Mais, si vous suivez bien, je n’en pouvais plus non plus de la vie en ville, du bruit et de la pollution, de l’absence de verdure et de grands espaces… J’étais paumée, et je faisais tourner en bourrique mon pauvre Robinson qui essayait simplement de me rendre heureuse mais ne savait plus à quel Saint se vouer. Bref, à un moment, j’ai compris que le problème ne venait pas de ma vie. J’ai déconnecté Instagram avant de finir totalement déconnectée moi-même. Et croyez le ou non, ça m’a fait, très rapidement, un bien fou.

J’ai compris que je n’étais pas obligée de m’infliger ça. Que j’avais le droit d’être un peu envieuse, au fond on l’est tous et c’est plutôt normal, mais que je ne pouvais pas me dégouter du quotidien en me plongeant trop profondément dans des envies inatteignables. J’ai décidé d’accepter que d’autres aient des vies incroyables, de faire le deuil de mes grands rêves (la vie au bord de l’océan) et de me satisfaire de ce que j’avais. En discutant avec Robinson, j’ai pris conscience que déjà plusieurs fois dans ma vie j’avais voulu plus, visé mieux, et obtenu ce que je désirais. Et même si cela est plutôt positif, j’ai compris que le risque pour moi résidait justement dans ces ambitions toujours accomplies. N’allais-je pas passer mon temps à vouloir encore plus et mieux ? Et devenir éternellement insatisfaite. Une quête sans fin…
J’ai fermé les yeux et essayé d’imaginer : à quoi ça ressemblerait, si je réalisais tous ces désirs qui me rongeaient, la vie à l’océan (mais nous n’aurions pas assez d’argent pour avoir une maison là bas), un autre boulot plus zen et plus cool, et et et… et toujours plus, mais pas forcément mieux. Robinson, toujours si sage, m’a juste doucement dit : « et qui d’autre que toi peut être aussi fier de son boulot ? ( note = il parlait du corps enseignant en général hein !). Tous ces jobs à la mode, instagramables et compagnie, ils font du bien à qui ? Ils sauvent la vie de quels enfants ? (car oui, Robinson pense que les instits, au moins une fois ou deux dans leur carrière,, parviennent à insuffler une flamme dans un gamin un peu perdu et à le  »repêcher », et j’aime bien cette vision là des choses, c’est beau…) ». J’ai coupé Instagram et mon homme m’a aidée à redescendre sur Terre, et c’est exactement ce dont j’avais besoin.

Bizarrement, quelques jours après cette déconnexion, nous avons trouvé la maison de nos rêves dans une campagne perdue, assez éloignée de Lyon (mais toujours pas plus proche de l’océan ^-^). Le genre de campagne absolument pas Instagramable (qui voudrait vivre entre le Rhône, l’Ain et le Beaujolais…? Je vous le demande!). Je me suis longuement demandée si cette maison aurait été la nôtre si je n’avais pas fermé mon compte Instagram et que j’avais encore été sous l’influence d’une dépendance aussi forte au réseau social. Aurai-je, alors, osé l’acheter ?

Et franchement, quand on en vient à se poser ce genre de question, ça devient grave !

Bref, j’ai fait un burn out d’Instagram, et ça va mieux 😉
Je ne prends plus mes repas en photo même si je suis parfois tentée de le faire. Je ne dégaine plus mon Iphone pour immortaliser le moindre moment cool que je vis, et cela ne m’empêche pas d’en vivre plein (et peut-être même plus ? ). Je prends du recul sur le monde d’internet et je ne sais pas si je dois rire ou pleurer de la situation de laquelle je sors, de l’état dans lequel je me suis mise toute seule et sans m’en rendre compte.

Je n’ai pas vraiment parlé de tout ça autour de moi. A part avec Robinson, je veux dire. Je ne sais pas si mes amis pourraient comprendre car ils n’ont pas le même rapport que moi à la vie virtuelle. Tous ont Facebook, Instagram, mais l’utilisent comme des réseaux sociaux  »de proximité », pour communiquer avec leur cercle d’amis, de proches, de connaissances. Pas comme moi qui l’utilisais comme le prolongement de ce blog, et donc de mon identité  »virtuelle » (c’est-à-dire véridique bien qu’anonyme) et pour qui la mise en scène faisait un peu partie de l’équation.

Je n’ai plus envie de m’imposer ça. J’ai envie de vivre mes trucs tranquillement et de cesser de comparer mes journées à celles d’autres personnes dont je ne sais finalement pas grand-chose. J’ai envie de trouver ma vie belle et heureuse et de me satisfaire de mon quotidien, aussi banal, aussi peu exotique soit-il. J’ai envie d’écrire, encore et toujours, et la seule transformation de la réalité qui m’intéresse est la fiction d’un roman ou la poésie d’une autobiographie.

Je ne sais pas si ce  »coming out » vous parlera ou vous semblera farfelu, mais finalement peu importe, j’avais besoin de l’écrire, et de m’affranchir de tout ça. Et puis, j’avais aussi envie d’expliquer à certain(e)s les raisons de mon absence et de mon silence sur Instagram. A eux, encore merci pour vos inquiétudes si touchantes. Mais vous voyez, tout va bien, tout va mieux, et rien n’est grave ! A très bientôt ! (mais pas sur Instagram!) (en tous cas, pas avant un loooong moment).

 

PS : utilisateurs/trices d’Instagram, surtout, ne vous sentez pas visé(e)s par ce billet, je fais une grosse généralisation d’une utilisation finalement relativement exceptionnelle des réseaux sociaux, et je ne juge pas, je ne critique pas ces instagrameuses à la vie un peu trop mise en scène. La seule que je blâme, ici, c’est moi, et mon incapacité à faire la part des choses, ma faculté à tout remettre en question pour des broutilles que je laisse m’envahir.

Les vacances ou prendre le temps

Bonjour !

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir vos commentaires laissés par ici alors que je pensais l’endroit complètement désert. Merci pour ces petits mots encourageants qui me donnent toujours envie de tapoter sur mon clavier.

Je suis en vacances depuis vendredi, presque deux mois de pause que j’attendais impatiemment (évidemment !). Au programme : passer du temps avec Little, préparer un peu ma rentrée (il le faut bien), lire beaucoup, écrire beaucoup, coudre beaucoup, et faire des cartons ! Il y a eu pas mal de changements dans notre vie ces derniers temps, des bonnes nouvelles et des projets qui se concrétisent, j’ai hâte de vous raconter ça.

Certain(e)s l’ont remarqué aussi, je ne suis plus active sur Instagram depuis quelques semaines. Je sentais que ce réseau social me minait petit à petit, et même si je sais pertinemment faire la différence entre le réel et la vie enjolivée sur les réseaux sociaux, il est parfois difficile de faire la part des choses, surtout dans la période de changements dans laquelle on était ces derniers temps, et je me suis laissée submergée. J’ai préféré couper court, au moins pour un moment.

Me voilà donc en vacances, il fait beau et chaud, ça sent l’été et l’indolence des longues journées sans but – le bonheur. J’ai envie de chiller dans la nature, loin du bruit de Lyon, de son bitume et de sa frénésie. Je repartirais bien au Costa Rica, tiens ! En attendant, je vais simplement savourer ce moment où Little est couché et s’endort en gazouillant, l’air devient enfin plus frais, et je peux m’allonger un moment sur le canapé pour bouquiner tranquille. Je suis dans une période où je dévore les romans de Joyce Carol Oats, j’espère trouver le temps de vous en reparler.

D’ici là, je vous souhaite une belle semaine sous le soleil, et espère vous revoir par ici ! A très vite !

 

L’inspiration du moment : comme une envie de buller face à l’océan, de déguster des jus bien frais, de sentir l’air et les embruns balayer mes cheveux sur mon dos nu… les vacances quoi !

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Bye bye 2016, welcome 2017 ! (Mes coups de coeur lectures de 2016)

Hello !

D’abord, tout d’abord, un immense IMMENSE gigantissime MERCI pour tous vos mots depuis l’arrêt du blog, j’ai été surprise et très touchée par vos réactions, vos commentaires, vos encouragements, wahou… Internet, ça peut quand même être ouf, quand on a la chance de vivre ce genre de choses – avoir un blog et partager avec des gens bienveillants, tolérants et ouverts sur le monde.
Merci.

Depuis quelques temps le clavier me démange et le blog me manque. Je sais pourtant que je n’ai vraiment pas le temps de recommencer à bloguer, mais je me dis que rien ne m’empêche de passer de temps en temps par ici pour publier un billet qui me tient à coeur. Par exemple, j’avais envie de partager avec vous mes coups de coeur lectures de 2016, et de publier quelques billets sur l’éducation, ainsi que des propositions de livres pour les petits… Quelques idées de billets me traversent l’esprit de temps en temps, et il n’y a aucune raison pour que je les bride, si ce n’est le temps. Alors aujourd’hui, comme j’avais un tout petit peu de temps pour moi *, j’ai voulu en profiter, et revenir vous saluer, vous souhaiter une belle année, et papoter un peu des livres que j’ai découverts en 2016.

(* parce-que j’ai fini 2016 et commencé 2017 avec une bonne grosse grippe de fou ! Eh oui ! Lucky me… ^-^ Donc, je suis à la maison aujourd’hui, à grelotter comme une dingue pour, dans deux minutes, me mettre à suer comme si je chauffais à 200 ° degrés…. Youpi.)

Bon, tout d’abord, comme vous vous en doutez, j’ai lu… trop peu. Avec la reprise du travail, notre bébé, mes douze mille passions et le reste, difficile de se trouver du temps pour lire. Heureusement qu’il y a eu les vacances où le rythme s’est ralenti… Mais mon palmarès 2016 n’est pas brillant : 17 lectures au compteur (et encore, j’ai pris en compte les BD !!). Bon, pour ma défense, j’ai aussi lu beaucoup de magazines et de Hors-séries, notamment le super chouette Harry Potter à l’école des Philosophes (Hors-Série Philosophie magazine) et le très inspirant LIRE dédié à Roald Dahl, lecture qui m’a beaucoup marquée et, je ne vous le cache pas, motivée pour me remettre à écrire et me lancer dans un projet de roman.

Je vous propose un petit top et flop, en essayant de ne pas être trop longue pour chaque lecture ! J’espère que cela vous plaira et que vous aurez envie de découvrir certains titres !

— MON TOP —

La maison de Sugar Beach, de Hélène Cooper

Ce récit autobiographique d’un enfance dorée au Liberia bercée par la musique de Michael Jackson est brusquement interrompu par la guerre civile de 1980. 
Fille, petite-fille et arrière-petite fille des fondateurs du pays, H. Cooper est ce que l’on appelle une congo : elle appartient à la famille d’anciens esclaves affranchis venus reconquérir leur ancienne terre africaine.

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Merveilleuse lecture, que j’ai beaucoup conseillée autour de moi après l’avoir dévorée. Ce roman a reçu le prix ELLE du documentaire, et même si je me méfie des prix attribués par les magazines féminins (je suis toujours déçue…) j’ai bien fait de me laisser tenter par la couverture et le titre de cet ouvrage. Hélène Cooper y retrace l’histoire de sa famille et du Liberia, petit pays d’Afrique qui a connu beaucoup d’atrocités. J’ai découvert ce pays et son histoire qui m’étaient absolument inconnus (oui, je suis assez nulle en géopolitique…), et je me suis laissée entrainée par la jolie plume de l’auteure. Ce livre n’est pas un documentaire pur et dur, sec et froid, car Hélène Cooper parvient à nous faire vivre avec elle son enfance colorée et bruyante, elle a ce don de parvenir à nous faire sentir les odeurs de sa ville natale, nous faire entendre l’accent et les intonations de sa langue dans la bouche de ses personnages, et nous mettre l’eau à la bouche en décrivant les plats qui la faisaient elle-même saliver enfant. On est en totale immersion dans le Liberia des années 70. Et puis brusquement une guerre civile éclate en 1980 et le chaos s’installe. Même si on n’aime pas les livres de guerre ou les documentaires, cet ouvrage peut plaire. Il m’a fait voyager, il m’a appris des choses, il m’a transportée, il m’a un peu fait pleurer aussi… bref, tout ce qu’on attend d’un bon bouquin, non ?

L’armée furieuse, de Fred Vargas

– Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
– C’est une association ?
– L’armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
– Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
– Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle ?
– Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?
Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.
– Votre fille l’a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?
– Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
Veyrenc retint discrètement le commissaire.
– Jean-Baptiste, vraiment, tu n’as jamais entendu parler de ça ?
– Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.
– Pourquoi ?
– Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse.

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JE RAPPELLE QUE JE N’AIME PAS LES POLARS.
Voilà, maintenant que ça, c’est dit, je peux ajouter que ce polar est mon coup de coeur incontesté de 2016. Inexplicablement… Ou, si, explicablement. Fred Vargas est tellement douée pour créer des ambiances … Je suis admirative de ce talent là. Bien sûr, comme tous les lecteurs de Vargas, je suis très attachée aux personnages, notamment au génialissime commissaire Adamsberg. Et puis, il y a toujours ces petits détails qui font la différence, qui font qu’on s’imprègne des lieux, qu’on entre presque physiquement dans le bouquin. Cet opus là se passe en Normandie et, très sincèrement, j’avais juste envie de prendre ma voiture et de partir découvrir cette région si tranquille, de m’asseoir sous un pommier et de regarder la fumée s’échapper d’un toit voisin… Fred Vargas est aussi très douée pour saisir et retranscrire des caractères : le côté un peu bourru, brut de décoffrage des campagnards normands est délicieusement distillé dans tous les personnages que croise Adamsberg… Et puis, l’intrigue, comme d’habitude, haletante, passionnante, avec son petit enracinement historique qui nous donne l’impression de finir cette lecture en étant un peu plus intelligent… ^-^ Bref, un coup de coeur…

Temps glaciaires, de Fred Vargas

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Je vous épargne un second rappel (non, je n’aime toujours pas les polars). Mais CE livre… Comme le précédent, un coup de coeur, dévoré en un rien de temps mais savouré avec délectation… Cette fois, Adamsberg nous emmène en Islande ET au coeur d’une société secrète adepte de Robespierre… Hum, pas banal n’est-ce-pas ? Et même si vous n’aimez pas Robespierre, vous aimerez ce roman j’en suis certaine. Comme d’habitude, Fred Vargas fait des ronds concentriques encore et encore, mais jamais pour rien. Et comme d’habitude, Adamsberg, surnommé « pelleteur de nuage », semble s’attacher à des détails et faire des digressions (savoureuses, toujours) mais ne perd jamais de vue son objectif. Et nous, comme d’habitude, on est complètement emportés, sous le charme de cette équipe de policiers si particuliers, ces doux-dingues, sous le charme du froid polaire et de la beauté brute de l’Islande, sous le charme de la petite auberge au bord de la mer et balayée par le vent,…  sous le charme du roman tout simplement.

Harry Potter et l’enfant maudit

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Nul besoin de le présenter, celui-là, n’est-ce-pas ?

En grande grande fan d’Harry Potter que je suis, je savais que j’aimerais cette pièce de théâtre, même si, bien sûr, elle me laisse sur ma faim : trop courte, trop peu détaillée… J’aurais aimé que JK Rowling écrive réellement ce 8ème tome, mais je suis déjà heureuse d’avoir pu repasser un peu de temps dans le monde merveilleux d’Harry Potter. Je m’en suis rendue compte en lisant cette pièce de théâtre : l’ambiance si particulière de cette série m’avait beaucoup manquée. Après cette lecture, j’ai eu envie de me replonger dans cet univers et c’est pourquoi j’ai acheté le Hors-Série Philosophie dédié à Harry Potter. Dans la foulée (ou presque) je suis aussi allée voir le film « Les animaux fantastiques » que j’ai adoré (oui, je suis sans demie mesure, vous le savez… ^-^) et j’ai passé un peu trop de temps sur le site Pottermore pendant les vacances de Noël, pour dévorer les textes que Rowling poste par ci par là (j’ai énormément aimé lire l’histoire de la création d’Ilvermorny, par exemple) ou pour créer mon Patronus et essayer le choixpeau magique… ^-^
Et vous, êtes-vous des puristes qui ne jurez que par le vrai de vrai Harry Potter et refusez tous les dérivés, ou bien des fanatiques qui aimez tout ce qui touche à cet univers ? 

— MON FLOP —

Retour à Little Wing, de Nickolas Butler

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« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…
Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Même si j’ai bien aimé le « véritable chant d’amour au Midwest américain », je n’ai pas trop compris où voulait en venir ce livre… Pas de début, pas de fin, pas d’intrigue, pas d’élément perturbateur, une narration chorale qui fait que tous les personnages sont des personnages principaux… Oui, l’ambiance est sympa, et on pourrait argumenter dans cette direction : n’est-ce-pas un livre qui nous immerge dans une atmosphère atypique (le Midwest américain de nos jours) plutôt qu’un énième roman d’amour ou d’aventure ? Je ne sais pas. Et quand je ne sais pas… ça m’embête.
J’avais lu sur un blog une critique au sujet de ce bouquin, et je pense que cela a en partie biaisé ma lecture. Cette critique disait que ça sentait le roman écrit selon tous les codes appris à l’université (ben oui, parce qu’aux USA, ils ont cette chance là : des cours d’écriture pour tout le monde ! On t’apprend à devenir écrivain à l’université…! Nous, en France, on est bien loin de cela… on mise tout sur le talent inné et on ne donne pas leur chance aux autres… :-/  #scrogneugneu ). En gros, le roman sans âme, écrit avec les bons outils, en suivant bien les codes et les règles du genre, donc pas un mauvais roman, mais pas un bouquin mémorable non plus.
Bon, et pour l’épargner un peu, j’ajouterais quand même que cette lecture a été assez agréable, hein ! Ce n’était pas du tout un moment de torture. C’était chouette, simple et doudou, et ça fait du bien aussi de temps en temps…

Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt

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Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Pfiou, qu’est-ce-que c’était naze ! Je me suis forcée à le finir (parce qu’il était très court, ouf) mais j’ai trouvé ça cucul… Typiquement le genre de bouquin qui me fait fuir la littérature française contemporaine (alors qu’il y a des tas de très bons auteurs). J’ai toujours peur de tomber sur des romans un peu naïfs et pleins de poncifs. Et là, j’ai été servie… C’est niais, irréaliste, ça se veut poétique mais c’est lourd, c’est prévisible, sans rythme, les stéréotypes s’enchainent, et le côté « je me regarde écrire » de ce genre d’auteur m’horripile. On dirait qu’il a fait des phrases juste pour se relire et se dire « ah ouais, là, ça sonne bien, c’est onirique, on ne comprend pas tout mais c’est beau… ». Je me moque, mais ce genre écriture ampoulée m’énerve un peu ah ah… A ce genre d’écrivain, j’ai envie de rappeler l’adage : le mieux est l’ennemi du bien. Parfois, il vaut mieux être sobre et efficace que trop lyrique et tombé dans le ridicule. Surtout lorsque, comme ici, on n’a rien d’intéressant à dire.

Les filles de Hallows Farm, d’Angela Huth

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Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l’effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella, la romantique, qui se croit amoureuse d’un enseigne de vaisseau ; Agatha, l’étudiante rêveuse de Cambridge. 
Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers – et notamment celle de Joe, leur fils, réformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d’armement. 
Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute la vie. Le décor d’une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux ou les feux de toutes sortes de passions.

J’attendais sans doute un peu trop de ce roman, dont j’avais entendu parler sur le forum Whoopsie Daisy (qui est un peu mon Télérama à moi… ^-^) et j’ai été déçue. Bon, il se lit bien, vite, on est bien dans l’ambiance, etc… Mais le côté bucolique de ce roman champêtre qui s’égare même de temps en temps dans le roman-passion, le manque de profondeur dans l’étude des caractères psychologiques, et le côté très téléphoné (voire lourd) de certains actions m’ont un peu gâchée la lecture. A lire si on a envie de légèreté, de frivolité même, bref, si on n’a pas envie de se prendre la tête avec de la vraie littérature (OH MAGAAD elle a osé le dire… !!! ^-^)

Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foers

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. 
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. 
Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais j’ai mis un temps fou pour le lire (deux mois !) car il est vraiment très indigeste. Evidemment, c’est une bible en terme de données scientifiques et si l’on veut devenir incollable sur le végétarisme, il est préférable de le lire (et de retenir ce qui y est dit ! ). Mais j’avoue que le soir après ma journée de classe puis mon rôle de maman-faire-la-cuisine-la-lessive-ranger-coucher-bébé-tout-ça je n’ai plus la tête à lire de longs longs longs chapitres sur des sujets aussi douloureux. Souvent, le soir, dans mon lit, je lisais quelques pages, horrifiée par la cruauté décrite, je voulais en parler avec Robinson, du coup après je ne dormais plus, révoltée par tant de sauvagerie. C’est clairement un livre intéressant, très bien fait, très documenté, et si l’on veut approfondir ses connaissances sur le thème il est indispensable. C’est juste qu’il a été trop indigeste pour moi.

Et voilà ! Cela fait plus de deux heures que j’écris et je me souviens donc pourquoi j’ai du arrêter ce blog ! Je repasserai sûrement de temps en temps poster un billet sur des sujets qui me tiennent à coeur et/ou que je ne peux pas développer sur Instagram ! Je ne sais pas si vous serez au rendez-vous, j’espère que oui !

En attendant, je serai bien curieuse de connaitre votre propre TOP-FLOP de 2016, et de découvrir vos conseils lecture pour 2017 ! J’ai commencé une petite liste de livres que j’aimerais lire cette année, et je l’agrémenterai volontiers de vos suggestions ! Si cela vous intéresse d’ailleurs, j’ai fait un tableau Pinterest pour ne pas oublier les livres et films qu’il faut que j’ai lus/vus en 2017 (si je ne les note pas, je les oublie, j’ai une mémoire de petit poisson rouge!). Vous pouvez voir ça ici. (bon, pour l’instant, il n’y a pas grand chose, surtout des films, mais je n’ai pas d’inspiration pour mes lectures !! Help !)

Je vous souhaite encore une très belle année 2017 avec plein de paillettes, de couchers de soleil sur les montagnes, d’apéros entre potes et de soirées pizza-bière en amoureux ! Je vous embrasse !

Il était une fois…

Je repoussais ce billet, faute de temps et peut-être aussi pour retarder ce point de non-retour que je vais franchir aujourd’hui. Pour me laisser la possibilité de…
A la rentrée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus avoir exactement la même vie qu’avant, maintenant que j’étais maman. Maman ET de retour au travail, un travail très prenant qui mobilise les 3/4 de mon cerveau à peu près 6 jours sur 7 et 22h/24. Ces dernières semaines la vie est trop intense, trop tourbillonnante, et éreintante, et pourtant je ne fais pas grand-chose d’autre que bosser, préparer mes journées de classe, m’occuper de Little, et faire les tâches du quotidien, les repas, les lessives, le ménage, les courses… Wahou, quelle vie de foufou, paillettes et cotillons sur moi, n’en jetez plus.

Quand on a la tête sous l’eau, on réalise qu’on doit faire des choix, et prioriser… tout. Repenser toute sa vie. C’est donc ce que j’ai fait, à la fin des vacances cet été ; je me suis demandée quelles allaient être mes priorités pour les mois à venir, et à quoi j’allais, forcément, devoir renoncer.

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Mes priorités ont été évidentes, pas la peine de chercher longtemps : ma vie de famille avec Robinson et Little, et puis autour de nous mon frère, mes parents, nos amis proches. Un peu de sport, du yoga et de la randonnée, et puis nager quand je peux. Et enfin, écrire. Le tout, saupoudré de bonnes bouffes et de vin, de bières et de frites, de feux de cheminée et de lectures, et d’un peu de couture ou tissage dans les heures creuses, devant un film ou une série. Rien de bien extravagant, quoi. Sauf que, forcément, et comme vous pouvez le constater, ce blog n’entrait pas dans mes priorités. Pas que je n’aime plus bloguer ou qu’il ne soit pas important pour moi, au contraire. Mais, dans l’ordre de mes priorités, il ne pouvait pas faire le poids face à ma vie de maman ou à mon besoin de faire un exercice physique qui me vide la tête, par exemple. Le blog, c’est un loisir que j’adore, et surtout un exercice d’écriture régulier qui m’a fait beaucoup de bien tout au long de ces 9 années (et même plus). Mais aujourd’hui, dans cette vie de trentenaire pleine de tracas banals et de questions existentielles (mon nounou me fait-il la gueule ? Ethan D. va-t-il apprendre à lire cette année ? Ma directrice soutient-elle obstinément ma collègue qui a tort ? Faut-il que j’arrête ma méthode de lecture pour faire de la phonologie pure ? Si je lave ces body à 40°C vont-ils rétrécir ?… Little rentre-t-il encore dans ses chaussons ? A quelle heure ferme la pharmacie ? …), il n’y a plus de créneau disponible pour une activité si  »inutile » que bloguer. Je déteste être devenue cette caricature qui désormais réfléchit à tous ses achats, à l’argent à mettre de côté pour acheter une maison, aux demandes de crèche à faire dans les temps, à « est-ce que je prends ces chaussettes à 9,99euros ou alors je me débrouillerai avec les vieilles chaussettes dépareillées qui me restent » parce-que 9,99euros, c’est quand même 9,99euros… Alors prendre 3 ou 4 heures par semaine pour écrire sur internet, même si ça me fait du bien, ce n’est plus envisageable. Car le temps c’est de l’argent, et car le temps s’est réduit de moitié, voire de 3/4, depuis que Little est là. Exactement comme tout le monde le disait avant que j’ai un enfant, et quand alors moi, je pensais « non, je ne deviendrai pas comme ça, je ne laisserai pas le temps me dicter ma vie, je ne courrai pas après les heures qui défilent, je ne me plaindrai pas sans cesse de ne pas avoir le temps de…  » Je pensais fièrement que je serai une maman qui aurait le temps de penser à elle, à son couple, de faire un peu de sport et de voir ses copines. Et même, de se mettre du vernis une fois par semaine (gros LOL… C’est absolument impossible. Sachez-le). (Du coup, là, je viens de faire une pause pour en mettre. Oh la la le kiffe…!) (heureusement que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas…).. Bref, je pensais tout ça, sûre de ne pas devenir un cliché ambulant, mais en réalité ben, on n’a pas le choix. J’ai essayé de négocier avec Robinson, pour ne plus travailler et m’occuper de Little, mais bon, il a été catégorique, il ne me voit pas mère au foyer et de toutes façons on ne gagnerait pas assez d’argent. Eh oui, tout cela est si trivial, si peu élégant, tout est dirigé par l’argent et on a beau vouloir être au-dessus de ça, on a besoin de manger et de payer notre loyer comme tout le monde. Je suis donc devenue un stéréotype, le truc le plus commun qui existe : une jeune maman qui bosse, qui n’a plus le temps de rien, et qui court partout tout le temps avec trois mots à la bouche : nounou, manger, fatiguée (et zut, je viens de saboter le vernis sur mon majeur droit!… C’était sûr… Ça ne pouvait pas être si facile…)

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Donc, je n’ai plus de temps, je cours partout, je ne m’épile plus assez souvent, j’ai perdu le numéro de mon coiffeur (qui d’ailleurs a revendu son salon. Donc : mon coiffeur n’existe plus…) et mes 3 heures de pause pendant la sieste de Roméo les jours où je ne suis pas à l’école sont dédiées à la préparation de mes journées de classe. Je suis payée à 80% pour, en réalité, bosser 40 vraies heures par semaine, minimum. (Haaaannnn, ce billet est un véritable mur des lamentations, excusez moi, ce n’était pas mon but initial. Je vais essayer de raccrocher les wagons de mon discours et de ne pas trop m’éparpiller (mais j’ai tellement de choses à vous dire !)).

Bloguer, donc, je n’ai plus le temps. Je suis triste, mais c’est comme ça. Sinon, il faudrait que je dorme moins, mais je dors déjà trop peu pour supporter tous les soucis du quotidiens et pour accepter sans broncher les irritations des petits problèmes de tous les jours. Ma patience n’est pas un merveilleux puit sans fond, et si je n’ai pas de soupape de décompression (=sommeil et sport et copines) pour recharger ce puit, à un moment on va toucher le fond. Donc, dormir moins = mauvaise idée. Donc, je dois arrêter de bloguer (mon dieu que mes démonstrations logiques sont absurdes, ah ah…).

Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu moins commun, d’un peu moins terne, d’un plus foufou avec des paillettes (la paillette, le leitmotiv de ce billet ?) : je veux continuer à écrire.

??? Mais que raconte-t-elle ??? (que ceux qui auront lu ce billet jusqu’au bout se voient gratifiés de mon éternelle admiration béate (vous n’avez rien d’autre à faire de plus utile ??!!) …)

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Allez, je vous raconte.

Depuis toujours, mais genre toujours, je veux devenir écrivain. Petite, mon idole absolue n’était pas Dorothée (ni Hélène), mais Sophie Rostopchine alias la Comtesse de Ségur. Puis, il y a eu Shaïne Cassim, et puis tous les grands, Zola, Hugo, Flaubert et Balzac, et puis Emily Brönte et Jane Austen, et aujourd’hui Bret Easton Ellis et Joyce Maynard, Paul Auster (dieu sur terre) et les autres… Ces personnes qui me font rêver, ces artistes, ces créateurs qui touchent les étoiles. Dieux et déesses de mon Panthéon perso. Et écrire des histoires, c’est ce que je veux faire depuis toujours.
Vous savez, ce vieux rêve qu’on traîne depuis l’enfance, quand on dit « nan mais, un jour, de toutes façons, je serai écrivain… ». Ça coule de source. C’est juste une question de temps. Et quand tu es petit(e), tu sais que, à trente ans (quand tu seras vieux, donc), tu auras atteint ton objectif.
Et puis le temps passe, et puis même il file ce coquin ! De plus en plus vite. Et tout à coup, tu as 30 ans, et ton vieux rêve qui te paraissait si possible, si faisable, juste une question de temps… ne s’est pas réalisé. Tout simplement parce que tu ne t’es pas assez bougé pour essayer de mettre les choses en branle dans cette perspective. Hé, oh, les étoiles et les astres ne vont pas s’aligner tout seuls, et aucun éditeur ne peut publier le livre que tu n’auras jamais écrit. Voilà où j’en suis. Je me suis rendue compte que ce rêve que j’avais toujours, toujours, toujours en moi depuis que je sais écouter des histoires, il fallait aujourd’hui lui donner les moyens de devenir concret. Et comment écrire un livre, si on n’écrit pas d’histoire ?

Petite, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à écrire des histoires. Des livres pour mon frère, des pièces de théâtre que je jouais avec mes cousines ou mes amies, des BD, et puis adolescente, j’ai continué et écrit les vies que j’aurais aimé avoir, des filles fantastiques à qui il arrivait des choses incroyables prenaient vie dans mes cahiers, de belles filles blondes et indépendantes, aimées et courageuses, qui vivaient seules à Paris entourées d’amies et de garçons énamourés. Ah ah, ces bêtises que je relis parfois en rougissant de honte…
Ensuite, il y a eu les blogs, et puis celui-ci, Zadig, que j’ai tenu avec beaucoup de régularité (pour une fille aussi papillonnante que moi, c’est une énorme fierté d’avoir su être si fidèle à un seul blog, et m’astreindre à y venir pendant toutes ces années, sans jamais laisser tomber, ou presque).
Ce blog a été merveilleux pour cela. Toutes ces années, j’ai pu entretenir l’écriture en couchant ici mes bêtises, mes questions, mes coups de coeur, mes angoisses. J’ai écrit écrit écrit et je n’ai pas perdu la main, j’ai retravaillé mes phrases, gagné en rythme et en vitesse, mon cerveau trouve plus facilement le mot que je cherche, le synonyme, la nuance voulue… c’est agréable de constater ces progrès. Et tout cela, c’est grâce au blog, et à vous qui m’avez lue. Se savoir lu force à plus de rigueur, plus de créativité, on se relit avec un oeil plus sévère et on ne laisse rien passer. On s’engage.
Et puis, il y a 3 ans, un collègue apprend que je tiens ce blog, et me parle d’un concours de nouvelles. Un concours organisé par des instits soixante-huitards et arty, un peintre, un écrivain, et un champion de BMX et d’échecs et d’autres choses encore. Un petit concours lancé par des passionnés, je me suis inscrite et j’ai participé. La 1ère année, le sujet était : 7 secondes, 7 minutes, 7 heures, 7 jours, 7 semaines, 7 mois, 7 années… Votre nouvelle s’inscrira dans cette temporalité etc… ». J’ai écrit le moment où ce groupe de rock australien rentre de sa première vraie tournée, au tout début de leur ascension vers la gloire, quand se cristallisent les premiers vrais désaccords entre eux et quand une fille, LA fille, n’en finit plus de semer le trouble et la pagaille parmi les membres du groupe. Je rentrais de notre voyage et Sydney m’avait marquée, je voulais raconter l’ambiance de cette ville.
La 2ème année, le sujet était « une couleur ». Tout simplement. J’ai hésité entre le blanc de la neige et de l’hiver qui me fascinent, et le bleu de l’océan qui m’attire encore et toujours. J’ai écrit l’histoire de ce surfer et de sa petite soeur adorée, la prunelle de ses yeux, en Californie. Encore nos voyages qui hantaient mes écrits. Pour la dernière session du concours, cette année, le sujet était « Et si la fin n’était que le commencement ». J’avoue que ce thème un peu biblique ne m’a pas inspirée. Et puis finalement, j’ai puisé dans nos souvenirs d’Ecosse pour écrire deux histoire entremêlées. Et j’ai gagné le concours. Le truc de dingue non ? Ça signifie beaucoup, beaucoup, pour moi. Je me dis que mon rêve n’est pas fou.
Pour la prochaine édition du concours, je ne peux pas participer (ou alors, hors compétition, ce qui n’a pas trop d’intérêt) alors je me suis dit que c’était aussi un signe : si je ne peux écrire une nouvelle cette année, je mettrai ce temps à profit pour écrire mon livre, ce livre dont je rêve depuis toujours.

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Voilà, vous savez tout. Désormais, les heures consacrées aux billets pour le blog ou au concours de nouvelles, je voudrais les utiliser pour écrire autre chose. Il faut que je le fasse, il faut que je me lance. Sinon, toute ma vie, je regretterai de n’avoir pas essayé. D’avoir gardé ce rêve inaccessible, de l’avoir confiné à son statut de rêve en quelque sorte. Mais j’ai besoin de concrétiser tous mes rêves, même quand autour de moi les gens me trouvent excessive ou insatisfaite. Jusqu’à présent, c’est ce désir de viser l’impossible qui m’a donnée cette belle vie que je chéris (malgré tous les petits soucis). Je me suis accrochée à la lune pour ne jamais me contenter de peu, et je ne regrette rien. Alors je me dis, pourquoi pas cette fois encore ?

Hello Zadig sera donc en pause pour quelques temps, je ne le ferme pas définitivement car je sais que, peut-être, un jour où j’aurai plus de temps, je reviendrai par ici. Mais en attendant, c’est sur des pages Word que je vais écrire, en essayant d’utiliser la régularité que j’ai acquise grâce au blog et à vous. Mon vernis a séché et on ne voit pas trop la trace sur l’ongle du majeur, j’ai réussi à rattraper la catastrophe. Et Little se réveille de sa sieste. Je vous remercie un milliards de billions de fois pour votre présence ici, vos mots toujours gentils et encourageants, votre bienveillance et votre patience. J’ai eu énormément de chance d’avoir des lecteurs/lectrices et je l’ai mesurée chaque jour depuis que c’est le cas. Je peux vous dire que j’étais très fière de cela, et que tout cela a et a eu beaucoup d’importance dans ma vie.

A bientôt pour d’autres aventures !

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Ah, mais vous pouvez tout de même continuer à nous suivre et avoir quelques nouvelles de Little, Robinson et moi, en suivant mon compte sur Instagram (@arrow_meow), où je serai forcément un peu plus présente pour compenser l’arrêt du blog (oui, cela va à l’encontre des principes que j’avais évoqués il y a quelques mois mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être à cheval sur les principes, il faut savoir abdiquer… ^-^) (mais ne vous attendez pas à un truc folichon et chiadé, mon Insta ressemble à ce blog et les photos sont toujours aussi anonymes/floues/coupées ah ah …).

Plein de coeurs à paillettes (forcément) sur vous, des bisous, des câlins, des mercis et quelques larmes refoulées dans la gorge. Ciao !

 

NB : les photos de ce billet sont privées et non libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Et pendant ce temps là…

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Je pensais pouvoir écrire encore un petit billet ici fin juillet, avant de partir en vacances, mais le temps a été plus rapide que moi et je me suis retrouvée à l’autre bout de la France, sans ordinateur, sans possibilité d’écrire ici, et sans avoir dit au-revoir… Bon, j’imagine que vous vous doutiez que mon silence n’était du qu’à mon départ de Lyon vers l’ouest, et pas à une désertion bloguesque ^-^

J’ai des tonnes de choses à écrire, car lorsque je m’isole un peu, lorsque je pars longuement marcher, lorsque je me coupe du quotidien, généralement l’inspiration vient, et les idées de billets avec elle. J’aimerais vous parler de mes lectures de vacances, beaucoup de coups de coeur à partager. J’ai envie de faire un billet sur les vacances en van avec un bébé. Et plein de réflexions sur la vie, le quotidien, la consommation, me sont venues à l’esprit durant nos longues randonnées estivales.

J’espère que vous n’avez pas abandonné et déserté ce blog à cause de ma longue absence inexcusée. Je suis en train de vivre une des périodes de l’année que je préfère – la rentrée – mais aussi une des plus intenses, aussi j’espère pouvoir revenir rapidement par ici. J’ai des résolutions à prendre et des objectifs à fixer (je veux faire trop de choses et ce n’est plus possible, il faut donc que je renonce à certaines activités et priorise certaines autres). Cette nouvelle année qui s’amorce s’annonce remplie et réjouissante !

A très bientôt ! Bonne fin d’été !